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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 22:08

 TRAVAILLER, POURQUOI, POUR QUI

 

Arrêtons d’exiger de l’État, assistance et protection, sur tous les sujets et dans tous les domaines, comme le font la gauche, les confédérations syndicales et bien sûr le patronat.

 

L’État n’est pas l’outil ni l’arbitre neutre qu’on nous présente qui pourrait naviguer à droite ou à gauche selon qui est aux commandes. L’État ne saurait être le « Sauveur » comme beaucoup semblent le croire. Il est au contraire un élément essentiel du capitalisme. État et Capital sont intimement liés : ministres devenant dirigeant.e.s ou conseiller.e.s d’entreprises et vice versa. Il offre un cadre juridique adapté aux multinationales et oriente la production à leur service (subventions, infrastructures, recherche et développement, crédits de formation, privatisations, externalisation des coûts, prise en charge des pertes financières, etc.). Il organise la surveillance et la répression des mouvements sociaux et démantèle les expériences autogestionnaires qui sortent du cadre légal (défini par... Lui !), comme les ZAD. Enfermé dans sa propre dynamique, pas plus que le Capital, l’État ne peut réellement prendre en compte les questions sociales et écologiques : d’où les actuelles dérogations au Code du Travail, le retour des pesticides néonicotinoïdes, l’autorisation pour Total d’exploiter le gaz en Arctique...

 

La gestion étatique des entreprises publiques se calque sur celle du privé : innombrables strates hiérarchiques, personnel de plus en plus précaire, intensification de la charge de travail et de la souffrance qui va avec…


Insister sur les solutions technologiques et entretenir l'illusion d'une relance « verte » permet à la classe dirigeante d'éviter les questions explosives (pour elle) de la répartition et de la redéfinition des richesses.


Revendiquons la réduction du temps de travail (28 heures, une bonne idée de la convention citoyenne, abandonnée par tout le monde) ;

 

Refusons la reprise suicidaire de la production telle qu’elle est demandée maintenant : produire, n’importe quoi, au nom de la « préservation de l’emploi ».

 

Au contraire, définissons ce qui doit être produit et comment. Socialisons les moyens de production et de distribution : qu’ils deviennent un « bien commun » !

Soutenons leur autogestion par le personnel.

 

Relocalisons l'activité économique dans la mesure du possible pour renforcer l'autonomie des individus.

 

Récupérons la gestion et la responsabilité de la totalité des organismes dits sociaux (sécurité sociale, retraite, etc.) : nous cotisons, nous décidons !

 

Auto-limitons l’activité humaine en tenant compte des capacités de la planète.

 

Fédérons-nous, coordonnons-nous entre usager.e.s et travailleurs.euses, de la Commune jusqu’aux dimensions inter-régionales.

 

Autogestion et coordination fédéraliste, voilà le programme !

 

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 19:54

Cela fait longtemps que je voulais écrire un papier sur une pratique agricole exaspérante dans ma commune, je pense que d’autres communes le font.

 

Sur le journal de ma commune qui paraît chaque année, un article est diffusé sur une campagne urgente d’arrachage et d’éradication d’une plante qui pullule dans les grands champs de chefs d’entreprises agricoles, il est demandé aussi aux particuliers d’arracher dans leurs jardins.

Il s’agit d’une plante aux feuilles piquantes, les chardons (Cardus defloratus).

 

Chardon est un terme générique qui désigne de nombreuses espèces de plantes épineuses appartenant principalement à la famille des Asteraceae notamment du genre, carduus, cynara (artichaut) et cirsium (les cirses).

 

Les chardons sont considérés comme des adventices, plus communément appelés « mauvaises herbes ». On les trouve sur des sols arides exploités à outrance. Certains chardons produisent une jolie fleur bleue qui garnit de beaux bouquets de fleurs séchées, elle est aussi belle sur son pied, nous pouvons nous tromper en les éradiquant.

 

Comme je l’écris plus haut, la campagne d’arrachage bat son plein, les exploitants font la gueule si tu n’exécutes pas les directives données par monsieur le maire, le premier magistrat de la commune.

 

Le chardon pullule du fait d’un sol comportant trop de phosphore, et oui cette plante est bio-indicatrice comme tant d’autres, elle indique un apport trop massif de lisier frais dans les champs, pratique des exploitants agricoles pour vider les déjections animales des élevages intensifs.

 

Un texte tiré de l’encyclopédie des plantes bio-indicatrices, guide de diagnostic des sols écrit par Gérard Ducerf explique cela :

 

« En Saône et Loire, la direction départementale de l’équipement fait des fauches tardives des talus le longs des routes nationales. Les exploitants agricoles se sont plaints auprès des élus locaux de ce que cette fauche retardée des bords de routes, ensemencerait les champs cultivés en graines de chardons. Ce n’est pas la DDE qui sème les chardons, mais les écoulements dus aux lessivages des nitrates d’ammonium et des lisiers des parcelles agricoles qui font lever la dormance des graines présentes dans les fossés des routes. »

 

Ils épandent toute cette fiente dans les champs pour y semer des céréales et légumineuses, type soja, semences achetées chez les lobbyistes, semences qui demandent des traitements phytosanitaires, tels que le glyphosate et d’autres produits agrochimiques.

 

Les céréales sont cultivées en majorité pour l’alimentation des élevages intensifs, les viandes issues de ces élevages ne sont généralement pas consommées par ceux qui la produisent. L’achat de tous ces produits profite la majorité du temps aux grands groupes capitalistes semenciers et chimiques (Bayer-Monsanto, Groupe Limagrain, Basf, Syngenta...).

 

En ce printemps de confinement, les entrepreneurs agricoles se font un malin plaisir d’épandre et de pulvériser leurs fientes et produits chimiques, sans respecter les directives données, pulvériser autour des habitations à cinq mètres pour les plantations basses et dix mètres pour les plantations hautes, une directive qui est, à mon avis, un non-sens, un arrêt complet me semble évident. Certaines personnes de mon entourage subissent ces effluves qui provoquent, des nausées, maux de tète, picotement nasal et de gorge, non ce n’est pas le COVID 19, mais bien les épandages, qui peuvent aussi provoquer une mort lente et assurée, cancers et autres maladies dus à ces pratiques. Ces maladies nous les retrouvons dans les élevages industriels, malformations et morts prématurées pour les animaux, du fait de cette alimentation, issue des champs de la grande industrie agro-chimique. Des traces de produits chimiques que l’on retrouve aussi dans notre alimentation.

 

L’agriculture biologique n’est pas en reste d’erreur. Certaines pratiques ne sont pas en adéquation avec la santé des sols et des plantes. Je parle notamment du Maerl appelé aussi Lithothamne, qui est une algue calcique vendue en coopérative biologique comme produit de bien-être et que l’on retrouve dans les laits végétaux. En agriculture le lithothamne est amendé aux sols acides pour relevé le PH. Je me pose la question : pourquoi utiliser cette algue, dont l’exploitation à outrance détruit les fonds marins.

 

L’état des océans est catastrophique, les bancs de Maerl constituent des nurseries vitales à la biodiversité. Cette algue est protégée sur le littoral Breton depuis 2011 par un classement, en zone Natura 2000. Cependant, les ressources de lithothamne restent en danger dans le monde, les industriels se tournant désormais vers l’Islande, le Brésil et le Chili.

N’oublions pas les exploitations minières de cuivre et soufre pour les produits de type «  Bouillie bordelaise », pulvérisés sur les vignes, légumes et fruits, pour éviter l’oïdium.

Maladie cryptogamique, générée par certains champignons ascomycètes.

Les produits et semences utilisés par les exploitants en agriculture biologique, sont vendus la plupart du temps par les mêmes lobbyistes de l’agro-chimie.

 

Certains diront : « on le sait déjà !!» et d’autre «  Et alors ! Qu’est-ce que tu proposes ? » A l’un je réponds « Très bien continuons comme ça ».

 

Viens maintenant le « Et alors ! », ne restons pas dans le déni, un arrêt de toutes pratiques non respectueuses de l’environnement et des sols est possible.

Des travaux on été réalisés par des observateurs et biologistes respectueux de l’environnement.

Les travaux menés par Eric Petiot, sur les extraits fermentés contrôlés de plantes, sont intéressants, et sont utilisés par de plus en plus d’exploitants sur de grandes surfaces. Un exemple, Philippe Houdan, céréalier en Côte d’or utilise les extraits depuis 2011 avec de très bons résultats. Des plantes que l’ont trouvent essentiellement autour de soi.

Claude et Lydia Bourguignon, micro biologiste et ingénieur agronome, ont mené des études sur la nature des sols vivants, ils accompagnent des exploitants pour des suivis et conseils agronomiques.

Une autre piste est l’agroforesterie, étude menée près de Montpellier à Restindières.

 

Pourquoi, ne pas reprendre une vraie paysannerie, avec l’utilisation des méthodes anciennes, modernisées par certains, par exemple soigner les plantes par les plantes, équilibrer les sols par l’apport d’engrais verts et de cultures intercalaires comme la phacélie, la luzerne, le seigle pour décompacter le sol, la vesce et bien d’autres plantes.

Toutes ces plantes amènent des principes actifs pour favoriser un équilibre et l’apparition des micro-organismes du sol.

La récolte de ses propres semences, peut être un bénéfice aux exploitants, cela permettra de zapper les marchés capitalistes des lobbyistes semenciers.

Une mutualisation du matériel de production, serait une occasion de recréer de petites coopératives agricoles, autogérées par un groupe d’exploitants, et non par les grands groupes et financées par les banques (Crédit agricole).

N’écoutons plus certains conseillers-illères, des chambres d’agriculture, qui la plupart collaborent avec les lobbyistes et banquiers.

Désertons les lycées agricoles qui favorisent l’enseignement des pratiques agro-chimique et de gestion d’entreprises, cursus chapeauté par les banques et les grands groupes agricoles.

 

Tous, agriculteurs et consommateurs, nous y gagnerons à fonctionner autrement. En ayant un respect de la nature, de soi et des autres et un respect pour les générations futures.

Réapproprions-nous les savoirs anciens, arrêtons la destruction de notre environnement, nous ne nous en porterons pas plus mal.

 

Un champ de blé avec des coquelicots est magnifique, alors pourquoi éradiquer les chardons ?

 

Ronan

 

 

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Published by anars56
10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 19:41

Une petite histoire "le malheur de la tomate".

 

A l'heure du corona, la tomate, elle aussi, est virussée.

 

Il y a quelques mois des biologistes ont découvert un virus (le ToBrFv), qui attaque les tomates mais aussi poivrons et piments.

 

Le virus a été détecté, dans un premier temps dans les grands champs de plastique en Israël (2014) puis est réapparu en 2018 en Jordanie, au Mexique, aux États-Unis, en Allemagne (2018), puis en 2019 en Turquie, Italie, Chine, Palestine, Royaume-uni et maintenant en France, dans le Finistère chez les chefs d'entreprises agricoles.

 

Ce virus peut se propager assez vite sur les petites productions maraîchères (pro ou particulier), c'est encore les pauvres qui en pâtissent, à cause des productions intensives du grand lobbying agricole. 

 

La monoculture intensive du grand capital génère des maladies sur les plantes, les humains et les animaux qui les utilisent et les consomment.

 

Il n'y a pas vraiment de solution contre ce virus, sauf l'arrachage et l'incinération...

 

Liens :

https://reporterre.net/Tomates-poivrons-et-piments-francais-menaces-par-un-virus-ultracontagieux

https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/virus-de-la-tomate-contamination-confirmee-dans-une-exploitation-du-finistere-6741372

 

Ronan

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Published by anars56
7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 22:17

Certains en profitent même pour se refaire une "virginité", surfant sur le "localisme" pour vendre leur came... On peut même parler de "local washing" à l'instar du "greenwashing".


En cette fin mars, des hypermarchés vantent ainsi les tomates garanties de France. La première région productrice de tomates est... la Bretagne. Or, en cette période, cette production implique l'usage de serres chauffées, notamment au pétrole. De plus les conditions de travail sont particulièrement pénibles : cf. cet article de Bastamag "Des tomates bretonnes au bon goût d’effet de serre".

 


Les publicités nous assènent du "produit en France", comme gage de qualité. Pourtant l'utilisation des pesticides dans ce territoire a encore augmenté de 21 % entre 2017 et 2018 (derniers chiffres connus) ! Bon courage aux volontaires qui vont bosser gratos pour l'agriculture intensive. Ne nous racontons pas d'histoires, en douce fRance, l'exploitation au travail est toujours en cours : dans les champs, les usines et... les supermarchés.



Mais rassurons-nous, ces hypermarchés proposent aussi en parallèle des tomates d'Espagne, dont les conditions de production sont encore pires. Les camions circulent. Il n'y a pas de petits profits, toujours le même refrain des "premiers de cordée".



Dans la société, il y a bien des parasites. Les hypermarchés en font partie. Ils dictent leurs exigences aux producteurs (soit-disant à la demande de consommateurs et consommatrices : mais pourquoi faire des publicités à longueur d'antenne et de pages dans la presse écrite si les client.e.s sont déjà en "demande" ?), une "demande" étrangement bien conditionnée et fabriquée, a-t-on envie de dire. Le boycott fait certes partie de la résistance. Or les hypermarchés (donc les actionnaires de ces grands groupes capitalistes concentrés) ont été les principaux bénéficiaires du confinement et des interdictions des marchés locaux, de plein air, contre tout entendement (en quoi les risques seraient-ils plus élevés à l'extérieur en "plein vent" ?). Mais, soulagement, il semble qu'une première forme de désertion de la grande distribution se soit amorcée au bénéfice des magasins de proximité mais aussi malheureusement des commandes sur internet. Quid des livreurs & livreuses ?



Le capitalisme subit un coup d'arrêt. L'occasion est trop rare. Réfléchissons et organisons-nous pour l'empêcher de redémarrer.

 

S.
 

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Published by anars56
19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 18:32

L’entraide n’est pas un vain mot

(communiqué du Secrétariat aux relations extérieures de la Fédération anarchiste, publié le 17 mars 2020)

 

 Les annonces de confinement faites hier soir par le président français sont utiles, et nous ne le nierons pas. Au contraire, nous, o.e.rganisés au sein de la Fédération Anarchiste, savons qu’une des valeurs les plus importantes est l’entraide. L’entraide qui signifie aussi prendre soin des plus affaibli.e.s et fragiles de notre société. Il n’y a pas de réelle liberté sans prise en compte des autres.

 Nous ne pouvons que rejeter l’idée que seules la police et l’armée seraient aujourd’hui la solution au respect des consignes face à cette pandémie. Si, depuis des semaines, le gouvernement français n’avait pas minimisé les choses, n’avait pas refusé de prendre en compte l’alerte des soignantes, soignants et des scientifiques, nous aurions pu avoir une prise de conscience collective forte dès le début de l’épidémie. La plus belle pantalonnade étant le maintien des élections. Mais comme toujours le business est passé avant l’humain dans la tête de l’État, préoccupé avant tout par la protection des possédant.e.s.

 Dans le même temps, nous ne pouvons que regretter l’attitude égoïste et malsaine de ceux et celles qui ont pillé les stocks de masques, de gel hydroalcoolique ou bien ont dévalisé les supermarchés, poussé.e.s parfois par la peur, souvent par un instinct de survie nombriliste. Priver celles et ceux qui en ont le plus besoin des moyens de protection nécessaires ou de nourriture n’est pas acceptable. La solidarité passe aussi par une forme d’autodiscipline face au danger.

 La Fédération Anarchiste souligne qu’il y a trop d’oublié.e.s dans tout cela : les personnes emprisonnées ne sont pas protégées efficacement, tout comme les personnes sans domicile fixe, sans papiers, en squat de fortune, etc... Elles sont des centaines de milliers à devoir subir sans pouvoir se protéger concrètement. Ce n’est là, malheureusement, que la continuité de la société dans laquelle nous vivions avant le covid19. C’est pour nous plus qu’inadmissible. À nous là aussi de faire jouer l’entraide dès que c’est possible.

 Nous apportons tout notre soutien et nos remerciements à celles et ceux qui continuent à travailler parce que leurs métiers sont nécessaires : les soignantes et soignants, les aidantes et aidants, celles et ceux qui contribuent au maintien des approvisionnements, les travailleurs et travailleuses de la propreté etc.... Vous êtes des centaines de milliers à prendre des risques pour garantir que nous puissions vivre sereinement cette période. Risques accrus par l’incapacité, l’absence de volonté du patronat (privé et étatique) de garantir la sécurité. Combien de masques pour tous ceux et celles citées ? Combien de litres de gel hydroalcoolique ? Combien de mesures de distanciation de sécurité sanitaire ? Combien de réorganisations des lieux ? Nous saurons nous souvenir de tous les patrons et patronnes qui auront fait travailler des gens à des postes non nécessaires, juste pour garantir leurs profits, mettant en danger les salarié.e.s et leurs proches. Mais aussi de ceux et celles qui dirigent l’État et qui ont minimisé les dangers que représente ce virus pour ne pas freiner la machine capitaliste. Nous appelons d’ailleurs ceux et celles qui le peuvent à exercer leur droit de retrait au plus vite ! Ne crevons pas pour des Capitalistes ! Encore une fois, cette pandémie n’est pas une blague. Depuis le moyen âge nous savons que les mesures de confinement sont efficaces pour enrayer la progression des maladies. Appliquons l’entraide : protégeons-nous, protégeons nos proches, nos voisin.e.s et au fond protégeons nous toutes et tous.

 Il sera temps une fois ce funeste moment passé de nous débarrasser de ceux et celles qui depuis des années tuent la solidarité, vendent tout au privé et mettent à mal la protection sociale et sanitaire. Nous les sortirons aussi sûrement que nous l’aurons fait avec le coronavirus. Et nous serons particulièrement vigilantes et vigilants, après la crise, face aux mesures liberticides et répressives qui, n’en doutons pas, nous seront présentées une fois de plus comme nécessaires.

 Solidarité, entraide et courage.

Les relations extérieures de la Fédération Anarchiste

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Published by anars56
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:01

Samedi 14 mars - Lanester - 12h30 Rassemblement & pique-nique à l'occasion de la journée internationale contre les violences policières (15 mars), devant l'entreprise Redcore (concepteur et fabricant d'armes pour la police), basée à Lanester, 165 rue Montagne du Salut. Il s'agira de dénoncer le commerce des armes et les violences policières. Chaque individu, chaque groupe, chaque organisation vient avec sa propre expression.

 

 

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Published by anars56
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 18:29

Mercredi 4 Mars 20h30 - local la Commune
Causerie populaire : quels services publics défendre, pourquoi, comment ?

 

Service public ou Services au public ? Avec le système de retraite par répartition, le service public est bien souvent assimilé dans l’esprit du public à des réminiscences du Conseil National de la Résistance. Schématiquement, le pouvoir gaulliste et les staliniens s’allient alors dans le cadre d’un compromis historique pour mettre en place un vaste plan de nationalisation des entreprises privées à l’issue de la 2° guerre mondiale, le patronat ayant allègrement collaboré avec l’occupant nazi. C’est d’ailleurs dans ce cadre de paix sociale conjoncturelle (il fallait gommer les intérêts de classe pour reconstruire le pays…) que la Sécurité Sociale est mise en place.


C’est pourquoi les services publics sont encore aujourd’hui dans l’imaginaire collectif associé à la mise en place de l’État providence, État qui serait donc porteur de la vertu de protection de la population.
Toute la fiction politique des 30 glorieuses et la croissance associée a été fondée sur ce mythe. Il aurait ainsi suffit de bien voter pour un gouvernement « de gauche » pour défendre le « bien commun », les barrières de classe étant magiquement gommées.


La crise de taux de profit et la mondialisation des flux de services et marchandises mettent au 21°siècle crucialement la lumière sur le caractère erroné de cette analyse. Le capitalisme perçoit la Sécurité Sociale comme un manque à gagner (pour les compagnies d’assurance) et les services publics comme des entreprises à rentabiliser après avoir été privatisés. Et c’est bien l’État qui privatise le service public et casse la Sécurité Sociale, répondant en cela aux impératifs patronaux.


Tout pour le profit donc, rien de neuf sous le soleil capitaliste !


Mais de vrais services publics sont par essence même contradictoires avec les intérêts du système capitaliste, d'où le glissement sémantique désormais entre le Service Public et les services au public.


Dans ce cadre, faut-il défendre les services publics actuels comme nous défendons le système de retraite par répartition actuelle, même très perfectible ?


Si oui comment ? Et surtout quel type de services publics voulons-nous ?


Quels services publics peut-on imaginer sans État et dans le cadre d'une société égalitaire ?


Tu es cordialement invité.e à notre causerie populaire du Mercredi 4 mars prochain, 20h30 pour en débattre !


Au local la Commune 17 rue de Châteaudun, Rennes.

Groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Published by anars56
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 12:20

Article, rédigé par un membre du groupe, paru dans le Monde libertaire de février 2020, mensuel édité par la Fédération anarchiste

 

 

Libérez Vincenzo !

 

Vincenzo Vecchi est arrêté le 8 août à Rochefort en Terre (Morbihan) par la police française, à la demande de l’État italien (dont le ministre de l’Intérieur est encore Matteo Salvini, d’extrême droite, l’été dernier). Vincenzo a un mandat d’arrêt européen (MAE) à son encontre pour sa participation aux manifestations de Gênes en 2001 contre le sommet du G8 et pour une manifestation antifasciste non autorisée à Milan en 2006. Contrairement à ce qui est dit dans la presse, relayant ainsi le Pouvoir, s’il vit de manière clandestine, il ne vit pas caché en Bretagne : il mène sa vie à Rochefort en Terre depuis plusieurs années et est parfaitement intégré.

 

Il est emprisonné près de Rennes dans l’attente d’être extradé vers l’Italie. Il y reste plus de 3 mois ! Durant son incarcération une partie de sa famille (ex compagne et fille) est venue en France mais n’a pu lui rendre visite. Son ex amie est d’ailleurs l’objet de pression par la police italienne. Lors des deux premières audiences à la Cour d’Appel de Rennes (les 14 et 23 août), le comité de soutien et ses avocat.e.s (payé.e.s par le comité) montrent les failles du mandat d’arrêt délivré par l’Italie. Vincenzo a en effet déjà purgé la peine qui lui a été infligée pour la manifestation de Milan ! Il est pour le moins déloyal de le poursuivre encore à ce sujet. Concernant la manifestation de Gênes, les qualificatifs de « dévastation et saccage » qui lui sont reprochés ont pour origine la loi Rocco, promulguée dans les années 1930 durant la période fasciste mussolinienne. Notons qu’il suffisait juste d’être présent.e pour être poursuivi.e. : forme de culpabilité collective par « concours moral » aux dégradations commises durant une manifestation ! A ce titre une dizaine de personnes ont été condamnées entre 8 et 15 ans de prison ferme. Contre Vincenzo 12 ans et demi de prison ont été requis !

 

L’estimant injuste, Vincenzo a mis les voiles. Cette loi est ressortie des cartons italiens (Berlusconi était aux commandes) à l’occasion de la mobilisation à Gênes. Jusque là tout le monde ignorait son existence. Ce délit n’est d’ailleurs pas prévu en tant que tel en France. On se rappelle l’extrême violence de la répression en 2001 à Gênes, faisant un mort (Carlo Giulani) et des centaines de blessé.e.s. La Cour européenne des Droits de l’Homme parle même d’actes de torture dans les commissariats. Aussi, la justice française trouve pertinent de demander un complément d’information à l’Italie et prévoit une nouvelle audience pour décider de son extradition ou non vers les geôles italiennes. L’Italie renvoie un gros paquet de documents à charge. Mais, devant les failles du dossier et une erreur de procédure judiciaire, la Cour d’appel décide le 15 novembre de libérer Vincenzo, sans pour autant statuer sur le fond ! Soulagement néanmoins. Il est libéré et peut ainsi circuler sur le territoire français. En revanche le MAE est toujours en cours dans les autres pays de l’UE (Union européenne). Aussi s’il franchit les frontières de la France, il peut se faire arrêter à nouveau… La joie pour lui et les comités de soutien est de courte durée. 3 jours après, le procureur de la République saisit la Cour de Cassation et informe Vincenzo et ses avocat.e.s par... un tweet !
Le rendu a  lieu le 18 décembre : il casse la décision de la Cour d’appel au motif que Vincenzo aurait refusé d’avoir un avocat italien et renvoie le dossier à la Cour d’appel d’Angers. Néanmoins à Angers aussi un comité s’est créé et se montre actif. Dans l’attente Vincenzo peut potentiellement se faire coffrer à nouveau.

 

Le comité de soutien


A Rochefort en Terre existe depuis 2004 le café associatif dit de la Pente. Lieu culturel, artistique, de débats (le groupe René Lochu y a déjà organisé des rencontres), il a su fédérer sur ces 15 années un grand nombre de personnes, très diverses, prêtes à se mobiliser pour un copain. Les environs forment un territoire expérimental avec de multiples projets alternatifs. Aussi un comité de soutien s’est spontanément monté réunissant très vite une centaine de membres, avec des réunions quotidiennes en autogestion. Analyse de la situation, recueil de fonds pour payer les avocat.e.s, confection de pancartes, de banderoles, contacts avec la presse, manifestations, déplacements à Rennes, réalisation de vidéos (y compris de courts métrages)… avec des ressources multiples (liées entre autres à des activités militantes), création d’un site internet en plusieurs langues, échanges avec les réseaux italiens, avec des personnalités du monde culturel et politique… Bref en cette fin d’été, très vite l’affaire prend une dimension nationale. Police et justice françaises n’ont plus les coudées franches et se savent sous l’œil des projecteurs. Des comités se créent dans différentes villes de France et d’Italie, faisant signer des pétitions, organisant des rassemblements, des happenings. Nous mêmes participons aux rassemblements vannetais, y compris sur le plan logistique (tracts, pancartes, tables et matériels pour les pétitions...). Toute une chaîne de solidarité s’organise rapidement. Parmi les faits marquants, on se souvient de la belle lettre parue dans le Nouvel Obs, de l’auteur Eric Vuillard en soutien à Vincenzo.

 

Des membres du comité de soutien nous ont fait part de cette énergie, de cette puissance même qui a émergé pour organiser la solidarité. Il est vraisemblable que le pouvoir français ait sous-estimé l’ampleur de cette réaction surgie dans cette partie de la campagne reculée du Morbihan. Les manifestations actuelles contre la « réforme » des retraites sont aussi l’occasion de continuer à faire circuler par ici l’information par voie de tracts.

 

Le mandat d’arrêt européen

 

Outre obtenir la fin des poursuites contre Vincenzo, le gros boulot du comité de Rochefort-En-Terre est de travailler sur le mandat d’arrêt européen, cette entraide entre les États de l’UE dans la répression qui part du principe que les États se doivent une confiance réciproque dans les décisions de justice et procéder aux extraditions. Le MAE prévoit en effet qu’ils n’ont pas à vérifier les faits reprochés mais à livrer les personnes poursuivies dès qu’ils le peuvent à la « justice » de l’État demandeur. C’est la raison pour laquelle Vincenzo n’est pas d’abord passé par le tribunal en France mais directement par la Cour d’Appel. Sans la mobilisation des soutiens, il aurait rapidement été livré à la justice de Salvini ! Ce principe du MAE est très grave pour les libertés publiques et individuelles et même pour la notion de droit, dont se targue pourtant les États. A cette solidarité entre oppresseurs doit répondre, s’organiser la solidarité transfrontalière des opprimé.e.s, des opposant.e.s à l’ordre dominant. La revendication du droit à la « double défense » en fait partie : en cas d’arrestation, obtenir que les faits et la procédure soient réexaminés dans le système judiciaire du pays de l’interpellation, avec l’appui d’un.e avocat.e du pays d’origine et d’un.e avocat.e du pays « accueillant ».


Aussi la traduction des textes et la création (ou le renforcement) des liens avec des organisations militantes anticapitalistes, antifascistes, libertaires de l’Union européenne est une des activités primordiales pour notre propre liberté.

A ce jour, nous attendons toujours la date de passage à la Cour d’appel d’Angers.

Vincenzo et les autres incarcéré.e.s de Gênes doivent être libérés.

 

Site du comité de soutien : https://www.comite-soutien-vincenzo.org/

 

 

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Published by anars56
11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 23:35

Mercredi 5 février, nous étions une cinquantaine devant la mairie d'Auray à exprimer notre refus que soient imposées la retraite à points et les nouvelles règles de calcul de l'assurance chômage, lesquelles sont des régressions sociales. Un départ en manifestation s'est spontanément auto-organisé.

https://www.letelegramme.fr/morbihan/auray/une-cinquantaine-de-manifestants-a-auray-contre-la-reforme-des-retraites-05-02-2020-12496563.php


https://www.ouest-france.fr/bretagne/auray-56400/auray-une-cinquantaine-de-personnes-ont-manifeste-contre-la-reforme-des-retraites-6723419

Forts de cette dynamique, nous avons décidé collectivement ensemble de renouveler la mobilisation. Aussi appelons nous toutes les personnes, syndiquées ou non, qui veulent faire entendre leur opposition, à se regrouper à nouveau, jeudi 13 février, à partir de 18h30 devant la mairie d'Auray. Une marche sera organisée.

Si tous et toutes les travailleurs seront touchés négativement par ces réformes, ce sont les plus précaires qui les subiront le plus, dont les personnels saisonniers, qui occupent une place centrale dans le pays d'Auray.

De l'argent ("un pognon de dingues") il y en a dans les caisses du patronat et chez les actionnaires : un autre partage des richesses est possible.

Ne sont perdus que les combats qui ne sont pas menés. Tout est encore ouvert !

Des individus concernés et déterminés

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Published by anars56
2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 22:47

Nous relayons :

 

"En tant que personnes concernées par la réforme des retraites et par celle de l'assurance chômage, nous appelons à un rassemblement devant la mairie d'Auray, mercredi 5 février à partir de 18h45.

Nous informerons sur les impacts de ces deux réformes qui annoncent de graves régressions sociales.
Le Pays d'Auray, avec ses activités saisonnières (tourisme, hôtellerie-restauration, ostréiculture...), sera particulièrement touché par les nouvelles règles d'indemnisation du chômage qui démarrent à compter du 1er avril 2020. Nous pensons qu'il ne faut pas s'y résigner mais organiser la résistance.

Un autre partage des richesses est possible.
Une autre façon de s'organiser en société et de prendre des décisions
collectivement est possible.

Aussi invitons-nous tous ceux et toutes celles qui veulent dire "Non à ces réformes de casse sociale" à participer à ce rassemblement, avec ou sans étiquettes syndicales ou politiques.

Signé :

Des individus concernés mais pas résignés
"

 

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Published by anars56

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  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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