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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:28
Voici le texte du tract qu'on a sorti pour la manifestation de soutien aux salariés de la SBFM, le 20 décembre 2008 à Hennebont.

C’EST LE CAPITALISME QU’IL FAUT COMBATTRE…

Vous avez entre les mains un tract anarchiste.
Par définition, nous n’avons aucune ambition électorale, aucun attrait pour le Pouvoir. C’est donc sans manipulation, sans calcul politicien, que nous vous livrons notre point de vue guidé par la recherche de la justice sociale et de l’émancipation individuelle.
 
L’économie est l’organisation du travail, l’utilisation et la transformation des ressources naturelles pour satisfaire les besoins des humains. Cette transformation du milieu naturel a entraîné un progrès considérable pour la vie des humains mais aussi des dégâts tout aussi gigantesques, sociaux et écologiques, notamment par le perfectionnement de l’armement.

Le système économique actuel est le capitalisme.
Le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production et d’échange. Dans les pays de l’Est, ce fut un capitalisme d’État avec sa nouvelle classe dirigeante ; dans les pays occidentaux, c’est toujours un capitalisme libéral avec plus ou moins d’intervention de l’État. Les deux sont en faillite : seule une minorité jouit de ce système, du pouvoir et des richesses qu’il procure, au détriment d’une majorité de la population, même s’il y a divers degrés d’exploitation ou de situations de privilège dans cette majorité. Il n’empêche qu’il y a un conflit d’intérêts entre la minorité exploitante et/ou dirigeante et la majorité exploitée et aliénée, quelque soit le territoire sur lequel on se trouve. C’est la lutte des classes.

Le capitalisme est donc un système de domination qui vise à éliminer les plus faibles ou prétendus tels.
Et c’est la logique de profit qui est son moteur. Le Capital, et non l’électeur ou l’électrice, est le véritable donneur d’ordres à l’État qui n’est pas l’agent de coordination et de Justice qu’il prétend être mais l’appareil répressif, garant de ce système contre ses révoltés et ses déviants. Une des contradictions du capitalisme est qu’il déclare garantir le juste prix par la concurrence alors que celle-ci, en éliminant et absorbant les concurrents, conduit à la concentration du Capital en créant des monopoles ou oligopoles. En outre, la « compétition » est souvent biaisée car profit et éthique sont inconciliables. Ce n’est pas une erreur rectifiable du système, c’est dans sa nature même. La minorité possédante qui est à sa tête accumule ainsi les richesses… et le pouvoir qui va avec. La rémunération des salarié-e-s qui la servent varie selon deux critères principaux : l’intérêt que le Capital trouve à leur travail, le rapport de force que les salarié-e-s ont su établir. Pour accroître sa puissance dans la lutte des classes, le Capital maintient une partie de la population au chômage. Cette variable d’ajustement lui permet de faire pression sur le monde du travail pour s’assurer un bon taux de profit. Pour éviter la redoutable question (pour lui) de la redistribution égalitaire des richesses, le capitalisme est contraint à la croissance. Cette croissance pompe les ressources naturelles et génère de dangereuses pollutions. A tel point que les capacités de régénération de la planète sont dépassées de près de 30 %. Ce sur-régime nous met toutes et tous en péril. Pour écouler sa marchandise auprès des personnes solvables, les seules qui l’intéressent, le capitalisme nous conditionne par la publicité, mais aussi en diminuant la réparabilité et la durabilité des biens.

L’automobile est un élément clé du capitalisme.
Présentée comme un élément de liberté, la bagnole sépare plus les individus qu’elle ne les réunit et a un impact écologique redoutable. Ce secteur n’échappe pas aux contradictions et conséquences inhérentes au système : surproduction et concentration des grands groupes, exploitation des salarié-e-s, à n'importe quel prix et même au détriment de leur santé. Qui oserait prétendre que le travail à la chaîne est épanouissant ?
C’est dans cette spirale que se retrouve la SBFM et les salarié-e-s qui y travaillent. C’est dans la logique même du système. Si jamais Renault acceptait d’intégrer à nouveau en son sein la SBFM, il n’en demeure pas moins qu’un nombre non négligeable de salarié-e-s seraient renvoyé-e-s… C’est reculer pour mieux sauter.

C’est au capitalisme lui-même qu’il faut s’en prendre.
Si on veut lutter contre les délocalisations ou fermetures d’entreprises sans accepter plus d'exploitation, il n’y a pas d’autres solutions que de rompre avec un tel système destructeur. Ce n’est pas en nationalisant/étatisant le secteur que les beaux jours reviendront. La gestion étatique ne signifie pas une meilleure prise en compte des travailleurs… on le constate régulièrement.


Combattre le capitalisme, c'est lutter pour la socialisation des moyens de production, c’est-à-dire mettre fin à la propriété privée des moyens de production.
Combattre le capitalisme, c'est se dresser contre l´État au profit des comités de travailleurs et travailleuses.
Pour éviter la bureaucratie, la coordination des activités sociales doit se faire de manière fédéraliste par le biais du mandat révocable, décidé à la base, sans privilèges attachés à cette fonction.
Combattre le capitalisme et éviter la réapparition des classes sociales implique l’égalité économique : au-delà de l’égalisation des salaires selon l’idée que chaque élément assure la cohérence du tout (de l’apprenti-e à l’ingénieur-e), c’est la mise en application de la formule libératrice « de chacun-e selon ses moyens, à chacun-e selon ses besoins ». C’est parce que l’autogestion améliore les conditions d’existence des classes populaires qu’elle est une chance à saisir.
Combattre le capitalisme, c’est aussi bâtir une société plus frugale, moins énergivore, ayant réduit et partagé travail et richesses, tournée davantage vers les transports en commun que vers le (presque) tout automobile.

Ne pas avoir en perspective la disparition du Pouvoir et des privilèges, c’est se condamner à laisser se perpétuer l’exploitation, la destruction écologique, l’enfermement voire la guerre.
Nous avons un monde d’exploitations à perdre et une société d’émancipation à construire !


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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Jeudi 17 septembre - Partout en France - Mobilisation sociale et intersyndicale (grève et manifestations...) pour les salaires, la réduction du temps de travail, pour une autre production de biens et services, etc...Appel de syndicats et d'organisations étudiantes et lycéennes. Vannes (10h30 Rond-point Le Poulfanc), Pontivy (10h30, la Plaine), Lorient (10h30 Place Glottin), Belle-Ile (11h port Le Palais)

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Jeudi 17 septembre - Rochefort en Terre, Café de la Pente - 19h30 Théâtre clownesque, poésie dénonciatrice "Punctum Diaboli" par la Compagnie des Oubliettes. Pot pourri historique sur la persécution des femmes. Prix libre, durée : 1h30

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Samedi 19 septembre - Port-Louis - 20h : rencontre avec Isabelle Attard autour de son essai "Comment je suis devenue anarchiste", animée par Roger Le Vilain. Entrée libre mais réservation indispensable. "La Dame Blanche" Librairie, Café, Salon de thé

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Dimanche 20 septembre - Concarneau - 15h Appel de la CNT Quimper à un cordon libertaire "REFUSONS CE MONDE, PRENONS NOS VIES EN MAIN". Sur les quais entre la ville close et le port de plaisance

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Dimanche 20 septembre - Etel, cinéma la Rivière - 17h Projection-débat "Plogoff, des pierres contre des fusils". Plogoff, février 1980. Toute une population refuse l’installation d’une centrale nucléaire à deux pas de la Pointe du Raz, en Bretagne. Six semaines de luttes quotidiennes menées par les femmes, les enfants, les pêcheurs, les paysans de cette terre finistérienne, désireux de conserver leur âme. Six semaines de drames et de joies, de violences et de tendresse:  le témoignage d’une lutte devenue historique. Projection suivie d’un débat avec la réalisatrice Nicole Le Garrec ainsi que l’association Les Lucioles - Ria en  transition. Sur Erdeven a eu lieu en 1975 une bataille moins violente contre un projet de centrale nucléaire. Et maintenant quelle est notre capacité à être autonome énergétiquement ?

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Mercredi 23 septembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Projection de "Plogoff. Des pierres contre des fusils" en présence d'Erwan Moalic, président des "ami.e.s de Nicole et Félix Le Garrec"

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Vendredi 25 septembre - Concarneau - Rassemblement festif et populaire ouvert à tous pour dénoncer le modèle des chalutiers géants, scandaleux sur le plan social et environnemental, à l'occasion du baptême d'un nouveau chalutier de pêche industrielle (le SCOMBRUS). A l'appel de l'association Pleine Mer (pêcheurs-artisans...). 11h, face au bureau de France Pélagique, dans la zone du Moros

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Samedi 3 octobre - Auray, cinéma Ti Hanok - 19h Ciné-débat "Numéro 387" de Madeleine Royer suivi d'un échange avec SOS Méditerranée

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Lundi 12 octobre - Angers - 9h Rassemblement de soutien à Vincenzo devant la Cour d'appel. Pour sa totale liberté

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Concerts

Autres événements

Ciné concert "Rock against racism" au Ti Hanok à Auray

 

 

 

Ciné débat "Plogoff. Des pierres contre les fusils"