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écologie

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 21:15

Reçu de Pièces et Main d'Oeuvre

 

L’Enfer Vert – Un projet pavé de bonnes intentions” est une étude claire, concise, précise, de la société que nous préparent les écolo-technocrates à partir du cas de Lille Métropole.

L’auteur, Tomjo, rédacteur au journal lillois La Brique, n’était pas né quand Ivan Illich, André Gorz, Bernard Charbonneau, parmi d’autres penseurs de l’écologie politique, mettaient en garde leurs lecteurs contre l’émergence d’un techno-fascisme vert afin de rationaliser et “d’optimiser” la gestion du monde résiduel, en proie à l’effondrement écologique et social.
Ils nous l’avaient pourtant bien dit dans “La convivialité” (1973), “Ecologie et liberté” (1977), ou “Le feu vert” (1980), dont Tomjo cite les plus lucides et cruelles prophéties.

“... Les limites nécessaires à la préservation de la vie seront calculées et planifiées centralement par des ingénieurs écologistes, et la production programmée d’un milieu de vie optimal sera confiée à des institutions centralisées et à des techniques lourdes. C’est l’option techno-fasciste sur la voie de laquelle nous sommes déjà plus qu’à moitié engagés.” (Ecologie et liberté, 1977)

On sait que les écotechs Verts se présentent - à juste titre – comme les meilleurs gestionnaires du système, les plus compétents, les plus experts candidats à la direction de ce Green New Deal qu’ils revendiquent. Bref, la meilleure et peut-être l’ultime chance d’un capitalisme reverdi. Et c’est d’ailleurs une opinion répandue en Allemagne, en Suisse, en Autriche, où leurs représentants, bac +7 et CSP+, fringants ingénieurs, voraces et ivres de bonne conscience, nouent des alliances “décomplexées” et accèdent au pouvoir local ou national. En France, depuis les dernières élections régionales et grâce à la mise en place d’une machine électorale enfin rôdée aux manigances politico-financières, leur bureaucratie ne ne tient plus en vue des postes ministériels, administratifs, de sénateurs ou de députés, si longtemps convoités. Il n’est pas jusqu’à la catastrophe de Fukushima qui ne serve leurs appétits, lorsque dans leurs négociations avec la sociale-technocratie du PS, ils bradent la fermeture des centrales nucléaires contre un supplément de députés.

Ce que l’on découvre dans “L’Enfer Vert”, c’est :

1) le détail historique de cette intégration des Verts au pouvoir local des années 1970 à nos jours - et ce qui vaut pour Lille Métropole vaut bien sûr pour Grenoble, le Sillon Alpin, Rennes ou Paris ;

2) l’extrémisme de leur idéologie technocratique. Les Verts ne se contentent pas de verdir de communication niaise l’édification de la méga-technopole lilloise. Sous couvert de bonne gestion, ils sont à l’avant-garde de la technocratie, toutes tendances confondues, pour imposer de nouvelles infrastructures adaptées au trafic de masse et de marchandises - train, canal, gares et quartiers d’affaires -, pour détruire les derniers lambeaux de nature, pour fortifier la liaison recherche-pouvoir-indutrie (textile) nécessaire à la croissance.

Mais ils font pire. A Lille, aujourd’hui, les Verts implantent la police totale des RFID, les puces électroniques communiquantes, dans les transports, les bibliothèques, les piscines, les cinémas, les cantines, etc, via une “Carte de vie” qui servira à la traçabilité et au profilage de ses porteurs. Sous prétexte de “sauver la planète et les générations futures”, les Verts enrobent de tout leur discours “écologiste” l’édification de la “technopole intelligente”, “smart city”, “ville ubiquitaire”, “augmentée”, dont IBM leur a vendu le projet (voir “L’Industrie de la contrainte”, Pièces et main d’oeuvre, éditions l’Echappée, 2011).

S’il ne servait qu’à cela, ce livre aurait au moins le mérite d’alerter les Lillois sur leur futur d’hommes-machines sous pilotage du macro-système électronique de leur ville-machine.

Et une fois de plus, ce qui vaut pour Lille vaut pour toutes les technopoles et métropoles.

Pour lire “L’Enfer Vert” : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=352
Pour commander le livre (5 €), écrire à badaboum_editions[AT]yahoo.fr
Pour la liste des points de vente : http://hors-sol.herbesfolles.org/2011/12/09/sortie-du-livre-lenfer-vert-enquete-sur-lecolo-technocratie-lilloise/

 


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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 22:48
Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 20:49

En préambule du Forum social local de Vannes-Séné des 27-28-29 janvier 2012, le groupe libertaire Lochu accueille Jean-Pierre Tertrais (militant écologiste depuis les années 70, anarchiste depuis les années 90 et auteur de nombreux textes sur la décroissance libertaire) pour une conférence-débat "L'accaparement des terres par l'agriculture industrielle", vendredi 13 janvier, au Palais des Arts de Vannes.

Nous reproduisons ci-dessous un article (et tout un tas de liens !) de http://philipperevelli.com qui pose une partie de la problématique, à partir de la situation en Afrique.

 

Mali – Ruée sur les terres irrigables de l’Office du Niger

Cliquez sur l’image pour lancer le documentaire de 11 minutes.

JPEG - 75.6 ko

Devenu notable dès l’année 2005, le mouvement mondial d’accaparement des terres arables se poursuit inexorablement. Publié le 14 décembre par la Coalition internationale pour l’accès à la terre, un rapport explore le mode opératoire et les conséquences d’une série d’accords commerciaux conclus entre 2000 et 2010, pour un total de 203 millions d’hectares — une superficie équivalente à huit fois la taille du Royaume-Uni. Ses conclusions sont particulièrement inquiétantes, alors que la hausse des prix alimentaires de base provoque déjà, dans de nombreux pays, des émeutes de la faim :


— parmi les 78% de transactions qui concernent l’agriculture, trois quarts sont liées à des projets de production de biocarburants ;

— les acquisitions visent souvent les meilleures terres, fréquemment irrigables et à proximité des infrastructures, provoquant de nombreux conflits ;

— les élites nationales, souvent impliquées dans ces projets, en tirent des bénéfices personnels tandis que l’Etat, qui accorde des exemptions fiscales, se prive de recettes ; quant aux promesses de création d’emplois ou d’infrastructures, elles sont rarement tenues ;

— dépossédés des terres et des ressources en eau gérées par les régimes coutumiers, les pauvres des zones rurales en sont les premières victimes, au premier rang d’entre eux les femmes ;

— les écosystèmes subissent des transformations à large échelle.


Pour faire face à ce néocolonialisme agricole, qui vise majoritairement l’Afrique, les paysans commencent à s’organiser. Mais rien ne semble pouvoir arrêter la voracité des investisseurs. Le 5 décembre, à Stockholm, l’association GRAIN s’est vu décerner le Right Livelihood Award — le « prix Nobel alternatif » — pour son travail sur le sujet ; pour son coordinateur Henk Hobbelink, « nous assistons à quelque chose qui n’est rien moins qu’une attaque frontale contre la paysannerie mondiale. Ceci ne se produit pas uniquement dans les pays du Sud. Ici, dans l’Union européenne, nous avons perdu trois millions d’exploitations agricoles depuis 2003. Cela équivaut à la perte d’un cinquième de l’ensemble de nos fermes en huit ans seulement. Il devient plus difficile de vivre de la terre et, dans de nombreuses parties du monde, plus dangereux de jour en jour. Les paysans, qui ont nourri le monde pendant des milliers d’années – et le font encore – sont maintenant de plus en plus souvent qualifiés de rétrogrades et d’inefficaces et considérés comme des obstacles au développement. Le message brut est : ils devraient cesser d’exister ».


Au Mali, des accords portant sur plusieurs centaines de milliers d’hectares de terres agricoles de l’Office du Niger ont été signés entre le gouvernement et des investisseurs privés ou publics. Mal informée et rarement consultée, la population subit aujourd’hui les premières conséquences de ces grandes manœuvres foncières…organisées par de grands groupes tels que : Total, AED, Anglogold, Coca Cola, Eskom, Barclays, Hôtels Legacy... et bien d’autres encore !

Réalisé par Philippe Revelli, et produit par le CCFD-Terre Solidaire avec le soutien du Monde diplomatique, le reportage — « Ruée sur les terres irrigables de l’Office du Niger » — ouvre un cycle de webdocumentaires consacrés à la question des terres.

 

Plus d’infos ici : http://www.oaklandinstitute.org/sit... et aussi : http://www.landcoalition.org/sites/...

 

Par http://philipperevelli.com

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 15:33

* Slogan peint la nuit de vendredi à samedi par un ou une anonyme sur la coque du cargo échoué

  noel-mazout.jpg

Récit de la manifestation

 

Samedi après-midi, route vers Etel pour dénoncer les aberrations du transport maritime, pilier de la circulation des marchandises dans le cadre du capitalisme, et pour manifester notre colère face à l'échouement du cargo battant pavillon maltais. Un pavillon de complaisance parmi d'autres. La France a le sien, pas de quoi faire la leçon !


Les affiches de la fédération anarchiste de 2000 éditées au moment du naufrage de l'Erika, "logique de profit : logique de mort", sont ressorties. Rien n'a donc changé ?
A l'époque, nous criions révolution, face aux incuries du capitalisme et de l'Etat, nous mettions en avant l'autogestion... L'idée n'a pas pris. Alors les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pas encore arrivé sur le lieu du rassemblement, qu'au bord de la route, des hommes vêtus de kaki et gilets jaunes sont en armes... Des chasseurs en battue ! A quelques kilomètres de là, un immense navire laisse échapper son fioul dans la mer et sur la plage. Ne pouvant être remis en mer, il faudra plusieurs mois pour démanteler les dizaines de milliers de tonnes de métal... Et des humains en sont encore à traquer les quelques mammifères sauvages qui restent dans les petits bois d'à côté... Pffff !

Il fait beau. Dans le bourg d'Etel, parmi les dizaines de personnes déjà présentes, quelques têtes connues... Des militantes et militants écolos, de gauche. Les copains du groupe libertaire qui ont pu se rendre disponibles arrivent. Les drapeaux noirs sont de sortie, les poussettes pour les enfants aussi. Nous partageons ce sentiment de Léo Ferré, "je préférerai toujours le drapeau noir à la marée en robe noire."

Nous sommes maintenant près de 400 à partir en cortège, vers la barre d'Etel, où se trouve le bateau. On sort le mégaphone, on scande de temps à autre, "le capitalisme : ça tue, ça pue et ça pollue", "Fukushima irradié, Erdeven mazouté, c'est le capitalisme qu'il faut éliminer", "ce n'est pas les immigrés qu'il faut expulser, mais le capitalisme et les autorités"... Grâce aux mobilisations populaires, Erdeven a déjà échappé à une centrale nucléaire en 1975, à l'extraction de granulats marins par le cimentier Lafarge en 2009... Le Peuple des dunes sait réagir. Pourtant, en 1999-2000, les plages avaient été souillées par le pétrole de l'Erika. En 2011, du fioul à nouveau, certes en moins grande quantité, se répand mais le bateau (poubelle ?) restera immobilisé sur la plage durant un paquet de temps...

Alors que l'on marche, tel dans un décor de cinéma d'anticipation, ou dans une BD de fiction, le haut du cargo échoué surgit par dessus les dunes... Etrange, on dirait que c'est faux, qu'il a été ajouté. Mais non, on s'approche, il est bien réel : horreur ! Un hélicoptère de gendarmerie survole la marche, sans doute en nous filmant copieusement...

gendarmes et manifestantsOn retrouve d'autres manifestant-e-s sur la plage et c'est un demi millier de personnes qui convergent vers la masse métallique où s'agitent quelques hommes en blanc, personnels de nettoyage.

Alors qu'elle avait en principe été négociée par le Préfet, l'autorisation d'inscrire "Joyeux Noël, les arma-tueurs" sur la coque nous est refusée. Une première haie de gendarmes (pas agressifs, ni casqués... mais quand même !) nous barre la route. Des négociations / tergiversations sont entamées avec le chef des gendarmes. Le Préfet a renié sa parole... (de la part de "l'autorité déconcentrée de l'Etat" (comme cela s'appelle !), sont surpris ceux et celles qui veulent bien l'être...).
On se masse devant cette haie. Les flics discutent aussi avec nous. Ils savent que la démarche est pacifique... Ca traine un peu. Des slogans fusent par intermittence. Une 2ème haie de gendarmes se met en place, puis une troisième. Ca fait une heure que l'on poireaute, on sait que l'on ne nous laissera face-a-face.jpggendarmespas passer. Il fait froid au bord de mer. Des familles ont déjà décampé. On décide de forcer tranquillement la première haie. Une sorte de mêlée de rugby se forme, sans coups portés, la 2ème ligne de gendarmes vient renforcer la première. Ils nous contiennent. Tel un ailier, un copain, drapeau noir en main, tente une sortie en rasant les vagues. Il se fait prendre, tombant même à l'eau ! Pour ce qu'on en a vu, il semble que les flics un peu plus anciens aient pris notre tentative de forcer le barrage, sans trop s'énerver ; d'autres, plus jeunes, nous ont poussés sans ménagement, les gazeuses à portée de main. Il n'en sera pas fait usage, ni de matraques... heureusement !


Le copain arrêté est relâché au bout de 10 minutes par un autre chemin. Les gendarmes lui ont même dit "vous avez raison de faire ce que vous faites"... !! Ce n'est pas sans rappeler un sketch de Coluche :
Dans une dictature, "un flic interroge un passant :
- Qu'est-ce t'en penses, toi ?
- Eh bien, comme vous !
- Je t'arrête alors !"

Il est quand même remarquable qu'il n'y ait aucune autorité étatique pour empêcher un immense et vieux bateau de prendre la mer depuis le port de Lorient, alors qu'une puissante tempête se déchaîne... En revanche, l'Etat retrouve l'usage de sa force légale pour retenir des manifestant-e-s qui voulaient juste faire un tag sur la coque...
Et on s'étonne qu'on soit anarchiste !
On aimerait aussi que la facture de cette mobilisation des forces gendarmesques soit adressée aux groupes privés affrêteurs du bateau et/ou à l'armateur... Mais, ne nous racontons pas d'histoires, c'est bien la collectivité qui assumera ces dépenses

Une enquête va être menée pour définir la chaîne des responsabilités. Le commandant de bord est apparemment seul maître à bord, selon la Loi. L'autorité maritime n'est pas en mesure de l'empêcher de partir... Il restera à voir s'il n'a pas eu d'ordre de l'armateur (basé en Turquie) ou de l'affrêteur qui voulait que sa cargaison soit rapidement récupérée. C'est que la rotation du capital est en mode accéléré en ce début du XXIème siècle.

Les politiciens parlent de légiférer plus drastiquement. N'est-ce pas le simple bon sens qui aurait du faire en sorte que le navire reste à quai ? Mais la logique de profit s'asseoit sur ce simple bon sens.

En société autogérée, sans classes ni Etat, parce qu'il n'y aurait pas de capital à accumuler, une bonne partie de la production / consommation serait relocalisée et des marchandises-gadgets même pas fabriqués ! Le transport de fret maritime serait ainsi réduit.

D'ailleurs, il en serait fini de la propriété privée des navires et cargaisons : bien commun de l'Humanité.
Les navires seraient uniquement commandés par le collectif des marins, en autogestion, qui y travaillent et qui s'assureraient de leur fiabilité ...


En attendant la rupture révolutionnaire, nous plaidons pour le contrôle syndical des navires, pour des normes internationales définies par les organisations de travailleurs-marins et la réappropriation du transport maritime par la population (sécurité, écologie, conditions de travail...).

 

Merci à J et à RJ pour les photos

M---gendarme.jpgflic-et-cargo.jpg

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : les anti-capitalistes
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 12:10

plage-souillee.JPG

 

 

Entendu sur France Info : http://www.franceinfo.fr/societe-cargo/cargo-echoue-la-plage-elle-est-jaune-normalement-la-elle-est-noire-475829-2011-12-18

 

G8env affNous étions une bonne soixantaine d'habitant-e-s locaux à nous être réunis hier soir, place de la Mairie à Etel. Beaucoup de questions restent en suspend. Pourquoi le bateau a-t-il été autorisé à partir en mer alors que l'avis de tempête était annoncé depuis plusieurs jours ? Ce navire de 109 mètres de long, battant pavillon maltais, en mer depuis 1982, était-il aux normes ? Combien de temps va prendre la dépollution ? Qui paiera ? etc...

 

Comme en 1978, avec le tanker Amoco Cadiz, en 1999 avec le pétrolier Erika, en 2000 avec le chimiquier Ievoli Sun : logique de profit = logique de mort !

Et, déjà, comme à chaque fois, les politiciens évoquent l'idée de définir de nouvelles normes de navigation, de légiférer... Simples moulinets de leurs petits bras le temps de l'émotion populaire... car rien, ou si peu, n'est fait : c'est qu'en milieu capitaliste, les Etats n'ont pas vocation à entraver les flux de marchandises, à freiner l'accumulation du capital...

 

Halte aux catastrophes capitalistes !

Pour la décroissance libertaire !

 

A l'appel d'habitantes et d'habitants locaux : depuis la Place de la mairie d'Etel, ce samedi 17 décembre 15h, MARCHE pacifique jusqu'à l'épave sur la plage de Kerminihy à Erdeven.

 

Reproduction ci-dessous d'un article qui relate la situation de

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118160

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 cargo-echoue.JPGC'est un spectacle impressionnant qu'offre depuis ce vendredi matin le vraquier maltais TK Bremen, jeté à la côte dans la nuit par la tempête qui a balayé la façade atlantique. Le navire, long de 109 mètres, est planté sur la plage d'Erdeven, près de la ria d'Etel, dans le Morbihan. Si la cargaison ne pose pas de problème puisque le bateau naviguait à vide, le carburant contenu dans ses soutes (180 tonnes de fuel et 40 tonnes) a provoqué une pollution. L'échouement a, en effet, entrainé des déchirures sur la coque, qui laisse s'échapper des hydrocarbures. La pollution est certes limitée, se cantonnant principalement autour du bateau, mais elle n'en demeure pas moins grave. Le fuel de propulsion est, en effet, très nocif pour les oiseaux marins et le TK Bremen s'est échoué dans une zone naturelle protégée. Des plaques d'hydrocarbures ont, par ailleurs, atteint ce matin la ria d'Etel, où se trouvent de nombreuses fermes ostréicoles. Pour les professionnels, le danger économique est majeur en cette période de fêtes de fin d'année, qui représentent le gros des ventes d'huîtres. Venue sur place ce midi, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Moriset, leur a apporté son soutien et indiqué que tous les moyens seraient mis en oeuvre pour lutter contre la catastrophe.

Il faudra peut-être découper la coque sur place

Sur zone, tous les moyens de secours disponibles sont mobilisés. Pompiers, gendarmes, marins, équipes de la sécurité civile... Le plan POLMAR de lutte contre les pollutions maritime a été déclenché par la préfecture du Morbihan et la préfecture maritime de l'Atlantique. Alors que des barrages flottants sont en cours de déploiement, des équipes ont été constituées pour commencer à nettoyer la côte. Aux premiers moyens mis en oeuvre dès l'accident survenu, des renforts sont attendus. La sécurité civile a, ainsi, mobilisé deux sections, soit 60 hommes, et débloqué des moyens pour équiper 150 personnes afin de lutter contre la pollution. Mais les opérations sont rendues difficiles en raison de la météo, qui demeure mauvaise, même si le gros de la tempête Joachim est passé. C'est pourquoi le pompage des soutes du TK Bremen depuis la mer a été écarté, au profit d'un pompage depuis la terre. De plus, le mauvais temps laisse craindre des difficultés pour maintenir les barrages flottants, sans compter la dispersion de la pollution, qui pourrait être aggravée dans les prochains jours par les marées (les coefficients vont augmenter). Au-delà de la nécessité d'empêcher la propagation des hydrocarbures, il convient également de traiter le navire, solidement planté sur la plage. Des investigations vont devoir déterminer quelle est l'étendue des dégâts et s'il est possible de dégager la coque. Dans le cas contraire, à l'image du Rokia Delmas échoué sur l'île de Ré en 2006, il faudra procéder au démantèlement sur place du navire, ce qui prendra de nombreux mois. Compte tenu des premières constations faites sur la coque, c'est malheureusement une piste qui a été évoquée par la ministre de l'Ecologie.

 Le navire avait tenté de se mettre à l'abri à Groix

plae-souillee-2.JPGLe TK Bremen s'est échoué vers 2 heures du matin. Il avait quitté le port de Lorient, dans l'après-midi d'hier, pour mouiller au nord de l'île de Groix. Il comptait y attendre l'amélioration des conditions météorologiques avant de reprendre sa route vers l'Angleterre. Mais le vieux cargo, construit en 1982, n'a pas été capable, face aux violentes rafales de vent, de tenir son mouillage. Il a donc commencé à dériver vers la côte. A 00H40, le TK Bremen a demandé assistance au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) d'Etel. Idéalement, le navire aurait pu être assisté par les remorqueurs portuaires de Lorient. Mais la tempête empêchait ceux-ci de tenter une sortie. Le CROSS a donc donné l'ordre au grand Remorqueur d'Intervention, d'Assistance et de Sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon d'appareiller. Conçu pour assurer des sauvetages dans les pires conditions, le bâtiment, basé à Brest, avait pris comme d' habitude en cas de tempête son poste à Ouessant, de manière à pouvoir intervenir, en cas de problème, au plus près du dispositif de séparation du trafic maritime. Malheureusement, ce n'est pas dans le DST qu'on avait cette fois besoin de lui, mais au large de Lorient. Trop éloignée, l'Abeille Bourbon n'a pu arriver à temps. Le RIAS a toutefois rejoint la zone afin de pouvoir intervenir si la situation du TK Bremen, une fois échoué, venait à se dégrader. Si les conditions sont réunies, il pourra aussi, à la faveur d'une marée haute, tenter de le dégager. Quant à l'équipage, constitué de 19 marins, il a été évacué par la Marine nationale. Cette dernière a fait intervenir l'un de ses nouveaux hélicoptères Caïman Marine (version française du NH90 NFH), qui a réalisé à cette occasion sa première opération de sauvetage (la mise en service opérationnelle du Caïman Marine est intervenue le 8 décembre). Hélitreuillés, les marins du TK Bremen, sains et saufs, ont été évacués vers la base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient.
Une enquête a été ouverte. Les investigations ont été confiées par le parquet de Brest à la Gendarmerie maritime.

Par anars56 - Publié dans : écologie - Communauté : les anti-capitalistes
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Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 18h15 à 20h15 à la maison des associations, 6 rue de la Tannerie, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire Lochu - Ferrer ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

Toutes les infos et tous les rendez-vous liés à la lutte contre l'aéroport de NDDLandes (44) et au soutien de la ZAD sont sur https://zad.nadir.org/?lang=fr
 

Prochain RDV organisé par le groupe Lochu : Vendredi 7 juin - Vannes - Face à l'austérité : les résistances sociales et alternatives autogérées en Grèce peuvent-elles nous inspirer en France ? Rencontre débat avec Yannis Youlountas, réalisateur de documentaires, chroniqueur à Siné Mensuel et écrivain sur la situation sociale en Grèce.



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Mercredi 15 mai - Vannes - Débat "Impact des armes nucléaires sur l'être humain" (diaporama), dont le missile M51, organisé par la section morbihannaise du Mouvement de la Paix  - 20h30 - L’éloge de la lenteur (16 rue Chateaubriant)


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Jeudi 16 mai - Locmiquélic (56) - Café repaire "Impact des armes nucléaires sur l'être humain" (diaporama), dont le missile M51,organisé par la section morbihannaise du Mouvement de la Paix - 20h15 - Chez Mamm Kounfil


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Vendredi 17 mai - Redon (35) - Syndicalisme et émancipation humaine. Projection du film: "Histoire de la grêve générale" puis échange avec des militants FA et syndicalistes. Quel pourrait être le rôle du syndicalisme aujourd'hui ? Comment redonner de la force aux travailleurs ? - Centre social, rue Guy Pabois - 20h. Organisé par la liaison Géronimo (FA Redon)


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Vendredi 17 mai - Augan (56) - 21h Café discussion "Réseau d'échanges... et de ressources en milieu rural" avec l'association La Marmite (56) et la Confédération Paysanne 56 - Café coopératif le Champ commun


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Samedi 18 mai - Vannes - Dans le cadre de la semaine mondiale pour l'abolition de la viande, action barquette de 11h à 12h, sur l'esplanade du port - Organisée par NEA (Non à l'exploitation des animaux)


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Mardi 21 mai - Augan (56) - 19h30 Soirée d'information sur un projet de lieu agri-culturel (production de plantes aromatiques et médicinales bio et café-librairie à la ferme) à Sixt-sur-Aff (35) par l'association Micamot - Café coopératif le Champ commun


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Jeudi 23 mai - Rochefort-en-Terre (56) - 20h30 Soirée d'information sur un projet de lieu agri-culturel (production de plantes aromatiques et médicinales bio et café-librairie à la ferme) à Sixt-sur-Aff (35) par l'association Micamot - Café associatif de la Pente


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