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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:57

Pour trouver l'hebdo édité par la FA près de chez vous,  cliquez ici !

 

Le Monde Libertaire # 1645 du 6 au 12 Octobre 2011

 

ML-1645-recto.jpgML-1645-verso.jpg

Sommaire

Actualité
À la une: école massacrée, par V. Benito, page 3


Ne jamais s’agenouiller, par J.-M. Raynaud, page 4


Police and thieves, par B. Collins, page 4


Temps variable pour le syndicalisme, par S. Bull, p. 5


Chronique néphrétique, p. 5


Des brèves, un strip, page 6


Nucléaire, par Stef@, page 7

Potkinisme
Un gadget de destruction massive, par Potkine, page 9

 

International
Le zapatisme face à la contre-insurrection, par G. Goutte, page 10

Arguments
Démocratie, oligarchie, écologie, par H. Kempf, p. 11


Quelques réflexions sur la violence, par R. Pino, page 12

Histoire
Les syndicats et la révolution en 1922, par R. Berthier, p. 15

Entretien
«Ici, on noie les Algériens», par Yasmina Adi et Daniel, page 17

Musique
Les voix politiques du blues (2/3), par Pascal, page 18

À voir
Quelques sorties cinéma, par H. Hurst, page 20

Mouvement
L’autogestion dans le Vercors, page 21


Le Cira est partout, page 21


Video kills the radio star, p. 22

 

Agenda, page 23

 

 

   

Le Monde Libertaire # 1646 du 13 au 19 Octobre 2011

ML-1646-recto.jpgML-1646-verso.jpgSommaire


Actualité
À la une: la volaille se déchaîne, par G. Goutte, p. 3

Une pomme est morte, par Mohamed, page 4

Drame à Lyon, par Guillaume, page 4

L’extrême centre fait son deuil, par E. Vanhecke, page 5

Chronique néphrétique, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Vers un vrai syndicalisme?, par T. Impétueux, page 7

Nouvelles des fronts, par Hugues, page 8

Des médecins libertaires s’organisent, par Romain, p. 9

Arguments
De la croissance au bonheur ?, par J. Langlois, page 11

À la une : retour sur un massacre d’État, par M. Rajsfus, page 13

International
L’Espagne vers la grève générale, par R. Pino, page 16

Histoire
Les Sans-patrie de Charleville, par Increvables Anarchistes, page 17

Musique
Les voix politiques du blues (3/3), par Pascal, page 19

À lire
Nouvelles de la librairie, par Publico, page 20

Mouvement
Cora Vaucaire s’en est allée, page 21

Soutien à l’Autodidacte, p. 22

Agenda, page 23

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:34

De nombreuses raisons incitent à s'opposer au choix absurde et suicidaire de la filière nucléaire (choix réalisé par les "élites") : multiples incidents, insécurité (erreur humaine, défaillance technique, risque terroriste), atteintes graves à la santé humaine, TN-Jongleurgestion des déchets toujours sans solution et donc reportée sur les générations futures, pseudo-indépendance énergétique, instrument illusoire de la paix mondiale, coût réel élevé, pouvoir centralisé et contrôle policier, voire militaire...

Mais exiger l'arrêt du nucléaire en conservant la société qui l'a engendré ne sert rigoureusement à rien. Y compris dans les pays où le nucléaire n'est pas développé, les mêmes mécanismes de régression sociale et de saccage écologique sont à l'oeuvre. Rappelons aussi que la nucléarisation massive avait pour finalité de prendre le relais du pétrole pour assurer une énergie abondante et accessible, c'est-à-dire assurer le règne du gigantisme, de la démesure, du gaspillage systématique. Il ne suffit donc pas de sortir du nucléaire, mais aussi de la croissance économique, c'est-à-dire du productivisme et de l'idéologie scientiste qui le justifie. Nous prélevons les ressources naturelles plus vite qu'elles ne se reproduisent. Notre « empreinte écologique » (même si elle n'est pas un outil strictement scientifique) dépasse largement les capacités de régénération de la planète. Notre modèle « occidental » de consommation n'est pas soutenable.

Or sortir de la croissance économique, c'est nécessairement sortir du capitalisme, puisque cette croissance a toujours été la fuite en avant qui lui a permis de surmonter ses contradictions internes (c'est-à-dire de masquer les inégalités sociales pour éviter un soulèvement des populations). Notons – ironie de l'histoire – que le capitalisme a sapé lui-même les bases d'une croissance dont il a besoin pour se perpétuer. D'où la « crise » actuelle. Quoi qu'il en soit, le franchissement des limites physiques de la planète interdit désormais toute croissance, sauf à créer délibérément un désastre écologique, ce qui ne saurait durer très longtemps. Le capitalisme est clairement incompatible avec le maintien de la vie sur Terre.

Mais il serait tout aussi stérile de sortir du capitalisme sans sortir de l'Etat, c'est-à-dire de l'électoralisme et du parlementarisme qui l'accompagnent. C'est bien l'Etat qui, par la loi, a légitimé la propriété privée, et qui la protège. C'est lui qui a permis la puissance colossale des multinationales par des subventions, des allègements fiscaux, des crédits de formation et de recherche, la mise à disposition d'infrastructures, des privatisations, la prise en charge des pertes financières et autres législations sur mesure. C'est bien cet Etat, garant du capital, qui s'applique à faire régler à la population la facture d'une dette dont elle n'est pas responsable. C'est aussi la dimension même des travaux commandés par les Etats qui conforte nécessairement la taille des entreprises, à commencer par le complexe militaro-industriel. Faudrait-il aussi ignorer les nombreuses carrières croisées entre le public et le privé ? Que l'on cesse donc de faire semblant de croire qu'un Etat de droit va surgir dans la jungle de la mondialisation capitaliste. La corruption, la désinformation massive, le mensonge, la falsification ont créé une situation irréversible.

Renoncer à prendre ses affaires en main se paiera toujours par une exploitation économique et une domination politique. Surexploiter les écosystèmes se paiera toujours d'un effet boomerang préjudiciable à la santé et au bien-être de l'homme. Il s'agit donc de passer d'un capitalisme industriel – la pire des civilisations, celle qui a dressé l'homme contre la nature pour qu'une minorité puisse mieux asservir les deux – à une société à la fois de gestion directe et de sobriété énergétique. C'est-à-dire présentement une décroissance libertaire. Partage des richesses et usage social des biens. Appropriation sociale des moyens de production, d'échange et de distribution, mais aussi autolimitation individuelle et collective des besoins.

antinuk2 151011La question posée est en définitive celle de l'économie, c'est-à-dire de la fabrication de biens à partir des ressources naturelles dans un monde limité. C'est-à-dire encore la question du sens du travail, de la finalité de la production. Car produire plus, c'est travailler plus (souvent pour gagner moins d'ailleurs). Donc plus de souffrance au travail pour plus de destruction du milieu naturel. Trop fort ! L'émancipation de l'Homme passe par la préservation de la biosphère, et réciproquement. Et les deux passent nécessairement par une révolution sociale. La rupture ouvrirait des perspectives, la continuité est sans avenir. Il va falloir choisir. On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l'a engendré, disait Einstein.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 20:16


A Tokyo, lundi 19 septembre, des dizaines de milliers de personnes, bien plus lucides que les membres de leur gouvernement et des dirigeants de l'industrie qui le finance et... le mandate officieusement, ont manifesté pour la sortie du nucléaire.
Avant de voir où l'on en est en France, survolons ce qui se passe dans d'autres pays européens.

Certains pays ont acté cette année la sortie progressive du nucléaire : Suisse, Autriche,...
Le cas de l’Allemagne est assez emblématique pour résoudre le dilemme qu’il y aurait entre les réalistes et leur soit disant sortie progressive et les prétendus inconscients de l’arrêt immédiat du nucléaire. En 2000, le gouvernement Schröder avait ainsi acté la sortie progressive du nucléaire en 20 ou 25 ans. A peine arrivée au Pouvoir, la chancelière Merkel prolongeait cette sortie de 10 ans… pour ne pas montrer franchement qu’elle était contre. La force et la diversité du mouvement antinucléaire allemand ne permettent effectivement pas aux dirigeants du pays de faire exactement ceux qu’ils veulent en la matière. Ce que l’on constate d’emblée, c’est que la sortie progressive, adaptée à un besoin éventuel du capitalisme, est réversible car à la merci d’un changement de personnel politique ! Les  antinucléaires devraient s’en méfier comme… d’un fût de plutonium ! La catastrophe nucléaire japonaise aura contraint la chancelière allemande à faire machine arrière, à entamer dès à présent une sortie définitive du nucléaire avec pour échéance 2022, soit en moins de douze ans.

Cette catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011 aura résonné jusqu’au pays de l’atome : la France... Peut-être va-t-elle sonner le glas de cette industrie mortifère ? Alors que d'énormes rejets radioactifs ont été projetés dans l’air et l’océan, avec des impacts encore incalculables sur la santé des habitants, les médias français ne s’émeuvent plus guère.
Au printemps, en France, il y a bien eu quelques manifestations sporadiques (dont nous fumes) pour relancer la nécessité d’une sortie du nucléaire, mais sans aller au delà des cercles habituels… un peu comme si la population française était anesthésiée sur le sujet.

Cette dernière décennie, le mouvement antinucléaire français a été porté largement par le réseau Sortir du nucléaire. Lequel a développé une force de frappe militante assez prodigieuse par la diffusion massive de tracts et fascicules qui ont permis à de nombreuses personnes de se forger un argumentaire de base anti nucléaire solide. Mais le réseau s’est fragilisé en ne tranchant pas entre sortie immédiate et sortie progressive du nucléaire, car il devait faire avec des éléments politiciens en son sein, donc compatibles avec le capitalisme et la gestion de l'Etat. Il s'est aussi un peu englué dans des actions qui se voulaient médiatiques, donc « spectaculaires »... avec tout le vide politique que ces stratagèmes génèrent parfois. Comme toute structure, surtout avec des budgets de certaines tailles, il a cherché à se pérenniser et à devenir une sorte de voix officielle que l’on consulte. Dans ses stratégies, la question du lobbying auprès des élus était devenue de plus en plus présente. Le réseau prétendait jouer sur les deux tableaux : la manifestation de rue et le lobbying. Déjà, au Grenelle de l'Environnement, des membres du Conseil d'administration du Réseau avaient été tentés par cette mascarade. Ils étaient heureusement en minorité à l'époque...Cette recherche de reconnaissance officielle, a eu son pic en 2009, lors du Sommet de Copenhague, avec la signature du texte « ultimatum climatique », lequel n’évoquait même pas le nucléaire ! Le réseau s’asseyait ainsi sur l’objet même qui le constitue !  Cette signature a été retirée mais l’on peut voir jusqu’où l’on peut être absorbé quand cette voie est empruntée.

D'autres éléments discordants que nous ne développerons pas se sont joints et le réseau a scissionné. Des collectifs locaux indépendants ont alors commencé à réapparaître, même si d'autres avaient maintenu une activité en dehors du réseau.

En 2011, le débat sur la sortie progressive ou immédiate du nucléaire prend une nouvelle tournure avec le vieillissement des centrales... ce qui les rend potentiellement plus fragiles et accroît les risques d'accidents majeurs. 21 réacteurs ont dépassé les 30 ans de fonctionnement initialement prévus et les autres arrivent à échéance. Edf se mobilise pour un prolongement de la durée de vie de ces centrales d’au moins 10 ans, ce qui a un coût énorme. Il faut remarquer que Tepco, l’opérateur gestionnaire de la centrale de Fukushima Daiichi, venait d’obtenir justement un prolongement de 10 ans le mois précédant le tsunami… Si la centrale avait été arrêtée, les dégâts auraient été moins considérables. Aussi, si on prévoit une sortie à 20, 30 ou 40 ans ou pire de seulement réduire la part du nucléaire, il implique soit d’obtenir un allongement de la durée de vie de certains réacteurs, dont certains sont vétustes, soit... de construire de nouvelles centrales !
Or, l'on peut constater que les chantiers EPR à Flamanville mais aussi en Finlande ont pris un retard considérable et voient déjà leur budget multiplié par 2 (de 3 milliards à 6 milliards d'euros... et ce n'est pas fini !).... avec de surcroît des défauts de conception et de réalisation.
L'acheminement de l'électricité qui serait produite implique en plus la construction de gigantesques lignes à très haute tension (Tht) qui dégradent les paysages et dont l'impact sur la santé des animaux et des humains est quasi avéré.

Développé initialement à des fins militaires, avec la culture du secret inhérente, le nucléaire français qui n’est pas un mode de production d’énergie anodin, s’est vu propulsé dans les années 70 après le premier choc pétrolier, dans une volonté affichée (mais erronée) d’indépendance nationale... Il est vrai aussi que des mastodontes du capitalisme français étaient prêts à profiter de ces gigantesques chantiers. Sa puissance et sa dangerosité impliquent un contrôle policier et militaire constant. Même s'il existe des pays productivistes sans nucléaire, il est une réponse à une société énergivore, développée par la logique capitaliste, productiviste et consumériste. Mais, en retour, il influe sur le fonctionnement de cette société et pousse à la surconsommation électrique. Les entreprises capitalistes, mais aussi le secteur tertiaire, qu'il soit privé ou public, y trouvent leur comptes : la facture Edf ne comporte qu’une petite provision dédiée au démantèlement des centrales, à la gestion des déchets et à l’assurance en cas d’accidents. Cette insuffisance de provision directe qui ferait grimper de manière exponentielle le kilowatt heure nucléaire est reportée sur la collectivité ! Mais, contrairement à la propagande de l’Etat et d’Edf, le prix de l’électricité française n’est pourtant qu’à la 13ème place dans l’Europe et non la meilleure marché. La privatisation d’Edf va évidemment contribuer à l’augmentation du prix…. Non pour provisionner le démantèlement mais pour enrichir l’Etat actionnaire…. Qui a une mentalité d'actionnaire comme les autres… Aussi, est-il important de soutenir le statut des travailleurs d'Edf et de l'énergie en général pour faciliter les reconversions.
L'arrêt immédiat et définitif du nucléaire, civil et militaire, que portent certains collectifs et les  libertaires rencontre un écho de plus en plus grand. Certaines industries énergivores et sans intérêt social (complexe militaro industriel, aéroport international de Notre-Dame-Des-Landes (44), Lignes à Grande Vitesse (LGV), Ligne Lyon Turin, etc...) sont ainsi logiquement contestées. Pour réaliser cet arrêt immédiat (en mois ou quelques années tout de même), outre l'arrêt de l'exportation d'électricité, sans doute faudra-t-il avoir recours au moins temporairement à la production d'électricité d'origine thermique (centrales gaz, charbon « moins polluant »). Le débat n'est pas tranché et sera conditionné par les besoins en énergie.

Se passer de nucléaire s'associe à un changement de société sur au moins deux aspects qui  intéressent les libertaires : quels sont nos besoins en énergie ? Comment se prennent les décisions et par qui ? Nous voyons que dans la société de classes, avec démocratie parlementaire, le productivisme et le centralisme conduisent à des modes de production gourmands en énergie, polluants, dangereux pour les travailleurs et facteurs de corruption voire de guerres : pétrole et nucléaire.  L’autogestion de l’énergie pourrait être une réponse appropriée. Reposant sur de petites unités de production d'énergies renouvelables décentralisées, sous formes de coopératives sans but lucratif, associant travailleurs et usagers,  cette autogestion est à même de trouver la formule adaptée aux capacités géographiques locales. Qui dit autogestion, dit socialisme (égalité), fédéralisme (liberté) et entraide ou mutualisme, compte tenu des disparités locales justement. Cette définition des besoins par la population elle-même devrait s’inscrire dans un esprit de décroissance libertaire (non contrainte) jusqu'à être compatible aux capacités de régénération de la planète et permettre l'accueil de nouvelles générations.

Prendre cette voie ne pourra que reposer sur un rapport de force populaire et relativement constant dans l'action. L'annonce de manifestations a déjà un premier résultat chez des pros nucléaires : une candidate à la primaire « socialiste » s'engage à mettre fin au chantier EPR si elle était élue ! La période est donc propice pour aller le plus loin possible. Le mouvement antinucléaire pourrait être alors un levier pour la sortie du capitalisme et de l'étatisme.

C'est sur cette base que la Fédération anarchiste répond présente et participe déjà aux mobilisations. Ainsi, dans l'ouest, il sera possible de nous trouver dans les composantes libertaires, elles-mêmes incluses dans le cortège « Le nucléaire, c'est le capitalisme : arrêt immédiat ».

Le 15 octobre 2011, un collectif d'organisations dites de 'l'ouest' (Normandie, Bretagne, pays de la Loire, centre) organise une manifestation à Rennes, pour dire STOP au nucléaire et exiger l’arrêt immédiat des chantiers EPR/THT. Cette initiative suscite de nouvelles mobilisations d’arrêt de tous nouveaux chantiers nucléaires et d’arrêt immédiat d’installations nucléaires à risques : Gravelines (Dunkerque), Fessenheim, Bugey (entre Genève et Lyon), Golfech/Blayais (Sud-Ouest)... Le 15 octobre, des manifestations auront donc lieu aussi à  Dunkerque, Bugey, Bordeaux et Toulouse.

Ces mobilisations ne sont qu'une première étape pour un mouvement antinucléaire qui se restructure à la base. En novembre, deux rendez-vous sont déjà annoncés : l'un à Valognes, dans la Manche, un camp servira de base pour le blocage d'un convoi par rail de déchets nucléaires vers l'Allemagne, l'autre serait un forum antinucléaire ouvert à toutes et tous à Rennes.

 

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Lire aussi l'excellente analyse proposée par l'Organisation communiste libertaire :

Les manifestations du 15 octobre, un enjeu important

L’incapacité à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire hexagonal de ces dernières années. L’initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l’Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l’avenir de cette lutte.
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:19
Salut,
pas mal pris ces temps-ci, l'envoi de l'agenda en a pâti...
Voici donc quelques mises à jour (il en manque ceci dit).
Il y a pas mal de choses intéressantes ce week-end (dès vendredi !).
Pour compléter cet agenda, n'hésitez pas à visiter Indymedia Nantes https://nantes.indymedia.org/colonne_centrale
et Rennes infos : http://www.rennes-info.org/
L'affichage et réunions de préparation pour la manifestation antinucléaire du 15 octobre  à Rennes nous mobilise pas mal (entre autres choses...). Attention : le lieu du rassemblement a changé : c'est au Mail François Mitterrand et non à l'esplanade Charles de Gaulle ! Stop nucléaire 56 met toujours à votre disposition un car avec des départs à Lorient, Auray, Vannes, Pontivy, Ploërmel. Détails de tous les départs groupés (car et/ou covoiturage) de Bretagne ici : http://www.sdn-rennes.org/index.php/departs-groupes

Par ailleurs, un GFA, groupement foncier agricole (biologique), se constitue dans le pays d'Auray pour l'installation sur Brech d'un élevage de chèvres avec transformation fromagère et vente directe. Le GFA achète terres et bâtiment agricole pour les louer à la paysanne. Pour soutenir cette installation, il est possible de devenir associé en acquérant des parts dans le GFA. Infos : http://gfakermelen.free.fr/

Radio libertaire s'écoute toujours en direct http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3 ou en podcast http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php
Une bonne partie du Monde libertaire peut être lue en ligne ici : http://www.monde-libertaire.fr/

Anarchas salutations,
le groupe libertaire Ferrer - Lochu et FA Lorient - Vannes (qui ne se reconnaît pas obligatoirement et intégralement dans chacun des événements ci-après)

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* Vendredi 7 octobre - Lorient - Rassemblement pour le droit à un habitat digne par le collectif « Urgence : un toit pour tous » - 18h - place Aristide Briand - Pour exiger de l'Etat : le déblocage des moyens budgétaires suffisants pour un accueil inconditionnel de toute personne sans abri ; la suspension des domiciliations aléatoires des migrants non accompagnées d'un hébergement ; un programme de mobilisation des logements et locaux vides, l’application de la loi de réquisition, le relogement de toutes les personnes et familles ; une vraie régulation des loyers, de l’immobilier et du foncier pour rendre le logement accessible à tous, la réalisation massive de logements sociaux, et l’abandon de toute mesures de marchandisation des HLM et un moratoire sur les expulsions.

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* Vendredi 7 octobre - Lorient (56) -  Conférence gesticulée Inculture(s) 3  : « Chez moi, on ne parlait pas politique à la maison », une autre histoire de l’engagement. Avec les Incultes de la Scop Le Pavé  - Foyer Agora 81 rue Amiral Courbet - 20h30 - Entrée libre

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* Vendredi 7 octobre - Pontivy (56) -  Réunion de présentation du syndicat interprofessionnel CNT 56 (union départementale de la Confédération Nationale du Travail), pour un syndicalisme lutte de classe & autogestionnaire - 20h30, Maison des associations et de la Solidarité. 4 pages de présentation de la CNT
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/cntCquoi2.pdf - Contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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Du vendredi 7 au dimanche 9 octobre - Guichen (35) - Salon Ille et bio sur le thème "métamorphoser l'économie" (ateliers, conférences débat, table ronde...) On notera un débat avec Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto, Notre poison quotidien), des débats sur le nucléaire, les ogm... Programme complet ici en pdf (tout est loin d'être intéressant, d'un point de vue @nar, il faut faire le tri...) : http://www.illeetbio.org/wp-content/uploads/2011/09/programme_WEB-1.pdf

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* Samedi 8 octobre - Lorient (56) -  Réunion de présentation du syndicat interprofessionnel CNT 56 (union départementale de la Confédération Nationale du Travail), pour un syndicalisme lutte de classe & autogestionnaire - 16h, Cité Allende, 12 rue Colbert, porte C au RDC. 4 pages de présentation de la CNT
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/cntCquoi2.pdf - Contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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Samedi 8 octobre - Augan (56) Café le champ commun - 21h : Concert Fanch http://www.fanch.org/ en duo : Fanch est de retour, estimant qu’on est « dans une période où il faut se réveiller », chanteur-chansonnier, libre avec un état d’esprit plus rock qu'avant.

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* Dimanche 9 octobre - Bignan (56) - Pique-nique végétarien au domaine de Kerguéhennec - Midi - Table de presse : écologie, droits des animaux, aspects sociaux et sanitaires, recettes... Infos : veg56@voila.fr

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* Mardi 11 octobre - Lorient - Manif intersyndicale dès 10h30 - Rdv Coasmao Dumanoir

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* Vendredi 14 octobre - Theix (56) - Théâtre : Reno présente L'âme Agit (du libre ton), spectacle comique pour adultes, qui pourfend l'hypocrisie et remet l'humain au centre de l'aventure. - 20h30 salle Marcel Guého - 7€. Infos : http://h2ouest.free.fr/lameagit.htm

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Vendredi 14 octobre - Quimperlé (29) - Conférence débat sur la notion de Droits de l'Homme et l'union européenne avec Michel Tubiana (Avocat à la Cour d’appel de Paris, membre de la Ligue des droits de l’Homme en 1978) - Coat-Kaër - 20h

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Samedi 15 octobre - Rennes - Manifestation Contre le Nucléaire et pour l'arrêt immédiat des chantiers EPR et THT, organisée par la Coordination Antinucléaire Ouest - Rejoignez le cortège "le nucléaire, c'est le capitalisme : arrêt immédiat" et sa composante libertaire, dans laquelle vous trouverez le cortège de la fédération anarchiste - 12h - Mail François Mitterrand

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* Jeudi 20 octobre 2011 - Lanester  salle Tamtam : "Présentation du nouveau scénario NEGAWATT", animé par Négawatt, Enercoop, Bec et la ville de Lanester (salle Tamtam) -  www.negawatt.org - 20h - Inscription obligatoire : info-energie.lorient@wanaoo.fr

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* Samedi 22 octobre - Guénin (56) - Conférence gesticulée Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu » une autre histoire de la Culture. De et par Franck Lepage. 19h avec un entracte/buffet vers 20h30 - Salle polyvalente - 7€ adultes 3€ Enfant de – de 12 ans ; 16 € Famille - Infos : 02.97.27.86.66

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Vendredi 28 octobre - Trégunc (29) - Concert antifasciste avec WASHINGTON DEAD CATS, BRIXTON CATS, SPANNER IN THE WORKS et HEAVEN SUCKS. Tables de presse, distros et labels indépendants

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Samedi 29 octobre - Augan (56) - Spectacle clowns "(P)latitudes, clownerie sur l'incontournable contemporain" : dans la lignée de Sarkophonie, Rafaële Arditti s’appuie sur de vrais textes pour révéler l'aspect fumeux, élitiste des discours conceptuels sur l’Art, elle s’amuse avec la langue de bois politicienne qui caractérise un certain milieu culturel, manipulatrice-lénifiante et esbroufatice-aphrodisante - Au café associatif le champ commun - 21h

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* Jeudi 3 novembre - Inzinzac-Lochrist (56) - Cinéma Le Vulcain - Documentaire "Moi la finance et le développement durable" (1h33), de Jocelyne Lemaire Darnaud "Ce film enquête est une réflexion sur la schizophrénie dans laquelle nous enferme le système capitaliste ultra libéral. On nous incite sans cesse à épargner en parlant de rentabilité de l'épargne. J'ai choisi d'aller voir ce quelle nous coûte !!" - En partenariat avec la Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire. 20h30

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Vendredi 4 novembre - Vannes - Projection du film documentaire A posteriori, de Mickaël Foucault et Maëlle Maugendre : "Parcours de deux anciens réfugiés espagnols, depuis leur passage de la frontière en février 1939 jusqu’à leur installation définitive sur le territoire français. Revenant sur les lieux marquants de leur exil – ou ce qu’il en reste –, A posteriori donne à entendre deux voix, parfois discordantes, aborder leur internement dans les camps, leurs engagements et leur intégration en France." Soirée organisée par l'association Amigos de Espana

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Jeudi 17 novembre - Vannes - Soirée conférence-débat, dans le cadre de la semaine de solidarité internationale, sur le thème des réfugiés Palestiniens "Histoire d'un Exode" avec : Bernard Ravenel historien, président d'honneur de l'AFPS et président de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Sylviane de Wangen, présidente de l'AFPS Paris 14éme, co-fondatrice de l'association "France Terre d'Asile" - 20h Palais des arts

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:29

 

 


SORTONS DU NUCLEAIRE, GERONS NOUS-MEMES L’ENERGIE !


La question de la production et de l’accès à l’énergie est un enjeu essentiel pour le capitalisme globalisé, pour les Etats modernes autant que pour les collectivités humaines. L’épuisement annoncé des énergies fossiles, les évolutions technologiques, la pression exercée par la catastrophe écologique de l’effet de serre, la nécessité de décroissance de la consommation, les évolutions politiques des Etats qui régionalisent dans une optique économique libérale, la fin des monopoles d’Etat du secteur énergétique... amènent une situation nouvelle sur ces questions.

 

En France, la privatisation forcée des compagnies EDF, GDF et RTE, les aides octroyées par l’Etat, la marche forcée de l’Europe vers un bouquet énergétique prétendument sans dégagement de CO2, le potentiel de déconcentration des productions énergétiques... encouragent la spéculation qui fait de la production des énergies renouvelables un nouveau filon grâce à l’instauration de la taxe carbone. Petits producteurs ou firmes multinationales, pétrolifères ou nucléocrates, françaises ou étrangères, tout ce petit monde transforme le rêve de l’énergie naturelle gratuite des premiers mouvements écologistes en nouvel eldorado spéculatif et politiquement correct. Le vent, le soleil, le méthane, ...ne sont plus gratuits. On encourage les particuliers à alléger leurs propres crédits en produisant et revendant de l’énergie renouvelable. Chacun, à la plus petite échelle, est donc encouragé à spéculer sur une énergie pourtant patrimoine de l’humanité, au même titre que l’eau : il s’agit là d’une véritable marchandisation de ce qui est un bien commun et inaliénable.

 

Cette évolution contradictoire sur les énergies renouvelables doit être l’opportunité d’innover politiquement en faveur d’une production énergétique sans nucléaire, non polluante, déconcentrée, accessible à tous et autogérée sous la forme d’un service public où usagers (individus et collectivités) et travailleurs de ces filières seraient associés. Déjà, outre le secteur de l’eau, on voit des collectivités s’organiser en régies pour produire une partie au moins de l’énergie consommée. De nombreuses associations œuvrent en faveur d’une production d’énergie décentralisée, au plus près des lieux de consommation, et l’opinion publique semble sensible à ces questions qui sont autant politiques que techniques. L’autonomie semble être un objectif en matière de production et de consommation d’énergies, mais elle n’est pas toujours possible, ni souhaitable. Outre que les conditions climatiques rendent les collectivités humaines inégales, l’autogestion ne peut pas s’exprimer autrement qu’à travers la solidarité, la complémentarité, et à un niveau de production qui permette d’apporter des réponses collectives d’échelle, sans interdire les réponses techniques à petite échelle. On peut produire localement, sans Etat qui centralise et contrôle et sans patrons qui s’approprient ce qui nous appartient, mais il faut aussi construire et fournir un réseau solidaire de dimension régionale voire au-delà.

 

Le réseau privatisé "Réseau Transport d’Electricité" peut ainsi devenir le réseau de service public d’une fédération d’unités de production d’énergie renouvelable. Ces unités de production, gérées par les collectivités, à travers régies ou coopératives de service public - entreprises sans buts lucratifs -, doivent associer travailleurs, usagers (particuliers ou entreprises) et collectivités pour devenir un service public de l’énergie sans nucléaire, et autogéré. Sa proximité des lieux de consommation devrait pouvoir réduire les coûts et les pertes liées au transport d’énergie sur longue distance, faciliter la sensibilisation aux économies d’énergies et à la décroissance de leur consommation, et faciliter l’intérêt des populations pour sa gestion associée. Dans ce combat, les personnels des services de l’énergie autant que les réseaux d’associations antinucléaires devront être informés et sollicités. Les enjeux sont essentiels et reposent sur trois pistes :

1- Création d’un service public de production et de distribution autogéré sans nucléaire, de proximité ;
2 - Empêcher la marchandisation et le caractère spéculatif de la production énergétique renouvelable ;
3 - Procéder à l’expropriation des firmes privées de ce secteur pour imposer des productions sous formes de régies ou de coopératives de production autogérées, sans but lucratif.

Sans une forte pression de l’opinion publique dans cette direction, la lutte contre les nouvelles constructions de centrales nucléaires et pour le démantèlement de celles qui sont en service, qu'elles soient ou non vétustes car toutes sont dangereuses, quelle que soit sa radicalité, n’a quasiment aucune chance d’aboutir.

Fédération anarchiste

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:57

 

Depuis le 11 mars dernier, le Japon est victime, en plus d’une catastrophe naturelle, de la plus grosse catastrophe nucléaire de l’histoire avec Tchernobyl. La radioactivité s’est répandue à des centaines de kilomètres, polluant des régions entières du pays et l’océan pacifique. Même si elle ne pourra jamais être suffisante, la protection des populations face aux risques de contamination est, encore à ce jour, à peine mise en place par les autorités.

Depuis la mobilisation citoyenne dans le monde ne faiblit pas. Dernièrement, 60 000 personnes ont manifesté à Tokyo pour l’arrêt du nucléaire.

Alors que nos voisins européens, tirant la seule leçon possible de la catastrophe de Fukushima, décident un à un de sortir du nucléaire, le gouvernement français persiste dans l'impasse de l'atome. Cet immobilisme est inacceptable.

Le 15 octobre 2011, des manifestations auront lieu à Avignon, Bordeaux, Bugey, Dunkerque, Rennes, Strasbourg et Toulouse pour dire stop au nucléaire, c'est-à-dire exiger l’arrêt immédiat des chantiers EPR/THT et de tous les autres projets (Bure, ITER, Mégajoule …) ainsi que la fermeture rapide de toutes les installations nucléaires actuellement en service.

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Attention, pour Rennes, nouveau lieu de rendez-vous : ce n'est plus l'Esplanade Charles de Gaulle mais le Mail François Mitterrand

 

affiche_mail.jpg

 


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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 20:09

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ? Cliquez ici !


ML-1644-recto.jpgML-1644-verso.jpgSommaire

Actualité

À la une : Troy Davis assassiné, par A. Sulfide, page 3

Serment aux armes, par M. Rajsfus, page 4

Météo syndicale, par T. Impétueux, page 5

Chronique néphrétique, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Procès AZF, par J.-P. Levaray, page 4

Georges Fillioud est mort, champagne ! E. Vanhecke, p. 8

International

Extrême droite autrichienne, par J. Segal, page 9

Arguments

Le futur est à venir, par A. Bernard & P. Sommermeyer, page 10

Affaire du Sofitel, par R. Dadoun, page 14

Dézombifions-nous, par G. Goutte, page 16

Histoire

17 octobre 1961: vers la mémoire ?, par E. Garnier, p. 18

Musique

Blues et politique, par Pascal, page 19

À voir

Quelques sorties, par H. Hurst, page 21

Mouvement

Soutenons le Jargon libre, page 22

Agenda, page 23

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:17

 

Jean-Jacques, militant au groupe libertaire Lochu (Vannes), tu as participé pour la deuxième année consécutive à deux événements liés au "militantisme cycliste", lequel englobe des problématiques sociales comme les moyens de transport, l'aménagement des villes et de la voirie, le rapport à la vitesse, à l'environnement, à autrui et même à sa propre santé. Peux-tu nous présenter rapidement chacun de ces événements et leurs objectifs respectifs ?

Jean-Jacques :

En fait, j'ai participé à trois mobilisations de ce type.
J'ai commencé par "le détour" en Bretagne en 2007. "Le détour", c'était un tour cycliste décroissant qui a eu lieu en même temps que le tour de France. C'était un anti tour ou plutôt un alter tour avant la lettre, initié par de jeunes décroissants de Nantes. Les participants venaient de toute la France. Ce "détour" visait à rencontrer des pratiques alternatives (agriculture, maisons écolos, lieux de vie). "Tour et détour" selon le rapport entre les mots "faire et défaire".
Sur ce modèle a été créé, de manière complètement indépendante, le "cyclo foncier" devenu "cyclo paysan". J'étais le seul à avoir fait les deux. Au début, le cyclo foncier se focalisait sur l'accès à la terre, d'où son nom. Mais, très vite, il est apparu que l'accès à la terre devait être lié à un mode de vie paysan et non pas d'exploitations agricoles. Par l'accaparement (Marx disait "appropriation privative") des terres par une minorité d'anciens paysans transformés en exploitants agricoles, l'ensemble de la population française a été exclue du territoire que l'Etat est censé lui attribuer. Cet accaparement se fait au bénéfice des seules grandes sociétés capitalistes (chimie, semenciers, grande distribution). Le cyclo paysan a donc pour but de porter cette thématique de l'accaparement auprès des institutions agricoles (Chambres d'agriculture, Mutualité Sociale Agricole, Safer, Crédit agricole, services de l'Etat et administrations locales). Nous avons presque toujours été accueillis et soutenus par des paysans de la confédération paysanne en agriculture biologique et quelques communes qui voulaient revivifier la vie rurale et développer l'autonomie alimentair tract-AT2011e. Le cyclo paysan promeut l'installation de petits paysans en poly-activités (travail partiel dans le tertiaire ou le secondaire). Plusieurs participants étaient des jeunes urbains, installés ou en recherche de terres.
"L'alter tour" est né en 2008, sans lien organique avec le détour, bien que quelques participants du détour aient pris part à l'alter tour. L'alter tour "pour une planète sans dopage", "vers la sobriété énergétique" est réellement l'anti Tour de France et cherche à relier et aider par des manifestations (vélorution) des pratiques alternatives diverses (agriculture biologique, constructions écologiques, énergies indépendantes, opposition à l'urbanisation, lieux alternatifs...). L'alter tour est un projet plus vaste et plus général.  
 
 

Détaille nous l'organisation du "détour", du "cyclo paysan" et celui de "l'alter tour", leurs points communs, leurs différences.

Jean-Jacques :
Pour le « détour », un noyau de décroissants avaient pris des contacts et préparé le trajet. Nous étions en autonomie complète : gamelles, camping sur le terrain des accueillants. Il n'y avait pas de caisse commune, chacun achetait sa nourriture. Nous étions une vingtaine de cyclistes à rouler. La participation était à la carte. Ce détour a eu lieu pendant le tour de France durant 3 semaines. La pratique cycliste était en autogestion. Les soirées étaient organisées autour de débats et de conférences.
Pour le cyclo paysan, qui a lieu en avril, nous étions en autonomie : couchages, gamelles, mais cuisine et caisse communes, et, en raison de la saison, pas de tentes. Tout ce qu'on achetait était en bio. Sinon, nous faisions beaucoup de récupération pour la nourriture, surtout la première année, en Bretagne. La deuxième année, elle, s'est faite dans le Nord. Les cyclos durent deux semaines. Le cyclo paysan réunit une vingtaine de cyclistes en permanence mais trois fois plus de participants à la carte. Une poignée a fait tout le parcours.
L'alter tour change de région chaque année. Il s'étale sur plus d'un mois. La date de départ est calée sur celle de Tour de France. Il a des véhicules pour porter les bagages et les cyclistes fatigués (!). Ceux-ci ne sont donc pas en autonomie complète. L'alter tour est parrainé par des entreprises et associations écologistes. Contrairement au détour et au cyclo paysan, l'alter tour est payant : nourriture et hébergement. Car l'alter tour indemnise les accueillants : agriculteurs ou associations. Il en coûte à peu près 26 euros par jour. Je n'ai participé qu'aux alter tours de 2010 et 2011 (pas 2008, ni 2009). La participation est à la carte : nous commencions à 20 mais nous finissions à plus de 50 à rouler tous les jours, avec un pic de 100 en 2010 à Saint-Malo et Jersey. Jersey, paradis fiscal, où nous sommes allés en ferry + vélo pour dénoncer le dopage financier. L'alter tour a deux salariés à l'année, avec des assemblées générales de bénévoles, plusieurs fois par an, qui organisent le trajet.
Le détour en Bretagne et les cyclo-paysans faisaient autour de 800 km ; l'alter tour 1500 (ouest et centre de la France en 2010 ; pour 2011 : Genève, Alpes, Camargue, Cévennes, Larzac).
Dans le cadre d'un canevas organisé à l'avance, ces trois activités se faisaient en autogestion. Le cadre lui-même est réalisé en autogestion. Une autogestion assumée et revendiquée, même si les libertaires y sont en très petite minorité ! C'est important de noter cela : l'air du temps est à l'auto-gestion des luttes et même de simples pratiques alternatives. Le mode d'organisation hiérarchisé de la bourgeoisie et de ses appendices léninistes est spontanément écarté !

 

Y a-t-il un portait type de participant-e-s à l'alter tour, au cyclo foncier tour ? Rencontre-t-on le même type de personnes ? Age, sexe, classe sociale, urbains/ruraux... etc...

Jean-Jacques :
Il y a quelques rares enragés qui ont fait les 3 (dont moi, rires !). Le public détour et cyclo paysan est très proche, avec cette différence que le cyclo paysan est axé sur une problématique d'accès à la terre.
L'alter tour a un public plus large : de par la contrainte financière et l'aide motorisée au trajet. Mais si beaucoup de participant-e-s ne sont pas des cyclo touristes, dès le troisième jour, tout le monde a le même rythme. Ce n'est pas une activité très difficile. On n'a pas vu de démission. C'est pour ça que je pense que ces différentes manifestations sont complémentaires et non concurrentes : chacune a de bonnes raisons d'être.
Dans chacune des expériences, il y avait mixité complète avec la parité hommes / femmes.
L'âge des participant-e-s en moyenne court de 20 à 45 ans même s'il y a eu des pré adolescents et quelques vieux.
Il n'y a presque que des urbains.

 

Tu as croisé des individus engagés sur d'autres thématiques, quelles sont-elles ? Qui dit engagé-e-s, dit débats démarrant spontanément ! As-tu souvenir de discussions qui t'ont particulièrement marqué ?

Jean-Jacques :
Il y a à chaque fois un noyau de libertaires : j'ai rencontré un militant de la Coordination des groupes anarchistes (CGA) de Toulouse.
La composition politique des participants est majoritairement décroissante et écologiste. Les apolitiques (présents uniquement dans l'alter tour) étaient les moins nombreux et se sont très bien intégrés.
L'alimentation est surtout biologique, dès que possible, avec des menus végétariens et des menus omnivores. L'alter tour, par décroissance, fait un effort particulier pour l'alimentation végétarienne (bien qu'elle ne soit pas exclusive). Il y a eu quelques débats houleux entre des végétariens et des omnivores, lors du détour et de l'alter tour (mais pas au cyclo paysan). Les végétariens ont eu un très bon rendement sportif... contrairement à ce que d'autres voulaient penser.
L'autogestion était unanimement pratiquée et acceptée... sauf par un trotskiste sur l'alter tour, avec qui j'ai eu une confrontation très dure, sur ce sujet : ces gens-là n'acceptent toujours pas l'autogestion, l'autonomie ouvrière !
J'ai eu une discussion très courtoise avec un camarade de la CGA sur la prise de décision à la majorité, ou à l'unanimité... Nous avons gardé chacun nos opinions respectives (rires).
 

Sur Vannes, y a-t-il un militantisme pro vélo dans ses dimensions sociales et écologiques ?

Jean-Jacques :

Vélorution a disparu, vélomotive l'a remplacé. Mais vélomotive n'a rien fait avec l'altertour, ni avec le cyclo paysan en Bretagne. Vélomotive, accaparée par les discussions en commission avec les administrations, s'étiole, alors que se développe la pratique spontanée du vélo en ville...

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:15

Alain Soral à Rennes ?
Hors de question !




Contre toutes les extrême-droites
Manifestation unitaire
Le samedi 1er octobre
à 17h00 place de la mairie à Rennes



Le 1er octobre, l'association d'extrême-droite Égalité & Réconciliation organise une conférence conjointe d’Alain Soral et Hassan Iquioussen à Rennes.
Ancien membre important du FN, au comité central duquel il a siégé en 2007, Alain Soral s'est lancé dans une quête qui pourrait faire sourire tant elle paraît incroyable : amener la population française d'origine immigrée à voter Front National.

Cet apparent mélange des genres masque un propos qui, s'il est à la fois brumeux et fluctuant, conserve l'essentiel des caractéristiques de l'extrême-droite française classique. Quelques simples citations du personnage devraient suffire à le positionner politiquement une bonne fois pour toutes.
Raciste : quand Soral n’est pas en train de s’en prendre aux maghrébins et aux africains (« on ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation […] de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française ») ou de s’attaquer aux gens du voyage (« le pittoresque voleur de poules [s’est transformé] en braqueur surarmé réputé pour son goût du sang »), c’est parce qu’il est trop occupé à expliquer à qui veut l’entendre que les juifs veulent dominer le monde.

Sexiste : dans Sociologie du dragueur, Alain Soral se complait au fil des pages dans la plus écoeurante misogynie, quand il ne qualifie pas tout simplement les violeurs de « malheureux » ayant échoué par manque de technique à faire dire « oui » à sa victime du sexe opposé.
Un sexe qu'il inventorie ainsi dans son ouvrage : mères, jeunes filles, pétasses, bonniches, bourgeoises, folles (mystiques et salopes), femmes de trente ans, dragueuse, flippées, travailleuses et autres féministes.
Histoire d'être bien clair : « [p]uisque vous savez maintenant que pour l'amener au plaisir il fallait la forcer un peu, pourquoi changer de méthode à deux doigts du bonheur ? [...] plus vous entrerez sèchement, plus votre sentiment de la pénétrer sera fort […] quant à elle, son plaisir étant parent de la douleur, croyez qu'elle appréciera aussi ce surcroît de virilité. ».

Homophobe : au « macho » qu’il réhabilite, en tant qu’« homme qui respecte sa mère, qui protège sa femme et se sent responsable de ses enfants », Alain Soral oppose « les demi-fiottes d’aujourd’hui » véhiculant « le sida, maladie d'enculés ». Plus enclin à taper sur les homosexuels hommes, il n'oublie cependant pas les lesbiennes en parlant d' « [h]ommasse névrosée qui passe son temps à reprocher aux hommes le peu de féminité qui leur reste ».

Néo-libéral : dans Comprendre l’Empire, Soral se lance dans une violente charge contre les chômeurs, qu’il qualifie de « parasites » et de « rentiers du bas » vivant dans l’oisiveté au détriment de « la classe moyenne productive, la plus ponctionnée par l’État ».


Alors quoi ? On s'embrasse ?
Soral et sa clique appellent de leurs voeux une ridicule « réconciliation nationale » entre population d'origine immigrée et FN, mais donnent en parallèle dans leurs écrits la liste des victimes réelles de ce petit jeu : Juif ou Arabe, lesbienne ou homosexuel, femme, pauvre, immigré …
À l'heure où les idées du Front National paradent déjà largement à l'Élysée, il est plus que jamais nécessaire de dénoncer systématiquement l'extrême-droite. La « réconciliation » qu'elle propose n'est qu'une division des classes populaires : face aux attaques du gouvernement et du patronat, c'est collectivement et par la solidarité internationale que nous devons répondre.

Parce que nous sommes antiracistes, parce que nous sommes antisexistes, parce que nous croyons que chacun est libre de son orientation sexuelle et, surtout, car nous sommes contre le projet de société proposé par l’extrême droite, nous nous opposons à la venue d'Alain Soral à Rennes.
Parce que nous refusons que racisme et xénophobie soient utilisés pour détourner notre attention du terrain des luttes sociales, nous appelons à un large rassemblement antifasciste, au-delà de ce simple événement ponctuel.
Parce que nous savons que seul le mouvement social permet de lutter efficacement contre les racines de la xénophobie nous appelons tous ses acteurs à nous rejoindre pour ne céder ni ici, ni ailleurs, le moindre pouce de terrain à l'extrême-droite.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 09:36

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

Il est aussi disponible à prix libre lors de notre permanence le 1er lundi de chaque mois, à la maison des associations, 6 rue Tannerie, Vannes. De 18h15 à 20h. Possibilité d'avoir des anciens numéros en bonus !

 

 

ML-1643-recto.jpgML-1643-verso.jpgSommaire

Actualité

La Tunisie, état des lieux, par Mohamed, page 3

Météo syndicale : été indien, par L. Barbesois, page 4

Salon du livre anarchiste de Merlieux, par Paco, page 4

Sida, points sur les «i », page 5

Chronique néphrétique, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Procès Maixol à Bordeaux, J.-M. Raynaud, page 7

International

Rentrée syndicale unitaire en Espagne, par R. Pino, page 8

Café zapatiste, par Daniel, p. 9

Bac populaire en Argentine, par Romain et Jessica, page 10

Arguments

De la profitation, par A. Zurvan, page 12

Histoire

Kropotkine et la Grande Révolution, par P. Sommermeyer, page 16

À lire

La geste des sans-papiers, par Silfax, page 19

À voir

Prudhommes, par M.-C. Calmus, page 20

Mouvement

Salon du livre anarchiste de Merlieux – le programme, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er jeudi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog. Nous vous recommandons de télécharger adblock qui les neutralisera. Adblock, logiciel gratuit, fonctionne pour Mozilla, Internet explorer, etc...

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Mercredi 19 avril - Café Le champ commun à Augan (56) - 19h30 Conférence gesticulée de Corinne Lepage (rien à voir avec la politicienne écolo capitaliste) « Militantisme, mon amour ! » du collage au décollage

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Jeudi 20 avril - Brest (29) - 19h Ciné-débat "Attention ! Danger travail" de Pierres Carles, Stéphane Goxe et Christophe Coello. Apporter qqch à manger et à partager. Au Patronage laïque Guérin (rue Ribot)

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Vendredi 21 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 20h30 Discussions autour des contraceptions testiculaires avec le collectif finistérien Thomas Bouloù : projection, discussions en groupes, présentation technique, fin de soirée « sauvage et informelle »

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Du samedi 22 au dimanche 23 avril - Paris - Salon du livre libertaire (stands de maisons d'éditions, d'auteur-e-s, des débats, Radio libertaire sur place, etc.) à l'espace des Blancs-Manteaux (Paris IV) en pleine élection pour la monarchie présidentielle ! Entrée à prix libre

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Dimanche 23 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 16h Ciné-débat autour de l'éducation populaire. Avec plusieurs courts-métrages ou extraits de conférences autour de la thématique de l'éducation populaire : définition(s ?), enjeux, expérimentations puis goûter popote. Avec le soutien des Cemea Bretagne

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Jeudi 27 avril - Ciné Roch à Guéméné sur Scorff (56) -19h45 Projection du documentaire sur la transition écologique "Qu'est-ce qu'on attend ?" de Marie-Monique Robin

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Du vendredi 28 au dimanche 30 avril - Lorient et Ploemeur (56) - Rencontres internationales des résistances aux OGM, avec des représentant-e-s des 5 continents. Ateliers (sur inscription), conférences... Organisées par Ingalan

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Vendredi 28 avril - Rennes - 19h « La parole des femmes sur la question animale », conférence organisée par Sentience Rennes et le CRPEA (Collectif rennais pour l'égalité animale), présentée par Élise Désaulniers. Campus Villejean, bâtiment L. Entrée libre

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Du samedi 29 au dimanche 30 avril - Trégunc (29) - Festival Grains de sable : foire alternative et bio, plus de 100 exposants, producteurs, artisans. Conférences, débats, films, spectacles pour petits et grands, ateliers... De 10h à 19h (spectacle/concert 20h30 samedi). 3 euros la journée. Halle des sports

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Lundi 1er mai - Hennebont (56) et partout dans le monde - Manifestation de solidarité internationale contre l'exploitation et l'aliénation au travail, pour l'émancipation des travailleurs et travailleuses (avec ou sans activité)

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Lundi 1er mai - Pays d'Auray (56), lieu à préciser - Concert avec Les Fées Minées (folk, punk aux chouettes textes)

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Vendredi 12 mai - Guichen (35) - 19h30 Concert "Keep the rage, live session 1" avec 2 groupes à tendance punk engagé : Coin locker babies et Cave ne cadas. Au bar l'Accueil breton.

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Samedi 13 mai - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 21h Concert de soutien à la caisse anti-répression 56, organisé par le collectif ZAD de Questembert et son infokiosque. Avec 3 groupes punk rock : Les Scotchés, The Attendants, 70 Pornographix men. Prix libre.

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Vendredi 19 mai - Vannes - 20h30 Projection de courtes vidéos puis débat sur la décroissance avec Jean-Pierre Tertrais (auteur de plusieurs ouvrages sur la question). Maison des associations (rue G. Le Bartz). Organisé par le groupe libertaire René Lochu.

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Samedi 20 Mai - Lorient - Mobilisation contre Bayer-Monsanto de 10h à 21h. Animations, marché de producteurs, stands, pique-nique, restauration bio, marche (départ 14h), prises de paroles, buvettes, musiques. Rdv Quai des Indes

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Du vendredi 26 au dimanche 28 mai - Lorient - Festival Unies sont nos cultures (contre-culture autogérée). 8ème édition. Jam Graffiti, concerts, sound-systems, sk8board, tables de presse, expos, performances... Rue Florian Laporte

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Concerts

 

 

Autres événements