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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:24
Vannes "Les femmes opposées à la guerre en 1914-1918"

Les femmes opposées à la guerre en 1914-1918.
Conférence débat et exposition par Didier Giraud.
Jeudi 18 juin, Palais des Arts, 20h00. Vannes.

 

Si la grande boucherie de 1914-1918 a fait des millions de morts et de mutilés, dans chaque camp, peu se sont opposés à cette guerre industrielle. Contaminée par le virus nationaliste, ne voyant plus qu'il s'agissait d'un affrontement entre blocs capitalistes pour redynamiser et redistribuer les marchés, même une trop grande partie des forces révolutionnaires de l'époque (socialistes, syndicalistes, anarchistes...) a rejoint l'Union sacrée. Ce qui a fait dire à Anatole France "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels".


Pourtant, dans chaque pays, il y a eu des résistants et des résistantes à ce grand massacre, à la folie militaire des États. Si aujourd'hui l'Histoire officielle accepte de reconnaître les fusillés pour l'exemple, on ne parle du rôle des femmes que comme travailleuses participant à l'effort de guerre. Or, il y a eu des femmes qui se sont opposées dès le début et qui l'ont payé cher, notamment en perdant leur travail et en se faisant emprisonnées.

 

Cette soirée se propose de présenter ces femmes pacifistes, internationalistes, souvent oubliées de l'Histoire. Quelles ont été leurs actions ? Comment se sont-elles organisées ? Didier Giraud, historien, vient nous présenter leurs combats.

 

Et peut-être leurs luttes peuvent-elles nous éclairer pour relancer aujourd'hui l'opposition à la guerre et au commerce des armes effectués au nom de la lutte contre le terrorisme ? Pour que vive l'idée de paix et de fraternité universelles.

 

Entrée libre.

Organisation : Groupe libertaire Lochu (Vannes)
 

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Published by anars56
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:10

Mercredi 10 juin à 13h00

Devant le tribunal de grande instance de Nantes

 

"Je passe pour la troisième fois en procès pour refus de prélèvement ADN. Face au harcèlement de la justice je refuse de faire don de mon A D N. Mon ADN m'appartient il n'est la propriété ni de la science, ni de la police,ni de la justice.

 

Contre le fichage généralisé de la population, je vous invite à venir le mercredi 10 juin à 13h au tribunal de grande instance lors du procès et par là même dire votre refus de fichage ADN.

 

Contre l'aéroport et son monde faisons des pas de côtés." RB, un opposant à l'aéroport de NDDL  et son monde (Pour connaître l'historique, lire Il n'y a pas de bon fichage, il n'y a que de belles résistances... et [Vannes] Lundi 2 décembre 2013. Rassemblement contre le fichage ADN et anti aéroport NDDL)

 

 

La veille, ce sera le procès au Tribunal correctionnel de Nancy de 3 (H)Activist-e-s de anonymous pour leurs actions contre les GPII (grands projets inutiles imposés). Plus d'infos ici

 

Lire aussi le texte suivant d'Isabelle Rimbert, paru sur Reporterre :

Une cyberaction pour protester contre le meurtre de Rémi Fraisse pourrait mener des Anonymous en prison

 

Trois militants du collectif Anonymous sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. En cause : des attaques informatiques contre des sites institutionnels qui entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.

 

(Lire la suite)

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Published by anars56
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:53

A Vannes, face le port, sur la même place qu'il y a 2 ans (cf. notre article), nous nous sommes retrouvé-e-s à une bonne quinzaine en mémoire de Clément Méric. Pas de drapeaux cette fois-ci, mais trois prises de parole publiques. Pour notre part, nous avons relu le texte "Noire est notre peine, rouge est notre colère", à quelques aménagements près, rédigé à l'époque, et distribué ce samedi sous forme de tracts. Gardant le cap de la lutte contre le fascisme, nous avions élargi l'appel contre l'autoritarisme et le racisme croissant dans la société, entre autres de la part de la police, en constatant le nombre de blessés et de tués dans les quartiers et les manifestations (Cf. ce site intitulé Urgence notre police assassine qui les recense). A aussi été lue la "Lettre ouverte à la mère de Rémi" (Fraisse) adressée en novembre 2014 par Farid El Yamni, frère de Wissam - assassiné par la police le 1er janvier 2012

 

Des membres de la famille de Clément étaient présentes, ce qui nous a beaucoup touché et nous a confirmé qu'il fallait faire ce rassemblement. Dans le portrait que nous avions rédigé de Clément, il nous a été dit d'ajouter qu'il était aussi très attaché à l'anticolonialisme, que ce sujet l'intéressait fortement, notamment parce qu'un ami proche de la famille était algérien et avec qui il échangeait régulièrement. Sa tante a pris la parole pour rappeler qui était Clément, les idées généreuses pour lesquelles il se battait, mais aussi la violence des groupes fascistes qu'il ne fallait pas laisser se banaliser, et la différence, selon elle, entre l'extrême gauche qui se situe sur le terrain des idées alors que l'extrême droite n'hésite pas à s'en prendre aux personnes.

 

Un site breton de propagande d'extrême-droite, tenu par un militant d'Adsav, nous a fait l'honneur de (tenter de) railler notre initiative... Vaine tentative car nous continuerons à nous opposer aux thèses et aux méthodes de tous les autoritaires et xénophobes !

 

Les compte-rendus de la presse locale :

 

Selon Ouest-France : lire "Vannes. Clément Méric est mort, ils clament la tolérance"

 

Selon le Télégramme : lire "Clément Méric. Sa famille témoigne"

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Published by anars56
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:29
Samedi 6 juin, Vannes, en mémoire de Clément Méric

 

En mémoire de Clément Méric, antifasciste, syndicaliste, libertaire et militant de la cause animale, mort sous les coups de membres de l'extrême-droite, mercredi 5 juin 2013, le groupe libertaire Lochu organise un rassemblement samedi 6 juin, à partir de 14h00, porte Saint Vincent, Place Gambetta, au port de Vannes.

 

Si nous dénonçons les agressions et discours fascistes, racistes, sexistes et homophobes, nous n'oublions pas que ceux-ci trouvent leur source dans l'actuelle réorganisation du capitalisme (dite "crise") qui jette un nombre considérable de personnes dans la misère et la précarité... et dans des réponses sans issue (replis nationalistes ou religieux). En ce sens, tant en France qu'en Europe, les gouvernements successifs (dont l'actuel) portent une lourde responsabilité en soutenant les logiques capitalistes et en tenant des discours sécuritaires avec leur mise en pratique, notamment par l'accroissement des violences policières, dans les quartiers et dans les manifestations, et par la surveillance généralisée de la population, renforcée encore par la récente loi sur le Renseignement.

 

Ce rassemblement consistera en des prises de parole publiques. Ainsi, nous, groupe libertaire Lochu de Vannes, clamerons haut et fort que nous poursuivrons nos combats contre l'autoritarisme d'où qu'il vienne ; lesquels combats qui, de fait, étaient ceux de Clément, nous paraissent être le meilleur hommage que nous puissions lui rendre. Les personnes qui se reconnaissent dans ces luttes pour une autre société pourront s'exprimer également à la sono.

 

Plus d'infos sur les mobilisations pour Clément Méric : http://lahorde.samizdat.net/category/pour-clement/medias-pour-clement/

 

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Published by anars56
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:01
Pour se débarrasser des OGM, débarrassons-nous du capitalisme

Samedi 23 mai, des manifestations contre la multinationale Monsanto (pesticides, Ogm...) et son monde (ce qui inclut ses consœurs de l'agro-alimentaire) avaient lieu simultanément dans 50 pays, dont 30 dans des villes françaises, sur la base de la plateforme Combat Monsanto. Des membres du groupe Lochu ont défilé parmi les 2 000 manifestant-e-s de Lorient, port de transit pour 660 000 tonnes (annuelles) de soja fourrager à 90 % Ogm, destiné à l'alimentation animale.

 

Voici le texte de notre tract !

 

 

 

Pour se débarrasser des OGM, débarrassons-nous du capitalisme

    

Non, les OGM ne sont pas en mesure de "relever les défis alimentaires et environnementaux". Ils n'ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l'écologie quand on sait que c'est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l'armée américaine l'Agent Orange qui a permis aux États-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Vietnam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l'agriculture mondiale qui fournit aujourd'hui au moins 150 % des besoins de l'humanité, en détourne une grande partie :


   - pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale ;
  - pour les agro-carburants ;
  - pour la spéculation (constitution de stocks pour faire monter les prix).

 

Il ne s'agit donc pas d'augmenter la production, mais d'en assurer la distribution, c'est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !

 

    Les OGM sont à la fois une réponse que l'agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu'elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d'élevages industriels...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.

 

    Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C'est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d'empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d'imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l'existence des droits de propriété intellectuelle.

 

    Cette course au brevet est l'aboutissement d'un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l'appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !

 

    Outre le fait qu'il comporte des risques pour la santé, ce "commerce illégal du colonialisme moderne", cette "biopiraterie", ce "hold-up sur le vivant" a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d'être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d'ailleurs la demande d'un moratoire ou l'étiquetage des produits) si elles ne s'inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste.

 

    En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d'un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective ; c'est ce qu'une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936-39. C'est ainsi que de nombreuses tribus indiennes d'Amérique s'organisent aujourd'hui, notamment les Zapatistes du Chiapas (Mexique), les compagnons et compagnes de la Red Puna (Argentine), etc... En Europe, durant de nombreux siècles il a existé des terres et forêts communales sans titre de propriété et exploitées librement par les paysannes et paysans.

 

Partout dans le monde, cette question de l'accès à la terre et de sa mise en commun est la pierre angulaire d'un changement social profond pour construire l'autonomie et vivre libres entre égaux.

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 12:18

Rendez-vous pour nous à Hennebont, 10h30, place de la Mairie. En lien avec le Collectif pour une Alternative libertaire de Lorient.

 

Les autres RDV (syndicaux) dans le Morbihan à 10h30 sont : Pontivy (la plaine), Ploërmel (rue du 8 mai 1945), Vannes (centre hospitalier) et à 11h00 au Port de Belle-Ile.

 

L'Histoire locale des luttes ouvrières dans la première moitié du XXème siècle a été marquée par une présence anarcho-syndicaliste indéniable, notamment aux Forges d'Hennebont. Investi dans la Cgt lorientaise avant la Première guerre mondiale, occupant même des postes à responsabilité, l'anarchiste François Le Levé, par exemple, a ensuite été secrétaire général de l'Union départementale de la Cgt entre 1929 et 1939.

Il n'est jamais inutile de le rappeler !

 

Extrait du Monde libertaire du 23 avril 2015

 

 
17731erMaiLes années 1880 sont marquées outre-Atlantique par l'essor des luttes ouvrières. Pas étonnant puisque les États-Unis sont mis en coupe réglée par les « robbers barons », les barons voleurs, ces hommes d'affaires comme Vanderbilt, Carnegie, Rockefeller ou J.P. Morgan, qui sont en train de se bâtir des fortunes colossales dans l'industrie, les affaires et les finances. Des barons voleurs qui se fichent comme d'une guigne du droit du travail... et de la vie des travailleurs tout court.

Dans une période de crise économique sévère, les grèves se succèdent, impulsées notamment par des organisations ouvrières de plus en plus puissantes, comme les Chevaliers du travail ou la Fédération américaine du travail. Les migrants européens, allemands notamment, sont légion parmi eux.

Les organisations ouvrières décident de faire du 1er mai 1886 la date à partir de laquelle la revendication des huit heures de travail quotidiennes doit entrer en application. Pour se faire, ils en appellent à la grève générale. À Chicago, ils sont donc 80 000 à se croiser les bras. Chicago est la ville phare du mouvement ouvrier américain : les journaux socialistes et révolutionnaires y sont nombreux, les syndicats y sont puissants et actifs. Le 3 mai, à l'issue d'un rassemblement ouvrier devant l'entreprise MacCormick qui vient de licencier tout son personnel et de le remplacer par des non-grévistes (les jaunes ou « scabs »), la police et son auxiliaire, la célèbre agence Pinkerton qui fournit provocateurs et tueurs à gage au patronat, font feu sur les manifestants, tuant deux d'entre eux. Le lendemain, il est décidé d'organiser en riposte un grand meeting à Haymarket Square. Devant 3 000 personnes, les intervenants se succèdent pour défendre les revendications ouvrières et dénoncer les violences policières. À la fin d'un discours, les forces de police interviennent pour mettre fin au meeting. C'est alors qu'une bombe est lancée dans les rangs policiers. Aussitôt, c'est la panique et l'affrontement. Quand le calme revient sur Haymarket Square, on relève treize cadavres : six ouvriers et sept policiers. Dès le lendemain, la presse, qui est aux mains des industriels, se déchaîne contre les syndicalistes et les anarchistes qu'elle rend responsables de l'attentat. La police effectue une rafle dans les milieux révolutionnaires et emprisonne huit hommes : Oscar Neebe, Louis Lingg, Michael Schwab, Samuel Fielden, August Spies, George Engel, Albert Parsons et Adolf Fischer. Leur particularité : tous sont des militants anarchistes et aucun n'était sur les lieux au moment de l'explosion, hormis Fielden et Parsons, présents à la tribune.

Leur procès se tient en juin de la même année. C'est un procès politique, évidemment truqué, le genre de procès dont sont friandes nos démocraties quand leurs intérêts vitaux sont en jeu : tous les jurés, comme le juge, ont été choisis dans les milieux bourgeois et réactionnaires de la ville. Le procureur, Julius Grinnel, déclare ainsi lors de ses instructions au jury : « Il n'y a qu'un pas de la République à l'anarchie. C'est la loi qui subit ici son procès en même temps que l'anarchisme. Ces huit hommes ont été choisis parce qu'ils sont des meneurs. Ils ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivent. Messieurs du jury : condamnez ces hommes, faites d'eux un exemple, faites-les pendre et vous sauverez nos institutions et notre société. C'est vous qui déciderez si nous allons faire ce pas vers l'anarchie, ou non. »

L'issue du procès ne fait donc aucun doute : seul Neebe échappe à la peine de mort. Durant l'année qui suit, les campagnes internationales de solidarité se succèdent pour essayer d'arracher à la potence les sept anarchistes. Le 10 novembre 1887, l'un d'eux, Louis Lingg, charpentier de son état, âgé de 21 ans, meurt en prison. À l'exécution, il a préféré le suicide. Le même jour, le gouverneur Oglesby confirme les peines de mort pour quatre des prisonniers : Adolf Fischer, George Engel et August Spies et Albert Parsons. Justice de classe, justice expéditive... Vingt-quatre heures plus tard, les quatre anarchistes condamnés sont pendus. Pas moins de 250 000 personnes accompagneront le cortège funéraire de ceux que l'on appelle dès lors les « martyrs de Chicago ».

En 1893, la révision du procès reconnut l'innocence des huit inculpés ainsi que la machination policière et judiciaire mise en place pour criminaliser et casser le mouvement anarchiste et, plus largement, le mouvement ouvrier naissant.

Les suppliciés furent alors réhabilités et les trois emprisonnés purent quitter le bagne. Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui. » En 1889, à Paris le congrès de l'Internationale socialiste décide de consacrer chaque 1er mai journée internationale de lutte des travailleurs.

Depuis, les politiciens de tout bord, conscients du caractère subversif du 1er mai, se sont échinés à détourner de sa signification ouvrière et révolutionnaire la journée du 1er mai. Des bolcheviks aux pétainistes, le 1er mai ne doit plus être un symbole de lutte et d'émancipation, mais la fête des travailleurs et la glorification du travail, de la productivité et de la paix sociale ! En 1920, la Russie bolchevique décide que le 1er mai sera chômé et deviendra la fête du travail (la propagande stalinienne glorifiera ensuite la productivité en inventant le stakhanovisme, du nom du mineur de choc Alekseï Stakhanov qui aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur).

En 1933, en Allemagne, Hitler, parvenu par les urnes au pouvoir aux élections législatives de mars, institue le 1er mai comme jour chômé célébrant la fête du travail. Les manifestations du 1er mai sont interdites, les syndicats sont dissous et déclarés illégaux le lendemain. En 1941, en France, pendant l'occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné par René Belin, ministre du Travail de Pétain, principal rédacteur de la Charte du travail et ancien secrétaire de la CGT, comme la fête du travail et de la concorde sociale et devient chômé.

Depuis, cette fête du travail a été relayée servilement par la majorité du « peuple de gauche » sans plus de protestation chaque année en France. Même les « communistes » du PCF et autres socio-démocrates y distribuent depuis des décennies leur muguet. Et, pourtant, c'est encore sous Pétain que le muguet (blanc comme le lys, symbole de sainteté et de la monarchie) vient remplacer les églantines rouges (symbole révolutionnaire depuis la première commune de 1793 et repris comme symbole des luttes ouvrières) ou l'aubépine (en hommage à la jeune ouvrière Maria Blondeau tuée un bouquet d'aubépine à la main lorsque l'armée tira sur le cortège du 1er mai 1891 à Fourmies faisant 9 morts et 30 blessés) qui étaient alors portées et distribuées le jour du 1er mai avant le régime de Vichy. C'est bien de la responsabilité de certains syndicats, qui n'ont cessé de revendiquer cette « fête du travail », si cette journée est aujourd'hui célébrée selon des rites travaillistes et autoritaires hérités du pétainisme.

En 1947, le 1er mai est inscrit dans le Code du travail comme journée fériée, chômée et payée, le gouvernement reprend et officialise l'année suivante la dénomination vichyste de « fête du travail ».

Plus récemment, la récupération et le détournement du 1er mai ne s'embarrassent d'aucune limite : le Front national organise chaque année une manifestation pour fêter le travail et Jeanne d'Arc. « Travail, famille, patrie », voilà le message que ces politiciens veulent nous imposer ce 1er mai !

Les élections et les partis politiques sont les ennemis de l'émancipation ouvrière. Les revendications des travailleurs, les luttes sociales ne doivent pas céder devant la lutte des politiciens pour la conquête du pouvoir et la lutte des places. Tout ce que nous avons obtenu, nous l'avons obtenu par la lutte, par l'action directe des travailleurs contre le patronat, contre tous les gouvernements et contre les bureaucraties syndicales.

Le 1er mai est donc bien une journée inscrite dans l'histoire du mouvement ouvrier avec le sang de militants anarchistes. Elle appartient à ceux et celles qui se battent pour leur émancipation, pas pour célébrer le salariat, l'exploitation et la souffrance au travail !

Nous devons continuer à nous battre, contre les patrons, contre les bureaucrates politiciens ou syndicaux pour que cette journée demeure une journée de luttes sans jamais perdre à l'esprit qu'« il n'est pas de sauveurs suprêmes : ni dieu, ni césar, ni tribun. Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes » !

Groupe Emma-Goldman de la Fédération anarchiste
 

 

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Published by anars56
27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:03

Préparée depuis plusieurs mois à son congrès, rameutant ses militant-e-s de toute la Bretagne, annonçant espérer au moins une centaine de participants, la mobilisation de l'extrême droite bretonne Adsav à Vannes ce samedi 25 avril aura finalement réuni une petite cinquantaine de ses membres. Manifestation hors sol car Adsav n'est pas implantée sur Vannes... Avec des revendications orientées vers l'ultra-sécuritaire et la surveillance généralisée, leur action n'est assurément pas une démarche de santé publique... Elle avait au moins trois buts :


- faire parler de leur organisation politique,


- développer la xénophobie en laissant entendre que le trafic serait l’œuvre de personnes issues de l'immigration, et non de personnes vivant dans des quartiers pauvres, faisant volontairement fi des rapports de classes qui divisent la société,


- renforcer l'idée d'un système de contrôle de l'ensemble de la population, démarche totalitaire... et propre à toute structure visant à imposer un Pouvoir.

 

De notre côté, avec un appel en milieu de semaine, nous fumes une vingtaine à dénoncer l'occupation de la rue par cette extrême-droite. On ne peut pas dire qu'on ait fait le plein non plus et nous remercions toutes les personnes qui se sont mobilisées d'une façon ou d'une autre et qui ont relayé l'appel. Nous avions néanmoins réalisé des pancartes dénonçant la pseudo-argumentation du groupe Adsav.

 

Avant, les fachos, on les appelait "faf" (France aux Français), faut-il appeler aujourd'hui les crânes ras d'Adsav des "bab" (Bretagne aux Bretons) ?! ;-)

 

Loin de nous l'idée d'aller au contact, il fut tout de même assez plaisant de constater qu'à notre petit nombre et nos petits bras, avec cependant détermination, la manifestation viriliste d'Adsav, menée au pas de course, avec moults oriflammes, n'a pu suivre le parcours initialement prévu, limitant sa capacité à déverser sa propagande haineuse dans le centre-ville aux heures d'affluence.


Petit clin d’œil à la première partie de la fable "Le lion et le moucheron" (*)...

 

Évidemment, nous nous sommes interrogés avant d'organiser un contre rassemblement. D'une part, n'est-ce pas leur faire une publicité ? D'autre part, les groupes d'extrême droite ne sont pour nous au final que des forces supplétives pour la police, en tant que milice pouvant agir par delà la légalité dont la mission est de protéger les intérêts du Capital (comme à Sivens où le syndicat agricole productiviste Fdsea a eu l'apport de fascistes locaux pour harceler violemment les opposants au barrage, devant le regard complaisant de la gendarmerie...  donc avec l'accord des autorités supérieures jusqu'au sommet du gouvernement). Que le patronat soit national, français ou breton, ou transnational, ne change rien à sa logique de profit, aux rapports d'exploitation et à la destruction de l'environnement, dès lors qu'il augmente ses marges de profit. Nous n'estimons pas que les partis d'extrême droite sont des partis à part, qu'il y a rupture avec les autres partis politiques : les expulsions, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui les font (tous les gouvernements...). La vidéosurveillance est mise en place dans nombre de collectivités gérées tant par la droite que par la gauche. La différence est que la xénophobie est assumée à l'extrême-droite, alors que pour la droite et la gauche, il s'agit avant tout de lutter contre les pauvres (et non contre la pauvreté), de gérer la société en évitant les remous sociaux à même d'entraver les affaires, la circulation de la marchandise.


De fait, une partie des idées d'extrême-droite est déjà appliquée par les partis actuels. Se mobiliser contre l'extrême droite et ses idées, c'est donc se mobiliser aussi indirectement contre les tendances à l'autoritarisme dans les autres partis administrant la société. Il nous paraissait important de le montrer dans la rue. La prohibition de l'usage des drogues a montré son échec à assurer prévention, information réelle sur les produits et au contraire elle encourage le marché parallèle avec des substances souvent coupées, rendant les produits encore plus dangereux. Elle augmente l'insécurité au final. La question de l'usage des drogues mérite donc une autre réflexion que la répression, notamment sur les causes sociales qui poussent des individus à choisir ce moyen de fuite.


Notre objectif en tant que groupe libertaire, c'est la lutte pour l'autogestion, pour une société d'entraide, métissée (et paf pour Adsav et les autres nationalistes !), dans laquelle il fait bon vivre, donc sans système de pouvoir d'exploitation et de domination : classes, État, patriarcat, religions...

 

Selon Ouest-France :

http://www.ouest-france.fr/manifestation-vannes-cinquante-militants-de-ladsav-contre-la-drogue-3358210


Selon Le Télégramme :
http://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/groupe-lochu-une-quinzaine-de-militants-participent-a-la-contre-manif-26-04-2015-10608106.php

http://www.letelegramme.fr/bretagne/vannes-trafic-de-drogue-les-revendications-d-adsav-divisent-25-04-2015-10607774.php

 

(*) Le lion et le moucheron (extraits)

 

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre.
            C'est en ces mots que le Lion
            Parlait un jour au Moucheron.
            L'autre lui déclara la guerre.
Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi
            Me fasse peur ni me soucie ?
            Un Bœuf est plus puissant que toi,
            Je le mène à ma fantaisie.
            À peine il achevait ces mots
            Que lui-même il sonna la charge,
            Fut le Trompette et le Héros.
            Dans l'abord il se met au large,
            Puis prend son temps, fond sur le cou
            Du Lion, qu'il rend presque fou.
Le Quadrupède écume, et son œil étincelle ;
Il rugit, on se cache, on tremble à l'environ ;
            Et cette alarme universelle
            Est l'ouvrage d'un Moucheron.
Un avorton de Mouche en cent lieux le harcèle,
Tantôt pique l'échine, et tantôt le museau,
            Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte montée.
L'invisible ennemi triomphe, et rit de voir
Qu'il n'est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 12:43
Rassemblement contre l'extrême droite Adsav à Vannes samedi 25 avril

 

 

Le groupe libertaire Lochu appelle à se mobiliser contre le rassemblement initié par le groupe d'extrême droite bretonne Adsav, samedi 25 avril au port de Vannes.

 

Sous prétexte de dénonciation du trafic de drogue, leur communiqué montre très vite que leur démarche est xénophobe. Mais, au fond, leur revendication vise à accroître la surveillance déjà installée par la mairie UMP de Vannes sur l'ensemble de la population. En ce sens, ils s'inscrivent même dans la continuité de la loi liberticide sur le Renseignement, portée par le gouvernement actuel. Ce contrôle et cette répression montrent que leur projet de société est bien celui d'une dictature.

 

Benjamin Franklin, qui était venu à Auray en 1776, nous a pourtant alerté "Ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de liberté en échange d'un peu de sécurité ne méritent ni l'une ni l'autre." Et ils n'auront aucune des deux...


Pour dire non à l'extrême-droite, rassemblons-nous Place des Lices, à Vannes, dès 13h30.

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Extrait d'un site proche d'Adsav

 

"Le 25 avril prochain, une manifestation – contre le trafic de drogue et les dealers – se tiendra à l’appel d’Adsav, le parti du peuple Breton. Un cortège ira du port de Vannes à la mairie.  Les riverains et commerçants sont invités à s’y associer. Les principales revendications seront notamment « la généralisation de la vidéo-surveillance dans les zones connues pour le trafic de drogue, mais aussi la mise en avant des associations qui font la promotion des évènements sans drogue ni alcool, ou encore la déchéance de la nationalité française pour les criminels possédant la double-nationalité ».

Se sentant abandonnée par les pouvoirs publics – une partie du peuple compte bien faire valoir le premier de ses droits, celui à la sécurité des biens et des personnes."

 

 

Rassemblement contre l'extrême droite Adsav à Vannes samedi 25 avril
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 22:54

Vidéo "Filoche démolit Macron" : https://vimeo.com/117912092 sur les dimensions anti-sociales de la loi Macron.

 

Article Reporterre "La loi Macron : l’environnement passe à la trappe" : http://www.reporterre.net/La-loi-Macron-l-environnement sur les aspects anti-environnementaux de la loi Mac Mahon (le Versaillais assassin des communards).

 

Communiqué de presse du groupe Lochu :

 

 

Le groupe libertaire Lochu appelle à rejoindre la grève interprofessionnelle et la manifestation du 9 avril, 10h30, esplanade du port de Vannes, proposées par l'intersyndicale Cgt-Fo-Fsu-Solidaires-sud, contre l'austérité et la loi Macron, dont l'intégralité des articles constitue une attaque anti sociale et anti environnementale, toute en faveur du patronat et des actionnaires.

 

Si nous participons à la résistance face à la casse sociale portée par l'axe qui court du Medef au gouvernement, en passant par la Cfdt et la Troïka, nous estimons que cette mobilisation du 9 avril ne doit être qu'un premier pas vers une offensive pour la justice sociale, menée directement par la base, notamment via la grève générale, s'émancipant de la tutelle des bureaucraties syndicales.

 

Pour notre groupe libertaire, il est temps de reposer la question de l'organisation sociale dans son ensemble, du système de production-consommation, des besoins sociaux, du partage des richesses, et d'être prêts à remettre en cause des productions et consommations écologiquement et socialement nuisibles. Nous pensons dépasser l'échec de la démocratie parlementaire à faire vivre la justice sociale, par une société d'entraide fondée sur l'autogestion généralisée, sans classes ni Etat, ni patriarcat, ni xénophobie.

 

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 22:49
Au commencement était la grève...

 

Manifestations à 10h30 : Lorient (Cosmao), Vannes (La Rabine, esplanade du port)

 

La grève interprofessionnelle du 9 avril contre l’austérité et les attaques portées par la « Loi Macron » est importante. Mais elle doit ouvrir d’autres perspectives que l’illusion électoraliste de 2017 et dépasser les combats réformistes syndicaux trop souvent limités à la défense de droits mis à mal par la logique patronale.

 

On ne fera pas ici la liste interminable des mesures anti sociales portées par les institutions libérales (= liberticides pour la majorité de la population), qu’elles soient pilotées par la droite ou par la gauche, des collectivités locales aux États et leur parlement jusqu’aux instances supranationales dites Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) : on les subit toutes et tous !

 

De fait, ces institutions sont formatées pour servir les grands groupes capitalistes et augmenter leurs marges de profits, par une croissance de... l’exploitation et de la misère ici, comme ailleurs ! Et autant la gauche de gauche que l’extrême-droite nous racontent des bobards quand elles prétendent les réformer. Les systèmes hiérarchiques des États capitalistes, entrelacés dans des réseaux puissants, sont forgés pour assurer l’exploitation et la domination capitaliste, à la fois par le conditionnement et la répression... peu importe qui est aux commandes... auxquelles ces partis ne parviennent d’ailleurs qu’exceptionnellement, tant le monde des affaires sait s’assurer, via ses médias et un appui financier, une stabilité et éviter l’arrivée « d’aventuriers » réformateurs. Et lorsque cela arrive, le programme est vidé de son contenu « radical », comme en Grèce.

 

Droite et gauche et leurs extrêmes (fascisme et stalinisme) ont toujours échoué pour faire vivre une réelle démocratie... car tel n’était pas leur réel but. La majeure partie du monde syndical, trop souvent lié aux partis politiques, s’est inscrite dans l’aménagement de la société de classes et non dans son renversement...

 

Et si le problème de nos sociétés était celui du Pouvoir et de l’accumulation de richesses qui lui est associée ?

 

La démocratie dite improprement « représentative » a échoué à assurer la justice sociale.

 

Poser les problèmes en termes de rapports sociaux de Pouvoir à remettre en cause, c’est se tourner vers l’anarchisme, le projet libertaire.

 

Voici ce que nous soumettons à la réflexion, au débat pour dépasser le carcan social, politique et syndical, qui nous fige.

 

Courant international du socialisme, mais opposé au centralisme et à la bureaucratie des États et leurs relais, l’idée libertaire vise à assurer l’émancipation des individus via l’autogestion généralisée de la société.

 

Ce sont les travailleurs qui produisent richesses et services, c’est à eux de décider en autogestion ce qu’il faut produire et comment produire le plus écologiquement possible avec la peine la plus légère possible. Ce n’est pas aux patrons, ni aux actionnaires, ni au gouvernement, ni aux religieux, de le faire. Au contraire, ils sont amenés à disparaître en tant que rapport social d’exploitation, de domination et d’oppression. Ainsi les entreprises seraient socialisées et reconverties ou démantelées pour celles qui sont nuisibles : industries de l’armement, du nucléaire, de l’agriculture chimique, de transports énergivores...

 

Riches d’une Histoire de 150 ans, d’idées et de pratiques, dont les périodes révolutionnaires, les libertaires proposent, pour la coordination nécessaire entre les groupes humains, un garde-fou face au risque de prise de pouvoir : le mandat impératif et révocable, l’égalité des rémunérations, qu’elle que soit son activité, en attendant l’abolition de l’argent.

 

Il ne s’agit pas de se limiter à l’Europe mais au contraire de supprimer les frontières dans le monde entier, de ne pas avoir d’esclaves qui travaillent en sous main pour nous dans le tiers monde. Une direction : l’autonomie et l’émancipation ! Du Mexique (Chiapas zapatiste) au Rojava (Kurdes de Syrie), en passant par les Zad ou les squats en Espagne, partout dans le monde, des individus et collectifs luttent pour vivre mieux, sans dieu ni maîtres.

 

Pour gagner face au capitalisme et à ses États, la grève devrait s’orienter vers la grève générale, réappropriatrice des moyens de production et autogestionnaire.

 

Rejoignez les anarchistes ! Ou créez votre groupe libertaire !

 

Tout pour tous ! Révolution et autogestion !

 

Groupe libertaire R. Lochu

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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