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écologie

Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 12:48

Echo des luttes dans le Morbihan :

 

Appel de la Confédération paysanne :

17 avril – guérilla potagère et journée mondiale des luttes paysannes

guerilla-potagere.jpgLa Confédération Paysanne appelle tout-e-s les paysan-ne-s, citoyen-ne-s, élu-e-s à se mobiliser partout en France le 17 Avril 2012 pour lutter contre l’artificialisation des terres.

Cette journée internationale (*) des luttes paysannes doit être l’occasion de se mobiliser fortement partout où les terres agricoles sont menacées. Or, ces terres sont indispensables afin de développer l’emploi paysan, d’assurer la vocation alimentaire de la terre et de favoriser la vitalité et le bien vivre dans nos territoires ruraux et péri-urbains. Il faut entrer en lutte pour sauver ces terres !
Nombreux sont les lieux où nous pouvons intervenir, avec 70 à 80 000 ha perdus par an, chaque Confédération paysanne, en lien avec ses partenaires, peut pointer le scandale du gaspillage du foncier agricole : LGV, plateforme de la grande distribution, voirie, parc de loisir, photovoltaïque au sol, lotissements, golf…..
Le phénomène induit en plus une pression permanente qui perturbe indirectement l’activité agricole dans sa gestion à moyen et long terme (comportements spéculatifs, attitude des propriétaires, pression sur les élus…) Cette journée internationale doit aussi être l’occasion de porter notre message de soutien à tous les paysans qui luttent dans le monde contre les projets d’accaparement des terres nourricières, bases de la souveraineté alimentaire, plus que jamais indispensables aux peuples.
(*) Le 17 avril 1996, dix-neuf paysans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) étaient assassinés par des tueurs à la solde de grands propriétaires terriens. En mémoire de cette tuerie, les membres de Via Campesina (1ère organisation mondiale de paysans) ont déclaré le 17 avril Journée mondiale des luttes paysannes.

Pour la Bretagne, l'appel appelait à enterrer "le système agro-industriel" et à défendre "la terre des projets inutiles et dévastateurs". (Tract ici)

 

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  Selon le Télégramme du 18 avril 2012 :

Questembert

2 x 2 voies. Les paysans manifestent leur colère

170412 teleg questembert«Défendons la terre», «Non aux projets inutiles et dévastateurs» ou encore «Des oignons, pas du béton», voici les banderoles portées ce mardi soir au rond-point du Petit Molac par le collectif des associations. A 17h, une cinquantaine de représentants de la Confédération paysanne du Morbihan, d'Ingalañ Bro Kistreberzh, de La Marmite, Le Pot Commun et le Réseau Caracoles ont investi le rond-point du Petit Molac pour dénoncer le projet de la 2x2 voies rapide, prévu entre Bel Air et La Vraie-Croix, avec huit ronds-points. Ils ont transformé le Petit Molac en potager : semis, plantations...

Barrage filtrant

En parallèle, un barrage filtrant a permis d'informer la population des raisons de cette action. Francis Roy, paysan de Questembert et membre de la Confédération Paysanne témoigne avec un rire amer : «Chaque année, le Morbihan perd près de 1 000 ha de terres agricoles, au profit de projets inutiles. Nous voulons faire entendre notre voix, car d'autres choix sont possibles, à commencer par l'amélioration de la départementale existante, le développement des transports publics et du covoiturage. En plus, c'est beaucoup plus économe en argent public. Nous devons garder la terre pour nourrir la population». Il ajoute : «On a constaté entre 17h et 19h, à l'heure de pointe, une circulation dense mais fluide». En cas de réalisation de ce projet, les paysans estiment leur perte à 5hectares par kilomètre.

 

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Selon le Mensuel du Golfe du Morbihan du 17 avril 2012


Ils sont une vingtaine à occuper le rond-point du Petit Molac, pour protester contre le projet de 2x2 voies entre Bel-Air et La Vraie Croix. Leur arme : une séance de jardinage in situ !

Une guérilla potagère, rien de moins ! Une vingtaine de militants, membres du syndicat agricole La Confédération paysanne du Morbihan et des associations Ingalan bro Kistreberzh, La Marmite, Le pot commun, le réseau Caracoles, occupent ce mardi soir le rond-point du Petit Molac, entre Questembert et Malansac. Accompagnés de quelques enfants, ils sont en train de jardiner in situ et de planter quelques poireaux et arbustes. Sur cet îlot de verdure, veau, chèvres et moutons pâturent également au milieu du bitume.

 

Contre le projet de 2x2 voies

Le bitume, c'est bien de cela dont il est question dans cette manifestation pacifique et symbolique. (Lire la suite...)

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 16:33

 

On a pu voir s’afficher hier place d’armes, sur la façade du Printemps, une soixantaine de portraits géants hissés et accrochés par une grue mobile… suscitant l’interrogation des passant-e-s. On aurait pu penser qu’il s’agissait d’un hommage aux personnes ayant bossé au Printemps, virées comme des malpropres il y a peu de temps ?…

Raté, il s’agit des « candidats » du mouvement des colibris. Le site de ce mouvement propose d’être "candidats à l’action" , et d’agir localement à travers des alternatives concrètes : « cantines bio, éco-lieux, création de ceintures maraîchères, AMAP, monnaie locale, plans de descente énergétique »… voilà qui a de quoi piquer la curiosité, notamment des anarchistes qui s’intéressent depuis longtemps à l’action directe, y compris à travers des alternatives autogérées en actes (potagers, squats, amap, scop, collectifs artistiques…)

A côté de cette perspective locale et à plus large échelle, le mouvement donne pourtant une perspective du politique nettement moins libertaire. Si des « actions locales », « impulsées par le bas » et « citoyennes » (mot fourre-tout pour le moins ambigu, gommant l’inégalité structurelle de la société capitaliste et étatique), sont recommandées, il s’agit aussi de « peser sur les grandes tendances économiques et politiques » en se réunissant pour élaborer un « programme » qui retienne les « propositions les plus abouties » (hum, qui les sélectionnera et sur quels critères ?) et,  « en France et en Europe, en proposant des recommandations aux élus, qu’ils soient locaux, nationaux ou européens ». Un « grand sondage » est prévu en collaboration avec… l’IFOP !

Bref, il ne s’agit en réalité pas d’être « tous candidats », mais de réunir des propositions à soumettre aux élus qui nous gouvernent sans aucune légitimité, en décidant de tout à notre place, jouant du cirque électoral et du spectacle qui va avec (dont les colibris semblent d’ailleurs adopter tous les travers, avec leurs affiches géantes et leur recours à l’IFOP…).

Dans le système actuel de la démocratie dite « représentative », les personnes élues font ce qu’elles veulent. Quand bien même elles diraient « chouette, vos propositions sont super, je les fais miennes », elles ne sont pas tenues de tenir leurs promesses.

Ce serait pourtant le cas dans le cadre d’un mandat impératif (l’article XXVII de la Constitution est très clair à ce sujet) et révocable, se limitant à appliquer techniquement les décisions des assemblées, vision politique quant à elle portée par le mouvement libertaire, qui porte par ailleurs l’idée du fédéralisme libertaire, c’est-à-dire l’autonomie des assemblées, leur association libre et le principe que rien ne peut être imposé d’en haut aux assemblées refusant de s’inscrire dans un projet spécifique.

Non seulement les colibris soutiennent le système « représentatif »  étatiste, et donc autoritaire, aux antipodes d’une véritable démocratie directe ; mais de plus et ça va avec, pas une seule fois leur site n’évoque le capitalisme, consistant lui aussi en une dépossession généralisée quant aux décisions économiques. Comme dans tous les discours de la gauche, il ne s’agit que d’aménager le système, les colibris ayant pour spécificité de voguer sur le thème de la décroissance et de l’autonomie, sans tirer de ces concepts les conclusions politiques libertaires qu’ils induisent à plus large échelle.

Si l’on ajoute à cela que les colibris sont soutenus par Ecover, Weleda, la fondation Nicolas Hulot et autres nombreuses entreprises et associations faisant l’apologie du « développement durable » (d’où les moyens conséquents dont ils semblent disposer, pour pouvoir afficher des portraits géants sur la façade du Printemps), on comprendra mieux comment ce mouvement, rassemblant sans doute à sa base de nombreuses personnes sincères, n’est à l’échelle politique qu’un dispositif de plus pour canaliser les volontés de changement, pour les remettre dans l’ornière d’un système global de dépossession des décisions réelles.

 

Juanito, groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86)

 

Note de Anars 56 : valable à Poitiers, ce constat est aussi pertinent en Bretagne... Ô mascarade électorale de la société de classes !

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : Libertaires
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 22:15

Dimanche à 12h10, un groupe anti nucléaire s’invitait à l’émission de Stéphane Paoli sur fRance Inter. L’antenne n’a pas été coupée et on peut entendre ce passage

http://podcast.blog.lemonde.fr/2012/03/11/incident-nucleaire-sur-france-inter/

 

La réaction de Stéphane Paoli sera jugée par de nombreux auditeurs comme professionnelle... Néanmoins Stéphane Paoli n’a pas laissé les militants s’exprimer ... Stéphane Paoli fait son émission et en "bon" professionnel qu’il est, juge et décide de ce qui se passe et se dit dans son émission, sur sa radio. Son argumentation "vous seriez venus me voir avant, je vous aurai laissés" ... sous entendu "vous exprimer", n’est assortie d’aucune garantie. Vous imaginez ce "grand journaliste " répondre positivement à la requête d’une bande de gueux qui veulent s’exprimer ainsi à l’antenne ? Ce serait vraiment une première. Stéphane Paoli travaille dans sa radio et fait son émission, pourtant sa radio est une radio publique mais nous savons ce qu’il en est d’une radio d’Etat... Stéphane Paoli aurait pu accorder au nom de la liberté d’expression 5 minutes, ce qui aurait été largement suffisant pour annoncer l’action à la gare du nord à 14 heures... mais il ne l'a pas fait car c’est lui qui décide, puisque c’est son émission... Il se trouve qu’il m’est arrivé d’écouter parfois son émission... Le 29 janvier dernier, Stéphane Paoli a consacré la seconde moitié de son émission, soit 30 minutes, au Japon et à ....., au risque séismique, exclusivement au risque séismique !!! A aucun moment, vous imaginez, la réalité nucléaire n’a été évoquée par lui même ou par ses invités !!! L’émission est réécoutable là :

http://www.franceinter.fr/archives-diffusions/137517/2012-01

Ecoutez de 0 à 3’, l’intro et la suite de 53’ 44 à la fin.........

 

laissedo Pendant 30 minutes, Stéphane Paoli parle avec ses invités des pires tremblements de terre qui se sont passé au Japon et de ce qui risque d’arriver sans jamais, à aucun moment, parler des conséquences sur les réacteurs nucléaires qui sont au nombre de 54...... C’est depuis cette émission que je m’étais dit que Stéphane Paoli, lui aussi, faisait partie de cette bande de "Chiens de garde" . Parler de Fukushima, du Japon, des tremblements de terre sans évoquer, sans prononcer à aucun moment, le mot centrale ou le mot nucléaire, il fallait le faire et Stéphane Paoli l’a fait !

 

Un gueux

Par anars56 - Publié dans : écologie
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 18:10

nucleaire-Lorient-100312.jpg Avec Stop nucléaire 56 Trawalc'h, nous étions une quinzaine sur le marché de Merville à Lorient, samedi matin, à rappeler que la catastrophe nucléaire à Fukushima continuait à sévir depuis 1 an, irradiant des centaines de milliers de personnes, rendant impropres à la consommation les productions légumières de cette région fertile du Japon. Comme la population japonaise, nous revendiquons l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire... avant une nouvelle catastrophe ici ou ailleurs ! Au Japon, 52 réacteurs sur 54 sont désormais fermés, les 2 derniers devraient l'être d'ici avril 2012... soit en moins de 14 mois...

Rappelons que la centrale de Fukushima venait d'obternir en février 2011, un mois avant, une autorisation d'allongement d'exploitation des réacteurs de 10 ans... tout comme actuellement le proposent EDF et l'Etat pour le parc nucléaire français...

En combinaison blanche, ou vêtu-e-s d'un fût radioactif jaune, nous avons procédé à un die-in (qui consiste à s'allonger sur la chaussée, faisant les morts...), sirène hurlante. Diffusion de tracts. Nous avons ensuite déambulé dans quelques rues de Lorient, et même dans une galerie commerciale... surchauffée 

 

Ci-dessous le tract du groupe Pavillon noir de la fédération anarchiste de la Vienne, qui nous plaît bien.

 

Sortie immédiate du nucléaire : révolution sociale et libertaire !

A entendre les politiciens et autres experts, malgré les évidences cruellement rappelées par la catastrophe japonaise dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences désastreuses, vouloir sortir immédiatement du nucléaire serait « irresponsable » – tout au mieux faudrait-il en sortir progressivement… Nous affirmons que le nucléaire est une énergie totalitaire, aux antipodes de la liberté et de la solidarité, et prônons la réappropriation par les populations des affaires qui les concernent.

Le nucléaire est une énergie extrêmement dangereuse


Les catastrophes, si minimes soient les risques selon les « experts » qui veillent sur notre sommeil, sont inévitables, et déjà à l’oeuvre. Les risques sont présentés comme une « externalité négative »… à assumer par les populations. En France et ailleurs, ces risques sont renforcés par le vieillissement des centrales, dont le démantèlement coûte si cher que le pouvoir en prolonge la durée d’exploitation bien au-delà des dates prévues, dans une effroyable fuite en avant. La privatisation rampante du secteur et la mise en concurrence, et ce qu’elle suppose de réduction des coûts fixes d’entretien, accroît aussi ces risques inacceptables pour les travailleurs-euses, souvent précaires et très exposé-e-s aux radiations.


Le nucléaire est une énergie affreusement polluante


Des études récentes montrent que les leucémies infantiles sont deux fois plus nombreuses autour des centrales. Les monceaux de déchets radioactifs, produits en quelques décennies seulement de nucléaire, s’accumulent dans des lieux de stockage en surface ou sous terre. Ils sont d’ores et déjà infligés aux générations incalculables qui nous succèderont, pour des centaines de milliers d’années… une période aussi longue que celle qui nous sépare des premiers hommes ayant peuplé la planète.


Le nucléaire est une énergie dévoreuse de budgets colossaux


Il détourne et accapare depuis des décennies, aux seuls bénéfices du lobby nucléocrate, l’argent public dévolu à l’investissement et à la recherche – aux dépens d’autres énergies. La filière nucléaire est une fuite en avant dans des investissements toujours plus colossaux, pour de nouvelles générations de réacteurs qui seraient hypothétiquement capables de retraiter un combustible usagé… toujours plus radioactif. Ces spéculations fumeuses sont d’autant plus irresponsables que le nucléaire est une énergie non renouvelable : les ressources en uranium sont, tout comme le pétrole, limitées à quelques décennies.


Le nucléaire est une énergie capitaliste


Transportée à flux tendu par tout un réseau d’autoroutes électriques à très haute tension, elle est inséparable d’un modèle productiviste de croissance de l’exploitation humaine, allant de pair avec une croissance toute aussi suicidaire de la production d’énergie, pour des productions d’activités toujours plus absurdes. Où les producteurs-consommateurs, déjà abrutis dans des tâches salariales inutiles et nocives, sont matraqués de publicités pour des gadgets idiots. Au travail comme au supermarché, les populations sont privées de ce qu’implique socialement et écologiquement ce qu’elles produisent et consomment. Le nucléaire répond au modèle capitaliste, qui ne nourrit que sa propre logique destructrice, celle de l’hypertrophie d’un pouvoir monopolistique, exercé par une caste privilégiée sur une population toujours plus asservie.


Le nucléaire est une énergie d’Etat


Il sous-tend un projet antisocial, antidémocratique, hypothéquant toute velléité d’organisation libre des sociétés. Son combustible uranium provient de gisements situés dans des pays maintenus sous le joug colonialiste, comme au Niger où se perpétue une domination éhontée des firmes occidentales sur les populations locales. Cette technologie née du militaire s’est imposée par la force ; elle reste gérée par des technocrates, sur les décisions desquels les populations n’ont aucune prise. Elle implique en effet un niveau très élevé de surveillance et de contrôle social. Le nucléaire résume le déni de démocratie réelle que suppose l’institution étatique, et en illustre toute l’abomination.


Partisan-e-s d’une société fédéraliste, fondée sur l’autogestion et l’entraide,

 

où les gens décident directement de ce qui les concerne, nous ne pouvons que condamner le nucléaire, et tout ce qui rend cette énergie possible. Mais nous condamnons aussi toutes les pseudo-solutions du « développement durable », expropriant des paysans dans le monde entier pour multiplier les panneaux solaires et les éoliennes. Le « développement » prône toujours plus de productivisme, entraînant l’humanité et la planète dans une destruction irréversible. Notre projet social d’une réappropriation réelle des décisions et des activités par les populations elles-mêmes, pose l’exigence de reconsidérer ici et maintenant les besoins réels d’une part, les ressources et les données environnementales d’autre part. Ce projet ne peut être imposé « d’en haut », il ne peut venir que des populations en lutte.


On ne sortira du nucléaire qu’en l’arrêtant,


et non en le « demandant » pour dans dix, vingt ou trente ans avec des pétitions et des bulletins roses ou verts. On ne sortira du productivisme, dont le nucléaire n’est qu’un avatar, qu’en renversant l’Etat et le Capital. La tâche n’est pas aisée mais elle est incontournable, si nous ne voulons pas voir notre planète irréversiblement transformée en poubelle invivable. Des réseaux de résistance active se tissent : contre l’aéroport de Nantes, contre l’EPR à Flamanville, contre la ligne THT Cotentin, contre la LGV Paris-Bordeaux… Comme au Larzac, comme à Plogoff, la victoire ne dépend que des populations pour tisser des liens et se réapproprier l’action directe contre ce qui les opprime.

 

Groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86)

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : Libertaires
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 17:22

affiche_mod_A4.jpg

La catastrophe survenue au Japon il y a un an montre combien il est nécessaire de stopper immédiatement le nucléaire pour notamment :


Ø  ne plus vivre en sursis. 

Ø  ne plus produire de déchets dont la gestion reposera sur nos enfants. 

Ø  ne plus exploiter, maltraiter, tuer nos amis du Niger (entre autres) où l'on extrait une bonne partie de « notre » uranium. 

Ø  ne pas devoir vivre, comme les japonais, une « demi-vie » (un quotidien contraint à cause de la pollution nucléaire).

Ø  pouvoir changer de société : une société nucléaire est une société autoritaire, policière, militaire dans laquelle seuls quelques experts décident pour tous.

Ø  pouvoir vivre dans un monde différent, où l'on consomme raisonnablement et intelligemment, sans gaspiller et sans mettre en péril la vie d'habitants des pays voisins ni celle de nos enfants. Un monde aussi où la production d'énergie est diversifiée, répartie sur le territoire, choisie localement, gérée de manière transparente, et productrice d'emplois non délocalisables.

 

Alors que, depuis Fukushima, toutes les nations « nucléaires » ont décidé soit de sortir du nucléaire (Allemagne, Suisse,…), soit de continuer à le refuser (Italie,…), soit de suspendre tout projet (USA,…), la France refuse de voir la réalité en face et s’isole.

 

Dans les années 70 et 80, des populations sont parvenues à mettre fin à des projets d'installation nucléaire (Erdeven en 1975 dans le Morbihan par exemple) en s'informant, en informant les personnes et en lançant de grands mouvements sociaux de contestation.

 

Il est indispensable de ne pas oublier la catastrophe et les conséquences de Fukushima, pour mieux éviter une autre catastrophe nucléaire.

 

Vendredi 9 mars, à Vannes : projection du film « Fukushima : histoire d’une population sacrifiée », de David Zavaglia, à la maison des Associations (6 rue de la Tannerie), suivi d'un échange avec le public. 20h30.

 

Samedi 10 mars, au Marché de Merville à Lorient, de 10h30 à 12h00 : rassemblement et die in (venir habillé en blanc si possible).

 

Dimanche 11 mars (1 an après Fukushima !), au Faou (29) : Le Collectif "Nukleel er Maez - Nucléaire dehors" appelle à un rassemblement au bord de la rivière à partir de 11h. 15h36 : onde sonore (apportez vos tambours !) ; 16h : chaîne humaine en solidarité avec le peuple japonais. (Note anars 56 : Pourquoi au Faou ? Car ce lieu se situe entre la base de sous-marins atomiques de l'Ile Longue, à Crozon et la centrale nucléaire de Brennilis qu'Edf tente de démanteler... sans savoir trop comment, combien de temps ça va durer, ni combien ça va coûter ... !)

Covoiturage possible depuis le Morbihan en s'inscrivant à stop-nucleaire56@laposte.net ou en appelant le 06 67 67 27 74

 

http://www.stop-nucleaire56.org

 

Note de Anars 56 : l'affiche est celle du collectif Erreur humaine qui organise un rassemblement à Paris et que nous avons trouvée pertinente.

Par anars56 - Publié dans : écologie
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  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog des groupes libertaires R. Lochu (Vannes) et F. Ferrer (Lorient)
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Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 18h15 à 20h15 à la maison des associations, 6 rue de la Tannerie, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire Lochu - Ferrer ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

Toutes les infos et tous les rendez-vous liés à la lutte contre l'aéroport de NDDLandes (44) et au soutien de la ZAD sont sur https://zad.nadir.org/?lang=fr
 

Prochain RDV organisé par le groupe Lochu : Vendredi 7 juin - Vannes - Face à l'austérité : les résistances sociales et alternatives autogérées en Grèce peuvent-elles nous inspirer en France ? Rencontre débat avec Yannis Youlountas, réalisateur de documentaires, chroniqueur à Siné Mensuel et écrivain sur la situation sociale en Grèce.



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Mardi 21 mai - Saint-Nazaire (44) - Mobilisation au Tribunal  : Relaxe totale pour Christian, non à la criminalisation des opposants à Notre Dame des Landes - 14h00 devant le Tribunal de grande instance


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Mardi 21 mai - Augan (56) - 19h30 Soirée d'information sur un projet de lieu agri-culturel (production de plantes aromatiques et médicinales bio et café-librairie à la ferme) à Sixt-sur-Aff (35) par l'association Micamot - Café coopératif le Champ commun


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Jeudi 23 mai - Rochefort-en-Terre (56) - 20h30 Soirée d'information sur un projet de lieu agri-culturel (production de plantes aromatiques et médicinales bio et café-librairie à la ferme) à Sixt-sur-Aff (35) par l'association Micamot - Café associatif de la Pente


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Jeudi 23 mai - Inzinzac-Lochrist (56), cinéma le Vulcain - Sababou (documentaire avec Tiken Jah Fakoly… porteur du message qu’une Afrique plus humaine est possible) - Soirée  avec le comité de Jumelage, branche Mali - 20h30 - 5 € dont 1€ pour le comité de jumelage


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Samedi 25 mai - Lorient - Festival Les Artdineries (Créez, achetez solidaire au profit de Un Toit pour tous - Droits au logement 56) - 18h30 - Organisé par l’association Les Voisins de jardin - Au bar Des Flots (20, avenue Perrière) - Restauration sur place (7€)


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