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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 22:15

Dimanche à 12h10, un groupe anti nucléaire s’invitait à l’émission de Stéphane Paoli sur fRance Inter. L’antenne n’a pas été coupée et on peut entendre ce passage

http://podcast.blog.lemonde.fr/2012/03/11/incident-nucleaire-sur-france-inter/

 

La réaction de Stéphane Paoli sera jugée par de nombreux auditeurs comme professionnelle... Néanmoins Stéphane Paoli n’a pas laissé les militants s’exprimer ... Stéphane Paoli fait son émission et en "bon" professionnel qu’il est, juge et décide de ce qui se passe et se dit dans son émission, sur sa radio. Son argumentation "vous seriez venus me voir avant, je vous aurai laissés" ... sous entendu "vous exprimer", n’est assortie d’aucune garantie. Vous imaginez ce "grand journaliste " répondre positivement à la requête d’une bande de gueux qui veulent s’exprimer ainsi à l’antenne ? Ce serait vraiment une première. Stéphane Paoli travaille dans sa radio et fait son émission, pourtant sa radio est une radio publique mais nous savons ce qu’il en est d’une radio d’Etat... Stéphane Paoli aurait pu accorder au nom de la liberté d’expression 5 minutes, ce qui aurait été largement suffisant pour annoncer l’action à la gare du nord à 14 heures... mais il ne l'a pas fait car c’est lui qui décide, puisque c’est son émission... Il se trouve qu’il m’est arrivé d’écouter parfois son émission... Le 29 janvier dernier, Stéphane Paoli a consacré la seconde moitié de son émission, soit 30 minutes, au Japon et à ....., au risque séismique, exclusivement au risque séismique !!! A aucun moment, vous imaginez, la réalité nucléaire n’a été évoquée par lui même ou par ses invités !!! L’émission est réécoutable là :

http://www.franceinter.fr/archives-diffusions/137517/2012-01

Ecoutez de 0 à 3’, l’intro et la suite de 53’ 44 à la fin.........

 

laissedoPendant 30 minutes, Stéphane Paoli parle avec ses invités des pires tremblements de terre qui se sont passé au Japon et de ce qui risque d’arriver sans jamais, à aucun moment, parler des conséquences sur les réacteurs nucléaires qui sont au nombre de 54...... C’est depuis cette émission que je m’étais dit que Stéphane Paoli, lui aussi, faisait partie de cette bande de "Chiens de garde" . Parler de Fukushima, du Japon, des tremblements de terre sans évoquer, sans prononcer à aucun moment, le mot centrale ou le mot nucléaire, il fallait le faire et Stéphane Paoli l’a fait !

 

Un gueux

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:12

 

C'est ce qui nous est régulièrement opposé quand on critique le système électoral d'un point de vue anarchiste. Regardons de plus près ce que cela signifie.

 

   Déjà, on peut constater qu'il y en a aussi qui sont morts au combat pour imposer le fascisme, le bolchevisme, une idéologie religieuse, ou une autre dictature, etc... Cela en fait-il pour autant des personnes estimables dont nous devrions suivre la voie ?


   Deuxièmement, ce genre de réplique toute faite, qui se veut un argument, émane parfois de certains individus, qui ne font rien pour améliorer la société, pour une plus grande justice sociale. Ils ne font pas grève, ne manifestent pas pour quelque cause que ce soit, font leurs courses dans la grande distribution y compris le dimanche, ne défendent pas l'environnement, ne sont pas solidaires de leurs collègues de travail qui subissent les tracasseries de la hiérarchie et ils répètent les inepties proférées dans les grands médias sans esprit critique... etc.

   Ils nous font la leçon de la citoyenneté, de leur grande vertu démocratique en déposant un bout de papier dans une urne, en faveur d'une personne qu'ils ne connaissent pas la plupart du temps, et sur laquelle ils n'ont aucun contrôle de ce qui est dit et fait en leur nom. Bref, ils tentent lamentablement de justifier leur apathie permanente. Et elles et ils sont nombreux... malheureusement !

   Le système actuel ne semble pas les révolter... Mais peut-être les élections servent-elles d'abord à cela justement : canaliser et encadrer la révolte ?

 

   Faisons abstraction de celles et ceux qui se trompent de colère : les racistes, les xénophobes ou les identitaires !

 

   Examinons maintenant plus attentivement la véracité de l'affirmation "des morts pour le droit de vote".


   Est-il vrai que, dans l'Histoire, des sans-culottes, des petites gens, des ouvriers et ouvrières, des paysannes et paysans de tout pays, se sont révolté-e-s et se sont fait casser la gueule, massacrer, pour avoir le droit de vote tel qu'il est aujourd'hui ?

 

   La réalité est différente. Quand des révolté-e-s ont rédigé leurs doléances, quelque soit l'époque et le lieu, le ou la représentant-e qu'ils et elles chargeaient de les porter, était tenu-e de les défendre. Il ou elle portait les revendications, issues des réflexions et débats liés à la vie quotidienne des individus, sous un joug quelconque, qui cherchaient à s'en émanciper. Les délibérations étaient élaborées par l'ensemble des concerné-e-s. L'élu-e ou le ou la délégué-e avait en ce sens un mandat impératif et était révocable.


   Or, de nos jours, en France et ailleurs, l'élu-e a un mandat représentatif au motif qu'il ou elle saurait ce qu'est l'intérêt général au delà des intérêts particuliers. Mais nous vivons dans une société de classes : de riches et de pauvres, d'exploiteurs/euses et d'exploité-e-s (même s'il y a plusieurs degrés dans l'une et l'autre classe), de dominant-e-s et de dominé-e-s. De fait, l'intérêt général, prétendument porté par les élu-e-s (parlementeurs, gouvernementeurs) singe singulièrement les intérêts de la classe dominante... dont les textes, issus de ses clubs de réflexion (pour mieux asseoir sa domination), sont parfois adoptés à la virgule près par les chambres (nationales et européennes) de soi-disant représentant-e-s du peuple... Le mandat de l'élu-e est un chèque en blanc mais c'est la classe dominante (les très riches, l’oligarchie) qui tient le crayon, et non la majorité du corps électoral. Telle est notre réalité quotidienne !

 

   Croyez vous vraiment que les pauvres, les révolté-e-s de tous temps et de tous lieux soient mort-e-s pour cela ? Ne crieraient-ils et elles pas plutôt au vol, à la manipulation, à l'escroquerie ?


   En France, c'est justement le droit de vote, tel qu'il est, qui a servi de prétexte aux « républicains », pour réprimer et tuer celles et ceux qui se sont battus pour la démocratie directe (les enragé-e-s de 1791 et les Communard-e-s fédéré-e-s de 1871). De fait, le droit de vote actuel ne donne pas de droit au votant ou à la votante. Se croyant citoyen-ne, il ou elle n'est qu'un sujet.

 

voter-c-est-abdiquer.jpg   Aussi, les gens "de gauche" que l'on côtoie dans les luttes, dans la construction d'alternatives (groupements d'achats de produits bios, Amap, etc...), au lieu de nous inciter (en vain il est vrai... et pour cause !) à voter pour leurs champions ou championnes respectives seraient bien plus inspiré-e-s de défendre l'autogestion plutôt qu'à faire des courbettes à quelques élu-e-s locaux en vue de recueillir les signatures nécessaires à leurs candidat-e-s pour se présenter … et à légitimer ainsi le fonctionnement actuel de la société… sous tutelle  !

 

Abstention ! Révolution ! Autogestion !

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 19:22

Communiqué de la Fédération anarchiste du 11 mars 2012

AFFICHE ANTIFASCISTE 

 

Le 8 mars 2012 au soir, quatre militantes et militants de la Fédération anarchiste, ainsi que sept autres camarades d’Action antifasciste, du NPA et d’Alternative libertaire ont été arrêté-es à Paris et placé-es en garde à vue. Il leur est reproché de s’être livré-es à des dégradations en réunion. En réalité, leur action était un collage destiné à refuser la banalisation de l’extrême droite et à informer sur la tenue des « Assises Nationales de la Nationalité, de la Citoyenneté et de l’Identité », prévues pour le samedi 10 mars dans le 12ème arrondissement. Cette manifestation à visée prétendument citoyenne est déjà la deuxième du genre, elle véhicule ouvertement pour le compte du Bloc identitaire les prises de position xénophobes et racistes les plus abjectes.

 

Dans cette affaire, les forces de répression de l’Etat ont clairement indiqué quel est leur camp naturel ; la garde à vue a été prolongée jusqu’au samedi 10 mars à 22 heures, l’emprisonnement a duré jusqu’au dimanche 11 dans l’après-midi, sans aucun fondement juridique aux termes du droit bourgeois, et les rassemblements organisés en soutien ont été neutralisés avec l’efficacité qu’on connaît à la police de ce pays quand il s’agit d’écraser les luttes sociales. De toute évidence, le pouvoir d’Etat a décidé de frapper fort et d’envoyer un message d’encouragement aux fascistes de tout poil. Mise en relation avec les déclarations récentes du ministre de l’Intérieur et la tonalité générale de la campagne électorale, cette série de gardes à vue, prouve, s’il en était besoin, que l’extrémisme de droite est un rouage essentiel à la stabilité du capitalisme et de l’Etat, et qu’on ne s’en débarrassera définitivement qu’en détruisant le système économique et politique qui lui accorde sa protection.

 

La Fédération anarchiste soutient l’action des militant-es arrêté-es et exige l’arrêt des poursuites engagées contre elles et eux , elle dénonce une atteinte à la liberté d’expression et le caractère inédit des mesures de garde à vue suivie de détention pour collage d’affiches.

 

La Fédération anarchiste remercie l’ensemble des personnes qui ont manifesté leur soutien immédiat sans céder aux intimidations policières. D’ores et déjà, la solidarité s’organise : une souscription est ouverte ; il suffit pour cela d’envoyer un chèque à l’adresse suivante : PUBLICO, 145 rue Amelot ,75011 PARIS, à l’ordre de « Publications Libertaires », en rajoutant la mention « Solidarité 8 mars » au dos. Les informations sur les différentes initiatives de soutien à venir seront communiquées au fur et à mesure.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:10

nucleaire-Lorient-100312.jpgAvec Stop nucléaire 56 Trawalc'h, nous étions une quinzaine sur le marché de Merville à Lorient, samedi matin, à rappeler que la catastrophe nucléaire à Fukushima continuait à sévir depuis 1 an, irradiant des centaines de milliers de personnes, rendant impropres à la consommation les productions légumières de cette région fertile du Japon. Comme la population japonaise, nous revendiquons l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire... avant une nouvelle catastrophe ici ou ailleurs ! Au Japon, 52 réacteurs sur 54 sont désormais fermés, les 2 derniers devraient l'être d'ici avril 2012... soit en moins de 14 mois...

Rappelons que la centrale de Fukushima venait d'obternir en février 2011, un mois avant, une autorisation d'allongement d'exploitation des réacteurs de 10 ans... tout comme actuellement le proposent EDF et l'Etat pour le parc nucléaire français...

En combinaison blanche, ou vêtu-e-s d'un fût radioactif jaune, nous avons procédé à un die-in (qui consiste à s'allonger sur la chaussée, faisant les morts...), sirène hurlante. Diffusion de tracts. Nous avons ensuite déambulé dans quelques rues de Lorient, et même dans une galerie commerciale... surchauffée 

 

Ci-dessous le tract du groupe Pavillon noir de la fédération anarchiste de la Vienne, qui nous plaît bien.

 

Sortie immédiate du nucléaire : révolution sociale et libertaire !

A entendre les politiciens et autres experts, malgré les évidences cruellement rappelées par la catastrophe japonaise dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences désastreuses, vouloir sortir immédiatement du nucléaire serait « irresponsable » – tout au mieux faudrait-il en sortir progressivement… Nous affirmons que le nucléaire est une énergie totalitaire, aux antipodes de la liberté et de la solidarité, et prônons la réappropriation par les populations des affaires qui les concernent.

Le nucléaire est une énergie extrêmement dangereuse


Les catastrophes, si minimes soient les risques selon les « experts » qui veillent sur notre sommeil, sont inévitables, et déjà à l’oeuvre. Les risques sont présentés comme une « externalité négative »… à assumer par les populations. En France et ailleurs, ces risques sont renforcés par le vieillissement des centrales, dont le démantèlement coûte si cher que le pouvoir en prolonge la durée d’exploitation bien au-delà des dates prévues, dans une effroyable fuite en avant. La privatisation rampante du secteur et la mise en concurrence, et ce qu’elle suppose de réduction des coûts fixes d’entretien, accroît aussi ces risques inacceptables pour les travailleurs-euses, souvent précaires et très exposé-e-s aux radiations.


Le nucléaire est une énergie affreusement polluante


Des études récentes montrent que les leucémies infantiles sont deux fois plus nombreuses autour des centrales. Les monceaux de déchets radioactifs, produits en quelques décennies seulement de nucléaire, s’accumulent dans des lieux de stockage en surface ou sous terre. Ils sont d’ores et déjà infligés aux générations incalculables qui nous succèderont, pour des centaines de milliers d’années… une période aussi longue que celle qui nous sépare des premiers hommes ayant peuplé la planète.


Le nucléaire est une énergie dévoreuse de budgets colossaux


Il détourne et accapare depuis des décennies, aux seuls bénéfices du lobby nucléocrate, l’argent public dévolu à l’investissement et à la recherche – aux dépens d’autres énergies. La filière nucléaire est une fuite en avant dans des investissements toujours plus colossaux, pour de nouvelles générations de réacteurs qui seraient hypothétiquement capables de retraiter un combustible usagé… toujours plus radioactif. Ces spéculations fumeuses sont d’autant plus irresponsables que le nucléaire est une énergie non renouvelable : les ressources en uranium sont, tout comme le pétrole, limitées à quelques décennies.


Le nucléaire est une énergie capitaliste


Transportée à flux tendu par tout un réseau d’autoroutes électriques à très haute tension, elle est inséparable d’un modèle productiviste de croissance de l’exploitation humaine, allant de pair avec une croissance toute aussi suicidaire de la production d’énergie, pour des productions d’activités toujours plus absurdes. Où les producteurs-consommateurs, déjà abrutis dans des tâches salariales inutiles et nocives, sont matraqués de publicités pour des gadgets idiots. Au travail comme au supermarché, les populations sont privées de ce qu’implique socialement et écologiquement ce qu’elles produisent et consomment. Le nucléaire répond au modèle capitaliste, qui ne nourrit que sa propre logique destructrice, celle de l’hypertrophie d’un pouvoir monopolistique, exercé par une caste privilégiée sur une population toujours plus asservie.


Le nucléaire est une énergie d’Etat


Il sous-tend un projet antisocial, antidémocratique, hypothéquant toute velléité d’organisation libre des sociétés. Son combustible uranium provient de gisements situés dans des pays maintenus sous le joug colonialiste, comme au Niger où se perpétue une domination éhontée des firmes occidentales sur les populations locales. Cette technologie née du militaire s’est imposée par la force ; elle reste gérée par des technocrates, sur les décisions desquels les populations n’ont aucune prise. Elle implique en effet un niveau très élevé de surveillance et de contrôle social. Le nucléaire résume le déni de démocratie réelle que suppose l’institution étatique, et en illustre toute l’abomination.


Partisan-e-s d’une société fédéraliste, fondée sur l’autogestion et l’entraide,

 

où les gens décident directement de ce qui les concerne, nous ne pouvons que condamner le nucléaire, et tout ce qui rend cette énergie possible. Mais nous condamnons aussi toutes les pseudo-solutions du « développement durable », expropriant des paysans dans le monde entier pour multiplier les panneaux solaires et les éoliennes. Le « développement » prône toujours plus de productivisme, entraînant l’humanité et la planète dans une destruction irréversible. Notre projet social d’une réappropriation réelle des décisions et des activités par les populations elles-mêmes, pose l’exigence de reconsidérer ici et maintenant les besoins réels d’une part, les ressources et les données environnementales d’autre part. Ce projet ne peut être imposé « d’en haut », il ne peut venir que des populations en lutte.


On ne sortira du nucléaire qu’en l’arrêtant,


et non en le « demandant » pour dans dix, vingt ou trente ans avec des pétitions et des bulletins roses ou verts. On ne sortira du productivisme, dont le nucléaire n’est qu’un avatar, qu’en renversant l’Etat et le Capital. La tâche n’est pas aisée mais elle est incontournable, si nous ne voulons pas voir notre planète irréversiblement transformée en poubelle invivable. Des réseaux de résistance active se tissent : contre l’aéroport de Nantes, contre l’EPR à Flamanville, contre la ligne THT Cotentin, contre la LGV Paris-Bordeaux… Comme au Larzac, comme à Plogoff, la victoire ne dépend que des populations pour tisser des liens et se réapproprier l’action directe contre ce qui les opprime.

 

Groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86)

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:32

« Un uniforme ? C’est un avant-projet de cercueil. » Boris Vian


ML-1663-recto.jpg

Télécharger le supplément gratuit

 

 

 

Nouveau sur Vannes :


le Monde libertaire peut désormais être lu au café coopératif L'éloge de la lenteur, 16 rue Chateaubriand !

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:25
bigelec3
Lundi 13 février, le candidat Hollande a déclaré aux journalistes du Guardian's : « Aujourd'hui il n'y a pas de communistes en France… La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n'y a pas de crainte à avoir. » Et, c'est vrai, la finance n'a aucune crainte à avoir. Hollande a deux discours : celui pour ses meetings, avec « posture de gauche, le changement est en marche », bref le folklore habituel. Et celui destiné à rassurer les Bourses. Même Sarkozy s'en est emparé pour dénoncer le double langage du candidat gauche.

Évidemment, aux communistes, ça n'a pas fait très plaisir… Front de Gauche et PCF, Mélenchon en tête, sont montés au créneau de l'indignation, se revendiquant représentants d'un « communisme » encore vivant.

On hésite : qui est le plus ridicule dans cette histoire ? Hollande se réclamant du « socialisme » ? Ou Mélenchon se réclamant du « communisme » ?

Non, la libéralisation, la privatisation et la financiarisation, dont Hollande rappelle lui-même qu'elles furent le bilan de la gauche au pouvoir, ne sont pas du socialisme. Mais l'étatisation de quelques entreprises, la taxation du capital prônée par Mélenchon, ne sont pas non plus du communisme. De Gaulle, homme de droite, avait nationalisé, plus qu'aucun autre, à la sortie de la guerre en 1945, cela n'a pas fait de lui un communiste.

Nous avons les moyens, aujourd'hui, de mettre en place une société dans laquelle la production de richesses matérielles et intellectuelles profite à tous. Que tous aient un logement décent, un accès aux soins de santé, le droit à une éducation qui offre un avenir. Les moyens existent : les connaissances techniques, scientifiques et culturelles sont là. Les machines, la productivité aussi. Nous pourrions décider collectivement, dans l'intérêt commun. Pourtant, les pauvres s'appauvrissent, les conditions de vie se dégradent, et c'est la peur du lendemain qui domine les esprits. Pourquoi ?

Parce que la société est gérée pour le profit d'une minorité. Et cette minorité est prête à tout : exploiter l'humain et la nature sans souci du bien-être ou de la sauvegarde des espèces, vendre des poisons de toutes sortes, aliments, médicaments, pesticides, produire des moyens de destruction massive, faire la guerre pour assurer profits et dividendes aux actionnaires, à la finance. Et conduire des peuples entiers à la misère, et ce au nom de la soi-disant lutte contre la crise. L'austérité, la rigueur, les baisses de salaires, bientôt en France aussi. Des millions de gens l'ont compris, qui aspirent à une société meilleure, plus juste. Dans laquelle les richesses produites seront mises en commun. Mais si vous prononcez le mot « communisme », l'idéal s'obscurcit de miradors et de barbelés, de prisons et de goulags, de procès truqués et de tortures, de millions de victimes. Et c'est bien ce rejet, cette peur, ce dégoût d'un idéal piétiné dans les dictatures dites « communistes » qui empêchent tant de gens d'oser le changement, d'oser passer à autre chose. Si c'est pour en arriver là… Et c'est vrai : la totalité du XXe siècle est une longue suite de trahisons, de mensonges, d'étouffement des luttes, de massacres aussi, par des socialistes et par des communistes. Les socialistes ont voté la guerre de 14-18, ont fait assassiner les révolutionnaires de 1917 ; les communistes ont massacré au nom de la dictature du prolétariat, puis ont trahi toutes les révolutions sur ordre de Staline.

Et, pourtant, nous avons les moyens, aujourd'hui, plus que jamais, de mettre en place une société dans laquelle la production de richesses matérielles et intellectuelles profite à tous, que tous aient un logement décent, etc. Appelez-la comme vous voulez, inventez un ou dix noms pour parler d'elle, peu importe, construisons-la ! Seulement, ce ne sont certainement pas les deux apparatchiks, les deux qui ont fait toute leur carrière au Parti socialiste, Hollande et Mélenchon, qui nous aideront à quoi que ce soit. Ils se partagent le travail, comme chez les flics, le méchant puis le gentil qui arrive à faire parler… Là, faut vous faire voter : l'un rassure à droite, l'autre attire la gauche. Et il l'a d'autant plus facile que les Laguiller et Besancenot ne sont plus en course. La personnalisation présidentielle a contaminé même les révolutionnaires, voilà son revers. Mélenchon récupérera une bonne partie de leurs électeurs, grâce à son discours percutant. Ce qui fera remonter le Parti communiste, après ses scores précédents, pitoyables. Mais que les banquiers ne s'effraient pas, que la Bourse ne se lamente pas ! Au second tour, quel que soit leur candidat, de gauche, de droite, les Français voteront : finance et austérité.
Extrait du Monde libertaire n°1662 (1er-7 mars 2012)

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:18

Portrait_Emma_Goldman.jpg"Si l'émancipation féminine partielle doit se transformer en une émancipation complète et véritable de la femme, c'est à condition qu'elle fasse litière de la notion ridicule qu'être aimée, être amante et mère, est synonyme d'être esclave ou subordonnée. Il faut qu'elle se débarrasse de l'absurde notion du dualisme des sexes, autrement dit que l'homme et la femme représentent deux mondes antagonistes.

La mesquinerie sépare ; la largeur réunit. Soyons larges et généreuses. Une conception véritable des relations sexuelles n'admet ni vainqueur ni vaincu ; elle ne reconnaît qu'une chose : le don de soi, illimité, afin de se retrouver plus riche, plus affirmée, meilleure."

Emma Goldman

Une super pièce de théâtre "radiophonique", pleine d'humour, de passion, d'espoir et de rage, mettant en scène Emma "la Rouge" et les luttes ouvrières, féministes, antimilitaristes...etc. de l'Amérique du début du XXème siècle, pour écoute en mp3 (50 minutes). Avec une particularité, les rôles d'hommes sont joués par des femmes :

http://bit.ly/AwvGuN
ou
http://www.mediafire.com/?s68de8aopmmmdb9

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:22

affiche_mod_A4.jpg

La catastrophe survenue au Japon il y a un an montre combien il est nécessaire de stopper immédiatement le nucléaire pour notamment :


Ø  ne plus vivre en sursis. 

Ø  ne plus produire de déchets dont la gestion reposera sur nos enfants. 

Ø  ne plus exploiter, maltraiter, tuer nos amis du Niger (entre autres) où l'on extrait une bonne partie de « notre » uranium. 

Ø  ne pas devoir vivre, comme les japonais, une « demi-vie » (un quotidien contraint à cause de la pollution nucléaire).

Ø  pouvoir changer de société : une société nucléaire est une société autoritaire, policière, militaire dans laquelle seuls quelques experts décident pour tous.

Ø  pouvoir vivre dans un monde différent, où l'on consomme raisonnablement et intelligemment, sans gaspiller et sans mettre en péril la vie d'habitants des pays voisins ni celle de nos enfants. Un monde aussi où la production d'énergie est diversifiée, répartie sur le territoire, choisie localement, gérée de manière transparente, et productrice d'emplois non délocalisables.

 

Alors que, depuis Fukushima, toutes les nations « nucléaires » ont décidé soit de sortir du nucléaire (Allemagne, Suisse,…), soit de continuer à le refuser (Italie,…), soit de suspendre tout projet (USA,…), la France refuse de voir la réalité en face et s’isole.

 

Dans les années 70 et 80, des populations sont parvenues à mettre fin à des projets d'installation nucléaire (Erdeven en 1975 dans le Morbihan par exemple) en s'informant, en informant les personnes et en lançant de grands mouvements sociaux de contestation.

 

Il est indispensable de ne pas oublier la catastrophe et les conséquences de Fukushima, pour mieux éviter une autre catastrophe nucléaire.

 

Vendredi 9 mars, à Vannes : projection du film « Fukushima : histoire d’une population sacrifiée », de David Zavaglia, à la maison des Associations (6 rue de la Tannerie), suivi d'un échange avec le public. 20h30.

 

Samedi 10 mars, au Marché de Merville à Lorient, de 10h30 à 12h00 : rassemblement et die in (venir habillé en blanc si possible).

 

Dimanche 11 mars (1 an après Fukushima !), au Faou (29) : Le Collectif "Nukleel er Maez - Nucléaire dehors" appelle à un rassemblement au bord de la rivière à partir de 11h. 15h36 : onde sonore (apportez vos tambours !) ; 16h : chaîne humaine en solidarité avec le peuple japonais. (Note anars 56 : Pourquoi au Faou ? Car ce lieu se situe entre la base de sous-marins atomiques de l'Ile Longue, à Crozon et la centrale nucléaire de Brennilis qu'Edf tente de démanteler... sans savoir trop comment, combien de temps ça va durer, ni combien ça va coûter ... !)

Covoiturage possible depuis le Morbihan en s'inscrivant à stop-nucleaire56@laposte.net ou en appelant le 06 67 67 27 74

 

http://www.stop-nucleaire56.org

 

Note de Anars 56 : l'affiche est celle du collectif Erreur humaine qui organise un rassemblement à Paris et que nous avons trouvée pertinente.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:19

recto flyer appel mars-6c2a9

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 19:53

« Avec mon salaire, ils se paient ma tête. » Jacques Prévert

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ML 1660 verso

 

 

 

 

 

 

 

 

«Nous voici, morts de toujours, qui mourrons à nouveau, mais pour vivre,
cette fois.» Sous-commandant Marcos

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«Toute l’économie aux syndicats ! Toute l’administration sociale aux
communes ! » Pierre Besnard

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ML-1662-verso.jpg

 

 

Les hebdos gratuits sont lisibles en format pdf : http://www.vivrelibre.lautre.net/monde-libertaire-gratuit_2012/index.html#gratuit

 

Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

Feuilletez le numéro en cours : clic !

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse suivante : groupe.lochu(a)riseup.net

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov