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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 16:32

Stop-nucléaire 56 / Trawalc'h s'oppose au nucléaire civil et militaire, et en particulier au chantier EPR-THT.

Le chantier de l'EPR a déjà connu des déboires (malfaçons, retards). Son prix à plus que doublé (plus de 6 milliards d'euros). Sa dangerosité est impressionnante (non résistance à la chute d'un avion gros porteur, défaut du système de contrôle commande...). Les Etats-Unis ont récemment décidé d'ailleurs de refuser sa construction sur leur territoire.

La ligne THT de 163 Km qui servirait à transporter le surplus d'énergie produite par l'EPR – alors qu'il faudrait mettre en œuvre des économies d'énergie – est une ligne Très Haute Tension de 400 000 volts traversant 4 départements, soit 64 communes et tirée sur 420 pylônes. Imposée aux populations locales, et dangereuse sur un plan sanitaire, elle  correspond à des intérêts privés liés à l'industrie nucléaire.

La lutte contre sa construction s'est surtout concentrée autour du Chefresne, petite commune de la Manche. L'ex-maire * et la population dans son ensemble – qui sont pour un arrêt immédiat du nucléaire – sont hostiles à la THT. De nombreuses actions publiques ont été organisées pour contrer le chantier de la THT. L'Etat a répondu systématiquement par la répression et la violence contre les résistants du nucléaire (blessés et procès).

Cette lutte n'aura du succès que si elle s'étend et se développe partout.

Le nucléaire, dont la menace ne connaît aucune frontière, n'est pas plus acceptable ailleurs que chez soi. Cette lutte est légitime et nécessaire et mérite autant d'attention que celle de Notre-Dames-des-Landes.

Notre action vise à montrer que le mouvement anti-THT est présent au-delà des territoires concernés directement. Elle est un geste de solidarité envers les résistants et résistantes du Chefresne.

Une première action symbolique et médiatique aura lieu le samedi 1er décembre à Saint-Avé pour dénoncer la complicité d'une entreprise. D'autres suivront pour diriger les projecteurs sur d'autres entreprises.

Lieu et heure de rendez-vous : aire de co-voiturage se trouvant au niveau du "giratoire des 3 rois", entre le boulevard de Pontivy et la quatre voies D767 en direction de Pontivy (de l'autre côté du giratoire : garage citroën et Super U), à 11 h.

* ex-maire aujourd'hui puisqu'il a choisi de démissionner suite à une garde à vue et une réquisition pour organiser le scrutin législatif, que lui et ses conseillers voulaient boycotter.

Stop Nucléaire 56 / Trawalc’h

6 rue de la Tannerie - 56000 VANNES, Tél. 06 65 72 31 66 - stop-nucleaire56@laposte.net

 

Note : Le groupe Lochu est adhérent et actif au sein de Stop nucléaire 56 Trawac'h.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 23:37

Vinci, pilier du nucléaire

vinci nuitLe nucléaire ne se développe pas pour répondre à nos besoins. Il ne progresse pas non plus à cause de quelques « irresponsables » qui oublient d’éteindre la veilleuse de la télé. Au contraire, il provient d’un véritable système organisé où les plus grands acteurs sont aussi les principaux, voire uniques, bénéficiaires. Parmi ceux-ci, Areva et EDF sont les plus médiatisés, mais on oublie trop souvent que d’autres ont des responsabilités tout aussi importantes. Vinci est le partenaire incontournable d’Areva. Depuis le début du nucléaire français, dans les années 40, Vinci a permis sa réalisation (83 % du parc nucléaire français) et n’a pas cessé d’en faire la promotion et d’en empocher les bénéfices.


Le groupe Vinci s’est imposé dans toute la chaîne du nucléaire. A travers sa filiale Sogea Satom, il exploite avec Areva des mines d’uranium au Gabon et au Niger. Malgré de nombreuses intimidations et une forte répression, les conditions d’exploitation de ces mines ont pu être dénoncées par des travailleurs et des associations. Dès la sortie des mines, les minerais sont acheminés vers l’Europe grâce à des infrastructures de transport réalisées par lui même. Par exemple, la « Route de l’uranium » qui relie Arlit à Tahoua a été réalisée uniquement à cette fin.


Après avoir construit quatre centrales nucléaires sur cinq en France et 60 % des centrales du Royaume Uni, Vinci Construction Grands Projets se lance sur les nouveaux marchés qu’offrent les EPR : Centrale de Flamanville, nouveau programme nucléaire britannique, développement du nucléaire en Inde et en Chine. Leurs contrats ne s’arrêtent pas à la construction, Vinci (Nuvia, Vinci Energie) assure également la maintenance et la prolongation de la durée de vie des centrales.


Omexom se charge pour le compte d’EDF de la transformation haute tension à la sortie des centrales ainsi que de la distribution de l’électricité pour les structures industrielles, ferroviaires et les réseaux de transports.


Le groupe est présent jusqu’à la fin du cycle : Nuvia s’occupe du démantèlement des centrales ainsi que de la gestion des déchets. Il pousse même le cynisme jusqu’à décrocher des contrats après les catastrophes nucléaires : Vinci Construction Grands Projets avec Bouygues Travaux Publics prend en charge le confinement du sarcophage de Tchernobyl, et serait en cours de signer des contrats de reconstruction à Fukushima. En tant qu’expert en catastrophes nucléaires, Vinci sait tirer profit de toutes les situations.


D’ailleurs, comme si tout cela ne suffisait pas, Vinci se vante d’être à la pointe des dernières expérimentations les plus délirantes : la première centrale sur une faille sismique, le projet de fusion nucléaire ITER (Cadarache), le stockage en milieu argileux des déchets radioactifs (Bure), le réacteur d’essai à terre des moteurs des sous-marins nucléaires,…


Le nucléaire, pilier du capital

En dehors des catastrophes et de la problématique des déchets, le nucléaire crée une nuisance bien plus insidieuse. C’est une technologie de pointe qui nécessite un très grand degré de spécialisation. Elle est donc concentrée entre les mains de quelques experts à qui nous sommes condamné-e-s à donner notre confiance. Nous n’avons plus aucun contrôle sur eux et nous nous retrouvons totalement dépossédé-e-s. En cas de renversement de cette société serions-nous en capacité d’arrêter les centrales ?


Le nucléaire civil est étroitement lié au nucléaire militaire, ce n’est pas pour rien que les états occidentaux refusent à l’Iran l’accès à cette technologie. En raison de son potentiel de destruction massive, le développement du nucléaire est accompagné de la militarisation de toute sa filière. Le secret technologique devient alors secret défense et chaque site nucléaire devient une zone militaire. Cadarache en est un bon exemple. Au même titre que le pétrole, l’uranium représente un intérêt économique majeur qui entraîne l’augmentation de la présence militaire française dans les pays producteurs comme le Niger et la Côte d’Ivoire.


Le nucléaire favorise et maintient la grosse industrie. Tout le système de production capitaliste repose sur les capacités énergétiques du nucléaire. Et pour que la machine puisse s’étendre partout sans limite, il faut que des lignes THT tissent leurs toiles à travers le monde. On peut alors aménager chaque portion du territoire, faire des lignes ferroviaires à grande vitesse, des aéroports et autres zones commerciales. Le nucléaire est donc un des principaux piliers du capitalisme.


Dans la concurrence acharnée à laquelle se livrent les États, la France n’avait pas de pétrole, mais des idées. Le nucléaire est donc devenu LE choix stratégique qu’elle porte depuis des années favorisant l’implantation de Vinci et d’Areva aux quatre coins du monde. Lors de ses visites à l’étranger, Sarkozy se fait le premier représentant commercial de Vinci pour vendre des EPR.

Vinci capitale du pilier (en béton armé !)

L’activité de Vinci ne se limite pas au nucléaire. Il est le leader mondial de « construction-concession ». Par le biais de milliers de filiales, le groupe Vinci – tout comme Bouygues et Eiffage – agit dans des domaines très variés. Il construit et exploite des autoroutes (Cofiroute, ASF, Escota), des parkings (Vinci park), des terminaux pétroliers, des stades de foot, des aéroports (Vinci Airport), des projets immobiliers (Vinci immobilier) et de nombreux autres aménagements urbains (Eurovia, GTM…). La moitié de son chiffre d’affaires provient de la maintenance des industries. Il est implanté dans une centaine de pays et continue son expansion grâce au rachat continu d’entreprises plus petites.


Certains projets de Vinci rencontrent une opposition plus marquée. C’est le cas de la Ligne Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, projet très contesté dans les régions concernées. Plusieurs collectifs et associations organisent des manifestations pour dire stop aux grands projets destructeurs et coordonner des actions en Europe.


L’autoroute que construit Vinci entre Moscou et Saint-Pétersbourg saccage entre autres, à Khimki, la dernière forêt moscovite. Noyé dans la corruption, ce projet d’expansion urbanistique s’impose aux habitants et n’avance qu’à coups de violences policières contre les opposants. Le campement de résistance installé dans la forêt a également été la cible d’attaques par des milices fascistes. Le tabassage, les tortures, les menaces, les inculpations pénales et les assassinats sont certains des moyens de répression mis en œuvre par le capital afin de défendre ses propres intérêts sous prétexte de travaux publics.


A Notre-Dame des Landes (44), depuis 40 ans, un projet d’aéroport international s’inscrit dans une expansion de la métropole Nantes/Saint-Nazaire. Aujourd’hui, Vinci s’est emparé de ce chantier d’aéroport éco-labellisé. Le groupe et ses alliés publics entendent mener les travaux à terme, tout en prétendant respecter une démarche démocratique : par exemple, une enquête publique encadrée par une multitude de gendarmes et de gardes mobiles. Face à cette hypocrisie, les terrains concernés par le projet sont occupés et le combat s’intensifie.


Vinci pose lui-même ses propres alternatives. Ainsi, il s’empare petit à petit du marché de l’éolien et du solaire. Même si ces énergies paraissent plus séduisantes pour beaucoup de personnes, il ne s’agit pas là de remettre en cause le système de production et de distribution de l’électricité. Il s’agit au contraire d’intégrer ces sources d’énergie au système pour pouvoir produire toujours plus. Cela ne va pas nous rendre moins dépendant des grosses entreprises et ne nous aide en rien à gagner en autonomie.


L’État, Vinci et tous les profiteurs n’ont aucun scrupule à répandre la propagande culpabilisante des « gestes eco-responsables ». Quand ils s’enrichissent sur le désastre, si nous sommes responsables de quelque chose, c’est surtout de les laisser nous dicter leurs solutions pour colmater les fissures de l’édifice.
 

 

Pour ébranler l’édifice, attaquons ses piliers !

Un blog existe sur Vinci et les luttes qui lui font face. N’hésitez pas à le consulter et à l’enrichir sur http://www.stopvinci.noblogs.org. Ce texte a été distribué à la manifestation antinucléaire de Rennes le 15 octobre 2011 et garde toute sa pertinence.

 

banderole societe totalitaire 240312

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 21:37

Contributions au débat sur l'aéroport de NDDL : les notaires bretons, le ministre délégué au Budget (Jérôme Cahuzac) et les experts du climat à l'ONU ! Rien que ça !

Voici ce qu'énoncent les notaires, acteurs traditionnels du capitalisme. Une contribution involontaire et indirecte des notaires de Bretagne à l'encontre de l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes ?  Extrait du Télégramme du samedi 24 novembre, "Terres agricoles. Le cri d'alarme des notaires bretons"

"Chaque année, 5.500 hectares de terres agricoles sont dévorés par la frénésie bâtisseuse des Bretons. (...)

Les notaires de Bretagne viennent de publier un ouvrage alarmant (**) consacré à la gestion du foncier. Pourquoi cette démarche ?
Il est grand temps d'engager une réflexion sur le rythme de disparition des terres cultivées. Ce rythme est extrêmement soutenu dans notre région, bien plus qu'ailleurs en France. Les JA (Jeunes agriculteurs) mettent en avant un chiffre choc : 20m² perdus à chaque seconde qui passe ! C'est, évidemment, un problème pour l'avenir de la profession agricole alors qu'on sait que les besoins alimentaires vont aller en augmentant.

(...)

Voici dix ans, le président de Rennes Métropole, Edmond Hervé, annonçait l'interdiction de bâtir sur une parcelle de plus de 400m². Depuis, quelques autres collectivités bretonnes ont suivi. Est-ce efficace ?
C'est une bonne chose mais ça ne suffit pas. (...) Note anars 56 : Pas à une contradiction près, Edmond Hervé (PS) est bien évidemment partisan de l'aéroport de NDDL et donc de la disparition de 1600 hectares de terres (dans un premier temps)...

Les notaires affichent leur volonté de freiner la consommation de terres agricoles. Quel effet concret cet engagement peut-il avoir ?
Les préconisations formulées par le Conseil national du notariat ont souvent une influence sur les évolutions réglementaires. Je pense, par exemple, à la mise en place, voici deux ans, par le préfet de région, des commissions départementales de consommation des espaces agricoles (CDCEA), chargées d'instruire les dossiers d'artificialisation des terres. Ces commissions ne servent pas à grand-chose, puisque leurs avis sont consultatifs. Le notariat plaide pour que leurs décisions puissent s'imposer aux collectivités, ce qui leur conférerait une réelle utilité.

** «L'avenir du foncier en Bretagne», édité par le Conseil régional des notaires, préfacé par la ministre Marylise Lebranchu...

Pour compléter l'opinion des notaires, voici une petite contribution (toujours indirecte et involontaire) de Jérôme Cahuzac, sur un autre aspect du dossier : les PPP ! Selon un article de la revue économique Challenges du 29 octobre 2012

"Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, s'exprime contre les partenariats public-privé (PPP) qui coûtent selon lui "trop cher sur le long terme", dans un entretien au journal Acteurs Publics publié lundi 29 octobre.

"Après avoir eu le vent en poupe, les partenariats public-privé ont le vent dans le nez", affirme le ministre.

Les PPP, où l'Etat fait appel au privé pour financer et gérer un équipement de service public, étaient très encouragés par le gouvernement Fillon.

Mais, assure Jérôme Cahuzac, "ces contrats qui permettent aux ministères et collectivités de confier un investissement public à un groupe privé en le remboursant pendant quinze ou trente ans coûtent trop cher sur le long terme".

Et, couplet final : chacun sait que le transport aérien est le plus  dévoreur de pétrole par personne transportée, et donc le plus gros émetteur de gaz à effet de serre... or, nous apprend encore le Télégramme dans son édition du 22 novembre 2012 :

quelques jours de la conférence climat de l'Onu, un nouveau rapport sonne l'alarme. Les efforts sont encore plus loin du compte qu'on ne le pensait pour contenir le réchauffement et éviter un scénario catastrophe."

Sympa, la contribution de la fRrance se concrétise par... la construction d'un gigantesque aéroport international, le rasage de forêts et le bitumage de prairies pour y parvenir !

Remarquons également que les PPP (partenariats privé-public) sont constitués en général pour une durée de 30 ans, mais pour l'AGO (aéroport grand ouest), Vinci bénéficie d'une concession de ... 55 ans ! ... avec une clause de performance qui permet de garantir aux actionnaires de Vinci, un rendement de 12 % ! Si les prévisions de trafic opérées par la commande publique et garantissant l’équilibre économique du contrat ne sont pas au rendez vous, les collectivités publiques compenseront jusqu'à épuisement de l’investissement privé... Merci qui ? l'UMPS !

NDDL--serpent-PS-.jpgOutre les 1600 hectares de terres agricoles et bocages actuellement prévus pour l'aéroport, d'autres infrastructures "train, trams et routes" sont envisagées... Sans compter que l'activité économique va être aspirée, dans une forme de centralisme régional, entre Nantes et ND des Landes, entraînant une large artificialisation des presque 30 km qui séparent Nantes du futur aéroport... en créant une terrifiante Nantes Nécropole. Le Télégramme relate même l'inquiétude de la pointe bretonne, relative au futur aéroport (s'il se fait !).


Ces aéroports, comme l'industrie nucléaire, les gaz de schiste, les lignes à grande vitesse, s'inscrivent bien dans le combat contre le capitalisme : arrêt immédiat !

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:08

«Il a toujours été dans la nature d’un chef d’étendre son pouvoir sur ce qui ne lui résiste pas. »   Thucydide

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

ML-1688-recto.jpgActualité

Dans la rue ce 14 novembre, par Fabrice, page 3

Grève solidaire avec les Turcs, page 4

Les Espagnols, debout contre l’austérité, par R. Pino, page 5

La météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6

Un beaufre décomplexé, par N. Potkine, page 7

La Chronique néphrétique, de Rodkol, page 8

Maudits salaires ! par P. Mignard, page 9

Arguments

Les ficelles de l’économie, par E. Vilain, page 11

Phalanstères du Gard, par Philippe, page 12
ML-1688-verso.jpg
International

Échos de la Conférence libertaire de Porto, par Jean-Louis, page 14

Judith Butler et Israël, par P. Sommermeyer, page 15

Expressions

Un négationniste bien d’chez nous par J. Segal, page 17

Ermo, sa BD de la guerre d’Espagne par Juanito, page 20

Une caméra dans le couloir de la mort, par H. Hurst, page 21

Mouvement
Mouvement et Radio sans dieu ni maître, page 22

Pour faire son tour de chien, page 23

Dessinateurs
Aurelio, Krokagas, La Salamandre, Bruno Loth, Nemo, Slo, Valère.

 

 

 

«Nous sommes lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué. »   Albert Camus


ML-1687-recto.jpgML-1687-verso.jpgActualité

Une devinette pour Kropotkine, par N. Baillargeon, page 3

Filoche se paye Gallois, par M. Cailloux, page 5

Météo grisâtre, par J.-P. Germain, page 6

Libérez Aurore ! par G. Goutte, page 7

La Chronique néphrétique, de Rodkol, page 8

Arguments

Bout du tunnel ou pas ? par J. Langlois, page 9

Deux sous de langues par L. Gallopavo, page 12

International

Félonie au Mexique, Communiqué militant, page 14

Maison Blanche : l’Âne ou l’Éléphant par R. B. page 15

Les Guaranis vont mourir par M. Gutel, page 17

Expressions
Tigre ou lapin ? par N. Potkine, page 18

Mouvement

Agustín, le bon camarade par O. Alberola, page 19

Le dernier livre de Jean L’Anselme par C. Kottelanne, page 20

La vie du mouvement, page 21

La radio sans dieu sans maître, page 22

On sort ce soir ? Page 23

Illustrations
Aurélio, Jhano, Kalem, Krokagas, la Sala, Manolo Prolo, Nemo, RNST, Valère.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:37

affich anniv camera 2012prog-anniv-camera-2012.JPG

Nouvel anniversaire aux caméras de la ville de Ploërmel

 

 

 

Le collectif « Ploërmel sans vidéos » * organise le 7ème anniversaire des caméras le vendredi 23 et le samedi 24 novembre. La vidéosurveillance étant une fumisterie, nous y répondons en organisant chaque année cette bouffonnerie. Voici le programme du millésime 2012.

 

Le vendredi 23 novembre à 21 heures se produira le groupe PaVé au café coopératif Le Champ Commun à Augan.

PaVé est un duo basse/batterie tendance post-punk de haute facture musicale. Un combo totalement déroutant mais fascinant par la variation de leurs compositions. Alors que d'autre ne font que des ronds dans l'eau, ce groupe fait lui dans les vagues déferlantes. C'est un parti pris, car PaVé c'est dans la face que ça se prend !

 

Le samedi 24 novembre de 14 à 18 heures, il sera organisée la Kermesse des caméras au Préau des Carmes.

Différents jeux d'adresse ainsi qu'une buvette seront mis en place. Petits et grands pourront s'exercer au « Lance-Marron dans l'objectif » ou au « Chamboule-Tout d'éthique », jouer à la Roue de l'Infortune ou à la Pêche à la Délation par exemple.

Enfin, comme tous les ans, le collectif « Ploërmel sans vidéos » proposera ensuite une réunion ouverte à tous à 18 h, à la buvette de la Kermesse pour l'information aux publics et faire le point sur les actions en cours.

 

Aussi bien pour le concert que pour la kermesse, la participation ou le soutien seront laissés libres.

 

* "Il y a sept ans, étaient installées les premières caméras de vidéosurveillance à Ploërmel. Depuis, chaque mois de novembre, le collectif “Ploërmel sans vidéo” organise un week­end d’actions et d’animations pour marquer cet anniversaire. L’objectif : informer les citoyens sur les systèmes mis en place, les sensibiliser aux éventuelles dérives et leur présenter les différents recours possibles."

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 22:45

CONTRE LE NUCLÉAIRE ET SON MONDE

En soutien aux luttes anti-nucléaires et anti-THT * dans l'Ouest et partout où elles trouvent à s'incarner

 

* THT = Lignes à très haute tension (400 000 volts)

 

En novembre 2011 plusieurs centaines de personnes se réunissaient à Valognes dans le Cotentin avec la ferme intention de bloquer un train CASTOR de déchets nucléaires, participant de cette circulation quotidienne de matière radioactive, par voie ferrée, routière ou maritime. Ce qui se faisait en Allemagne depuis plus de vingt ans prenait forme pour la première fois en France. Réaliser une action directe publique, passer le cap du symbolisme et s’en prendre concrètement à l’industrie nucléaire. La toucher dans ce qu’elle a de plus cher, son portefeuille et son image qu’elle veut immaculée. Six mois après, trois personnes passaient en procès sous des chefs d’inculpation faisant d’eux les têtes pensantes et agissantes du blocage. Sous prétexte d’avoir parlé aux médias, ils devaient assumer pour tous une action assumée par tous les participants.


Le 9 octobre dernier, devant la faiblesse de l’argumentation des accusations, ils furent finalement relaxés. À la suite de « Valognes » des personnes soucieuses de continuer une lutte concrète contre le nucléaire et son monde s’engagèrent dans la lutte anti-THT, rejoignant une population locale en lutte depuis plus de cinq ans. Une ligne Très Haute Tension censée relier l’EPR de Flamanville au reste du réseau et participant du commerce international et délirant de l’électricité. S’attaquer aux flux ou aux transports radioactifs c’est toucher l’industrie nucléaire dans ce qu’elle a de plus fragile. Depuis le début de l’année la population se mobilise. Manifestation, occupation, engins de chantiers hors-services, chantier hors d’usages… Si les pylônes ne tombent pas encore, la répression elle ne s’est pas fait attendre.


S’il nous semble important de soutenir ces luttes, c’est dans une perspective de relance d’opposition radicale au nucléaire. Depuis trop longtemps les discours raisonnables, fait de compromis, d’actions citoyennes et de propositions alternatives montrent leur impuissance à s’opposer et à réformer l’irréformable. Il ne tient qu’à nous de construire une opposition radicale et autonome contre cette énergie mortifère qui alimente un système qui nous broie.


Cette détermination en acte a autant besoin de soutiens financiers pour faire face à la répression judiciaire qui se démultiplie qu’à être rejointe pour démultiplier partout les espaces de conflit avec cette société nucléaire ; loin des illusions citoyennes qui nous paralysent et entretiennent le monde tel qu’il va, mais à proximité des luttes telles qu’elles se déroulent à Notre Dame des Landes…


Pour toutes ces raisons nous vous invitons le SAMEDI 24 NOVEMBRE à partir de 18h chez Noom à Campénéac (56, pays de Ploërmel) : à droite tout de suite après la caserne des pompiers en prenant direction Tréhorenteuc au niveau de l’église.

A une discussion autour des luttes anti-nucléaires dans l’ouest et à la projection d’un film sur l’opposition à la ligne THT Cotentin-Maine de 18h à 19h30.

A une soirée de 19h30 à 1h avec un repas de tartines diverses et variées qui sera servi tout au long et un concert avec : Duo or Die, danse / Yo, slam / Chevo léger, rock expérimental / Targuinouchma, swing manouche / Les obsédés du monde, chanson française / Death or Glory, rock-ska-punk

 

Entrée prix libre (mais de soutien).

 

Plusieurs personnes investies dans cette lutte seront présentes afin d’en expliquer les enjeux.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:55

Le préfet de Loire Atlantique de 2007 à 2009, Bernard H., qui s'occupait du dossier Aéroport Grand Ouest (AGO) à Notre-Dame-Des-Landes a ensuite été embauché en 2011 par le groupe Vinci. (Cf. ici) Groupe qui a eu la concession de construction et gestion de cet aéroport, dans le cadre d'un Partenariat Public Privé (PPP) très avantageux... pour la multinationale... (!).

Ce mariage valait bien une petite cérémonie ! Comme l'annonçait le faire-part que nous avions gentiment reçu, elle s'est déroulée à Vannes samedi 10 novembre, à l'entrée du marché, porte St-Vincent, près du port... Sous un ciel un peu humide, nous assistions ému-e-s à cette union entre Melle l'Etat français et Mr Vinci-fait-du-profit.

 

 

 


Après le mariage, nous étions si heureux et si heureuses, qu'un petit défilé a eu lieu dans le marché...

... Avec un petit air "fausse manif de droite" : On veut du bitume, pas des légumes ! Le pouvoir : à l'argent pas aux gens ! Du pognon, pas des oignons ! Etc...

 

Et, bien sûr, comme toujours, chez les irréductibles, l'histoire se termine en chansons !

Merci à Jean-Marc V pour la vidéo !

 

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P'tit commentaire Anars 56

 


Cet excellent sketch, réalisé de mains de maître et de maîtresse, par des membres du collectif morbihannais (élargi), opposé à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui nous a bien plu et auquel nous avons participé, appelle toutefois un commentaire, d'un point de vue anarchiste, quant aux exigences demandées par le paysan à l'Etat français (entre 12'40 et 13'30 minutes) :


"Deuxièmement :  arrêter de fricoter avec des entreprises privées, multinationales intéressées uniquement par l'argent.
Troisièmement : toujours écouter votre peuple et arrêter vos idées de grandeur et de projets inutiles.
"

 
Rappelons que l'Etat (spécialement l'Etat français) n'est pas un outil neutre que l'on pourrait gérer à droite ou à gauche, dans une logique libérale ou sociale et écologiste, selon qui est aux commandes. Il est une structure administrative, chargée de gérer les intérêts de la classe dominante (les grands capitalistes) par différents moyens (subventions, recherche-développement, prise en charge publique des pertes, des coûts de pollution, législation fiscale sur mesure... etc). La plupart des élu-e-s, à tous les échelons de l'appareil, hormis de rares exceptions, font même partie de cette classe. Plus on descend dans la hiérarchie des pouvoirs, plus les exceptions sont nombreuses évidemment, notamment dans les conseils municipaux... même si ça reste minoritaire. C'est aussi pour cela que l'autonomie des communes est autant cadrée. La plupart des partis savent pertinemment que c'est ce rôle d'administrateur, de pantins des capitalistes, qu'ils et elles vont jouer... avec quelques avantages, même s'ils se gardent bien de le dire ! L'extrême gauche ne compte d'ailleurs pas spécialement avoir d'élu-e-s mais se servir des élections comme porte voix, dans une démarche un peu schizophrène et manipulatrice en laissant entendre aux exploité-e-s qu'un bon score donnerait un "signal" à la caste dirigeante... qui se marre et n'en a rien à faire tant qu'il n'y a pas de luttes sociales.

Ainsi, outre son rôle d'administrateur (l'exécutif) et d'organe de contrôle social (le législatif) et de répression (le judiciaire), L'Etat et son gouvernement / parlement sont également les fusibles pour la classe capitaliste. C'est contre lui que se dressent (trop rarement) les exploité-e-s au lieu de prendre directement possession des terres, usines, entreprises et services pour les réorienter et les autogérer (et supprimer certaines activités inutiles ou nuisibles), c'est-à-dire exproprier les capitalistes.

On ne parle pas pour rien du "char de l'Etat", "le plus froid des monstres froids". Même s'il est parfois le protecteur face à la rapacité capitaliste (selon les rapports de force établis à un moment donné), il est une bureaucratie constituée en machine de guerre contre la population et contre l'environnement. Il n'est donc pas aménageable ni réparable, son conducteur n'est pas à changer car la direction de la Machine est bloquée ! C'est d'un véhicule propre, autogéré et pacifique dont l'humanité a besoin ! Revendiquer auprès de l'Etat, c'est encore rester en situation de mineurs, non émancipés. Il n'y a donc rien à lui demander mais tout à faire pour s'en passer, en même temps que la réappropriation des moyens de production et distribution confisqués par les capitalistes. Car des structures autogérées peuvent se coordonner et coopérer sans Etat, de manière fédérative. L'Etat à terre : place à la libre association des individus, des communes et des régions, c'est-à-dire à la liberté ; et, simultanément, place au véritable socialisme, à chacun-e selon selon ses besoins, c'est-à-dire à l'égalité et à l'entraide...

Dire cela n'enlève rien à nos yeux à l'action de samedi. C'est notre vision des choses. 
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 08:17
Salut,
pour la manif de réoccupation de la ZAD de samedi 17 novembre, voici une liste de cars et points de covoiturage de toute la Bretagne. Après cette liste, vous trouverez quelques ajouts, rapport au dernier agenda !
Voici le tract du groupe la Sociale, de la FA Rennes sur le sujet : http://anars56.over-blog.org/article-2-luttes-1-meme-combat-112452723.html  dont nous retiendrons, entre autres, que "ces luttes perdraient tout leur sens si elles ne s'inscrivaient pas dans la perspective d'un renversement du capitalisme et de l'Etat et d'une décroissance économique, le temps qu'un nouveau mode d'organisation sociale intègre les possibilités de régénération de l'ensemble de la planète."

Sachez que les opposantes et opposants morbihannais-es (Auray-Vannes-Questembert et alentours) à l'aéroport NDDL vont construire sur la Zad un beau bloc sanitaire (douches, wc) à partir de matériaux de récupération. Pour nous retrouver, une grande perche avec un pinceau au bout sera dressée.
La manif s'onnonce ENORME !
Attention, il est prudent de venir avec des bottes.
Le RDV est à 11h au bourg de Notre-dame-Des-Landes.
Voici donc la liste des cars de Bretagne dont nous avons connaissance puis les ajouts à l'agenda.
@narchas salutations & à samedi !
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AURAY VANNES
Un chauffeur de car se propose d'emmener 57 personnes bénévolement, juste le gasoil à partager entre tous (soit env 10€/pers)

Horaires :

Aller :
Auray (Keriolet) : 7h30
Vannes (parking Leroy Merlin, zone Atlantheix) : 8h
Aire de Marzan : 8h30

Retour :
17h de Notre dame des landes  (soit vers 19h à Auray)
 
INSCRIPTION INDISPENSABLE auprès de Olivier (plutôt par mail svp) : olivier3.pascal@gmail.com ou 06 50 43 93 01
** et pour rejoindre l'aire de Marzan depuis Questembert et environs : RDV : Rd Point du Petit Molac à 8h
Covoiturages :
Auray : 8h30 rond-point du Ballon
Vannes : 9h15 Parking derrière la gare Sncf, rue de Strasbourg
 

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QUIMPER - CONCARNEAU- QUIMPERLE - LANESTER
(entre 15 et 25 euros selon le nombre de participant-e-s)
Départ Quimper à 7h30
- La Boissière Concarneau (aire de co-voiturage) à 8h
- Kerampaou à 8h15
- Kervidanou Quimperlé à 8h30
- Rond-point parc Expo Lanester. Car plein ! Donc depuis Lanester, covoiturage à 8h15, aire covoiturage près du Rond-point du Parc des expos (pas loin de Mac-Crado)
> http://doodle.com/7mdmtghpa3dbusk5

BREST DAOULAS QUIMPER
AE2D et le Groupe local Greenpeace de Brest proposent un car (Brest-Daoulas-Quimper->NDDL) : contacts sur le site d’AE2D.

RENNES
Un départ groupé au local de la Fédération anarchiste Rennes : 17 rue Chateaudun - 9h00
 
Sinon il y a aussi un BUS / Départ samedi 9h30, parking Truffaut au centre Alma (même endroit que le co-voiturage )
Pour s'inscrire, téléphoner à :
Olivier Priour au 06 87 38 55 25 ou Jeanne Marie Guillou au 06 72 44 10 54

 


MORLAIX LANNION
Bus départ Morlaix arrêt Lannion

- Départ à 7h00, parking du Leclerc à Morlaix
- Arrêt à Lannion à 7 h 30 (lieu précis à confirmer)
- Retour prévu dans la soirée (20h/20h30).

Tarif indicatif : 10 à 12 euros (plus pour celles et ceux qui le peuvent)
Merci de vous inscrire (engagement ferme SVP) avant le jeudi 15 novembre 2012
Par courriel à : collectifmorlaixnonnddl@gmail.com
en indiquant vos coordonnées précises (avec mail et téléphone) ainsi que le montant versé.
ou au café Théodore (Locquémeau)
Site du collectif de Morlaix et Tract actions locales NDDL Morlaix-2-1.


SAINT-BRIEUC
 
& RN12 (le trajet sera affiné en fonction des inscriptions (des besoins sur Lamballe ?)) / Les devis sont en cours mais pré-inscriptions auprès de Jean / 06 30 20 00 11 --  jlm-eelv@orange.fr ou   au local  de la Conf'22 (02.96.94.16.68)
Indiquez : nombre de places - Nom - Prénom - adresse e-mail - N° de tel

Co-voiturage à PLERIN, centre Leclerc et SAINT-BRIEUC, Place de la Liberté (rendez-vous à partir de 08h, pour départ groupé à 08h30)
Co-voiturage à LAMBALLE, parking du centre Leclerc (sortie Corne de cerf) - Coordination : Dominique Le Calvez - 06.16.41.32.55 / domcalvez@yahoo.fr


ROSTRENEN - PONTIVY - Ploërmel 
  / Départ de Rostrenen à 7h30, puis Pontivy à 8h (étapes et horaires à affiner)

Participation (et localisation) à confirmer à  cette adresse mail du collectif : collectifnddl.centrebretagne@gmail.com (de préférence),
sinon par téléphone au 02 97 27 61 45 (Anne Lemenu) ou 06 81 75 92 04 (Xavier Robin).
Les inscriptions devront être confirmées pour mercredi 14 novembre à 18h dernier délai.
Co-voiturage  : coordination : Julie Durand - 02 96 29 15 69 ou 06 82 02 87 59

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Vendredi 16 Novembre - Rochefort-en-terre (56), Café de la Pente - Diffusion du film "Notre Étrangère", de Sarah Bouyain   (82 mn – 2009) - 21H00 - Prix Libre

 

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Samedi 17 novembre - Concoret (56) -  Assemblée générale de l'association Sauvegarde Brocéliande contre la création d’un centre d’enfouissement de déchets et une usine de Tri Mécano Biologique, en forêt de Brocéliande - 18h00 salle du patronage. Infos sur cette lutte, ici.
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Vendredi 23 et samedi 24 novembre - Ploërmel et Augan - Week-end d'action et d'information antivdéosurveillance

 
Nouvel anniversaire aux caméras de la ville de Ploërmel

Le collectif « Ploërmel sans vidéos » organise le 7 ème anniversaire des caméras le vendredi 23 et le samedi 24 novembre. La vidéosurveillance étant une fumisterie, nous y répondons en organisant chaque année cette bouffonnerie. Voici le programme du millésime 2012.

Le vendredi 23 novembre à 21 heures se produira le groupe PaVé au café coopératif Le Champ Commun à Augan.
PaVé est un duo basse/batterie tendance post-punk de haute facture musicale. Un combo totalement déroutant mais fascinant par la variation de ses compositions. Alors que d'autres ne font que des ronds dans l'eau, ce groupe fait lui dans les vagues déferlantes. C'est un parti pris, car PaVé c'est dans la face que ça se prend !
Le samedi 24 novembre de 14 à 18 heures, il sera organisée la Kermesse des caméras au Préau des Carmes.
Différents jeux d'adresse ainsi qu'une buvette seront mis en place. Petits et grands pourront s'exercer au « Lance-Marron dans l'objectif » ou au « Chamboule-Tout d'éthique », jouer à la Roue de l'Infortune ou à la Pêche à la Délation par exemple.
Enfin, comme tous les ans, le collectif « Ploërmel sans vidéos » proposera ensuite une réunion ouverte à tous à 18 h et à la buvette de la Kermesse pour l'information aux publics et faire le point sur les actions en cours.
Aussi bien pour le concert que pour la kermesse, la participation ou le soutien seront laissés libres.
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 19:22

Pour que le capitalisme puisse réaliser toujours plus de profits et rémunérer « décemment » ses actionnaires, en abaissant constamment le coût du travail, l'Etat doit asseoir son pouvoir avec la plus grande stabilité possible.


Plusieurs conditions y sont nécessaires, et notamment la division en classes de la société, la concurrence entre les salariés, un contrôle social accru sur les populations (surtout celles jugées « à risques »), et éventuellement le recours à la prison comme instrument de neutralisation des « classes dangereuses ».


Pour créer les conditions les plus favorables au fonctionnement de l'économie capitaliste et assurer la tranquillité des nantis, le contrôle sur les flux de population et sur le marché des matières premières et de l'énergie, a toujours constitué une arme d'une redoutable efficacité.


C'est pourquoi on peut observer régulièrement au cours de l'Histoire les déplacements de populations, l'esclavagisme, le colonialisme, l'exode rural, le pillage des ressources naturelles, ainsi que le racisme et la xénophobie, les discours d'exclusion et de rejet, les politiques sécuritaires qui légitiment ces mouvements générateurs de souffrances pour les populations concernées.


C'est aussi pourquoi la ségrégation spatiale a toujours accompagné l'évolution de l'urbanisme, conduisant même à une « militarisation » de l'espace social urbain.


C'est ainsi que les dirigeants « canalisent » – comme peut l'être le bétail – des populations pour offrir au patronat une main d'oeuvre soumise à bas prix et précarisée (l'immigré jetable après usage), pour alimenter une industrie en définitive non seulement incapable d'assurer l'épanouissement de l'humain-e, mais dont les conséquences de plus en plus désastreuses interdisent cette émancipation. Et tout ce bouleversement, dans les pays « riches » comme dans les pays pauvres, au détriment d'une agriculture qui n'est plus en mesure d'assurer les besoins vitaux de l'humanité.


Dévoreurs d'espace et d'argent public, les « grands projets » (et particulièrement l'aéroport de NDDL), socialement inutiles, écologiquement et financièrement coûteux, qui caractérisent, depuis un demi-siècle, le capitalisme industriel et l'Etat technocratique, constituent une véritable caricature de la pensée unique, de cette fuite en avant idéologique et technologique : destruction de terres agricoles au nom d'un mythe du développement économique et de la croissance, privatisation de l'espace, normalisation de toute forme de vie, collusion du pouvoir politique avec le privé, cynisme des multinationales (Vinci en l'occurrence), criminalisation de la contestation, acharnement de la classe politique, répression tous azimuts avec un dispositif policier exceptionnel.


Avec un maître-mot : « expulsion », par une imbécillité en uniforme, de tout ce qui peut contrarier la pérennité du pouvoir, la survie du capitalisme.


Parce que la logique d'expulsion (d'un squat, d'un site, d'un « territoire », d'un lieu de production ou même du monde du travail) est mise en oeuvre dès que se trouvent compromis un projet spécifique ou plus généralement le processus d'accumulation.


Dans la tradition de Plogoff ou du Larzac, la Fédération anarchiste soutient toutes les actions, les initiatives qui visent à réoccuper la zone soumise à une « guérilla », et qui témoignent d'une détermination et d'une solidarité de plus en plus fortes. Elle rappelle que ces luttes perdraient tout leur sens si elles ne s'inscrivaient pas dans la perspective d'un renversement du capitalisme et de l'Etat et d'une décroissance économique, le temps qu'un nouveau mode d'organisation sociale intègre les possibilités de régénération de l'ensemble de la planète.


La journée du 17 novembre constituera un test significatif quant à la capacité de la population à s'opposer à la volonté de destruction qui anime un pouvoir mortifère. L'avenir est contenu dans la multiplicité d'actions conduites au quotidien.


Groupe La Sociale de la Fédération Anarchiste - Rennes

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 19:28

- Covoiturage et bus : cliquez ici !

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La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années. Entre autres initiatives, un mouvement d’occupation s’est étendu sur les bâtis et bocages menacés. Il y un an, face aux menaces croissantes sur les différentes maisons, cabanes et potagers, des habitant.e.s de la ZAD et collectifs solidaires appelaient à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion.

 

Quand César patauge...

 

Depuis le mardi 16 octobre, l’offensive redoutée a commencé. Les 1800 hectares de la ZAD ont été envahis par 1200 policiers. Ceux-ci se sont attaqués petit à petit aux maisons et cabanes occupées qu’ils ont détruites et emportées minutieusement pièce par pièce hors de la zone, pour ne rien laisser qui puisse servir aux occupant.e.s. Les occupant.e.s et toutes celles et ceux qui les ont rejoint sur place ont résisté, barricadé, réoccupé. Ensemble, nous avons tout fait pour enrayer les machines de destructions et bloquer les mouvements policiers... Nous sommes toujours là !

 

Notre détermination a été renforcée par une grande vague de solidarité aux quatre coins de l’hexagone et au-delà : manifestations quotidiennes à Nantes et dans diverses villes, ravitaillement et soutien matériel, actions sur les représentations du PS, de Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies.

 

Si la plupart des maisons en durs ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes, de nombreux autres habitant.e.s demeurent, dispersé.e.s dans les bois, les champs, dans les arbres. De nouvelles constructions sont déjà lancées. Outre les occupant.e.s, des habitant.e.s "légaux" et paysan.ne.s sont toujours menacé.e.s de devoir dégager de la ZAD dans les mois à venir. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Les gros malins de la Préfecture ont officiellement intitulé leur opération militaire : « César ». A nous de leur prouver que la résistance face à l’aéroport est effectivement « irréductible » et qu’eux seront finalement défaits et ridicules.

 

On ne lâche rien et on est toujours là !


Au delà de l’appel à rejoindre la zone et à poursuivre les actions solidaires dans les semaines à venir, nous confirmons aujourd’hui qu’une grande manifestation de réoccupation aura bien lieu le samedi 17 novembre 2012, au départ d’un des villages proches de la ZAD.

 

Après ce premier round d’expulsions, nous aspirons à un moment de mobilisation large, constructive et offensive, partagé par les différentes composantes de la lutte : occupant.e.s, agriculteur.rice.s, habitant.e.s du coin et d’ailleurs, associations et groupes solidaires.... L’objectif sera de reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation sur les terres menacées. Nous voulons faire de ce lieu un carrefour pour les opposant.e.s, un point de départ pour de nouveaux habitats, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir, autant ceux de l’aéroport que du barreau routier, première étape du projet censée débuter en janvier. Ils peuvent bien militariser la zone, ils ne nous empêcheront pas de nous y réinstaller.

 

Ayrault, Vinci et consorts - le message est clair - Dégagez des terres !

INFOS SUPPLEMENTAIRES ET PRATIQUES

- Cet appel à réoccupation a été lancé par le réseau Reclaim The Fields et des occupant.e.s de la ZAD qui avaient occupé des terres en friche avec plus d’un millier de personnes en mai 2012 pour y implanter la ferme maraîchère "Le Sabot" . Nous invitons aujourd’hui tous les groupes qui le souhaitent à relayer cette initiative et à rejoindre l’organisation du 17 novembre.


- Au-delà d’une manifestation, il s’agit avant tout d’une action collective qui gagnera en puissance avec une présence longue et active du plus grand nombre. Prévoyez d’être là pendant le week-end et plus si possible pour amorcer l’occupation, continuer les constructions, les défendre, et en faire émerger des idées pour la suite.


- Amenez des outils et matériaux divers et variés, des bleus de travail, du son, des créations loufoques, des radios portatives, des tartes à partager et une détermination sans faille.


- Il sera possible d’arriver dès la veille. Un espace de campement sera annoncé dans les jours précédant la manifestation.


- Vu l’énergie nécessaire à la résistance aux expulsions d’ici là et l’épuisement conséquent pour les occupant-e-s, la réussite de cette manifestation dépend de manière cruciale de l’implication des collectifs et individu-e-s solidaires partout ailleurs. Nous appelons à ce que s’organisent des réunions publiques, relais d’information et co-voiturages dans chaque bourg en vue du 17 novembre.


- Des affiches et tracts photocopiables sont disponibles sur le site ou en format papier sur Nantes (B17) ou sur la ZAD (Vache-rit). Tout soutien financier est le bienvenu (par chèque à l’ordre de “Vivre sans aéroport”, La Primaudière 44130 NDDL ; par virement : 20041 01011 1162852D32 36)

Comme la situation change chaque jour, guettez régulièrement les infos sur le site : http://zad.nadir.org/

En vue du 17 novembre, on cherche des poutres, matériaux de construction et d’escalade, cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, batukadas, cabanes en kit, outils, tracteurs....

Pour tout échange, coup de mains, relais, propositions : reclaimthezad@riseup.net

POURQUOI ON LUTTE ? Sur la résistance à l’aéroport et son monde.

À Notre-Dame des Landes, décideurs et bétonneurs planchent sur un nouvel aéroport pour parfaire leurs rêves voraces de métropole et d’expansion économique. Cela fait maintenant 40 ans qu’ils veulent anéantir sous le béton 2000 hectares de terres agricoles et d’habitats au nord de Nantes, la ZAD, Zone d’Aménagement Différé devenue Zone A Défendre.

 

Mais depuis les prémices de ce projet, des résistances s’organisent. Cette lutte est au carrefour d’enjeux sur lesquels s’unir et penser des stratégies communes. À travers elle, nous combattons l’alimentation sous perfusion, la société industrielle et son réchauffement climatique, les politiques de développement économique et de contrôle du territoire, les métropoles et la normalisation des formes de vie, la privatisation du commun, le mythe de la croissance et l’illusion de participation démocratique...

 

Aujourd’hui comme hier, les opposant-e-s, loin de baisser les bras, poursuivent la lutte : manifestations, recours juridiques, liens avec d’autres luttes, grèves de la faim, diffusion de journaux, péages gratuits, opposition aux forages, sabotages, perturbations des études d’impact de Biotope et des fouilles archéologiques, occupations de bureaux et de chantiers, etc...

 

Au grand dam de l’État et de Vinci qui rachètent et détruisent pour vider la ZAD, la vie et l’activité s’y sont densifiées et diversifiées depuis plus de trois ans. De nombreuses maisons laissées à l’abandon ont été réhabilitées et occupées, des cabanes ont été construites au sol et dans les arbres, des collectifs occupent des terres pour y faire du maraîchage. Des espaces de réunion, boulangerie, bibliothèque, gîte étaient ouverts à tous et toutes. Plus d’une centaine de personnes occupaient en permanence la ZAD, soutenues par de nombreuses autres du coin et d’ailleurs qui s’y rencontraient et s’y organisaient. Cette présence sur le terrain permettait des réactions rapides face au processus entrepris par Vinci en vue des travaux. C’est ce vivier créatif et indocile qu’ils cherchent aujourd’hui à éradiquer en vue de pouvoir commencer les travaux.

 

Nous gardons en mémoire les victoires passées contre les projets mégalos, du nucléaire au militaire. Comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac, nous savons que cet aéroport peut encore être stoppé. Nous regardons de l’autre coté des Alpes où l’opposition à la construction de la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin mobilise toute une vallée, où des dizaines de milliers de personnes empêchent les travaux. Ici aussi toute tentative de bétonnage des terres leur coûtera cher.

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements