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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:32


Salut,

Ce mardi 28 août, dès midi, il y a une mobilisation à St-Nazaire (44) en soutien à 2 militants anti-aéroport Notre-Dame-Des-Landes, poursuivis devant le tribunal. L'un est agriculteur et actif au sein de la coordination des opposant-e-s, l'autre est un squatteur de la ZAD.
Infos sur les motifs pour lesquels ils sont poursuivis : http://zad.nadir.org/spip.php?article310

Voici les points de co-voiturage dans le 56, il y en a dans le 44 et sans doute ailleurs.

- Questembert, 11h, Rd Point du Petit Molac
- Le Faouët, 9h30, Rd point croisement D 769/D 790, près du transfo
- Redon, 11h, Cours Bertrand (le long de la voie de chemin de fer, face au tribunal)              
- Vannes, 11h, Parking de Leroy Merlin (Atlantheix)
- Muzillac, 11h, Aire de covoiturage
- Ploërmel, 10h30, Aire de co-voiturage (face au Mac Cra-Do)

Nos ami-e-s squatteuses et squatteurs de Groix ont ouvert un nouveau "lieu autogéré... d'expérimentation sociale et politique..." depuis quelques jours, au Phare de la Pointe des... Chats (noirs !). Comme à chaque fois, un infokiosque (brochures, livres, revues, vidéos...) est proposé : à consulter sur place ou à emprunter. Camping gratuit, toilettes sèches. Magasin gratuit (récup de meubles ; objets divers ; bois ; carton ; etc. ) - Venez vous servir ! Infos : http://groix.revolublog.com/ouverture-d-un-nouveau-lieu-le-phare-des-chats-noirs-a49180784
On leur souhaite plein de bonnes choses !

Les rencontres internationales de l'@narchisme à St-Imier, dans le Jura bernois (Suisse), début août, se sont super bien déroulées ! Bientôt, sur le blog, on mettra du son (interviews d'@narEs de tous pays, micro-trottoirs...) qui a été pris là-bas. Il y en a pour quelques dizaines d'heures tout de même mais c'est excellent !

Tant qu'à causer "son", jusque la fin de l'été, sur France Culture, du lundi au vendredi, on peut écouter la saison 10 de la Contre-histoire de la philosophie, par Michel Onfray (il y a certes beaucoup à dire sur le personnage mais là, c'est vraiment bon ce qu'il fait). En direct (de 19h à 20h) ou en podcast depuis le site de France-Culture. Pour la fine bouche, voici le lien de son intervention de vendredi dernier (24 août), intitulée "vers mai 68". http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-la-philosophie-saison-10-vers-mai-68-2012-08-24 Il y traite du "deuxième sexe" de Simone de Beauvoir et règle les comptes au passage au PCF, aussi bien sur son ambiguïté dans la résistance (soutien initial aux nazis dans le cadre du pacte germano-soviétique) et sur ses positions rétrogrades sur la sexualité (idem à celles du ... Vatican !!). Ah ah ah, ce n'est même à la kalashnikov qu'il y va le Onfray, il arrose carrément le PCF de missiles SS20... Un nécessaire travail de mémoire.

Alors qu'il y a comme une unanimité dans les discours des partis politiques (droite et gauche), du gouvernement et d'une bonne part des organisations syndicales à propos de "la réindustrialisation de la fRance", de la défense à tout prix de "l'emploi", sans aucune critique sur la finalité de la production et ses dangers sanitaires-sociaux-écologiques (pour les travailleurs-euses concerné-e-s mais aussi pour l'ensemble de la population), on ne saurait que trop vous conseiller de consulter le site "Pièces et main d'oeuvre" qui s'en prend à de multiples reprises à ceux dont le slogan pourrait être "nos emplois valent plus que nos vies" : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=plan

Voici un agenda tout neuf (rendez-vous dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas obligatoirement intégralement).
Entendu une définition de l'anarchie à St-Imier : "que chacun-e jouisse du soleil sans faire d'ombre"

@narchas salutations

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Mardi 28 août - Saint-Nazaire (44) - Rassemblement en solidarité avec les inculpés du 21 juin et pour l'arrêt immédiat du projet d'aéroport (Notre-dame-des-Landes). 12h devant le tribunal - http://zad.nadir.org/spip.php?article310

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Mardi 28 août  - Vannes - Conférence gesticulée avec Noémie MOUTEL : Les aventures d'Ocytocine et Colostrum (C'est quoi l'émancipation ? S'affranchir, se libérer, trouver son indépendance... S'émanciper physiquement, intellectuellement, géographiquement... Spirituellement... Sexuellement... Et être une femme émancipée, ça veut dire quoi ? Être féministe, c'est défendre les femmes ou retrouver le féminin partout ? Et si être mère au foyer, c'était être une femme libérée ? Est-ce que donner naissance à soi-même, ça fait forcément mal ?) - à l'Eloge de la lenteur (16 rue Chateaubriand) - 20h30 - Prix libre

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Mercredi 29 août - Vannes - Conférence gesticulée avec Gérard BARATON : La valse du temps perdu (La Culture est une marchandise comme les autres, mais, contrairement à la farine, c’est un produit de dernière nécessité) - à l'Eloge de la lenteur (16 rue Chateaubriand) - 20h30 - Prix libre

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Mercredi 29 août - Vigneux-de-Bretagne (44) [ZAD] - La saulce cinéma présente THE PIPE, projection et débat sur une communauté irlandaise qui résiste à un grand projet inutile de Shell depuis 12 ans. Film en anglais, sous-titré en français. Rue de L’Isolette


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Jeudi 30 août - Vannes - Conférence gesticulée avec Jérémy MUCCIO : L'entreprise médicale nuit gravement à la santé  - à l'Eloge de la lenteur (16 rue Chateaubriand) - 20h30 - Prix libre

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Du jeudi 30 août au dimanche 2 septembre - ZAD de Notre Dame des Landes (44) - Prochaine assemblée européenne de Reclaim The Fields - Rdv à “la Pointe” http://zad.nadir.org/spip.php?article301

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Samedi 1er septembre - Le Saint (56) - L'association écolo Ar Gaouenn (basée autour du Faouët) organise un concert de rock folk avec Caribou Tocata pour financer ses activités - 20h - 5 euros - Salle des fêtes

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Samedi 1er septembre - Ploemeur (56) - ECNI (Evénement Culturel Non Identifié) : le dolmen du possible, festival  intergénérationnel sur le thème de la décroissance et de la solidarité. Arts de la rue, théâtre, ateliers créatifs, stands associatifs et concerts le soir sont au rendez-vous. Pour petits et grands, c'est l'occasion de partager, de découvrir et de se détendre de manière originale ! Site du Cruguellic


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Mercredi 5 septembre - Vannes - Cercle de silence de soutien aux sans-papiers et contre les expulsions - 18h30-19h30 Esplanade du port

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Samedi 8 septembre - Vannes - Campagne "Monoprix, les oeufs de batterie, ça suffit" http://www.l214.com/monoprix avec une scénette : 2 militant-es vêtus d'un costume de poule seront chacun sous un caddie renversé + signatures de pétition. RDV devant Monoprix, Place Joseph Le Brix à 14h45 jusqu'à 17h. Organisé par NEA (non à l'exploitation des animaux) http://nea.eklablog.com/

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Samedi 8 et dimanche 9 septembre - Mûr de Bretagne (22) - Foire régionale biologique Biozone avec en thème central "les énergies : le grand défi" : théâtre, conférences, ateliers, projection de films, restauration... etc. - Infos : http://foire-biozone.org/ En espérant que ce ne sera pas trop compatible avec les projets pitoyables du gouvernement PS-EELV (comme le fut la "caravane des indigné-e-s du nucléaire de Plogoff à Fessenheim http://anars56.over-blog.org/article-a-propos-de-la-caravane-les-indignes-du-nucleaire-de-plogoff-a-fessemhein-108873675.html)

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Vendredi 14 septembre - Auray - 19h30 Apéro-dinatoire vegétalien proposé par l'association Veg en scene (réservation 8e/personne) - 20h30 Projection gratuite du film "Les seigneurs de la mer" (sur le massacre de la population de requins à des fins commerciales) - Après le film "Enquêtes en eaux troubles" proposé par Antoine Le Dref de Lorient Sea Shepherd - Stand d'info Sea Shepherd


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Dimanche 16 septembre - Conleau (Vannes) - Pique-nique végétarien - 12h - Allée des frères Cadoret - Chacun, chacune apporte un plat puis partage. Table de presse : droits des animaux, aspects sociaux, sanitaires et environnementaux, recettes, etc. Infos : collectif veg56@voila.fr

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Dimanche 16 septembre - Plestan (22) - Repas (12h) et concert (16h-18h) de soutien à un projet de lieu alternatif à la ferme avec Trouz an Noz (électro punk chanté en breton, gallo et français) et Unité mau mau (hip-hop enragé) - Ferme de la Porte-Bréhan - Prix libre - Organisé par Courtil Goulipaou (réserver à courtil.goulipaou(a)no-log.org)

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Du samedi 29 au dimanche 30 septembre - Muzillac - Foire bio avec des ateliers, animations (enfants) et des conférences plus ou moins intéressantes, concerts le samedi soir - Organisée par l'asso Terre en vie - Programme : http://terreenvie.com/actualites,003/le-programme-de-l-edition-2012,041.html - Entrée 2 euros (gratuit - 16 ans) - Place du vieux couvent

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 11:01

 

Procès de deux camarades : rassemblement à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire
RASSEMBLEMENT EN SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS DU 21 JUIN ET POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D’AÉROPORT

Répression de la lutte contre l’aéroport et son monde : Solidarité avec tous-tes les inculpé-e-s !

 

Le 21 juin 2012, des opposant-e-s à l’aéroport de Notre-Dame Des Landes ont tenté de bloquer le déroulement d’une enquête publique préalable à la réalisation du projet d’Aéroport Grand Ouest. Rassemblement devant la mairie, blocage des entrées par des tracteurs et des serrures collées, occupation du toit ; des centaines de personnes marquaient ainsi leur opposition à ce projet mortifère contre lequel elles luttent depuis des années.

 

Ces enquêtes, au même titre que les réunions et débats publics, comités de quartier ou autres gadgets, font partie de la panoplie que la “démocratie” met à la disposition des décideurs et de leurs partenaires pour donner un air participatif à tous leurs projets déjà établis. Comme le disait Coluche, « la dictature, c’est : ferme ta gueule ! La démocratie, c’est : cause toujours ! ». Ces moments rituels ont pour objectif d’encadrer la contestation. L’État réussit ce tour de force de détourner la colère en créant des interlocuteurs respectueux de son pouvoir, en réduisant la contestation à une opinion qu’on archive dans les cahiers d’enquête pour mieux l’oublier.

 

Le 21 juin dernier, comme dans d’autres moments dans cette lutte, nous voulions agir. Mais comme à chaque fois que nos opinions deviennent des actes, il y avait en face la répression. Les flics ont chargé, blessé. Ils ont isolé des individus pour les broyer dans les rouages de la machine policière et pénale. Sylvain, interpellé sur place est accusé de “violence avec arme, en l’espèce un tracteur, sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Un mois plus tard Clément était arrêté à son domicile et inculpé lui aussi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique”, et “refus de fichage ADN”. Les deux sont accusés d’ “attroupement après sommation”.

 

Aujourd’hui c’est Sylvain et Clément, demain, ça sera d’autres. Depuis le début de cette lutte, c’est 38 complices de notre résistance qui ont été traîné-e-s devant les tribunaux. Qu’illes soient coupables ou innocent-e-s importe peu, nous sommes solidaires de leurs actes et nous invitons une fois de plus à un...

 

RASSEMBLEMENT LE 28 AOÛT à 12h devant le tribunal de Saint Nazaire EN SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS DU 21 JUIN ET POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D’AÉROPORT.

 

On ne s’étonne pas de se retrouver devant un tribunal ; on sait que s’opposer à un projet voulu par l’État entraîne forcément à un moment ou un autre de se confronter à son appareil judiciaire et répressif. On sait que si l’État et la démocratie n’arrivent pas à faire accepter leurs projets à coup de débats participatifs, d’enquêtes publiques, de propagande, de pognon, et de passivité citoyenne, ils le feront avec la force armée de la police. Parce que leur démocratie comme leur justice ne servent qu’à défendre le profit des multinationales, enfin, de leurs PDG, actionnaires et complices politiques. C’est pourquoi, le mouvement ne peut pas se limiter à ce qui est autorisé ou toléré par le système judiciaire et policier, ce qui reviendrait, au fond, à abdiquer.

 

Que l’on lutte contre un projet industriel dévastateur, contre la fermeture de sa boîte, ou juste pour sa simple survie dans le monde marchand, nos résistances se heurtent systématiquement à la répression. Parce qu’il faut un code pénal impitoyable, un fichage systématique, des flics serviles, haineux et violents, des prisons toujours plus nombreuses, pour que nos opinions ne restent que des idées, pour que nos convictions ne restent que des postures, pour que nos rêves ne soient jamais réalité...

 

Nous sommes solidaires car pour bloquer le projet d’aéroport et combattre ce système, nous savons qu’il est nécessaire d’agir, et donc de désobéir. Nous appelons à poursuivre la lutte, à ne pas se laisser diviser ni intimider !


Parce qu’avec ou sans sommation, nous ne quitterons pas ce bocage !

 

Plus d'infos : https://zad.nadir.org/?lang=fr

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 12:33

Les vacances, certains et certaines y ont le droit et d'autres pas... Hé oui, nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à cela comme face à bien d'autres choses... Néanmoins pendant les vacances, "on pense vacances" et, comme certains disent, l'actualité est au ralenti, enfin serait...

Sauf que ce sont peut être les esprits qui sont au ralenti... En effet les militants et militantes que nous sommes, sont souvent moins dispos que pendant les périodes dites d'activité.

Pourtant pendant les vacances, la vie continue... Les SDF sont toujours dans la rue et les chômeurs sont toujours convoqués. D'ailleurs en juillet 2011, les radiations de chômeurs n'avaient-elles pas augmenté de 25 % ?

Rassurons-nous avec les roses et les verts au pouvoir, pas de soucis à se faire... le changement est arrivé... Pas de craintes à avoir si l'on n'a rien à se reprocher...

Et pourtant la réalité est toute autre :

   Pas de changement en matière de boucs émissaires !

   Pas de changement en matière d'institutionnalisation de la maltraitance !

   Pas de chagement en matière de guerre aux pauvres !

L'équipe a changé mais les pratiques répugnantes demeurent et persistent.

Rien de tel qu'entretenir la haine en expulsant et en jettant à la rue les éternels stigmatisés qui vivent dans la misère, dans l'insalubrité comme disent les gens bien comme il faut...

Alors "ils" y vont et jettent leur chiens policiers entraînés depuis des années sur les éternels persécutés, tout en se justifiant à coup de lois, d'ordonnances de justice, de décrets d'insalubrité...

La haine de "l'étranger qui n'a pas le sou" car, bien entendu, les mafieux russes établis sur la côte n'ont pas de soucis à se faire en matière d'expulsion, la haine du squatter sont de vieilles ficelles pour entretenir l'ambiance putride.

Personnellement, nous ne croyons pas au changement venu des urnes et nous ne nous sommes pas illusionnés quant à l'avénement de François Hollande qui a tout de suite nommé à l'intérieur le dénommé Manuel Valls, poutant pas très en cour au PS (résultat aux primaires 5,6 %). Mais cette nomination avait bien entendu un sens. Ce sens que nous allons découvrir dans les mois à venir, c'est le sens de la répression ! (Les vidéos où le personnage s'expriment ne manquent pas sur le net...)

En attendant les "premiers servis" sont les squatters, avec l'expulsion du 260 av des Pyrénées à Paris hier.

Et les Rroms en région lilloise : http://lille.indymedia.org/spip.php?article27357

En région grenobloise : http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

En région lyonnaise : http://paris.indymedia.org/spip.php?article1144

L'expulsion des Rroms est symbolique et illustre bien que la politique de la peur menée par l'Etat continue bel et bien et que la guerre faite aux pauvres fait partie intégrante de cette politique de la peur au service du capitalisme :

http://www.lavoixdesallobroges.org/politique/356-itw-serge-quadrup

http://www.article11.info/?Mathieu-Rigouste-Meme-la-terreur-d

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:31

La coordination Stop nucléaire nous alerte :

 

"Une caravane à vélo auto-proclamée "les indignés du nucléaire" par les quelques organisateurs va rouler de Plogoff à Fessenheim. Cela ressemble à une initiative citoyenne mais quand on examine ce que réclament ces quelques inconnus, leurs mots d’ordre, on se rend compte qu’ils servent la soupe aux technocrates socialistes au gouvernement : organiser un débat sur l’énergie et faire croire qu’on est en démocratie avec le nucléaire !
 

 

Les mots d’ordre de la caravane à vélo

 
Des gens s’apprêtent à rouler à vélo sous les mots d’ordre suivant [1] :

    - réveiller le souvenir des résistances victorieuses à la déraison nucléaire,
    - exiger une date pour le débat sur l’énergie promis par le candidat Hollande,
    - réclamer un dorlotement exceptionnel des salariés des centrales nucléaires,
    - et fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire et le pouvoir en place disent « merci » : les organisateurs de la caravane les aident dans leur objectif de gérer le nucléaire le mieux possible. Les Japonais de la révolution des Hortensias sont-ils en train de demander une meilleure gestion du nucléaire ? Non. Pourtant les randonneurs à vélo en France, oui !

Les représentants associatifs et politiques antinucléaires au printemps 2012 ont aidé le « camarade » Hollande à prendre le contrôle du feu nucléaire, ils ratissent large et trompent leurs adhérents ensuite[2]. Il est naturel que les partisans de la croissance verte demandent un nouveau « Grenelle » à leur maître, cette fois-ci sur l’énergie spécifiquement.


Tous ces co-gestionnaires – Greenpeace, RAC, Agir pour l’Environnement, WWF, Fondation Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand et peut-être les Amis de la Terre et SDN –, nous préparent une nouvelle grande tromperie avec moult contraintes administratives nouvelles sur la base émotionnelle de bons sentiments « écologiques » comme « sauver la planète ».

    « Les gouvernements les plus honnêtes et ceux qui ont les meilleures intentions sont les plus dangereux. … Quand on est au pouvoir… parce qu’on croit que le pouvoir est le moyen nécessaire pour atteindre les fins qu’on se propose, on trouve tout naturellement et logiquement que ce qui est nécessaire, urgent et primordial, c’est de rester au pouvoir, - et pour rester au pouvoir, on accorde des privilèges pour se créer une cour d’intéressés qui vous soutienne, on constitue une force armée que vous défend et on traite d’ennemis tous ceux qui ne se plient pas à votre volonté. » (« Ecrits choisis » E. Malatesta).

Nous voulons que les choses soient claires. Nous disons : « arrêt immédiat du nucléaire » et cela signifie que nous ne sommes pas comme ces co-gestionnaires qui n’ont que des bons sentiments à la bouche, qui se trompent et qui trompent leurs adhérents. Nous voulons nous associer avec tous ceux qui veulent d’abord arrêter les réacteurs nucléaires. C’est ce que veulent désormais les Japonais[3]. Soyons vigilants et informons-les sur les dangers de la création d’un « parti vert » à l’image de ceux qui assurent la cogestion du nucléaire en Europe.

Faisons face à nos adversaires – l’Etat notamment qui ne veut pas arrêter les réacteurs - plutôt que de les aider à gérer leurs installations et leurs pollutions.

Contact : stop-nucleaire@yahoo.fr .

STOP NUCLEAIRE STOP CO-GESTIONNAIRES

[1] http://groupes.sortirdunucleaire.org/Caravane-a-velo-pour-sortir-du
[2] Les co-gestionnaires du nucléaire
[3] 7,5 millions de personnes ont signé pour la sortie du nucléaire (Le Monde 26 juillet 2012)"

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 20:37

La réalité est d'une clarté aveuglante... pour qui veut bien ouvrir les yeux ! Depuis le néolithique, toute évolution des sociétés s'accompagne d'une transformation du milieu, mais jusqu'au 18e siècle, les blessures infligées aux écosystèmes demeurent dérisoires. Après la révolution industrielle, les dégâts vont s'accélérer de manière vertigineuse, au point qu'aujourd'hui l'empreinte écologique de l'humanité, dans son ensemble, dépasse de plus de 20 % les capacités de régénération de la planète. C'est bien l'oeuvre du capitalisme auquel le gaspillage est inhérent : pour que les profits se maximalisent, il fallait une surproduction qui maintienne les prix le plus bas possible pour consommer à outrance. A 100 dollars le baril de pétrole, combien vaudra la vie humaine ?


Car la mondialisation du capitalisme anéantit dans un même mouvement l'Homme et le milieu naturel : d'un côté, perturbations climatiques, perte de biodiversité, épuisement des ressources, déforestation... ; de l'autre, plus de un milliard d'habitants vivant avec moins de un dollar par jour, 840 millions en sous-nutrition chronique, l'Afrique, continent sinistré, des inégalités qui explosent (la fameuse « fracture sociale »).


Alors que chaque année, plus de dix millions d'enfants meurent de maladies qui auraient pu être évitées, la communauté internationale s'est engagée à faire reculer la pauvreté d'ici à 2015. Donc, près de cent millions d'enfants vont mourir d'ici cette échéance ! Peut-on accepter ce défi cynique, oubliant qu'une révolution sociale assurerait rapidement une redistribution des richesses, dont se préoccupe, paraît-il, la Banque mondiale ?


Parce qu'il est fondé sur la concentration, sur l'accumulation du capital, le capitalisme ne peut assurer le partage des richesses produites. Il est par conséquent acculé à une croissance sans fin, dans le seul but d'empêcher le niveau de l'emploi de se détériorer trop rapidement et les pauvres de se révolter. Or cette croissance n'est plus possible sans compromettre les conditions de vie des générations futures. Jusqu'à quand une redistribution des miettes suffira-t-elle à maintenir un semblant de cohésion, de paix sociale ?


Aujourd'hui, la fonction idéologique du concept pervers de développement durable (et des mystifications qui lui sont associées : commerce équitable, entreprise citoyenne, placement éthique, économie sociale et solidaire...) est de faire croire que l'on peut résoudre les problèmes environnementaux dans le cadre du système qui les a créés. Le marché comme remède aux maux du marché.


Il faudrait croire que, dans le cadre du capitalisme, la société civile peut constituer un contrepoids aux tendances totalitaires des Etats et des marchés (alors que les 10.000 lobbyistes pour 626 députés à Bruxelles prouvent chaque jour le contraire). Il faudrait croire que le consommateur dispose d'un pouvoir considérable. Mais pourquoi attendre que des produits toxiques soient en rayons pour les boycotter ? Pourquoi ne pas s'organiser pour ne pas fabriquer ces produits nocifs ? Et si c'était seulement par lâcheté, par crainte de remettre en cause les rapports sociaux de production ? Sicco Mansholt lui-même, qui a dirigé la Commission européenne dans les années 70, affirmait : « Pour que l'humanité survive, il faut que le capitalisme meure ». Et s'il s'agissait d'un avertissement d'une grande lucidité ?

 

Faire croire à un capitalisme à visage humain constitue une imposture criminelle à l'égard des générations futures à qui nous sommes en train de construire des cimetières. Et même pour certains, la décroissance doit être soutenable... pour le capitalisme, bien sûr, ce qui est aberrant puisque ce système ne peut survivre sans croissance. Suivre les gourous de service dans leurs hypothèses fallacieuses, dans leurs discours lénifiants, dans leurs injonctions infantilisantes condamnerait nos propres enfants à des conditions de vie de plus en plus terribles : c'est chaque jour que le capitalisme accentue ses ravages ; trop de temps a déjà été perdu par les partisans du réformisme, du parlementarisme.


On ne saurait prétendre résoudre une crise de civilisation ni par des textes législatifs, ni par des mesures fiscales, ni par des remaniements ministériels, mais bien par une rupture avec le système actuel. Il s'agit, non pas d'aménager, mais de rompre avec un mode de production, de transformation, de distribution qui conduit à la fois à une impasse énergétique et à une impasse sociale. La présence, par exemple, de produits biologiques dans les rayons des grandes surfaces constitue, non pas une victoire sur la nourriture frelatée, mais une défaite face à la grande distribution capitaliste. Nous ne ferons pas l'économie d'une révolution sociale.


Article de Jean-Pierre Tertrais (membre du groupe La Sociale - FA Rennes) paru dans le Monde Libertaire, en 2005 mais toujours d'actualité (malheureusement...)

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 16:52

 

Où trouver ce hors-série près de chez vous ? Cliquez ici : http://www.trouverlapresse.com


mlHS45.pngActualité

Retour sur une élection présidentielle, par C. Albertani p.3

Arguments

200 après l'Indépendance du Mexique, par C. Albertani p.5


Guerres de l'eau au Mexique p.11

Dossier Central

Histoire de l'anarchisme au Mexique, par D. Doillon p.17

Les racines historiques du Zapatisme, par G. Goutte p.39

Entretien autour de la radio Nomndaa, p.46

La Fédération Anarchiste

Liste des groupes de la FA, p.52


Grille des émissions de Radio Libertaire p.54

 

 

Le renouveau anarchiste au Mexique

La renaissance d’un véritable mouvement anarchiste date des années 1990. En 1991 se tient une Première rencontre nationale anarchiste. C’est cependant dans le sillage du souffle donné par l’insurrection zapatiste, qui elle-même n’est pas exempte d’influences libertaires, en particulier magonistes, en 1994, qu’une véritable activité reprend. Des dizaines de fanzines apparaissent, des groupes se forment et des lieux s’ouvrent, liés pour beaucoup à la scène anarcho-punk. Parmi ceux-ci, le Multi-forum Alicia est l’un des lieux où s’exprime la contre-culture de la capitale et où viennent jouer de nombreux groupes liés à la scène ska-punk et alternative. Il s’est également investi, dans les premiers temps, dans le soutien à l’EZLN. Depuis 1997, dans l’État de Oaxaca, le Conseil indigène populaire de Oaxaca-Ricardo Flores Magón, qui se réclame de l’héritage de l’anarchiste, fonctionne comme une organisation de communautés indigènes.


Aujourd’hui, plusieurs lieux accueillent, à Mexico, les différentes initiatives libertaires. Chaque samedi, divers collectifs se retrouvent au Tianguis del Chopo, un marché alternatif, pour discuter et diffuser leur propagande. Le Centre social libertaire-Ricardo Flores Magón, local du Collectif autonome magoniste (Cama), accueille débats et discussions. À côté de la faculté de lettres et de philosophie, l’auditorio Che-Guevara, occupé depuis la grève de l’université en 1999-2000, constitue un lieu de rencontre et d’activités. Il dispose d’une bibliothèque, d’un atelier de sérigraphie, d’un restaurant végétarien, d’une salle de concert et propose de nombreux ateliers : cours d’autodéfense réservé aux femmes, ateliers vidéos, etc.


Il existe aussi des dizaines de groupes, répartis sur tout le territoire. Certains, comme le Cama, entretiennent des liens avec des organisations indigènes et paysannes de Oaxaca, avec lesquelles ils ont formé l’Alliance magoniste zapatiste (AMZ). Au-delà même des groupes se revendiquant comme anarchistes, il est indéniable que la pensée libertaire irrigue de multiples mouvements sociaux, comme on a pu le constater lors de la Commune d’Oaxaca en 2006, où tout un peuple s’est soulevé contre le pouvoir autoritaire du gouverneur de l’État. Des groupes comme Voix oaxaquègnes construisant l’autonomie et la liberté (Vocal) y ont d’ailleurs joué un rôle important.


Outre leur participation aux luttes sociales, les anarchistes mexicains déploient une grande activité culturelle (lire la suite)

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 22:19

Découvrez le programme prometteur et très varié en cliquant sur l'affiche ! (L'affiche annonce du 9 au 12 août mais ça démarre bien le 8 car devant l'affluence attendue selon les retours que l'on a déjà, le programme a été allongé ! )... et, pour notre part, on a choisi de mettre un "s" à "rencontres" car on les espère "plurielles", tout de même !

 

anarchisme2012.ch

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:04

    Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d'un peu partout. Le dimanche étant une journée d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance, et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.

    Retournons plus précisément sur cette journée :

    Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
    Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe « médical » autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement à la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.
    Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

    Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d'auto-médiation.

    Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée.
    Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.
    L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même violence.
    L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entraîné son repli immédiat.

    En ce qui concerne les blessés-es :

    - Une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
    - Une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement altérée de manière irréversible à 1/20ème.
    Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.
    Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?
    - Une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.
    Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades  assourdissantes et de désencerclement. En explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeur, jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.
    Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras) chez une blessée. L'un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de l'avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu'on ne lui a pas retiré tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.
    Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans poser problème, à court comme à long terme.

    A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es de la polyclinique d'Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les collabos !
    Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d'accès. La répression prime clairement sur l'assistance.

    Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps à cicatriser... Marques façonnant,  mais n'effaçant rien de notre désir de révolte.
    Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'État ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur.
Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical » (mediccaen arobase riseup point net)

Infos sur la lutte anti-THT :
- https://stop-tht.org,
- https://antitht.noblogs.org
- www.percysoustension.fr

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:46

Article repris à Basta Mag (merci à ce très intéressant journal !)

 

La Bretagne n’élève pas seulement des cochons et des volailles. Elle est aussi la première région française productrice de tomates : 200 000 tonnes y sont ramassées chaque année. Une « prouesse » qui nécessite une grande consommation d’énergie et multiplie les émissions de CO2. Dans les serres surchauffées, où les tomates bretonnes poussent sur des tapis de laine de verre ou de fibre de coco, le travail est souvent pénible, mal payé et parfois dangereux pour la santé. Reportage.

 

Douze kilos : c’est la quantité moyenne de tomates que mangent les Français chaque année. Avis aux fans de ce fruit-légume originaire d’Amérique du Sud, s’ils veulent en manger 12 mois par an : de novembre à mai, les tomates sont importées, essentiellement du Maroc et d’Espagne, où le soleil brille plus chaudement mais où les salaires ne flambent pas, loin de là. Ce qui permet de compenser les coûts liés au transport, tant que ceux-ci n’intègrent pas le coût de la pollution. Les premières tomates cultivées en France arrivent du Sud-Est à la mi-février. À partir du mois de mars apparaissent sur les étals des tomates de Bretagne, première région productrice de l’Hexagone.

 

Les tomates hors-sol poussent dans la laine de verre


Pour devancer le printemps, on les fait passer du plein air aux serres chauffées. Et de la terre à la laine. « On avait beaucoup de problèmes de maladies, liées au sol, témoigne un producteur breton. Du coup, on a décidé de se passer de sol. Les tomates poussent désormais dans de la laine de roche et/ou de verre, ou plus souvent dans la fibre de coco. On leur amène au goutte-à-goutte tout ce qui leur faut en éléments nutritifs et en eau. »


Le « boom » des tomates en Bretagne, terre traditionnelle de production légumière, a commencé au début des années 1990. Entre 1995 et 2004, les surfaces de serres chauffées ont quasiment quadruplé en Bretagne, passant de 87 à 330 hectares. Et les cultures de plein champ ont été réduites de 70 %. Les rendements ont explosé. La Bretagne devrait cette année produire environ 200 000 tonnes de tomates, sur 600 000 au total en France [1]. Mais le « hors-saison » coûte cher : les dépenses énergétiques (chauffage essentiellement, mais aussi éclairage et irrigation) représentent 30 % des coûts directs de production [2]. Pour une exploitation de deux hectares de serres (surface moyenne dans l’Ouest), cela représente entre 280 000 et 340 000 euros par an ! Pour produire un kilo de tomates, il faut dépenser 13 kWh. Soit la consommation quotidienne d’une famille de quatre personnes dans une maison bien isolée.

 

Un travail aussi pénible qu’à l’usine


« Des aliments produits localement mais "hors-saison" sous serre chauffée pourront consommer plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport », précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un avis publié en avril dernier [3]. Pour réduire les coûts, quelques systèmes de cogénération, alimentés au gaz naturel, ont été mis en place. Ils permettent de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Une partie du CO2 libéré est réinjecté dans les serres. Mais ces systèmes « restent compliqués à mettre en œuvre », selon Yvon Auffret, président du Cerafel, premier groupement breton de producteurs de légumes. « Et les coûts de rachat par EDF de l’électricité produite ne sont pas, pour l’instant, très intéressants pour les producteurs. »


Côté conditions de travail, la Bretagne ne ressemble pas (encore ?) à l’Andalousie. Mais le boulot reste pénible, peu rémunéré et souvent sans perspectives d’évolution. « Le plus dur, c’est la chaleur, les jours où le soleil tape sur la serre », explique Erika [4], institutrice roumaine de 30 ans, saisonnière dans les serres de tomates du Morbihan pendant cinq à six mois chaque année, depuis trois ans. « La chaleur, c’est épuisant, confirme Benjamin, qui a été saisonnier pendant huit ans avant de décrocher un CDI comme chef de culture. Il faut être très endurant. Et puis on répète les mêmes gestes toute la journée. Comme à l’usine. Cela peut provoquer des tendinites. »

 

Porter 2 tonnes de tomates par jour


« Il faut aller vite », précise Erika. L’exploitation où elle travaille est dotée d’une pointeuse qui permet de connaître le nombre de kilos cueillis par chaque salarié. Les moins rapides ont parfois droit à une convocation dans le bureau du patron. « Pour les variétés les plus grosses, comme la charnue, je cueille 250 kilos par heure », décrit Erika. Soit plus de 2 tonnes par jour, qu’elle doit porter ! « Le soir, on est très fatigués. Et encore, nous sommes assis sur des charriots pour cueillir. Dans certaines serres, les salariés sont debout toute la journée. »


La plupart de ces salariés sont payés au Smic, à peine plus de 1 000 euros par mois. Mathilde, vingt-trois ans de carrière dans le secteur, est toujours, à 57 ans, payée au salaire minimum. Benjamin n’a jamais été augmenté quand il était saisonnier, payé au même tarif que les étudiants qui arrivaient sans aucune expérience. « Les gens ne disent rien. Tout le monde a peur, poursuit Mathilde. Les femmes que je connais veulent simplement garder leur travail. Elles ont des enfants à élever. Des maisons à payer. Elles sont bien contentes de trouver ces emplois près de chez elles. » C’est un secteur où il n’y a ni plaintes ni réclamations. « Le poids des salariés y est très faible, soupire un inspecteur du travail. La MSA [Mutualité sociale agricole, ndlr] les porte à bout de bras. Nous aussi. Mais nous avons de grandes difficultés à trouver des représentants salariés pour cette branche dans les instances censées être paritaires, comme les commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CPHSCT]. »


Les plus corvéables sont évidemment les travailleurs étrangers. Pour le moment peu nombreux dans l’Ouest, ils représentent moins de 10 % de la main-d’œuvre. Mais il se murmure dans certains coins de campagne que le recours à des prestataires étrangers va devenir indispensable pour pouvoir s’en sortir. « Pour beaucoup de producteurs, la situation économique est très difficile. Elle l’a d’ailleurs plus ou moins toujours été. Évidemment, cela ne favorise pas le respect de bonnes conditions de travail », glisse-t-on à l’inspection du travail.

 

Pulvérisation de pesticides sans protection


Côté exposition chimique, le secteur des tomates s’en sort plutôt bien, la plupart des producteurs ayant recours à la « lutte biologique ». Pour vaincre les insectes nuisibles, ils intègrent des insectes prédateurs – coccinelle contre les pucerons, par exemple. Mais il existe beaucoup d’autres insectes qui permettent de se passer de l’outil chimique. La « lutte biologique » n’empêche pas de recourir par ailleurs aux herbicides et aux fongicides. Selon un spécialiste de la lutte intégrée, le fait que les bourdons pollinisateurs (introduits en début de saison pour féconder les fleurs) et autres insectes résistent, est un signe évident de bonnes pratiques : « Ces insectes, qui proviennent d’élevages, sont fragiles. Ils ne résisteraient pas à des pulvérisations irraisonnées de produits chimiques. » Comme les producteurs régulent eux-mêmes le « climat » dans leurs serres, ils peuvent maîtriser l’apparition de maladies et de champignons. 

 

Les échanges entre producteurs bios et conventionnels, comme ceux qui se développent au sein de la coopérative Prince de Bretagne, marque du Cerafel, pourraient accélérer la diminution, voire l’abandon des produits phytosanitaires. Reste que les bonnes pratiques ne sont pas mises en place par tout le monde. Plusieurs salariés font état de traitement aux pesticides, dont ils ignorent la composition. « Le gars qui traite a une combinaison de cosmonaute, avec un masque. Nous, on est là, juste à côté en train de cueillir ou d’effeuiller. Et on nous dit qu’il n’y a pas de problème », rapporte l’un d’eux. En général, c’est le patron qui traite, ou les chefs de culture, sans toujours se protéger. « C’est impossible de respirer sous une serre en plein jour avec un masque et en fournissant un effort physique. On étouffe. Donc, en général, on ne met rien », explique Benjamin.

 

Des ventes à perte


Autre source d’exposition : le non-respect des délais de réentrée. Ce laps de temps post-traitement, précisé sur les notices d’utilisation des produits phytosanitaires, pendant lequel il ne faut pas pénétrer sur une surface traitée. Benjamin se souvient être entré dans une serre douze heures après sa désinfection aux pesticides en fin de saison. « C’était très difficile de respirer. On avait les yeux tout rouges. Ça nous piquait partout. » Cette pratique de « nettoyage intégral », après l’arrachage des pieds de tomates à l’automne, tendrait à disparaître, de nombreux producteurs la jugeant inutile et très chère. « Je sais que ces produits sont dangereux, admet un salarié. Je connais des agriculteurs qui ont la maladie de Parkinson à cause des pesticides. Mais c’est mon boulot. Je suis obligé. Qu’est-ce que je vais faire, sinon ? Et puis il faut bien que les gens mangent des tomates, non ? »


Malgré tous leurs efforts, les producteurs bretons sont soumis à la rude concurrence des tomates espagnoles et surtout marocaines, dont les volumes ne cessent d’augmenter. Les agriculteurs français vendent régulièrement à perte. « Le but de l’État, depuis les années 1960, c’est de faire en sorte que la nourriture soit bon marché. Il faut nourrir le monde à bas prix, estime Yvon Auffret. Au final, il faut bosser dur sans être assuré d’avoir un revenu. » Jusqu’à présent, les producteurs bios s’en sortent mieux, les baisses de rendement étant compensées par de meilleurs prix de vente. « Mais ce marché se tend, avertit Yvon Auffret. Il y a beaucoup d’importations en bio, y compris de l’hémisphère Sud. » Et les collectivités publiques, qui veulent de plus en plus de bio notamment dans les cantines, ne sont pas toujours exemplaires. Leurs appels d’offres favorisent trop souvent le moins-disant social, d’où qu’il vienne. Ce qui ralentit la transition de la filière bretonne vers l’agriculture biologique et freine les améliorations des conditions de travail.

 

Nolwenn Weiler

Photo : CC Jinax et gaudiramone

Notes

[1] Un dixième de la production régionale est exportée, principalement vers l’Allemagne.

[2] Selon une étude conjointe de l’Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement (Aile) et des chambres d’agriculture bretonnes de 2006, le prix de revient au m2 s’élève à quasiment 17 euros pour les serres chauffées au fioul (25 % du total), et à 14 euros environ pour le gaz naturel (65 % des surfaces) et pour le bois.

[3] Un exemple cité par l’Ademe : une salade cultivée sous serre en Allemagne, en plein hiver, aura un bilan deux fois plus élevé en termes d’émissions de CO2 (de la production à la consommation) qu’une salade importée d’Espagne, cultivée en plein air.

[4] Tous les prénoms ont été modifiés à la demande des interlocuteurs.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:11

Selon Ouest-France du 13 juillet 2012 : Quimperlé. 257 véhicules et 535 personnes contrôlés lors de la grande opération de gendarmerie, jeudi soir.

 

À Quimperlé, au rond-point de Kervidanou, se tenait hier jeudi soir une grande opération de contrôle menée par la gendarmerie, sur réquisition du procureur de la République et entre les compagnies de Lorient et de Quimperlé. Ainsi, 25 gendarmes sud-finistériens, placés sous les ordres du commandant Philippe Bonnin, faisaient dévier vers le rond-point de Kervidanou, tous les véhicules qui roulaient sur la RN 165 en provenance de Quimper. En sens inverse, à Auray, les gendarmes morbihannais menaient la même opération. But : lutter contre la délinquance itinérante.

Jeudi soir, les gendarmes quimperlois 257 véhicules et 535 personnes (sic). S’ils n’ont relevé aucun délit pénal, ils ont enregistré 1 conduite en état alcoolique, 1 défaut de permis, 3 non-mutation de carte-grise et 2 défauts de contrôle technique. Par ailleurs, leur voiture automatisée a effectué 1 200 contrôles de plaques minéralogiques et autant de vérification sans relever d’anomalie.

 

Selon Le Télégramme du 14 juillet 2012 : RN165. Opération de contrôle contre les cambriolages


Les gendarmes de la compagnie de Lorient ont déployé les grands moyens, jeudi soir, sur la RN165. Le trafic a été dévié durant deux heures, de 20h à 22h, sur l’aire de Saint-Goustan, à Auray, en direction de Lorient, pour un contrôle systématique des véhicules. « C’est une opération coup-de-poing pour rechercher les auteurs de vol et de cambriolage. Il y a une recrudescence dans le contexte de crise économique et de hausse de l’or », explique le commandant Laurent Le Coq. Une quarantaine d’hommes ont été mobilisés. Ils disposaient d’un véhicule d’intervention rapide, de pistolets mitrailleurs et d’une herse, pour stopper d’éventuels fuyards. Au total, 1.100 véhicules ont été contrôlés. 344 l’ont été de manière approfondie, avec vérification des papiers et visite des coffres, sur réquisition du procureur de la République de Lorient.

 

Ainsi, des hommes (et des femmes ?) armés, en uniforme, contrôlent systématiquement monsieur et madame tout le monde en pleine journée... N'y a-t-il pas comme une vague odeur d'occupation qui s'élève ? Le résultat est très maigre (la seule personne présentant un danger pour les autres est celle qui conduisait en état alcoolique, les autres infractions relevées ne font courir aucun risque à autrui) et sans lien avec le but annoncé "lutter contre la délinquance itinérante". Le véritable motif n'est-il pas de nous habituer à voir les forces de l'Etat occuper la voie... avant d'occuper le reste ? Il semble se confirmer que le Ministre de l'Intérieur, Valls, chausse ses bottes de Guéant pour parachever l'Etat policier et que, décidément, ce modèle de pompes lui sied à merveille ! La peur est ainsi insufflée à tout un chacun et donne illusion aux naïfs que l'Etat est là pour les protéger.

Or, on attend avec impatience les "opérations coup-de-poing" contre les paradis fiscaux, contre la délinquance financière... mais ces gens-là, on les laisse tranquilles. "Chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros" alors qu'Il connaît les fraudeurs... (Cf émissions là-bas si j'y suis, France Inter, des 3 et 4 mai, où a été invité Antoine Peillon pour son ouvrage "Ces 600 milliards qui manquent à la France - Enquête au coeur de l'évasion fiscale" réécoutables en cliquant ici et )

 

Mais voilà, police et gendarmerie ont d'autres préoccupations bien plus intéressantes, comme nous l'indiquait déjà Bourvil sur la tactique du gendarme :

"Contravention Allez, allez, / Pas d'discussion Allez, allez, / Exécution Allez, allez, / J'connais l'métier / La ta ca ta ca tac tac tique / Du gendarme, / C'est de verbaliser / Avec autorité."

ou Boris Vian dans la Java des chaussettes à clous !

 

 

Et aujourd'hui encore on aura du mal à contredire les paroles de "Police - milice" de Trust (1979) :

 

"Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police
T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices
T'iras te pavaner au milieu des carrefours
Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

[Répétition] :
Police : Milice organisée
Police : Milice prête à tirer
Police, Milice : Tout est factice

Et fais du zèle tu auras de l'avancement
Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens
Tu portes l'uniforme relève le défi
Société de consommation à base de képis

[Répétition]

Un jour la retraite que de souvenirs
Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes
Là tu pourras crever en paix en toute liberté

[Répétition]"

 

 

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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