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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 19:18

En campagne pour Jean-Luc Mélenchon, lémission Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet sur France Inter diffusait, mercredi 5 et jeudi 6 avril 2012, un reportage de François Ruffin intitulé « Arkema et les vautours ». Où l’on apprend que le premier groupe chimique français s’apprête à céder, pour un euro symbolique, son « pôle vinylique » et les 2000 salariés qui vont avec, à un financier américain. Et François Ruffin d’accompagner les syndicalistes d’Arkema dans les QG de campagne des candidats à la présidentielle pour les « interpeller » sur ce scandale économique, et pour défendre l’idée en vogue dans cette campagne : la réindustrialisation de la France.

Pas un mot, durant ces deux émissions, sur l’activité du pôle vinylique d’Arkema et sur cette production qu’il s’agit de maintenir française. L’emploi n’a pas d’odeur, pas même celle du chlore qui sert à produire le chlorure de vinyle. Le chlorure de vinyle ? C’est un message, laissé sur le répondeur de l’émission ce jeudi 6 avril, qui renseigne l’auditoire :

« Merci à François Ruffin pour ce reportage intéressant, mais il me semble utile d’ajouter un complément d’information, pour préciser ce que fabrique le pôle vinylique d’Arkema. Celui-ci produit du chlorure de vinyle, connu par le grand public sous le nom de PVC. Le PVC est un produit classé cancérigène par l’Union européenne et par le Centre international de recherche sur le cancer. Il est notamment en cause dans l’apparition de cancers du foie. Il présente aussi des caractères mutagènes et reprotoxiques. Ceci concerne bien sûr les travailleurs des usines chimiques, dont beaucoup, en France ou aux Etats-Unis notamment, souffrent de cancer du foie, mais aussi tous ceux qui sont exposés à la pollution, entre autres par l’eau de boisson, à cause des déchets du PVC. On peut lire à ce sujet la note éditée par l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) sur le chlorure de vinyle.
Le PVC est souvent associé aux phtalates pour rendre le plastique souple – pour les jouets ou nombre de produits de consommation courante. Les phtalates sont cancérigènes, mutagènes et responsables d’anomalies de la reproduction masculine.
Enfin l’incinération du PVC génère des dioxines, qui rendent malades et tuent les voisins des incinérateurs, comme à Gilly-sur-Isère en Savoie, ou près de Besançon – y compris avec des incinérateurs de nouvelle génération.
C’est cela, aussi, que défendent les salariés d’Arkema, et qui n’était pas mentionné dans le reportage. »

Ayant diffusé ce message à l’antenne, Daniel Mermet juge utile de le faire suivre d’un autre message d’auditeur qui vante, lui, « le savoir-faire et la dignité » de ces ouvriers menacés de délocalisation. Le producteur enchaîne sur « l’essentiel, l’essentiel (rire), qui est évidemment l’emploi et le chômage et la destruction de l’industrie dans ce pays, la désindustrialisation qui (…) est l’essentiel dans cette campagne ».

Bref, produisons des cancers français. Pour l’emploi, produisons du nucléaire français, des OGM français, des pesticides français, des nanotechnologies françaises. Ça tombe bien, Arkema est leader dans la fabrication des nanotubes de carbone, sous la marque GraphiStrength, avec son unité de production des Pyrénées-Atlantiques d’une capacité de 400 tonnes par an. Les nanotubes de carbone sont ces nanoparticules dont les effets sur les poumons rappellent ceux de l’amiante. Mais pour les syndicalistes comme pour les partisans du Front de Gauche et Là-bas si j’y suis, « l’essentiel, c’est l’emploi », autrement dit : « Nos emplois valent plus que nos vies ».

C’est ça, leur prétendue « planification écologique ». Quant à nous, libertaires et luddites, nous disons : brisons les machines à produire le cancer.

Merci de faire circuler,

Pièces et main d’oeuvre

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 15:17

Jeudi, à Auray, j'ai assisté à la pièce "Sacco & Vanzetti" de Dau & Catella.

Du théâtre, mettant en scène les 2 anarchistes italiens passés à la chaise électrique de la démocratie étatsunienne de 1927, pour un vol et crime qu'ils n'ont pas commis, ne pouvait que me motiver !

Un peu dilettante sur ce coup là, je n'avais pas regardé de près la manière avec laquelle l'histoire allait être jouée. Voire je craignais légèrement un traitement réduit à la sauce droits de l'Homme contre la peine de mort...
Eh bien, c'est super ! Le texte est d'enfer ! Cette pièce d'Alain Guyard, en 5 actes, est d'ailleurs parue aux Editions libertaires. Dès le début, ça annonce la couleur. La mise en scène est vraiment bien pensée (avec 2 acteurs, alternant les rôles selon les protagonistes, quelques chaises : un décor simple), du son et des images bien placés, les jeux de lumières (et d'ombres) bien vus... Le jeu des acteurs est excellent. Entre moments d'abattement dans la cellule et reconstitutions de témoignages et interrogatoires de l'époque, avec des pointes d'humour (noir) ça et là, la pièce exhorte à la révolte, au refus de la résignation.
Tour à tour en huis clos dans la cellule, puis en mouvement dans la rue, à la manière des films muets des années 20...
Mais ce n'est pas "que" du théâtre historique, c'est du théâtre social, les ponts avec l'actualité sont évidents (en particulier le traitement des sans-papiers et les accusations de terrorisme pour tous ceux qui tentent de résister...).
L'anarchisme y est dépeint de manière très réelle (et donc positive), il est affirmé à plusieurs reprises, mettant en avant le sens de la justice, se démarquant sans ambiguïté de la "démocratie", versions bourgeoise ou sociale-démocratie !

On est bien dans l'anarchie, le grand combat pauvres contre riches, exploités contre exploiteurs, pour l'émancipation de tous, et plus précisément pour l'affranchissement de l'individu, de chacun, à travers la solidarité.
Elle dure 1h25. Et c'est un bonheur. Courez la voir, franchement, si elle (re)passe près de chez vous !

 

JB

 

 

 

 

Voici la présentation qu'en a fait le centre culturel Athéna  d'Auray:

 

"C’est avec brio que les deux talentueux comédiens nous interprètent une sombre scène.
Elle nous présente une lutte de la fraternité, le courage et l’idéalisme contre l’injustice, l’intolérance et la discrimination.
Les Etats-Unis, Août 1927, en pleine crise du capitalisme, voilà deux êtres face à leur destin. L’un solide et militant, l’autre fragile et terrorisé. Semblant si différents, c’est le triste sort qui les réunit. Sacco et Vanzetti sont tous deux en attente de la sentence finale qui tiendra lieu au bout du couloir : la chaise électrique. Ils sont cependant victimes de la manipulation judiciaire, des jeux de pouvoir malsains, des faux témoignages qui les matraquent. La sentence est irrévocable. Arriveront-ils à mourir en hommes libres ?
Interprétée par Dau et Catella, humoristes bien connus notamment des auditeurs de l’émission de Stéphane Bern, Le Fou du Roi, sur France Inter, Sacco & Vanzetti, pièce en cinq actes d’Alain Guyard, revient sur un scandale politique qui a secoué le monde ouvrier dans les années 1920. « Magnifiée dans une chanson de Joan Baez, le calvaire de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti est ignoré de nos manuels d’histoire. Pourtant en Europe des foules considérables se mobilisèrent, en 1927, pour tenter d’arracher à la chaise électrique de la «libre Amérique» les deux prolétaires, immigrés italiens, de surcroît militants anarchistes, injustement accusés de meurtre »."

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 19:16

dim 080412 Lorient

 

UNIES BACK

 

Tables de presse, sound systems, roller derby, graffiti, percus, arts du cirque, ateliers enfants / parents, expo "Messe de Silence" (sur la Syrie).
Projection-débat à 16h "Volem rien foutre al pais" de Pierre Carles.
Restauration sur place.

Attention : le groupe Bakounine (punk crust de St-Brieuc) ne peut venir et est remplacé par SAP SAP, qui fera démarrer les hostilités par un concert de musique africaine !

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:43

Lundi 2 avril, un peu après 20h, arrivent au café coopératif l'Eloge de la lenteur, les personnes intéressées par le débat "Et si on ne votait pas ? quelle alternative ? un avis anarchiste", intitulé aussi "Ils rêvaient de changer le système, c'est le système qui les a changés. Elections, non. Autogestion : oui !", initié par le groupe libertaire Lochu et la fédération anarchiste Vannes.

Autour de 25 personnes étaient présentes (nous compris-es).

En introduction, le mécanisme électoral a été présenté, notamment en quoi il n'est qu'une parodie de démocratie, par le mandat "chèque en blanc" qui est confié à l'élu-e. Il a été situé dans son contexte historique, notamment la révolution française de 1789 et ses suites. En précisant comment, à l'époque, les tenants de la démocratie directe et du "mandat impératif" (procédure qui consiste à ne porter que la parole des mandants et non un pseudo intérêt général impossible à trouver dans une société de pauvres et de riches) qui lui est inévitablement attaché, ont été écartés et éliminés par les partisans de la démocratie prétendument représentative mais de fait bourgeoise, et au service de cette classe.


Il a été discuté des impasses du "vote utile" (extrême-gauche ? rose ?...), du vote blanc qui n'offre aucune perspective révolutionnaire, de l'intérêt relatif de l'abstention comme moyen d'action...  pour autant, elle signifie le rejet d'un système auquel nous n'adhérons pas. A aussi été souligné que ceux qui tiennent les vrais leviers de pouvoir ne sont pas les politicien-ne-s mais les institutions financières, les patrons et actionnaires des grands groupes capitalistes... Ont été citées nombre de crapuleries, réalisées dans l'Histoire, par les "socialistes", à l'encontre des classes dominées, des colonisés... Ont été mis en avant le fait de s'impliquer dans les luttes sociales, syndicales, écologistes, locales, dans des actions directes non violentes (théâtre de rues,...), la nécessité de s'organiser de manière autogérée (conforme à nos buts émancipateurs) mais toujours dans un objectif de transformation radicale de la société. Une personne nous a informé d'une action "happening" samedi matin à Vannes, pour "éponger la dette", c'est-à-dire faire en sorte que ce soient aux banques de payer et non à la population (Rdv esplanade du port 9h30)... Il a aussi été discuté de la transformation individuelle vers une plus grande autonomie (alimentaire, énergétique, ...), dans ses choix de consommation... Peut-être un préalable incontournable pour tout projet révolutionnaire ?

Nombre de personnes, de tous âges, sentent bien qu'il y a quelque chose qui cloche dans la situation actuelle. Elles s'approchent peut-être de nous et de nos idées car elles sont à contre-courant de cette marée qui noie les plus faibles. Intuitivement, illes ne sont pas convaincu-e-s par le cinéma du Front de gauche et sont attiré-e-s par l'alternative autogestionnaire . " Ca ne fait que commencer ! "


La parole a fusé dès le début et a bien circulé. Devant le nombre de doigts levés pour signaler sa volonté de s'exprimer, il a fallu noter l'ordre des interventions. Un garant de la distribution de la parole s'est alors proposé spontanément. Presque 100 % des présent-e-s ont dit quelque chose. Il est vrai que nous avons fait un tour de table au final, destiné aux personnes qui n'avaient pas encore pris la parole.
Comme nous, les présent-e-s ont paru satisfait-e-s des échanges, de leur cordialité, de l'appropriation de la dite parole.


Prochains RDV pour le groupe libertaire et la FA : dimanche 8 avril, à Lorient, dès midi pour la journée libertaire "unies sont nos cultures".
Merci à l'Eloge de la lenteur pour nous avoir prêté la salle et permis ainsi de mener à bien cette rencontre-discussion publique.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:37

Il n’y a pas d’immigrés, il n’y a pas de Français de souche !   IL Y A DES PERSONNES QUI VIVENT ICI, ET QUI ENSEMBLE FONT LE PAYS !


Ras-le-bol des discours racistes, de la préférence nationale, des incitations à la guerre civile, des polices spéciales contre les étrangers (PAF), contre les jeunes et les habitants des banlieues (BAC) ! On est des individus, on ne veut pas d’étiquette pour nous trier et nous diviser. Le pays c’est nous tous, qui y vivons. A chacun de nous d’en faire un pays où chacun est compté, respecté pour ce qu’il est.


Il n’y a pas "ceux qui méritent" et les "fraudeurs", les "bons" et les "mauvais" : IL Y A DES GENS QUI SONT CONFRONTES A LA DURETE DE LA VIE, A LA MISERE, A LA MALADIE, AU MANQUE DE TRAVAIL... et qui bataillent pour s’en sortir. C’est honteux d’accuser les pauvres, les chômeurs, les malades, les enfants qui ne réussissent pas à l’école, etc... d’être des charges.


Il n’y a pas ceux qui comptent et ceux qui ne "valent rien"  : CHAQUE PERSONNE EST IMPORTANTE, ET LES DROITS DOIVENT ETRE LES MEMES POUR TOUS. Ca suffit les lois d’exception, pour enlever le droit aux gens, pour les persécuter jusque dans leur vie quotidienne (comme la loi CESEDA contre les étrangers, la loi LOPPSI contre les "marginaux", la loi de rétention de sûreté contre les malades mentaux, les lois PERBEN contre les jeunes...). Les lois doivent dire le même droit pour tous.


Le mépris ça suffit : les soi-disant experts qui nous prennent pour des chiffres et des variables d’ajustement n’ont aucun droit à décider de notre vie. C’EST A NOUS DE DIRE CE QUE NOUS VOULONS, POUR L’INTERET GENERAL, ET NON POUR L’INTERET PARTICULIER DE POLITICIENS OU DE CAPITALISTES. C’EST A NOUS DE MONTRER QU’ON EST LA, QU’ON EXISTE, ET QU’ON COMPTE.


On n’a rien à attendre de ces élections, il suffit d’écouter les discours des candidats ! L’Etat n’est pas là pour les gens, et pourtant certains sont pour l’Etat : ils reprennent ses propos et propositions ! A nous d’affirmer autre chose, pas contre les gens, mais pour l’intérêt général, pas des paroles en l’air, des promesses fumeuses, mais des principes et des prises de position sur le réel, sur ce qu’est notre vie : à chacun d’affirmer qu’on est autre chose qu’une origine, un papier, une nationalité, une couleur, une religion...

C’est à nous de prendre la parole, de discuter entre nous de ce qu’on veut, de comment faire pour le mettre en place, et veiller les uns sur les autres.


On organise un rassemblement pour ça : Des prises de parole et des discussions auront lieu. Dans les jours qui viennent nous ferons circuler des déclarations, ou des gens, en leur nom, disent le réel de leur situation, avec leurs mots et non avec ceux de l’Etat.


Nous ne parlerons pas des immigrés, des musulmans, du hallal, des fraudeurs, des assistés, des budgets..., mais des droits pour tous, du pays pour tous, de la réalité de la vie des gens, de comment chacun compte vraiment, comment la situation de chacun est prise en compte, du pays que nous faisons, nous, vraiment, de comment défendre les enfants...et de ce que vous amènerez vous-mêmes ! Les mensonges de l’Etat et des partis ça suffit ! A nous de parler de nous-mêmes, à nous de dire la vérité sur nos vies !

 

Note de Anars 56 : nous avons bien aimé ce texte, à la fois coup de colère, appel à l'union des opprimé-e-s et à l'action, de "Ceux qui veulent le Pays pour tous", c'est pourquoi nous le relayons, bien que le rendez-vous soit à Toulouse.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 17:17

Une trouvaille patriarcale médicale

 

Il y a quelques semaines, dans le cadre de mon travail à l'hôpital, j'ai été confronté à un terme qui m'était jusque-là inconnu. Le médecin avait fait ce pour quoi il est payé. Il avait posé son diagnostic sur l'état de santé d'une patiente. « Conjugopathie » qu'il a dit. Pour un oeil au beurre noir et des marques de brûlures sur les seins, les fesses et l'intérieur des cuisses, l'expression a de quoi surprendre. Est-on vraiment dans le jargon médical ? Un problème est reconnu, mais lequel ?

Si l'on dissèque le terme, la femme auscultée souffre d'une affection de la conjugalité. Ce qui signifie dans le cas présent que : les blessures proviennent d'une conjugalité en dysfonctionnement, les agissements de son compagnon ne sont pas en cause, il n'est pas responsable des sévices, illes sont co-responsables.

Rencontrée à ce jour une seule fois, l'expression « conjugopathie » n'en demeure pas moins symptomatique. Comme avec la formule « violences conjugales », on réitère plusieurs erreurs : on responsabilise des innocentes déjà largement incitées à culpabiliser, on masque la haine des femmes et les violences masculines, et par la même on renforce la permissivité sociale à leur encontre.

Alors, cette formule est certes utile aux hommes violents, mais est-ce ce à quoi doit servir la médecine ? Quant à savoir quelle aura été la prescription du médecin, c'est une autre histoire. Un anesthésiant dès l'apparition des premiers symptômes ?

 

yly

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:34

affichette elections 020412 VannesDébat public


   Candidats, ils prétendaient changer le système. Elus, c'est le système qui les a changés ou... neutralisés. Forts de ce constat, les libertaires considèrent que les élections ne sont ni la panacée de la démocratie, ni de l'action politique. Dès lors, comment renverser la société actuelle pour en construire une nouvelle de justice sociale et écologique, où tout un chacun serait vraiment acteur de sa vie ?


Lundi 2 avril, à 20h, Café coopératif l'Eloge du lenteur, 16 rue Chateaubriand, à Vannes. Entrée libre.


 

bigelec4

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 11:02

Chaque mois, les revues scientifiques internationales publient des dizaines de résultats de ce genre. Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, docteur en neurosciences, directeur de recherche à l’INSERM, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, l’obésité et l’espérance de vie.

Ces faits sont niés avec un aplomb fascinant par l’industrie audiovisuelle et son armée d’experts complaisants. La stratégie n’est pas nouvelle : les cigarettiers l’avaient utilisée, en leur temps, pour contester le caractère cancérigène du tabac…

La conférence

 

Caméra tenue dans le public par Céline J. (étudiante)
Prise de son Plum'FM

Montage FSL56

 

Pour voir et surtout écouter les autres conférences du forum social de Séné-Vannes (FSL 56), cliquez ici !

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:05

Pour trouver, près de chez vous, l'hebdomadaire édité par la fédération anarchiste, cliquez ici !

 

Le Monde Libertaire # 1665 du 22 au 28 Mars 2012

"La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la Terre."  Albert Camus

 

ML-1665-recto.jpgML-1665-verso.jpg

 

 

 

 

Le Monde Libertaire # 1666 du 29 Mars au 4 Avril 2012

«Nous pouvons [...] nous déterminer à faire [...] une guerre éternelle, irréconciliable, à notre grand ennemi qui triomphe maintenant, et qui, dans l'excès de sa joie, régnant seul, tient la tyrannie du ciel.» Le Diable (in Le Paradis perdu de John Milton)

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 20:32

Compte-rendu très largement inspiré de celui de Jack Palmer, paru sur Indymedia Nantes ce dimanche 25 mars (avec plein de photos !). Merci à lui !

Manifestation du 24 Mars à Nantes : guerre au pouvoir !

Un bref récit partiel et partial de la manifestation contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, à Nantes, le samedi 24 mars.

1.jpg

3 cortèges devaient converger vers le centre de la Métropole, en provenance du nord, de l'est et du sud.

12h30, Rond Point de Rennes, côté nord : un rendez vous avait été lancé pour un cortège anticapitaliste (voir l'appel : http://nantes.indymedia.org/article/25315). Des dizaines de personnes commencent à se rassembler sous un grand soleil en attendant la colonne de tracteurs. Des militants d'Europe Écologie et des membres de l'ACIPA sont aussi présents.

Un impressionnant cortège de tracteurs est accueilli par des applaudissements, des slogans, un fumigène. Plus d'une centaine de tracteurs défilent sous nos yeux. Aussitôt, le cortège anticapitaliste se structure pour démarrer.

Ce cortège de plusieurs centaines de manifestants et manifestantes est créatif, actif, révolté. Les slogans sont offensifs (Ce n'est pas les squatteurs qu'il faut expulser, mais le capitalisme qu'il faut éliminer / De droite, de gauche, arrêt immédiat de l'aéroport / Vinci dégage, résistance et sabotage / Le terrorisme d'Etat ne passera pas / Aéroport Capitalisme Arrêt immédiat / Qu'il soit bleu, rose ou vert, le capitalisme détruit nos vies / Contre l'aéroport et son monde, résistance autogestion / Ce n'est pas les paysans qu'il faut expulser, mais le capitalisme qu'il faut éliminer...etc.) et des chansons sont entonnées (sur la Commune de Paris...). Les organisations libertaires distribuent à tout va le 4 pages réalisé en commun et leur propre presse, beaucoup de tracts circulent sur tout un tas de luttes en cours (chantier THT, solidarité avec des personnes arrêtées lors de précédentes actions...). 

 

Beaucoup de tags, de pochoirs, de jets de peinture fleurissent tout au long de la rue Paul Bellamy. La permanence d'Europe Écologie (du député De Rugy) est redécorée, quelques militants verts viennent s'interposer, le ton monte un peu. Il faut rappeler à ce sujet les déclarations policières matraquées par ce parti plusieurs jours avant la manif dans les médias locaux : par exemple, dans un communiqué, Europe Écologie-les Verts « condamne par avance toutes les dégradations et violences qui pourraient avoir lieu avant, pendant ou après la manifestation » (source : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-A-Nantes-le...u.Htm) se faisant même auxiliaire de police en annonçant par avance les supposés coupables, dans une dépêche à l'AFP "Nous espérons que les appels à converger des milieux anarchistes mondiaux (sic) ne viendront pas masquer notre message"... Il est vrai que le message d'EELV est clair : dans l'accord électoral avec le PS, alors que c'était soi-disant un point non négociable, l'aéroport n'est même pas cité...


L'hélicoptère survole ce cortège nord et en particulier les "anticapitalistes". Des BACeux sont présents à chaque coin de rues, des flics prennent des photos depuis certains bâtiments... Mais cette surveillance est encore relativement "légère" comparée à l'hyperprésence policière qui va suivre.

Le déploiement répressif annoncé par les médias a bien eu lieu. 1500 policiers, des véhicules anti-émeutes (lanceurs d'eau), des dizaines de cars de CRS, de gendarmes mobiles, des gros groupes de dizaines de BACeux, et surtout l'hélicoptère qui survolait la manifestation avec vacarme.

Nantes n'avait jamais connu un tel dispositif policier. La terreur d'État avait été importée depuis Notre Dame des Landes au cœur même de Nantes. (article de la presse bourgeoise : Nantes sur le pied de guerre avant la manif : http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-Nantes-sur-...u.Htm)

Sur le Cours des 50 Otages (rebaptisé pour le coup "Place des 500 tags" !), face à la préfecture, les trois cortèges se rassemblent. Plusieurs milliers de personnes convergent. La foule est très hétérogène. Parmi les slogans lus sur un mur, celui-ci :  "je veux une vie riche, pas une vie de riche" etc...  Au milieu des manifestants : des vaches, des chèvres, chevaux...

Les véhicules anti-émeute sont exhibés au niveau de la préfecture, le dispositif est impressionnant. Malgré cette intimidation, la grille anti-émeute et la préfecture sont barbouillées de terre et de purin. Une brigade de clowns fait un sketch. Après un moment de flottement, la manifestation démarre par la rue de Strasbourg. 10 000 manifestants (?) peut-être plus défilent. Le chiffre importe peu : l'offensivité créative et la participation effective et joyeuse des manifestants sont frappantes. Beaucoup de banderoles diverses et faites mains également.

Un dragon coloré crache une fumée blanche sur les flics, sur les bâtiments officiels, sur les banques. Une Batucada joue et donne du rythme. La manifestation passe devant la mairie : des dizaines de CRS la protègent, le bâtiment est rempli de policiers. La mairie, comme le reste des bâtiments, est tout de même taggée.

La manif est toujours très créative, de nombreuses affiches sont apposées, des pubs détournées, les locaux de banque, d'agence immobilières et autres nuisibles sont "redécorés". Les graffitis sont polyglottes : espagnols, italiens, français. L'ambiance est festive et enragée. Après une déambulation dans le centre ville, retour sur le cours des 50 Otages pour y rester. On se fixe au niveau de la place du Cirque. Le bocage s'installe en pleine métropole. Des arbustes, des fleurs et des légumes (des poireaux !) sont plantés sur la chaussée dans la terre apportée à cet effet : la métropole recouvre de bitume et stérilise la campagne... en retour les campagnards déposent de la terre par-dessus le béton !

Les flics sont déjà en position pour nous prendre en étau : ils sont positionnés partout, bloquant toutes les rues environnantes. L'hélicoptère continue sa surveillance bruyante.

Mais la réappropriation de la ville est effective : des arbres sont plantés, les murs remplis de slogans, les banques complètement repeintes par le dragon qui crache à présent des litres de peinture.

Les flics avaient installé pour l'occasion une caméra "360°" sur le toit de l'Hôtel la Pérouse, pour fliquer -encore plus- tout le rassemblement. Un manifestant parvient à monter sur le toit, et sectionne le câble de la caméra sous les applaudissements de la foule. Dans la foulée, cet Hôtel de luxe est maculé de peinture rouge. Pendant ce temps, une partie de la rue commence à être dépavée. Une rangée de policiers trônent en haut d'un escalier surplombant le cours : une barricade de grilles et de bacs de végétaux est installée face à eux en bas de l'escalier, les empêchant de charger. Une grande banderole est attachée pour leur masquer la vue du rassemblement.
Des BACeux descendent pour essayer de harceler des manifestants isolés, plusieurs dizaines de personnes répliquent aussitôt et font reculer les flics.

Vers 17h, un feu est allumé dans un brasero. Très rapidement, le feu s'étend, il se transforme en immense brasier qui crépite et qui explose. D'autres foyers partent, des fumigènes sont allumés. Un épais panache de fumée noire vient perturber l'hélicoptère pendant que des feux d'artifices sont tirés. Mais la peur n'est pas de notre côté : la batucada continue à donner le rythme, il y a aussi un accordéon, des gens dansent, jouent. La scène est étonnante. La fête et la révolte sont réunis. La foule est toujours hétérogène. Des flics postés en haut de l'escalier essuient rageusement des jets divers.

Les flics, malgré leur déploiement considérable semblent hésiter face à cette ambiance. Des passants se greffent aux manifestants, d'autres vont et viennent. Il n'y a plus vraiment de clivage entre manifestants et non-manifestants en cette fin de samedi après midi ensoleillée.

Avant le crépuscule, les flics décident de faire le ménage. Après des sommations inaudibles, des centaines de forces de l'ordre commencent à charger. Toutes les rues vomissent des rangées de CRS. Une charge de BAC est accueillie par une nuée de projectiles. Le risque que le cortège soit découpé par les policiers est alors grand. Le recul est rapide. Le rapport de force est trop défavorable. Malgré tout, quelques personnes allument des barricades de fortune le long du cours des 50 otages : pneus, poubelles, cartons, palettes. Cela n'empêche pas la progression inexorable des flics. Ce qui reste du cortège s'éparpille : le long de l'Erdre, rue Paul Bellamy, place Viarme ou les BACeux chargent et interpellent.

Vers 21h, les flics contrôlent totalement la ville. Des rangées de CRS quadrillent toutes les grandes artères. En même temps, les équipes de nettoyage entrent déjà en scène : il faut aseptiser la Métropole socialiste, effacer les stigmates de cet après-midi de résistance le plus vite possible.

Les journaflics annoncent dans la soirée 7 interpellations et 5 Garde à Vues. D'autres manifestant-e-s auraient été repoussés jusqu'au Rond Point de Rennes le long de la rue Paul Bellamy. Pas plus d'infos là-dessus.

 

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Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
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Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

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