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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:46

Article repris à Basta Mag (merci à ce très intéressant journal !)

 

La Bretagne n’élève pas seulement des cochons et des volailles. Elle est aussi la première région française productrice de tomates : 200 000 tonnes y sont ramassées chaque année. Une « prouesse » qui nécessite une grande consommation d’énergie et multiplie les émissions de CO2. Dans les serres surchauffées, où les tomates bretonnes poussent sur des tapis de laine de verre ou de fibre de coco, le travail est souvent pénible, mal payé et parfois dangereux pour la santé. Reportage.

 

Douze kilos : c’est la quantité moyenne de tomates que mangent les Français chaque année. Avis aux fans de ce fruit-légume originaire d’Amérique du Sud, s’ils veulent en manger 12 mois par an : de novembre à mai, les tomates sont importées, essentiellement du Maroc et d’Espagne, où le soleil brille plus chaudement mais où les salaires ne flambent pas, loin de là. Ce qui permet de compenser les coûts liés au transport, tant que ceux-ci n’intègrent pas le coût de la pollution. Les premières tomates cultivées en France arrivent du Sud-Est à la mi-février. À partir du mois de mars apparaissent sur les étals des tomates de Bretagne, première région productrice de l’Hexagone.

 

Les tomates hors-sol poussent dans la laine de verre


Pour devancer le printemps, on les fait passer du plein air aux serres chauffées. Et de la terre à la laine. « On avait beaucoup de problèmes de maladies, liées au sol, témoigne un producteur breton. Du coup, on a décidé de se passer de sol. Les tomates poussent désormais dans de la laine de roche et/ou de verre, ou plus souvent dans la fibre de coco. On leur amène au goutte-à-goutte tout ce qui leur faut en éléments nutritifs et en eau. »


Le « boom » des tomates en Bretagne, terre traditionnelle de production légumière, a commencé au début des années 1990. Entre 1995 et 2004, les surfaces de serres chauffées ont quasiment quadruplé en Bretagne, passant de 87 à 330 hectares. Et les cultures de plein champ ont été réduites de 70 %. Les rendements ont explosé. La Bretagne devrait cette année produire environ 200 000 tonnes de tomates, sur 600 000 au total en France [1]. Mais le « hors-saison » coûte cher : les dépenses énergétiques (chauffage essentiellement, mais aussi éclairage et irrigation) représentent 30 % des coûts directs de production [2]. Pour une exploitation de deux hectares de serres (surface moyenne dans l’Ouest), cela représente entre 280 000 et 340 000 euros par an ! Pour produire un kilo de tomates, il faut dépenser 13 kWh. Soit la consommation quotidienne d’une famille de quatre personnes dans une maison bien isolée.

 

Un travail aussi pénible qu’à l’usine


« Des aliments produits localement mais "hors-saison" sous serre chauffée pourront consommer plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport », précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un avis publié en avril dernier [3]. Pour réduire les coûts, quelques systèmes de cogénération, alimentés au gaz naturel, ont été mis en place. Ils permettent de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Une partie du CO2 libéré est réinjecté dans les serres. Mais ces systèmes « restent compliqués à mettre en œuvre », selon Yvon Auffret, président du Cerafel, premier groupement breton de producteurs de légumes. « Et les coûts de rachat par EDF de l’électricité produite ne sont pas, pour l’instant, très intéressants pour les producteurs. »


Côté conditions de travail, la Bretagne ne ressemble pas (encore ?) à l’Andalousie. Mais le boulot reste pénible, peu rémunéré et souvent sans perspectives d’évolution. « Le plus dur, c’est la chaleur, les jours où le soleil tape sur la serre », explique Erika [4], institutrice roumaine de 30 ans, saisonnière dans les serres de tomates du Morbihan pendant cinq à six mois chaque année, depuis trois ans. « La chaleur, c’est épuisant, confirme Benjamin, qui a été saisonnier pendant huit ans avant de décrocher un CDI comme chef de culture. Il faut être très endurant. Et puis on répète les mêmes gestes toute la journée. Comme à l’usine. Cela peut provoquer des tendinites. »

 

Porter 2 tonnes de tomates par jour


« Il faut aller vite », précise Erika. L’exploitation où elle travaille est dotée d’une pointeuse qui permet de connaître le nombre de kilos cueillis par chaque salarié. Les moins rapides ont parfois droit à une convocation dans le bureau du patron. « Pour les variétés les plus grosses, comme la charnue, je cueille 250 kilos par heure », décrit Erika. Soit plus de 2 tonnes par jour, qu’elle doit porter ! « Le soir, on est très fatigués. Et encore, nous sommes assis sur des charriots pour cueillir. Dans certaines serres, les salariés sont debout toute la journée. »


La plupart de ces salariés sont payés au Smic, à peine plus de 1 000 euros par mois. Mathilde, vingt-trois ans de carrière dans le secteur, est toujours, à 57 ans, payée au salaire minimum. Benjamin n’a jamais été augmenté quand il était saisonnier, payé au même tarif que les étudiants qui arrivaient sans aucune expérience. « Les gens ne disent rien. Tout le monde a peur, poursuit Mathilde. Les femmes que je connais veulent simplement garder leur travail. Elles ont des enfants à élever. Des maisons à payer. Elles sont bien contentes de trouver ces emplois près de chez elles. » C’est un secteur où il n’y a ni plaintes ni réclamations. « Le poids des salariés y est très faible, soupire un inspecteur du travail. La MSA [Mutualité sociale agricole, ndlr] les porte à bout de bras. Nous aussi. Mais nous avons de grandes difficultés à trouver des représentants salariés pour cette branche dans les instances censées être paritaires, comme les commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CPHSCT]. »


Les plus corvéables sont évidemment les travailleurs étrangers. Pour le moment peu nombreux dans l’Ouest, ils représentent moins de 10 % de la main-d’œuvre. Mais il se murmure dans certains coins de campagne que le recours à des prestataires étrangers va devenir indispensable pour pouvoir s’en sortir. « Pour beaucoup de producteurs, la situation économique est très difficile. Elle l’a d’ailleurs plus ou moins toujours été. Évidemment, cela ne favorise pas le respect de bonnes conditions de travail », glisse-t-on à l’inspection du travail.

 

Pulvérisation de pesticides sans protection


Côté exposition chimique, le secteur des tomates s’en sort plutôt bien, la plupart des producteurs ayant recours à la « lutte biologique ». Pour vaincre les insectes nuisibles, ils intègrent des insectes prédateurs – coccinelle contre les pucerons, par exemple. Mais il existe beaucoup d’autres insectes qui permettent de se passer de l’outil chimique. La « lutte biologique » n’empêche pas de recourir par ailleurs aux herbicides et aux fongicides. Selon un spécialiste de la lutte intégrée, le fait que les bourdons pollinisateurs (introduits en début de saison pour féconder les fleurs) et autres insectes résistent, est un signe évident de bonnes pratiques : « Ces insectes, qui proviennent d’élevages, sont fragiles. Ils ne résisteraient pas à des pulvérisations irraisonnées de produits chimiques. » Comme les producteurs régulent eux-mêmes le « climat » dans leurs serres, ils peuvent maîtriser l’apparition de maladies et de champignons. 

 

Les échanges entre producteurs bios et conventionnels, comme ceux qui se développent au sein de la coopérative Prince de Bretagne, marque du Cerafel, pourraient accélérer la diminution, voire l’abandon des produits phytosanitaires. Reste que les bonnes pratiques ne sont pas mises en place par tout le monde. Plusieurs salariés font état de traitement aux pesticides, dont ils ignorent la composition. « Le gars qui traite a une combinaison de cosmonaute, avec un masque. Nous, on est là, juste à côté en train de cueillir ou d’effeuiller. Et on nous dit qu’il n’y a pas de problème », rapporte l’un d’eux. En général, c’est le patron qui traite, ou les chefs de culture, sans toujours se protéger. « C’est impossible de respirer sous une serre en plein jour avec un masque et en fournissant un effort physique. On étouffe. Donc, en général, on ne met rien », explique Benjamin.

 

Des ventes à perte


Autre source d’exposition : le non-respect des délais de réentrée. Ce laps de temps post-traitement, précisé sur les notices d’utilisation des produits phytosanitaires, pendant lequel il ne faut pas pénétrer sur une surface traitée. Benjamin se souvient être entré dans une serre douze heures après sa désinfection aux pesticides en fin de saison. « C’était très difficile de respirer. On avait les yeux tout rouges. Ça nous piquait partout. » Cette pratique de « nettoyage intégral », après l’arrachage des pieds de tomates à l’automne, tendrait à disparaître, de nombreux producteurs la jugeant inutile et très chère. « Je sais que ces produits sont dangereux, admet un salarié. Je connais des agriculteurs qui ont la maladie de Parkinson à cause des pesticides. Mais c’est mon boulot. Je suis obligé. Qu’est-ce que je vais faire, sinon ? Et puis il faut bien que les gens mangent des tomates, non ? »


Malgré tous leurs efforts, les producteurs bretons sont soumis à la rude concurrence des tomates espagnoles et surtout marocaines, dont les volumes ne cessent d’augmenter. Les agriculteurs français vendent régulièrement à perte. « Le but de l’État, depuis les années 1960, c’est de faire en sorte que la nourriture soit bon marché. Il faut nourrir le monde à bas prix, estime Yvon Auffret. Au final, il faut bosser dur sans être assuré d’avoir un revenu. » Jusqu’à présent, les producteurs bios s’en sortent mieux, les baisses de rendement étant compensées par de meilleurs prix de vente. « Mais ce marché se tend, avertit Yvon Auffret. Il y a beaucoup d’importations en bio, y compris de l’hémisphère Sud. » Et les collectivités publiques, qui veulent de plus en plus de bio notamment dans les cantines, ne sont pas toujours exemplaires. Leurs appels d’offres favorisent trop souvent le moins-disant social, d’où qu’il vienne. Ce qui ralentit la transition de la filière bretonne vers l’agriculture biologique et freine les améliorations des conditions de travail.

 

Nolwenn Weiler

Photo : CC Jinax et gaudiramone

Notes

[1] Un dixième de la production régionale est exportée, principalement vers l’Allemagne.

[2] Selon une étude conjointe de l’Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement (Aile) et des chambres d’agriculture bretonnes de 2006, le prix de revient au m2 s’élève à quasiment 17 euros pour les serres chauffées au fioul (25 % du total), et à 14 euros environ pour le gaz naturel (65 % des surfaces) et pour le bois.

[3] Un exemple cité par l’Ademe : une salade cultivée sous serre en Allemagne, en plein hiver, aura un bilan deux fois plus élevé en termes d’émissions de CO2 (de la production à la consommation) qu’une salade importée d’Espagne, cultivée en plein air.

[4] Tous les prénoms ont été modifiés à la demande des interlocuteurs.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:11

Selon Ouest-France du 13 juillet 2012 : Quimperlé. 257 véhicules et 535 personnes contrôlés lors de la grande opération de gendarmerie, jeudi soir.

 

À Quimperlé, au rond-point de Kervidanou, se tenait hier jeudi soir une grande opération de contrôle menée par la gendarmerie, sur réquisition du procureur de la République et entre les compagnies de Lorient et de Quimperlé. Ainsi, 25 gendarmes sud-finistériens, placés sous les ordres du commandant Philippe Bonnin, faisaient dévier vers le rond-point de Kervidanou, tous les véhicules qui roulaient sur la RN 165 en provenance de Quimper. En sens inverse, à Auray, les gendarmes morbihannais menaient la même opération. But : lutter contre la délinquance itinérante.

Jeudi soir, les gendarmes quimperlois 257 véhicules et 535 personnes (sic). S’ils n’ont relevé aucun délit pénal, ils ont enregistré 1 conduite en état alcoolique, 1 défaut de permis, 3 non-mutation de carte-grise et 2 défauts de contrôle technique. Par ailleurs, leur voiture automatisée a effectué 1 200 contrôles de plaques minéralogiques et autant de vérification sans relever d’anomalie.

 

Selon Le Télégramme du 14 juillet 2012 : RN165. Opération de contrôle contre les cambriolages


Les gendarmes de la compagnie de Lorient ont déployé les grands moyens, jeudi soir, sur la RN165. Le trafic a été dévié durant deux heures, de 20h à 22h, sur l’aire de Saint-Goustan, à Auray, en direction de Lorient, pour un contrôle systématique des véhicules. « C’est une opération coup-de-poing pour rechercher les auteurs de vol et de cambriolage. Il y a une recrudescence dans le contexte de crise économique et de hausse de l’or », explique le commandant Laurent Le Coq. Une quarantaine d’hommes ont été mobilisés. Ils disposaient d’un véhicule d’intervention rapide, de pistolets mitrailleurs et d’une herse, pour stopper d’éventuels fuyards. Au total, 1.100 véhicules ont été contrôlés. 344 l’ont été de manière approfondie, avec vérification des papiers et visite des coffres, sur réquisition du procureur de la République de Lorient.

 

Ainsi, des hommes (et des femmes ?) armés, en uniforme, contrôlent systématiquement monsieur et madame tout le monde en pleine journée... N'y a-t-il pas comme une vague odeur d'occupation qui s'élève ? Le résultat est très maigre (la seule personne présentant un danger pour les autres est celle qui conduisait en état alcoolique, les autres infractions relevées ne font courir aucun risque à autrui) et sans lien avec le but annoncé "lutter contre la délinquance itinérante". Le véritable motif n'est-il pas de nous habituer à voir les forces de l'Etat occuper la voie... avant d'occuper le reste ? Il semble se confirmer que le Ministre de l'Intérieur, Valls, chausse ses bottes de Guéant pour parachever l'Etat policier et que, décidément, ce modèle de pompes lui sied à merveille ! La peur est ainsi insufflée à tout un chacun et donne illusion aux naïfs que l'Etat est là pour les protéger.

Or, on attend avec impatience les "opérations coup-de-poing" contre les paradis fiscaux, contre la délinquance financière... mais ces gens-là, on les laisse tranquilles. "Chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros" alors qu'Il connaît les fraudeurs... (Cf émissions là-bas si j'y suis, France Inter, des 3 et 4 mai, où a été invité Antoine Peillon pour son ouvrage "Ces 600 milliards qui manquent à la France - Enquête au coeur de l'évasion fiscale" réécoutables en cliquant ici et )

 

Mais voilà, police et gendarmerie ont d'autres préoccupations bien plus intéressantes, comme nous l'indiquait déjà Bourvil sur la tactique du gendarme :

"Contravention Allez, allez, / Pas d'discussion Allez, allez, / Exécution Allez, allez, / J'connais l'métier / La ta ca ta ca tac tac tique / Du gendarme, / C'est de verbaliser / Avec autorité."

ou Boris Vian dans la Java des chaussettes à clous !

 

 

Et aujourd'hui encore on aura du mal à contredire les paroles de "Police - milice" de Trust (1979) :

 

"Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police
T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices
T'iras te pavaner au milieu des carrefours
Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

[Répétition] :
Police : Milice organisée
Police : Milice prête à tirer
Police, Milice : Tout est factice

Et fais du zèle tu auras de l'avancement
Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens
Tu portes l'uniforme relève le défi
Société de consommation à base de képis

[Répétition]

Un jour la retraite que de souvenirs
Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes
Là tu pourras crever en paix en toute liberté

[Répétition]"

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:19

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GENERAL STRIKE et KEEP THE RAGE présentent :

A partir de 15h :

Projection du documentaire "Les sentiers de l'utopie" suivie d'un débat

Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post- capitalistes. Ils n’étaient pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme. Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d’un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d’une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes. De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l’ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d’un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l’Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d’autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd’hui.

GOUEL-DIVROADEL.jpgA 18h apéro/concert en extérieur avec PIZZZA (anarcho variété hiphop)

A 20h concerts en intérieur avec :

- HEYOKA (anarcho-punk Dijon)
- SPANNER (ska punk militant UK)
- COP ON FIRE (punk dub Belgique)
- MAUVAISE GRAINE (anarcho-punk Lorient)
- PRIMEVAL SOUP (punk UK)


Restauration végane sur place à prix libre, préparée par la cantine SCHMRUTZ.

L'entrée est libre l'après midi et le concert du soir en intérieur est à 8€.

Ca se passe au Café de la Pente à Rochefort en Terre (Morbihan)

Contacts : keeptherage@mailoo.org ou generalstrike.asso@voila.fr

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:55

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale :


"Dans l’intérêt général des salariés, les organisations CFDT- FO- CGT- CFTC appellent à participer massivement au rassemblement le samedi 30 juin 2012 à 10h00 à Vannes à la Rabine avec prise de parole.
Vous, salariés, avec les syndicats, exigez :
     Le maintien de l’intégralité du groupe.
     La sauvegarde de tous les emplois, des outils de production.
     Des droits nouveaux pour les salariés et leurs organisations.
     La reconnaissance des salariés qui ont créé la richesse de l’entreprise.
   Les salariés ne sont en rien responsables de la situation, toutes les responsabilités incombent à la stratégie du groupe Doux.
Ensemble dans l’unité la plus large, luttons pour notre avenir.
Présence indispensable de tous les salariés.
Venez nombreux à Vannes (salariés, amis, voisins, retraités…etc...)
NON AU DEMANTELEMENT DU GROUPE"

Nous n'avons pas participé à cette manifestation à l'appel de l'intersyndicale. Non parce que nous voudrions que les salarié-e-s se retrouvent au chômage... car nous sommes solidaires avec les exploité-e-s mais, justement, pour des raisons à la fois sociales, écologiques et de santé publique.

Raisons sociales :
  

   Chômage ici...
Doux est un élément clé de l'agriculture industrielle bretonne. Par son implantation au Brésil, il était même une multinationale qui n'a pas hésité à délocaliser avec tous les travers de ce type d'entreprises (exploiteurs de la main-d'oeuvre, mauvaise paye, dégâts environnementaux...).
Contrairement à ce que laisse entendre le patronat de l'agroalimentaire en Bretagne et ailleurs, cette "modernisation" du système agricole détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée... et elle continue dans cette voie. En effet, pour répondre aux impératifs de productivité et de marge de profits, il a fallu agrandir les exploitations, les équiper (en matériel, en produits chimiques dits phyto sanitaires et en médicaments - antibiotiques, vaccins... -)... et réduire le nombre de paysans. Cette élimination planifiée de la petite paysannerie, avec l'appui des pouvoirs publics (Etat et Union Européenne), n'a pas été sans conséquences : désertification rurale, mise au chômage, suicides, dépression, et prolétarisation vers les usines de l'agro alimentaire, d'autant que celles-ci ont largement recours au personnel intérimaire. Sur les 50 dernières années, le bilan en termes d'emplois créés dans l'agro par rapport à l'élimination des petits paysans (et des emplois qui étaient attachés à une vie rurale plus intense) est évidemment déficitaire (en Bretagne, de 169 000 exploitations agricoles en 1969, on tombe à 33 000 en 2009 alors que, parallèlement, le nombre de salariés de l'agroalimentaire était de 69 000 au 31 décembre 2009, et ce avec une population bretonne qui a augmenté...).

La réorganisation de l'agriculture capitaliste n'est pas encore achevée et de nombreux agriculteurs et éleveurs vont encore mettre la clé sous la porte et revendre leurs terres aux grosses exploitations.
Soutenir le système Doux (notamment ce qu'on appelle les élevages intégrés, soit disant indépendants parce que non salariés mais, en réalité, complètement enchaînés à l'industriel), c'est soutenir l'élimination de la petite paysannerie, c'est-à-dire l'accroissement du chômage !

    ...et chômage là-bas

Dans les usines Doux, du poulet "bas de gamme" est produit à destination du marché africain. Ses exportations, souvent subventionnées, cassent le marché des petits producteurs locaux de volailles... lesquels se retrouvent au chômage et migrent souvent désoeuvrés vers les (bidon)-villes... et parfois plus loin. L’appel intersyndical ne bat-il pas de l'aile (si l'on ose dire) avec de telles revendications ? Où est passé l’internationalisme syndicaliste ? Plonger des prolétaires dans la misère, ici ou là-bas, est pour nous tout aussi révoltant.


De même, il est de notoriété publique (confirmée par des études) que le travail dans les usines telles celles de Doux développent des maladies professionnelles (troubles musculo squelettiques) et un taux d'accidents du travail plus élevé que la moyenne. Lire l'article de bastamag " les forçats de la volaille". Extrait : "Sur le site « Père Dodu » (Doux) à Quimper, « Le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures…) », détaillait Raymond Gouiffès, délégué syndical de la CGT, chez Doux. Est-ce rendre service aux travailleurs et travailleuses de vouloir les faire retourner dans ces lieux d'exploitation et qui leur ruinent la santé ?


Raisons écologiques :


D'autres ont déjà effectué le bilan de l'élevage intensif et de l'agroalimentaire (dont Doux) qui lui est lié : pollution des cours d'eau, pollution de l'air (particules de pesticides en divagation), algues vertes, déforestation en Amazonie (pour la culture de soja fourrager, souvent Ogm, destiné aux animaux d'élevage européens, entre autres), émission de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote...), utilisation de carburant pour l'importation d'aliments d'élevage et exportation des produits finis... De même, les productions animales, du début à la fin de la filière, consomment énormément d'eau potable.

Raisons de santé publique :


Les élevages concentrationnaires impliquent l'utilisation massive d'antibiotiques pour une double raison : d'une part faire face aux multiples germes qui peuvent pulluler, d'autre part accélérer la croissance des animaux. Ce recours fréquent aux antibiotiques génère une résistance des bactéries à ce type de médicaments... et rend toute la population humaine plus vulnérable. Des résidus de vaccins se retrouvent aussi dans la chair des animaux et ce qu'on appelle les sous-produits (lait et ses dérivés, oeufs...).

Déliquescence du syndicalisme ?


Les termes de l'appel intersyndical posent question. Il semble témoigner d'une vue étroite et à court terme. Il est bien peu offensif et vraisemblablement pas à la hauteur des enjeux. Si l'on se focalise uniquement sur l'aspect "emplois" comme le font les organisations syndicales signataires de cet appel, au nom du pragmatisme, d'une réponse immédiate à apporter aux salariés menacés par le chômage, le calcul est quand même faux, comme on l'a vu. Répétons le : l'agroalimentaire détruit plus d'emplois (ici et dans les pays vers où les produits sont exportés) qu'il n'en crée et désorganise par sa concentration l'aménagement du territoire, accélérant l'exode rural. Nulle part l'appel inter syndical n'évoque une reconversion des usines Doux et de ses fournisseurs... pas plus que l’Etat d’ailleurs. Ce dernier est bien dans son rôle de défense de l'exploitation capitaliste... contrairement au syndicalisme en principe.


Pourtant, compte tenu des considérations (anti) sociales, écologiques et sanitaires relatées ci-dessus, il n'est pas exagéré de qualifier l'outil de production Doux, comme un outil de destruction des travailleurs, des animaux et de l'environnement. Le groupe Doux, et particulièrement la famille Doux, a fait fructifier son capital sur le dos des travailleurs et de l'environnement, n'hésitant pas à délocaliser quand ses intérêts le commandaient. C'est le travail, disons même l'exploitation des salariés, qui a fait la richesse de ce capitaliste. Il a réussi à bénéficier de nombreuses aides publiques, notamment les dizaines de millions d'euros de subventions européennes dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) : "depuis 1995, Doux a ainsi empoché plus de 1 milliard d'euros d'aides" (Canard enchaîné du 6 juin 2012). Sa fortune s'est considérablement accrue (+ de 18 % entre 2010 et 2011). La famille Doux est ainsi devenue la 146ème fortune de France.

Reconversion et autogestion


Aussi, pour notre part, nous ne soutenons pas le maintien de l'outil Doux. En revanche, car ce sont les salariés les premiers concernés, nous revendiquons que la fortune de Doux soit récupérée par les travailleuses et travailleurs qui l'ont construite de leur sueur, de leur labeur... et de leur douleur ! Doux doit leur verser à chacune et à chacun une très forte indemnité, leur permettant d'échapper (au moins un temps) au travail salarié : le repos, ils et elles l'ont bien mérité ! Nous militons pour l'expropriation de Doux. Nous voulons aussi que sa fortune serve dans un premier temps à financer la reconversion des élevages en petites unités de production biologique, réparties sur l’ensemble du territoire, assurant un maillage au plus près des consommateurs et consommatrices, pour favoriser les circuits courts. Il nous semble aussi pertinent d’axer ces productions davantage vers l'alimentation végétale, car celle-ci a la plus faible empreinte écologique et rend moins dépendante les productions animales aux importations (fussent-elles de grains biologiques). C'est une logique de souveraineté alimentaire et une prise en compte de la condition animale.


Ceci dit, la reconversion des salariés et des éleveurs vers d'autres activités plus intéressantes d'un point de vue écologique, social et sanitaire n'est pas une garantie pérenne. Le système agricole mondial est globalisé, une rude concurrence sévit en son sein... Il est un concentré de ce qu'est le capitalisme, n'hésitant pas à plonger dans la misère des millions de travailleurs, et à provoquer des famines... alors que la production végétale va au delà des besoins mondiaux (selon Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, la production de céréales annuelles pourrait satisfaire une population de près de 12 milliards d'humains sans la spéculation, sans le détournement de nourriture vers la production de viandes et d'agrocarburants).


Pour autant, une nouvelle production "alternative" risque de se heurter aux contraintes capitalistes et à sa logique de compétition et de concentration. Soit le concurrent est éliminé, soit c'est sa propre entreprise qui disparaît. Il y a toujours des perdants dans une telle configuration. Aussi n'y a-t-il pas de solutions au sein du système ! Les rapports d'exploitation perdurent car telle est sa fonction. C'est bien ce système qui est à démanteler et de nouvelles formes de sociétés humaines à reconstruire. Combinée avec la socialisation (collectivisation) des moyens de production et des terres, l'autogestion, qui n'est pas une solution clé en main, mais une méthode d'organisation et un but à atteindre, nous semble la réponse la plus appropriée car non dogmatique et adaptée aux populations qui s'en emparent...

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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:48

Pour consulter le programme, cliquez sur l'affiche !

affiche velorution concarneau

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Published by anars56 - dans écologie
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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 20:33

 

 

Les attaques dirigées contre l'aspect hyperconsumériste du capitalisme concernent le plus souvent les biens de consommation eux-mêmes : les rayons débordants des supermarchés, la valse des caddies, l'acharnement publicitaire qui provoque cette boulimie. Mais tout aussi essentiels, sinon plus, au fonctionnement du système sont les « grands projets » (ou « travaux »), liés en grande partie à la consommation (approvisionnement en matières premières, fourniture d'énergie, transport...). Mais pas seulement.

 

Une planète en chantier


Dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, dans plusieurs pays (selon des modalités et des rythmes différents), de nombreux projets sont imposés aux populations souvent déracinées (c'est-à-dire avec des simulacres de concertation – débats, enquêtes – aujourd'hui dans le cadre d'une « démocratie participative »). Des populations ainsi non seulement privées de toute initiative mais dépossédées de tout contrôle. La planète devient un chantier permanent, au nom de l' « aménagement du territoire », du « progrès », du « développement », de la production infinie de richesses. En effet, le capitalisme exige des structures gigantesques parce que les autres ne sont pas rentables. S'acharner à croître ou se résigner à disparaître. Autoroutes, tunnels, aéroports, infrastructures ferroviaires (TGV puis lignes à grande vitesse), plate-formes pétrolières, gazoducs, projets immobiliers, installations nucléaires, lignes à haute tension, exploitations minières, grands barrages, incinérateurs, stades surdimensionnés (auxquels on peut rajouter Le Concorde, les abattoirs de la Villette, le complexe sidérurgique de Fos, le procédé SECAM et autres cathédrales industrielles dont les « abus », les « excès », les négligences, les fraudes sont régulièrement dénoncés par une Cour des comptes qui n'a jamais servi à rien.)... contribuent depuis un demi-siècle au gaspillage de milliards d'argent public au détriment d'investissements plus utiles, dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la culture notamment, et sans que soient mis en cause les « responsables » de cette gestion calamiteuse. Le cancer bureaucratique a largement favorisé la dilapidation des deniers publics.

 

On peut d'ailleurs aussi classer dans cette même logique la production massive d'un habitat standard à travers l'idéal pavillonnaire fondé sur l'individualisme et la propriété privée. Impulsée au 19e siècle, la maîtrise de l'espace urbain se poursuit aujourd'hui à une autre échelle : démonstration de puissance mais aussi volonté d'encadrer, de contrôler les « classes dangereuses », de « pacifier le prolétariat ». Avec tout ce qui accompagne la politique de la ville : l'affairisme des promoteurs, des géomètres, des notables, la corruption des grandes entreprises qui confisquent la distribution et l'assainissement de l'eau, le marché juteux de la vidéosurveillance et des alarmes, les rocades, voies rapides et autoroutes urbaines qui accélèrent le gaspillage des matières premières et des énergies fossiles...

 

Des conséquences écologiques et humaines désastreuses


Longtemps les sphères de l'écologisme et de la radicalité sociale sont demeurées hermétiques. Fort heureusement, des militants & militantes, des mouvements, des associations, des collectifs de plus en plus nombreux intègrent, dans leur combat, à la fois la dimension sociale et la question écologique. Comment ne pas voir en effet que le capitalisme broie dans un même mouvement l'homme et la nature, deux inestimables sources de profits ?

 

La construction de barrages colossaux constitue sans doute la caricature de ce type de projets (on compte aujourd'hui plus de 50 000 « grands barrages » dans le monde). Or les conséquences écologiques et sociales de ces ouvrages gigantesques sont dramatiques. Outre les milliards de tonnes de béton utilisées, ils contribuent à submerger des surfaces considérables de terres cultivées ou de forêts, à bouleverser le fonctionnement des cours d'eau et des écosystèmes. Par ailleurs, entre 40 et 80 millions de personnes auraient été déplacées à cause de ces barrages au cours du siècle dernier. La spoliation des terres s'accompagne souvent de la destruction des milieux naturels. Le bien-être des habitants n'est qu'un prétexte, puisque dans beaucoup de pays (Congo, Ouganda...), un faible pourcentage de la population est connectée au réseau, et le prix de l'électricité la rend souvent inabordable. Si ces barrages sont si nombreux, c'est parce qu'ils sont massivement subventionnés par les banques, ce qui permet d'ouvrir des marchés juteux pour les grandes entreprises du type EDF et d'offrir de l'électricité bon marché pour l'industrie exportatrice.

 

Les exploitations minières s'inscrivent dans le même schéma. Les poussières des sites miniers (dynamitage), les produits toxiques et les émissions des machineries et centrales utilisées dans le cadre des activités engendrent une diminution de la qualité de l'air, de l'eau et des sols par contamination, et donc de graves problèmes de santé pour les populations environnantes. L'opposition aux projets contribue le plus souvent à diviser les communautés et occasionne de nombreuses violations des droits. Cependant, malgré les risques encourus (violence, menaces, assassinats, viols...) par les communautés concernées, la mobilisation citoyenne s'intensifie et parvient à faire échouer un nombre croissant de projets par la puissance du refus et de l'action collective.

 

Autogestion ou déliquescence


Aujourd'hui réalisés dans le contexte d'un « partenariat public-privé », ces lourds investissements servent, bien entendu, les intérêts des banques et des entreprises privées. Mais la situation chaotique de l'économie mondiale modifie aujourd'hui la donne : il ne s'agit plus seulement d'accroître les profits dans une dynamique ascendante, mais de maintenir sous perfusion un système à l'agonie, de « créer des emplois » (on en connaît les conditions), d'assurer la « relance économique » pour éviter la révolte sociale. Par exemple d'envisager un aéroport international « éco-labellisé » (avec son cortège de nuisances sonores et surtout de drames : destruction d'exploitations agricoles, expropriation de nombreux habitants, anéantissement d'une mémoire collective et d'histoires de vie), alors que l'aviation civile aura peut-être disparu dans dix ou quinze ans. De fantasmer sur un projet de « Silicon Valley » à la française sur le plateau de Saclay pour « faire émerger un écosystème de l'innovation de rayonnement mondial » , un « supermarché scientifique » dans un pays où l'échec scolaire prend des proportions dramatiques !! Ou de construire une autoroute entre Moscou et Saint-Pétersbourg en utilisant des milices fascistes pour anéantir les opposants. Ou de rêver d'un TGV au Maroc dont le coût serait l'équivalent de 25 000 écoles dans le monde rural ou 25 centres universitaires hospitaliers, quand on sait que ce pays est classé 130e selon l'indice mondial de développement humain. A l'heure où les plans d'austérité se multiplient un peu partout, de tels projets ne peuvent que constituer des pièges financiers pour les collectivités locales et les contribuables à qui on imposera continuellement de rembourser les dettes.

 

Certains revendiquent une gouvernance mondiale parce qu'ils n'ont pas la volonté d'affronter les problèmes là où ils se posent. Il est donc fondamental de lutter sur le terrain contre les institutions, et la plus grande force réside dans le nombre de présents. Cependant, faire avorter tel ou tel projet par de fortes mobilisations ne suffira pas à éliminer la coalition entre l'Etat centralisateur et technocratique et le capitalisme flambeur (on retrouve d'ailleurs le même schéma « étatique » avec le régionalisme que l'on peut souvent assimiler dans ses logiques et fonctionnements à un micro-Etat avec ses potentats locaux). Tel l'hydre de Lerne, la mort d'un projet signera la naissance d'un autre. Il ne faut pas confondre la cause et le symptôme.

 

Le prestige national et la folie des grandeurs, la volonté de puissance et le désir de paraître, les projets pharaoniques au bénéfice d'une minorité, le pouvoir décisionnel confisqué par une caste d' « experts », la corruption et le cynisme des Vinci, Eiffage, Bouygues et consorts, la mégalomanie des politiciens, la marchandisation de la nature et de ses ressources, la confiance aveugle dans un modèle d'ores et déjà à la dérive, la monstrueuse froideur de ceux qui ne voient dans un lambeau de forêt qu'un lamentable anachronisme, CA SUFFIT !! Qu'il s'agisse d'alimentation, de santé, de culture ou d'urbanisme, l'avenir passe par la reprise en main par les « citoyens » des choix qui les concernent, c'est-à-dire effectués collectivement, horizontalement, à échelle humaine. Le refus de l'autogestion se paiera toujours d'une exploitation. Qui pourrait se compléter par un désastre écologique si la réaction tardait trop.

 

Merci à Jean-Pierre Tertrais pour cette contribution !

 

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2ème Forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés à La Paquelais (44)
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Ce matin, dimanche 8 juillet, une nouvelle grande fresque humaine, composée de 3000 personnes a écrit sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes un message à portée internationale :
SAVE THE PLANET
GPII STOP !
GPII, pour Grands Projets Inutiles Imposés, sigle qui devrait rester comme un label pour qualifier tous ces projets d’infrastructure pharaoniques et destructeurs.
(Avec de (très) bonnes lunettes, vous pourrez discerner des membres du groupe Lochu dans ces lettres !!)
Lire ici le communiqué intégral de la Coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:15

Du 7 au 11 juillet 2012 à Notre-Dame-des-Landes (44)

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Pour une rencontre des résistances aux grands projets

(à l'appel des structures et individus ayant organisé le cortège anticapitaliste du 24 mars à Nantes contre l'aéroport de NDDL)


Les 7 et 8 juillet sur le site du 2e forum européen contre les grands projets inutiles imposés.

Pourquoi nous y participons et pourquoi nous vous y invitons :

Contrairement à certaines composantes de la lutte anti-aéroport locale ou d’autres ailleurs, qui privilégieraient l’option institutionnelle, nous n’espérons rien d’une « transition sociale, écologique et démocratique »[1] ou d’une écologie de façade, avec la promotion du développement durable, qui n’est rien d’autre qu’un capitalisme vert.

En effet, nous estimons que la lutte contre l’aéroport de NDDL, et plus globalement contre tous les grands projets inutiles imposés, s’inscrit dans le cadre plus global de lutte contre le système capitaliste. Avec la participation active des États, les multinationales et les grandes entreprises cherchent à dégager de nouvelles marges de bénéfice, en réorganisant les territoires pour faciliter le développement de leurs activités.

En clair, on détruit les espaces ruraux et agricoles et on agrandit les villes pour construire en force de nouvelles infrastructures gigantesques et nuisibles dont les bénéficiaires ne seront que les possédants. Fausse concertation publique, mensonges, bourrage de crâne médiatique, répression des opposant-es … : les techniques pour imposer ces projets sont toujours les mêmes. Mettre clairement ces projets en rapport avec le capitalisme ne signifie pas qu’on ne peut rien gagner tant que ce système est en place, tant qu’il n’y a pas de révolution. Cette mise en rapport est aussi une arme essentielle pour remporter des victoires (même partielles comme au Carnet) que les seules stratégies institutionnelles ou réformistes n’ont jamais pu obtenir. Et c’est aussi un moyen d’élargir les luttes anticapitalistes qui se mènent un peu partout. Pour contrer cette logique mortifère, nous sommes convaincu-e-s de la nécessité de créer, au moment du forum comme au-delà, des espaces de rencontre, de discussion et de résistance. Ainsi, nous voulons permettre aux individu-es et aux groupes qui viendront lors de ces journées de partager et de confronter leurs différentes expériences, leurs différentes pratiques de luttes. Pour nous, l’objectif n’est pas de s’auto-congratuler mais bien d’échanger autour d’autres formes de résistance.

Nous savons qu’il existe dans l’hexagone, en Europe et dans le monde, une multitude de collectifs autonomes qui se mobilisent physiquement (blocages, occupations, sabotages) contre les infrastructures capitalistes et les nuisances qu’elles génèrent. Ici contre le projet d’aéroport, là-bas contre des LGV[2], ailleurs contre un projet de ligne THT[3], de centrale à gaz, de stade de foot, de parc éolien, de centre d’enfouissement des déchets nucléaires. Partout contre les projets de rénovation urbaine, d’écoquartiers, de centres commerciaux, de pôles industriels et de zones d’activités.

Nous pensons que ce forum peut être l’occasion de diffuser des pratiques et une critique radicale, pour sortir d’une approche politicienne ou bureaucratique de ces luttes.

Notes :
[1] Voir l’appel du Comité de pilotage (Coordination des Opposant-es au projet d’aéroport de NDDL, Mouvement No TAV, Stuttgart est partout, Collectif d’Associations de Défense de l’Environnement contre la ligne LGV au Pays Basque)
[2] Ligne à Grande Vitesse
[3] Ligne à Très Haute Tension

Pour une rencontre des résistances aux grands projets

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SAMEDI 7 JUILLET

11H-13H : Quel rapport des luttes aux institutions ?

Pour combattre les grands projets inutiles, que peut-on espérer d’un recours aux institutions (cours de justice diverses, dispositifs constitutionnels, hexagonaux ou européens, représentants politiques, syndicaux) ? Inversement, l’utilisation de moyens extra institutionnels dont certains considérés comme illégaux mais légitimes, peut-elle suffire pour créer un rapport de forces suffisant pour emporter à elle seule la décision ? Les deux moyens peuvent-ils cohabiter ? la présence de camarades ayant participé aux luttes de Plogoff, de Golfech, du Pellerin et du Pays Basque, permettra d’échanger sur ces questions.

14H-16H : Quelle stratégie face à la justice ?
Est-ce nécessaire/inutile de s’investir dans la défense face aux juges, comme par exemple lors du dernier procès VINCI-barbouilleurs de Couëron ? Tribune de mobilisation et d’expression pour questionner la légitimité de l’institution judiciaire, ou bien contribution au déploiement spectaculaire de la justice de classe par une mise en scène jouée d’avance ?

16H-18H : Comment durer dans le temps ?
Face à l’Etat, une multinationale ou une mairie, le combat contre un grand projet traverse des phases d’activité intense ou de démobilisation par absence d’échéances immédiates. Contre l’aéroport, une centrale nucléaire, une ligne TGV ou THT, quelles pratiques pour élargir l’audience de la lutte au-delà des moments forts et des recours légaux, très lents, souvent affaire de spécialistes ? Réunions publiques, info-tours, coordination de préparation, occupation-squatt de terrains, activités de vie sur les zones.... Mais aussi confronter les réflexions, stratégies de différents sites, et inventer des structures-carrefours de luttes (bulletin, site, forum) pour "oxygéner" les collectifs ? Considérer aussi que les luttes peuvent être aussi élargies par des initiatives dans d’autres lieux que ceux qui constituent le cœur du projet car ces derniers ont toujours besoin de complicités politiques, économiques et culturelles partout sur le territoire.

DIMANCHE 8 JUILLET

11H-13H : Quelle stratégie anti nucléaire ?

Parmi les grands projets inutiles imposés aux populations, l’industrie électro-nucléaire occupe une place centrale et emblématique dans l’Hexagone, par les moyens mobilisés, la dangerosité et les conséquences sur tous les plans. A travers l’histoire des luttes passées (Pellerin, Golfech, Plogoff, Carnet) ou actuelles (EPR Flamanville, THT, Bures), après les dernières mobilisations au Chefresne ou face au désastre de Fukushima, quelles perspectives pour la lutte anti nucléaire face à l’Etat PS ? Quelle structuration face à la bureaucratie EELV-Réseau qui cantonne l’expression anti nucléaire au jeu institutionnel-parlementaire et à une pratique de lobbying ?

15H-17H : Contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, quelles perspectives ?
Après la manifestation du 24 mars à Nantes, la grève de la faim et l’accord partiel de maintien de l’exploitation des terres du 9 mai, une première famille qui habite depuis quinze ans sur le site du projet, passera en procès d’expulsion le 11 juillet à 9.00H au tribunal de Saint-Nazaire. Au-delà du rassemblement appelé à cette occasion, que faire et comment continuer la lutte ?

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INFOS DIVERSES :

Projection de divers documentaires de luttes : "the pipe", sur la résistance de pêcheurs écossais à la pose d’un pipeline de Shell en Mer du Nord ;
Documentaire sur Narita et la résistance populaire japonaise à un projet d’aéroport près de Tokyo dans les 60’s ; etc.

Restaurations diverses (cantine prix libre ou stands) et rafraîchissements disponibles sur le site du forum au cours des cinq jours.

Possibilité de camping ; prévisions météo variables, prévoir vêtements et chaussures.

 

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Image AccueilProgramme officiel du 2ème Forum Thématique Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés

Les identifier, les recenser, les combattre, par l'action et la convergence de nos luttes

Le 2ème forum européen contre les grands projets inutiles imposés aura lieu à Notre Dame des Landes, en Loire Atlantique près de Nantes, du 7 au 11 juillet 2012. (Lire la suite)

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:44


«Le travail, c’est bien une maladie puisqu’il y a une médecine du travail. »
  Coluche

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

ML 1679 rectoML 1679 versoActualité

Entrer en résistance, par Fabrice, page 3

Subversion militante, par G. Goutte, page 4

Nouvelles des fronts sociaux, par Hugues, page 5

Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6

Abstention et résignation, par Juanito, page 7

La civilisation du voyeurisme, par E. Vanhecke, page 8

Quand le Foot Business exproprie, par S. Chapelle, page 9

International

Anarchy in Tunis, par H., page 11

Les Asturies plongées dans la grève, par R. Pino, page 12

Arguments

Anarchisme, sport et compétition, par Bali, page 14

Histoire

Les camps de la honte, par A. Pavlowsky, page 16

Mouvement

Faire craquer le capitalisme, Libertalia, page 21

Le dernier rejeton de N’Autre école, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23



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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:57

Un festival autogéré, à prix libre. 2 jours de fête, de concerts, d’ateliers : Sérigraphie "chezelle" - teinture végétale - fabrication d’arc et lance pierres - combat médiéval - Jeux de palets, Molky,... - fabrication de masques - Danses et encore plein d’autres ateliers !

 

Ramenez vos fesses, votre énergie, votre atelier, vos boissons... Ca se passera à La Pointe, sur la D15 à la sortie du Temple de Bretagne en direction de Fay.

 

Programme complet en cliquant sur l'affiche !

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:57

Invité par un enseignant du Bono, pour faire une leçon d'instruction civique [1] aux élèves du CM1, le nouveau député de la circonscription Auray - Quiberon, Philippe Le Ray, s'est présenté comme un "citoyen normal" qui "représente (...) environ 120 000 personnes". (Ouest-France du 26 juin 2012). 


Prenons ces paroles au mot et soumettons les à notre examen pour déterminer si cet homme dit vrai ou s’il tente de nous intriguer en donnant une certaine image de sa personne.

 

Rappelons qu'au premier tour des législatives, notre élu a récolté 15 144 voix, soit un peu plus de 12,5 % des 120 000 humains qu'il prétend représenter. Au second tour, il a recueilli 31 942 suffrages (26,6 % de 120 000 êtres doués de raison… mais dépossédés de leur souveraineté sur les affaires qui les concernent : souveraineté qui est accaparée par le détenteur du chèque en blanc que constitue la délégation sans contrôle à un député, a contrario du mandat impératif préconisé par les anarchistes). On se demande si auprès des jeunes cerveaux du CM1, il a parlé en chiffres bruts du nombre réel de gens qui ont voté pour lui et leur a soumis cet étrange problème mathématique, où dans une prétendue démocratie, dont la règle est le principe dit majoritaire, celui qui parle pour 120 000 personnes ne le fait qu'avec l'accord (et encore, combien ont voté pour cette personne à défaut de quelqu'un d'autre ?) d'un quart des représentés... ? Sans compter qu’un député légifère (décide de ce qui est autorisé ou interdit, de ce qui est bien ou mal au regard d’un certain « ordre ») pour l’ensemble des citoyennes et citoyens : soit plus de 65 millions d’individus en France !

 

Notre député s'affiche à l'instar de notre bon Président de la République française (que nous préférons appeler "Chef de l'Etat français"), comme un "citoyen normal". Mais il est instructif de lire la presse locale, car dans un article consacré à l'élection du nouveau député, nous apprenons que celui-ci "percevra une indemnité mensuelle de (...) 5189,27 euros net. Il touchera aussi une indemnité de frais de mandat de 6 412 euros par mois et un crédit ouvert mensuellement de 9 138 euros pour la rémunération de ses collaborateurs. Les députés disposent aussi d'un accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF, en première classe". (Ouest-France du 19 juin 2012)

L’article a négligé de préciser qu’au bout de 5 ans de ce mandat, il pourra toucher une retraite de 1 549 euros mensuels

 

Ainsi, le concept de "normalité" se mesure à l'aune de cet autre article de la presse locale qu'il nous paraît pertinent de mettre en parallèle : en 2010 le salaire moyen en France s'élevait à 2 082 euros net par mois ; le salaire médian, quant à lui, est à 1 657 euros net (c'est-à-dire que 50 % des salariés gagnent plus, et 50 % des salariés gagnent moins que cette somme). Les 10 % les mieux payés touchaient 3 317 euros (3 663 euros pour les hommes et  2 812 euros pour les femmes), et les 1 % les mieux payés palpaient 7 654 euros nets par mois...


Ajoutons que notre député local, apparenté UMP (mais non adhérent), est également conseiller général du canton d'Auray et conseiller municipal de la commune de Plumergat. Au titre de ces deux tâches [2], il bénéficie de quelques indemnités. Le cumul des "mandats" est un sport national en France puisque les 3/4 des députés les cumulent (Cf le Monde du 27 juin 2012). Il faut croire qu'être chargé d'un mandat occupe peu de temps. En effet, de deux choses l'une : ou cette activité laisse beaucoup de temps libre et il n'est alors pas faux de déclarer que nos élu-e-s n'en font pas une rame quand ils sont porteurs d'un seul mandat, ou alors un "mandat" est une tâche à plein temps… le cumul signifie dans ce cas, s'occuper des affaires par dessus la jambe !

 

Ainsi, notre citoyen député se revendiquant « normal » fait partie des 1% les plus riches, et ses frais sont pris en charge. Il est des normalités qu'on aimerait partager ! Qu'est-ce que cet individu rompu aux "serrages de louches et oeillades marquées" (Télégramme du 19 juin 2012) peut comprendre au quotidien des gens (la moitié des salariés français vivent avec moins de 1 657 euros par mois, et beaucoup d'entre eux et elles avec beaucoup moins... et leurs frais ne sont pas pris en charge !) ? Voilà un autre problème d’instruction civique qui n’a probablement pas été discuté avec les écoliers…

 

Dans un monde de riches et de pauvres (maintenus pauvres pour que les riches puissent exister), il n'y a pas d'intérêt général ! Le député est celui de la classe dominante, c’est-à-dire des riches, qu'il porte l'étiquette gauche ou droite. Il n'est d'ailleurs pas rare que des textes législatifs soient conçus en amont par des lobbies efficaces et rompus à la négociation (et aux petits cadeaux qui les accompagnent, lesquels agrémentent le quotidien des élu-e-s éprouvé-e-s par tant de responsabilités...).

 

Au vu de l'ensemble de ces éléments, chacune et chacun estimera si ce député est bien un "citoyen "normal"...

 

Si nous avons allumé un député de droite, le feu de notre rage et de notre rejet de cette clique vaut pour toutes et tous les autres, quelles que soient leur tendance. Nous ne leur accordons aucune légitimité. Nous gardons notre entière liberté de parole car nous ne leur avons pas donné notre voix...

 



[1] C'est-à-dire d'endoctrinement à l'idéologie de l'Etat capitaliste et à sa pseudo démocratie. Le professeur de ce service public a donc bien fait son travail d'endoctrinement pour l'Etat. Il aura certainement une bonne note...


[2] Nous n'osons dire "mandat" car dans la démocratie bourgeoise les mandants (le peuple) n'ont aucun pouvoir sur le "mandaté"... C'est une donc une usurpation du langage que de laisser penser qu'un ou une élu-e serait porteur d'un mandat !

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  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements