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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:19

gouel divroadel mail-85910

 

GENERAL STRIKE et KEEP THE RAGE présentent :

A partir de 15h :

Projection du documentaire "Les sentiers de l'utopie" suivie d'un débat

Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, Isabelle Fremeaux et John Jordan se sont lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post- capitalistes. Ils n’étaient pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulaient rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme. Pendant sept mois, ils ont voyagé et visité onze communautés et projets. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, Isabelle Fremeaux et John Jordan ont partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Avec le maire d’un village espagnol qui avait exproprié les terres du duc local, avec les élèves en charge d’une école anarchiste et le facteur philosophe de la Libre Ville danoise de Christiania, les auteurs ont vu vivre dans les interstices invisibles du système dominant des Utopies bien vivantes. De cette expérience a émergé un film-livre (le DVD est fourni avec l’ouvrage). Le texte est un récit de voyage captivant, analysant les communautés, leurs pratiques et leurs histoires. Le film est un docu-fiction, tourné pendant le périple, prenant la forme d’un road-movie poétique situé dans un futur post-capitaliste. Les personnages et les lieux circulent du livre au film. Dans Les Sentiers de l’Utopie, les mots et les images jouent avec les frontières entre présent et futur, imagination et action. Cette publication unique nous donne envie de vivre d’autres vies, et nous met au défi de commencer dès aujourd’hui.

GOUEL-DIVROADEL.jpgA 18h apéro/concert en extérieur avec PIZZZA (anarcho variété hiphop)

A 20h concerts en intérieur avec :

- HEYOKA (anarcho-punk Dijon)
- SPANNER (ska punk militant UK)
- COP ON FIRE (punk dub Belgique)
- MAUVAISE GRAINE (anarcho-punk Lorient)
- PRIMEVAL SOUP (punk UK)


Restauration végane sur place à prix libre, préparée par la cantine SCHMRUTZ.

L'entrée est libre l'après midi et le concert du soir en intérieur est à 8€.

Ca se passe au Café de la Pente à Rochefort en Terre (Morbihan)

Contacts : keeptherage@mailoo.org ou generalstrike.asso@voila.fr

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:55

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale :


"Dans l’intérêt général des salariés, les organisations CFDT- FO- CGT- CFTC appellent à participer massivement au rassemblement le samedi 30 juin 2012 à 10h00 à Vannes à la Rabine avec prise de parole.
Vous, salariés, avec les syndicats, exigez :
     Le maintien de l’intégralité du groupe.
     La sauvegarde de tous les emplois, des outils de production.
     Des droits nouveaux pour les salariés et leurs organisations.
     La reconnaissance des salariés qui ont créé la richesse de l’entreprise.
   Les salariés ne sont en rien responsables de la situation, toutes les responsabilités incombent à la stratégie du groupe Doux.
Ensemble dans l’unité la plus large, luttons pour notre avenir.
Présence indispensable de tous les salariés.
Venez nombreux à Vannes (salariés, amis, voisins, retraités…etc...)
NON AU DEMANTELEMENT DU GROUPE"

Nous n'avons pas participé à cette manifestation à l'appel de l'intersyndicale. Non parce que nous voudrions que les salarié-e-s se retrouvent au chômage... car nous sommes solidaires avec les exploité-e-s mais, justement, pour des raisons à la fois sociales, écologiques et de santé publique.

Raisons sociales :
  

   Chômage ici...
Doux est un élément clé de l'agriculture industrielle bretonne. Par son implantation au Brésil, il était même une multinationale qui n'a pas hésité à délocaliser avec tous les travers de ce type d'entreprises (exploiteurs de la main-d'oeuvre, mauvaise paye, dégâts environnementaux...).
Contrairement à ce que laisse entendre le patronat de l'agroalimentaire en Bretagne et ailleurs, cette "modernisation" du système agricole détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée... et elle continue dans cette voie. En effet, pour répondre aux impératifs de productivité et de marge de profits, il a fallu agrandir les exploitations, les équiper (en matériel, en produits chimiques dits phyto sanitaires et en médicaments - antibiotiques, vaccins... -)... et réduire le nombre de paysans. Cette élimination planifiée de la petite paysannerie, avec l'appui des pouvoirs publics (Etat et Union Européenne), n'a pas été sans conséquences : désertification rurale, mise au chômage, suicides, dépression, et prolétarisation vers les usines de l'agro alimentaire, d'autant que celles-ci ont largement recours au personnel intérimaire. Sur les 50 dernières années, le bilan en termes d'emplois créés dans l'agro par rapport à l'élimination des petits paysans (et des emplois qui étaient attachés à une vie rurale plus intense) est évidemment déficitaire (en Bretagne, de 169 000 exploitations agricoles en 1969, on tombe à 33 000 en 2009 alors que, parallèlement, le nombre de salariés de l'agroalimentaire était de 69 000 au 31 décembre 2009, et ce avec une population bretonne qui a augmenté...).

La réorganisation de l'agriculture capitaliste n'est pas encore achevée et de nombreux agriculteurs et éleveurs vont encore mettre la clé sous la porte et revendre leurs terres aux grosses exploitations.
Soutenir le système Doux (notamment ce qu'on appelle les élevages intégrés, soit disant indépendants parce que non salariés mais, en réalité, complètement enchaînés à l'industriel), c'est soutenir l'élimination de la petite paysannerie, c'est-à-dire l'accroissement du chômage !

    ...et chômage là-bas

Dans les usines Doux, du poulet "bas de gamme" est produit à destination du marché africain. Ses exportations, souvent subventionnées, cassent le marché des petits producteurs locaux de volailles... lesquels se retrouvent au chômage et migrent souvent désoeuvrés vers les (bidon)-villes... et parfois plus loin. L’appel intersyndical ne bat-il pas de l'aile (si l'on ose dire) avec de telles revendications ? Où est passé l’internationalisme syndicaliste ? Plonger des prolétaires dans la misère, ici ou là-bas, est pour nous tout aussi révoltant.


De même, il est de notoriété publique (confirmée par des études) que le travail dans les usines telles celles de Doux développent des maladies professionnelles (troubles musculo squelettiques) et un taux d'accidents du travail plus élevé que la moyenne. Lire l'article de bastamag " les forçats de la volaille". Extrait : "Sur le site « Père Dodu » (Doux) à Quimper, « Le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures…) », détaillait Raymond Gouiffès, délégué syndical de la CGT, chez Doux. Est-ce rendre service aux travailleurs et travailleuses de vouloir les faire retourner dans ces lieux d'exploitation et qui leur ruinent la santé ?


Raisons écologiques :


D'autres ont déjà effectué le bilan de l'élevage intensif et de l'agroalimentaire (dont Doux) qui lui est lié : pollution des cours d'eau, pollution de l'air (particules de pesticides en divagation), algues vertes, déforestation en Amazonie (pour la culture de soja fourrager, souvent Ogm, destiné aux animaux d'élevage européens, entre autres), émission de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d'azote...), utilisation de carburant pour l'importation d'aliments d'élevage et exportation des produits finis... De même, les productions animales, du début à la fin de la filière, consomment énormément d'eau potable.

Raisons de santé publique :


Les élevages concentrationnaires impliquent l'utilisation massive d'antibiotiques pour une double raison : d'une part faire face aux multiples germes qui peuvent pulluler, d'autre part accélérer la croissance des animaux. Ce recours fréquent aux antibiotiques génère une résistance des bactéries à ce type de médicaments... et rend toute la population humaine plus vulnérable. Des résidus de vaccins se retrouvent aussi dans la chair des animaux et ce qu'on appelle les sous-produits (lait et ses dérivés, oeufs...).

Déliquescence du syndicalisme ?


Les termes de l'appel intersyndical posent question. Il semble témoigner d'une vue étroite et à court terme. Il est bien peu offensif et vraisemblablement pas à la hauteur des enjeux. Si l'on se focalise uniquement sur l'aspect "emplois" comme le font les organisations syndicales signataires de cet appel, au nom du pragmatisme, d'une réponse immédiate à apporter aux salariés menacés par le chômage, le calcul est quand même faux, comme on l'a vu. Répétons le : l'agroalimentaire détruit plus d'emplois (ici et dans les pays vers où les produits sont exportés) qu'il n'en crée et désorganise par sa concentration l'aménagement du territoire, accélérant l'exode rural. Nulle part l'appel inter syndical n'évoque une reconversion des usines Doux et de ses fournisseurs... pas plus que l’Etat d’ailleurs. Ce dernier est bien dans son rôle de défense de l'exploitation capitaliste... contrairement au syndicalisme en principe.


Pourtant, compte tenu des considérations (anti) sociales, écologiques et sanitaires relatées ci-dessus, il n'est pas exagéré de qualifier l'outil de production Doux, comme un outil de destruction des travailleurs, des animaux et de l'environnement. Le groupe Doux, et particulièrement la famille Doux, a fait fructifier son capital sur le dos des travailleurs et de l'environnement, n'hésitant pas à délocaliser quand ses intérêts le commandaient. C'est le travail, disons même l'exploitation des salariés, qui a fait la richesse de ce capitaliste. Il a réussi à bénéficier de nombreuses aides publiques, notamment les dizaines de millions d'euros de subventions européennes dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) : "depuis 1995, Doux a ainsi empoché plus de 1 milliard d'euros d'aides" (Canard enchaîné du 6 juin 2012). Sa fortune s'est considérablement accrue (+ de 18 % entre 2010 et 2011). La famille Doux est ainsi devenue la 146ème fortune de France.

Reconversion et autogestion


Aussi, pour notre part, nous ne soutenons pas le maintien de l'outil Doux. En revanche, car ce sont les salariés les premiers concernés, nous revendiquons que la fortune de Doux soit récupérée par les travailleuses et travailleurs qui l'ont construite de leur sueur, de leur labeur... et de leur douleur ! Doux doit leur verser à chacune et à chacun une très forte indemnité, leur permettant d'échapper (au moins un temps) au travail salarié : le repos, ils et elles l'ont bien mérité ! Nous militons pour l'expropriation de Doux. Nous voulons aussi que sa fortune serve dans un premier temps à financer la reconversion des élevages en petites unités de production biologique, réparties sur l’ensemble du territoire, assurant un maillage au plus près des consommateurs et consommatrices, pour favoriser les circuits courts. Il nous semble aussi pertinent d’axer ces productions davantage vers l'alimentation végétale, car celle-ci a la plus faible empreinte écologique et rend moins dépendante les productions animales aux importations (fussent-elles de grains biologiques). C'est une logique de souveraineté alimentaire et une prise en compte de la condition animale.


Ceci dit, la reconversion des salariés et des éleveurs vers d'autres activités plus intéressantes d'un point de vue écologique, social et sanitaire n'est pas une garantie pérenne. Le système agricole mondial est globalisé, une rude concurrence sévit en son sein... Il est un concentré de ce qu'est le capitalisme, n'hésitant pas à plonger dans la misère des millions de travailleurs, et à provoquer des famines... alors que la production végétale va au delà des besoins mondiaux (selon Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, la production de céréales annuelles pourrait satisfaire une population de près de 12 milliards d'humains sans la spéculation, sans le détournement de nourriture vers la production de viandes et d'agrocarburants).


Pour autant, une nouvelle production "alternative" risque de se heurter aux contraintes capitalistes et à sa logique de compétition et de concentration. Soit le concurrent est éliminé, soit c'est sa propre entreprise qui disparaît. Il y a toujours des perdants dans une telle configuration. Aussi n'y a-t-il pas de solutions au sein du système ! Les rapports d'exploitation perdurent car telle est sa fonction. C'est bien ce système qui est à démanteler et de nouvelles formes de sociétés humaines à reconstruire. Combinée avec la socialisation (collectivisation) des moyens de production et des terres, l'autogestion, qui n'est pas une solution clé en main, mais une méthode d'organisation et un but à atteindre, nous semble la réponse la plus appropriée car non dogmatique et adaptée aux populations qui s'en emparent...

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:48

Pour consulter le programme, cliquez sur l'affiche !

affiche velorution concarneau

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 20:33

 

 

Les attaques dirigées contre l'aspect hyperconsumériste du capitalisme concernent le plus souvent les biens de consommation eux-mêmes : les rayons débordants des supermarchés, la valse des caddies, l'acharnement publicitaire qui provoque cette boulimie. Mais tout aussi essentiels, sinon plus, au fonctionnement du système sont les « grands projets » (ou « travaux »), liés en grande partie à la consommation (approvisionnement en matières premières, fourniture d'énergie, transport...). Mais pas seulement.

 

Une planète en chantier


Dès le lendemain de la seconde guerre mondiale, dans plusieurs pays (selon des modalités et des rythmes différents), de nombreux projets sont imposés aux populations souvent déracinées (c'est-à-dire avec des simulacres de concertation – débats, enquêtes – aujourd'hui dans le cadre d'une « démocratie participative »). Des populations ainsi non seulement privées de toute initiative mais dépossédées de tout contrôle. La planète devient un chantier permanent, au nom de l' « aménagement du territoire », du « progrès », du « développement », de la production infinie de richesses. En effet, le capitalisme exige des structures gigantesques parce que les autres ne sont pas rentables. S'acharner à croître ou se résigner à disparaître. Autoroutes, tunnels, aéroports, infrastructures ferroviaires (TGV puis lignes à grande vitesse), plate-formes pétrolières, gazoducs, projets immobiliers, installations nucléaires, lignes à haute tension, exploitations minières, grands barrages, incinérateurs, stades surdimensionnés (auxquels on peut rajouter Le Concorde, les abattoirs de la Villette, le complexe sidérurgique de Fos, le procédé SECAM et autres cathédrales industrielles dont les « abus », les « excès », les négligences, les fraudes sont régulièrement dénoncés par une Cour des comptes qui n'a jamais servi à rien.)... contribuent depuis un demi-siècle au gaspillage de milliards d'argent public au détriment d'investissements plus utiles, dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la culture notamment, et sans que soient mis en cause les « responsables » de cette gestion calamiteuse. Le cancer bureaucratique a largement favorisé la dilapidation des deniers publics.

 

On peut d'ailleurs aussi classer dans cette même logique la production massive d'un habitat standard à travers l'idéal pavillonnaire fondé sur l'individualisme et la propriété privée. Impulsée au 19e siècle, la maîtrise de l'espace urbain se poursuit aujourd'hui à une autre échelle : démonstration de puissance mais aussi volonté d'encadrer, de contrôler les « classes dangereuses », de « pacifier le prolétariat ». Avec tout ce qui accompagne la politique de la ville : l'affairisme des promoteurs, des géomètres, des notables, la corruption des grandes entreprises qui confisquent la distribution et l'assainissement de l'eau, le marché juteux de la vidéosurveillance et des alarmes, les rocades, voies rapides et autoroutes urbaines qui accélèrent le gaspillage des matières premières et des énergies fossiles...

 

Des conséquences écologiques et humaines désastreuses


Longtemps les sphères de l'écologisme et de la radicalité sociale sont demeurées hermétiques. Fort heureusement, des militants & militantes, des mouvements, des associations, des collectifs de plus en plus nombreux intègrent, dans leur combat, à la fois la dimension sociale et la question écologique. Comment ne pas voir en effet que le capitalisme broie dans un même mouvement l'homme et la nature, deux inestimables sources de profits ?

 

La construction de barrages colossaux constitue sans doute la caricature de ce type de projets (on compte aujourd'hui plus de 50 000 « grands barrages » dans le monde). Or les conséquences écologiques et sociales de ces ouvrages gigantesques sont dramatiques. Outre les milliards de tonnes de béton utilisées, ils contribuent à submerger des surfaces considérables de terres cultivées ou de forêts, à bouleverser le fonctionnement des cours d'eau et des écosystèmes. Par ailleurs, entre 40 et 80 millions de personnes auraient été déplacées à cause de ces barrages au cours du siècle dernier. La spoliation des terres s'accompagne souvent de la destruction des milieux naturels. Le bien-être des habitants n'est qu'un prétexte, puisque dans beaucoup de pays (Congo, Ouganda...), un faible pourcentage de la population est connectée au réseau, et le prix de l'électricité la rend souvent inabordable. Si ces barrages sont si nombreux, c'est parce qu'ils sont massivement subventionnés par les banques, ce qui permet d'ouvrir des marchés juteux pour les grandes entreprises du type EDF et d'offrir de l'électricité bon marché pour l'industrie exportatrice.

 

Les exploitations minières s'inscrivent dans le même schéma. Les poussières des sites miniers (dynamitage), les produits toxiques et les émissions des machineries et centrales utilisées dans le cadre des activités engendrent une diminution de la qualité de l'air, de l'eau et des sols par contamination, et donc de graves problèmes de santé pour les populations environnantes. L'opposition aux projets contribue le plus souvent à diviser les communautés et occasionne de nombreuses violations des droits. Cependant, malgré les risques encourus (violence, menaces, assassinats, viols...) par les communautés concernées, la mobilisation citoyenne s'intensifie et parvient à faire échouer un nombre croissant de projets par la puissance du refus et de l'action collective.

 

Autogestion ou déliquescence


Aujourd'hui réalisés dans le contexte d'un « partenariat public-privé », ces lourds investissements servent, bien entendu, les intérêts des banques et des entreprises privées. Mais la situation chaotique de l'économie mondiale modifie aujourd'hui la donne : il ne s'agit plus seulement d'accroître les profits dans une dynamique ascendante, mais de maintenir sous perfusion un système à l'agonie, de « créer des emplois » (on en connaît les conditions), d'assurer la « relance économique » pour éviter la révolte sociale. Par exemple d'envisager un aéroport international « éco-labellisé » (avec son cortège de nuisances sonores et surtout de drames : destruction d'exploitations agricoles, expropriation de nombreux habitants, anéantissement d'une mémoire collective et d'histoires de vie), alors que l'aviation civile aura peut-être disparu dans dix ou quinze ans. De fantasmer sur un projet de « Silicon Valley » à la française sur le plateau de Saclay pour « faire émerger un écosystème de l'innovation de rayonnement mondial » , un « supermarché scientifique » dans un pays où l'échec scolaire prend des proportions dramatiques !! Ou de construire une autoroute entre Moscou et Saint-Pétersbourg en utilisant des milices fascistes pour anéantir les opposants. Ou de rêver d'un TGV au Maroc dont le coût serait l'équivalent de 25 000 écoles dans le monde rural ou 25 centres universitaires hospitaliers, quand on sait que ce pays est classé 130e selon l'indice mondial de développement humain. A l'heure où les plans d'austérité se multiplient un peu partout, de tels projets ne peuvent que constituer des pièges financiers pour les collectivités locales et les contribuables à qui on imposera continuellement de rembourser les dettes.

 

Certains revendiquent une gouvernance mondiale parce qu'ils n'ont pas la volonté d'affronter les problèmes là où ils se posent. Il est donc fondamental de lutter sur le terrain contre les institutions, et la plus grande force réside dans le nombre de présents. Cependant, faire avorter tel ou tel projet par de fortes mobilisations ne suffira pas à éliminer la coalition entre l'Etat centralisateur et technocratique et le capitalisme flambeur (on retrouve d'ailleurs le même schéma « étatique » avec le régionalisme que l'on peut souvent assimiler dans ses logiques et fonctionnements à un micro-Etat avec ses potentats locaux). Tel l'hydre de Lerne, la mort d'un projet signera la naissance d'un autre. Il ne faut pas confondre la cause et le symptôme.

 

Le prestige national et la folie des grandeurs, la volonté de puissance et le désir de paraître, les projets pharaoniques au bénéfice d'une minorité, le pouvoir décisionnel confisqué par une caste d' « experts », la corruption et le cynisme des Vinci, Eiffage, Bouygues et consorts, la mégalomanie des politiciens, la marchandisation de la nature et de ses ressources, la confiance aveugle dans un modèle d'ores et déjà à la dérive, la monstrueuse froideur de ceux qui ne voient dans un lambeau de forêt qu'un lamentable anachronisme, CA SUFFIT !! Qu'il s'agisse d'alimentation, de santé, de culture ou d'urbanisme, l'avenir passe par la reprise en main par les « citoyens » des choix qui les concernent, c'est-à-dire effectués collectivement, horizontalement, à échelle humaine. Le refus de l'autogestion se paiera toujours d'une exploitation. Qui pourrait se compléter par un désastre écologique si la réaction tardait trop.

 

Merci à Jean-Pierre Tertrais pour cette contribution !

 

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2ème Forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés à La Paquelais (44)
fresque2012-5beb7.jpg
 
Ce matin, dimanche 8 juillet, une nouvelle grande fresque humaine, composée de 3000 personnes a écrit sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes un message à portée internationale :
SAVE THE PLANET
GPII STOP !
GPII, pour Grands Projets Inutiles Imposés, sigle qui devrait rester comme un label pour qualifier tous ces projets d’infrastructure pharaoniques et destructeurs.
(Avec de (très) bonnes lunettes, vous pourrez discerner des membres du groupe Lochu dans ces lettres !!)
Lire ici le communiqué intégral de la Coordination des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:15

Du 7 au 11 juillet 2012 à Notre-Dame-des-Landes (44)

Logos_groupes_800pix.jpg

 

 

 

 

Pour une rencontre des résistances aux grands projets

(à l'appel des structures et individus ayant organisé le cortège anticapitaliste du 24 mars à Nantes contre l'aéroport de NDDL)


Les 7 et 8 juillet sur le site du 2e forum européen contre les grands projets inutiles imposés.

Pourquoi nous y participons et pourquoi nous vous y invitons :

Contrairement à certaines composantes de la lutte anti-aéroport locale ou d’autres ailleurs, qui privilégieraient l’option institutionnelle, nous n’espérons rien d’une « transition sociale, écologique et démocratique »[1] ou d’une écologie de façade, avec la promotion du développement durable, qui n’est rien d’autre qu’un capitalisme vert.

En effet, nous estimons que la lutte contre l’aéroport de NDDL, et plus globalement contre tous les grands projets inutiles imposés, s’inscrit dans le cadre plus global de lutte contre le système capitaliste. Avec la participation active des États, les multinationales et les grandes entreprises cherchent à dégager de nouvelles marges de bénéfice, en réorganisant les territoires pour faciliter le développement de leurs activités.

En clair, on détruit les espaces ruraux et agricoles et on agrandit les villes pour construire en force de nouvelles infrastructures gigantesques et nuisibles dont les bénéficiaires ne seront que les possédants. Fausse concertation publique, mensonges, bourrage de crâne médiatique, répression des opposant-es … : les techniques pour imposer ces projets sont toujours les mêmes. Mettre clairement ces projets en rapport avec le capitalisme ne signifie pas qu’on ne peut rien gagner tant que ce système est en place, tant qu’il n’y a pas de révolution. Cette mise en rapport est aussi une arme essentielle pour remporter des victoires (même partielles comme au Carnet) que les seules stratégies institutionnelles ou réformistes n’ont jamais pu obtenir. Et c’est aussi un moyen d’élargir les luttes anticapitalistes qui se mènent un peu partout. Pour contrer cette logique mortifère, nous sommes convaincu-e-s de la nécessité de créer, au moment du forum comme au-delà, des espaces de rencontre, de discussion et de résistance. Ainsi, nous voulons permettre aux individu-es et aux groupes qui viendront lors de ces journées de partager et de confronter leurs différentes expériences, leurs différentes pratiques de luttes. Pour nous, l’objectif n’est pas de s’auto-congratuler mais bien d’échanger autour d’autres formes de résistance.

Nous savons qu’il existe dans l’hexagone, en Europe et dans le monde, une multitude de collectifs autonomes qui se mobilisent physiquement (blocages, occupations, sabotages) contre les infrastructures capitalistes et les nuisances qu’elles génèrent. Ici contre le projet d’aéroport, là-bas contre des LGV[2], ailleurs contre un projet de ligne THT[3], de centrale à gaz, de stade de foot, de parc éolien, de centre d’enfouissement des déchets nucléaires. Partout contre les projets de rénovation urbaine, d’écoquartiers, de centres commerciaux, de pôles industriels et de zones d’activités.

Nous pensons que ce forum peut être l’occasion de diffuser des pratiques et une critique radicale, pour sortir d’une approche politicienne ou bureaucratique de ces luttes.

Notes :
[1] Voir l’appel du Comité de pilotage (Coordination des Opposant-es au projet d’aéroport de NDDL, Mouvement No TAV, Stuttgart est partout, Collectif d’Associations de Défense de l’Environnement contre la ligne LGV au Pays Basque)
[2] Ligne à Grande Vitesse
[3] Ligne à Très Haute Tension

Pour une rencontre des résistances aux grands projets

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SAMEDI 7 JUILLET

11H-13H : Quel rapport des luttes aux institutions ?

Pour combattre les grands projets inutiles, que peut-on espérer d’un recours aux institutions (cours de justice diverses, dispositifs constitutionnels, hexagonaux ou européens, représentants politiques, syndicaux) ? Inversement, l’utilisation de moyens extra institutionnels dont certains considérés comme illégaux mais légitimes, peut-elle suffire pour créer un rapport de forces suffisant pour emporter à elle seule la décision ? Les deux moyens peuvent-ils cohabiter ? la présence de camarades ayant participé aux luttes de Plogoff, de Golfech, du Pellerin et du Pays Basque, permettra d’échanger sur ces questions.

14H-16H : Quelle stratégie face à la justice ?
Est-ce nécessaire/inutile de s’investir dans la défense face aux juges, comme par exemple lors du dernier procès VINCI-barbouilleurs de Couëron ? Tribune de mobilisation et d’expression pour questionner la légitimité de l’institution judiciaire, ou bien contribution au déploiement spectaculaire de la justice de classe par une mise en scène jouée d’avance ?

16H-18H : Comment durer dans le temps ?
Face à l’Etat, une multinationale ou une mairie, le combat contre un grand projet traverse des phases d’activité intense ou de démobilisation par absence d’échéances immédiates. Contre l’aéroport, une centrale nucléaire, une ligne TGV ou THT, quelles pratiques pour élargir l’audience de la lutte au-delà des moments forts et des recours légaux, très lents, souvent affaire de spécialistes ? Réunions publiques, info-tours, coordination de préparation, occupation-squatt de terrains, activités de vie sur les zones.... Mais aussi confronter les réflexions, stratégies de différents sites, et inventer des structures-carrefours de luttes (bulletin, site, forum) pour "oxygéner" les collectifs ? Considérer aussi que les luttes peuvent être aussi élargies par des initiatives dans d’autres lieux que ceux qui constituent le cœur du projet car ces derniers ont toujours besoin de complicités politiques, économiques et culturelles partout sur le territoire.

DIMANCHE 8 JUILLET

11H-13H : Quelle stratégie anti nucléaire ?

Parmi les grands projets inutiles imposés aux populations, l’industrie électro-nucléaire occupe une place centrale et emblématique dans l’Hexagone, par les moyens mobilisés, la dangerosité et les conséquences sur tous les plans. A travers l’histoire des luttes passées (Pellerin, Golfech, Plogoff, Carnet) ou actuelles (EPR Flamanville, THT, Bures), après les dernières mobilisations au Chefresne ou face au désastre de Fukushima, quelles perspectives pour la lutte anti nucléaire face à l’Etat PS ? Quelle structuration face à la bureaucratie EELV-Réseau qui cantonne l’expression anti nucléaire au jeu institutionnel-parlementaire et à une pratique de lobbying ?

15H-17H : Contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, quelles perspectives ?
Après la manifestation du 24 mars à Nantes, la grève de la faim et l’accord partiel de maintien de l’exploitation des terres du 9 mai, une première famille qui habite depuis quinze ans sur le site du projet, passera en procès d’expulsion le 11 juillet à 9.00H au tribunal de Saint-Nazaire. Au-delà du rassemblement appelé à cette occasion, que faire et comment continuer la lutte ?

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INFOS DIVERSES :

Projection de divers documentaires de luttes : "the pipe", sur la résistance de pêcheurs écossais à la pose d’un pipeline de Shell en Mer du Nord ;
Documentaire sur Narita et la résistance populaire japonaise à un projet d’aéroport près de Tokyo dans les 60’s ; etc.

Restaurations diverses (cantine prix libre ou stands) et rafraîchissements disponibles sur le site du forum au cours des cinq jours.

Possibilité de camping ; prévisions météo variables, prévoir vêtements et chaussures.

 

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Image AccueilProgramme officiel du 2ème Forum Thématique Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés
Les identifier, les recenser, les combattre, par l'action et la convergence de nos luttes

Le 2ème forum européen contre les grands projets inutiles imposés aura lieu à Notre Dame des Landes, en Loire Atlantique près de Nantes, du 7 au 11 juillet 2012. (Lire la suite)

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:44


«Le travail, c’est bien une maladie puisqu’il y a une médecine du travail. »
  Coluche

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

ML 1679 rectoML 1679 versoActualité

Entrer en résistance, par Fabrice, page 3

Subversion militante, par G. Goutte, page 4

Nouvelles des fronts sociaux, par Hugues, page 5

Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 6

Abstention et résignation, par Juanito, page 7

La civilisation du voyeurisme, par E. Vanhecke, page 8

Quand le Foot Business exproprie, par S. Chapelle, page 9

International

Anarchy in Tunis, par H., page 11

Les Asturies plongées dans la grève, par R. Pino, page 12

Arguments

Anarchisme, sport et compétition, par Bali, page 14

Histoire

Les camps de la honte, par A. Pavlowsky, page 16

Mouvement

Faire craquer le capitalisme, Libertalia, page 21

Le dernier rejeton de N’Autre école, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23



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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:57

Un festival autogéré, à prix libre. 2 jours de fête, de concerts, d’ateliers : Sérigraphie "chezelle" - teinture végétale - fabrication d’arc et lance pierres - combat médiéval - Jeux de palets, Molky,... - fabrication de masques - Danses et encore plein d’autres ateliers !

 

Ramenez vos fesses, votre énergie, votre atelier, vos boissons... Ca se passera à La Pointe, sur la D15 à la sortie du Temple de Bretagne en direction de Fay.

 

Programme complet en cliquant sur l'affiche !

 

zadfestexterieurprint04c93

 


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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:57

Invité par un enseignant du Bono, pour faire une leçon d'instruction civique [1] aux élèves du CM1, le nouveau député de la circonscription Auray - Quiberon, Philippe Le Ray, s'est présenté comme un "citoyen normal" qui "représente (...) environ 120 000 personnes". (Ouest-France du 26 juin 2012). 


Prenons ces paroles au mot et soumettons les à notre examen pour déterminer si cet homme dit vrai ou s’il tente de nous intriguer en donnant une certaine image de sa personne.

 

Rappelons qu'au premier tour des législatives, notre élu a récolté 15 144 voix, soit un peu plus de 12,5 % des 120 000 humains qu'il prétend représenter. Au second tour, il a recueilli 31 942 suffrages (26,6 % de 120 000 êtres doués de raison… mais dépossédés de leur souveraineté sur les affaires qui les concernent : souveraineté qui est accaparée par le détenteur du chèque en blanc que constitue la délégation sans contrôle à un député, a contrario du mandat impératif préconisé par les anarchistes). On se demande si auprès des jeunes cerveaux du CM1, il a parlé en chiffres bruts du nombre réel de gens qui ont voté pour lui et leur a soumis cet étrange problème mathématique, où dans une prétendue démocratie, dont la règle est le principe dit majoritaire, celui qui parle pour 120 000 personnes ne le fait qu'avec l'accord (et encore, combien ont voté pour cette personne à défaut de quelqu'un d'autre ?) d'un quart des représentés... ? Sans compter qu’un député légifère (décide de ce qui est autorisé ou interdit, de ce qui est bien ou mal au regard d’un certain « ordre ») pour l’ensemble des citoyennes et citoyens : soit plus de 65 millions d’individus en France !

 

Notre député s'affiche à l'instar de notre bon Président de la République française (que nous préférons appeler "Chef de l'Etat français"), comme un "citoyen normal". Mais il est instructif de lire la presse locale, car dans un article consacré à l'élection du nouveau député, nous apprenons que celui-ci "percevra une indemnité mensuelle de (...) 5189,27 euros net. Il touchera aussi une indemnité de frais de mandat de 6 412 euros par mois et un crédit ouvert mensuellement de 9 138 euros pour la rémunération de ses collaborateurs. Les députés disposent aussi d'un accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF, en première classe". (Ouest-France du 19 juin 2012)

L’article a négligé de préciser qu’au bout de 5 ans de ce mandat, il pourra toucher une retraite de 1 549 euros mensuels

 

Ainsi, le concept de "normalité" se mesure à l'aune de cet autre article de la presse locale qu'il nous paraît pertinent de mettre en parallèle : en 2010 le salaire moyen en France s'élevait à 2 082 euros net par mois ; le salaire médian, quant à lui, est à 1 657 euros net (c'est-à-dire que 50 % des salariés gagnent plus, et 50 % des salariés gagnent moins que cette somme). Les 10 % les mieux payés touchaient 3 317 euros (3 663 euros pour les hommes et  2 812 euros pour les femmes), et les 1 % les mieux payés palpaient 7 654 euros nets par mois...


Ajoutons que notre député local, apparenté UMP (mais non adhérent), est également conseiller général du canton d'Auray et conseiller municipal de la commune de Plumergat. Au titre de ces deux tâches [2], il bénéficie de quelques indemnités. Le cumul des "mandats" est un sport national en France puisque les 3/4 des députés les cumulent (Cf le Monde du 27 juin 2012). Il faut croire qu'être chargé d'un mandat occupe peu de temps. En effet, de deux choses l'une : ou cette activité laisse beaucoup de temps libre et il n'est alors pas faux de déclarer que nos élu-e-s n'en font pas une rame quand ils sont porteurs d'un seul mandat, ou alors un "mandat" est une tâche à plein temps… le cumul signifie dans ce cas, s'occuper des affaires par dessus la jambe !

 

Ainsi, notre citoyen député se revendiquant « normal » fait partie des 1% les plus riches, et ses frais sont pris en charge. Il est des normalités qu'on aimerait partager ! Qu'est-ce que cet individu rompu aux "serrages de louches et oeillades marquées" (Télégramme du 19 juin 2012) peut comprendre au quotidien des gens (la moitié des salariés français vivent avec moins de 1 657 euros par mois, et beaucoup d'entre eux et elles avec beaucoup moins... et leurs frais ne sont pas pris en charge !) ? Voilà un autre problème d’instruction civique qui n’a probablement pas été discuté avec les écoliers…

 

Dans un monde de riches et de pauvres (maintenus pauvres pour que les riches puissent exister), il n'y a pas d'intérêt général ! Le député est celui de la classe dominante, c’est-à-dire des riches, qu'il porte l'étiquette gauche ou droite. Il n'est d'ailleurs pas rare que des textes législatifs soient conçus en amont par des lobbies efficaces et rompus à la négociation (et aux petits cadeaux qui les accompagnent, lesquels agrémentent le quotidien des élu-e-s éprouvé-e-s par tant de responsabilités...).

 

Au vu de l'ensemble de ces éléments, chacune et chacun estimera si ce député est bien un "citoyen "normal"...

 

Si nous avons allumé un député de droite, le feu de notre rage et de notre rejet de cette clique vaut pour toutes et tous les autres, quelles que soient leur tendance. Nous ne leur accordons aucune légitimité. Nous gardons notre entière liberté de parole car nous ne leur avons pas donné notre voix...

 



[1] C'est-à-dire d'endoctrinement à l'idéologie de l'Etat capitaliste et à sa pseudo démocratie. Le professeur de ce service public a donc bien fait son travail d'endoctrinement pour l'Etat. Il aura certainement une bonne note...


[2] Nous n'osons dire "mandat" car dans la démocratie bourgeoise les mandants (le peuple) n'ont aucun pouvoir sur le "mandaté"... C'est une donc une usurpation du langage que de laisser penser qu'un ou une élu-e serait porteur d'un mandat !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 22:41

Cyclo anti THT en prélude au week-end de la résistance du Chefresne (Cotentin)

Une ligne THT (Très Haute Tension) est prévue pour évacuer l'électricité du futur EPR, afin de noyer l'Europe du Sud et la Méditerranée par l'énergie nucléaire, et chasser les autres sources d'énergie, en maintenant les populations sous ce joug centralisé. Une lutte passée, en Catalogne, concernait un autre tronçon de cette autoroute d'énergie nucléaire... Cet équipement s'accompagne d'expulsion et de répression par une administration dictatoriale directement aux ordres de RTE (Réseau transport d'électricité, filiale d'EDF).
Le cyclo anti-THT est initié par un groupe informel de jeunes anarchistes rennais et mayennais ; il veut soutenir les opposants à la ligne THT, sensibiliser les gens à cette lutte par des inscriptions (tags), des débats, des projections, des distributions de tracts et des échanges le long du parcours ; le vélo en fût le moyen (très) pratique, convivial et symbolique. Nous étions en autonomie ( tentes, nourriture, etc, etc...).
L'appel au rassemblement du Chefresne fut le but principal de notre manifestation.
Le samedi 17 Juin, rendez-vous à Beaulieu-sur-Oudon, en Mayenne, pour le départ du cyclo anti-THT. Nous sommes 7, accueillis chez des opposants à la ligne THT.
Le lendemain, de nombreux cyclistes nous accompagnent, en plus des voitures de gendarmerie et de son hélicoptère : comme quoi le nucléaire n'est pas neutre en CO2 !
Les jours suivants, nous roulions à environ une quinzaine de cyclistes, toujours escortés par la gendarmerie ! Je passe sur les péripéties qui furent notre vie quotidienne passionnante. Je note le peu d'engagement pratique actuel des gens, en-dehors des opposants déclarés ; mais, l'encouragement et l'approbation que nous reçûmes tout au long du parcours devrait inquiéter les nucléocrates.
Nous arrivâmes au camp le jeudi 21 en fin d'après-midi. Le camp était déjà installé. La gendarmerie aussi.
Le lendemain, le cyclo anti-THT se dissout dans les différentes activités du camp.

En voiture jusqu'au Chefresne, samedi 22 juin

Arrivés sur le coup de midi au "bourg" de Chefresne samedi 22 juin, à chercher où se trouve le camp, nous croisons une camionnette avec des militants et militante anti aéroport de Notre-dame-des-landes. On se suit jusqu'au bois occupé par les opposants, avec les cabanes dans les arbres... par où doit passer la ligne à Très haute tension... ce qui signifie que le bois sera rasé. Les 400 000 volts prévus d'être transportés par la ligne venant du réacteur nucléaire EPR (si ce projet ruineux et dangereux aboutit...) dégageront un rayonnement électrique néfaste aux espèces animales (y compris aux humains donc) à proximité.
On reprend la route jusqu'au camp. Premier contrôle policier : identité et papiers du véhicule. A l'intersection suivante : second contrôle (des fois que leurs collègues auraient mal fait leur travail peut-être ?)... Le récipissé, remis par la police pour limiter les contrôles systématiques, annoncé par le gouvernement, n'est pas encore en place vraisemblablement... Il semble qu'un policier nous filme durant toute l'opération...

 

La vie dans le camp de la résistance


L'arrivée au camp de la résistance est beaucoup plus sympatique. Nous sommes accueillis avec le sourire, on nous indique où nous garer, l'organisation spatiale du camp, on nous remet un petit document informatif avec des conseils pratiques pour bien réussir une manifestation.
Coup de bol, il reste à manger auprès de la cantine schmrutz : repas bio vegan succulent (comme à chaque fois !) à prix libre. A chacun sa vaisselle ensuite, dans l'esprit d'autogestion. Tout le week-end, nos cuisinières, cuisiniers et boulangers assureront de quoi nous sustenter du petit déjeuner au dîner, à la mode 100 % végétale !
Outre l'espace cuisine, sur ce camp de grandes tentes ou chapiteaux permettent aux gens de se rassembler : sont installés un espace lecture avec de nombreuses brochures (à prix libre toujours), une buvette à petits prix (pas mauvais le cidre et le jus de pommes normands !), la tente de l'équipe médicale (medical team), un lieu où se ressourcer en cas de coup de blues... et les toilettes sèches habilement placées.
Un tableau donne la chronologie des rendez-vous du week-end, les heures des discussions débats. (Voir le programme sur ce site http://valognesstopcastor.noblogs.org/1087).
Près d'un demi millier de personnes vivent sur ce camp. Les discussions et rencontres spontanées ou organisées s'enchaînent.
L'après-midi du samedi a pour thème "la convergence des luttes" (anti nucléaire, anti aéroport, anti lignes à grande vitesse... etc.). Comment défendre un territoire, lieu de vie, face aux projets délirants de l'Etat et du capitalisme qui n'ont en pensée que le développement (de leur puissance) faisant fi des conséquences sociales et écologiques ? Quels liens les militant-e-s peuvent construire avec les populations locales ? Comment poser les problèmes en termes de société à reconstruire sur de nouvelles bases ? Quels moyens donnés à la lutte ? etc... Beaucoup de questions qui cherchent encore des réponses. Pour certains, une catastrophe nucléaire étant sans commune mesure par son pouvoir de dévastation et d'implications sanitaires, sociales et écologiques, par rapport à tous les autres risques industriels, la priorité est d'arrêter au plus vite ("immédiatement") cette horreur. D'autres estiment que pour s'en sortir, il faut remettre en cause la société (société capitaliste de croissance) qui a permis l'élaboration de telles industries...
D'autres réunions permettent de préparer les manifs du lendemain, jour des actions contre les pylônes de la future ligne THT...
Régulièrement, à proximité du camp, passent une fourgonnette de la police ou de la gendarmerie. Un hélicoptère survole le camp, filmant et photographiant tout ce qu'il peut. Les fichiers vont pouvoir être mis à jour... Même la nuit, ce moustique géant tournera au-dessus du camp à trois reprises... Les réserves de fioul de l'Etat doivent être bien remplies...

 

Banderole-antinuke.jpg

 

Le dimanche, les manifestations... et la répression

 

Dimanche, réveil sous la pluie. Elle ne cessera pas de la journée ! Grrrmmmlll... Une grande assemblée générale accorde les objectifs et fonctionnements de chaque groupe de manifestant-e-s.
Nous étions dans le groupe 1, avec en banderole de tête "nucléaire : arrêt immédiat". Les cirés et les bottes sont de sortie... Des flics filment le défilé... Au bout d'1 km, notre liberté de circuler et de manifester est entravée par un barrage de police. Nous progressons lentement, certain-e-s particulièrement dangereux (!) chantent des chansons antinucléaires (souvent des détournements de morceaux existants)... et, sans sommation, une première salve de lacrymogènes nous arrête ! Après la dispersion des fumées, nous reprenons la marche, nouveaux tirs de lacrymos. Nous nous interrogeons sur la marche à suivre. Au loin, résonnent des détonations où nous savons que les copines et les copains doivent se rendre. On pense à eux et elles avec un certain effroi... Un appel du camp nous informe que ça sent le roussi et qu'il est préférable de rentrer. Nous laissons une voiture de pompiers passer récupérer des blessés. On se demande ce qu'il se passe. De retour au camp, on nous raconte la violence des flics lors de l'affrontement, blessant une personne grièvement à l'oeil. Au mépris de toute considération pour le blessé, la maréchaussée ne voulait même pas laisser passer le véhicule de secours des pompiers ! Il a fallu l'intervention d'une journaliste allemande pour que cela se résolve.
On voit donc déjà le changement : après la Sarkozie, place à la Hollandie ! Le donneur d'ordre, c'est bien l'Etat, Manuel Valls encore une fois a mis ses bottes de Guéant !

Témoignage sur le cortège pylônes :

Le cortège composé de jeunes et de quelques moins jeunes a aussi quitté le camp à 10 h en prenant la direction opposée à la manif vers le pylône 220 sur le haut de la butte. Après avoir fait 200 mètres, illes étaient visibles du camp à 100 mètres. Face à eux une douzaine de flics les ont immédiatement arrosés de grenades lacrymogènes. Le vent était à ce moment favorable mais malgré la pluie fine les gaz s'élevaient. Le cortège s'est regroupé et a de nouveau essuyé des tirs de lacrymos avec un vent qui était défavorable.
Plusieurs grenades assourdissantes ont été envoyées par les "chiens policiers".
Ca commençait à ressembler à un champ de bataille...
Après un deuxième regroupement, le cortège est reparti en courant sur le groupe de tireurs. L'affrontement fut bref et d'une violence extrême. Le cortège voulant absolument passer pour aller au pylône. C'est là que furent blessés 6 activistes dont deux aux yeux... Le repli vers le camp se déroula de façon très ordonnée. Les blessés furent pris immédiatement en charge par l'équipe médicale... "Les chiens policiers" vinrent aux abords immédiats du camp. Le face à face était très tendu. Il est clair que si les flics étaient entrés dans le camp la situation aurait basculé. La mission des flics était d'empêcher toute jonction entre les différents groupes situés plus loin au bois du Chefresne et plus loin au village (les habitants et habitantes et des soutiens).
A noter que les pompiers furent bloqués par les flics qui voulaient les accompagner dans le camp...
Des instants précieux furent ainsi perdus...
Ce mardi un activiste blessé aux yeux était toujours à l'hôpital.
La conclusion, c'est que ce cortège a fait preuve d'une bravoure face à la violence policière. Les maîtres ont changé, Hollande a remplacé Sarkozy, et Valls a remplacé Guéant. Les chiens policiers sont les mêmes, le pli sarkoziste est pris. Les méthodes ne changeront pas mais la répression ne nous fera pas céder.

 

La Préfecture de la Manche s'est exprimée brillament à propos de ce week-end :
"Quand on regarde les plaques d'immatriculation on voit que beaucoup de voitures ne viennent pas de la région, ce qui laisse penser que les gens viennent "dans le but de déstabiliser les forces de l'ordre et de lutter peut-être pas contre la THT mais contre l'ordre établi" :

Sans doute ignore-t-elle que le nucléaire est un danger planétaire dont les effets sanitaires traversent frontières et océans. Ainsi, par définition, tout le monde étant concerné, tout opposant est donc à part entière un "local" face au péril nucléaire, fondé à s'exprimer et manifester...

    
Nous, groupe libertaire Lochu - Ferrer et fédération anarchiste 56, tenons à dénoncer fermement la violence de l'Etat et à exprimer toute notre solidarité avec les victimes des violences policières (certains, "légèrement blessés", ont reçu des éclats de grenades dans les jambes !) et avec toutes et tous les résistant-e-s à la ligne THT.
 

 

Hormis cette répression, le camp peut être vu comme une étape de la lutte antinucléaire. Il a permis des rencontres, renforcé des liens.
Au retour : deux contrôles de police à nouveau avec (mini) fouille du véhicule pour savoir si nous ne transportions pas d'explosifs ! Les flics ont de l'imagination... Il faut bien qu'ils se justifient leur fonction pour sauver leur conscience de défenseurs de l'ordre inique établi, que l'on peut qualifier, du point de vue de la justice sociale et écologique, comme un grand désordre !

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:15

Lu sur le site du CIRFA (Centre d'Information et de Recrutement des Forces Armées) :

 

l-armee-recrute-affiche.jpg"Le Centre d'Information et de Recrutement des Forces Armées de Vannes sera présent au "Raid du Golf - édition 2012" sur l'esplanade du port de Vannes, du vendredi 22 au dimanche 24 juin 2012 de 10h00 à 20h00" dans le cadre de sa campagne Devenez vous-mêmes.com.

Constatons d'emblée que la patrie est bien en danger, car "notre" service des armées massacre déjà l'orthographe nationale ! Eh oui, c'est le raid du GolfE (et non du golf... !) du Morbihan dont il s'agit : 4 courses à pied sur les chemins côtiers...

Peut-être est-ce cela l'esprit d'équipe militaire car, comme le constatait Coluche : "Pour toute une équipe, il y a un seul esprit, alors, on partage !"... la langue de la patrie dût-elle en souffrir !


Ah, Vannes et l'armée, une sacrée histoire d'amour : celle du sabre et du goupillon ! Bizarrement, nous préférons Jacques Prévert : "La guerre serait un bienfait des dieux si elle ne tuait que les professionnels." (Fatras)

 

Pour une réponse à la campagne de recrutement de l’armée de terre, nous nous référons sans hésitation à celle intitulée "devenezvousmême.clown" (reprise au site Rebellyon) :

En réponse à la propagande scandaleuse de l’armée de terre française, l’armée des Clowns lance une contre campagne de recrutement intitulée devenezvousmême.clown

Pour pos­tu­ler, c’est ici : http://deve­nez­vous­meme.clown.zici.fr/

Toute par­ti­ci­pa­tion est bien­ve­nue, y com­pris pour animer le web-site !

La ques­tion peut avoir de mul­ti­ples répon­ses… mais la prin­ci­pale est qu‘il est pour nous impos­si­ble de lais­ser passer sans rien dire, sans rien faire, sans rien tenter, le site inter­net « deve­nez­vous­même.com » de l’armée de terre fran­çaise, et sa grande cam­pa­gne de recru­te­ment…

Ce site est donc aussi une invi­ta­tion à visi­ter le site offi­ciel de recru­te­ment de l’armée de terre, car chacun doit se faire son avis sur la ques­tion : http://www.recru­te­ment.terre.defense.gouv.fr/ deve­nez-vous-meme

La ques­tion étant : deve­nir soi même dans l’armée de terre, au ser­vice de la France, est-ce pos­si­ble ?

Est-ce pos­si­ble de « deve­nir soi-même » avec des armes de guer­res, des ordres, une hié­rar­chie toute puis­sante, encore des ordres, de la sou­mis­sion, de la dis­ci­pline, et tout ceci au ser­vice de la glo­rieuse France ? Patrie des droits de l’homme (blanc et riche et homme) ? Patrie de la fran­ça­fri­que ? Patrie du nucléaire ? Patrie pseudo démo­cra­ti­que…

Cette France, qui ose encore affi­cher comme devise « liberté égalité fra­ter­nité » avec pour­tant des poli­ti­ques de plus en plus orien­tées vers la répres­sion, le racisme, les dis­cri­mi­na­tions, le natio­na­lisme, le clien­té­lisme, la cor­rup­tion, le copi­nage…

Est-ce pos­si­ble de deve­nir soi-même au ser­vice et aux ordres de cette France là ?

Ces ques­tions s’adres­sent à nous toutes et tous, citoyens de France et d’ailleurs, citoyens du monde et du Clownistan …

Ainsi que celles-ci : pour vivre un jour un monde de paix, d’amour, de bien­veillance et de par­tage entre tous les êtres humains… doit-on rejoin­dre une armée natio­na­liste, quelle qu’elle soit, avec ses armes, ses fron­tiè­res à défen­dre et ses chefs ?

Ou rejoin­dre la joyeuse « art nez des clowns », avec ses nez rouges, ses armes de déri­sion mas­si­ve, sa bien­veillance, ses câlins, ses bisous, ses cou­leurs, son absence de hié­rar­chie, sa créa­ti­vité, sa liberté…… ?

A vous, à nous de voir… et dans tous les cas, ENGAGEZ-VOUS !

Contact pro­vi­soire : clow­nis­tan69@gmail.com

Les docu­ments joints sont tota­le­ment libres de droits.

 

Recrut-11

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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