écologie

Vendredi 23 octobre 2009
Tournée de réunions publiques de la fédération anarchiste en Bretagne : Chaos capitaliste ou décroissance libertaire ?
Avec Jean-Pierre Tertrais auteur de Du développement à la Décroissance, pour en finir avec l'impasse suicidaire du capitalisme http://editions.federation-anarchiste.org/produit.php?ref=2-914980-32-9&id_rubrique=9 mais aussi de Pour comprendre la crise agricole http://editions.federation-anarchiste.org/produit.php?ref=2-903013-76-4&id_rubrique=9 et enfin de Le Contrôle social en société dite démocratique
http://editions.federation-anarchiste.org/produit.php?ref=2-903013-90-X&id_rubrique=14
sans compter de nombreux articles dans le Monde libertaire et plus de 80 débats sur la décroissance à travers toute la France.

- Mardi 10 Novembre - Rennes - 20H : Maison  du Champ  de Mars,  Salle Gune,  6  cours  des Alliés, M° Ch. De Gaulle
- Vendredi 13 novembre, 20h30 : Pontivy, Palais des Congrès, Place des ducs de Rohan.
- Samedi 14 novembre, 15 heures : Saint-Brieuc, quartier des Villages, salle Michel Fraboulet


Si vous avez raté ces débats publics, tout n'est pas perdu !!! L'intervention / introduction de Rennes, du 10 novembre 2009, est visionnable en 3 vidéos de 15 à 20 min chacune ici (soit un peu moins d'1 h en tout) :
1. http://www.dailymotion.com/video/xb4bsq_chaos-capitaliste-ou-decroissance-l_news
2. http://www.dailymotion.com/video/xb4c7w_chaos-capitaliste-ou-decroissance-l_news
3. http://www.dailymotion.com/video/xb4cgf_chaos-capitaliste-ou-decroissance-l_news


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Chaos capitaliste ou décroissance libertaire ?



Deux siècles d’une croissance économique ininterrompue ont conduit à l’avènement de notre société dite de consommation (réservée, cependant, à un être humain sur cinq !). La planète paraissait immense et inépuisable. Certes, la science et la technique ont permis d’augmenter sensiblement le niveau de vie matériel de centaines de millions de personnes. Mais le prix à payer restait ignoré. Aujourd’hui se développe la prise de conscience des dimensions finies de la Terre. La réalité montre chaque jour plus crûment la dépendance des économies modernes vis-à-vis du pétrole notamment, la vulnérabilité des écosystèmes, la multiplication des atteintes à l’environnement, leur gravité sans précédent, leur dimension planétaire, parfois leur irréversibilité.

 


La décroissance est incontournable

 

Malgré toutes les lacunes et les imprécisions, et donc avec la prudence qui s’impose dans son utilisation, la notion d’empreinte écologique, qui mesure l’impact des activités humaines sur la planète, met en lumière l’essentiel : nous sommes en train de solliciter la nature au-delà de ses capacités de régénération, d’épuiser une partie du capital naturel mondial. Si tous les habitants de la planète voulaient adopter le mode de vie « occidental », les ressources de cette planète n’y suffiraient pas. Notre mode de vie n’est pas généralisable dans l’espace ; il l’est encore moins dans le temps. Que nous dépassions de 10, 20, ou 30% les capacités biologiques de la Terre, peu importe. Nous sommes dans une impasse ; la croissance économique n’est plus possible. Il nous faut remettre en cause nos modes de productions, de consommation, de distribution.

 

Partant de cette évidence qu’une croissance illimitée est impossible dans un monde qui, lui, est limité, la décroissance consiste donc en un ralentissement du cycle production-consommation autour de quelques axes : respect du rythme de régénération des ressources renouvelables, diminution de la consommation des ressources non renouvelables, relocalisation de l’économie, sobriété énergétique, recyclage des matériaux, développement des énergies renouvelables…

 


Notre décroissance sera anticapitaliste

 

Les dégâts causés par le capitalisme engendrent un gâchis considérable. Sur le plan écologique : pénurie d’eau, accumulation des déchets, déforestation, dégradation des terres cultivables, dérèglements climatiques, perte de biodiversité… Sur le plan humain, déracinement, solitude, mal-être, stress, états dépressifs, suicides… Fondé sur la recherche de l’accumulation du profit maximum dans le temps le plus réduit possible, le capitalisme est incapable de prendre en compte les intérêts écologiques qui, eux, ne peuvent se concevoir que sur le long terme puisqu’ils résultent d’équilibres ajustés finement sur des millénaires. La « logique du vivant » consiste à maximiser des stocks – la biomasse – à partir du rayonnement solaire ; celle de l’économie capitaliste s’acharne, au contraire, à maximiser des flux marchands en épuisant des stocks naturels : c’est la marchandisation du vivant. La nature fonctionne de manière cyclique ; en créant des déchets non recyclables, l’économie capitaliste fonctionne de manière linéaire : elle est donc inapte à assurer la continuité de la vie…

 

Le capitalisme semble jusqu’à présent avoir réussi à surmonter ses contradictions internes – les inégalités sociales – par la fuite en avant dans une croissance économique continue. Celle-ci est désormais impossible, sauf à créer un désastre écologique et humain irréversible. La récession, échec du capitalisme, n’a rien à voir avec une décroissance choisie en toute lucidité.



Notre décroissance sera antiétatique

 

C’est l’Etat, fondé sur la force, qui par la loi protège la propriété privée (et notamment des moyens de production). C’est l’Etat qui finance la recherche-développement et les infrastructures au profit de la grande industrie, offrant au patronat un cadre juridique sur mesure. C’est encore l’Etat qui vole au secours des banques ou des multinationales à coups de milliards ou à grand renfort de police ou d’armée. C’est toujours l’Etat qui, pour la prospérité des riches, au Nord comme au Sud, accentue le contrôle social, criminalise les mouvements sociaux, réprime la contestation, entrave la libre circulation des personnes, harcèle ceux qui refusent de se couler dans le moule idéologique du prétendu libéralisme. Alors, que l’on cesse de croire – et de faire croire – qu’un Etat de droit va surgir dans la jungle de la mondialisation et résoudre à la fois la crise écologique et sociale ! Autant espérer que le tigre devienne végétarien !

 

Seuls la mauvaise foi ou l’aveuglement empêchent de voir que c’est le capitalisme qui instrumentalise l’Etat, et non l’inverse, et qu’après avoir été complice, le pouvoir politique est devenu otage de la finance internationale. Et compte tenu des nombreux liens tissés entre les oligarchies du public et celles du privé, entre le monde politique et les milieux d’affaires, cette situation est irréversible. Les politiciens sont trop bien élevés pour mordre la main qui les nourrit et, de plus, ce n’est pas celui qui a le pistolet sur la tempe qui dicte ses conditions, mais celui qui a le doigt sur la gâchette.


 

Pour une révolution écologique et sociale

 

Le mouvement anarchiste n’a pas attendu la crise écologique pour dénoncer le capitalisme : cette crise constitue seulement un argument supplémentaire, mais décisif, dans la volonté d’éliminer ce système morbide, mortifère et meurtrier. Notre décroissance n’est ni celle des républicains accrochés à un prétendu Etat vertueux qui ne verra jamais le jour, ni celles des autoritaires de tout poil qui rêvent non seulement d’accentuer la précarité, mais d’éradiquer la pauvreté…en supprimant les pauvres !

 

L’histoire prouve tous les jours, et après chaque échéance électorale, qu’aucun changement n’est possible dans la continuité du parlementarisme. Il appartient aux populations de ne pas se laisser piéger par l’imposture d’un « développement durable », d’une « croissance verte » ou d’une illusoire moralisation du capitalisme. Seule une rupture avec le système actuel – une révolution libertaire – peut ouvrir des perspectives d’émancipation pour l’humain et de vie décente pour les générations futures parce que le patronat utilisera les méthodes les plus barbares pour sauvegarder ses privilèges.

 

En prenant conscience de leur capacité politique, les producteurs & productrices et les habitant-e-s eux-mêmes doivent se réapproprier leur avenir, reprendre en main l’économie et la gestion des cités. Pour redéfinir ensemble le sens du travail, la finalité de la production, l’usage social des biens en partageant les richesses et en auto-limitant individuellement et collectivement nos besoins. Mais le temps joue contre le seul projet qui puisse rendre aux hommes et aux femmes leur dignité. Il y a donc urgence à sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme.

Par anars56
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Lundi 21 septembre 2009
Manifestation régionale "algues vertes - urgence" Dimanche 27 septembre au site de la Granville à Hillion (près de Saint-Brieuc) – 15 h

Dimanche 27 septembre à Hillion (22) – 15 h - Manifestation pour sortir de la pollution en Bretagne ! - Manifestation régionale "algues vertes - urgence", là même où des milliers de m3 d’algues vertes continuent de s’échouer chaque jour… Organisé par le collectif « Urgence marées vertes », une fédération d’associations liées à l’environnement (Eau et Rivières Bretagne, Bretagne vivante, Côtes-d’Armor Nature Environnement (FNE), la Sauvegarde du Trégor, Halte aux Marées vertes, Avec, de la Source à la Mer, Cohérence...)


Des départs en car ont lieu à Brest, Morlaix, Vannes, Pontivy... Des covoiturages ont lieu depuis Rennes, Lanester, etc...


Texte du tract de la fédération anarchiste


Ce n’est pas parce que l’agro-industrie et l’État nous racontent des salades… que nous devons patauger dans les algues !


Les algues vertes sont la partie visible des dégâts liés à l’agriculture intensive.

Propulsée en Europe après la deuxième guerre mondiale, autant pour produire suffisamment de nourriture pour la population (raison officielle) que pour créer des marchés aux constructeurs d’engins agricoles motorisés et aux fabricants de pesticides, l’agriculture industrielle a aujourd’hui fait son temps :


- Elimination des petit-e-s paysan-ne-s, planifiée et mise en place par l’Union Européenne et ses États, notamment par le biais de subventions inégalement réparties, rendues nécessaires par la baisse volontaire des prix agricoles, avec un véritable soutien aux grandes exploitations. Depuis les années 60, via la Politique Agricole Commune, les États ont appuyé la concentration des exploitations. Dans les lycées agricoles, les programmes ont valorisé les grosses structures, au grand bonheur des banques qui ont octroyé des prêts tenant pieds et poings liés nombre d’exploitant-e-s agricoles.

Cette élimination des petites exploitations, outre qu’elle entretient la désertification rurale, l’inégale répartition de la population sur le territoire, se fait dans la douleur : chômage ou suicides sont trop souvent la porte de sortie des « éliminé-e-s ».

- L’utilisation massive des pesticides provoque des dégâts sur la faune et la flore, tant terrestre qu’aquatique, ici et ailleurs. Et on ne dira rien sur l’impact du lisier et des fientes de volaille !

- Horreur pour les animaux élevés (ou plutôt emprisonnés !), considérés comme des machines ou de simples produits.

- Notre santé est triplement menacée par les choix de l’agro-industrie : résidus de pesticides sur les végétaux et dans les produits animaux (qui s’accumulent plus on monte dans la chaîne alimentaire), résidus d’antibiotiques et de vaccins dans les produits animaux (chair, lait, œufs), alimentation trop riche en produits animaux et sous-produits animaux (excès de graisses saturées et de protéines animales).

- Gouffre à eau et à produits chimiques pour la culture du maïs essentiellement destiné à l’élevage.

- Importation massive de céréales et soja (OGM à 80% pour la Bretagne) dont la culture est l’une des causes de la déforestation en Amazonie. Cette nourriture végétale qui aurait pu servir directement aux humain-e-s est détournée en faveur des animaux élevés mais avec une perte considérable (pour produire 1 g de protéine animale il faut 7 g de protéines végétales)… Ce choix de l’agroalimentaire participe aux famines.

- Conditions de travail peu reluisantes dans les usines de l’agro alimentaire avec des taux élevés de troubles musculo-squelettiques. Syndicalisme combattu et de fait quasi inexistant dans certaines grandes boîtes…


Ne nous laissons pas berner par les fausses solutions : le traitement du lisier par méthanisation ne « résout » qu’un des problèmes de l’agriculture intensive et de fait il entretient les autres tares du système, listées ci-dessus !


D’aucun-e-s, conscient-e-s des problèmes, revendiquent un État qui devrait devenir de « droit ». Or, l’Histoire prouve qu’il ne l’a jamais été. Ce n’est pas dans sa nature de l’être, parce qu’il est fondé sur la force. Effectivement, c’est se leurrer sur le rôle de cet appareil : il n’est pas un outil neutre qui pourrait être dirigé en faveur de la population via un gouvernement qui serait éclairé, juste, social et écolo... L’État est au service des classes dominantes du capitalisme, il est adapté à gérer l’ordre social inique actuel… De fait, c’est l’argent public qui finance la recherche développement, c’est l’État qui verse des aides sans contreparties, qui finance les plans de reconquête de l’eau, après avoir autorisé tous les excès (légalisation d’élevages géants et pollueurs…), amnistiant en quelque sorte le système agro-industriel. Il réprime les mouvements contestataires.


Alors si vous ne voulez surtout pas changer cette situation, alors surtout :


N’achetez pas auprès de petits producteurs & productrices locaux,
N’achetez pas bio,

Continuer à faire vos courses dans les hypermarchés,
Ne vous investissez pas dans une AMAP (Asso pour le maintien d’une agriculture paysanne), ni dans un groupement d’achat coopératif,
Mangez de plus en plus de viande et de produits ovo lactés,
Contentez vous de vous informer par les médias officiels,
Regardez les publicités, ne les barbouillez pas,
Ne vous abstenez pas aux élections,
Ne défilez pas dans la rue pour protester,
Ne réfléchissez pas à l’idée de révolution sociale émancipatrice, ne vous organisez pas en conséquence,

Rejetez l’idée de mise en commun des terres, de partage du travail et des fruits de ce travail,
Ne revendiquez pas la décroissance libertaire, l’expropriation des capitalistes, l’autogestion généralisée de la société,…

Et si vous voulez vraiment que ça change, vous savez ce qu’il reste à faire !

Des anarchistes ont choisi de se fédérer pour essayer de renverser ce monde absurde. Logique de profit = logique de mort.


Groupes de Bretagne de la FÉDÉRATION ANARCHISTE

Par anars56
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Mardi 11 août 2009
Le 14 juin 2003, le réseau Cohérence, fédération d'associations liées à l'environnement dans l'ouest de la France, organisait un "rassemblement citoyen pour un développement durable" à Redon...
Bien que l'appel fut loin d'être révolutionnaire (!), les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste ont décidé de se mobiliser pour faire connaître leur point de vue dans ce milieu qui est quand même actif et militant. C'était le début de la revendication politique de "décroissance" pour l'Union régionale Bretagne de la fédération anarchiste, thème que nous avions commencé à faire apparaître 2 ou 3 ans auparavant, lors des mobilisations contre les incinérateurs de déchets.
5000 personnes s'étaient mobilisées à l'occasion. Pour notre part, nous avions une banderole fort joyeuse "logique de profit = logique de mort" et ce slogan qui faisait fureur "Ni dieu, nitrates, ni technocrates !".

Voici le texte du tract que nous avions diffusé à l'époque.


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IL N’Y A PAS DE CAPITALISME DURABLE !

 


UN CONCEPT TOXIQUE

 

"Développement durable" pourrait signifier amélioration des relations humaines : égalitaires et sans rapport de domination, ou alors éducation qui favorise l’ouverture aux autres. Mais derrière cette notion de développement durable se cache l’idée d’exploitation durable de la planète : dans notre société capitaliste, une entreprise ne peut survivre dans un contexte concurrentiel sans grandir pour pouvoir augmenter sa productivité et ainsi devenir plus compétitive que ses rivales. Elle doit alors trouver plus de débouchés et vendre de plus en plus de produits de plus en plus loin. C’est ce qu’on appelle la croissance.

Or la croissance économique nécessite une augmentation de la consommation de matières premières (transport de marchandises, construction de machines…). Mais nous vivons sur une planète finie dont les ressources ne sont pas inépuisables. La qualité de l’eau en Bretagne, avec ses nitrates et pesticides, témoigne de façon éclatante des effets désastreux de l’expansion de l’agro-industrie. Pour autant, ce serait une erreur de s’auto-centrer sur son terroir et rêver d’en faire un espace "propre". Partout, les industries s’accroissent et s’approprient les ressources (bois, eau, pétrole…) en exploitant toujours plus le travail des humains, jusqu’aux enfants. Le développement capitaliste ne peut donc être durable.

Il n’est pas besoin d’être expert-e pour savoir que les prochains conflits auront lieu autour de la question du contrôle de l’eau. C’est d’ailleurs déjà le cas de nombreuses guerres, comme en Israël-Palestine.


 

LA PREUVE PAR TCHERNOBYL

 

Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, conduisant à une des plus grandes catastrophes industrielles. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de personnes en subissent les conséquences (nouveaux nés mal formés, cancers…). Pourtant, au nom de la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre, certes inquiétante, le nucléaire nous est présenté comme le remède miracle. Quand on connaît les dangers que représente l’énergie atomique (dont la fabrication de bombes atomiques !), ainsi que les problèmes liés aux déchets qu’elle engendre, on voit mal où se situe la durabilité.


 

POUR LA DÉCROISSANCE ASSOCIÉE AU PARTAGE DES RICHESSES

 

Nous sommes donc de plus en plus nombreuses et nombreux à chercher la réponse ailleurs que dans un quelconque développement, durable ou non. Plutôt que de favoriser la croissance pour créer de l’emploi et soi-disant réduire les inégalités sociales, nous estimons qu’il serait préférable de repenser nos modes de vie dans une optique de décroissance : de quoi avons-nous vraiment besoin ? Que produisons-nous ? Comment ? Pour qui ?

Il ne s’agit pas de freiner la machine mais bien de l’arrêter et de la faire partir dans une autre direction.


Voici quelques axes pour lesquels la décroissance, associée au partage des richesses, constitue une priorité :

 

- Arrêt de toute production militaire et reconversion des personnels vers des activités civiles socialement utiles et écologiquement acceptables.

- Réduire le besoin en pétrole : facturation du coût aux entreprises ou subventionnement des transports collectifs (bus, train, tramway) pour en assurer la gratuité  (Vitré a opté pour le bus gratuit). L’usage de la voiture s’en trouvera limité. Développement du ferroutage. Réduction drastique des déplacements en avion pour circuler sur le territoire français (donc refus de la folie de l’aéroport de Notre-Dame des Landes). La nécessité de la vitesse est liée étroitement au système capitaliste, à cause duquel notre temps est confisqué par le travail.

- Agriculture biologique et réduction massive de la consommation de viande, ce qui libèrerait un surcroît énorme de denrées végétales.

- Opposition à l’incinération, non seulement parce qu’elle génère des rejets polluants, mais parce qu’elle est une porte de sortie apparente trop facile pour les industries génératrices de déchets et un marché bien lucratif… Réduire la production de déchets est indispensable.

 

Inutile de faire un catalogue : c’est à la population d’en débattre, pour déterminer ses choix. Manifester est le premier pas nécessaire pour reprendre la parole que nous confisquent technocrates et élu-e-s…


 

C’est pourquoi nous nous mobilisons pour : affirmer notre refus du nucléaire, le refus du pillage des ressources, du productivisme…etc. Changeons nos modes de production pour changer nos modes de consommation et inversement ! Pour que la population se rende maîtresse de la production et organise la distribution dans un sens écologique et social, il est incontournable d’abolir la propriété privée des moyens de production, pilier du capitalisme et de sa logique de profit. Il s’agit alors de socialiser les moyens de production, d’en assurer l’autogestion par les travailleuses et les travailleurs sur la base de l’égalité économique et sociale, de déterminer la production selon les besoins de la population et d’éduquer à la responsabilité écologique et sociale. Il en est de la responsabilité de chacun-e. Ce n’est pas l’État, défenseur s’il en est des multinationales qui le fera… au contraire !

 

Union Régionale Bretagne de la Fédération Anarchiste





Par anars56
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Jeudi 6 août 2009
A Notre Dame des Landes, 12 km au nord de Nantes, entre le 1er et le 9 août 2009, se déroulent simultanément la semaine de résistance contre l'aéroport et le camp action climat 2009.
Une grande manifestation a lieu sur le site ce samedi 8 août 2009. les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste (FA) y seront et distribueront le tract suivant.
En espérant vous y retouver !



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Pour une société libre et autogérée !


 

   Pendant longtemps, ce qui a caractérisé les sociétés traditionnelles, ce fut l'insertion des besoins individuels et collectifs au sein des grands équilibres humains et environnementaux dont elles dépendaient (autoconsommation, autarcie, échanges quotidiens, locaux ou à faible distance). La colonisation et la révolution industrielle, en faisant apparaître la croissance économique, vont bouleverser ces relations. Avec le fordisme et le taylorisme, puis le plan Marshall et la prétendue aide aux pays pauvres, le capitalisme industriel va assurer la sophistication continue de la société dite de consommation. Historiquement, la société capitaliste est la première, et pour l'instant la seule, à viser la croissance des forces "productives" et à en faire le moteur de son développement. C'est bien l'accumulation du capital et la recherche du profit qui en sont la cause.

 

   L'expansion de cette société thermo-industrielle se manifeste selon plusieurs aspects : aménagement du territoire, urbanisation, industrialisation... Mais c'est sans doute le transport qui constitue à la fois la principale aberration et la plus grande source de dilapidation des ressources naturelles.     La deuxième moitié du 20e siècle s'accompagne d'une transformation considérable des systèmes de relation et d'échange, qui se traduit par une croissance importante, en tonnages, mais surtout en distances parcourues par les marchandises et les hommes, et par conséquent en quantités d'énergie et de matières premières consommées. Un prétendu "besoin" de mobilité qui sera consciencieusement entretenu pour satisfaire les seuls intérêts économiques.

 

   Un projet délirant


   Vieux de 40 ans, c'est dans ce contexte que se situe le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-landes. La nature même de la dynamique capitaliste, la mégalomanie des hommes politiques, l'acharnement des technocrates suffisent à le justifier : "développement économique", "région compétitive", "défis du 21e siècle"... Outre le coût élevé (quatre milliards d'euros), les conséquences seraient à la fois sociales et environnementales : disparition de 800 maisons, de 50 exploitations agricoles (2000 ha concernés), étalement urbain, gaspillage du carburant, nuisances sonores pour près de 80 000 personnes, incidences sur le dérèglement climatique...). Alors que nous sommes à quelques années de la fin du pétrole bon marché, alors que l'aviation civile aura probablement disparu dans dix ans, ce projet symbolise jusqu'à la caricature la fuite en avant suicidaire d'un système condamné à une croissance économique illimitée pour surmonter ses propres contradictions.

 

   Une autre société


   Tout le monde ne se résigne pas face à la propagande institutionnelle. Des élus se posent des questions  sur la pertinence du projet dans le contexte actuel. Depuis plusieurs années, de nombreux militants de sensibilités diverses se sont investis dans la lutte contre ce projet, notamment pour empêcher le prélèvement de carottes géologiques réalisé pour étudier le sous-sol. Mais ces luttes resteront stériles (quand bien même l'aéroport ne se construirait pas) si elles ne s'inscrivent pas dans un projet social et politique alternatif cohérent, celui d'une décroissance libertaire. Il ne sert à rien de gesticuler contre le nucléaire, les OGM ou les nanotechnologies si l'on reste dans le cadre du capitalisme industriel, même étiqueté "vert" ! Dénoncer le modèle productiviste, la concentration du pouvoir, la compétition impitoyable, les comportements prédateurs, le mirage de la techno-science ou la marchandisation de toute activité humaine ne suffit pas.

 

   La notion récente d'empreinte écologique montre, en effet, que l'impact de l'humanité sur le milieu dépasse de 30 % les capacités de régénération de la biosphère. Si tous les habitants de la planète adoptaient le mode de vie occidental, les ressources totales ne suffiraient pas ! Il nous faudra bientôt plusieurs planètes. La croissance économique n'est donc plus possible : la décroissance est incontournable. Le capitalisme ayant besoin de cette croissance pour assurer sa propre survie, l'impératif est donc de sortir le plus rapidement possible de ce système.

 

   Or nous n'y parviendrons que par une révolution sociale, c'est-à-dire une ré-appropriation de notre avenir. La construction de cet "autre monde" tant claironnée par certains, ne surviendra pas par un parlementarisme stérile, par les stratégies politiciennes, par la mascarade électorale, mais par la mobilisation et la détermination du plus grand nombre. Les Etats sont définitivement réduits à servir les intérêts des classes possédantes, à jouer les chiens de garde des oligarchies financières, à renflouer des coffres vidés par des spéculations hasardeuses. La résignation et la lâcheté d'aujourd'hui préparent, pour les années qui viennent, les pires conditions que l'humanité ait dû affronter depuis ses origines.

Par anars56
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Dimanche 28 décembre 2008
Voici le texte du tract de l'Union Réionale Bretagne de la Fédération anarchiste, sorti en mars 2008.

POUR SE DÉBARRASSER DES OGM, DÉBARRASSONS NOUS DU CAPITALISME !

Non, les OGM ne sont pas en mesure de "relever les défis alimentaires et environnementaux". Ils n'ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l'écologie quand on sait que c'est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l'armée américaine l'Agent Orange qui a permis aux Etats-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Viet-Nam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l'agriculture mondiale qui fournit aujourd'hui au moins 120 % des besoins de l'humanité, en détourne une grande partie pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale : il ne s'agit donc pas d'augmenter la production, mais d'en assurer la distribution, c'est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !
 
Les OGM sont à la fois une réponse que l'agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu'elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d'élevages industriels...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.
 
Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C'est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d'empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d'imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l'existence des droits de propriété intellectuelle.
 
Cette course au brevet est l'aboutissement d'un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l'appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !
 
Outre le fait qu'il comporte des risques pour la santé, ce "commerce illégal du colonialisme moderne", cette "biopiraterie", ce "hold-up sur le vivant" a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d'être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d'ailleurs la demande d'un moratoire ou l'étiquetage des produits) si elles ne s'inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste. Les naïfs qui ont cru au Grenelle de l'environnement risquent rapidement de déchanter.
 
En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d'un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective; c'est ce qu'une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936.
 
Mais le plus grave est ailleurs. Dans la montée en puissance, parallèlement aux progrès du génie génétique, d’une systématisation des contrôles, d'une sociobiologie qui fait la part belle à l'inné au détriment de l'acquis : les causes des inégalités sociales, de la pauvreté,  de l'exclusion se trouvent dans les gènes : il suffira donc, pour les dirigeants, de choisir ceux qui auront droit à la vie. Seule une révolution sociale peut mettre fin à ce projet totalitaire.
Par anars56
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Agenda de la semaine

Les détails sont dans les pages "actus anars 56". Ces infos sont données pour une vision rapide. Il va de soi que le groupe libertaire ne se reconnaît pas obligatoirement dans tout ce qui est dit ou fait.


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Lundi 30 novembre - Quéven (56).  Festival national de films ALIMENTERRE 2009 - Projection au Centre culturel Les Arcs - 20h. Thème : "Ne laissons pas filer la pêche", 2 films : "Face à la tempête" de Charles Menzies, 2008, 37' et "Une pêche d'enfer" de Vincent Bruno, 2006, 23'. Animateur : Jean Michel Le Ry, ingénieur halieute, consultant pour la FAO.
Plus d’infos http://www.queven.com/modules/actualites/upload/ProgrammeAlimenterre.pdf
Organisation : http://www.crisla.org   - Email : crisla@ritimo.org - Tél. 02 97 64 64 32

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Mercredi 2 décembre – Locoal-Mendon (56) : Soirée-débat sur le thème des personnes vieillissantes : « Prévention du « mal vieillir »…Comment soutenir les « aidants naturels »…Comment prévoir pour mieux organiser … Les docteurs Courouge et Jeffray plus Céline Gueguen Huchet du CLIC (centre local d’informations et de coordination) animeraient le débat. Organisée par Cétadir. 20h30, salle de l'ancienne mairie.

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 Jeudi 3 décembre – Vannes : Film « L'argent raconté aux enfants et à leurs parents », 20h30, au café Le Vieux Trussac, place Anatole-France, 55 mn. Claudio, le réalisateur du doc, discute avec ses parents, immigrés italiens. On cause histoire monétaire, portefeuille maternel,  endettement et d’une monnaie alternative qui a eu cours quelque temps en Italie du centre. Organisé par les Artisans filmeurs. Gratuit. Séance suivie d'un débat.

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Vendredi 4 décembre – AurayAssociation Rhizomes : Atelier de découverte des Logiciels Libres en partenariat avec la médiathèque d’Auray. Thème : «Musique libre et montage sonore». De 19 h à 21 h 30. INSCRIPTION à la médiathèque. Centre culturel Athéna, place du Golhérez. Tél. : 02 97 56 18 01. Adressel : point.multimedia(a)ville-auray(.)fr

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 Vendredi 4 décembre – Pénestin - 20h30 - Bateau livre. Sanmélé propose la projection du film "in prison my whole life" de Marc Evans. Accusé d'avoir tué un policier, Mumia Abu Jamal croupit toujours dans le couloir de la mort, près de 30 ans après les faits. Or, les interrogations quant au déroulement des faits et du procès demeurent... Une personne du comité de soutien de Mumia Abu Jamal sera présente. L'entrée est libre.

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Samedi 5 décembre – Ploërmel : 4e anniversaire des caméras !
- 14h00 : départ place de la Mairie. Exposé-discussion lors d'une rando cycliste autour des sites vidéo-surveillés.
- 20h30 : concert de soutien au bar Ty-Sam (4 rue de l'église) avec Monoclé (noise) et Nicolas (punk). Prix libre.

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Samedi 5 décembre – Rennes : Manifestation « marche régionale contre le chômage, les précarités et les licenciements », à l’appel de mouvements de chômeuses et chômeurs, avec le soutien d’organisations syndicales et de partis politiques. 15h, place de la Gare.

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Vendredi 11 décembre – Questembert – 20h30 – Centre Alan Meur. Débat public sur l’anarchisme : pourquoi et comment ; histoire et actualités… d’une recherche de l’émancipation individuelle à une recherche vers une (ou des) alternative(s) sociale(s) et écologiste(s). Organisée par le groupe libertaire Lochu-Ferrer et fédération anarchiste Vannes-Lorient. Entrée libre bien sûr.

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