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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:57

affiche-fa-gn.JPGRendez-vous pour les manifestations (10 h) :


Vannes : La Rabine
Lorient : Boulevard Cosmao-Dumanoir
Pontivy : La Plaine

Ploërmel : Mairie

Belle-île :Embarcadère Le Palais

Groix : Les halles


 

IL FAUT SAVOIR COMMENCER UNE GREVE ! *

 

Ça pousse ! Appel à la mobilisation des organisations étudiantes et lycéennes que Chatel est chargé par Sarko de suivre de très près pour la désamorcer ; appels à la grève reconductible à EDF, GDF-Suez, RATP, SNCF, transports en commun de nombreuses villes de France, Total, et d’autres encore, toujours plus nombreux, qui viennent de la base, et qui font l’effet d’une traînée de poudre…

 

A l’approche de la journée du 12 octobre, des fissures apparaissent dans le bel ordonnancement de la pseudo-lutte contre le plan Sarkozy-Fillon-Woerth dans lequel les bureaucraties syndicales voudraient bien nous engluer à coup de journées d’action où des cortèges fournis masquent le nombre réel de grévistes.

 

Depuis le 23 septembre, l’exigence du retrait s’exprime de plus en plus clairement dans les prises de position à la base, et il devient de moins en moins tabou de le faire, y compris contre les appareils syndicaux . Car la ficelle commençait à devenir trop grosse : une manifestation un samedi et un vide de près de trois semaines alors que la question sur toutes les lèvres le 23 septembre était : qu’est-ce qu’on fait le 24 au matin ? Cette fois, ça ne passe plus, et la base s’affranchit, c’est donc maintenant ou jamais qu’il faut y aller, sans quoi la défaite est au bout du chemin, avec son cortège de nouveaux coups durs encore plus nocifs que les précédents. Le gouvernement de ce pays n’a d’ailleurs pas attendu une éventuelle victoire sur le dossier des retraites pour annoncer des méfaits supplémentaires :

- déremboursements aggravés de médicaments,

- gel du point d’indice pour les fonctionnaires jusqu’en 2013, au lieu de 2011,

- emploi désormais décomplexé du terme de « rigueur » en matière budgétaire, on peut penser sans risque d’erreur que ce n’est qu’un début…

 

Face à cette montée de la colère, l’attitude des leaders syndicaux constitue un réel problème pour leurs mandants : quand ils ne s’opposent pas clairement à la généralisation du conflit, comme en témoigne la dernière déclaration de Bernard Thibaut le 7 octobre sur RTL : "Cela

(NDLR : la grève générale, précisons que cet amnésique pourrait se pencher sur l’Histoire de la CGT du début du 20ème siècle pour s’apercevoir de l’énorme contre-vérité qu’il profère…) n'a jamais été pratiqué dans l'Histoire sociale de notre pays (...) C'est un slogan pour moi tout à fait abstrait, abscons. Cela ne correspond pas aux pratiques par lesquelles on parvient à élever le niveau du rapport de forces", quand ils ne freinent pas des quatre fers, empêtrés qu’ils sont dans leurs compromissions avec le pouvoir, ils se cantonnent dans le silence ! Leur devoir et leur honneur seraient pourtant de relayer sans état d’âme le mouvement impulsé par les fédérations et les syndicats de base, mais d’honneur, il n’en ont jamais eu, et ils s’assoient depuis tellement longtemps sur leurs mandats qu’ils n’ont pas davantage le sens des comptes qu’ils doivent rendre à ceux qui les ont mis en place !

 

Pourtant, jamais la grève générale n’a autant été à l’ordre du jour, en France, en Espagne, en Grèce, jamais elle n’a été aussi cruciale, jamais elle n’a été reliée aussi étroitement à la nécessité de sortir de toute urgence du capitalisme par une révolution sociale. Alors, s’il faut savoir commencer une grève, il faut aussi savoir commencer une révolution !

 

Fédération anarchiste.

 

* "Il faut savoir terminer une grève (…) ". Maurice Thorez, Secrétaire Général du PCF en 1936, repris par Nicolas Sarkozy en 2007.

Construire les perspectives

 

C’est le 23 mars 2010 que la première journée de protestations contre une nouvelle réforme des retraites fut initiée par les centrales syndicales. Plus ou moins réussies au début (800 000 manifestants en mars), ces manifestations deviennent massives malgré l’été, pour aboutir au 7 puis au 23 septembre avec ses millions de manifestants et de grévistes. Comment expliquer cette progression tellement étalée dans le temps ?


La réussite de la mobilisation tient d’abord au fait que cette réforme est ressentie comme génératrice d’injustices notamment pour les femmes, et comme une menace contre tous et chacun d’entre nous. Elle est aussi l’expression d’un ressenti contre le travail, qui prend trop de place dans nos vies ; et d’un rejet des lois du profit qui nous font travailler plus et plus longtemps, pour des objectifs à la fois inégalitaires et incertains. Ajoutons à cela que le contexte mondial (crise économique, renflouement par les États des groupes capitalistes défaillants, etc.) et national (une exaspération diffuse mais nette de la politique gouvernementale et présidentielle : voir les protestations du 4 septembre contre le racisme) jouent un rôle décisif dans la montée du mécontentement.

 

Des signes encourageants laissent penser qu’une nouvelle politisation est en cours. D’autre part, les centrales syndicales qui s’engagent dans l’unité, même si elle est fragile et de façade, encouragent par là l’enracinement de la mobilisation populaire et sa reconnaissance par l’opinion publique.


Toutefois, il faut relever que les manifestations ont du mal à exprimer des exaspérations suffisamment fortes pour aboutir à des mots d’ordre ou des réactions plus offensifs. Mais c’est compréhensible. Ce sont les syndicats majoritaires qui sont à l’origine du mouvement et ils ne demandent pas le retrait, mais à être pris en compte par le gouvernement. À partir de ces constats, nous percevons bien les limites de la protestation sociale en cours, dans un pays où le taux de syndicalisation est faible (8 % des travailleurs). La masse des gens pouvant participer au mouvement est donc mobilisée par des organisations syndicales affaiblies, prêtes à arrêter la mobilisation pour négocier, et qui n’impactent que le monde du travail.


Par ailleurs, parmi les opposants revendiqués de la réforme, FO se refuse à employer le mot de « grève générale », selon son secrétaire général, car c’est « un terme teinté d’insurrection » ; quant à SUD Solidaires, et à la CNT dans une bien moindre mesure, leurs capacités à mobiliser les cantonnent de fait dans une fonction protestataire et sans moyens suffisants pour faire pencher la balance.


Ces constats, qu’ils nous plaisent ou non, servent à anticiper raisonnablement sur les faits ; et c’est de là que découlera notre intervention, et donc, à notre échelle, notre apport à une radicalisation de ce mouvement social.

 

À ce jour, l’opinion se répand selon laquelle une journée d’action de temps à autre relève de la perte de temps et d’argent, pour un résultat faible. Il y a donc une possibilité – impossible à évaluer – que des sections syndicales, avec le durcissement, décident de pousser leurs fédérations ou unions territoriales à radicaliser le conflit. Ou à le quitter ! Ce qui serait pire, et générerait de la frustration et la sensation que se battre ne sert à rien.


Les limites intrinsèques de ce mouvement social en cours – auquel il est nécessaire de participer – nous amènent à réfléchir à l’intérêt d’aller chercher des ressources supplémentaires hors du monde du travail plus ou moins drainé par les syndicats. Des ressources qui seraient à la fois des appuis précieux et complémentaires au mouvement syndical, et qui seraient une opportunité pour des gens, souvent exclus du monde du travail, de prendre une part à cette lutte qui les concerne sans que, pourtant, on ne s’adresse à eux.

 

Du point de vue tactique, il faut se placer déjà dans une phase de la protestation qui doit s’élargir pour vaincre. Pour cela, nous pouvons favoriser la rencontre (tractages, réunions publiques post-mouvement en cours…) avec les gens non organisés ou non travailleurs, faire et organiser l’agitation en marge des défilés syndicaux tout en participant à ceux-ci, proposer des modalités individuelles et/ou collectives pour participer au mouvement sans être forcément syndiqué ou même travailleur actif, activer nos réseaux sociaux et associatifs pour donner une ouverture à ce mouvement du refus, mailler nos territoires de structures sociales qu’il conviendrait de rapprocher entre elles… Ce sont des pistes sérieuses, dont l’objectif est l’organisation sociale des gens dans l’autogestion.

 

Il est inutile et nuisible de compter sur les organisations politiques de gauche et d’extrême gauche qui promettent à nouveau aux protestataires de raser gratis aux prochaines élections, si on vote pour eux, bien sûr. En plus, le seul candidat susceptible de fédérer cette gauche serait l’actuel président du FMI…


La tâche est donc à facettes multiples, et sans oppositions éventuelles entre syndicalisme et travail politique, avec une réelle complémentarité valorisable dans nos groupes anarchistes, attachés au pluralisme des idées et des pratiques. Nous pouvons viser dès aujourd’hui l’élargissement de la mobilisation sociale en cours, dans la convergence des luttes et le pluralisme des modes d’interventions, l’acquisition de l’autonomie par l’autogestion et l’action directe collective, et la tenue d’assemblées populaires dans et hors le monde du travail. Objectifs : nous organiser maintenant et nous projeter dans des perspectives crédibles et réalistes.

 

Extrait du Monde libertaire 1606 paru le 30 septembre 2010

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Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Jeudi 21 septembre - Grève et manifestations contre les Ordonnances Macron et cie... 10h30 Lorient (Bld Cosmao-Dumanoir), Pontivy (la Plaine), Belle-île (le Port) à l'appel de l'intersyndicale Cgt, Fo, Fsu, Solidaires, Unef. IMPORTANT : l'intersyndicale réserve 2 cars au départ de Vannes (9h Place de la Libération) avec un passage par Auray et un car au départ de Ploërmel. Un cortège anticapitaliste et libertaire est aussi prévu sur Lorient à l'initiative d'Alternative libertaire.

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Vendredi 22 septembre - Lorient - Rassemblement de soutien à Laurent Guillou et Stéphane Rouxel ex-salariés de l’entreprise Nutréa-Triskalia, victimes des pesticides - 9h devant le Tribunal des Prud’hommes de Lorient (10 rue Georges Collier). Organisé par le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest

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Dimanche 24 septembre - Vannes - 12h Pique-nique de rentrée proposé par le groupe libertaire René Lochu ! Repas, discussions, jeux, café zapatiste solidaire, table de presse et même livres gratuits... Apportez vos musiques et jeux. Aire de pique-nique dans l'anse, rue Larmor-Gwened. En cas de pluie : repli au kiosque à musique sur l'esplanade du port de Vannes.

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Samedi 23 et dimanche 24 septembre - Muzillac (56) - La bio en fête "Terre en vie" : de 10h à 19h, exposants, animations enfants, forums, débats, concerts…

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Du mardi 26 (18h) au mercredi 27 septembre à 5h du matin - Vannes (et dans d'autres départements de Bretagne et de France) - « Nuits debout devant les abattoirs », organisé par l'association 269 Life libération animale. Abattoir Le Floc'h. S'inscrire et bien prendre en compte les consignes.

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Du vendredi 29 septembre au dimanche 1er octobre - Theix-Noyalo (56) - Festival "FESTI’NOMADE". Evénement culturel, citoyen, militant autour des modes d'habitats alternatifs, légers, nomades en général et leur intégration au sein du nouveau quartier de Brestivan à Theix (56). 3 journées de rencontres, d’échanges, de conférences, spectacles vivants, films et concerts. Organisées en collaboration avec l'association ANTILABE et l'association HALEM. Lieu : alter quartier de Brestivan

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Samedi 30 septembre - Saint-Lô (Manche) - Manifestation contre le réacteur nucléaire EPR en construction (avec une multitudes d'anomalies graves) à Flamanville. Départs en car : Quimper, Quimperlé, Lorient, Auray, Vannes, Ploërmel... http://www.stop-nucleaire56.org/

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Mercredi 4 octobre - Questembert (56) - 20h00 Soirée discussion "La gestion par les normes au service de l’industrialisation de l’agriculture : comment y résister ?", en présence de Yannick Ogor, auteur du livre « Le paysan impossible ». Centre Alan Meur. Entrée libre mais participation pour les frais d’organisation. Organisée par la Marmite

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Samedi 7 octobre - Josselin (56) - 5ème journée de la transition au Centre Culturel. Thème « Les circuits courts ». Forum associatif, espace de gratuité, projection de film, table ronde et débat, des animations autour d’alternatives (four solaire, poêle rocket, marmite norvégienne, climatiseur sans énergie), soupe aux cailloux, repas partagé le soir, stands en lien avec la résilience et la décroissance. Prise de son par la radio Plum’ FM

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Dimanche 8 octobre - Riantec (56) - Pique-nique végétalien / vegan à partir de 12h à la plage de l'Ile de Kerner. Chacun-e apporte une préparation végétale qui est mise en commun. Table de presse : revues, tracts sur les droits des animaux, les aspects éthiques, sanitaires, écologiques et sociaux de la production / consommation de chair animale. Infos : veg56@net-c.fr

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Vendredi 13 et Samedi 14 octobre - Vannes - L'Association France Palestine Solidarité 56 fête ses 15 Ans.
Vendredi : « Concert pour La Paix » au Jam Session, 4 place Bir Hakeim
Samedi (Centre socio-culturel Henri Matisse) : 14h « On récolte ce que l'on sème », film documentaire suivi d'un débat en présence du réalisateur palestinien Alaa Ashkar. Entrée libre et gratuite. 16h Goûter Palestinien (Thé, café, pâtisseries en vente sur place). 17h  « Chroniques de Gaza mai-juin 2016 », conférence-débat animée par Sarah Katz et Pierre Stambul de l'Union Juive française pour la Paix. 19h soirée festive Palestinienne (Buffet Palestinien accompagné par un spectacle de la troupe de dabké « Palestine ». Transmettre l’histoire et la culture de la Palestine à travers la Dabké, la danse folklorique palestinienne) - 15€  (repas et animations) – Réservations : 06.11.02.83.74 ou afps56@hotmail.fr

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Samedi 14 et dimanche 15 octobre - Rochefort en Terre, café de la Pente (56) - Des alternatives à la psychiatrie : atelier, débat, projection, rencontre. Partage d’expériences et de ressources avec des survivant.es du système de santé mentale. Animé par Gaëlle, Lise et Miran.
Samedi : 18h - Projection de Healing Voices (documentaire 2016), suivi d’un repas « auberge espagnole » avec une présentation-discussion autour du mouvement des entendeurs de voix.
Dimanche : 10h - Atelier, partage de savoirs-ressources pour faire face aux crises ou aux détresses psycho-émotionnelles. 13h repas « auberge espagnole ». 14h30 - Atelier de co-écoute : Se libérer du système de santé mentale

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Concerts

Autres événements

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