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Anti nationalisme

Jeudi 7 février 2013 4 07 /02 /Fév /2013 13:32

dvd escadrons

Affiche cine anar escadrons

 

 

 

 

 

Vannes

Soirée cinémanar. "Les escadrons de la mort, l'école française". Projection et débat proposée par le groupe libertaire Lochu. Fruit d'une enquête de 2 ans, ce documentaire (prix du « meilleur documentaire politique de l'année » en 2004) de Marie-Monique Robin ("Le monde selon Monsanto", "Notre poison quotidien", "Les moissons du futur"...) révèle l'implication directe de militaires français dans les guerres sales d'Amérique du Sud. Il montre comment et pourquoi les méthodes utilisées durant la guerre d'Algérie (torture, élimination de prisonniers...) ont été enseignées et propagées ensuite à travers le monde jusqu'à aujourd'hui... Démocratie ?


 Vendredi 8 février, à 20 h 30, Palais des arts et des congrès, Place de Bretagne, Vannes. Entrée gratuite (en accord avec l'auteure : Marie-Monique Robin).

 

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Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l'Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la « guerre sale » (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort...). C'est en enquêtant sur l'organisation transnationale dont s'étaient dotées ces dictatures -- le fameux « Plan Condor » -- que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d'Alger » sont enseignées à l'École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s'installe une « mission militaire permanente française » constituée d'anciens d'Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la « guerre moderne », qu'ils appliqueront au Sud-Viêtnam.
Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu'à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, le livre -- fruit d'une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe -- dévoile une page occulte de l'histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l'OAS, des fascistes européens ou des « moines soldats » agissant pour le compte de l'organisation intégriste la Cité catholique...

Par anars56 - Publié dans : Anti nationalisme
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Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 22:59

Communiqué du CVED (Comité morbihannais de vigilance contre l'extrême droite)

 

Ce samedi 2 juin, s’est tenue à Vannes à l’hôtel Mercure (groupe Accor), une conférence intitulée les "Assises face à l'immigration" par quatre groupuscules de la frange dure de l’extrême droite, raciste et fasciste.


Nous nous interrogeons sur la complaisance de l’hôtel Mercure quant à la tenue de ce genre d’événement nauséabond. Devant l’hôtel Mercure circulait un service d’ordre musclé avec chien (typique de ce genre de rassemblements).


La préfecture et la mairie de Vannes ne pouvant qu’être au courant de la tenue de cette assemblée, nous nous interrogeons également sur leur complaisance. En mars 2009, la mairie de Vannes avait pris un arrêté pour annuler le spectacle de Dieudonné au motif de risques de "troubles à l'ordre public". De même, l'Hôtel Mercure (groupe Accor) où devait se dérouler le "spectacle" de "l'humoriste" avait aussi annulé sa prestation... (cf. cet article de Libération : http://www.liberation.fr/societe/0101558685-dieudonne-persona-non-grata-sur-la-voie-publique-a-vannes)

On pouvait s’attendre à ce que des propos racistes tombant sous le coup de la loi soient prononcés au cours de cette conférence diffusée également en direct sur internet, ce fut effectivement le cas : discours tenant des thèses racialistes et ethno différencialistes.

Un groupe de jeunes vannetais s'est rassemblé pacifiquement devant l'Hôtel Mercure pour protester contre ce type de discours racistes. La réponse du service d'ordre des organisateurs de la conférence a été à la hauteur des thèses haineuses qu'ils professent, c'est-à-dire brutale : gaz lacrymogène, agressions à la batte de base ball, jets de pierres et de bouteilles sur les jeunes qui ont été surpris et qui ne venaient pas pour en découdre. Il y a eu 3 jeunes blessés dont 2 hospitalisés.

Les institutions et la direction de l'hôtel Mercure n’ont pas joué leur rôle en laissant les adversaires de la démocratie s’organiser.


Nous, comité morbihannais de vigilance contre l'extrême droite, condamnons fermement les violences commises contre les jeunes par les nervis d'extrême-droite. Nous dénonçons à la fois les idées et pratiques développées par les organisations d'extrême-droite (fussent-elles groupusculaires) et la complaisance vis-à-vis de celles-ci par la Préfecture, la Mairie de Vannes et l'hôtel Mercure.

Une des structures organisatrices de ces "assises face à l'immigration" avance masquée car elle présente des candidats et candidates aux futures élections législatives sous des apparences "régionalistes modérées" au nom de "Bretagne nous avons foi en toi". Il est important pour nous de leur faire tomber le voile : il s'agit bien d'une structure fascisante.

Ci-joint un lien vers un dossier qui étaye (avec des références) en quoi les membres de la liste « Bretagne nous avons foi en toi » qui se présentent aux législatives, tiennent des propos racistes et peuvent être assimilés à l'extrême droite (version pdf) : http://www.antifabzh.lautre.net/roazhon/wp-content/uploads/Dossier-Les-identitaires-aux-l%C3%A9gislatives-de-juin-2012-en-Bretagne.pdf


Le CVED 56 (Comité de vigilance contre l'extrême droite, morbihannais) soutenu par Alternative libertaire Lorient, Breizhistance Vannes, Cgt Educ'action 56, CNT 56, groupe libertaire Lochu (Fédération anarchiste Vannes) et des individus.

http://cved-bzh.pagesperso-orange.fr/

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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 21:24

concert resf 56 200412 Vannes

 

Concert de soutien au Réseau Education Sans Frontières 56.

19h30 précises - L'entrée est à 5 euros (pour le soutien !) et non gratuite - Bar L'Eloge de la Lenteur, 16 rue de Chateaubriand, Vannes

Sons Of Flaherty (celtic folk acoustik - Vannes)
Bakounine (punk d-beat - Quintin)
Heaven Sucks (metal hardcore - Rennes)
Broken (angry dub punk - Brest)
Murder One (hardcore rural - Vannes)

Par anars56 - Publié dans : Anti nationalisme
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 12:57

 

À chaque saison, ses miasmes, ses maladies. La saison électorale arrive et avec elle, sa pandémie de haine et de connerie. Cette fois-ci, Sarkozy ayant bien du mal à faire fonctionner le vase communiquant, le F-Haine retrouve toute sa vigueur.
Comme toujours en pareil cas, les politiciens de tous bords, ne manquent pas de fustiger l’abstention. Ils nous la jouent « Syndrome du 21 avril » ou « 21 avril à l’envers », selon le camp où ils se situent.
Pour parvenir à faire se déplacer un nombre significatif d’électeurs et préserver ainsi leur légitimité, nos politiciens n’hésitent pas à brandir les intentions de vote FN. Ils espèrent ainsi culpabiliser celles et ceux qui de plus en plus nombreux, refusent de participer à la mascarade électorale.
Disons-le d’entrée : si l’extrême droite est fort utile au jeu politicien, elle ne constitue pas moins un danger bien réel pour toute la société. Mais ce n’est pas à coup d’élection – bien au contraire – que l’on parviendra à terrasser la bête.
Le bulletin de vote n’est pas et n’a jamais été un bouclier pour se préserver de l’extrême droite. D’abord parce que celle-ci n’hésite pas, lorsqu’elle en a les moyens, à recourir à la force pour s’emparer du pouvoir. Mais aussi, parce que les élections lui ont parfois fourni l’occasion d’accéder à la tête de l’État, conformément aux règles de la démocratie.

Un peu d’histoire


Ce fut le cas pour les nazis dans l’Allemagne des années trente.
Lors des élections législatives de novembre 1932, le NSDAP – parti d’Adolf Hitler – bien qu’arrivant en tête, avec 33,1 % des voix, subissait un net recul. Il perdait deux millions de voix et – 34 sièges au Reichstag par rapport aux élections précédentes.
Dans Le Populaire, Léon Blum prophétisait « la route du pouvoir est définitivement fermée pour Hitler ».
Pourtant, seulement deux mois plus tard, le 30 janvier 1933, à force d’intrigues et tractations de la part des politiciens allemands, Hitler était nommé chancelier de la République de Weimar, conformément aux règles de la démocratie, en qualité de leader du parti arrivé en tête aux élections.
C’est encore par des élections – les législatives du 5 mars 1933 – que « le führer » va asseoir son pouvoir en obtenant cette fois-ci, après deux mois de terreur et de propagande, 43,9 % des voix. Deux semaines plus tard, le 20 mars 1933, le troisième Reich était proclamé. Ce même jour, Heinrich Himmler inaugurait le camp de Dachau pour y enfermer les opposants au régime.
Quelques années plus tard, un autre drame politicien se jouait en France. Le 10 juillet 1940, la République était sabordée et Pétain recevait les pleins pouvoirs des mains d’une Assemblée nationale composée du Sénat et d’une Chambre des Députés, pourtant majoritairement élue à gauche en 1936 au moment du Front Populaire.

Le gourdin et le bulletin


Ces dernières années, l’extrême droite n’a eu aucune difficulté à gouverner dans des pays européens (Italie, Autriche, Suisse…) pourtant qualifiés de démocratiques et d’États de droit.
Il est vrai que tout État porte, par essence, les germes du totalitarisme, car fondé sur la domination de l’Homme par l’Homme. Et diviser pour régner, désigner des boucs émissaires, c’est le propre de toute méthode de gouvernement.
Le fascisme se distingue, en poussant à son paroxysme la violence et la hiérarchisation ethnique, sociale, culturelle et sexiste des individus afin d’établir la suprématie de la race, de l’élite, de la nationalité, du mâle, du chef.
Évidemment, il n’est pas indifférent de vivre en démocratie plutôt qu’en dictature !
Mais reconnaissons que, dans la France d’aujourd’hui, avec son idéologie sécuritaire, ses dispositifs policiers et de surveillance, ses lois répressives, xénophobes et antisociales, l’extrême droite n’aurait pas grand-chose à modifier pour obtenir un contrôle global et une soumission absolue des populations.
Démagogue et populiste, celle-ci préfère obtenir un consentement populaire, bien qu’elle n’hésite jamais à recourir aux méthodes coercitives lorsqu’elle le juge nécessaire.

Comme un poisson dans l’eau


Avec notre type de démocratie, parce qu’elle est fondée sur la représentativité, « le citoyen » n’a pas son mot à dire. On ne l’invite pas à réfléchir, à débattre, à donner son opinion, encore moins à participer à une prise de décision collective. Il est seulement appelé, tous les cinq ou six ans, à choisir, isolé dans l’intimité de « l’isoloir » celui ou celle qui va parler en son nom, décider à sa place. Celui ou celle qui va le gouverner durant plusieurs années.
Libre à lui, ensuite, de manifester son opinion ou son opposition dans les limites que ses maîtres lui auront accordé par la loi.
Comment s’étonner dès lors, notamment en période de crise, que certaines personnes, déroutées, s’engouffrent dans cette logique et aient recours à l’homme ou à la femme providentiel (le), celui ou celle qui, soufflant sur les braises du mal-vivre, va développer le discours le plus démagogique, faire croire à des solutions simplistes et expéditives.
On peut d’ailleurs facilement le constater : à chaque élection, de sondage en sondage, au fur et à mesure que se rapproche l’échéance, l’extrême droite progresse. Celle-ci est en campagne électorale comme un poisson dans l’eau.

Sans complexe


A contrario, lorsque les gens prennent leur vie en mains, retrouvent la volonté d’agir contre les injustices et réfléchissent par eux-mêmes à un avenir meilleur, alors, comme par enchantement, l’extrême droite tend à s’effacer du paysage politique. Cela nous avons pu le constater lors de chaque mouvement social et à nouveau, lors des luttes contre la réforme des retraites.
Voilà pourquoi, face à l’extrême droite, il sera bien plus efficace d’exprimer, par l’abstention, son refus de cautionner un système électoral qui, parce que créateur d’illusions et de soumissions, nourrit la stratégie de celle-ci. Sans compter que la loi électorale et le mode de financement des partis, vont permettre au FN de renflouer ses caisses avec l’argent public.
Il est à souhaiter que des millions de gens préfèrent conserver leur énergie pour contribuer à développer l’esprit de révolte et cultiver l’insoumission.
Pour ma part, en dépit des jérémiades de nos chers politiciens, je n’aurai aucun complexe à assumer mon abstention.

Jean Raj

Extrait du Monde libertaire n°1659 (9-15 février 2012)

Par anars56 - Publié dans : Anti nationalisme - Communauté : Libertaires
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 14:05

Cet article est paru dans la revue Anarchosyndicalisme n° 127 de la section Toulouse de la CNT-AIT, sous le titre "Algérie". Il synthétise, à nos yeux, les causes et conséquences humaines, sociales et économiques de la colonisation de l'Algérie par l'Etat français... Il peut là aussi être constaté une forme d'accaparement des terres.

 

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ALGERIE

Pendant plus de trois siècles, l’État français s’est employé, sous des prétextes divers, à conquérir de nouveaux territoires sur tous les continents. Au début du XXe siècle, la France régnait sur un véritable empire. Aujourd’hui, il ne reste de cet empire colonial que des souvenirs que certains, nostalgiques d’une prétendue grandeur, voudraient faire revivre. A les entendre évoquer le dévouement des colons, la noblesse des militaires, l’humanité des religieux, tous au service de « l’œuvre civilisatrice de la France, pays des droits de l’Homme », on pourrait croire que l’entreprise colonisatrice française fut une entreprise désintéressée, exclusivement à but humanitaire.

 

Soucieux de s’attirer les bonnes grâces de ce public, le gouvernement a, le 23 février 2005, publié une loi qui exprime la reconnaissance de la nation « aux hommes et aux femmes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements d’Algérie...  ». Pourtant, malgré ce que cette loi unilatérale voudrait nous faire croire, la colonisation ne s’est pas faite dans un but philanthropique. Cécil Rhodes, véritable prophète anglais du colonialisme, affirmait crûment : « Nous devons trouver de nouvelles terres où nous procurer facilement des matières premières et exploiter en même temps la main-d’œuvre servile à bon marché fournie par les indigènes ». En résumé, l’entreprise coloniale n’a eu pour objectifs que la conquête de nouveaux territoires afin d’exploiter leurs richesses naturelles, dominer les populations au besoin par la force, créer de nouveaux débouchés pour les industries du pays colonisateur et résoudre partiellement la question sociale (les territoires conquis devenant des lieux de bannissement pour les exclus, révoltés...). En niant ces faits historiques, en affirmant uniquement les aspects positifs de la colonisation, les promoteurs de cette loi se comportent comme les défenseurs du colonialisme au XIXe siècle. Ainsi, lors des débats à la Chambre des députés les 28 et 30 juillet 1885, le ministre Jules Ferry déclara : « Il y a un second point, un second ordre d’idée que je dois aborder, c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question (…) Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures (murmures). Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles ; elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ». Remarquons que, en prétendant donner à la colonisation de nobles objectifs, le père de l’instruction publique française, défenseur acharné du colonialisme, par ailleurs auteur de la formule « Les droits de l’Homme n’ont pas été écrits pour les nègres d’Afrique Equatoriale  », affichait ouvertement son racisme.

 

Parmi toutes les colonies françaises, l’Algérie fut certainement la plus importante, celle où vinrent s’installer le plus grand nombre de colons, celle qui bénéficia de la plus grande attention de la part du pouvoir. La conquête (de juillet 1830 à 1857) fut d’une sauvagerie extrême : exécutions sommaires, destructions de villages, tortures, enfumages. Le lieutenant-colonel de Montagnac écrit ainsi le 15 mars 1843  : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied... ». Selon les historiens, presque 30 % de la population périt dans cette période des conséquences directes ou indirectes de la guerre. Par la suite, de nombreuses révoltes, aussi sauvagement réprimées, émaillèrent l’histoire de l’Algérie coloniale.

 

Les défenseurs du colonialisme mettent au compte de la colonisation, le développement des infrastructures : routes, ponts, ports, villes. Mais ils ne posent pas la question : au profit de qui  ?

 

Car en fait, deux populations vivaient en Algérie, d’un côté la population algérienne (90 % du total) dont le statut était strictement défini par le code raciste de l’indigène (un indigène n’était pas citoyen français et il lui était quasiment impossible de le devenir), de l’autre la population des colons, d’origine européenne (après 1881, n’importe quel européen émigrant en Algérie acquérait automatiquement la citoyenneté française). La quasi totalité des richesses, l’industrie, les mines, les banques, les commerces appartenaient aux colons qui constituaient moins de 10 % de la population. Dans l’agriculture, 3 % de la population possédait plus de 30 % des terres ; les meilleures.

 

Autre point mis en avant par les défenseurs du colonialisme : l’œuvre éducatrice de la France. Laissons parler les chiffres. En 1956, cent ans après la fin de la guerre de colonisation ; 85 % de la population algérienne était analphabète. Au total, à peine 500 instituteurs d’origine algérienne furent formés en 130 ans de colonisation ! Dans son ouvrage « La nuit coloniale », Ferhat Abbas, ancien président du GPRA écrit : « Nous étions en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 médecins, 400 instituteurs, 3 ingénieurs  ». Sur les 5 500 étudiants inscrits à l’université algérienne, on comptait environ 500 étudiants algériens (pour 8 millions d’habitants) et 5 000 étudiants européens (pour un peu plus d’un million d’habitants). En 1954, il y avait un étudiant pour 15 842 « indigènes » et un étudiant pour 227 européens. Soit plus qu’en métropole où le ratio était d’un étudiant pour 300 habitants. Ces chiffres parlent mieux que de longs discours et disent la vraie nature de la société coloniale.

 

Aujourd’hui, dans une véritable entreprise révisionniste, des politiciens habiles n’hésitent pas à falsifier la vérité historique pour flatter leurs électeurs, créer des haines parmi les exploités, les opposer les uns aux autres. Il est donc essentiel de dire ce que fut « l’œuvre civilisatrice de la France dans les colonies ».

 

 

 

Par anars56 - Publié dans : Anti nationalisme - Communauté : Libertaires
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Présentation

  • : Le blog de anars 56
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Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 18h15 à 20h15 à la maison des associations, 6 rue de la Tannerie, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire Lochu - Ferrer ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

Toutes les infos et tous les rendez-vous liés à la lutte contre l'aéroport de NDDLandes (44) et au soutien de la ZAD sont sur https://zad.nadir.org/?lang=fr
 

Prochain RDV organisé par le groupe Lochu : Vendredi 7 juin - Vannes - Face à l'austérité : les résistances sociales et alternatives autogérées en Grèce peuvent-elles nous inspirer en France ? Rencontre débat avec Yannis Youlountas, réalisateur de documentaires, chroniqueur à Siné Mensuel et écrivain sur la situation sociale en Grèce.


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Vendredi 24 mai - Rennes - Conférence-débat "Lesbophobie, où en sommes-nous ?" avec Stéphanie Arc (journaliste et philosophe. Elle est membre de la commission lesbophobie de SOS Homophobie et auteure de l’essai  Les Lesbiennes, idées reçues, 2009 et consacre actuellement ses recherches à la littérature lesbienne) - Organisée par l'association Questions d'égalité - 20h / Maison de Quartier Villejean 2 Rue de Bourgogne - M° Kennedy


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Samedi 25 mai - Vannes - Rassemblement pour la marche mondiale contre la multinationale Monsanto (Ogm, Aspartam, round up...) - 11h devant la préfecture


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Samedi 25 mai - Lorient - Festival Les Artdineries (Créez, achetez solidaire au profit de Un Toit pour tous - Droits au logement 56) - 18h30 - Organisé par l’association Les Voisins de jardin - Au bar Des Flots (20, avenue Perrière) - Restauration sur place (7€)


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Mercredi 29 mai - Vannes - 15h - A l'appel du collectif 56 "Urgence un toit pour Tous", rassemblement pour soutenir les soutenir les sans-abri (contre la fermeture de places, pour un hébergement 24h sur 24 avec un accompagnement social et pour exiger qu'une délégation soit reçue par le Directeur de la Cohésion Sociale - 15h devant la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, impasse d'Armorique (Kercado) - Covoiturage depuis Lorient : aire de Lanester Caudan, zone de Kerpont. Départ 14h15


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Vendredi 31 mai - Inzinzac Lochrist (56) - Cinéma le Vulcain - projection du documentaire de Michael Moore "Sicko" (sur le système de santé américain et ses dérives) - en partenariat avec l'UD CGT du Morbihan pour ses 100 ans


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Samedi 1er juin - Arradon (56) - 12h - Pique-nique végétarien (Chacun-e apporte à boire et à manger végétal puis nous partageons) - Table de presse : droits des animaux, aspects sociaux et environnementaux, livrets de recettes végétaliennes, tracts... - 14h30 Découverte des plantes locales comestibles, s'inscrire auprès de pom'lalibellule@netc.fr (limitée à 20 personnes) - Organisé par le collectif veg 56 - Allée de Truhélin sur l'aire de pique-nique face au golfe


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