Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 22:17

Article extrait du Monde libertaire n°1656 (19-25 janvier 2012) | France | Autogestion 

 

À l’annonce de la liquidation concernant la société de ferrys transmanche SeaFrance, et d’un plan alternatif avancé par le syndicat majoritaire CFDT, on reparla beaucoup des sociétés coopératives ouvrières participatives, les Scop. Éclairage.

Issues des racines du mouvement ouvrier européen, les associations ouvrières qui virent alors le jour étaient à la jonction des pensées émancipatrices du XIXe siècle 1, d'un monde ouvrier naissant, d’un monde d’artisans et de paysans (travailleurs individuels), et d’une volonté d’affirmer la dignité des ouvriers à qui on déniait une vie décente et une capacité à s’auto administrer. Les associations ouvrières de production, interdites et réprimées par Napoléon III ou encore Thiers, furent donc les pionnières des Scop. Les Scop vont connaitre des relations complexes avec le mouvement ouvrier qui va tantôt les rejeter, tantôt les encenser. Pour le syndicalisme naissant ou les partis révolutionnaires de la fin du xixe siècle, la coopération, qui se bâtit sur une perspective d’abolition du salariat sans avoir recours à la lutte des classes, à la grève et au syndicat, s’oppose à un syndicalisme porteur d’agitation sociale révolutionnaire. C’est la démocratie sociale contre la révolution sociale. C’est pourtant au peuple ouvrier que la coopération doit sa longévité et son développement.

Tout au long de son histoire, des débats fournis auront lieu sur la subordination des coopératives de consommation (école de Nimes) sur celles de production ; sur la dimension révolutionnaire du mouvement coopératiste ; d’autres sur la place des actionnaires-salariés dans les scop ou le reversement ou non des dividendes en fin d’exercice… Des actions importantes permettront la création de représentations régionales, nationales et internationales d’un mouvement qui essaime partout dans un monde industriel qui se transforme. Le mouvement coopératiste donne naissance à des coopératives de consommateurs, des maisons du peuple, une banque coopérative, des orphelinats. Mais rapidement, la question qui va hanter ce mouvement de production sera celle de sa place et de son adaptation dans l’environnement économique.

De quoi la Scop est-elle le nom ?

Les structures antérieures à l’actuelle Confédération générale des Scop (CG-Scop), vont évoluer jusqu’à se présenter comme une alternative à l’entreprise commerciale, et, aujourd’hui, aux sociétés anonymes transnationales.

L’État et ses serviteurs sont souvent sollicités pour appuyer le développement des coopératives qui s’adaptent au contexte économique en ayant recours à lui à chaque fois que nécessaire. Bien des hommes politiques seront présents aux côtés des instances nationales de la coopération, sous tous les régimes du Front populaire à Vichy, des gaullistes à la gauche de gouvernement des années 1980. De l’accessibilité aux marchés publics il y a un siècle, à la loi cadre sur le statut des coopératives en 1947, jusqu’à la création des SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif) en 2001, ou au changement du sigle « Scop » en « société coopérative ouvrière de participation » (et non plus « production ») en 2010… Ce secteur de l’économie n’aura de cesse de s’intégrer au capitalisme avec ses propres spécificités. La Scop reprendra des couleurs avec la montée en puissance de l’économie dite « sociale et solidaire », à l’aune du XXIe siècle.

Si les relations avec les syndicats de salariés furent difficiles, il n’en reste pas moins qu’ils font parfois appel à la Scop : l’affaire Sea France est l’exemple le plus récent. Quant au patronat français, il reprocha longtemps aux Scop de bénéficier de mesures fiscales particulières faussant ainsi la concurrence lors des appels d’offres, mais les Scop n’en sont pas moins intégrées aujourd’hui dans le paysage économique sans que cela ne suscite de débats houleux de ce côté-ci 2.

On le sait, la Scop doit son originalité forte à sa forme juridique. C’est d’abord une entreprise, sous forme de société anonyme ou de société anonyme à responsabilité limitée, avec ses exigences de rentabilité. Les co-associés (« co-entrepreneurs »), salariés, sont cooptés et détiennent au moins 51 % des actions et 65 % des droits de vote à l’assemblée générale où le principe « un homme ou une femme égale une voix » est de mise, quel que soit le montant du capital investi par la personne. Le gérant, salarié, est nommé par les travailleurs pour une durée de cinq ans. Les profits sont répartis entre les réserves de l’entreprise, l’intéressement et la participation pour tous les salariés, en plus des dividendes pour les associés-salariés. Les réserves de l’entreprise ne sont pas propriétés des associés, elles restent acquises à la Scop.

Pour ce qui est de l’organisation interne, elle reste l’affaire de ceux qui font vivre la structure : beaucoup de choses peuvent se négocier, dès lors que des choses formelles sont maintenues vis-à-vis des banques, de l’administration, du fisc, etc. Maintien ou pas de la hiérarchie, modalités des prises de décision, égalité ou non des salaires, peuvent être pratiqués différemment ici ou là. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de créer une Scop pour introduire des fonctionnements égalitaires, le secteur associatif ou les formes de SARL peuvent aussi faire l’affaire si les associés en ont la volonté.

Une Scop pour SeaFrance ?

Les difficultés de cette entreprise sont anciennes : en juin 1999, le gouvernement recapitalise SeaFrance pour assurer sa viabilité. Depuis, sur un secteur très concurrentiel, et avec l’exploitation du tunnel sous la Manche depuis 1994, SeaFrance a connu bien des déboires, des pertes financières et a procédé à bien des licenciements. La SNCF, maison mère de la société maritime, cherche un repreneur puis jette l’éponge en février 2011. La CFDT, syndicat majoritaire de SeaFrance, avance alors un projet de Scop en décembre 2011 qui sera appuyé par Sarkozy en personne. Comment ne pas comprendre ce soutien présidentiel comme une manoeuvre dans le contexte des élections de 2012 ? Comme le faisait remarquer un syndicaliste de la CGT, Maurad Rabhi, pourquoi l’État appuierait-il le financement de ce dossier de Scop et pas les autres entreprises en difficulté ? Et de toute façon, l’Europe, sollicitée par les concurrents de SeaFrance, ne laisserait pas passer une aide d’État au nom de la liberté de la concurrence.

Au-delà de l’effet d’annonce du chef de l’État, SeaFrance, même en Scop, devra d’abord jouer des coudes sur son propre marché ; un statut en Scop, ce n’est pas une solution miracle. Les politiciens du gouvernement le savent bien. Mais on peut comprendre ces 500 salariés qui veulent sauver leur emploi.

C’est d’ailleurs là toute l’ambiguïté des Scops. D’une part, formellement, elles représentent une autre façon d’organiser la macro-économie avec des règles qui laissent entrer la démocratie directe dans l’entreprise 3 en permettant de se débarrasser des parasites que sont les actionnaires. De l’autre, elles n’apportent pas de solution idéale car elles composent avec les règles du marché.

En France, elles sont une survivance de ce mouvement ouvrier qui rêvait d’abolir le salariat par la démocratie sociale. Ailleurs, à d’autres époques, elles ont aussi participé à des processus révolutionnaires marquants (Espagne révolutionnaire, décolonisation de l’Algérie), où elles furent des recours précieux de réorganisation de l’économie avec des finalités parfois libertaires, égalitaires et utopiques.

Les Scops sont donc des outils qui prennent du sens selon l’objectif à atteindre. Elles peuvent être conformistes malgré leur différence, ou être un recours des peuples en révolte. La prégnance de ce modèle nous démontre que notre imaginaire collectif, malgré l’ancienneté du modèle Scop, n’a pas été capable de créer un autre concept répondant à nos exigences. Si la Scop a tant de prises encore aujourd’hui, c’est parce que l’horizon de l’abolition de la propriété privée a été perdu, et que c’est l’exercice de « la citoyenneté » dans l’entreprise qui est retenu. La citoyenneté a pris la place de la révolution sociale. On ne veut plus abolir le salariat, on veut la démocratie dans l’entreprise… Que des travailleurs décident de s’organiser sans intermédiaires et en s’affranchissant de certaines injustices dans l’entreprise est évidemment réjouissant. N’en attendons rien de plus si nous ne sommes pas capables de faire la liaison entre ces formes de travail et la généralisation de l’autogestion versus libertaire. Peut-être que les partisans de la révolution sociale devraient aborder cette économie-là comme ils abordent d’autres outils comme le syndicalisme, avec ses limites et ses potentiels.

Rêvons un peu…

Dans une économie autogestionnaire, les Scop de production auraient-elles leur place ? Tout dépend évidemment de la question centrale qui est la propriété sociale. Laisser des employés d’une coopérative s’approprier ce qui devrait être socialisé pose un problème de fond. Le mouvement coopératiste s’est souvent plaint, au fil de son histoire, de l’individualisme des coopérateurs ; et il est fréquent d’entendre des salariés-coopérateurs, aujourd’hui, affirmer que ce statut les a transformés en « leur propre patron ». C’est toute l’ambiguïté des coopératives, compatibles avec l’économie capitaliste, qui reposent sur la propriété privée des moyens de production et de distribution, mais qui seraient beaucoup moins compatibles dans une économie où « tout est à tous », c’est à dire à la communauté entendue dans son sens le plus large.

Parmi ceux qui abordèrent – sans trancher sur le fond – le sujet des coopératives et de leur compatibilité avec l’économie libertaire d’abolition de la propriété privée des moyens de production et de distribution, Augustin Souchy écrivait en 1950 4 que la différence entre les coopératives de production et les collectivités espagnoles de l’époque révolutionnaire était que les collectivités avaient exproprié les précédents propriétaires. Il précisait : « Il est vrai, que, objectivement, le coopérativisme ne révolutionne pas le monde en un jour. De façon subjective, le coopérateur doit avoir une conscience révolutionnaire et une foi socialiste plus profonde que le membre d’une collectivité. […] La coopérative de production n’est pas antagonique, dans son essence, avec la collectivité libre, elle est son précurseur. […] Le régime de la liberté doit permettre autant de coopératives et de collectivités que les hommes veulent en créer. Le socialisme libertaire n’est pas unitaire, mais pluraliste ; il favorise et appuie toutes les initiatives populaires, tant dans l’ordre économique, que dans le politique ou le culturel. Le coopérativisme est une des routes principales de l’humanité vers la justice économique. » Toute la question serait donc de savoir si, aujourd’hui, le mouvement des coopératives de production peut être partie prenante, dans une perspective révolutionnaire, d’un processus économique vers l’abolition du capitalisme.



1. La devise du mouvement coopératiste « Travail, Capital, Talent » est de Fourier.
2. La Confédération générale des Scop revendique aujourd’hui 2 000 entreprises adhérentes employant 40 000 personnes en France.
3. Dans le quotidien économique Les échos du 4 janvier 2012, on trouve un article élogieux (« Au pays de l’entreprise sans chef ») qui défend l’autogestion au prétexte qu’une hiérarchie représente des coûts importants et qu’il faut encourager la liberté de créer et de s’autodiscipliner des salariés.
4. El socialismo libertario, Editorial Estudias, La Habana, Cuba, 1950.

Partager cet article

Repost 0
Published by anars56 - dans Anarchisme
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Jeudi 21 septembre - Grève et manifestations contre les Ordonnances Macron et cie... 10h30 Lorient (Bld Cosmao-Dumanoir), Pontivy (la Plaine), Belle-île (le Port) à l'appel de l'intersyndicale Cgt, Fo, Fsu, Solidaires, Unef. IMPORTANT : l'intersyndicale réserve 2 cars au départ de Vannes (9h Place de la Libération) avec un passage par Auray et un car au départ de Ploërmel. Un cortège anticapitaliste et libertaire est aussi prévu sur Lorient à l'initiative d'Alternative libertaire.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vendredi 22 septembre - Lorient - Rassemblement de soutien à Laurent Guillou et Stéphane Rouxel ex-salariés de l’entreprise Nutréa-Triskalia, victimes des pesticides - 9h devant le Tribunal des Prud’hommes de Lorient (10 rue Georges Collier). Organisé par le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Dimanche 24 septembre - Vannes - 12h Pique-nique de rentrée proposé par le groupe libertaire René Lochu ! Repas, discussions, jeux, café zapatiste solidaire, table de presse et même livres gratuits... Apportez vos musiques et jeux. Aire de pique-nique dans l'anse, rue Larmor-Gwened. En cas de pluie : repli au kiosque à musique sur l'esplanade du port de Vannes.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Samedi 23 et dimanche 24 septembre - Muzillac (56) - La bio en fête "Terre en vie" : de 10h à 19h, exposants, animations enfants, forums, débats, concerts…

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Du mardi 26 (18h) au mercredi 27 septembre à 5h du matin - Vannes (et dans d'autres départements de Bretagne et de France) - « Nuits debout devant les abattoirs », organisé par l'association 269 Life libération animale. Abattoir Le Floc'h. S'inscrire et bien prendre en compte les consignes.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Du vendredi 29 septembre au dimanche 1er octobre - Theix-Noyalo (56) - Festival "FESTI’NOMADE". Evénement culturel, citoyen, militant autour des modes d'habitats alternatifs, légers, nomades en général et leur intégration au sein du nouveau quartier de Brestivan à Theix (56). 3 journées de rencontres, d’échanges, de conférences, spectacles vivants, films et concerts. Organisées en collaboration avec l'association ANTILABE et l'association HALEM. Lieu : alter quartier de Brestivan

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Samedi 30 septembre - Saint-Lô (Manche) - Manifestation contre le réacteur nucléaire EPR en construction (avec une multitudes d'anomalies graves) à Flamanville. Départs en car : Quimper, Quimperlé, Lorient, Auray, Vannes, Ploërmel... http://www.stop-nucleaire56.org/

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mercredi 4 octobre - Questembert (56) - 20h00 Soirée discussion "La gestion par les normes au service de l’industrialisation de l’agriculture : comment y résister ?", en présence de Yannick Ogor, auteur du livre « Le paysan impossible ». Centre Alan Meur. Entrée libre mais participation pour les frais d’organisation. Organisée par la Marmite

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Samedi 7 octobre - Josselin (56) - 5ème journée de la transition au Centre Culturel. Thème « Les circuits courts ». Forum associatif, espace de gratuité, projection de film, table ronde et débat, des animations autour d’alternatives (four solaire, poêle rocket, marmite norvégienne, climatiseur sans énergie), soupe aux cailloux, repas partagé le soir, stands en lien avec la résilience et la décroissance. Prise de son par la radio Plum’ FM

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Dimanche 8 octobre - Riantec (56) - Pique-nique végétalien / vegan à partir de 12h à la plage de l'Ile de Kerner. Chacun-e apporte une préparation végétale qui est mise en commun. Table de presse : revues, tracts sur les droits des animaux, les aspects éthiques, sanitaires, écologiques et sociaux de la production / consommation de chair animale. Infos : veg56@net-c.fr

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vendredi 13 et Samedi 14 octobre - Vannes - L'Association France Palestine Solidarité 56 fête ses 15 Ans.
Vendredi : « Concert pour La Paix » au Jam Session, 4 place Bir Hakeim
Samedi (Centre socio-culturel Henri Matisse) : 14h « On récolte ce que l'on sème », film documentaire suivi d'un débat en présence du réalisateur palestinien Alaa Ashkar. Entrée libre et gratuite. 16h Goûter Palestinien (Thé, café, pâtisseries en vente sur place). 17h  « Chroniques de Gaza mai-juin 2016 », conférence-débat animée par Sarah Katz et Pierre Stambul de l'Union Juive française pour la Paix. 19h soirée festive Palestinienne (Buffet Palestinien accompagné par un spectacle de la troupe de dabké « Palestine ». Transmettre l’histoire et la culture de la Palestine à travers la Dabké, la danse folklorique palestinienne) - 15€  (repas et animations) – Réservations : 06.11.02.83.74 ou afps56@hotmail.fr

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Samedi 14 et dimanche 15 octobre - Rochefort en Terre, café de la Pente (56) - Des alternatives à la psychiatrie : atelier, débat, projection, rencontre. Partage d’expériences et de ressources avec des survivant.es du système de santé mentale. Animé par Gaëlle, Lise et Miran.
Samedi : 18h - Projection de Healing Voices (documentaire 2016), suivi d’un repas « auberge espagnole » avec une présentation-discussion autour du mouvement des entendeurs de voix.
Dimanche : 10h - Atelier, partage de savoirs-ressources pour faire face aux crises ou aux détresses psycho-émotionnelles. 13h repas « auberge espagnole ». 14h30 - Atelier de co-écoute : Se libérer du système de santé mentale

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Concerts

Autres événements

Evénement culturel, citoyen, militant autour des modes d'habitats alternatifs, légers, nomades...
Festi'nomade