Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 20:28

Rassemblement du 8 et 9 juillet 2017 : une zone d’artivisme

 

 

L’artivisme, néologisme formé des mots « art » et « activisme », désigne toutes formes artistiques qui se préoccupent des questions politiques et s’engagent dans la lutte de façon active et directe. L’art qui provoque une expérience esthétique, c’est-à-dire la manifestation chez le spectateur à la fois d’une émotion et d’une vérité provenant de la forme esthétique, se joint à l’action directe qui cherche à créer une subversion politique et sociale en ayant une empreinte directe sur l’environnement. De ce fait l’art et l’activisme se rejoignent sur des formes esthétiques « in situ » tels que le land art, le street art, la performance, le carnavalesque et les happenings. Le rassemblement politique contre la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes du 8 et 9 juillet 2017 offraient-ils différentes formes d’artivisme ?

 

Dans un premier temps, la forme esthétique la plus visible et la plus « commerciale », c’est-à-dire faisant « vendre » le rassemblement et amener des participant-e-s, était la scène musicale. A partir de 18h jusqu’à 2h du matin le samedi défilaient de nombreux artistes : ZADsocialRAP, Miossec, E.D.F Trio, Didier Super, Beat Bouet Trio et Molécule. De même le dimanche, il était possible d’écouter de 14h à 20h45 Barba Loutig, René Lacaille èk marmaille, HK « l’Empire de papier », Gabriel Saglio et les Vieilles Pies. La plupart de ces artistes expriment par les paroles de leurs chansons un engagement politique en dénonçant et contestant certaines inégalités sociales, violences symboliques et absurdités écologiques découlant du système dominant en place. Ainsi, pour donner quelques exemples,

ZADsocialRAP

ZadsocialRap est un collectif créé sur la ZAD il y a trois ans. Il mêle écriture poétique et rap afin de raconter les difficultés et les espoirs qui se lient à la ZAD telles que les violences policières et certaines utopies écologiques et sociales. Leurs productions sont audibles sur youtube ou soundcloud et les titres des chansons montrent le lien étroit entre leur art et l’activisme : Premier Sinistre, Infraction capillaire, Message aux générations futures, Signe ou saigne, etc. Leur artivisme s’inscrit dans la tradition du rap engagé qui, né en zone urbaine et défavorisée, s’empare de la prise de parole publique pour dénoncer et refuser les modèles dominants en usant de mots crus et de métaphores 1. On aperçoit à travers eux la figure romantique du poète engagé qu’espérait tant Victor Hugo2. On retrouve la même posture d’engagement avec EDF trio et Beat Bouet Trio. L’un accompagné de musique celtique, l’autre de musique hip hop celtique, ils dénoncent le système en place et prononcent des utopies. Didier Super, quant à lui, procède différemment. Assez connu sur les ondes dites de gauche comme France inter, il se moque dans ses chansons des travers de notre société en poussant à l’extrême les excès et les défauts non seulement des classes dominantes mais aussi de l’abrutissement général. Procédant par la pratique de ce que Édouard Glissant nomme du Détour, il pousse au paroxysme le caractère dérisoire, non pas ici de la genèse de l’être créole, mais de l’homme moderne aliéné, « colonisé ». On retrouve ce procédé artiviste au sein des fausses manifestations de droite : mettre en évidence le grotesque de l’ordre dominant. Pour faire entendre sa voix, il prend un malin plaisir à chanter et jouer de sa guitare de manière outrageusement fausse. Il se plaît à produire du dérangement, du désordre dans l’harmonie écœurante de l’ordre dominant. Certaines de ses productions sont des performances puisqu’on peut le voir à Sète, au bord des terrasses de restaurants et cafés chics, pousser sa chansonnette afin de mettre en dérision les vacanciers qui ont les moyens. Au sein de cette programmation musicale dont l’art même se veut engagé, on retrouve cependant, Molécule, musicien électroacoustique. Cet artiste a participé au rassemblement par conviction personnelle mais ne définit pas sa musique d’art engagé3. Présente par soutien au mouvement, la musique électronique de Molécule participe cependant au rassemblement et à l’activisme présent par l’émotion qu’elle suggère et la cohésion de groupe qu’elle produit. Les participant-e-s à l’écoute de la musique de Molécule peuvent partager la charge émotionnelle et sensitive qu’elle procure (vibrations sonores, rythmes, danses). Répétitive et minimaliste, la musique de Molécule peut sembler procurer, dans une moindre mesure, ivresse parfois aidant, de la transe collective, de la dissolution de soi et du monde social, favorisant ainsi un ordre nouveau du monde.

 

 

Totems en lutte

Dans un deuxième temps, les participant-e-s venu-e-s au rassemblement, dès l’entrée, étaient frappé-e-s par les nombreux totems regroupés sur le côté en une sorte de petit bois sacré. La plupart des totems affichaient une accumulation de pancartes indiquant les luttes écologiques depuis les années 1970 à nos jours : contre les centrales nucléaires, contre les projets d’aéroports inutiles, contre l’extraction de minerais toxiques, polluants et dangereux. Ainsi, on pouvait admirer de nombreux totems qui mettaient en reliefs la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Sur un totem les directions de tous les collectifs de soutien à la ZAD et à la lutte étaient affichées, de Questembert à L’île de Saint Denis en passant par Lyon, sur un autre les directions de tous les lieux-dits qui abritent la ZAD, plus loin les noms des associations moteurs, encore plus loin toutes les actions qui ont été menées contre ce projet, sur un autre les espoirs et les objectifs de cette lutte. Certains totems étaient l’œuvre de comités de soutien mêlant œuvre artistique et slogans militants. D’autre part, on pouvait prendre connaissance des autres combats écologiques contre les grands projets inutiles imposés tels stop nucléaire, non aux ogm, stop HS2 à Londres, la lutte dans le Tarn, à Roybon, à Bure, qui étaient exprimés sur d’autres totems. Enfin, il était aussi possible de contempler des totems sans écritures contestataires ni utopiques. Ces derniers semblaient être là en simples objets décoratifs. Cependant, cette décoration n’est pas anodine. Ces totems faits de bois et de matières végétales ou de récupérations symbolisent les luttes écologiques. Il y a dans le totémisme l’idée à la fois de sacré, d’interdit et de clan. Ici la Nature incluant le végétal et l'animal est posée comme sacrée et à protéger. De même, le café-balade organisé le dimanche à 9h proposait non seulement une promenade afin de découvrir la ZAD mais aussi de planter quelques bâtons de plus sur le champ du 8 octobre 2016. Le programme rappelait alors le serment « Nous sommes là, nous serons là ». Ce happening de l’ordre du land art, ici land artivisme, pose aussi la lutte écologique comme sacrée, le bâton représentant à la fois les arbres, la végétation mais aussi les armes, la lutte. Le combat écologique fait office de totem plaçant alors comme interdit, menaçant et dangereux, son inverse : les projets inutiles polluants. Autour de ces totems se rassemblait le clan des combattants qui se reconnaissent au sein de ces luttes. Le/la spectateur/trice qui contemplait ce petit bois sacré dédié à la résistance écologique est obligé/e de lever la tête vers le ciel, vers les hauteurs et fait l’expérience esthétique et extatique de l’espoir et de l’utopie, se rendant pleinement conscience de l’immensité de la planète, de la Nature face à la relativité de son existence individuelle.

 

 

Dans un troisième temps, cette contemplation du ciel et ainsi de la grandeur de l’univers a pu aussi s’effectuer lors du rassemblement pendant le lâcher de ballons. Une occupation du ciel a eu lieu par l’envol de 500 ballons construits par l’association Les Rallumeurs d’étoiles. On peut lire sur le site internet de Notredamedeslandes2017 les propos de cette association :

 

« « Il est grand temps de rallumer les étoiles... »  Ce vers d'Apollinaire prend tout son sens en cette période sombre et propice aux obscurantismes de toute forme. Pour entretenir la lueur qui brille dans nos yeux et dans nos cœurs, mais aussi pour lutter contre cette société déshumanisante, notre collectif "Les Rallumeurs d'étoiles" vous propose un projet collectif et solidaire, dans le cadre de la convergence des luttes à Notre-Dame-Des-Landes. Les Rallumeurs d'étoiles sont des personnes qui chaque jour, à leur petite échelle, par un geste, un engagement, une création, entretiennent une lueur. »

 

Envol d'une vache

Ces ballons n’étaient pas seulement des lanternes illuminant poétiquement le ciel mais ont été construits en vue de manifester un engagement politique. D’une part, inscriptions, dessins, formes mettaient en avant la lutte actuelle et les résistances passées. Cette occupation, d’autre part, contrastait avec celle perpétuelle des hélicoptères de la police et de la gendarmerie pendant la journée. Enfin, la lanterne poétique montrait l’espoir des militants de prendre place dans le ciel et de s’opposer à l’invasion incessante des avions et aéroports polluant l’air et la terre. Ces lanternes semblaient prendre le rôle symbolique d’une lumière guidant un peuple, tel Lucifer, celui qui porte la lumière, à la fois personnage nocturne et symbole de la parole divergente et subversive.

 

 

Triton joyeux

Dans un quatrième temps, la forme d’art la plus présente, visible aussi lors des manifestations politiques, était les affiches, panneaux, banderoles mettant les arts plastiques et la littérature au service de la cause politique. D’une part, le logo de la lutte « Aéroport non » pouvait se voir à de nombreux endroits et sous différentes formes. On pouvait ainsi par exemple contempler un long panneau photographique intitulé « ils ont dit « non » » représentant de multiples personnes qui brandissaient ce logo. D’autre part, le logo représentatif de la ZAD était aussi visible de différente manière : sous forme de banderoles géantes ou d’autocollants affichant un arbre au centre d’un cercle rouge au devant desquels est écrit en lettres noires « La ZAD est partout » mais aussi sous celle d’un triton en contreplaqué à taille humaine. Ensuite, nombreux sont les comités de soutien qui avaient exposé leurs panneaux. Chaque dessin, peinture et slogan mettaient en exergue la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et exprimaient soit la rage, la solidarité, la préciosité de la nature, l’absurdité du projet, etc. Écriture et image se côtoient afin de soutenir la cause et de rassembler autour d’un message simple et direct qui peut se scander facilement au sein des manifestations. Les logos deviennent des signes de ralliement qui sous forme d’autocollants peuvent soit s’afficher de façon personnelle à l’arrière de sa voiture soit, à la manière de l’action directe, être plaqué sur l’espace public et visible aux yeux de tous-tes.

 

 

Dans un cinquième temps, les arts du spectacle, en dehors de la musique, étaient aussi utilisés au profit de l’engagement politique. Tout d’abord, de nombreux films engagés étaient au programme. Leur genre était celui du documentaire. Le film-documentaire est ici pris comme témoignage de la lutte en cours, passée ou à venir. On pouvait dénombrer neuf projections sur les deux jours de rassemblement. Certains évoquaient la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes comme NDL, une zone humide à défendre de Léo Leibovici, Les Pieds sur terre de Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller, Kiri-nij en toull-karr, les avions dans les ornières de Sébastien Guillou ou encore Les sentiers de l’utopie d'Isabelle et John de la ZAD. D’autres films décrivaient d’autres résistances actuelles ou d’autres absurdités engendrées par le capitalisme : la jungle de Calais, les équipages abandonnés par les armateurs étrangers en rade de Brest, les villes en transition, les solutions alternatives à l’agriculture conventionnelle ou encore les modes d’activisme pacifiste possible lors de la COP21. Ensuite, quelques pièces de théâtre étaient proposées au programme : Les Suppliantes d’Eschyle interprétées par dix-huit réfugié-e-s de quatorze pays (Théâtre du Tiroir – Laval), Vive la 7ième Rép’ !, one woman show de Nathalie Delhommeau et Le Cauchemar du préfet par la compagnie Mémoires futures, fable écologique écrite par Patrick Grégoire d’après les témoignages des habitants de la ZAD. Pour Patrick Grégoire et Jean-Philippe Magnen, « cette réalité est tellement folle, les mensonges sont tellement patents, les manipulations tellement énormes, les enjeux tellement stupides, qu’ils nous racontent la folie humaine dans toute sa grandeur. Ils nous racontent comment la réalité est devenue fiction, comment le système est devenu cauchemar », peut-on lire sur le site zad.nadir.org. Le théâtre a sa place dans l’engagement politique en ce qu’il offre la possibilité de mettre en évidence soit le tragique des conditions humaines engendrées par l’ordre dominant soit le dérisoire de cet ordre en place. Contrairement aux films documentaires qui donnent la possibilité de prendre du recul et d’enclencher une réflexion du fait de son esthétique de projection-écran, le théâtre convoque les corps, leurs inévitables prégnances, les luttes qui s’y logent les transformant en champ de bataille. Le corps charnel et organique se place devant le public et manifeste les tiraillements qui le conditionnent. De même les clowns activistes, avec leurs corps désarmés, leurs fleurs aux boutons et leurs couleurs chatoyantes s’opposent aux corps robocops des policiers armés et uniformisés. Leurs nez rouges et le rire qu’ils suscitent sont leurs seules « armes ». Ils cherchent à mettre en évidence le caractère dérisoire du pouvoir en place. Cependant, les clowns activistes étaient peu présents au rassemblement et aucun happening ne fut fait. L’armée clandestine des clowns insurgé-e-s et rebelles bien que présente n’a pas eu besoin de mettre en avant ces talents de dérision puisqu’au rassemblement aucune répression policière n'a eu lieu. Certains éléments propres au carnaval étaient aussi présents comme la mascarade ou la déambulation. Ainsi, une déambulation silencieuse quelque peu carnavalesque fut mise en place par l’association France-Palestine Solidarité. Chaque participant-e portait une lettre formant le slogan « STOP GAZA » accompagné d’un porteur de drapeau palestinien.

 

 

La créativité et l’imagination furent donc bien présentes au rassemblement. Dans une lutte qui souhaite construire un nouveau monde possible, enclencher une utopisation du monde empreint d’écologie et d’égalité sociale, l’art a toute sa place comme forme d’expression autant que arme. L’artivisme provoque des images fortes, des discours percutants, des émotions partagées et/ou son contraire, des mises à distance réflexives ou dérisoires. L’artivisme place au premier plan la liberté de création et d’imagination comme élément moteur de changement politique et social. L’altermondialisme qui se lie à la lutte actuelle est en quête perpétuelle de

Espace bout-de-choux

nouveauté. Ainsi, nombreux étaient les stands qui proposaient des modes de vie et des visions du monde différentes et créatives : cuisine végane, récupération de pièces mécaniques, création de bicyclettes originales issues de la récupération, mode de vie écologique, autogestion, etc. Cette créativité était aussi développée pour les générations à venir. Les enfants avaient leur espace où ils pouvaient peindre, construire un totem, se faire maquiller, jouer à différents jeux en bois, grimper sur un camion fait de bottes de paille, faire un tour de manège actionné par un vélo, s’initier à la jonglerie, etc.

 

 

Cependant, tout d’abord, cet espace participatif n’était encore que pour les enfants. Les spectateur-trice-s adultes n’avaient d’autre choix que la consommation. Aucun espace ne leur permettait, si ce n’est la possibilité de danser lors des concerts, de participer à la créativité. Malgré tout, l’art reste encore souvent relégué à l’animation pour enfants, à l’enfantin, au pas sérieux ou aux « spécialistes », à ceux qui osent, aux « originaux », à ces ouvrier-ère-s de l’imagination, ce prolétariat de la création artistique, ces fauché-e-s sans le sou, rêveur-euse-s et poètes, ces ancien-ne-s écolier-ère-s « tu finiras mal », ces ânes et ânesses baté-e-s, ces râté-e-s de la norme, ces empêcheur-eus-s de tourner en rond, ces prêcheur-eus-s de révolution, ces cinglé-e-s à côté de la plaque, mal mené-e-s par l’intermittence du chômage, cette catégorie du bas-fond, porteu-euse-s d’une lumière divergente guidant le peuple vers l’insoumission. Or serait-il, peut-être, temps de proposer une grande participation créatrice et engagée qui mettrait en lumière toute la folle imagination d’un peuple qui se libère de toutes formes de catégorisation et d’aliénation ? Ensuite, certes l’art qui s ‘exprimait au rassemblement était volontairement engagé et participait, in situ, au rassemblement contre le projet d’aéroport, néanmoins, ces deux jours offraient-ils la possibilité d’une action directe ou pouvaient-ils être perçus comme une transgression permise et dès lors comme une soupape de sécurité à l’ordre dominant en place ?

 

 

Blodwenn MAUFFRET

Groupe René Lochu

SeFeA/IRET Paris 3

SOFETH

1Voir l’article de MASSON-FLOCH Adeline et FAYOLLE Vincent, « Rap et politique », in Revue de l’ENS de Lyon, mots.revue.org, 2002.

2Voir HUGO Victor poème intitulé La Fonction du poète.

3Entretien personnel, août 2017.

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 22:54

Nous étions plus de 3000 extrêmes cyniques fainéant-e-s à prendre le soleil ce mardi 12 septembre sur la "place rouge" (place de la mairie) de Lorient. La foule s'est alors mise en mouvement. Déterminée, elle a marché d'un pas tranquille devant les vitrines placardées "A vendre" de l'avenue de la Perrière et la quasi absence de passant-e-s. La flicaille s'est montrée discrète. De fait, la manifestation n'a pas pris la direction du centre ville commerçant mais celle du port industriel, là où étaient dressées les trois barricades lorientaises de l'an passé contre la loi Travail version 1. Souvenirs ! (La barricade a le mérite de clarifier les rapports sociaux, l'affrontement entre les classes : elle n'a que deux côtés ! Les communard-e-s fédéré-e-s face aux Versaillais-es !!)


Quelques pancartes individuelles ("fainéant vs feignant"), beaucoup de drapeaux syndicaux, un peu d'organisations politiques, coloraient le cortège.


Par delà les étiquettes, les appartenances syndicales ou organisationnelles, voire les "électrons libres", manifester ensemble donne de la force. Sans se voiler pour autant sur les intérêts d'appareils, c'est avant tout un engagement individuel, selon sa propre conscience et sa place dans la "guerre sociale" actuelle. Salarié-e-s ou prétendument "indépendant-e-s", nous sommes trop souvent esclaves. Autant en avoir conscience pour vouloir en sortir. Trêve de grands mots, il reste à construire les suites.
 

Aussi, tout ce petit monde s'est dispersé pour prendre l'apéro dans les bars environnants !

 

"Ce sont des fainéant-e-s ! Eh bien, on en est !"
"Sois fainéant, tu vivras longtemps."

"Le travail c'est la santé... Ne rien faire c'est la conserver."

 

Si des personnes sont intéressées par une chorale de chants de lutte, sachez qu'il y a des "kits" de bon/ne/s chanteur/se/s révolutionnaires ! Contactez-nous !

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:03
12 septembre en grève ! Les manifs dans le Morbihan

Contre les ordonnances sur la nouvelle loi Travail,

plus largement contre la casse sociale...

 

10h30


Lorient : place de la Mairie
Pontivy : la Plaine
Belle-ile : le port


12 septembre ! le groupe libertaire René Lochu dans la rue !


Anticapitalistes, nous nous opposons à la casse des droits des travailleurs et travailleuses, avec ou sans activité, par le gouvernement allié au patronat.


Autogestionnaires, nous aspirons à construire une autre société.

Ne ratez pas nos prochains rendez-vous :


- Pique-nique "auberge espagnole" dimanche 24 septembre à partir de midi. Table de presse à prix libre, livres gratuits, vente solidaire de café zapatiste ! Animations diverses...

Rdv à l'aire de pique-nique, dans l'anse, rue Larmor Gwened à Vannes. Chacun-e apporte un plat, une boisson et on partage. Plats végétaliens bienvenus.


- Vendredi 10 novembre : Rencontre avec Alain Leduc autour de son ouvrage paru en 2017 "Octave Mirbeau le gentleman vitrioleur".

Pourquoi ? Octave Mirbeau, auteur du "Journal d'une femme de chambre", de "La grève des électeurs" a effectué ses études secondaires à Vannes. Il y a subi des outrages de la part de membres du clergé.

 

---------------------------------------------------------------------------------

 

Tract intersyndical d'appel

 

12 septembre en grève ! Les manifs dans le Morbihan
Partager cet article
Repost0
Published by anars56
21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 12:40

Oyez, oyez,

 

en cette période estivale qui s'étale jusqu'à l'équinoxe d'automne, il se passe toujours plein de choses !

 

Et ce qui est recensé ci-dessous est loin d'être exhaustif :-)

 

Salut spécial aux rencontres sur la décroissance, au festival d'échanges de savoirs et transmission de savoir-faire de Gulligomarc'h (Finistère), du 23 au 26 août. Des copines et copains y participent (organisation, interventions...) ! :-)

 

(Pour d'autres infos, luttes, fêtes et agendas, se reporter auprès des ami-e-s de Rennes Infos, Indymedia Nantes, Brest médias libres, Zad NDDL et Expansive Info (Rennes), L'en-dehors (actualités quotidiennes avec de bonnes sources très variées)).

 

Radio libertaire : https://www.radio-libertaire.net/

 

"Le Monde Libertaire d’été comporte un important dossier : « 1917-2017 : regards anarchistes sur la Révolution russe ». Les contributions viennent du monde entier : Chili, Grande-Bretagne, Italie, Brésil, Russie, Espagne, France, Allemagne. Toutes les organisations politiques de la gauche ont élaboré une véritable mythologie autour de cet événement majeur de l’histoire contemporaine, dont les effets perdurent jusqu’à nos jours. Il est donc essentiel de restituer les faits et de rappeler les paroles prononcées par Angel Pestaña, délégué de la CNT au Congrès de l’internationale communiste à Moscou en 1920 : « Un parti ne fait pas une révolution ; un parti ne peut rien faire de plus que d’organiser un coup d’État, et un coup d’État n’est pas une révolution »".

 

Pour boire un coup, discuter, voir des concerts, danser, réfléchir et rigoler, voire participer, pensez aux cafés associatifs / coopératifs dans le Morbihan (liste incomplète) :
Le café de la Pente à Rochefort en Terre : http://www.lepotcommun.com/
Le café le Champ commun à Augan : http://www.lechampcommun.fr/
Mamm Douar Kafé à Auray : https://fr-fr.facebook.com/foodsovereigntynight/

 

Le groupe libertaire Lochu (Vannes) et la liaison Vannes de la FA ne se reconnaissent pas obligatoirement en intégralité dans chacun des rdv ci-dessous.

 

@narchas salutations

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Du vendredi 18 août au samedi 26 août - 40e ÉDITION DU FESTIVAL DE CINÉMA DE DOUARNENEZ (29) – CULTURES D’ICI ET D’AILLEURS, EN PARTAGE. Frontières / 40ans de luttes au cinéma en Bretagne / Cinéma d’animation en Bretagne / Grande tribu / Grand cru Bretagne 2017 / Jeune public / Monde des Sourds
 

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Du mercredi 23 au samedi 26 août - Guilligomarc'h (29) - Rencontres estivales de l'objection de croissance, festival d'échanges de savoirs et transmission de savoir-faire. Autour de l'éducation : conférences, ateliers participatifs, films, théâtre d'improvisation, concerts...
Programmes : http://www.liege.mpoc.be/docu/agenda/Rencontres-OC-2017/Programme.pdf et http://www.objectiondecroissance.org/rencontres-estivales-2017-a-guilligomarch-finistere/

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Du mercredi 23 au dimanche 27 août - Ile de Groix (56) - Festival international du film insulaire. En route pour les petites Antilles. "Décoloniser les regards et les imaginaires".

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Jeudi 31 août - Rennes - Esteban, militant libertaire vénézuélien, viendra présenter la situation du Vénézuela au local "la Commune" (17 rue Chateaudun). Invité par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Jeudi 7 septembre - Etel (56), cinéma la Rivière - En avant-première, projection-débat de "L'assemblée" (documentaire sur le mouvement Nuit debout en 2016 à Paris), en présence de la réalisatrice Mariana Otero

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Samedi 9 et dimanche 10 septembre - Mûr de Bretagne (22) - Foire régionale biologique "Biozone" : conférences, parlottes, projections, débats, ateliers pratiques ...

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Mardi 12 septembre - Partout en France - Mobilisation et grève contre les ordonnances sur la nouvelle loi Travail ! Appel syndical de Cgt et Sud-Solidaires pour le moment.

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Dimanche 17 septembre - Vannes - Pique-nique de rentrée proposé par le groupe libertaire René Lochu ! Repas, discussions, jeux... 12h. Lieu bientôt précisé.

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Samedi 23 et dimanche 24 septembre - Muzillac (56) - La bio en fête "Terre en vie" : de 10h à 19h, exposants, animations enfants, forums, débats, concerts…

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Du mardi 26 (soir) au mercredi 27 septembre à 5h du matin - Vannes (et dans d'autres départements de Bretagne et de France) - « Nuits debout devant les abattoirs », organisé par l'association 269 Life libération animale. Abattoir Le Floc'h. S'inscrire et bien prendre en compte les consignes :  https://www.facebook.com/events/127352227878689/

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Samedi 30 septembre - Saint-Lô (Manche) - Manifestation contre le réacteur nucléaire EPR en construction (avec une multitudes d'anomalies graves) à Flamanville https://www.can-ouest.org/. Départs en car : Quimper, Quimperlé, Lorient, Auray, Vannes, Ploërmel... http://www.stop-nucleaire56.org/

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"
Plus d'infos à venir !

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 13:10
Rencontres estivales de l'objection de croissance à Guilligomarc'h (29) du 23 au 26 août 2017

Programme des rencontres estivales de l'objection de croissance et du festival d'échanges de savoirs

 

Autour de l'éducation

 

Conférences, ateliers participatifs, films, théâtre d'improvisation, concerts...

 

Parmi les intervenant-e-s, se trouvent des libertaires (notamment Jean-Pierre TERTRAIS, pour ses travaux sur la décroissance et la question sociale).

 

Rencontres estivales de l'objection de croissance à Guilligomarc'h (29) du 23 au 26 août 2017

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:32
Plougonver (22) : Festival des luttes / Gouelioù ar stourmoù. VSD 21-22-23 juillet 2017

 

Le collectif Douar Didoull organise pour la deuxième année consécutive le "Festival des luttes / Gouelioù ar stourmoù". Les projets miniers ici et ailleurs sont plus que jamais au coeur de l'actualité devant le refus du nouveau gouvernement d'abroger à ce jour les différents permis.

 

Pendant 3 jours, les 21-22-23 juillet 2017, des collectifs / associations opposés aux projets miniers et à d'autres projets inutiles imposés se retrouveront sur le site du Dibar à Plougonver (22) pour un riche programme alliant conférences, débats, concerts, fest-noz.

 

Restauration et camping durant les 3 jours.

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 19:58
Accaparement de terres nourricières et alimentation

De quelques données...

 

Les animaux sont de piètres convertisseurs d’énergie en alimentation humaine : si on les nourrit avec des céréales, ils ingèrent en moyenne 7 kcal pour en restituer une seule sous forme de viande (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins). Il faut ainsi 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande de boeuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.

 

Il s'ensuit qu'il faut beaucoup plus de terres agricoles pour produire de la viande que pour produire directement des céréales destinées à l'alimentation humaine.

 

33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage ; 26 % de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage.

 

Au total, ce sont 70 % des terres à usage agricole qui, directement ou indirectement, sont consacrées à l’élevage. Cela représente environ 30 % des terres émergées non couvertes par les glaces.

 

Près de 85 % de la production mondiale de soja est destinée à l’alimentation animale. Tant les céréales que le soja sont des denrées hautement nutritives, directement consommables par les humainEs. Les affecter à l’alimentation animale constitue un détour de production particulièrement inefficace.

 

En France

 

Les terres agricoles françaises sont aussi accaparées par les animaux d’élevage : 2/3 des terres agricoles sont destinées à l’alimentation animale, que ce soit en pâturages ou en cultures de plantes pour l’alimentation des animaux. L’alimentation animale est par exemple aujourd’hui le principal débouché industriel des céréales françaises : elle en consomme 10,2 millions de tonnes, ce qui représente la moitié des utilisations en France. Par ailleurs, la France importe des tourteaux de soja (en grande majorité Ogm), principalement du Brésil et d’Argentine, contribuant ainsi à la déforestation en Amérique latine et aux problèmes sociaux liés au développement des grandes cultures intensives au détriment des petitEs paysan/ne/s.

 

Une baisse de la production de viande entraînerait une baisse du cours mondial des denrées végétales.

 

L’Europe utilise 7 fois sa superficie agricole en terres des pays du Sud pour nourrir son bétail.

 

Les ravages de la pêche européenne

 

L’accroissement de la consommation d’animaux marins est également très préjudiciable aux pays du Sud. Alors que les populations de poissons sont pratiquement épuisées au large de l’Europe, les chalutiers européens ratissent les fonds marins d’Afrique occidentale pour répondre à la demande européenne en poisson. Leurs moyens sont sans commune mesure avec les bateaux de pêche africains : plus de cent fois plus puissants !

 

 

... à leurs conséquences militantes :

 

Dans les milieux progressistes, écologistes, révolutionnaires, tiers-mondistes, anti impérialistes, anarchistes, ces données sont connues. Une partie des militant-e-s en tirent la conséquence et boycottent les produits de l'élevage industriel. CertainEs optent pour le végétarisme, d'autres pour l'alimentation carnée et ovo lactée en bio parfois en local. Or la production bio est minoritaire voire marginale en France. En 2014, selon l'agence bio, seules 3,1 % des vaches, 4,5 % des brebis, 5,3 % des chèvres, 0,8 % des truies et 1 % des poulets de chair sont ainsi labellisés. Et pourtant en France, pour l'alimentation animale, le déficit global en protéines végétales bio est estimé à 13 000 tonnes fin 2012... qu'il faut alors importer ! Autre conséquence, les animaux dits monogastriques (poulets et porcs) élevés en agriculture biologique peuvent recevoir jusque 5% de matières premières conventionnelles (non bios) dans leur alimentation.


La réalité d'aujourd'hui est ainsi. Pour permettre au maximum de personnes de pouvoir consommer de la chair bio, ou du lait et des oeufs bios, sans avoir à importer de nourriture pour les animaux avec la déperdition citée plus haut, il faudrait réduire considérablement la part que chacunE s'octroie... sous peine de prendre soi-même la part des autres.

 

Etre altermondialiste, anti-impérialiste, anti-capitaliste, écologiste ou anarchiste, c'est défendre des idées, les appliquer pour les tester et promouvoir par l'exemple des pratiques qui soient applicables par tous et toutes et pour toutes et tous. C'est la condition nécessaire pour prétendre vouloir l'humanité libérée des maux générés par le capitalisme.

 

Est ainsi bannie toute hiérarchie, selon le principe hiérarchique même qui veut que tout le monde ne peut pas être chef. Du coup, on ne peut se conduire en riches vivant sur le dos des pauvres, tels de vulgaires exploiteurs.

 

     Etre altermondialiste, anti-impérialiste, anti-capitaliste, écologiste ou anarchiste, c'est donc être contre toute exploitation et spoliation du tiers-monde. Il s'ensuit que l'élevage d'animaux par des plantes prises dans les pays pauvres est contraire à ces philosophies politiques. Quant on se réclame d'un de ces courants de pensée, on ne devrait tuer et faire tuer les animaux ainsi élevés, pour ne pas prendre les terres des paysans pauvres et les envoyer dans des bidonvilles.

 

     Ces courants politiques veulent une autre société, faisable, et non une fable de science-fiction. Or, le territoire soumis à l'Etat français ne peut pas produire assez de végétaux pour nourrir des animaux à manger à la fréquence actuelle par les 66 millions d'humainEs y habitant. Même les animaux nourris selon la filière biologique profitent d'une niche spatiale grâce aux importations végétales et animales (poissons compris) des autres pays. Cette solution n'est donc pas applicable non plus pour toutEs les humainEs. D'autant plus que cette filière prend la place de la production biologique de végétaux pour nourrir les 66 millions d'humainEs occupant la France.

 

Le questionnement que nous en déduisons est le suivant et constitue une contribution au débat, hors toute autre considération liée à la production de viande (pollutions, gaspillage d'eau, impact sanitaire, éthique...).

 

     Réduire fortement sa consommation de produits carnés et ovo lactés, ou plus simplement et plus efficacement devenir végétarien/ne/s ne devrait-il pas être la conséquence logique dès lors qu'on se revendique altermondialistes, anti-impérialistes, anti-capitalistes, écologistes ou anarchistes (quand bien même nous ne voudrions pas remettre en cause le système hiérarchique où les humainEs dominent et exploitent les autres animaux) ?

 

     Nous pouvons admettre qu'il n'y a qu'une seule terre pour nous, qu'elle est ronde, que nous en avons fait le tour, et que ce ne sont pas les quelques rares coins occupés par quelques ours et quelques éléphants qui représentent une réserve de territoires pour continuer à manger comme nous le faisons... Bien sûr, le capitalisme nous fait croire que les algues et la viande synthétique sont la solution pour continuer à manger comme nous le faisons... Ces rêves ne nourriront pas 7 milliards d'humainEs.

 

    Il ne devrait alors être possible de tuer et faire tuer les animaux pour nous en nourrir régulièrement que lorsque les conditions auront changé, c'est-à-dire quand les humainEs seront peu nombreux ; ce n'est pas demain la veille !

 

     Le faire quand même aujourd'hui au nom de notre liberté, cette liberté n'est-elle pas celle de l'esclavage et de la misère des pauvres ?

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 18:54
 NDL2017 8-9 juillet : De nos terres à la Terre. Résister, agir, vivre...

À nouveau, la Coordination des Opposants nous invite, habitant.es, voisin.es, collectifs de lutte, organisations locales... et bien au-delà, à nous rassembler ici, à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport. Nous avons besoin de ce moment fédérateur et convivial, expression et instrument d'une mobilisation intacte.

De nos terres à la Terre

Réaffirmée le 8 octobre 2016 lors du « serment des bâtons », notre base demeure la défense de nos terres agricoles, des paysan.nes et habitant.es menacé.es d'expulsion, et celle de ce territoire : nous nous y sommes préparé.es activement cet automne, tout en poursuivant les actions politiques, juridiques et d’information des citoyens.

Notre lutte locale participe, avec beaucoup d’autres, à la recherche d’un mieux vivre général, solidaire, pour tous les peuples de notre Terre. Nos préoccupations précédentes demeurent (réchauffement climatique, démocratie...).

Résister, agir, vivre

Ces trois verbes se complètent et se répondent. Loin d'une résistance « passive », nous agissons ensemble, tissons des liens, vivons déjà d'autres possibles. La participation active d'un collectif syndical** nous ouvre des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique.

D'ici et d'ailleurs, retrouvons-nous ces 8 et 9 juillet...

Quelles que soient les issues du long tunnel électoral 2017, et les nouvelles décisions gouvernementales qui s’ensuivront, sur le sujet de NDL, nous maintiendrons nos positions :

NON au projet d’aéroport ! Résistance !

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 18:27
Visite « probable » d’Emmanuel Macron à l’Ile Longue le 4 juillet : entêtement dans la doctrine nucléaire ?

Fédération Anti-nucléaire Bretagne

 

31 rue Guillaume Le Bartz – 56000 VANNES

 

Email : contact@fan-bretagne.org - Tel : 06 65 72 31 66 - Site : http://fan-bretagne.org/

 

Communiqué du 1er juillet 2017

 

Visite « probable » d’Emmanuel Macron à l’Ile Longue le 4 juillet : entêtement dans la doctrine nucléaire ?

 

Chef des Armées Emmanuel Macron, Président de la République et initiateur de LRM « La république en marche » affirme sa volonté d’un monde nouveau.

 

Et pourtant sa venue probable le mardi 4 juillet 2017 sur la base de l’Ile Longue, comme l’ont fait des prédécesseurs à l’Elysée Messieurs Chirac et Sarkozy, réaffirmera l’entêtement aveugle, répété, dangereux et inutile dans la dissuasion nucléaire française. Cet entêtement ne fait qu’exacerber les tensions et accroître notre vulnérabilité avec les multiples installations nucléaires qui sont des cibles potentielles pour tout « terroriste » ne supportant plus l’arrogance de l’Etat français et ses pratiques coloniales voire mafieuses.

 

Et pourtant cette venue ne nous fera pas oublier :

 

  • le coût de cette dissuasion nucléaire et l’augmentation de son budget qui passera de 3,5 milliards annuels à 6 milliards d’ici 2020

  • le stockage dans la presqu’île de Crozon de 380 bombes nucléaires en vue de leur embarquement dans l’un de nos SNLE (Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins)

  • les liens entre l’énergie nucléaire civile et militaire

  • la ratification du Traité de Non Prolifération Nucléaire et sa violation par la France qui continue à développer son arsenal nucléaire. Lors de la conférence qui se tient actuellement à New York jusqu’au 7 juillet pour négocier un Traité d’interdiction des armes nucléaires, la France propose un « droit de retrait » dans le cas de circonstances exceptionnelles et indique par là qu’elle poursuivra sa politique de dissuasion nucléaire.

La Fédération Anti -Nucléaire de Bretagne en ce qui concerne le nucléaire militaire demande :

  • l’arrêt immédiat de l’exploitation de l’énergie nucléaire dans le Domaine de la Défense tant pour l’armement que pour la propulsion

  • l’arrêt des programmes de recherche et de développement de technologie nucléaire militaire.

Partager cet article
Repost0
Published by anars56
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 21:40

Samedi 10 juin, à partir de 10h30, à Vannes, esplanade du port, au kiosque à musique, nous avons installé une petite sono, une table avec des revues anarchistes mises à disposition, notamment Le monde libertaire, et nous avons accroché 2 drapeaux noirs.

 

Il y a 4 ans, en effet, le 5 juin 2013, Clément Méric était frappé à mort à Paris par des militants d'extrême-droite. Syndicaliste, antifasciste, libertaire, anti colonialiste, antispéciste, Clément partageait nos combats, notre sensibilité politique au groupe libertaire René Lochu.

 

Après un florilège de chansons allant de Brassens à HK et de Bérurier noir à Henri Tachan, de Bella ciao à Imagine, l'une d'entre nous a lu publiquement un texte :

 

- exprimant notre peine et notre colère devant la mort d'un compagnon de lutte,

 

- rappelant la nécessité de combattre le fascisme, d'où qu'il vienne, en rangers ou en cravate,

 

- montrant son développement avec l'accroissement des inégalités générées par le système capitaliste,

 

- dénonçant la surenchère sécuritaire des gouvernements successifs, lesquels valident en quelque sorte les discours et pratiques de l'extrême-droite,

 

- revendiquant l'entraide, l'égalité, la liberté, l'autogestion et l'émancipation face à l'autoritarisme, à la loi du plus fort et à une morale excluante.

 

Des membres de la famille était présent-e-s, ce qui nous a beaucoup touché-e-s. La mère de Clément a pris le micro confirmant les combats et les espoirs que portait Clément. Elle a exprimé son soutien à toutes les victimes des violences fascistes.

 

Elle nous a aussi présenté où en était le procès aujourd'hui : 2 personnes sont renvoyées devant la cour d'assises pour violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner et 2 autres pour violences volontaires sur les camarades de Clément.

 

Des participant-e-s aux chorales du café de la Pente (Rochefort en Terre) nous ont rejoint-e-s. Nous nous sommes posé-e-s le long des quais. Elles et ils ont alors entonné des chansons de luttes, en commençant par La semaine sanglante, en passant par Je suis fils et bien d'autres encore. C'était très beau et très dynamisant. Des passant-e-s se sont arrêté-e-s pour écouter. 2 flics réservistes se sont approché-e-s puis sont... reparti-e-s.

 

Près du kiosque, nous avons ensuite pique-niqué !

 

Merci à toutes les personnes qui sont venues !

-----------------------------------------------------------------------------

 

Selon Ouest-France du 10/06/2017 :

 

"Le groupe René Lochu a organisé un rassemblement en mémoire de Clément Méric, samedi sur l'esplanade du port à Vannes. Natif de Brest et membre de l’Action antifasciste Paris-Banlieue, Clément Méric..." (lire la suite)

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by anars56

Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse suivante : groupe.lochu(a)riseup.net

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Concerts

Autres événements