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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:58
 

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Aperçu :
La société humaine peut enrichir mais aussi détruire le monde naturel. Le social et le naturel s’interpénètrent constamment, les problèmes écologiques ne peuvent être dissociés des problèmes sociaux. La question fondamentale est : comment reconstruire la société pour rendre harmonieux les rapports entre l’être humain et la nature ?

 
Les négociations sur le climat qui se sont tenues à Durban (Afrique du Sud) en novembre-décembre 2011 ont accouché d’une « feuille de route », une « avancée significative » en langue de bois, un « nouvel échec » en termes réels, puisque même la question cruciale de la déforestation a été quasiment éclipsée. Après l’abandon de la Russie, du Canada et du Japon, les signataires ne représentent plus que le dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). L’avenir est des moins contraignants : 2015 pour aboutir à un accord global en 2020 ! Autant dire, utiliser une brouette pour transporter un hémiplégique à l’hôpital le plus proche !

Alors que le changement climatique semble être plus rapide que prévu, l’œil rivé sur les Bourses mondiales, chacun défend ses intérêts et refuse toute phase de restrictions sur les émissions de GES. Les pays industrialisés reconnaissent du bout des lèvres leur responsabilité historique dans le désastre écologique à l’œuvre depuis plus d’un demi-siècle. Les pays émergents ne veulent pas prendre le risque de réduire leur dynamisme économique. C’est en parfaite connaissance de cause que les élites dirigeantes, toutes tendances confondues, ont créé cette situation. Le dilemme est terrible : aujourd’hui, ou bien on s’acharne à préserver la planète et on torpille l’économie, ou bien on s’active à doper l’économie et on saccage ladite planète ! Ce que résume bien la vice-présidente en charge du développement durable à la Banque mondiale : « Les forêts ne peuvent pas être préservées si les gens ont faim. » Sept milliards d’individus, dont une bonne partie fascinée par la technoscience, était-ce une fatalité ?

Logique de profit, logique de mort

Pendant des millénaires, l’activité productive des humain-e-s, reposant essentiellement sur la cueillette, la chasse, la pêche, puis l’agriculture et l’élevage, s’est discrètement intégrée aux mécanismes de l’écosystème naturel. Tout s’accélère avec la révolution industrielle. Devenant de plus en plus abstraite, la science économique, inséparable de l’histoire du rationalisme occidental, intègre pleinement le dogme mécaniste. Dangereuse illusion d’un savoir qui, tout absorbé à contempler ses équilibres internes, se croit autonome par rapport à la réalité écologique. L’environnement a été subordonné aux besoins de l’activité économique et considéré comme un ensemble de ressources illimitées, les nuisances environnementales se traduisant par des coûts qui ne devaient pas être intégrés dans les calculs, c’est-à-dire « externalisés », donc reportés sur l’ensemble de la société et surtout les générations futures.

Le capitalisme n’a pas seulement réussi à dresser les salariés, les individus les uns contre les autres, il a réduit l’humain à ses deux seules fonctions de travailleur et de consommateur, il a opposé l’humain * à la nature, l’écologie à l’économie. Une économie – et surtout une sphère financière – totalement déconnectée du réel, et qui s’impose comme finalité des conduites individuelles et des décisions collectives. Alors que la gestion des écosystèmes, élaborée depuis des millénaires, ne peut se concevoir que sur le très long terme, la recherche de l’accumulation du profit maximum opère sur le court terme. Alors que la logique du vivant consiste à maximiser des stocks (la biomasse) à partir du rayonnement solaire, l’économie capitaliste maximise des flux marchands en épuisant des stocks naturels. La nature transforme des déchets en ressources (économie cyclique), le capitalisme industriel fait l’inverse (économie linéaire). Alors que les écosystèmes non perturbés se diversifient, accroissant par là-même leur stabilité dans le temps, la gestion humaine, en privilégiant les variétés économiquement performantes, introduit l’uniformisation et l’instabilité. La reproduction du capital n’assure pas celle de la biosphère. C’est-à-dire en définitive une logique du vivant (photosynthèse) contre une logique de mort (marchandise, profit). Il est révélateur qu’un sol « mort » ait plus de « valeur » qu’un sol « vivant » (un espace vaut 10 à 100 fois plus comme terrain à bâtir que comme ensemble naturel !). Par ailleurs, le mode de calcul du PIB ne tient aucun compte de la dépréciation du capital naturel (eau, air, minerais, énergies fossiles, forêts…). Avant l’invention du feu, l’humain primitif ne dépensait que 2 000 à 3 000 kilocalories par jour (pour sa nourriture) ; aujourd’hui l’Européen dépasse 150 000 kilocalories ! Parallèlement, la période de doublement de la population mondiale est d’environ 1 500 ans du néolithique au milieu du XVIIe siècle, contre trente-cinq ans pour la fin du XXe siècle. Une situation explosive !

Nous avons profité, sans les entretenir, des services rendus par les écosystèmes : nourriture, fibres, matériaux, ressources génétiques, épuration des eaux, fixation des sols, pollinisation, beauté des paysages… Nous avons oublié, ou ignoré, que les êtres vivants les plus « ordinaires » – que nous avons souvent qualifiés de « nuisibles » – (animaux, végétaux, mais aussi bactéries, virus, champignons…) assurent ce travail indispensable à notre survie. Nous avons considéré les sols comme des substrats inertes dans lesquels il fallait injecter de l’azote, du phosphate, du potassium. Nous avons bousculé les haies, les talus, refuges des oiseaux et des insectes, parce qu’ils constituaient des obstacles à la rentabilité de la mécanisation. Nous n’avons augmenté la production agricole qu’en utilisant dix à vingt fois plus d’énergie que nos ancêtres, avec par conséquent un rendement énergétique plus faible. Nous avons voulu façonner le monde à un rythme fou, avant de pouvoir comprendre l’ensemble des processus naturels qui régissent les interactions entre les organismes vivants de la biosphère (effets de synergie, de seuil, d’amplification, d’irréversibilité). Bref, nous avons considéré la « civilisation » comme la lutte permanente contre la nature.

Et c’est avec effarement que nous découvrons aujourd’hui qu’aucune disparition d’espèce n’est réellement compensable ; que chaque écosystème est unique, que sa destruction est souvent irréversible, malgré une grande capacité de résilience ; que les mécanismes de la nature sont des systèmes complexes et dynamiques, qui ne se soumettent pas à la modélisation comme des systèmes linéaires. Nous prenons conscience avec stupéfaction que les molécules chimiques empoisonnent les différents milieux de vie, que les stocks d’énergie fossile s’épuisent, que le climat menace de s’emballer, et que les solutions techniques censées résoudre les problèmes que nous avons créés pourraient bien n’être que des mirages. Est-ce si surprenant pour une civilisation qui semble avoir cessé de respecter la vie ?

Coopérer ou périr

Il est plus que temps de repousser les assauts des scientistes arrogants : on peut utiliser le passé sans être passéiste ; on peut s’opposer au progrès aveugle sans s’opposer aveuglément au progrès. Comme l’exprime Dwight Macdonald dans Le socialisme sans le progrès : « La culture d’aujourd’hui est imprégnée par la pensée scientifique, à un degré tel que des individus modérés et rationnels réagissent à la moindre mise en doute du progrès comme un fondamentaliste du Tennessee à qui l’on exposerait les théories de Darwin. » Constatant que les créations humaines tendent de plus en plus à s’affranchir de leurs créateurs, il est plus que temps de se livrer à une « interprétation écologique de l’histoire », de penser la complexité (analyse des relations, approche globale, mise en évidence des niveaux d’organisation, éclairage multidisciplinaire), de réinventer notre rapport à la nature, c’est-à-dire de (re)devenir des observateurs attentifs du monde naturel ; de travailler avec, et non pas contre, cette nature ; de respecter le rythme et les propriétés du vivant ; de rendre compatibles nos modes de production avec les limites de la biosphère ; de retrouver des savoir-faire aujourd’hui disparus ou abandonnés. La « bio-économie » prétend réconcilier deux logiques qui n’auraient jamais dû s’opposer. « La grande mission des individus n’est pas de conquérir la nature par la force mais de coopérer intelligemment et amoureusement avec elle », écrivait Lewis Mumford, philosophe de l’environnement influencé par la pensée politique anarchiste, et en particulier par Élisée Reclus.

La société humaine peut enrichir mais aussi détruire le monde naturel (et il sera plus difficile et plus coûteux de reconstruire la nature que d’élaborer un autre système économique) ; le social et le naturel s’interpénètrent constamment, ainsi les problèmes écologiques ne peuvent être dissociés des problèmes sociaux. La question fondamentale devient donc : comment reconstruire la société pour rendre harmonieux les rapports entre l’être humain et la nature ? Il apparaît évident, comme l’exprime Murray Bookchin, qu’il faille remettre en cause la notion même de domination. Les différentes formes de domination économique et culturelle (entre générations, entre sexes, entre groupes ethniques), l’émergence des hiérarchies, des classes, de l’État ont en effet accéléré la domination de la nature par l’humain.

Accéléré et non créé, car la réalité est probablement plus complexe. D’une part, des sociétés non hiérarchiques ont pu dégrader leur environnement. Contrairement au mythe du bon sauvage vivant en harmonie avec la nature, nos ancêtres cueilleurs-chasseurs ont parfois surexploité jusqu’à l’extinction les populations animales qu’ils traquaient, en l’occurrence la mégafaune, l’ensemble des espèces animales de grande taille. D’autre part, des sociétés hiérarchisées (monde islamique, Extrême-Orient) n’ont pas engagé, comme l’Europe, un processus dynamique de transformation du monde, de croissance économique, c’est-à-dire de détérioration du monde naturel (même si ce n’est plus vrai aujourd’hui, notamment pour la Chine). L’erreur funeste serait de croire, comme la plupart des trotskystes notamment, qu’il suffirait de résoudre la question sociale pour traiter le problème écologique.

Quoi qu’il en soit, si l’humanité veut assurer son avenir, elle devra réinstaurer la primauté du politique sur l’économique, cesser la course à la productivité et la compétition pour le contrôle des ressources, remettre en cause une complexité de l’organisation sociale qui la fragilise, s’attacher à percevoir un intérêt général, à maintenir la diversité mais dans l’unité, à prioriser la couverture des besoins vitaux (alimentation, santé, éducation, culture), les technologies « écologiques », les structures à échelle humaine, à promouvoir la participation, l’engagement, la responsabilité individuelle, la solidarité, la recherche d’un développement qualitatif. Il faut tout autant se méfier d’une idéologie qui exige le sacrifice du présent au profit de l’avenir que d’une société qui condamne ses descendants par des choix irréversibles. Il n’y aura d’avenir que dans l’élévation de l’humain *.
* Par "humain", nous entendons les individus des deux sexes, cela va de soi (note anars 56)
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Published by anars56 - dans écologie
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 19:07


 «Pour sortir du tunnel, il faut d’abord le construire.»
   Notre Président

Pour trouver près de chez vous le Monde libertaire, l'hebdo édité par la fédération anarchiste, cliquez ici !



ML-1683-recto.jpgML-1683-verso.jpgActualité
Une austérité historique par R. Pino, page 3

Nouvelle des fronts par H. Lenoir, page 5

Une météo syndicale affligée de J.-P. Germain, page 6

Ça barde au Chiapas par G. Goutte, page 7

La chronique néphrétique de Rodkol, page 8

Arguments
Pas seuls dans l’univers, par M. Silberstein, page 9

De l’économie et de la révolution, par E. Vilain, page 11

International
Les grévistes assassinés de Marikana, par S. Hatting, page 12

Être jeunes à Cuba, par D. Pinos, page 15

Ouvriers chinois en colère, page 22

Expressions
Un film égyptien, par H. Hurst, page 17

Dossier: Un maître du polar au noir, par M. Noir, p 18

Mouvement
   Des anarchistes à Porto, page 21
   Radio libertaire, page 22
   Agenda, page 23

Illustrations
Aurelio, Jhano, Krokaga, Riri, Valère

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:47

Salut,


voici quelques RDV pour octobre et un peu novembre. Si le rythme d'envoi de cette lettre a ralenti, en revanche, le blog "anars 56" a été enrichi de quelques textes comme cette p'tite nécro du grand entrepreneur breton "Edouard Leclerc (is dead)", un texte sur les OGM.

 
Notre prochain rendez-vous public au groupe Lochu, c'est vendredi 19 octobre, à Vannes, pour une chouette projection-débat autour du documentaire "de la servitude moderne" (2010, 52 min). On espère vous y voir et échanger avec vous :-)

La fédération anarchiste reprend de la vigueur en Bretagne avec la création d'un groupe à Brest dont voici l'adresse (toute simple !) : brest@federation-anarchiste.org et une liaison à Redon qui décolle tranquillos : geronimo@federation-anarchiste.org.

Pour d'autres RDV, entre 2 envois, "l'agenda de la semaine" sur le blog est mis régulièrement à jour, au rythme où arrivent les infos.

Mais vous avez toujours Indymedia Nantes et Rennes infos et aussi le site du Forum Social Local de Vannes-Séné (avec qui nous nous échangeons régulièrement des infos).

La "grande presse" se met à faire des articles sur le mouvement anarchiste, relativement "honnête", si ce n'est positif, en tout cas pas défavorable. Ainsi Libération sur les rencontres internationales de St-Imier : http://www.liberation.fr/societe/2012/09/14/libertaires-egalitaires-fraternitaires_846438
Et, on peut trouver dès cette semaine dans les kiosques, paraît-il, le 4ème opus de la collection de livre du Monde, intitulé les Rebelles : après les résistants, V. Hugo, voici donc présenté sur 200 pages une cinquantaine de textes sur l'anarchisme !

Moins agréable, même en Bretagne, on peut craindre l'exploitation de gaz de schiste : au large d’Ouessant, en lisière du parc marin d’Iroise, la société GTO LIMITED a obtenu un permis d’exploration de la part du Ministère du développement durable en 2009... Infos sur ce blog : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/2012/08/29/bretagne-reveille-toi-le-gaz-de-schiste-est-a-tes-marges-du-finistere/ Ouest-France en avait causé aussi en juin 2012 : http://www.ouest-france.fr/2012/06/13/finistere/Prospection-petroliere-l-UDB-decouvre-un-projet--63035722.html. A suivre...

N'oubliez pas la lecture du Monde libertaire (disponible en kiosque ou par abonnement ... ou auprès de nous-mêmes à prix libre !) et l'écoute de Radio libertaire

Comme d'hab', le groupe libertaire Lochu-Ferrer et la FA 56 ne se reconnaissent pas obligatoirement dans chacun des événements proposés dans cet agenda.

@narchas salutations !

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Du jeudi 4 octobre au dimanche 7 octobre - Rennes - Cinéma social et militant, projections/débats avec pour thème "Les dérives de la finance « ils spéculent, nous payons » Résister face à la finance", organisé par Attac à la Maison internationale de Rennes, 7, quai Châteaubriand et à la MJC Bréquigny 15, avenue Georges Graff. Infos/programme : http://www.france.attac.org/sites/default/files/flyer_cinemattac8e_a5_plancjes-1.pdf

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Du vendredi 5 au dimanche 7 octobre - Auray - Au cinéma les Arcades Festival international du cinéma latin (documentaire, court-métrage de et sur l'Amérique Latine), mais aussi des concerts dans des bars - Co-organisé par Ingalan Bro An Alre, Carmen Perez Del Viso et le cinéma les Arcades (rue Lévénant). Infos : http://aurayaucinemalatin.com/fr/

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Vendredi 5 octobre - Vannes - Campagne "Monoprix, les oeufs de batterie, ça suffit" - RDV devant Monoprix, Place Joseph Le Brix à 17h jusqu'à 19h pour faire signer les clients du magasin. Organisé par l'asso NEA (Non à l'exploitation des animaux) - Infos : http://nea.eklablog.com/

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Vendredi 5 octobre - St Nazaire (44) - Soutien à 2 occupantEs de la ZAD (aéroport Notre-Dame-des-Landes) qui passent en procès (accuséEs d'avoir "attaqué" une gendarmerie) - 14h devant le Tribunal - Infos : http://nantes.indymedia.org/article/26206

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Du vendredi 5 octobre au dimanche 7 octobre - ZAD (aéroport Notre-Dame-des-Landes) Fesse noise : festoche de musique improvisée bidouillesque transtemporelle du bulbe en soutien à la lutte contre l'aéroport, son monde, Vinci et leurs potes. Concerts sur 3 jours, bar picole locale, bouffe végétalienne de la maison, pizzas, projections, le tout à prix libre. Sérieux s'abstenir. Infos :
http://nantes.indymedia.org/article/26167

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Vendredi 5 octobre - Rennes - Marche de nuit non-mixte (femmes, lesbiennes, trans) "Ne me libère pas, je m'en charge". - Place de la Mairie 20h30 - Organisée par le Collectif féministe de Rennes. Infos : http://www.rennes-info.org/Marche-de-nuit-Feministe-en-non

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Vendredi 5 octobre - Rennes - Soirée de soutien aux 3 inculpés du camp anti-nucléaire de Valognes : cantine prix libre à partir de 19h au bar "Le Delta". Ensuite, RDV juste en face à la Maison de la grève (37 rue Legraverand) pour un concert de musique improvisée.

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Mardi 9 octobre - Cherbourg (50) - Rassemblement de soutien aux 3 inculpés suite au blocage du train CASTOR (camp de Valognes – nov. 2011) - Rdv devant le Tribunal - 10h Infos :
http://valognesstopcastor.noblogs.org/solidarite-proces-du-9-octobre

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Mercredi 10 octobre - Rennes - Face à la régression sociale, seule la lutte paie : Meeting de rue suivi d'un débat, Place de la République - 18h - Organisé par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Vendredi 12 octobre - Rennes - Conférence débat "Croyante et féministe. C’est possible ?"  (Avec Zahra Ali, féministe musulmane, sociologue et directrice de rédaction de l’ouvrage Féminismes islamiques, et Marie-Thérèse Van Lunen-Chenu, co-fondatrice de l’association "Femmes et Hommes en Église", et membre de l’unité de recherche et de documentation "Genre en christianisme") - 20h à la Maison des associations / 6, cours des Alliés à Rennes / M° Charles de Gaulle. Dans le cadre de notre cycle de rencontres "Féminisme et lutte pour l’égalité : autres regards. Organisée par Questions d'égalité

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Samedi 13 octobre - Laval (53) - Manif contre la politique nucléaire de la France et en solidarité avec les antinucléaires japonaisES qui font un w-e d'action les 13-14 octobre - Cortège anticapitaliste et libertaire pour l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire - 14h Place de la mairie

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Samedi 13 octobre - ND-des-Landes (44)- Soirée de soutien à la lutte contre le projet d'aéroport de NDDL : 20h projection du film "Notre Dame des Landes, au cœur de la lutte" en présence des réalisateurs (Agora de Bretagne) puis chants du Sud avec Bandolero Duran (Chili), Leon Chavez Teixeiro (Mexique) - Salle Cassiopée - Organisation : coordination des opposants à Notre Dame des Landes

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Vendredi 19 octobre - Vannes - Projection et débat autour du film "De la servitude moderne" de J-F Brient, qui analyse la société actuelle, pour "mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et" pour "rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile". Palais des Arts. 20h30. Entrée libre.

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Samedi 20 octobre - Brec'h (56) - Pique-nique végétarien et table de presse (droits des animaux, écologie, rapports nord-sud, recettes, etc...) - Champ des martyrs - 12h

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Samedi 27 octobre - Rennes -  Mix-Cité Rennes fête ses 10 ans 2012 (expo, conférence sur le publisexisme, film avec des portraits de militant.e.s, pot) -  Salle de la Cité - Mix-Cité Rennes Mouvement mixte pour l’égalité entre les sexes, féministe, anti-sexiste, mixte et internationaliste. Infos : http://mixcite.rennes.free.fr

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Samedi 3 novembre - Saint-Nolff (56) - Conférence de Gilles Simon, écrivain universitaire auteur du Livre “Plogoff : l’apprentissage de la mobilisation sociale”. Organisation SN21 - 20h - La Petite Scène. 5, Ferme de Maupéou

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Published by anars56 - dans Actus
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:48


«La religion et l’humour sont incompatibles»
  Milan Kundera

Vous pouvez trouver le Monde libertaire à prix libre lors de nos permanences le 1er lundi de chaque mois à la maison des assos (Tannerie) de Vannes ou l'acheter en kiosque. Cliquez ici pour connaître lesquels le mettent à disposition, près de chez vous !

ML-1682-recto.jpgML-1682-verso.jpgActualité
   À la une, Colères saintes, par François, page 3
   La Russie n’aime guère les anarchistes, page 5
   Contraception une fois de plus menacée, par P. Schindler, page 5
   Pas d’anticyclone syndical, par J.-P. Germain, page 6
   Les Ibères se rebiffent, eux, par J. Caramelo, p 7
   La chronique néphrétique de la semaine de Rodkol, page 8
   Un sinistre clown d’outre-Atlantique, par N. Potkine, page 9
   Les grilles européennes, par P. Sommermayer, p 10

Arguments
   Clientèles captives, par S. Neumayer, page 12

International
   Géopolitique moyen orientale, par E. Villain, page 14

Histoire
   Un boulot plein d’embûches, par G. goutte, page 17

Expressions
   Cuisants souvenirs, par André, page 19
   Un bon bouquin, par C. Kottelane, page 20

Mouvement
   On vit, page 21
   Notre radio sans publicité, page 22
   Pour sortir, page 23

Illustrations
   Aurelio, Jhano, Krokaga, Manolo Prolo, Valère

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 12:36

(suite de la communication de Jean-Pierre Tertrais, lors d'une action anti-Ogm à Rennes devant l'INRA en 2000)

"Je voudrais terminer par le point de vue spécifique des anarchistes sur cette question de la propriété foncière, point crucial du débat. Beaucoup, agronomes, paysans ou autres, voient la solution dans le développement de l'agriculture familiale. D'abord, c'est croire que les propriétaires de domaines de 300 ou 400 ha vont accepter courtoisement de se laisser déposséder (ou alors il faut s'expliquer : s'agirait-il d'une agriculture à deux vitesses ?). Ensuite, c'est oublier que le système dans lequel elle se développerait est le système capitaliste, et que la dynamique de ce système ne peut qu'accroître une concentration toujours plus importante. L'accumulation du capital aggrave constamment les inégalités.

 

En France, avant l'irruption de l'agrobusiness (dans les années 50-60), c'est l'agriculture familiale d'auto-subsistance qui prédominait depuis la réforme agraire née du démantèlement des propriétés féodales. La Révolution de 1789 avait aboli la rente seigneuriale et conforté le poids de la petite et moyenne paysannerie. Les structures agraires ont continué à évoluer lentement vers un plus grand morcellement de la propriété et de l'exploitation. En 1865, selon la statistique des cotes foncières, il existait 14 millions de propriétaires. L'augmentation des quantités produites conjuguée à la hausse des prix donne à beaucoup de paysans les moyens d'acheter des parcelles, tandis que la hausse des salaires permet à certains journaliers d'accéder à la propriété.

 

Or le capitalisme reconstitue aujourd'hui le même schéma que le féodalisme. Pour cela, il lui suffit d'attribuer chaque année, par exemple, à 4 200 chefs d'exploitation 750 000 F (114 000 euros) pour l'agrandissement de leurs fiefs, pendant que 250 000 ne percevront que 18 000 F (2 700 euros). Et cette exploitation familiale est précisément en train de disparaître à raison de 30 000 par an parce qu'elle est contraire aux exigences du capitalisme. 180 000 exploitations occupent les deux tiers de la Surface agricole utilisée (SAU). Ces exploitations représentent le « noyau dur » de l'agriculture française.

 

On est d'ailleurs dans un cercle vicieux, puisque la forte demande de foncier, souvent de la part des agriculteurs qui cherchent à s'agrandir, entraîne une augmentation du prix des terres agricoles (de 19 % de janvier 1999 à juillet 2000). Situation évidemment très défavorable aux petites et moyennes exploitations, et surtout aux jeunes en quête de terres pour s'installer.

 

On est aussi devant un curieux paradoxe : alors que la plupart des Français souhaitent certainement une réforme agraire au Brésil, par exemple, où 1,4 % des propriétés de plus de 100 ha rassemblent 50,4 % de la surface cultivable, nous laissons s'amplifier chez nous le phénomène exactement inverse : la concentration des terres.

 

La mise en commun des terres apparaît donc comme la seule perspective réaliste. Réaliste, parce qu'elle s'est déjà réalisée, notamment en Espagne, pendant la Révolution de 1936, où les terres ont été gérées collectivement.

 

Au Brésil, sous l'impulsion du MST (Mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre), dans la majorité des cas d'occupation de terres, celles-ci sont collectivisées, après débat entre toutes les familles. Une organisation est mise en place pour produire, commercialiser et transporter la production.

 

Gracchus Babeuf, révolutionnaire français, s'était opposé à la loi agraire de mars 1793, parce qu'il savait que l'égalisation d'un jour ne serait que le point de départ d'une nouvelle course à l'inégalité des fortunes (et on peut constater aujourd'hui que l'Histoire lui a donné raison). Il écrivait : « La loi agraire, ou le partage des campagnes fut le vœu instantané de quelques soldats sans principes, de quelques peuplades mues par leur instinct plutôt que par la raison. Nous tenons à quelque chose de plus sublime et de plus équitable, le Bien Commun ou la communauté des biens ! Plus de propriété individuelle des terres : la terre n'est à personne. Nous réclamons, nous voulons la jouissance communale des fruits de la terre : les fruits sont à tout le monde. »"

 

Pour aller plus loin sur le communisme anarchiste, lire ce magistral texte de référence : Anarchie et communisme, de Carlo Cafiero (1880).

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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:22

photos ratsLa conclusion de l'étude du professeur Séralini, sur les rats soumis aux OGM, est révélatrice du mépris des multinationales comme Monsanto et des Etats pour la santé des populations et plus largement pour la faune et la flore. En effet, pour protéger les industries agroalimentaires et pharmaceutiques d'éventuelles poursuites, les lois promulguées par les Etats leur permettent de se couvrir en organisant des tests sur les animaux pour leurs inventions hasardeuses. Séralini a pris au jeu Monsanto en reproduisant les mêmes tests que la multinationale mais sur une durée plus longue, laquelle a révélé des tumeurs et un taux de mortalité anormalement élevé chez les rats. Il est appréciable que la médiatisation très habile d'une étude parmi tant d'autres sur les OGM, alors que le presque totalité de la planète est déjà contaminée par ces mêmes OGM (alimentation animale et humaine, et surtout contamination par diffusion dans l'environnement), bouleverse l'Europe et la puissante multinationale Monsanto. Elle témoigne aussi qu'il ne faut parfois pas grand chose pour déstabiliser ces mastodontes bien peu démocratiques...

 

Toutefois, le cadre juridique taillé sur mesure par les Etats, aux multinationales comme Monsanto, qui oblige à l'expérimentation animale doit être interrogé. Il faut savoir que 10 000 professionnels du lobbying encadrent à Bruxelles 754 députés européens, et que ce sont les dirigeants des firmes multinationales qui rédigent quasiment les textes qui deviendront la loi… Les turpitudes de la société capitaliste et le mensonge de sa pseudo-démocratie et de son Etat sont la cause de l'expérimentation animale... pour gruger une opinion publique bien peu curieuse... sur ce qui est fait en son nom et censé la protéger... Séralini, dans son bouquin "Tous cobayes !" déclare même : "le ministère de la Recherche incite les directeurs de laboratoire à collaborer avec les industriels de façon à financer leurs activités". De fait, Etat et industriels marchent main dans la main.

 

Or, on ne peut guère transposer les résultats d'une expérimentation sur une espèce animale vers d'autres espèces.

Ainsi l'aspirine tue le rat, or elle peut être un anti douleur pour un humain. Le lapin déguste l'amanite phalloïde alors qu'elle est mortelle pour les humains. Le chocolat est toxique pour les chiens et les chats... alors que (on n'en dira pas plus ! ). Les cochons raffolent des glands, alors qu'ils sont déconseillés pour les humains. Le chimpanzé est immunisé contre le virus du SIDA (HIV)... etc...

Effectivement, les résultats de cette étude doivent nous alerter, nous mettre en garde... mais que prouvent-ils pour les êtres humains et pour les autres espèces animales ?

Finalement, que les experts soient affiliés de près ou de loin aux multinationales ou totalement indépendants (ce qui est de plus en plus rare), on ne peut tirer aucune conclusion fiable des expérimentations qu'ils pratiqueront sur les animaux (métabolisme différent selon chaque espèce et donc différent des humains) pour qualifier la dangerosité ou non d'un produit mis sur le marché... En revanche, cette pratique est très lucrative pour les éleveurs d'animaux de laboratoire, pour les dits laboratoires et pour les équarrisseurs...

En soi, l'expérimentation animale (et donc les souffrances infligées aux animaux) n'est-elle pas éthiquement condamnable ?

Et, par ailleurs, rien que le brevetage du vivant (le titre de propriété cher aux capitalistes !) n'est-il pas un argument suffisant pour s'opposer aux OGM ?

 

Resituons justement le contexte dans lequel se sont développés les OGM

 

Les OGM apparaissent dans un contexte particulier. Ils sont à la fois une réponse que l’agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu’elle a elle-même créés (pollution des différents milieux aquatiques par les nitrates et les pesticides, épuisement des nappes phréatiques, dégradation des sols, fragilité des animaux d’élevage industriels, obésité...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance à la fois des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette. L’enjeu financier est estimé à près de 1000 milliards d’euros.

 

Dans ce texte, tous les aspects du problème ne seront pas abordés (risques pour la santé, dissémination des OGM…), pour nous concentrer sur celui qui nous semble le plus significatif, c’est-à-dire la notion de propriété, qui correspond à l’enjeu économique fondamental. C’est bien le système de production fondé sur la propriété privée qui régit les rapports entre les humains, qui permet des relations de domination et d’exploitation, et qui creuse les inégalités sociales. Qu’il s’agisse de la propriété foncière, des usines, des entreprises, du capital commercial ou financier, des matières premières ou de l’énergie, la concentration du capital (fusions acquisitions) n’est jamais allée aussi loin qu'aujourd'hui.

 

Les firmes biotechnologiques visent le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent le brevets. C’est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d’empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d’imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. L’objectif plus vaste étant d’imposer le « tout-génétique » comme on aimposé le « tout-nucléaire », à des fins évidentes de contrôle social.

 

Les OGM ne se justifient que par l’existence des droits de propriété intellectuelle qui, à travers le GATT et la Convention sur la biodiversité, favorisent outrageusement les multinationales au détriment des citoyens en général, des paysans du tiers monde en particulier. Ce sont les multinationales qui ont imposé cet accord sur les Droits de Propriété Intellectuelle à l’ensemble des habitants de la planète par la manipulation des gouvernements des pays industriels : il n’y a eu aucune négociation. La possibilité de breveter le vivant le réduit au simple statut de marchandise et accélère la privatisation de ce qui est considéré comme le « patrimoine de l’humanité ». Ce qui permet aux entreprises de biotechnologie de transformer la biodiversité, richesse collective, en propriété privée d’un cercle restreint, de faire main basse sur des millénaires de connaissances indigènes pour commercialiser ensuite ces richesses au prix fort, de se prétendre propriétaires d’une plante comme d’une invention, par le fait d’une seule modification génétique.

 

Ce « commerce illégal du colonialisme moderne », ou cette « biopiraterie », comme certains l’appellent, aurait, et a déjà, des conséquences dramatiques pour les agriculteurs, surtout les plus vulnérables, placés dans une situation de soumission par rapport à leurs fournisseurs, et plus particulièrement pour les pays « en développement », où la plupart des paysans utilisent les semences issues de leurs propres récoltes.

 

Des économies risquent d’être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques.

 

 

La disparition des OGM résoudrait-elle le problème de l'agriculture ?

 

Jérémy Rifkin, auteur d’un livre intitulé « le siècle biotech » considère cette course au brevet comme l’aboutissement d’un processus qui a débuté depuis cinq siècles, celui de l’appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes (sols, forêts, océans, espace aérien).

 

Le capitalisme s’établit aujourd’hui, grâce au brevetage du vivant, sur la propriété privée des moyens de reproduction. Mais il ne faut pas oublier que ce même capitalisme se fonde d’abord, et toujours, sur la propriété privée des moyens de production, en particulier des terres agricoles. Qu’elle soit le fait de gros propriétaires, des spéculateurs, des banques ou des firmes agroalimentaires.

 

Mais imaginons que le maintien d’une forte pression des consommateurs et des agriculteurs, non pas supprime totalement les OGM, ce qui paraît impossible, mais fasse reculer sensiblement la filière OGM, aura-t-on pour autant résolu le problème de l’agriculture ?

 

Non. La même dynamique d’élimination programmée des petites exploitations continuerait après les OGM, comme elle jouait avant les OGM, et comme elle joue actuellement. En France, chaque année, des centaines d’exploitations continuent à disparaître parce que la concentration des terres et du capital est inhérente à ce système.

 

ogm2009.jpgLe plus important n’est vraisemblablement pas les OGM, mais l’accélération provoquée par la dynamique capitaliste, dynamique qui poussera ceux qui l’entretiennent aux pires atrocités.

 

Les anarchistes ne peuvent qu’être d’accord, notamment avec les actions de désobéissance civile comme le fauchage des parcelles ensemencées d’OGM, l’interception d’un cargo transportant du soja transgénique, le refus d’agriculteurs d’utiliser leurs terres pour des essais ou les actions d’information et de sensibilisation dont le but est de favoriser l’organisation des populations, en contrant les campagnes de propagande menées à coups de millions de dollars.

 

Pour autant, il est important de signaler les limites de ces actions si elles ne s’inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste, et non pas seulement antilibérale...

 

(à suivre)

Sauf la 1ère partie, ce texte est largement inspiré par une communication de Jean-Pierre Tertrais

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:05

 

 «Le travail c’est bien une maladie, puisqu’il y a une médecine du travail.»
   Coluche

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !



ML-1681-recto.jpgML-1681-verso.jpgActualité

Lutte des classes plus que jamais, par Fabrice, page 3

PSA, oeil pour oeil, page 4

Une basilique occupée, page 5

La météo syndicale de J.-P. Germain, page 6

Les pauvres à la belle étoile, par E. Vanhecke, page 7

La chronique néphrétique de Rodkol, page 8

Arguments

Travestissement néolibéral, par J. Langlois, page 9

Dossier santé, par Moriel, J.-M. Destruhaut et M. Silberstein, pages 11 à 16

International

Congrès de l’IFA à Saint-Imier, les pendules à l’heure, par Fred, page 17

Expressions

Trois panthères en prison, par J. Lesage de La Haye, page 18

Benoist Rey en coffret, par Paco, page 19

Mort de la Voix au chapitre à Saint-Nazaire, page 20

Mouvement

Hommage au vététan de l’insoumission en Turquie, A. Roulland, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23

Illustrations

Aurelio, Kalem, Krokaga, Némo, Slo, Valère

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:15

 

Celui qui a failli devenir prêtre vient de décéder à 85 ans, lundi 17 septembre 2012, dans son manoir...

leclerc caddie
Les deux grands quotidiens régionaux, Ouest-France et Le Télégramme, n'ont pas tari d'éloges pour le fondateur du groupe Leclerc. Il est vrai que la vie de leur journal doit beaucoup à cet annonceur qui n'hésite pas à dépenser des sommes folles en publicité. Si nous n'avons pas les chiffres des recettes publicitaires perçues par Ouest-France, en revanche ceux du Télégramme sont connus : 800 000 euros  annuels y sont dépensés par Leclerc (infos de 2009) !

 

Ca vaut bien une chouette nécro !

 

Déjà, lorsque le chef de l'Etat français, N. Sarkozy, a décoré "l'épicier de Landerneau" de la Légion d’horreur (pardon d'honneur !) fin 2009, les deux patrons des quotidiens régionaux, F-R. Hutin et H. Coudurier, étaient présents et ont pu japper à qui mieux-mieux.

 

Notons que cette décoration s'est faite contre l'avis du Préfet du Finistère. Comme tout le monde dans le coin, ce dernier était au courant du passé trouble d'Edouard durant l'Occupation. L’attribution de la rosette a bien fait jaser dans le landerneau (c'est le cas de le dire !) des résistants et de leurs familles. C'est que l'Edouard aurait un peu collaboré et livré quelques noms aux nazis. On n'est pas très sérieux quand on a 17 ans ! Un procès en diffamation est en cours contre le journaliste d'investigation Bertrand Gobin qui a remis l'affaire au goût du jour mais il a, semble-t-il, bétonné son dossier de preuves accablantes (consultez son site : http://www.bertrandgobin.fr/ et cet article de l'Express du 08/08/2012 :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-passe-trouble-d-edouard-leclerc_886250.html). Il s’agit d’une pratique courante de la classe dominante pour décourager les critiques car elle sait que l’intégralité des frais de procès ne sera pas remboursée à son détracteur même s’il gagne… ainsi est faite la justice bourgeoise, laquelle est appelée à trancher en février 2013.

 

Bizarrement, ni Ouest-France, ni Le Télégramme n'ont fait allusion à cette ombre dans le parcours du "visionnaire", du "pionnier" ! Il est vrai que Michel-Edouard (le fils) "a su maîtriser les médias" avoue Ouest-France dans son édition du 18 septembre...


Mais s'il n'y avait "que" ce passé lointain... or, le bâtisseur de "l'empire" Leclerc est présenté comme celui qui a "baissé les prix" pour en faire "profiter les consommateurs". Et la recette serait simple : il était une sorte de grossiste faisant de la vente directe, en supprimant les intermédiaires et en n'ayant "pas d'actionnaires à servir".


Si OF reconnaît que "la contrepartie des prix bas, c'est une politique très dure à l'égard des fournisseurs, parfois étranglés par l'enseigne devenue leur principal client", nos journalistes ne diront rien des marges arrières... à cause desquelles le groupe Leclerc a été condamné à restituer 23 millions d'euros à certains fournisseurs en 2009.

 

Ils tairont complètement la politique salariale au rabais pratiquée dans la grande distribution au sens large (pas seulement chez Leclerc) et son corollaire une forme de répression anti syndicale, les temps partiels imposés, les conditions de travail et les horaires (tôt le matin et assez tard le soir), avec parfois des coupures assez longues en milieu de journée, les ouvertures certains dimanches (avec l’aval de la Préfecture ou des mairies)... En plus, les patrons sont encouragés à maintenir les salaires bas depuis plusieurs années, car, « au nom de l’emploi », les gouvernements ont réduit ou exonéré certaines cotisations sociales pour les salaires jusqu'à 1,6 fois le Smic : la sécurité Sociale est ainsi privée de recettes mais les marges de profits des hypermarchés s'en trouvent grandies... 


Les principaux emplois de la grande distribution sont ceux d'hôtesses et d'hôtes de caisse mais les caisses automatiques se substituent de plus en plus au personnel humain (et il se trouve des cons-sots-mateurs, qui se croient "autonomes" en passant par ces caisses automatiques alors que cela revient à travailler gratuitement pour les patrons des supers et hypermarchés !).


Il ne nous sera pas dit non plus que la pratique des prix bas implique pour les fournisseurs et les petits producteurs de renier sur la qualité, entre autres sur les denrées alimentaires... mais pas seulement. Ainsi, l'industrialisation de l'agriculture avec tous ses dégâts sociaux, écologiques et sanitaires, la désertification rurale, doit beaucoup à nos grands distributeurs.


Dans une interview donnée à "l'éconovateur" en mars 2012, l'expert-comptable Christian Jacquiau, auteur de "les coulisses de la grande distribution", nous permet d'appréhender plus largement l’illusion des prix bas :


"Au prix d'achat initial, le consommateur doit rajouter, sans qu'il s'en rende vraiment compte :
    – les prélèvements sur impôts (aides agricoles, frais d'infrastructures routières…),
    – les dégâts sociaux (chômage, dévitalisation des quartiers et zones rurales),
    – l'atteinte à l'environnement (faire ses courses près de chez soi engendre quatre fois moins de pollution et de nuisances qu'acheter les mêmes provisions dans un hypermarché de périphérie),
    – le gaspillage énergétique (la production locale n'étant pas privilégiée, faire venir des marchandises des quatre coins du monde est coûteux en énergie),
    – déresponsabilisation internationale (qui contrôle l'impact socio-économique des produits fabriqués dans les pays émergents ?), etc.

La liste est longue…"


Leclec-le-temple.jpgLes grandes surfaces prétendent créer de l'emploi mais passent sous silence ceux qui sont détruits pour faire face à leurs exigences : dans le commerce, dans l'industrie, dans la paysannerie (Cf. l'article Comment des hypers détruisent des milliers d'emplois  de février 2005)


On ne dira rien de l'enlaidissement de la périphérie des villes et des banlieues et même des bourgs parfois, avec leurs zones commerciales qui se ressemblent toutes... l'hypermarché occupant une place centrale en la matière, n'étant pas le dernier à les défigurer... C’est tout l’aménagement de l’espace qui est structuré en leur faveur.


La presse régionale, enchaînée par la publicité qu'elle perçoit, rampe et flatte ses généreux annonceurs… Peut-être est-ce pour cette raison que des anarchistes la qualifient de "presse bourgeoise et régionaliste" ?


Mais, les politiciens "roses" (on ne peut quand même pas dire "socialistes" !!), rivalisent dans le léchage de bottes... jusqu'au plus haut niveau de l'Etat. Nous vous laissons savourer leurs flatteries (extraites du Télégramme du 18 septembre 2012) :


"François Hollande, président de la République.

Le chef de l'État a rendu hommage à un chef d'entreprise «qui a rénové la grande distribution française, tout en faisant de la défense des consommateurs et d'une certaine éthique commerciale un combat incessant». (Note anars 56 : on goûtera particulièrement le terme "éthique"...)

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.

Le chef du gouvernement a salué «une réussite économique incontestable».


Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances.

«Initiateur de la distribution à bas prix, il fit de la défense du consommateur l'un des piliers de sa stratégie commerciale. Son esprit visionnaire était unanimement reconnu. Le parcours de M.Leclerc (...) témoigne de son ambition et de sa détermination.»


Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

«Édouard Leclerc était un visionnaire qui avait fait le choix, osé à cette époque, de vendre à prix de gros les produits de la vie courante. Il restera incontestablement cet entrepreneur breton devenu le père de la grande distribution française.»


Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne

«Sa capacité d'innovation et son esprit pionnier forcent l'admiration. C'est un des plus grands entrepreneurs bretons qui nous a quittés aujourd'hui et je tiens à lui rendre hommage.» "

 

Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère.

«Avec Edouard Leclerc disparaît une personnalité économique remarquable du Finistère. (...) Son action à la tête du mouvement Leclerc a été à l'origine de la création de milliers d'emplois.»

Le représentant local de l’UMP ne pouvait faire moins que ses comparses « roses » :

 

Jacques Le Guen, conseiller régional de Bretagne.

«Je me souviens qu'il y a près de 50 ans, alors Landernéen, mes parents allaient faire des achats dans le premier magasin d'Edouard Leclerc à Landerneau, lorsque les fins de mois étaient difficiles. Edouard Leclerc défendait un certain nombre de valeurs humaines et chrétiennes qu'il a essayé de mettre en oeuvre dans l'intérêt des consommateurs.»


Et les anarchistes, qui considèrent que l'Etat, son gouvernement et ses collectivités locales sont au service du Capital, exagéreraient ?


En tout cas, ce début de semaine, nos mouchoirs n'ont pas été envahis par les larmes...

Et même si c'est tout un système qui est à détruire et un autre circuit de production-distribution-consommation qui est à concevoir, sur une base d'entraide et d'autogestion, ce lundi 17 décembre, en découvrant les infos, il a été difficile de ne pas s'exclamer "Un de moins !"

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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:21

Tout bronzé, après l'été, paré pour la bataille sociale et émancipatrice, voici les nouvelles aventures de l'hebdo édité par la fédération anarchiste : LE monde libertaire !!

Pour le trouver près de chez vous, cliquez ici !



«Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton.»
   Albert Einstein

ML 1680 rectoML-1680-verso.jpgActualité
Patronat et social démocratie, par G. Goutte, p 3


Des fachos dans le Gard, p 4


La bêtise n’a point de cesse, par P. Schindler, p 5


Une météo syndicale de rappel de J.-P. Germain, p 6


Un expert sarkozyste de moins, par M. Silberstein, p 7


La chronique néphrétique de Rodkol, p 8


Spéculation alimentaire en vue, par P. Sommermeyer, p 9


La crise est une carotte, par R. Pino, p 10

International
Saint-Imier, atmosphère, atmosphère, par H. Lenoir, p 12


Communiqué de soutien aux Biélorusses, p 14


Mujeres libres, par R. Pélagie, p 15

Arguments
Chronique obscurantiste du Furet, page 16


Homme Vs Nature, par J.-P. Tertrais, page 17

Expressions
À la conquête du pain, par André, page 19

Mouvement
Un repas citoyen, par Tristan, page 21


Le Chiendent orléanais, par L’éléphant sage, page 22


Radio libertaire, page 22


Agenda, page 23

Illustrations
Aurelio, Jokoko, Krokaga, Slo, Riri, Némo

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 19:02

Attention : L'avocat d'AGO/Vinci a demandé le retrait du dossier de la famille Herbin. Celle-ci a accepté. En conséquence, le rassemblement de soutien à la famille Herbin est annulé.
Néanmoins, une délégation de la coordination sera présente au TGI de Saint-Nazaire mardi 11 à 14h aux côtés de Sylvain et Clément pour le rendu de jugement les concernant.
Restons mobilisé-e-s, la lutte continue.

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Rassemblement le 11 septembre à 14h devant le tribunal d’instance de Saint Nazaire pour :

   - soutenir la famille Herbin, habitant sur la zone concernée par le projet d’aéroport et menacée d'expulsion, (lire ici la lettre rédigée par cette courageuse famille)

   - à l'occasion du délibéré pour Sylvain et Clément (2 opposants à l'aéroport) passés en procès mardi 28 août.

aeroport-arme-destruction-massive.jpg

Appel du comité anti-répression :

Ni avions, ni expulsions. Nous ne partirons pas !

La famille Herbin, habitant sur la zone concernée par le projet d’aéroport à 15 km au nord de Nantes, se retrouve aujourd’hui menacée par une procédure d’expulsion. Elleux qui construisent leurs vies ici depuis 15 ans seraient censé.e.s se soumettre de gré ou de force au bon vouloir du parti socialiste et d’AGO [1], bien décidés à bétonner 2000 hectares de bocages et à raser des 10aines d’habitations. S’illes se retrouvent dans cette situation, c’est parce qu’ils ont refusé de partir docilement, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas que la défense de leur lieu de vie qui est en jeu mais une résistance plus globale, face à la violence de ce projet sur tou.te.s celleux qui n’acceptent pas de se laisser dicter leurs vies.


C’est déjà cette logique de lutte qui fait que cette zone n’est pas encore le désert que les décideurs voudraient voir, et même qu’elle est de plus en plus peuplée.


Jusqu’à présent les procédures d’expulsions ne concernaient que les maisons ou terrains squatté.e.s, et la plupart des habitant.e.s sans droit ni titre se retrouvent d’ores et déjà expulsables (certain.e.s ont eu un délai jusqu’à novembre).


C’est maintenant le tour des locataires, qui vivent déjà depuis plusieurs années sous la menace de se voir demander de partir sous 3 mois (baux précaires) et subissent depuis janvier 2011 les pressions d’AGO pour dégager la zone : ce sont des coups de fil à répétition même à 22 heures, leurs maisons seraient soudainement devenues insalubres, les parents traité.e.s d’irresponsables vis-à-vis de leurs enfants à cause de leur refus de partir, etc. Avec ce procès, c’est une étape de plus franchie pour cette maison, augmentant la pression du même coup sur la 15aine d’autres dans la même situation. Pendant ce temps, les procédures d’expropriations continuent, amenant juges et fourgons de gendarmes mobiles tous les mardis sur la zone.


Voilà à quoi ressemble le processus démocratique : tenter de faire avaler leurs projets dévastateurs par des mascarades d’enquêtes publiques où tout est décidé à l’avance, déclarer ces projets d’utilité publique alors qu’ils ne servent que les intérêts de quelques-un.e.s, user de pressions psychologiques et harcèlements en tout genre, puis de procédures juridiques pour vider la zone et, au final, pour les plus récalcitrant.e.s qui n’auraient toujours pas compris qu’il faut savoir laisser la place au progrès, ce seront les coups de matraques et les lacrymos qui viendront leur expliquer.


Il nous appartient de ne pas laisser les intérêts économiques des entreprises privées, la logique de contrôle du territoire par l’Etat ou le délire de grandeur de la métropole nantaise jouer avec nos vies comme avec des pions sur un grand échiquier.


Parce que ce procès est un enjeu pour l’ensemble de la lutte, soyons nombreuxes à montrer notre solidarité et notre détermination !

 

[1] Aéroport du Grand Ouest : désigné constructeur concessionaire pour ce projet, détenu à 85% par Vinci

 

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Mardi 28 août avait lieu le procès de Sylvain et Clément au tribunal de Saint-Nazaire. Ils étaient poursuivis pour leur participation à la manifestation du 21 juin 2012 contre les enquêtes publiques à Notre-Dame-des-Landes (pour dénoncer la tenue des enquêtes au titre de la Loi sur l'Eau en plein été et en demander le report. La zone impactée par le projet est à 98 % en zone humide, donc très protégée, et AGO/Vinci tente de s'arranger avec la législation pour minimiser la portée de la loi.)

Sylvain était accusé de « violences sur des gendarmes avec ou sous la menace d’une arme », en l’espèce un tracteur et sa remorque, et d’avoir participé à « un attroupement illicite ». Clément était accusé de « refus d’obtempérer, violence sans arme et refus de prise d’ADN ».

Les réquisitions demandées par le Procureur contre Sylvain sont :
- amende de 800 euros
- interdiction de manifester pendant un an à Notre Dame des Landes
- confiscation et interdiction de porter des armes (le tracteur n'étant cependant ici plus une arme).

Contre Clément sont requis :
- 2 mois avec sursis pour violence sans arme
- 2 mois et demi pour refus d'ADN.

Des centaines de personnes (dont une délégation du groupe Lochu et la liaison FA Redon !) et près de 150 tracteurs se sont mobilisés pour exiger leur relaxe tout simplement et marquer à nouveau le refus de l'aéroport. Si l'ambiance était déterminée, elle était aussi détendue (musique, danses, clowns, repas végétal à prix libre, boissons...), malgré la forte présence policière. Ceci dit, alors qu’un petit groupe faisait un tour du quartier avec la battucada, un camarade a été arrêté. Il a été rapidement relâché avec une convocation pour octobre.


Les conclusions du tribunal seront rendues publiques le 11 septembre prochain, jour du jugement en expulsion de la famille Herbin.

 

sylvain clement justice

 

Note de Anars 56 : ce compte-rendu du rassemblement du 28 août est très largement inspiré de ceux rédigés par les zadistes d'une part et par l'ACIPA d'autre part.

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Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements