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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 12:33

Les vacances, certains et certaines y ont le droit et d'autres pas... Hé oui, nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à cela comme face à bien d'autres choses... Néanmoins pendant les vacances, "on pense vacances" et, comme certains disent, l'actualité est au ralenti, enfin serait...

Sauf que ce sont peut être les esprits qui sont au ralenti... En effet les militants et militantes que nous sommes, sont souvent moins dispos que pendant les périodes dites d'activité.

Pourtant pendant les vacances, la vie continue... Les SDF sont toujours dans la rue et les chômeurs sont toujours convoqués. D'ailleurs en juillet 2011, les radiations de chômeurs n'avaient-elles pas augmenté de 25 % ?

Rassurons-nous avec les roses et les verts au pouvoir, pas de soucis à se faire... le changement est arrivé... Pas de craintes à avoir si l'on n'a rien à se reprocher...

Et pourtant la réalité est toute autre :

   Pas de changement en matière de boucs émissaires !

   Pas de changement en matière d'institutionnalisation de la maltraitance !

   Pas de chagement en matière de guerre aux pauvres !

L'équipe a changé mais les pratiques répugnantes demeurent et persistent.

Rien de tel qu'entretenir la haine en expulsant et en jettant à la rue les éternels stigmatisés qui vivent dans la misère, dans l'insalubrité comme disent les gens bien comme il faut...

Alors "ils" y vont et jettent leur chiens policiers entraînés depuis des années sur les éternels persécutés, tout en se justifiant à coup de lois, d'ordonnances de justice, de décrets d'insalubrité...

La haine de "l'étranger qui n'a pas le sou" car, bien entendu, les mafieux russes établis sur la côte n'ont pas de soucis à se faire en matière d'expulsion, la haine du squatter sont de vieilles ficelles pour entretenir l'ambiance putride.

Personnellement, nous ne croyons pas au changement venu des urnes et nous ne nous sommes pas illusionnés quant à l'avénement de François Hollande qui a tout de suite nommé à l'intérieur le dénommé Manuel Valls, poutant pas très en cour au PS (résultat aux primaires 5,6 %). Mais cette nomination avait bien entendu un sens. Ce sens que nous allons découvrir dans les mois à venir, c'est le sens de la répression ! (Les vidéos où le personnage s'expriment ne manquent pas sur le net...)

En attendant les "premiers servis" sont les squatters, avec l'expulsion du 260 av des Pyrénées à Paris hier.

Et les Rroms en région lilloise : http://lille.indymedia.org/spip.php?article27357

En région grenobloise : http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

En région lyonnaise : http://paris.indymedia.org/spip.php?article1144

L'expulsion des Rroms est symbolique et illustre bien que la politique de la peur menée par l'Etat continue bel et bien et que la guerre faite aux pauvres fait partie intégrante de cette politique de la peur au service du capitalisme :

http://www.lavoixdesallobroges.org/politique/356-itw-serge-quadrup

http://www.article11.info/?Mathieu-Rigouste-Meme-la-terreur-d

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:31

La coordination Stop nucléaire nous alerte :

 

"Une caravane à vélo auto-proclamée "les indignés du nucléaire" par les quelques organisateurs va rouler de Plogoff à Fessenheim. Cela ressemble à une initiative citoyenne mais quand on examine ce que réclament ces quelques inconnus, leurs mots d’ordre, on se rend compte qu’ils servent la soupe aux technocrates socialistes au gouvernement : organiser un débat sur l’énergie et faire croire qu’on est en démocratie avec le nucléaire !
 

 

Les mots d’ordre de la caravane à vélo

 
Des gens s’apprêtent à rouler à vélo sous les mots d’ordre suivant [1] :

    - réveiller le souvenir des résistances victorieuses à la déraison nucléaire,
    - exiger une date pour le débat sur l’énergie promis par le candidat Hollande,
    - réclamer un dorlotement exceptionnel des salariés des centrales nucléaires,
    - et fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire et le pouvoir en place disent « merci » : les organisateurs de la caravane les aident dans leur objectif de gérer le nucléaire le mieux possible. Les Japonais de la révolution des Hortensias sont-ils en train de demander une meilleure gestion du nucléaire ? Non. Pourtant les randonneurs à vélo en France, oui !

Les représentants associatifs et politiques antinucléaires au printemps 2012 ont aidé le « camarade » Hollande à prendre le contrôle du feu nucléaire, ils ratissent large et trompent leurs adhérents ensuite[2]. Il est naturel que les partisans de la croissance verte demandent un nouveau « Grenelle » à leur maître, cette fois-ci sur l’énergie spécifiquement.


Tous ces co-gestionnaires – Greenpeace, RAC, Agir pour l’Environnement, WWF, Fondation Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand et peut-être les Amis de la Terre et SDN –, nous préparent une nouvelle grande tromperie avec moult contraintes administratives nouvelles sur la base émotionnelle de bons sentiments « écologiques » comme « sauver la planète ».

    « Les gouvernements les plus honnêtes et ceux qui ont les meilleures intentions sont les plus dangereux. … Quand on est au pouvoir… parce qu’on croit que le pouvoir est le moyen nécessaire pour atteindre les fins qu’on se propose, on trouve tout naturellement et logiquement que ce qui est nécessaire, urgent et primordial, c’est de rester au pouvoir, - et pour rester au pouvoir, on accorde des privilèges pour se créer une cour d’intéressés qui vous soutienne, on constitue une force armée que vous défend et on traite d’ennemis tous ceux qui ne se plient pas à votre volonté. » (« Ecrits choisis » E. Malatesta).

Nous voulons que les choses soient claires. Nous disons : « arrêt immédiat du nucléaire » et cela signifie que nous ne sommes pas comme ces co-gestionnaires qui n’ont que des bons sentiments à la bouche, qui se trompent et qui trompent leurs adhérents. Nous voulons nous associer avec tous ceux qui veulent d’abord arrêter les réacteurs nucléaires. C’est ce que veulent désormais les Japonais[3]. Soyons vigilants et informons-les sur les dangers de la création d’un « parti vert » à l’image de ceux qui assurent la cogestion du nucléaire en Europe.

Faisons face à nos adversaires – l’Etat notamment qui ne veut pas arrêter les réacteurs - plutôt que de les aider à gérer leurs installations et leurs pollutions.

Contact : stop-nucleaire@yahoo.fr .

STOP NUCLEAIRE STOP CO-GESTIONNAIRES

[1] http://groupes.sortirdunucleaire.org/Caravane-a-velo-pour-sortir-du
[2] Les co-gestionnaires du nucléaire
[3] 7,5 millions de personnes ont signé pour la sortie du nucléaire (Le Monde 26 juillet 2012)"

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 20:37

La réalité est d'une clarté aveuglante... pour qui veut bien ouvrir les yeux ! Depuis le néolithique, toute évolution des sociétés s'accompagne d'une transformation du milieu, mais jusqu'au 18e siècle, les blessures infligées aux écosystèmes demeurent dérisoires. Après la révolution industrielle, les dégâts vont s'accélérer de manière vertigineuse, au point qu'aujourd'hui l'empreinte écologique de l'humanité, dans son ensemble, dépasse de plus de 20 % les capacités de régénération de la planète. C'est bien l'oeuvre du capitalisme auquel le gaspillage est inhérent : pour que les profits se maximalisent, il fallait une surproduction qui maintienne les prix le plus bas possible pour consommer à outrance. A 100 dollars le baril de pétrole, combien vaudra la vie humaine ?


Car la mondialisation du capitalisme anéantit dans un même mouvement l'Homme et le milieu naturel : d'un côté, perturbations climatiques, perte de biodiversité, épuisement des ressources, déforestation... ; de l'autre, plus de un milliard d'habitants vivant avec moins de un dollar par jour, 840 millions en sous-nutrition chronique, l'Afrique, continent sinistré, des inégalités qui explosent (la fameuse « fracture sociale »).


Alors que chaque année, plus de dix millions d'enfants meurent de maladies qui auraient pu être évitées, la communauté internationale s'est engagée à faire reculer la pauvreté d'ici à 2015. Donc, près de cent millions d'enfants vont mourir d'ici cette échéance ! Peut-on accepter ce défi cynique, oubliant qu'une révolution sociale assurerait rapidement une redistribution des richesses, dont se préoccupe, paraît-il, la Banque mondiale ?


Parce qu'il est fondé sur la concentration, sur l'accumulation du capital, le capitalisme ne peut assurer le partage des richesses produites. Il est par conséquent acculé à une croissance sans fin, dans le seul but d'empêcher le niveau de l'emploi de se détériorer trop rapidement et les pauvres de se révolter. Or cette croissance n'est plus possible sans compromettre les conditions de vie des générations futures. Jusqu'à quand une redistribution des miettes suffira-t-elle à maintenir un semblant de cohésion, de paix sociale ?


Aujourd'hui, la fonction idéologique du concept pervers de développement durable (et des mystifications qui lui sont associées : commerce équitable, entreprise citoyenne, placement éthique, économie sociale et solidaire...) est de faire croire que l'on peut résoudre les problèmes environnementaux dans le cadre du système qui les a créés. Le marché comme remède aux maux du marché.


Il faudrait croire que, dans le cadre du capitalisme, la société civile peut constituer un contrepoids aux tendances totalitaires des Etats et des marchés (alors que les 10.000 lobbyistes pour 626 députés à Bruxelles prouvent chaque jour le contraire). Il faudrait croire que le consommateur dispose d'un pouvoir considérable. Mais pourquoi attendre que des produits toxiques soient en rayons pour les boycotter ? Pourquoi ne pas s'organiser pour ne pas fabriquer ces produits nocifs ? Et si c'était seulement par lâcheté, par crainte de remettre en cause les rapports sociaux de production ? Sicco Mansholt lui-même, qui a dirigé la Commission européenne dans les années 70, affirmait : « Pour que l'humanité survive, il faut que le capitalisme meure ». Et s'il s'agissait d'un avertissement d'une grande lucidité ?

 

Faire croire à un capitalisme à visage humain constitue une imposture criminelle à l'égard des générations futures à qui nous sommes en train de construire des cimetières. Et même pour certains, la décroissance doit être soutenable... pour le capitalisme, bien sûr, ce qui est aberrant puisque ce système ne peut survivre sans croissance. Suivre les gourous de service dans leurs hypothèses fallacieuses, dans leurs discours lénifiants, dans leurs injonctions infantilisantes condamnerait nos propres enfants à des conditions de vie de plus en plus terribles : c'est chaque jour que le capitalisme accentue ses ravages ; trop de temps a déjà été perdu par les partisans du réformisme, du parlementarisme.


On ne saurait prétendre résoudre une crise de civilisation ni par des textes législatifs, ni par des mesures fiscales, ni par des remaniements ministériels, mais bien par une rupture avec le système actuel. Il s'agit, non pas d'aménager, mais de rompre avec un mode de production, de transformation, de distribution qui conduit à la fois à une impasse énergétique et à une impasse sociale. La présence, par exemple, de produits biologiques dans les rayons des grandes surfaces constitue, non pas une victoire sur la nourriture frelatée, mais une défaite face à la grande distribution capitaliste. Nous ne ferons pas l'économie d'une révolution sociale.


Article de Jean-Pierre Tertrais (membre du groupe La Sociale - FA Rennes) paru dans le Monde Libertaire, en 2005 mais toujours d'actualité (malheureusement...)

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 16:52

 

Où trouver ce hors-série près de chez vous ? Cliquez ici : http://www.trouverlapresse.com


mlHS45.pngActualité

Retour sur une élection présidentielle, par C. Albertani p.3

Arguments

200 après l'Indépendance du Mexique, par C. Albertani p.5


Guerres de l'eau au Mexique p.11

Dossier Central

Histoire de l'anarchisme au Mexique, par D. Doillon p.17

Les racines historiques du Zapatisme, par G. Goutte p.39

Entretien autour de la radio Nomndaa, p.46

La Fédération Anarchiste

Liste des groupes de la FA, p.52


Grille des émissions de Radio Libertaire p.54

 

 

Le renouveau anarchiste au Mexique

La renaissance d’un véritable mouvement anarchiste date des années 1990. En 1991 se tient une Première rencontre nationale anarchiste. C’est cependant dans le sillage du souffle donné par l’insurrection zapatiste, qui elle-même n’est pas exempte d’influences libertaires, en particulier magonistes, en 1994, qu’une véritable activité reprend. Des dizaines de fanzines apparaissent, des groupes se forment et des lieux s’ouvrent, liés pour beaucoup à la scène anarcho-punk. Parmi ceux-ci, le Multi-forum Alicia est l’un des lieux où s’exprime la contre-culture de la capitale et où viennent jouer de nombreux groupes liés à la scène ska-punk et alternative. Il s’est également investi, dans les premiers temps, dans le soutien à l’EZLN. Depuis 1997, dans l’État de Oaxaca, le Conseil indigène populaire de Oaxaca-Ricardo Flores Magón, qui se réclame de l’héritage de l’anarchiste, fonctionne comme une organisation de communautés indigènes.


Aujourd’hui, plusieurs lieux accueillent, à Mexico, les différentes initiatives libertaires. Chaque samedi, divers collectifs se retrouvent au Tianguis del Chopo, un marché alternatif, pour discuter et diffuser leur propagande. Le Centre social libertaire-Ricardo Flores Magón, local du Collectif autonome magoniste (Cama), accueille débats et discussions. À côté de la faculté de lettres et de philosophie, l’auditorio Che-Guevara, occupé depuis la grève de l’université en 1999-2000, constitue un lieu de rencontre et d’activités. Il dispose d’une bibliothèque, d’un atelier de sérigraphie, d’un restaurant végétarien, d’une salle de concert et propose de nombreux ateliers : cours d’autodéfense réservé aux femmes, ateliers vidéos, etc.


Il existe aussi des dizaines de groupes, répartis sur tout le territoire. Certains, comme le Cama, entretiennent des liens avec des organisations indigènes et paysannes de Oaxaca, avec lesquelles ils ont formé l’Alliance magoniste zapatiste (AMZ). Au-delà même des groupes se revendiquant comme anarchistes, il est indéniable que la pensée libertaire irrigue de multiples mouvements sociaux, comme on a pu le constater lors de la Commune d’Oaxaca en 2006, où tout un peuple s’est soulevé contre le pouvoir autoritaire du gouverneur de l’État. Des groupes comme Voix oaxaquègnes construisant l’autonomie et la liberté (Vocal) y ont d’ailleurs joué un rôle important.


Outre leur participation aux luttes sociales, les anarchistes mexicains déploient une grande activité culturelle (lire la suite)

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 22:19

Découvrez le programme prometteur et très varié en cliquant sur l'affiche ! (L'affiche annonce du 9 au 12 août mais ça démarre bien le 8 car devant l'affluence attendue selon les retours que l'on a déjà, le programme a été allongé ! )... et, pour notre part, on a choisi de mettre un "s" à "rencontres" car on les espère "plurielles", tout de même !

 

anarchisme2012.ch

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:04

    Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d'un peu partout. Le dimanche étant une journée d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance, et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.

    Retournons plus précisément sur cette journée :

    Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
    Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe « médical » autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement à la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.
    Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

    Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d'auto-médiation.

    Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée.
    Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.
    L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même violence.
    L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entraîné son repli immédiat.

    En ce qui concerne les blessés-es :

    - Une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
    - Une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement altérée de manière irréversible à 1/20ème.
    Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.
    Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?
    - Une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.
    Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades  assourdissantes et de désencerclement. En explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeur, jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.
    Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras) chez une blessée. L'un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de l'avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu'on ne lui a pas retiré tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.
    Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans poser problème, à court comme à long terme.

    A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es de la polyclinique d'Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les collabos !
    Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d'accès. La répression prime clairement sur l'assistance.

    Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps à cicatriser... Marques façonnant,  mais n'effaçant rien de notre désir de révolte.
    Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'État ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur.
Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical » (mediccaen arobase riseup point net)

Infos sur la lutte anti-THT :
- https://stop-tht.org,
- https://antitht.noblogs.org
- www.percysoustension.fr

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:46

Article repris à Basta Mag (merci à ce très intéressant journal !)

 

La Bretagne n’élève pas seulement des cochons et des volailles. Elle est aussi la première région française productrice de tomates : 200 000 tonnes y sont ramassées chaque année. Une « prouesse » qui nécessite une grande consommation d’énergie et multiplie les émissions de CO2. Dans les serres surchauffées, où les tomates bretonnes poussent sur des tapis de laine de verre ou de fibre de coco, le travail est souvent pénible, mal payé et parfois dangereux pour la santé. Reportage.

 

Douze kilos : c’est la quantité moyenne de tomates que mangent les Français chaque année. Avis aux fans de ce fruit-légume originaire d’Amérique du Sud, s’ils veulent en manger 12 mois par an : de novembre à mai, les tomates sont importées, essentiellement du Maroc et d’Espagne, où le soleil brille plus chaudement mais où les salaires ne flambent pas, loin de là. Ce qui permet de compenser les coûts liés au transport, tant que ceux-ci n’intègrent pas le coût de la pollution. Les premières tomates cultivées en France arrivent du Sud-Est à la mi-février. À partir du mois de mars apparaissent sur les étals des tomates de Bretagne, première région productrice de l’Hexagone.

 

Les tomates hors-sol poussent dans la laine de verre


Pour devancer le printemps, on les fait passer du plein air aux serres chauffées. Et de la terre à la laine. « On avait beaucoup de problèmes de maladies, liées au sol, témoigne un producteur breton. Du coup, on a décidé de se passer de sol. Les tomates poussent désormais dans de la laine de roche et/ou de verre, ou plus souvent dans la fibre de coco. On leur amène au goutte-à-goutte tout ce qui leur faut en éléments nutritifs et en eau. »


Le « boom » des tomates en Bretagne, terre traditionnelle de production légumière, a commencé au début des années 1990. Entre 1995 et 2004, les surfaces de serres chauffées ont quasiment quadruplé en Bretagne, passant de 87 à 330 hectares. Et les cultures de plein champ ont été réduites de 70 %. Les rendements ont explosé. La Bretagne devrait cette année produire environ 200 000 tonnes de tomates, sur 600 000 au total en France [1]. Mais le « hors-saison » coûte cher : les dépenses énergétiques (chauffage essentiellement, mais aussi éclairage et irrigation) représentent 30 % des coûts directs de production [2]. Pour une exploitation de deux hectares de serres (surface moyenne dans l’Ouest), cela représente entre 280 000 et 340 000 euros par an ! Pour produire un kilo de tomates, il faut dépenser 13 kWh. Soit la consommation quotidienne d’une famille de quatre personnes dans une maison bien isolée.

 

Un travail aussi pénible qu’à l’usine


« Des aliments produits localement mais "hors-saison" sous serre chauffée pourront consommer plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport », précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un avis publié en avril dernier [3]. Pour réduire les coûts, quelques systèmes de cogénération, alimentés au gaz naturel, ont été mis en place. Ils permettent de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Une partie du CO2 libéré est réinjecté dans les serres. Mais ces systèmes « restent compliqués à mettre en œuvre », selon Yvon Auffret, président du Cerafel, premier groupement breton de producteurs de légumes. « Et les coûts de rachat par EDF de l’électricité produite ne sont pas, pour l’instant, très intéressants pour les producteurs. »


Côté conditions de travail, la Bretagne ne ressemble pas (encore ?) à l’Andalousie. Mais le boulot reste pénible, peu rémunéré et souvent sans perspectives d’évolution. « Le plus dur, c’est la chaleur, les jours où le soleil tape sur la serre », explique Erika [4], institutrice roumaine de 30 ans, saisonnière dans les serres de tomates du Morbihan pendant cinq à six mois chaque année, depuis trois ans. « La chaleur, c’est épuisant, confirme Benjamin, qui a été saisonnier pendant huit ans avant de décrocher un CDI comme chef de culture. Il faut être très endurant. Et puis on répète les mêmes gestes toute la journée. Comme à l’usine. Cela peut provoquer des tendinites. »

 

Porter 2 tonnes de tomates par jour


« Il faut aller vite », précise Erika. L’exploitation où elle travaille est dotée d’une pointeuse qui permet de connaître le nombre de kilos cueillis par chaque salarié. Les moins rapides ont parfois droit à une convocation dans le bureau du patron. « Pour les variétés les plus grosses, comme la charnue, je cueille 250 kilos par heure », décrit Erika. Soit plus de 2 tonnes par jour, qu’elle doit porter ! « Le soir, on est très fatigués. Et encore, nous sommes assis sur des charriots pour cueillir. Dans certaines serres, les salariés sont debout toute la journée. »


La plupart de ces salariés sont payés au Smic, à peine plus de 1 000 euros par mois. Mathilde, vingt-trois ans de carrière dans le secteur, est toujours, à 57 ans, payée au salaire minimum. Benjamin n’a jamais été augmenté quand il était saisonnier, payé au même tarif que les étudiants qui arrivaient sans aucune expérience. « Les gens ne disent rien. Tout le monde a peur, poursuit Mathilde. Les femmes que je connais veulent simplement garder leur travail. Elles ont des enfants à élever. Des maisons à payer. Elles sont bien contentes de trouver ces emplois près de chez elles. » C’est un secteur où il n’y a ni plaintes ni réclamations. « Le poids des salariés y est très faible, soupire un inspecteur du travail. La MSA [Mutualité sociale agricole, ndlr] les porte à bout de bras. Nous aussi. Mais nous avons de grandes difficultés à trouver des représentants salariés pour cette branche dans les instances censées être paritaires, comme les commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CPHSCT]. »


Les plus corvéables sont évidemment les travailleurs étrangers. Pour le moment peu nombreux dans l’Ouest, ils représentent moins de 10 % de la main-d’œuvre. Mais il se murmure dans certains coins de campagne que le recours à des prestataires étrangers va devenir indispensable pour pouvoir s’en sortir. « Pour beaucoup de producteurs, la situation économique est très difficile. Elle l’a d’ailleurs plus ou moins toujours été. Évidemment, cela ne favorise pas le respect de bonnes conditions de travail », glisse-t-on à l’inspection du travail.

 

Pulvérisation de pesticides sans protection


Côté exposition chimique, le secteur des tomates s’en sort plutôt bien, la plupart des producteurs ayant recours à la « lutte biologique ». Pour vaincre les insectes nuisibles, ils intègrent des insectes prédateurs – coccinelle contre les pucerons, par exemple. Mais il existe beaucoup d’autres insectes qui permettent de se passer de l’outil chimique. La « lutte biologique » n’empêche pas de recourir par ailleurs aux herbicides et aux fongicides. Selon un spécialiste de la lutte intégrée, le fait que les bourdons pollinisateurs (introduits en début de saison pour féconder les fleurs) et autres insectes résistent, est un signe évident de bonnes pratiques : « Ces insectes, qui proviennent d’élevages, sont fragiles. Ils ne résisteraient pas à des pulvérisations irraisonnées de produits chimiques. » Comme les producteurs régulent eux-mêmes le « climat » dans leurs serres, ils peuvent maîtriser l’apparition de maladies et de champignons. 

 

Les échanges entre producteurs bios et conventionnels, comme ceux qui se développent au sein de la coopérative Prince de Bretagne, marque du Cerafel, pourraient accélérer la diminution, voire l’abandon des produits phytosanitaires. Reste que les bonnes pratiques ne sont pas mises en place par tout le monde. Plusieurs salariés font état de traitement aux pesticides, dont ils ignorent la composition. « Le gars qui traite a une combinaison de cosmonaute, avec un masque. Nous, on est là, juste à côté en train de cueillir ou d’effeuiller. Et on nous dit qu’il n’y a pas de problème », rapporte l’un d’eux. En général, c’est le patron qui traite, ou les chefs de culture, sans toujours se protéger. « C’est impossible de respirer sous une serre en plein jour avec un masque et en fournissant un effort physique. On étouffe. Donc, en général, on ne met rien », explique Benjamin.

 

Des ventes à perte


Autre source d’exposition : le non-respect des délais de réentrée. Ce laps de temps post-traitement, précisé sur les notices d’utilisation des produits phytosanitaires, pendant lequel il ne faut pas pénétrer sur une surface traitée. Benjamin se souvient être entré dans une serre douze heures après sa désinfection aux pesticides en fin de saison. « C’était très difficile de respirer. On avait les yeux tout rouges. Ça nous piquait partout. » Cette pratique de « nettoyage intégral », après l’arrachage des pieds de tomates à l’automne, tendrait à disparaître, de nombreux producteurs la jugeant inutile et très chère. « Je sais que ces produits sont dangereux, admet un salarié. Je connais des agriculteurs qui ont la maladie de Parkinson à cause des pesticides. Mais c’est mon boulot. Je suis obligé. Qu’est-ce que je vais faire, sinon ? Et puis il faut bien que les gens mangent des tomates, non ? »


Malgré tous leurs efforts, les producteurs bretons sont soumis à la rude concurrence des tomates espagnoles et surtout marocaines, dont les volumes ne cessent d’augmenter. Les agriculteurs français vendent régulièrement à perte. « Le but de l’État, depuis les années 1960, c’est de faire en sorte que la nourriture soit bon marché. Il faut nourrir le monde à bas prix, estime Yvon Auffret. Au final, il faut bosser dur sans être assuré d’avoir un revenu. » Jusqu’à présent, les producteurs bios s’en sortent mieux, les baisses de rendement étant compensées par de meilleurs prix de vente. « Mais ce marché se tend, avertit Yvon Auffret. Il y a beaucoup d’importations en bio, y compris de l’hémisphère Sud. » Et les collectivités publiques, qui veulent de plus en plus de bio notamment dans les cantines, ne sont pas toujours exemplaires. Leurs appels d’offres favorisent trop souvent le moins-disant social, d’où qu’il vienne. Ce qui ralentit la transition de la filière bretonne vers l’agriculture biologique et freine les améliorations des conditions de travail.

 

Nolwenn Weiler

Photo : CC Jinax et gaudiramone

Notes

[1] Un dixième de la production régionale est exportée, principalement vers l’Allemagne.

[2] Selon une étude conjointe de l’Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement (Aile) et des chambres d’agriculture bretonnes de 2006, le prix de revient au m2 s’élève à quasiment 17 euros pour les serres chauffées au fioul (25 % du total), et à 14 euros environ pour le gaz naturel (65 % des surfaces) et pour le bois.

[3] Un exemple cité par l’Ademe : une salade cultivée sous serre en Allemagne, en plein hiver, aura un bilan deux fois plus élevé en termes d’émissions de CO2 (de la production à la consommation) qu’une salade importée d’Espagne, cultivée en plein air.

[4] Tous les prénoms ont été modifiés à la demande des interlocuteurs.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:11

Selon Ouest-France du 13 juillet 2012 : Quimperlé. 257 véhicules et 535 personnes contrôlés lors de la grande opération de gendarmerie, jeudi soir.

 

À Quimperlé, au rond-point de Kervidanou, se tenait hier jeudi soir une grande opération de contrôle menée par la gendarmerie, sur réquisition du procureur de la République et entre les compagnies de Lorient et de Quimperlé. Ainsi, 25 gendarmes sud-finistériens, placés sous les ordres du commandant Philippe Bonnin, faisaient dévier vers le rond-point de Kervidanou, tous les véhicules qui roulaient sur la RN 165 en provenance de Quimper. En sens inverse, à Auray, les gendarmes morbihannais menaient la même opération. But : lutter contre la délinquance itinérante.

Jeudi soir, les gendarmes quimperlois 257 véhicules et 535 personnes (sic). S’ils n’ont relevé aucun délit pénal, ils ont enregistré 1 conduite en état alcoolique, 1 défaut de permis, 3 non-mutation de carte-grise et 2 défauts de contrôle technique. Par ailleurs, leur voiture automatisée a effectué 1 200 contrôles de plaques minéralogiques et autant de vérification sans relever d’anomalie.

 

Selon Le Télégramme du 14 juillet 2012 : RN165. Opération de contrôle contre les cambriolages


Les gendarmes de la compagnie de Lorient ont déployé les grands moyens, jeudi soir, sur la RN165. Le trafic a été dévié durant deux heures, de 20h à 22h, sur l’aire de Saint-Goustan, à Auray, en direction de Lorient, pour un contrôle systématique des véhicules. « C’est une opération coup-de-poing pour rechercher les auteurs de vol et de cambriolage. Il y a une recrudescence dans le contexte de crise économique et de hausse de l’or », explique le commandant Laurent Le Coq. Une quarantaine d’hommes ont été mobilisés. Ils disposaient d’un véhicule d’intervention rapide, de pistolets mitrailleurs et d’une herse, pour stopper d’éventuels fuyards. Au total, 1.100 véhicules ont été contrôlés. 344 l’ont été de manière approfondie, avec vérification des papiers et visite des coffres, sur réquisition du procureur de la République de Lorient.

 

Ainsi, des hommes (et des femmes ?) armés, en uniforme, contrôlent systématiquement monsieur et madame tout le monde en pleine journée... N'y a-t-il pas comme une vague odeur d'occupation qui s'élève ? Le résultat est très maigre (la seule personne présentant un danger pour les autres est celle qui conduisait en état alcoolique, les autres infractions relevées ne font courir aucun risque à autrui) et sans lien avec le but annoncé "lutter contre la délinquance itinérante". Le véritable motif n'est-il pas de nous habituer à voir les forces de l'Etat occuper la voie... avant d'occuper le reste ? Il semble se confirmer que le Ministre de l'Intérieur, Valls, chausse ses bottes de Guéant pour parachever l'Etat policier et que, décidément, ce modèle de pompes lui sied à merveille ! La peur est ainsi insufflée à tout un chacun et donne illusion aux naïfs que l'Etat est là pour les protéger.

Or, on attend avec impatience les "opérations coup-de-poing" contre les paradis fiscaux, contre la délinquance financière... mais ces gens-là, on les laisse tranquilles. "Chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros" alors qu'Il connaît les fraudeurs... (Cf émissions là-bas si j'y suis, France Inter, des 3 et 4 mai, où a été invité Antoine Peillon pour son ouvrage "Ces 600 milliards qui manquent à la France - Enquête au coeur de l'évasion fiscale" réécoutables en cliquant ici et )

 

Mais voilà, police et gendarmerie ont d'autres préoccupations bien plus intéressantes, comme nous l'indiquait déjà Bourvil sur la tactique du gendarme :

"Contravention Allez, allez, / Pas d'discussion Allez, allez, / Exécution Allez, allez, / J'connais l'métier / La ta ca ta ca tac tac tique / Du gendarme, / C'est de verbaliser / Avec autorité."

ou Boris Vian dans la Java des chaussettes à clous !

 

 

Et aujourd'hui encore on aura du mal à contredire les paroles de "Police - milice" de Trust (1979) :

 

"Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police
T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices
T'iras te pavaner au milieu des carrefours
Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

[Répétition] :
Police : Milice organisée
Police : Milice prête à tirer
Police, Milice : Tout est factice

Et fais du zèle tu auras de l'avancement
Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens
Tu portes l'uniforme relève le défi
Société de consommation à base de képis

[Répétition]

Un jour la retraite que de souvenirs
Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes
Là tu pourras crever en paix en toute liberté

[Répétition]"

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:19

gouel divroadel mail-85910

 

GENERAL STRIKE et KEEP THE RAGE présentent :

A partir de 15h :

Projection du documentaire "Les sentiers de l'utopie" suivie d'un débat

Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post- capitalistes. Ils n’étaient pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme. Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d’un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d’une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes. De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l’ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d’un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l’Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d’autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd’hui.

GOUEL-DIVROADEL.jpgA 18h apéro/concert en extérieur avec PIZZZA (anarcho variété hiphop)

A 20h concerts en intérieur avec :

- HEYOKA (anarcho-punk Dijon)
- SPANNER (ska punk militant UK)
- COP ON FIRE (punk dub Belgique)
- MAUVAISE GRAINE (anarcho-punk Lorient)
- PRIMEVAL SOUP (punk UK)


Restauration végane sur place à prix libre, préparée par la cantine SCHMRUTZ.

L'entrée est libre l'après midi et le concert du soir en intérieur est à 8€.

Ca se passe au Café de la Pente à Rochefort en Terre (Morbihan)

Contacts : keeptherage@mailoo.org ou generalstrike.asso@voila.fr

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:55

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale :


"Dans l’intérêt général des salariés, les organisations CFDT- FO- CGT- CFTC appellent à participer massivement au rassemblement le samedi 30 juin 2012 à 10h00 à Vannes à la Rabine avec prise de parole.
Vous, salariés, avec les syndicats, exigez :
     Le maintien de l’intégralité du groupe.
     La sauvegarde de tous les emplois, des outils de production.
     Des droits nouveaux pour les salariés et leurs organisations.
     La reconnaissance des salariés qui ont créé la richesse de l’entreprise.
   Les salariés ne sont en rien responsables de la situation, toutes les responsabilités incombent à la stratégie du groupe Doux.
Ensemble dans l’unité la plus large, luttons pour notre avenir.
Présence indispensable de tous les salariés.
Venez nombreux à Vannes (salariés, amis, voisins, retraités…etc...)
NON AU DEMANTELEMENT DU GROUPE"

Nous n'avons pas participé à cette manifestation à l'appel de l'intersyndicale. Non parce que nous voudrions que les salarié-e-s se retrouvent au chômage... car nous sommes solidaires avec les exploité-e-s mais, justement, pour des raisons à la fois sociales, écologiques et de santé publique.

Raisons sociales :
  

   Chômage ici...
Doux est un élément clé de l'agriculture industrielle bretonne. Par son implantation au Brésil, il était même une multinationale qui n'a pas hésité à délocaliser avec tous les travers de ce type d'entreprises (exploiteurs de la main-d'oeuvre, mauvaise paye, dégâts environnementaux...).
Contrairement à ce que laisse entendre le patronat de l'agroalimentaire en Bretagne et ailleurs, cette "modernisation" du système agricole détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée... et elle continue dans cette voie. En effet, pour répondre aux impératifs de productivité et de marge de profits, il a fallu agrandir les exploitations, les équiper (en matériel, en produits chimiques dits phyto sanitaires et en médicaments - antibiotiques, vaccins... -)... et réduire le nombre de paysans. Cette élimination planifiée de la petite paysannerie, avec l'appui des pouvoirs publics (Etat et Union Européenne), n'a pas été sans conséquences : désertification rurale, mise au chômage, suicides, dépression, et prolétarisation vers les usines de l'agro alimentaire, d'autant que celles-ci ont largement recours au personnel intérimaire. Sur les 50 dernières années, le bilan en termes d'emplois créés dans l'agro par rapport à l'élimination des petits paysans (et des emplois qui étaient attachés à une vie rurale plus intense) est évidemment déficitaire (en Bretagne, de 169 000 exploitations agricoles en 1969, on tombe à 33 000 en 2009 alors que, parallèlement, le nombre de salariés de l'agroalimentaire était de 69 000 au 31 décembre 2009, et ce avec une population bretonne qui a augmenté...).

La réorganisation de l'agriculture capitaliste n'est pas encore achevée et de nombreux agriculteurs et éleveurs vont encore mettre la clé sous la porte et revendre leurs terres aux grosses exploitations.
Soutenir le système Doux (notamment ce qu'on appelle les élevages intégrés, soit disant indépendants parce que non salariés mais, en réalité, complètement enchaînés à l'industriel), c'est soutenir l'élimination de la petite paysannerie, c'est-à-dire l'accroissement du chômage !

    ...et chômage là-bas

Dans les usines Doux, du poulet "bas de gamme" est produit à destination du marché africain. Ses exportations, souvent subventionnées, cassent le marché des petits producteurs locaux de volailles... lesquels se retrouvent au chômage et migrent souvent désoeuvrés vers les (bidon)-villes... et parfois plus loin. L’appel intersyndical ne bat-il pas de l'aile (si l'on ose dire) avec de telles revendications ? Où est passé l’internationalisme syndicaliste ? Plonger des prolétaires dans la misère, ici ou là-bas, est pour nous tout aussi révoltant.


De même, il est de notoriété publique (confirmée par des études) que le travail dans les usines telles celles de Doux développent des maladies professionnelles (troubles musculo squelettiques) et un taux d'accidents du travail plus élevé que la moyenne. Lire l'article de bastamag " les forçats de la volaille". Extrait : "Sur le site « Père Dodu » (Doux) à Quimper, « Le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures…) », détaillait Raymond Gouiffès, délégué syndical de la CGT, chez Doux. Est-ce rendre service aux travailleurs et travailleuses de vouloir les faire retourner dans ces lieux d'exploitation et qui leur ruinent la santé ?


Raisons écologiques :


D'autres ont déjà effectué le bilan de l'élevage intensif et de l'agroalimentaire (dont Doux) qui lui est lié : pollution des cours d'eau, pollution de l'air (particules de pesticides en divagation), algues vertes, déforestation en Amazonie (pour la culture de soja fourrager, souvent Ogm, destiné aux animaux d'élevage européens, entre autres), émission de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote...), utilisation de carburant pour l'importation d'aliments d'élevage et exportation des produits finis... De même, les productions animales, du début à la fin de la filière, consomment énormément d'eau potable.

Raisons de santé publique :


Les élevages concentrationnaires impliquent l'utilisation massive d'antibiotiques pour une double raison : d'une part faire face aux multiples germes qui peuvent pulluler, d'autre part accélérer la croissance des animaux. Ce recours fréquent aux antibiotiques génère une résistance des bactéries à ce type de médicaments... et rend toute la population humaine plus vulnérable. Des résidus de vaccins se retrouvent aussi dans la chair des animaux et ce qu'on appelle les sous-produits (lait et ses dérivés, oeufs...).

Déliquescence du syndicalisme ?


Les termes de l'appel intersyndical posent question. Il semble témoigner d'une vue étroite et à court terme. Il est bien peu offensif et vraisemblablement pas à la hauteur des enjeux. Si l'on se focalise uniquement sur l'aspect "emplois" comme le font les organisations syndicales signataires de cet appel, au nom du pragmatisme, d'une réponse immédiate à apporter aux salariés menacés par le chômage, le calcul est quand même faux, comme on l'a vu. Répétons le : l'agroalimentaire détruit plus d'emplois (ici et dans les pays vers où les produits sont exportés) qu'il n'en crée et désorganise par sa concentration l'aménagement du territoire, accélérant l'exode rural. Nulle part l'appel inter syndical n'évoque une reconversion des usines Doux et de ses fournisseurs... pas plus que l’Etat d’ailleurs. Ce dernier est bien dans son rôle de défense de l'exploitation capitaliste... contrairement au syndicalisme en principe.


Pourtant, compte tenu des considérations (anti) sociales, écologiques et sanitaires relatées ci-dessus, il n'est pas exagéré de qualifier l'outil de production Doux, comme un outil de destruction des travailleurs, des animaux et de l'environnement. Le groupe Doux, et particulièrement la famille Doux, a fait fructifier son capital sur le dos des travailleurs et de l'environnement, n'hésitant pas à délocaliser quand ses intérêts le commandaient. C'est le travail, disons même l'exploitation des salariés, qui a fait la richesse de ce capitaliste. Il a réussi à bénéficier de nombreuses aides publiques, notamment les dizaines de millions d'euros de subventions européennes dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) : "depuis 1995, Doux a ainsi empoché plus de 1 milliard d'euros d'aides" (Canard enchaîné du 6 juin 2012). Sa fortune s'est considérablement accrue (+ de 18 % entre 2010 et 2011). La famille Doux est ainsi devenue la 146ème fortune de France.

Reconversion et autogestion


Aussi, pour notre part, nous ne soutenons pas le maintien de l'outil Doux. En revanche, car ce sont les salariés les premiers concernés, nous revendiquons que la fortune de Doux soit récupérée par les travailleuses et travailleurs qui l'ont construite de leur sueur, de leur labeur... et de leur douleur ! Doux doit leur verser à chacune et à chacun une très forte indemnité, leur permettant d'échapper (au moins un temps) au travail salarié : le repos, ils et elles l'ont bien mérité ! Nous militons pour l'expropriation de Doux. Nous voulons aussi que sa fortune serve dans un premier temps à financer la reconversion des élevages en petites unités de production biologique, réparties sur l’ensemble du territoire, assurant un maillage au plus près des consommateurs et consommatrices, pour favoriser les circuits courts. Il nous semble aussi pertinent d’axer ces productions davantage vers l'alimentation végétale, car celle-ci a la plus faible empreinte écologique et rend moins dépendante les productions animales aux importations (fussent-elles de grains biologiques). C'est une logique de souveraineté alimentaire et une prise en compte de la condition animale.


Ceci dit, la reconversion des salariés et des éleveurs vers d'autres activités plus intéressantes d'un point de vue écologique, social et sanitaire n'est pas une garantie pérenne. Le système agricole mondial est globalisé, une rude concurrence sévit en son sein... Il est un concentré de ce qu'est le capitalisme, n'hésitant pas à plonger dans la misère des millions de travailleurs, et à provoquer des famines... alors que la production végétale va au delà des besoins mondiaux (selon Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, la production de céréales annuelles pourrait satisfaire une population de près de 12 milliards d'humains sans la spéculation, sans le détournement de nourriture vers la production de viandes et d'agrocarburants).


Pour autant, une nouvelle production "alternative" risque de se heurter aux contraintes capitalistes et à sa logique de compétition et de concentration. Soit le concurrent est éliminé, soit c'est sa propre entreprise qui disparaît. Il y a toujours des perdants dans une telle configuration. Aussi n'y a-t-il pas de solutions au sein du système ! Les rapports d'exploitation perdurent car telle est sa fonction. C'est bien ce système qui est à démanteler et de nouvelles formes de sociétés humaines à reconstruire. Combinée avec la socialisation (collectivisation) des moyens de production et des terres, l'autogestion, qui n'est pas une solution clé en main, mais une méthode d'organisation et un but à atteindre, nous semble la réponse la plus appropriée car non dogmatique et adaptée aux populations qui s'en emparent...

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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