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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 23:50

 

Lundi 2 décembre - Vannes - 18h Rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance (22 place République) en soutien à R. (militant anti aéroport NDDL) qui passe en procès à Rennes mardi 3 décembre, pour refus de fichage Adn, dans le cadre de la lutte anti aéroport Notre-Dame-Des-Landes. A l’appel du groupe Lochu et du collectif NDDL Vannes.

 

Infos complémentaires et historique des procès de R. : http://nantes.indymedia.org/events/28400#comment-268129

Campagne contre le fichage ADN : https://zad.nadir.org/spip.php?article1981

 

 


 

Communiqué de presse du groupe Lochu


Lundi 2 décembre, Vannes, 18h : Rassemblement devant le Tribunal d’Instance en soutien à Rody (militant anti aéroport Notre-Dame-des-Landes) qui passe en procès (en appel) à Rennes le lendemain, mardi 3 décembre, pour refus de fichage Adn, dans le cadre de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes.

 

Le groupe libertaire Lochu qui participe à cet appel de solidarité entend dénoncer le Fichier automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). A son origine (1998), limité aux meurtres et délits sexuels, ce fichier s’est largement étendu ensuite car, à ce jour, plus de 2 millions de personnes sont fichées, avec plus de 30 000 nouvelles empreintes par mois ! Cela permet notamment aux policiers d’avoir les empreintes ADN de nombreux militants pendant leur garde à vue. Beaucoup refusent et sont poursuivis pour ce refus, risquant 1 an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende : des « faucheurs volontaires d’OGM », Francois Vaillant, déboulonneur de publicité, Xavier Mathieu, syndicaliste de Continental, Xavier Renou des « Désobéissants »…

 

Xavier Renou : « Je considère que le fichage biologique est beaucoup trop dangereux pour être ainsi banalisé. Je n’oublie pas que c’est la République qui a commencé, dans les années Trente, à ficher ses étrangers et ses opposants, et que lorsque Pétain est arrivé au pouvoir, tout était prêt pour la machine totalitaire. Parce que l’on n’est jamais sûr de l’avenir, et que je suis inquiet de l’évolution actuelle de notre société, je refuse de donner mon ADN et encourage tous les militants de la liberté à faire de même, afin de rendre inapplicable cette loi scélérate. »

 

Ce fichage est d’autant plus inquiétant qu’il existe un accord entre Etats de l’Union Européenne pour échanger ces fichiers. Comment être sûr qu’aucun gouvernement de l’UE ne deviendra totalitaire ?

 

La personne poursuivie a adressé récemment à ce sujet une lettre ouverte à la Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Madame Christiane TAUBIRA.

 


 

Communiqué pour le collectif de Vannes NDDL


Le Collectif du Pays de Vannes opposé à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes s’affirme solidaire du militant anti-aéroport qui passe en procès en appel à Rennes mardi 2 décembre pour refus de prélèvement ADN. Ce militant, impliqué depuis de nombreuses années, a été poursuivi à deux reprises dans le cadre d’actions collectives non violentes contre le projet d’aéroport. Pour exprimer son soutien, le collectif de Vannes appelle ainsi à se mobiliser lundi 2 décembre, à Vannes devant le Tribunal d’Instance, à partir de 18h. Le collectif rappelle que l’aéroport de NDDL est un projet dépassé, inutile, ruineux, destructeur de terres nourricières et de biodiversité.

 


 

LETTRE OUVERTE de R. à l’attention de la ministre de la justice Mme Taubira, qui porte sur la nécessité de supprimer le fichage ADN.

 

Madame la Ministre,

 

Le 03 Décembre 2013, je comparais devant la cour d’appel de Rennes pour refus de prélèvement ADN. J’ai été condamné dans le cadre d’une résistance collective au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

 

A travers ce courrier mon intention n’est pas d’invoquer votre clémence mais de vous faire part de ma forte inquiétude au sujet de la dangerosité du fichage ADN de la population et du climat sécuritaire qui règne en France.

 

Un nombre grandissant de personnes françaises ou non, refuse aujourd’hui dans notre pays les prélèvements génétiques lors de leur garde à vue. Ce refus qui se généralise n’est pas anodin et indique que cela ne va pas de soi, de faire don de son ADN.

 

Pour ma part, le refus de fichage ADN repose sur les usages et dérives possibles du FNAEG* ainsi qu’une opposition à une conception du monde qui n’est pas en accord avec le droit humain.

 

Si 30 000 personnes de plus figurent chaque mois dans ce gigantesque fichier c’est bien qu’il y a une volonté d’atteindre l’objectif de stocker les gènes du plus grand nombre possible d’individus. Déjà en 2009, le Syndicat de la Magistrature, par la voix de son secrétaire général M. Bonduelle, indiquait que « personne ne prône le fichage généralisé mais, de fait, on est en train de l’effectuer. »

 

Beaucoup de gens s’indignent que le refus de prélèvement ADN soit un droit converti immédiatement en délit. La présomption d’innocence est transformée quant à elle en présomption de culpabilité.

 

Le refus de fichage ADN est considéré comme un délit que nulle peine, même effectuée ne vient éteindre.


Outre ce lamentable constat on est en droit de se demander ce que font les 80 % de gens seulement mis en cause dont l’ADN est stocké durant 25 ans. Toute tentative de désinscription de la part des fiché-e-s est complexe et décourageante.

 

Pour les autres c’est l’assurance de rester prisonniers et prisonnières dans le fichier pendant 40 ans, descendances comprises ; car on sait aujourd’hui que l’ADN est bavard.

 

En plus de l’identification il informe sur nos origines, nos pathologies, nos prédispositions médicales. Cette intrusion dans l’intimité la plus secrète est une atteinte à la vie privée.

 

Pour aller plus loin, un important laboratoire l’IGNA** propose depuis 2003 aux juges d’instructions un test intitulé TOGG. Il consiste à déterminer « l’origine ancestrale » ou « géographique » d’un échantillon ADN. A savoir si elle est de nature « caucasienne », « afrique sub-saharienne », « asie de l’est », « afrique méditerranéenne » ou «  indienne » selon les termes d’un document interne à l’IGNA. En clair, de couleur ou pas et de quelle couleur exactement. Avec ces méthodes nous avançons doucement vers une dérive racialiste.

 

On nous affirme que le FNAEG est un fichier ultra sécurisé ou nulle information ne peut fuir. J’ai peine à y croire et je ne suis pas le seul ou la seule. Depuis Janvier 2007, 27 pays de l’Union Européenne ont donné leur accord de principe pour inscrire dans la législation européenne le libre accès pour chacun des Etats membres aux fichiers ADN des autres pays. Accord qui a fait dire à M Estrosi, que « les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance. »

 

On peut aisément penser désormais qu’un régime politique, peu démocratique, arrive au pouvoir d’un des 27 pays de l’Union Européenne et utilise les données des fiché-e-s ADN à des fins peu recommandables.

 

Des entreprises privées (banques, assurances, employeurs divers) convoitent déjà ces fichiers qui risqueraient de discriminer un peu plus des populations entières par une utilisation frauduleuse.

 

Aussi, présenter l’ADN comme une preuve infaillible est une attitude dangereuse. Certains scientifiques démontrent que les probabilités de mauvaises interprétations sont élevées. L’erreur est donc possible.

 

Plus de 2 millions de personnes sont fichées au FNAEG depuis sa création en 1998. Arrêtons ce système de fichage de type extensif, ne pré-mâchons pas le travail de ceux qui voudraient rendre la France plus blanche.

 

Une surenchère sécuritaire a gagné ce pays animé par des marchands de peur avides de pouvoir et d’argent, mais nous devons comprendre que la sécurité n’est que le corollaire de la liberté et non le contraire.

 

Mes gènes m’appartiennent ils ne sont la propriété ni de la justice, ni de la police, ni de la science. Et puisque mon refus est un délit, puisque ce délit veut me priver de ma liberté je deviens, un délinquant de la liberté.

 

Votre fonction doit vous amener à porter une réflexion nationale sur ce fichier et sa dangerosité ce qui entraînera, j’en suis sûr, la nécessaire suppression du FNAEG au nom de la défense de nos libertés fondamentales.

 

En osant la paraphrase de vos propos : je regrette qu’il n’y ait pas de belle et haute voix qui se lève pour alerter sur la dérive sécuritaire de la société française. Je souhaite qu’il y ait un réveil des consciences pour que l’on arrête ce processus mortifère.

 

Refuser le fichage ADN est plus qu’un acte citoyen, c’est un acte humain primordial.

 

Recevez, Madame la Ministre, mes respectueuses considérations.

 

R. B

 

* Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques

** Institut Génétique Nantes Atlantique

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:02


« En travaillant cinq à quatre heures par jour jusqu’à l’âge de 45 à 52 ans, l’homme pourra produire aisément tout ce qui est nécessaire pour garantir l’aisance à la société. » Pierre Kropotkine

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici.


ML-1722-recto.jpgActualité

L’État se fait taper sur les doigts, par Juanito, page 3

Planing familial saboté, par L. Barbésois et R. Pélagie, page 4

L’offensive de la Filpac-CGT, par G. Goutte, page 5

Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6

Main basse sur le Mas d’Azil, par J.-M. Raynaud, page 7

Hollande, le fromager, par Justhom, page 8



International

Sortie de crise en Espagne ?, par R. Pino, page 9

Entretien avec Isbel Díaz, p. 10


ML-1722-verso.jpg
Arguments

Le nouveau stade de la rue, par S. Rüppelli, page 12

Comment enrichir son employeur, par N. Potkine, page 15



Histoire
4 novembre 1936: Durruti parle, par A. Guillamón, p. 16



À lire, à voir

Des principes d’identité, par A. Fernandes, page 19

Avant, c’était mieux, par P. Schindler, page 20

Kahlo : un ruban autour d’une bombe, par M. Joffrin, page 21



Illustrations
Aurélio, Jhano, Kalem, Krokaga, Manolo Prolo, Yann

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:51

Entre Halloween et Noël, c'est un peu la période des déguisements. Le déguisement est aussi le symbole du carnaval. Or nombre de fêtes populaires, à l'instar des carnavals, revêtent désormais un aspect commercial prédominant alors qu'elles bousculaient - peu ou prou - l'ordre en place. Pourtant, cette récupération ne fonctionne pas encore partout. Des carnavals, ancrés dans une culture populaire, font de la résistance et font vivre une forme de subversion vivace et stimulante, tout en s'inscrivant dans la société actuelle.
Le carnaval de Cayenne est de ceux-là.
Zoom !

 

Dispositifs scénographiques des touloulou sales (carnaval de Cayenne) :
performance urbaine et émancipation sociale


par notre camarade Blodwenn Mauffret, docteure en Études théâtrales / Laboratoire SeFeA (scènes francophones et écritures de l'altérité)– Paris 3 – Sorbonne et membre du groupe libertaire Lochu ! 

 

Introduction :

Cette présente analyse s'inscrit au sein d'un travail de doctorat en Études Théâtrales qui aborde le carnaval de Cayenne à travers sa dramaticité. Cette recherche s'ancre à partir de plusieurs travaux de terrain où nous nous sommes positionnées en observatrices mais aussi en carnavalières. La problématique majeure de notre étude doctorale interroge la relation qu'entretiennent l'esthétique et la subversion à travers l'histoire du carnaval de Cayenne, de la colonisation à l'époque contemporaine. Elle interroge les mécanismes d'ajustement qui ont amené esclaves et « gens de couleur libres » à retourner une fête religieuse, au service d'une coercition imposée par l'ordre colonial et esclavagiste, en une pratique subversive contre l'ordre imposé. L'histoire du carnaval, des premiers temps de la colonie jusqu'à la période contemporaine, est constituée d'esthétiques originales qui rendent possible des subversions de tout type. La tradition dramatique carnavalesque est fortement marquée par la pratique du Détour pouvant se définir par l'exacerbation du caractère dérisoire de l'être créole. Le grotesque européen mêlé à la dérision militante créole, offrent-ils un héritage théâtral permettant d'exprimer une digne rage, une humanité perdue, une utopie nouvelle ?
Ce présent article questionne une pratique carnavalesque contemporaine, les touloulou sales, qui s'inscrit dans cette tradition dramatique du Détour et du grotesque. Pour cela, nous interrogerons non pas tant les discours produits par les représentations carnavalesques des touloulou sales mais, plutôt, les dispositifs scénographiques propres à leur performance. En quoi et comment les matériaux concrets et préalables à la représentation, à la mise en place d'un discours, narrent-ils le politique, bousculent-ils l'ordre en place au profit d'une émancipation sociale ?

Lire la suite de ce très intéressant texte (20 pages en pdf)


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bebe.jpg

 

 

Blodwenn Mauffret a soutenu sa thèse «  Le carnaval de Cayenne : esthétique et subversion – Histoire d'un phénomène festif issu du fait colonial » sous la direction de Mme Sylvie Chalaye le 5 décembre 2012 à Paris 3 et a obtenu la mention très honorable et les félicitations du jury. Elle est l'auteure de nombreux articles scientifiques sur le carnaval et d'un ouvrage Le carnaval de Cayenne. Le jeu carnavalesque : une esthétique de proximité, Matoury : Éditions Ibis Rouge, 2005.

 

Résumé :

 

Touloulou sale désigne dans le carnaval de Cayenne toute personne qui se déguise à peu de frais et défile sans musiques ni chorégraphies préétablies à la différence des groupes à thème organisés et régis en association loi 1901. Les touloulou sales vont à l'encontre du carnaval-parade, du carnaval-spectacle, mis en place depuis les années 1970. Ils sont l'expression d'une culture populaire qui affirme sa pauvreté et bouscule l'ordre établi. Les matériaux préalables à la performativité carnavalesque et visibles au sein des dispositifs scénographiques manifestent l'esthétique grotesque bakhtinienne qui permet au carnavalier de s'affranchir des points de vue prédominants sur le monde et de mettre en place une utopisation du monde.

 

Mots clés : carnaval, Guyane française, grotesque, matérialité, subversion

 

Abstract :

Dirty touloulou is the name of the people who disguise themselves at little cost in the Cayenne carnival. The dirty touloulou parade without a rehearsed choreography or music contrary to the organised carnival bands. Their aesthetics are poles apart. The dirty touloulou band are in opposition to the carnival-parade, the carnival-show, a new aesthetic beginning in the 1970's. They are the manifestation of the people's culture. They assert their poverty. They contest the social order.  The materials required for carnival performance and apparent in the scene setting, are the expression of the European grotesque. This aesthetic was clearly defined by M. Bakthine. The grotesque enables dirty touloulou to free themselves from prevailing opinions about the world and to produce a new utopia.


Keywords : carnival, French Guiana, grotesque, materiality, subversion.

 

(traduction Alexandra Evain)

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 11:12
  • Café repaire à Lomiquélic (56) au café Mamm Kounifl (2 rue Léon Blum)
  • vendredi 15 novembre 2013
    à partir de 20h30
    Projection / débat
    "La domination masculine"

    Féminisme / antisexime

      "Affiche provocante et thème sujet à polémique. Voici le nouveau film de Patric Jean. Interrogations enfantines sur l’identité féminine, remise en cause du principe d’égalité sexuelle, allongement du pénis et virilité exaltée. Tel est le portrait de la société contemporaine. Pour reprendre les termes de Pierre Bourdieu (dont le réalisateur  s’est totalement inspiré pour le titre de son film), « La domination masculine est tellement ancrée dans nos inconscients que nous ne l’apercevons plus, tellement accordée à nos attentes que nous avons du mal à la remettre en question ». Les stéréotypes ont la peau dure. Qu’auront nos enfants pour Noël ? La réponse est des plus simples : une poupée Barbie pour les filles, une voiture électrique pour les garçons. «Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle» disait Patric Jean. Espérons que ce sera chose faite." (Planetecampus).

    Et nous, si on en discutait ? Chiche ?

    BANDE-ANNONCE

     



     

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 11:58

Le 2ème livre chez Bambule :

CONTRE LE MASCULINISME – guide d’autodéfense intellectuelle.

 

Par le collectif Stop masculinisme


couv.jpgDes hommes divorcés, perchés en haut d’une grue, qui se disent lésés par une justice qui  leur confisquerait leurs enfants ; des associations défendant les hommes battus et criant à la manipulation des chiffres sur les violences conjugales ; des groupes de parole destinés à des hommes en perte de repères et en quête d’une nouvelle identité masculine.

 

« Droits des pères », « violences et discriminations à l’encontre des hommes », « crise de la masculinité », tels sont les thèmes chers aux masculinistes. Associations, psychologues, militants, figures médiatiques ou simples quidams, ils sont un certain nombre à affirmer qu’aujourd’hui ce sont les hommes qui souffrent, qu’ils sont victimes des femmes qui auraient pris le pouvoir, des féministes qui seraient allées trop loin, bref d’une société « matriarcale ».

 

Adeptes de la victimisation et de l’inversion des rôles, les masculinistes militent pour la défense de l’ordre patriarcal et des privilèges masculins. Leur idéologie s’inscrit dans un contexte politique réactionnaire où l’on voit se renouveler les formes de la domination masculine. 


Ce livre a été conçu comme un outil pour analyser et contrer ce mouvement.

Format 13×18,5 * 160 pages * ISBN : 978-2-9543237-1-8 * Prix librairie : 8 €

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 15:12


« Les progrès sociaux s’opèrent en raison des progrès des femmes vers la liberté et les décadences d’ordre social en raison du décroissement de la liberté des femmes. » Charles Fourier

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici ou lors de nos rendez-vous publics.

ML 1720 rectoActualité

L’incohérence bretonne, par J.-P. Aupetitgendre, page 3

Acheter la paix sociale, par E. Vanhecke, page 4

Maurice Taylor, le retour, par Justhom, page 5

Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6

On nous pollue la vie, par P. Schindler, page 7

International
Syndicalisme autonome algérien, par R. Pino, page 8

Arguments
ML-1720-verso.jpg
Révolution dans la psychiatrie, par N. Potkine, page 10

France, tes emblèmes foutent le camp, par M. Rajsfus, page 12

Limites de la non-violence ?, par A. Bernard, page 14

Histoire
Sylvain Maréchal, le tyrannicide, par Erwan, page 15

À voir, à lire

Médecin de famille, par Mato-Topé, page 18

Chemins d’exil et d’espoir, par T. Guilabert, page 19

Expression
Au mur, le vieux monde, par Cettia Cetti, page 20

Illustrations
Aurélio, FYD, Kalem, Krokaga, Riri

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 22:34

Le Télégramme du 6/11/2013, page 1, annonce : "Le choc de simplification administrative (...) permettrait de relancer certains élevages situés en zones d'excédent structurel d'azote « sans remettre en cause les objectifs environnementaux »". Page 7, leTélégramme poursuit en ayant choisi son camp, celui de l'agriculture intensive, ne serait-ce que par les mots choisis. "Les organisations agricoles bretonnes" (...) veulent qu'on en finisse avec « l'acharnement réglementaire ». Derrière ce terme, elles visent la montagne de normes qui s'imposent aux productions animales qui font durer indéfiniment les procédures, à en décourager même les plus motivés. Sont particulièrement concernés les élevages situés dans des secteurs classés en ZES (zone en excédent structurel d'azote) ou toute augmentation d'effectifs est interdite depuis 1996, sauf quelques dérogations"

 

Pour rééquilibrer et démystifier les propos de ce journal militant, si ce n'est partisan, rien de tel que la lecture du Canard Enchaîné N° 4853 du 30 octobre 2013, ce qui permet au passage de montrer les contradictions (ou l'hypocrisie ?) du PS...

 

 "« Il est évident que le groupe socialiste demandera le retrait de cet agrément qui serait un recul en matière d’environnement dans un contexte de mise place de lutte contre la prolifération d’algues vertes sur nos plages et l’augmentation du taux de nitrates dans les eaux bretonnes ». C’était le 28 juin 2010. Marylise Lebranchu, pas encore ministre du gouvernement Ayrault, mais députée du Finistère, écrivait au président de l’association écolo Eaux et Rivières de Bretagne tout le mal qu’elle pensait de l’amendement déposé par le député UMP Marc Le Fur des Côtes-d’Armor.

 

  Marc Le Fur, par ailleurs président du Club des amis du cochon (Ça ne s’invente pas, ça se mérite !) à l’Assemblée nationale, voulait faire voter une chouette idée : faire passer de 450 à 2 000 le nombre de cochons à partir duquel l’éleveur doit demander une autorisation pour construire sa porcherie. À l’époque, devant le tollé des élus bretons de gauche, avec à leur tête le président de la Région, Jean-Yves Le Drian, qui demandait le retrait d’un amendement « démagogique et dangereux », le gouvernement avait fait marche arrière, abandonnant Le Fur en rase campagne.


 

Trois ans et quatre mois plus tard, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, reprend à son compte, sous la forme d’un projet de décret, la proposition de Le Fur. La semaine dernière, Matignon a mis en ligne ledit texte pour « consultation publique ». Au nom du fameux « choc de simplification des procédures » cher au gouvernement, exit l’obligation faite aux éleveurs de se soumettre à une enquête d’utilité publique et à une étude d’impact sur l’environnement dès lors qu’il dépasse 450 porcs. Désormais pour construire une porcherie de 2 000 cochons, il suffira de faire une simple déclaration à la préfecture du coin.

 

Cette fois, ni Marylise Lebranchu, ni Jean-Yves Le Drian, devenu ministre de la Défense, n’ont moufté. Si tout va bien, les éleveurs de porcs profiteront du décret dès janvier. Il faut dire que l’affaire aura été rondement menée. L’idée d’alléger les règles d’ouverture d’une porcherie figurait depuis avril au menu du « plan stratégique pour la filière porcine française » lancé par le gouvernement. Le patron de la Fédération nationale porcine avait même, dès juillet, le calendrier entre les mains. Pour faire avaler la pilule aux écolos, voilà-t-y-pas qu’on ressort du chapeau Bruxelles ! Si c’est la crise dans le cochon, c’est à cause des normes enquiquinantes qui empoisonnent la vie de nos éleveurs et les rendent moins compétitifs que leurs voisins.

 

Sauf qu’à bien y regarder, pour ce qui est des contraintes, on serait plutôt en queue de peloton. Au Danemark, par exemple, il est impossible de construire une porcherie à moins de 350 mètres d’une zone urbaine, contre seulement 100 mètres chez nous, et, en Hollande, où l’on compte le même nombre de cochons au mètre carré qu’en Bretagne, il est strictement interdit sur les trois quarts du pays d’installer ou d’agrandir une porcherie. Le plus poilant, c’est que le cadeau d’Ayrault au lobby du cochon tombe alors que la France a été condamnée, en juin, par la Cour de justice de l’Union Européenne pour non-respect de la directive Nitrates et qu’elle est en train de négocier pour éviter l’amende de plusieurs dizaines de millions d’euros qui lui pend au nez et l’astreinte qui pourrait atteindre plus de 100 000 euros par jour."

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 19:52

le-29-10-2013.pngLa première tournée en Bretagne du film "Ne vivons plus comme des esclaves" avec son réalisateur Yannis Youlountas vient de s'achever. 4 étapes : Nantes, Vannes, Lorient et Redon. Sur Vannes, ce sont plus de soixante personnes qui ont participé à cette soirée.

Il serait vain de relater ici tout ce qui s'est dit. Yannis, en contact permanent avec des copains et copines grec-que-s en lutte, toujours au fait de l'actualité la plus récente, a éclairé de nombreux points sur la situation là-bas.
Ce film n'est pas sur la crise mais sur les résistances et alternatives qui se mettent en place face à elle, y compris la lutte antifasciste contre les néo-nazis de Aube dorée.
Yannis a insisté sur certains points : Exarcheia est, actuellement, la plus grande zone autogérée d'Europe. Quartier d'Athènes, réunissant 45 000 personnes (1 % de la population athénienne), il est une pépinière d'îlots d'utopies en autogestion, non centralisés par un conseil municipal comme cela peut l'être à Miranaleda en Espagne par exemple (village de 3 000 habitant-e-s). Le réalisateur invite chacune et chacun à diffuser gratuitement ce film, à le faire tourner, à organiser des discussions... et à se servir des exemples grecs pour construire ici et maintenant des résistances sociales, des alternatives, de l'entraide... Le site internet du film peut servir de support mais il est aussi possible de commander le DVD (prix indicatif : 10 euros, même si le prix reste libre) pour organiser des projections publiques.
Il est également possible de se procurer le livre écrit par Yannis, avec des photos réalisées par Maud, "Exarcheia la noire", paru aux Editions libertaires. Les bénéfices récoltés sur la vente de cet ouvrage seront envoyés au dispensaire de santé gratuit installé à Exarcheia. En Grèce, au bout de 1 an de chômage, la sécurité sociale est supprimée (!), d'où l'importance de soutenir cette initiative.

Le groupe Lochu remercie Yannis, Maud et Achille pour leur participation et leur chaleur amicale. Nous remercions aussi le public qui a fait le déplacement et les personnes qui ont relayé l'information d'une façon ou d'une autre.

 

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 13:54


La presse locale, dès qu'il s'agit d'un Breton qui sort un peu du lot n'en peut plus de le glorifier... qu'importe d'où lui vient la gloire. Ainsi, un ingénieur brestois vient de recevoir "les insignes de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur des mains de Jean-Yves Le Drian", ministre de la Défense. Le Télégramme évoque un "parcours exemplaire" (ici l'article).

Quel est cet exemple ?

"Ingénieur du Génie maritime, son grand-père avait été chargé de la construction d'un grand nombre de navires de guerre dont les cuirassiers Dunkerque et Richelieu".

"Ingénieur des ponts, son père a été en charge du chantier de l'Ile Longue".
Le mérite de notre monsieur est de s'être formé dans... "le corps de l'armement" ! Quelle surprise ! Digne héritier spirituel de son géniteur, il s'est alors "fortement impliqué dans les programmes SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) et porte-avions".
Il a participé "à la mise en service du Rafale".
Il prend en 2010 la direction des "activités systèmes de mission de défense du groupe Thales".
Telle une malédiction familiale, sa vie semble vouée à la fabrication d'armes de destruction massive... Une constance remarquable ! Cela valait bien un p'tit badge, un brillant pin's !

Espérons que sa descendance rompra avec cet atavisme guerrier pour offrir ses talents et intelligence au service de la paix entre les humainEs et non aux profiteurs des guerres (États et industriels)... en combattant, par exemple, les fabricants et marchands d'armes... c'est-à-dire un pilier du capitalisme !

Car, outre la mise en danger, la souffrance voire la destruction de populations entières quand il en est fait usage, l'armement est un accaparement considérable d'argent, de cerveaux et de bras, qui auraient pu être destinés à des activités sociales et environnementales.

 

Que l'État remette une breloque à ses serviteurs zélés, c'est dans sa logique.

Que le Télégramme en soit la courroie de transmission vaudra peut-être une médaille aussi à ce journal ?!

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 10:13

Pour toutes les projections, l'entrée est libre !

Débat avec Maud et Yannis Youlountas, co-réalisateurs.

 


Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : «  Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcez « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

 

Lundi 28 octobre : Nantes. 20h30, 17 rue Paul Bellamy. Par groupe Déjacques (FA).

 

Nantes-Grece-281013.jpg

 

Mardi 29 octobre : Vannes. 20h30, Palais des Arts. Cinémanar ! Par groupe libertaire Lochu + FA.

 

Grece Yannis 291013

 

 

Mercredi 30 octobre : Lorient. 20h30, cité Allende (12 rue Colbert). Par collectif libertaire Lorient.

 

Lorient-grece-301013.jpg

 

 

Jeudi 31 octobre : Redon, 19h30, centre social (5 Rue Guy Pabois). Par liaison Géronimo (FA).

 

GRECE-Yannis-Redon.jpg

 

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Présentation

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  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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