Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:12

«La police est sur les dents, celles des autres, évidemment.»
  Boris Vian

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !


ML-1685-recto.jpgActualité

Valls n’a pas mis l’temps, par G. Goutte, page 3

Encore des ouvriers chinois en colère, Par P. Sommermayer, page 4

Salariés sud-européens en colère, par R. Pino, page 5

La navrante météo syndicale, de J.-P. Germain, page 6

Valse des perdreaux de la bac de Marseille, par M. Rajsfus, page 7

La prison qui tue, page 9

La chronique néphrétique de Rodkol, page 10

Mort d’un gros épicier, par Stef@, page 11

Comment devenir riche, par J. Langlois, page 12

ML-1685-verso.jpg
Arguments

Économie anarchiste II, par E. Vilain, page 14

Les ravages du pouvoir sur le cerveau, par J.-M. Traimond, page 15

Les antispécistes sur la sellette, par Le furet, page 18


Expressions
Un anarchiste à en mourir, par P. Schindler, page 19


Mouvement

La radio sans muselière, page 22

Programme des réjouissances, page 23


Illustrations
Aurelio, Jhano, Kalem, Krokaga, Lardon, Manolo Prolo, Riri, Valère

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 20:51

16102012037.jpgToutes les nouvelles de la résistance face à l'expulsion de la ZAD à Notre-Dame-Des-Landes (44) sont consultables en ligne sur ce lien (infos mises à jour tous les quarts d'heure !). Beaucoup de photos aussi peuvent y être consultées (celles qui illustrent cet article sont reprises à Breizhistance.)


Une initiative est déjà annoncée pour le 4ème samedi suivant l'expulsion (en principe le 10 novembre), cf. affiche ci-dessous.

 

16102012030.jpgDevant la préfecture de Vannes, hier, mardi 16 octobre, à 10h30, selon le copain du groupe Lochu qui y était, à l'appel de la Confédération paysanne, une trentaine de personnes ont protesté contre cette lamentable répression de l'Etat PS-EELV (P comme pourris, S comme salauds), au service du capital (en l'occurrence le groupe Vinci).

 

A Vannes, c'est lundi prochain (22 octobre), au café l'Eloge de la lenteur, que se réunit le collectif 56 opposé à l'aéroport de NDDL pour échanger les dernières infos et élaborer une riposte.

retour-nddl.PNG

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 12:14


«S’il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert.»
  Omar Khayyâm

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

ML-1684-recto.jpgML-1684-verso.jpgActualité

Sur un rail libertaire, par Max, page 3

Universitaires mexicains en grève, page 4

Un gaz à tout péter, par Muriel, page 5

Dépression météo, de J.-P. Germain, page 6

Nucléaire, basta ! par Stef, page 7

La chronique néphrétique de Rodkol, page 8

Sommet de Rio, par J.-P. Tertrais, page 9

Arguments
Y a-t-il un être humain ? par C. Cetti, page 11

International

Suer de l’or, par N. Potkine, page 12

Sur le grand Bolivar, par El libertario, page 14

Mayotte attitude, par T. L., page 17

Expressions

Bonnes toiles, par H. Hurst et Jean-Sébastien, page 19

Un spectacle libertaire, par A. Pawlovsky, page 20

La paix des Basques, par J.-M. Raynaud, page 20

Mouvement

La vie du mouvement en scène, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23

Illustrations
Aurelio, Kalem, Krokaga, Nemo, Riri, Valère


Partager cet article
Repost0
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 15:10

Selon le site des occupant-e-s et habitant-e-s de la ZAD (Zone à défendre face au projet d'aéroport d Notre-Dame-des-Landes) :

 

Plusieurs sources laissent penser que des expulsions sont imminentes. Nous avons eu vent d’une première vague d’expulsion pour le mardi 16 octobre à l’aube. Nous avons eu des informations précises telles que le lieu d’hébergement des troupes mobilisées, l’itinéraire prévu pour rejoindre la zone, l’effectif engagé, soit 500 gendarmes. Cette première vague devrait concerner les maisons déjà expulsables ainsi que les cabanes. Une seconde vague devrait suivre une dizaine de jours plus tard., visant cette fois les cabanes dans les arbres et 3 maisons, la Sécherie, les Rosiers et la Saulce, dont l’huissier a choisi en août d’avancer la date d’expulsabilité, la passant du 15 novembre au 27 octobre.

 

Depuis plusieurs semaines des équipes de police se sont déplacées sur la ZAD pour faire des repérages préparatifs, comme mesurer la hauteur des cabanes dans les forêts par exemple. Des équipes en civils se déplacent actuellement, certaines dans des véhicules immatriculés dans la région parisienne. Mardi dernier (9 octobre) le dernier squat de Grands Champs a été expulsé à l’aide d’un impressionnant dispositif policier. Cette semaine encore les dispositifs de sécurité ont été renforcés devant le Conseil Général, le Tribunal de Nantes et d’autres lieux stratégiques, les contrôles routiers se sont quant à eux multipliés sur et autour de la ZAD. La presse reconnaît d’ailleurs que le dispositif pourrait en réalité cacher une opération en préparation contre la ZAD.

 

Nous nous tenons prêts.

 

Un appel a été publié appelant les groupes et individus souhaitant s’inscrire en solidarité avec la lutte ici à effectuer des actions décentralisées (voir zad.nadir.org). Toutes les initiatives sont et seront les bienvenues.

(Note Anars 56 : il y a également un appel à la résistance "des opposant-e-s à l'aéroport extérieurs à la ZAD")

 

Les personnes souhaitant venir sur la ZAD sont invitées à s’organiser en conséquence : être conscientes de l’urgence dans laquelle nous allons être, prévoir au maximum de quoi être autonome.

Nous nous préparons logistiquement contre les expulsions, nous appelons les amiEs d’ici et d’ailleurs, voisinEs, à venir nous soutenir.

 

Dans tous les cas vous pouvez suivre les évolutions sur le site de la ZAD.

 

-----------------------------------------------------------------

 

Pour soutenir :

 

Venez habiter et lutter avec nous ! Nous sommes ici, nous refusons de perdre.

 

Cet appel a été rédigé par des occupantEs / habitantEs de la ZAD

 

En post scriptum nous voudrions rappeler qu’il y a d’autres formes de soutien possible :

- il est possible de cibler Vinci là où il est (à peu près partout !), de mener des actions décentralisées et de nous en tenir informé.
- une manifestation de réoccupation est prévue en réponse aux probables expulsions à venir : tenez vous prêtEs à nous rejoindre !
- Restez informé-e en suivant les sites : https://zad.nadir.org, http://nddlagirdesobeir.noblogs.org et http://acipa.free.fr Vous pouvez nous écrire à zad@riseup.net et vous inscrire à notre lettre de diffusion sur le site ZAD (rubrique accès et contact)

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:19

 

Le mouvement japonais, dit « révolution des hortensias », qui s’oppose au nucléaire et se mobilise chaque semaine, organise un temps fort ce week-end des 13-14 octobre, ne se satisfaisant pas de la position de leur gouvernement lié aux opérateurs atomiques privés, de relancer le « mix énergétique », incluant le nucléaire jusqu’en 2040… En écho, les antinucléaires d'ici se donnent rendez-vous samedi 13 octobre lors de huit manifestations décentralisées sur le sol du pays le plus nucléarisé du monde et grand promoteur de la chose atomique… et de ses gros sous... dont nombre d'entreprises privées profitent. Si Lille, Metz, Strasbourg, Lyon, Narbonne et Bordeaux sont de la partie, regardons de plus près celles de Paris et surtout celle de Laval.

 

A Paris, il y a deux rendez-vous… signe d’une certaine désunion dans le mouvement antinucléaire. Pour les uns, les partisans de l’arrêt immédiat et définitif du nucléaire civil et militaire, il s’agit de se retrouver devant l’ambassade du Japon sur une base sans ambiguïté et cohérente : « Non au redémarrage du nucléaire au Japon, arrêt partout ailleurs »… et donc pas seulement en France et au Japon, tant nous sommes tous concernés si un accident majeur se produit sur un des sites de la planète. Les autres, regroupés autour du réseau Sortir du nucléaire, se retrouvent Place de la Bastille avec pour mot d’ordre « la révolution énergétique, c’est maintenant »… Ce qui peut signifier se positionner pour un arrêt seulement progressif des réacteurs, étalé sur quelques décennies... ce qui laisse une fenêtre de tir (si l'on ose dire !) pour que se produise une catastrophe. Apprécions tout de même l’expression « révolution énergétique » plus radicale que la position du gouvernement PS-EELV d’une simple « transition énergétique », comprendre qui ménage les intérêts du Capital, le temps que les capitalistes aient suffisamment développé d’alternatives lucratives de toutes sortes (renouvelables ou non).

 

Mais le gros morceau sera indubitablement Laval qui entend mobiliser tout le « grand ouest ». La Mayenne n’a pas été choisie au hasard par le réseau Sortir du nucléaire, car c’est là que doit s’achever la ligne THT (très haute tension) Cotentin-Maine qui part du réacteur EPR en construction à Flamanville. La ligne THT est le maillon faible de l’industrie nucléaire. De fait, un document confidentiel d’EDF paru en avril 1983 précise « Lorsque les écologistes militants, qui sont aujourd'hui axés sur le nucléaire, prendront dans leur collimateur les lignes HT, la situation risque d'être grave, car si l'on peut protéger les centrales nucléaires par des barbelés et éventuellement des pelotons de CRS, ce n'est pas le cas des pylônes. » La voie à suivre nous est indiquée ! Les déboulonneurs de pylônes s’inscrivent dans cette perspective. Les pouvoirs publics se focalisent d’ailleurs contre ces militants et militantes, n’hésitant pas à les présenter comme des casseurs auprès de l’opinion publique et à les réprimer violemment (Chefresne en juin dernier), trouvant une oreille complaisante dans nombre de médias…


Il y a une dizaine d'années, alors qu'une opposition vive se faisait jour en Mayenne contre la ligne THT, y compris parmi de nombreux conseils municipaux, l'usure, les pressions et la manne financière proposée par RTE (c'est-à-dire l'achat des élus) ont eu raison presque à 100 % de cette résistance. Aussi n'est-il pas impertinent de concentrer des forces à Laval. Les revendications sont multiples : arrêt immédiat des chantiers EPR et THT, fermeture des réacteurs vieillissants (ceux qui dépassent les 30 ans de vie, durée pour laquelle ils avaient été conçus...), arrêt du projet ITER, arrêt de la fabrication du combustible MOX, du « retraitement » des déchets à La Hague, des projets d’enfouissement de déchets radioactifs.

 

laval.jpgBien que non associés (volontairement ?) à la préparation assez tardive de cette mobilisation, les anticapitalistes et libertaires s'invitent à ce rassemblement pour rappeler la nécessité de l'arrêt immédiat. Ce mot d'ordre clair nous épargne d'établir une liste alambiquée et hiérarchisée de priorités, comme peut l'être le « catalogue » de Sortir du nucléaire... avec le risque qu'une exigence soit au mieux satisfaite, sauvant la face d'un certain parti de gouvernement mais permettant aux autres problèmes de continuer. D'autant que d’un point de vue technique, un réacteur « récent » peut être plus dangereux qu’un réacteur de 30 ans (par exemple Civaux mis en service en 1997).

 

Or, outre ses coûts démesurés et constamment sous-estimés (notamment le démantèlement et le traitement des déchets toujours insolubles), « même en fonctionnement ''régulier'', toutes les installations nucléaires sont autorisées à rejeter des particules radioactives qui portent gravement atteinte à la santé des travailleurs et des populations, même très lointaines » (…) « Depuis l’extraction de l’uranium jusqu’aux déchets radioactifs, la pollution de l’air, des sols et des eaux est omniprésente. » (extrait du tract de Sortir du nucléaire). Comment peut-on faire un tel constat et s'arc-bouter sur un arrêt progressif des réacteurs ?

 

Les victimes de Tchernobyl, de Fukushima, d'Hiroshima, de Nagasaki, des essais nucléaires sont déjà de trop.


L'arrêt immédiat est possible techniquement. Sa rapidité de mise en œuvre est proportionnelle au niveau de conscience et de volonté de la population... et au rapport de force qu'elle créera face à l'Ėtat. En Bretagne, se constitue d'ailleurs une fédération antinucléaire sur cette base. Nous y reviendrons.


Si contre les grands projets d'aménagement capitaliste du territoire (aéroport de Notre-Dame-des-Landes, nucléaire, lignes à grande vitesse, infrastructures portuaires...), une convergence logique des luttes se constate, la jonction avec les luttes sociales reste à construire.

Il ne faudra malheureusement pas compter sur les grandes confédérations syndicales pour être un appui...

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:34

Ce week-end du 13-14 octobre 2012 se profilent de grandes mobilisations antinucléaires en France et au Japon (mouvement "révolution des hostensias"). Pour "l'Ouest", le rendez-vous est à Laval, samedi après-midi.

Pour échauffer nos méninges auparavant, voici une contribution qui retrace l'Histoire mondiale et surtout française du nucléaire militaire et civil et qui plaide pour un "arrêt immédiat". C'est une intervention publique que Roger Belbéoch a donnée à l'île de Groix au café "le bateau ivre"... et que nous reprenons à nos ami-e-s de Groix revolublog (merci à elles et eux !)... et merci à Roger Belbéoch !

 

 

 

 

Deux entretiens d'une durée totale de 147 minutes, réalisés sur l'île de Groix en 2006.

Vous pouvez télécharger et diffuser gratuitement cette vidéo copyleft sans autorisation.

" Mettre fin au danger nucléaire n'est pas un problème technique mais politique qui dépend de l'exigence de la population vis-à-vis de ses élus. "

Roger BELBÉOCH, né en 1928, était physicien, ingénieur ESPCI (Ecole Supérieure de Physique et Chimie Industrielles), retraité du CNRS, a travaillé au laboratoire d'Orsay Paris-Sud, spécialiste dans les accélérateurs de particules et la physique des faisceaux de hautes énergies... 40 ans durant, il s'est intéressé aux effets biologiques des rayonnements ionisant à l'origine de ses questions sur les dangers de l'énergie nucléaire. En fin de carrière, sa remise en question du nucléaire et son opposition lui ont valu d'être mis « au placard » durant plus de 2 ans : « J'arrivais tous les matins dans un bureau vide, tiroirs vides, placards vides... C'est là où j'ai le plus lu de romans policiers et autres livres sur le cinéma, etc. … » répondit-il à un interlocuteur nucléocrate, membre du PCF, après la projection de « Sidatomic » sur l'île de Groix, en 1998.

Roger Belbéoch est décédé le 27 décembre 2011, à l'âge de 83 ans.

Il collabora à « La Gazette Nucléaire » du Groupement de Scientifiques pour l'Information sur l'Énergie Nucléaire (GSIEN) dont il a fait partie, ainsi qu'à la Lettre d'Information du Comité Stop Nogent-sur-Seine dont il était membre « radi-actif » !...

Auteur de « TCHERNOBLUES » (2002), et avec sa femme Bella, de « SORTIR DU NUCLÉAIRE c'est possible, AVANT LA CATASTROPHE ! » (1998) – publiés aux éd. L'Esprit Frappeur, toujours édités.

Un texte de Roger intitulé "Miroir aux alouettes ELECTIONS : le piège !" http://www.dissident-media.org/stop_nogent/89_90_election.html

Une brochure Infokiosque de Roger : http://infokiosques.net/spip.php?article922

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:58
 

Pour créer un lien vers cet article sur votre site,
copier et coller le texte ci-dessous dans votre page.




Aperçu :
La société humaine peut enrichir mais aussi détruire le monde naturel. Le social et le naturel s’interpénètrent constamment, les problèmes écologiques ne peuvent être dissociés des problèmes sociaux. La question fondamentale est : comment reconstruire la société pour rendre harmonieux les rapports entre l’être humain et la nature ?

 
Les négociations sur le climat qui se sont tenues à Durban (Afrique du Sud) en novembre-décembre 2011 ont accouché d’une « feuille de route », une « avancée significative » en langue de bois, un « nouvel échec » en termes réels, puisque même la question cruciale de la déforestation a été quasiment éclipsée. Après l’abandon de la Russie, du Canada et du Japon, les signataires ne représentent plus que le dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). L’avenir est des moins contraignants : 2015 pour aboutir à un accord global en 2020 ! Autant dire, utiliser une brouette pour transporter un hémiplégique à l’hôpital le plus proche !

Alors que le changement climatique semble être plus rapide que prévu, l’œil rivé sur les Bourses mondiales, chacun défend ses intérêts et refuse toute phase de restrictions sur les émissions de GES. Les pays industrialisés reconnaissent du bout des lèvres leur responsabilité historique dans le désastre écologique à l’œuvre depuis plus d’un demi-siècle. Les pays émergents ne veulent pas prendre le risque de réduire leur dynamisme économique. C’est en parfaite connaissance de cause que les élites dirigeantes, toutes tendances confondues, ont créé cette situation. Le dilemme est terrible : aujourd’hui, ou bien on s’acharne à préserver la planète et on torpille l’économie, ou bien on s’active à doper l’économie et on saccage ladite planète ! Ce que résume bien la vice-présidente en charge du développement durable à la Banque mondiale : « Les forêts ne peuvent pas être préservées si les gens ont faim. » Sept milliards d’individus, dont une bonne partie fascinée par la technoscience, était-ce une fatalité ?

Logique de profit, logique de mort

Pendant des millénaires, l’activité productive des humain-e-s, reposant essentiellement sur la cueillette, la chasse, la pêche, puis l’agriculture et l’élevage, s’est discrètement intégrée aux mécanismes de l’écosystème naturel. Tout s’accélère avec la révolution industrielle. Devenant de plus en plus abstraite, la science économique, inséparable de l’histoire du rationalisme occidental, intègre pleinement le dogme mécaniste. Dangereuse illusion d’un savoir qui, tout absorbé à contempler ses équilibres internes, se croit autonome par rapport à la réalité écologique. L’environnement a été subordonné aux besoins de l’activité économique et considéré comme un ensemble de ressources illimitées, les nuisances environnementales se traduisant par des coûts qui ne devaient pas être intégrés dans les calculs, c’est-à-dire « externalisés », donc reportés sur l’ensemble de la société et surtout les générations futures.

Le capitalisme n’a pas seulement réussi à dresser les salariés, les individus les uns contre les autres, il a réduit l’humain à ses deux seules fonctions de travailleur et de consommateur, il a opposé l’humain * à la nature, l’écologie à l’économie. Une économie – et surtout une sphère financière – totalement déconnectée du réel, et qui s’impose comme finalité des conduites individuelles et des décisions collectives. Alors que la gestion des écosystèmes, élaborée depuis des millénaires, ne peut se concevoir que sur le très long terme, la recherche de l’accumulation du profit maximum opère sur le court terme. Alors que la logique du vivant consiste à maximiser des stocks (la biomasse) à partir du rayonnement solaire, l’économie capitaliste maximise des flux marchands en épuisant des stocks naturels. La nature transforme des déchets en ressources (économie cyclique), le capitalisme industriel fait l’inverse (économie linéaire). Alors que les écosystèmes non perturbés se diversifient, accroissant par là-même leur stabilité dans le temps, la gestion humaine, en privilégiant les variétés économiquement performantes, introduit l’uniformisation et l’instabilité. La reproduction du capital n’assure pas celle de la biosphère. C’est-à-dire en définitive une logique du vivant (photosynthèse) contre une logique de mort (marchandise, profit). Il est révélateur qu’un sol « mort » ait plus de « valeur » qu’un sol « vivant » (un espace vaut 10 à 100 fois plus comme terrain à bâtir que comme ensemble naturel !). Par ailleurs, le mode de calcul du PIB ne tient aucun compte de la dépréciation du capital naturel (eau, air, minerais, énergies fossiles, forêts…). Avant l’invention du feu, l’humain primitif ne dépensait que 2 000 à 3 000 kilocalories par jour (pour sa nourriture) ; aujourd’hui l’Européen dépasse 150 000 kilocalories ! Parallèlement, la période de doublement de la population mondiale est d’environ 1 500 ans du néolithique au milieu du XVIIe siècle, contre trente-cinq ans pour la fin du XXe siècle. Une situation explosive !

Nous avons profité, sans les entretenir, des services rendus par les écosystèmes : nourriture, fibres, matériaux, ressources génétiques, épuration des eaux, fixation des sols, pollinisation, beauté des paysages… Nous avons oublié, ou ignoré, que les êtres vivants les plus « ordinaires » – que nous avons souvent qualifiés de « nuisibles » – (animaux, végétaux, mais aussi bactéries, virus, champignons…) assurent ce travail indispensable à notre survie. Nous avons considéré les sols comme des substrats inertes dans lesquels il fallait injecter de l’azote, du phosphate, du potassium. Nous avons bousculé les haies, les talus, refuges des oiseaux et des insectes, parce qu’ils constituaient des obstacles à la rentabilité de la mécanisation. Nous n’avons augmenté la production agricole qu’en utilisant dix à vingt fois plus d’énergie que nos ancêtres, avec par conséquent un rendement énergétique plus faible. Nous avons voulu façonner le monde à un rythme fou, avant de pouvoir comprendre l’ensemble des processus naturels qui régissent les interactions entre les organismes vivants de la biosphère (effets de synergie, de seuil, d’amplification, d’irréversibilité). Bref, nous avons considéré la « civilisation » comme la lutte permanente contre la nature.

Et c’est avec effarement que nous découvrons aujourd’hui qu’aucune disparition d’espèce n’est réellement compensable ; que chaque écosystème est unique, que sa destruction est souvent irréversible, malgré une grande capacité de résilience ; que les mécanismes de la nature sont des systèmes complexes et dynamiques, qui ne se soumettent pas à la modélisation comme des systèmes linéaires. Nous prenons conscience avec stupéfaction que les molécules chimiques empoisonnent les différents milieux de vie, que les stocks d’énergie fossile s’épuisent, que le climat menace de s’emballer, et que les solutions techniques censées résoudre les problèmes que nous avons créés pourraient bien n’être que des mirages. Est-ce si surprenant pour une civilisation qui semble avoir cessé de respecter la vie ?

Coopérer ou périr

Il est plus que temps de repousser les assauts des scientistes arrogants : on peut utiliser le passé sans être passéiste ; on peut s’opposer au progrès aveugle sans s’opposer aveuglément au progrès. Comme l’exprime Dwight Macdonald dans Le socialisme sans le progrès : « La culture d’aujourd’hui est imprégnée par la pensée scientifique, à un degré tel que des individus modérés et rationnels réagissent à la moindre mise en doute du progrès comme un fondamentaliste du Tennessee à qui l’on exposerait les théories de Darwin. » Constatant que les créations humaines tendent de plus en plus à s’affranchir de leurs créateurs, il est plus que temps de se livrer à une « interprétation écologique de l’histoire », de penser la complexité (analyse des relations, approche globale, mise en évidence des niveaux d’organisation, éclairage multidisciplinaire), de réinventer notre rapport à la nature, c’est-à-dire de (re)devenir des observateurs attentifs du monde naturel ; de travailler avec, et non pas contre, cette nature ; de respecter le rythme et les propriétés du vivant ; de rendre compatibles nos modes de production avec les limites de la biosphère ; de retrouver des savoir-faire aujourd’hui disparus ou abandonnés. La « bio-économie » prétend réconcilier deux logiques qui n’auraient jamais dû s’opposer. « La grande mission des individus n’est pas de conquérir la nature par la force mais de coopérer intelligemment et amoureusement avec elle », écrivait Lewis Mumford, philosophe de l’environnement influencé par la pensée politique anarchiste, et en particulier par Élisée Reclus.

La société humaine peut enrichir mais aussi détruire le monde naturel (et il sera plus difficile et plus coûteux de reconstruire la nature que d’élaborer un autre système économique) ; le social et le naturel s’interpénètrent constamment, ainsi les problèmes écologiques ne peuvent être dissociés des problèmes sociaux. La question fondamentale devient donc : comment reconstruire la société pour rendre harmonieux les rapports entre l’être humain et la nature ? Il apparaît évident, comme l’exprime Murray Bookchin, qu’il faille remettre en cause la notion même de domination. Les différentes formes de domination économique et culturelle (entre générations, entre sexes, entre groupes ethniques), l’émergence des hiérarchies, des classes, de l’État ont en effet accéléré la domination de la nature par l’humain.

Accéléré et non créé, car la réalité est probablement plus complexe. D’une part, des sociétés non hiérarchiques ont pu dégrader leur environnement. Contrairement au mythe du bon sauvage vivant en harmonie avec la nature, nos ancêtres cueilleurs-chasseurs ont parfois surexploité jusqu’à l’extinction les populations animales qu’ils traquaient, en l’occurrence la mégafaune, l’ensemble des espèces animales de grande taille. D’autre part, des sociétés hiérarchisées (monde islamique, Extrême-Orient) n’ont pas engagé, comme l’Europe, un processus dynamique de transformation du monde, de croissance économique, c’est-à-dire de détérioration du monde naturel (même si ce n’est plus vrai aujourd’hui, notamment pour la Chine). L’erreur funeste serait de croire, comme la plupart des trotskystes notamment, qu’il suffirait de résoudre la question sociale pour traiter le problème écologique.

Quoi qu’il en soit, si l’humanité veut assurer son avenir, elle devra réinstaurer la primauté du politique sur l’économique, cesser la course à la productivité et la compétition pour le contrôle des ressources, remettre en cause une complexité de l’organisation sociale qui la fragilise, s’attacher à percevoir un intérêt général, à maintenir la diversité mais dans l’unité, à prioriser la couverture des besoins vitaux (alimentation, santé, éducation, culture), les technologies « écologiques », les structures à échelle humaine, à promouvoir la participation, l’engagement, la responsabilité individuelle, la solidarité, la recherche d’un développement qualitatif. Il faut tout autant se méfier d’une idéologie qui exige le sacrifice du présent au profit de l’avenir que d’une société qui condamne ses descendants par des choix irréversibles. Il n’y aura d’avenir que dans l’élévation de l’humain *.
* Par "humain", nous entendons les individus des deux sexes, cela va de soi (note anars 56)
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 19:07


 «Pour sortir du tunnel, il faut d’abord le construire.»
   Notre Président

Pour trouver près de chez vous le Monde libertaire, l'hebdo édité par la fédération anarchiste, cliquez ici !



ML-1683-recto.jpgML-1683-verso.jpgActualité
Une austérité historique par R. Pino, page 3

Nouvelle des fronts par H. Lenoir, page 5

Une météo syndicale affligée de J.-P. Germain, page 6

Ça barde au Chiapas par G. Goutte, page 7

La chronique néphrétique de Rodkol, page 8

Arguments
Pas seuls dans l’univers, par M. Silberstein, page 9

De l’économie et de la révolution, par E. Vilain, page 11

International
Les grévistes assassinés de Marikana, par S. Hatting, page 12

Être jeunes à Cuba, par D. Pinos, page 15

Ouvriers chinois en colère, page 22

Expressions
Un film égyptien, par H. Hurst, page 17

Dossier: Un maître du polar au noir, par M. Noir, p 18

Mouvement
   Des anarchistes à Porto, page 21
   Radio libertaire, page 22
   Agenda, page 23

Illustrations
Aurelio, Jhano, Krokaga, Riri, Valère

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:47

Salut,


voici quelques RDV pour octobre et un peu novembre. Si le rythme d'envoi de cette lettre a ralenti, en revanche, le blog "anars 56" a été enrichi de quelques textes comme cette p'tite nécro du grand entrepreneur breton "Edouard Leclerc (is dead)", un texte sur les OGM.

 
Notre prochain rendez-vous public au groupe Lochu, c'est vendredi 19 octobre, à Vannes, pour une chouette projection-débat autour du documentaire "de la servitude moderne" (2010, 52 min). On espère vous y voir et échanger avec vous :-)

La fédération anarchiste reprend de la vigueur en Bretagne avec la création d'un groupe à Brest dont voici l'adresse (toute simple !) : brest@federation-anarchiste.org et une liaison à Redon qui décolle tranquillos : geronimo@federation-anarchiste.org.

Pour d'autres RDV, entre 2 envois, "l'agenda de la semaine" sur le blog est mis régulièrement à jour, au rythme où arrivent les infos.

Mais vous avez toujours Indymedia Nantes et Rennes infos et aussi le site du Forum Social Local de Vannes-Séné (avec qui nous nous échangeons régulièrement des infos).

La "grande presse" se met à faire des articles sur le mouvement anarchiste, relativement "honnête", si ce n'est positif, en tout cas pas défavorable. Ainsi Libération sur les rencontres internationales de St-Imier : http://www.liberation.fr/societe/2012/09/14/libertaires-egalitaires-fraternitaires_846438
Et, on peut trouver dès cette semaine dans les kiosques, paraît-il, le 4ème opus de la collection de livre du Monde, intitulé les Rebelles : après les résistants, V. Hugo, voici donc présenté sur 200 pages une cinquantaine de textes sur l'anarchisme !

Moins agréable, même en Bretagne, on peut craindre l'exploitation de gaz de schiste : au large d’Ouessant, en lisière du parc marin d’Iroise, la société GTO LIMITED a obtenu un permis d’exploration de la part du Ministère du développement durable en 2009... Infos sur ce blog : http://bretagnenonaugazdeschiste.unblog.fr/2012/08/29/bretagne-reveille-toi-le-gaz-de-schiste-est-a-tes-marges-du-finistere/ Ouest-France en avait causé aussi en juin 2012 : http://www.ouest-france.fr/2012/06/13/finistere/Prospection-petroliere-l-UDB-decouvre-un-projet--63035722.html. A suivre...

N'oubliez pas la lecture du Monde libertaire (disponible en kiosque ou par abonnement ... ou auprès de nous-mêmes à prix libre !) et l'écoute de Radio libertaire

Comme d'hab', le groupe libertaire Lochu-Ferrer et la FA 56 ne se reconnaissent pas obligatoirement dans chacun des événements proposés dans cet agenda.

@narchas salutations !

----------------------------------------------------

Du jeudi 4 octobre au dimanche 7 octobre - Rennes - Cinéma social et militant, projections/débats avec pour thème "Les dérives de la finance « ils spéculent, nous payons » Résister face à la finance", organisé par Attac à la Maison internationale de Rennes, 7, quai Châteaubriand et à la MJC Bréquigny 15, avenue Georges Graff. Infos/programme : http://www.france.attac.org/sites/default/files/flyer_cinemattac8e_a5_plancjes-1.pdf

----------------------------------------------------

Du vendredi 5 au dimanche 7 octobre - Auray - Au cinéma les Arcades Festival international du cinéma latin (documentaire, court-métrage de et sur l'Amérique Latine), mais aussi des concerts dans des bars - Co-organisé par Ingalan Bro An Alre, Carmen Perez Del Viso et le cinéma les Arcades (rue Lévénant). Infos : http://aurayaucinemalatin.com/fr/

---------------------------------------------------

Vendredi 5 octobre - Vannes - Campagne "Monoprix, les oeufs de batterie, ça suffit" - RDV devant Monoprix, Place Joseph Le Brix à 17h jusqu'à 19h pour faire signer les clients du magasin. Organisé par l'asso NEA (Non à l'exploitation des animaux) - Infos : http://nea.eklablog.com/

---------------------------------------------------

Vendredi 5 octobre - St Nazaire (44) - Soutien à 2 occupantEs de la ZAD (aéroport Notre-Dame-des-Landes) qui passent en procès (accuséEs d'avoir "attaqué" une gendarmerie) - 14h devant le Tribunal - Infos : http://nantes.indymedia.org/article/26206

---------------------------------------------------

Du vendredi 5 octobre au dimanche 7 octobre - ZAD (aéroport Notre-Dame-des-Landes) Fesse noise : festoche de musique improvisée bidouillesque transtemporelle du bulbe en soutien à la lutte contre l'aéroport, son monde, Vinci et leurs potes. Concerts sur 3 jours, bar picole locale, bouffe végétalienne de la maison, pizzas, projections, le tout à prix libre. Sérieux s'abstenir. Infos :
http://nantes.indymedia.org/article/26167

---------------------------------------------------

Vendredi 5 octobre - Rennes - Marche de nuit non-mixte (femmes, lesbiennes, trans) "Ne me libère pas, je m'en charge". - Place de la Mairie 20h30 - Organisée par le Collectif féministe de Rennes. Infos : http://www.rennes-info.org/Marche-de-nuit-Feministe-en-non

---------------------------------------------------

Vendredi 5 octobre - Rennes - Soirée de soutien aux 3 inculpés du camp anti-nucléaire de Valognes : cantine prix libre à partir de 19h au bar "Le Delta". Ensuite, RDV juste en face à la Maison de la grève (37 rue Legraverand) pour un concert de musique improvisée.

---------------------------------------------------

Mardi 9 octobre - Cherbourg (50) - Rassemblement de soutien aux 3 inculpés suite au blocage du train CASTOR (camp de Valognes – nov. 2011) - Rdv devant le Tribunal - 10h Infos :
http://valognesstopcastor.noblogs.org/solidarite-proces-du-9-octobre

---------------------------------------------------

Mercredi 10 octobre - Rennes - Face à la régression sociale, seule la lutte paie : Meeting de rue suivi d'un débat, Place de la République - 18h - Organisé par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

---------------------------------------------------

Vendredi 12 octobre - Rennes - Conférence débat "Croyante et féministe. C’est possible ?"  (Avec Zahra Ali, féministe musulmane, sociologue et directrice de rédaction de l’ouvrage Féminismes islamiques, et Marie-Thérèse Van Lunen-Chenu, co-fondatrice de l’association "Femmes et Hommes en Église", et membre de l’unité de recherche et de documentation "Genre en christianisme") - 20h à la Maison des associations / 6, cours des Alliés à Rennes / M° Charles de Gaulle. Dans le cadre de notre cycle de rencontres "Féminisme et lutte pour l’égalité : autres regards. Organisée par Questions d'égalité

---------------------------------------------------

Samedi 13 octobre - Laval (53) - Manif contre la politique nucléaire de la France et en solidarité avec les antinucléaires japonaisES qui font un w-e d'action les 13-14 octobre - Cortège anticapitaliste et libertaire pour l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire - 14h Place de la mairie

---------------------------------------------------

Samedi 13 octobre - ND-des-Landes (44)- Soirée de soutien à la lutte contre le projet d'aéroport de NDDL : 20h projection du film "Notre Dame des Landes, au cœur de la lutte" en présence des réalisateurs (Agora de Bretagne) puis chants du Sud avec Bandolero Duran (Chili), Leon Chavez Teixeiro (Mexique) - Salle Cassiopée - Organisation : coordination des opposants à Notre Dame des Landes

---------------------------------------------------

Vendredi 19 octobre - Vannes - Projection et débat autour du film "De la servitude moderne" de J-F Brient, qui analyse la société actuelle, pour "mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et" pour "rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile". Palais des Arts. 20h30. Entrée libre.

---------------------------------------------------

Samedi 20 octobre - Brec'h (56) - Pique-nique végétarien et table de presse (droits des animaux, écologie, rapports nord-sud, recettes, etc...) - Champ des martyrs - 12h

---------------------------------------------------

Samedi 27 octobre - Rennes -  Mix-Cité Rennes fête ses 10 ans 2012 (expo, conférence sur le publisexisme, film avec des portraits de militant.e.s, pot) -  Salle de la Cité - Mix-Cité Rennes Mouvement mixte pour l’égalité entre les sexes, féministe, anti-sexiste, mixte et internationaliste. Infos : http://mixcite.rennes.free.fr

---------------------------------------------------

Samedi 3 novembre - Saint-Nolff (56) - Conférence de Gilles Simon, écrivain universitaire auteur du Livre “Plogoff : l’apprentissage de la mobilisation sociale”. Organisation SN21 - 20h - La Petite Scène. 5, Ferme de Maupéou

---------------------------------------------------
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:48


«La religion et l’humour sont incompatibles»
  Milan Kundera

Vous pouvez trouver le Monde libertaire à prix libre lors de nos permanences le 1er lundi de chaque mois à la maison des assos (Tannerie) de Vannes ou l'acheter en kiosque. Cliquez ici pour connaître lesquels le mettent à disposition, près de chez vous !

ML-1682-recto.jpgML-1682-verso.jpgActualité
   À la une, Colères saintes, par François, page 3
   La Russie n’aime guère les anarchistes, page 5
   Contraception une fois de plus menacée, par P. Schindler, page 5
   Pas d’anticyclone syndical, par J.-P. Germain, page 6
   Les Ibères se rebiffent, eux, par J. Caramelo, p 7
   La chronique néphrétique de la semaine de Rodkol, page 8
   Un sinistre clown d’outre-Atlantique, par N. Potkine, page 9
   Les grilles européennes, par P. Sommermayer, p 10

Arguments
   Clientèles captives, par S. Neumayer, page 12

International
   Géopolitique moyen orientale, par E. Villain, page 14

Histoire
   Un boulot plein d’embûches, par G. goutte, page 17

Expressions
   Cuisants souvenirs, par André, page 19
   Un bon bouquin, par C. Kottelane, page 20

Mouvement
   On vit, page 21
   Notre radio sans publicité, page 22
   Pour sortir, page 23

Illustrations
   Aurelio, Jhano, Krokaga, Manolo Prolo, Valère

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse suivante : groupe.lochu(a)riseup.net

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Concerts

Autres événements