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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 20:32

Par intervalles réguliers, le public français s'émeut des conditions de détention imposées aux prisonnier-es. Pour y remédier, le gouvernement produit généralement un miracle apaisant : un Rapport. Aujourd'hui, le rapport est déjà là, c'est celui du député UMP Eric Ciotti.


Des murs de souffrances déjà connus.

En France, les 191 centres pénitenciers disposent de 56 000 places. Ils accueillent en fait plus de 64 000 détenu-es. La séropositivité y est sept fois supérieure à celle de « l'extérieur », près de la moitié des détenu-es sont sujets à la dépression et près d'un quart seraient atteints de troubles psychotiques graves. Et au-delà des régulières automutilations, le taux de suicide y est cinq à six fois supérieur à la moyenne nationale (l'un des plus élevés d'Europe). Sans même parler des violences sexuelles, qui ont l'avantage de garantir un certain ordre souhaité par l'administration pénitentiaire.

Amnesty international et l'ONU ont déjà dénoncé cet État de faits. Dernièrement encore, SOS racisme portait plainte contre la politique communautariste d'un centre particulier. Mais rien n'y fait, le gouvernement continue sa torture en toute quiétude.

 

Incarcérer plus, pour emprisonner plus.

Dans ce nouveau rapport, on est évidement loin d'une analyse abolitionniste à la Angela Davis (Les goulags de la démocratie, 2006). Le problème n'étant pas l'enfermement mais la surpopulation galopante, l'évidence s'impose : il nous faut construire davantage de prisons. Pour Ciotti, il s'agit de réaménager la détention afin d'éviter certaines dérives. Son objectif pour 2018 : des nouvelles « Machines à fabriquer les délinquants »1 acceptant 80 000 places. « Et on pourra bien les tasser un peu plus si besoin ; y compris dans des immeubles privés loués à cet effet ».

Inutile pour lui de se questionner sur ce que produit la prison. Inutile d'aborder la question des « infractions » sous l'angle des conditions sociales qui les créent. Que l'immense majorité soit incarcérée pour des délits mineurs (vols, etc) en lien avec les nombreuses inégalités : une fausse corrélation ! Le député, payé plusieurs milliers d'euro, semble incapable de saisir l'affront quotidien que représentent les vitrines clinquantes pour les pauvres aux poches vides.

 

Retour aux vivant-es.

prison-yly.jpg

La taule produit une somme de souffrances explosive ; les propos des emmuré-es, accessibles par exemple grâce à la revue L'envolée 2, en témoignent dans la douleur et la détermination. Quiconque entend cette parole rageuse rejette « l'objectif Ciotti ».

Mais encore faut-il accéder à cette parole, qui peine à s'évader. Et, surtout, encore faut-il la considérer pleinement.

On n'est décidément pas sorti de l'auberge... carcérale.

Yly

 



1 Titre d'un vieux livre, de l'anarchiste Jacques Lesage de la Haye

2 La revue peut être téléchargée sur le site: http://lejournalenvolee.free.fr/

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:28

Sous la soutane, la famille

Dans les nouveaux manuels de sciences de la vie et de la Terre (SVT) des classes de première L et ES, qui entreront en vigueur à la rentrée de septembre, on trouve, conformément au programme édicté par le ministère de l’Éducation nationale, l’étude des inégalités sociales hommes-femmes (module « Féminin/Masculin » ; nouveaux chapitres « Devenir homme ou femme », « Vivre sa sexualité », « Maîtrise de la procréation »). Il est rare que l’on se félicite d’une initiative de ce ministère dans ce journal, mais en l’espèce cette innovation quant aux contenus enseignés est appréciable. On y apprendra notamment que « les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel, ont une influence majeure sur le comportement sexuel humain » (séries littéraire et économique et sociale), que « si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée », que « l’activité sexuelle est associée au plaisir » (en série scientifique). Toutes choses évidentes pour nous, mais l’affirmation de ces thématiques et de ces positions dans le cadre scolaire est à noter. Plus encore, aborder la question sexuelle via la théorie du genre dans des manuels de biologie indique une prise en charge épistémologiquement originale d’une question qui fait donc intervenir de manière intriquée des facteurs biologiques, psychologiques, sociaux. Bien entendu, aborder cette question ainsi, c’est rendre caduc, voire grotesque, le modèle classique de la famille, du couple, de la sexualité, etc., tel qu’il est proclamé par l’Église catholique (et par les autres cultes, bien sûr).

Branle-bas de combat chez les cathos


Encore une annus horribilis pour les agenouillistes. Christine Boutin, ex-ministre de Sarkozy et présidente du Parti chrétien-démocrate 1, s’empourpre et proteste auprès de Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale : « […] Nous ne pouvons accepter que l’école devienne un lieu de propagande, où l’adolescent serait l’otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d’imposer une vision de la “normalité” que le peuple français ne partage pas », pour demander le retrait des manuels.
Imaginez la tête des profs du lycée Saint-Joseph de Draguignan, aux mains des dominicaines du Saint-Esprit, lorsqu’ils ont reçu les nouveaux manuels ! Pour les autorités religieuses mises en branle par la situation, « ces chapitres […] sont une attaque en règle contre la loi morale naturelle, rejetant toute signification anthropologique et éthique à la différence naturelle des sexes », comme le précise, par exemple, le responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon et également enseignant à l’Institut politique Léon Harmel-Fondation Jérôme Lejeune 2. Il s’insurge contre le sexe-plaisir, la sexualité libérée de l’injonction reproductive imposée par le dogme qu’il chérit : « D’une manière générale, c’est la sexualité humaine qui est totalement “désacralisée” au fil des pages. La masturbation, martèle Belin 3, jadis encouragée dans l’Antiquité, n’est devenue un “péché” qu’avec “l’avènement du monothéisme en Occident”. Le même éditeur fait d’ailleurs de cette pratique un critère de puberté ou indicateur de maturité sexuelle. » Et, tout à son désarroi, de citer la « Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Église et dans le monde 4 » du 31 mai 2004, rédigée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, aux mains à l’époque du cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI : « Ainsi, le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création, et donc destinés à subsister par-delà le temps présent. »

La reconquête à petits pas ?


Sans dramatiser, mais en restant vigilants, on peut se demander si cette offensive, il est vrai bien normale de la part de la secte catholique, ne précède pas, ou même n’aide pas à en établir une autre, celle contre l’enseignement de l’évolution à l’école. Je n’ai pu exposer ici que quelques-uns des extraits choisis par le « bioéthicien » cité ci-dessus ; ils attaquent principalement l’idée matérialiste et darwinienne que l’humain appartient au monde animal, qu’il est un être façonné par l’évolution biologique puis par l’évolution culturelle, que le plaisir fait partie de son répertoire comportemental, que sa sexualité connaît des modalités multiples et inventives, qu’il n’a pas d’âme... On retrouve cette même inquiétude chez les cathos intégristes, comme sur le site Chrétienté Info, benoitement sous-titré « Coopérateurs de la Vérité », où un proche de Bernard Antony (figure majeure du FN et président de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne – Agrif) et de Reconquête (la revue de Bernard Antony) se dévoile : « Cette idéologie [la théorie du genre] se combine naturellement à une autre idéologie, elle-même enseignée depuis longtemps : l’évolutionnisme, qui dissout la spécificité humaine. »

Carcharodon Carcharias, groupe Louise-Michel de la Fédération anarchiste

Texte paru dans le monde libertaire 1640 (16-22 juin 2011)



1. Qui se présente ainsi : « Parti associé et fondateur de l’UMP […], le Parti chrétien-démocrate a une vocation : donner à la France une nouvelle génération de responsables politiques qui fondent leur engagement sur le respect de la personne, de sa conception à sa mort naturelle. »
2. Jérôme Lejeune : biologiste qui fut l’un des chefs de file du mouvement anti-avortement français.
3. Un des éditeurs de ces manuels.
4. Cette lettre commence ainsi : « Experte en humanité, l’Église s’est toujours intéressée à ce qui concerne l’homme et la femme. » (Je souligne.) 

 

1640Cures

 

 

Panneau apposé dans une forêt autrichienne pour empêcher l'accès aux curés pédophiles (si, si il y en a !)... sans doute serait-il pertinent de trouver un tel panneau aux entrées des écoles publiques pour faire barrage à toute forme d'obscurantisme religieux... (dont l'Eglise catholique n'a pas le monopole ! car il est partagé par l'ensemble des religions !)... Si tous les religieux ne veulent certes pas mettre la main sur les corps, ils aimeraient en tout cas avoir l'emprise sur les cerveaux !

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Published by anars56 - dans anticléricalisme
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 10:56

Gardés à vue pour avoir chanté Brassens !

Samedi 18 juin à 17 heures se déroulait un rassemblement à Paris, Place Louis Lépine (4éme), appelant à chanter Brassens devant la préfecture de police. La Fédération anarchiste s’associait à cette action qui faisait suite à une récente condamnation pour avoir lancé "Hécatombe" aux oreilles de pandores dont le sens de l’humour ne semblait pas ȇtre la qualité première. Alors que l’ambiance était calme et bon enfant, l’intervention policière l’a été beaucoup moins : deux camarades sont en garde à vue au commissariat du 4e arrondissement . Il leur est reproché outrage, rébellion et violence envers des représentants de l’ordre. En réalité, poussés dans le dos au moment où ils devaient descendre les escaliers  ils se sont raccrochés à ce qu’ils pouvaient dans leur chute pour éviter de se faire très mal, ce qui a servi de prétexte aux représentants de la loi républicaine pour exercer leur droit à cogner à tout-va. La Fédération anarchiste condamne ces arrestations et demande la fin immédiate de la garde à vue, elle réaffirme que tant qu’il subsistera un seul policier, la liberté d’expression sera un vain mot.
Fédération anarchiste, le dimanche 19 juin 2011.
Les 2 copains ont été relâchés ce dimanche 19 juin peu après 15h. Ils sont passés sur Radio libertaire un peu après : http://backup.radio-libertaire.org//dimanche/dimanche15h30/dimanche15h30.mp3 (leur interview débute au bout de quelques minutes) et ce dimanche matin a eu lieu 2 heures d'émission sur le thème de la liberté d'expression, rapport à ces événements ! Et c'est écoutable ici 7 jours (l'émission débute au bout d'une dizaine de minutes) : http://backup.radio-libertaire.org//dimanche/night7_10/night7_10.mp3
Vidéo de la scène réalisée par Télé Bocal : http://www.dailymotion.com/video/xji2y1_brassens-et-les-cognes_news


Vive les enfants de Cayenne, à bas ceux de la sûreté !

 

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Communiqué de la FA appelant à ce rassemblement...

Liberté d’expression : ils ne feront pas taire Brassens !

mercredi 15 juin 2011
 

Alors qu’il est considéré comme un poète majeur du 20ème siècle, alors qu’a lieu une expo à la Cité de la Musique intitulée Brassens ou la liberté, et qu’en même temps son nom est donné à des écoles, des collèges, des lycées, des arrestations ont eu lieu à plusieurs reprises ces derniers jours pour avoir chanté des couplets du compagnon Georges Brassens à la face des cognes. La Fédération anarchiste appelle à participer à un rassemblement samedi 18 juin à 17 heures , Place Louis Lépine, métro Cité, mais descendre à Etienne Marcel ou Chatelet serait préférable pour éviter les mauvaises rencontres. Les participants seront invités à chanter Au marché de Brive la Gaillarde à ceux qui ne veulent pas l’entendre, venez nombreux !

 
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Georges Brassens, 1952.
HÉCATOMBE


Au marché de Brive-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture,
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant toute mesure
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber,
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra !"

Frénétique l'une d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier : "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie !"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elles serrent comme un étau.

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons,
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas.
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas.
On fera abstraction du côté un brin mysogyne de ce texte...
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:39

affichette surveillance auray 4Ce vendredi 3 juin, à Auray, après un "apéro dinatoire" (yeah !) pris en commun avec la caravane des gueuses et gueux, la discussion s'est décomposé en 4 parties :
- la 1ère présenta la problématique de la vidéosurveillance à Auray, dans le Morbihan et ailleurs (en 10 minutes) ;
- la 2ème fut une intervention de 20-25 minutes de Jean Pierre Tertrais (texte ci-dessous) qu'on remercie d'avoir fait le déplacement. Il est l'auteur de la brochure " le contrôle social en société dite démocratique", qui inclut la vidéosurveillance dans une logique plus globale que se donnent l'Etat et le système capitaliste pour nous encadrer et prévenir une éventuelle contestation radicale,
- la 3ème, dans le prolongement de ce qui précède, fut une présentation de la caravane des gueux et des gueuses contre les politiques sécuritaires et liberticides, par des membres de la caravane eux mêmes et elles mêmes : nous les remercions aussi pour avoir fait étape à Auray !
- enfin, ce fut le débat, les échanges ! Au groupe libertaire Lochu, nous ne prétendons pas avoir de vérité toute faite. Nous nous défions des spécialistes et des avant gardes d'ailleurs. Au sein du groupe, nos approches ne sont pas monolithiques... Pour le débat, nous insistons sur le respect de la parole : on ne coupe pas la parole de celui ou celle qui cause, de même on évite de monopoliser la dite parole ! Comme on en a ressenti le besoin, une distribution de la parole a été mise en place.

 

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LE CONTROLE SOCIAL

 

Définition de François Bourricaud, sociologue : « ensemble de ressources matérielles et symboliques dont dispose une société pour s'assurer de la conformité de ses membres à un ensemble de règles et de principes prescrits et sanctionnés ».

 

C'est dire que le contrôle social ne s'exerce pas seulement par les institutions mais aussi par les populations sur elles-mêmes, par le biais du respect des traditions, des coutumes en matière d'habillement, d'alimentation, et surtout de liens familiaux. On sait que ce contrôle peut aller jusqu'au meurtre.

 

On connaît aussi les expériences de plus en plus développées de milices privées et bénévoles, de groupes de voisins organisant l'auto-surveillance de leur quartier, les appels à la délation.

 

L'exposé sera cependant axé sur l'aspect « lutte de classes », c'est-à-dire le contrôle d'une population par une classe au pouvoir.

 

Dans toute société, un groupe dominant tente d'instaurer la stabilité, le respect de ses propres valeurs. Rapidement, ce groupe ne tolérera plus l'existence de valeurs qui menacent son pouvoir, et se forgera des instruments pour contraindre les individus à partager ses valeurs, à remplir des rôles sociaux attendus, à adopter la conformité et l'obéissance, à adhérer à un consensus mou. L'institutionnalisation des normes se réalise soit par l'intériorisation, soit par l'établissement d'un système de sanctions.

 

Pendant longtemps, cet ordre moral a été assuré par la famille, l'Etat, l'école, l'armée, et peut-être surtout par la religion, leurs influences se renforçant mutuellement puisque leurs choix convergent pour assurer ce qu'on appelle l'ordre public, c'est-à-dire l'ordre bourgeois et capitaliste. La situation a évolué aujourd'hui ; les acteurs ne sont plus tout à fait les mêmes.

 

Les objectifs, eux, sont identiques : justifier les inégalités sociales, faire accepter l'ordre établi par ceux-là mêmes qui le subissent, en le légitimant comme naturel, voire comme divin. Prêcher la résignation. Favoriser l'apprentissage de formes de relations sociales fondées sur la soumission et l'aliénation. Privilégier des qualités telles que l'ordre ou la discipline au détriment de l'esprit critique. Valoriser le culte du chef et s'appuyer sur le charisme individuel. Faire adhérer à l'idéologie républicaine et à la patrie...

 

Le groupe dominant peut imposer ses valeurs de différentes manières. Il peut gérer en douceur les relations sociales si le rapport de forces est en sa faveur ; il devient agressif si son existence est menacée.

 

Depuis les années 1960 notamment, l'autorité, sous sa forme traditionnelle, a subi une crise. Ce qu'on appelle les démocraties libérales ont élaboré un système beaucoup moins visible, beaucoup plus subtil. La soumission et le contrôle des consciences sont acquis non par la force mais par la séduction. On entrait dans l'ère de l'exploitation douce, de l'oppression souriante. Les psychotropes, les antidépresseurs, le conditionnement, la manipulation, l'hypnose sont préférés à la matraque. L'autocensure à l'interdit. L'idéal étant une population docile qu'il serait inutile de contraindre parce qu'elle aurait l'amour de sa servitude.

« L'endoctrinement est à la démocratie ce que la coercition est à la dictature », écrivait Noam Chomsky.

 

Les progrès de la technologie ont été déterminants dans le perfectionnement des techniques de surveillance et d'encadrement collectif. Ce que les dirigeants souhaiteraient, c'est ce que nous décrivaient Aldous Huxley dans « Le meilleur des mondes » et George Orwell dans « 1984 ». Une société totalitaire mécanisée, standardisée, automatisée, débarrassée de la dimension imprévisible de l'Homme, du caractère aléatoire de la vie.

 

« Plus une société devient libre, plus il est difficile d'utiliser la force », écrivait aussi N. Chomsky. Mais si la technique est efficace, elle peut ne pas suffire ; c'est donc à un jeu permanent et pervers entre la carotte et le bâton que se livre le pouvoir.

 

Une surveillance hiérarchisée, continue et fonctionnelle, s'est progressivement mise en place, visant à rendre transparente la vie des citoyens ordinaires... tout en préservant l'opacité des activités des décideurs.

 

Le préalable reste, bien entendu, le formatage du citoyen, la « fabrication du consentement », c'est-à-dire la diffusion massive d'un message unique – la pensée unique – qui légitime le pouvoir en place. C'est la télévision qui jouera le rôle principal. Dans une revue de travailleurs sociaux, il était écrit : « La télévision est un outil de répression psychologique bien plus fort que n'importe quelle prison ». Quand on sait que 95% des foyers possèdent au moins un téléviseur qu'ils regardent en moyenne 3h30 par jour, on a une idée assez précise des dégâts commis.

 

Il s'agit d'orienter l'information, c'est-à-dire de la sélectionner. Ted Turner, patron de la CNN, affirmait : « Si nous ne mentionnons pas un événement, il ne s'est pas produit ». Il s'agit aussi, par la rotation rapide des images, de semer la confusion, d'empêcher de réfléchir en profondeur et d'exercer son esprit critique, d'éliminer tout débat de fond, de distraire l'individu, c'est-à-dire de le détourner de l'essentiel, de le réduire au rôle de spectateur passif. C'est un véritable programme de lobotomisation des cerveaux et de colonisation de l'imaginaire illustré par les propos de Patrick Le Lay, patron de TF1 : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau disponible ».

 

Il s'agit aussi d'intérioriser certaines valeurs : individualisme, compétition, caractère naturel de la violence et de la hiérarchie, valorisation de la réussite, religion de la croissance, foi dans le progrès technique... De renforcer l'identification à des modèles, notamment par le sport de haut niveau, excellent moyen de dépolitisation des masses. De développer aussi la culture d'entreprise qui consiste à susciter de l'intérieur l'adhésion de l'individu à une logique d'organisation, à un projet certes collectif, mais décidé par d'autres.

 

Parallèlement se développe une surveillance au quotidien dont le but est de répertorier les faits et gestes de la population pour identifier les « déviants » au modèle dominant, de les isoler puis de les neutraliser. Il ne faut donc pas s'étonner que les cibles prioritaires soient les opposants politiques, les responsables syndicaux, les militants des droits de l'Homme, les journalistes, les meneurs étudiants, les minorités, les anarchistes.

 

Parmi les outils de cette surveillance, citons : le fichage informatique avec l'interconnexion de nombreux fichiers, avec les traces informatiques laissées par les cartes de crédit, les appels téléphoniques ou la navigation sur Internet ; la vidéosurveillance dont l'objectif est la normalisation intériorisée des rapports entre dominants et dominés (600 000 caméras en France, dont 45 000 publiques) ; la surveillance dans le monde du travail (une étude estime que 67% des entreprises sont engagées dans une forme de surveillance intrusive de leurs employés) ; l'action sociale, c'est-à-dire la tentative par le pouvoir d'utiliser les travailleurs sociaux pour exercer une surveillance rapprochée des populations jugées difficiles, pour réintégrer de force les « improductifs » dans les liens du travail ; l'implication citoyenne, le processus électoral lui-même constituant un outil de contrôle d'une importance considérable, parce que ceux qui ne se soumettent pas à ce processus en s'abstenant de voter représentent une force précisément incontrôlable : ils pourront être tentés d'utiliser d'autres canaux pour donner libre cours à leur potentiel revendicatif (manifestations, occupations, grèves, émeutes, désobéissance civile...). Sans oublier la nouvelle loi LOPSI 2, la prévention de la délinquance, le fichier « base élève », les puces électroniques, les nanotechnologies...

 

Malgré ce contrôle diffus et généralisé qui engendre même la perte du sens de la vie privée, les classes dirigeantes ne parviennent pas à faire taire toutes les voix ; la résignation n'a pas encore triomphé définitivement. Et pour maîtriser les rebelles, les insoumis, des politiques répressives sont mises en place, largement accélérées par les événements du 11 septembre 2001. C'est la gestion policière, voire militaire, d'une situation économique et sociale de plus en plus dégradée.

 

Ces politiques sont servies par un discours : l'idéologie sécuritaire. Se voulant scientifique, neutre, apolitique, elle s'appuie sur quelques techniques bien connues.

° procéder à un amalgame, parfois grotesque, entre : terrorisme, trafic, violences urbaines, cambriolages, délinquance, agressions sexuelles.

° manipuler les statistiques ; le plus souvent en les gonflant artificiellement pour justifier l'urgence des forces de police.

° dissocier les violences qualifiées d' « irrationnelles », de « gratuites » de leur contexte socio-économique, évacuer la dimension politique du comportement des jeunes (même si ce n'est pas toujours le cas), dissimuler la délinquance comme expression de révoltes, et le suicide ou la conduite à risques comme conséquences d'un mal-être.

° minimiser la responsabilité policière dans la détérioration du climat social ou dans le déclenchement de certaines émeutes.

 

Ces politiques répressives se manifestent notamment sous deux formes :

° la criminalisation du mouvement social.Un peu partout sur la planète, des mouvements d'opposition se développent (injustices, exploitation, mondialisation...). Parce que ces mouvements remettent en cause la stabilité de l'ordre social, les gouvernements, les Etats durcissent les politiques sécuritaires, accentuant la criminalisation de ces mouvements sociaux et le harcèlement judiciaire des militants associatifs, syndicaux et politiques. Il s'agit de marginaliser, de discréditer une contestation jugée « irresponsable », d'assimiler tout mouvement radical à une activité terroriste, tout opposant à un simple casseur, toute résistance à du vandalisme. Il s'agit aussi d'asphyxier financièrement ces organisations.

 

° l'enfermement. Le système carcéral constitue un élément fondamental du contrôle social. Il s'agit bien du contrôle des classes dites dangereuses pour le pouvoir en place, puisqu'on y trouve essentiellement les victimes de l'accroissement des inégalités sociales. C'est l'incarcération de masse conçue comme politique de lutte contre la pauvreté. Et pas seulement aux Etats-Unis.

 

Alors quelles perspectives de lutte et de changement peuvent se dessiner ? On a vu tout à l'heure que, s'il se sent en danger, le pouvoir devient brutal, intransigeant. Or le capitalisme est en train de s'auto-détruire. C'est-à-dire qu'il a lui-même sapé les bases d'une croissance économique dont il s'est toujours servi pour surmonter ses contradictions internes, croissance dont il a absolument besoin pour se perpétuer. Ce système si sophistiqué est devenu très vulnérable. Mais ceux qui le servent sont prêts à aller jusqu'au bout. Le pouvoir économique et politique se prépare à ces difficultés, et notamment par les techniques de guérilla urbaine. L'enjeu dépasse donc de très loin le seul contrôle social.

 

 

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:31

 

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?  Cliquez ici !

 

ML-1640-recto.jpgML-1640-verso.jpgSommaire

Actualité

La Grèce en péril, par J. Langlois, page 3

Météo syndicale, par L. Barbesois, p. 5

Des brèves, un strip, p. 6

La soutane et la famille, C. Carcharias, page 7

Sus aux curés pédophiles, J. Segal, page 8

Potkinisme

Je sais tout sur vous, par N. Potkine, page 9

Arguments

Les tribulations libertaires d’un Québécois en France, par N. Baillargeon, p. 10

L’anarchisme en pratiques, par R. Constant, page 12

Sciences

Le poids de l’âme, par M. Silberstein, page 15

Histoire de l’art

Kees Van Dongen, par Y. Guignat, page 18

À lire

Poste restante, par Jacob, p. 20

Chemins de table, par B. Rey, page 20

Mouvement

C’est pas du cinoche !, p. 21

Bobines rebelles 2011, p. 21

La plus phonique des radios, p. 22

Agenda printanier, page 23

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 18:59

Salut,

quelques nouvelles !

Les IndignéEs continuent de manifester un peu partout (parfois ça s'arrête, genre les évacuations à Rennes et souvent ça recommence ! Chaque jour offre une nouveauté. A chacune-chacun de suivre donc !).
Il y a des rassemblements à Rennes, Lannion, Lorient, Nantes et sûrement ailleurs !
Pour Quimper, c'est place St Corentin, à 19h (Campement chaque vendredi soir), les samedis, rendez-vous à 14h...
Les indignéEs espagnolEs lancent un appel international(iste) à manifester le dimanche 19 juin à 18h !

A ne pas manquer ! Dimanche 26 juin, Auray (Port de St Goustan), pique-nique du groupe libertaire Lochu - Ferrer & FA Vannes - Lorient - Ce sera aussi le 1er anniversaire des caméras de vidéosurveillance dans un lieu public à Auray.
RDV à midi - Chacun, chacune apporte une  préparation et / ou une boisson et on partage (préparations végétariennes & végétaliennes appréciées) - Table de presse libertaire et militante - Ne restez pas isoléEs, passez au moins boire un coup avec nous et croquez un p'tit morceau. On s'autorisera à refaire le monde. Déjà en paroles ! :-)

A noter qu'une quarantaine de personnes a participé au débat sur le contrôle social à Auray, que nous organisions le vendredi 3 juin. Nous remercions encore les amiEs de la Caravane des gueux et des gueuses et  Jean-Pierre Tertrais... et toutes celles et ceux qui sont venuEs. Ce fut  un débat sans temps mort avec de nombreuses interventions dans la  salle. L'intro de Jean-Pierre sera bientôt mise en ligne.

Radio libertaire est toujours aussi merveilleuse, elle s'écoute là (en différé) : http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

(Re)découvrez sommaires et couvertures de l'hebdo Le monde libertaire que vous avez loupés depuis le début de l'année (ce journal a 57 ans et il est toujours vert... et noir ! et sans doute un peu rouge aussi ;-)) : 
http://anars56.over-blog.org/categorie-11155249.html Certains articles sont lisibles en ligne.

Et y'a pas mal de nouvelles contributions sur le blog qu'on vous laisse découvrir.
Le week-end dernier, c'était le congrès de la fédération anarchiste à Corbigny dans la Nièvre.

En Egypte, il s'est créé un mouvement socialiste libertaire !
http://paris.indymedia.org/spip.php?article7132

Une certaine caricature à l'encontre des anarchistes prétend :
- quand 2 anarchistes se rencontrent, ils/elles forment un groupe ;
- quand il y en a unE troisième, une tendance se crée !
- et quand il y en a unE quatrième, c'est la scission...
Cette caricature revêt parfois un fond de vérité mais dans la majorité  des cas, à partir de 3 ou 4, c'est soit une feuille locale, un journal  qui est édité, un blog ou un site qui est mis en ligne ; voire une structure d'éditions qui est lancée !

Anarchas salutations.

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* Vendredi 17 juin - Rennes - Redistribution de légumes et repas collectif par le restaurant de la maison de la grève - au Synthi (2 rue de Chateaudun) - infos : http://maisondelagreve.boum.org/

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Du vendredi 17 au dimanche 19 juin - Orvault (44) -  Weekend festif d'activités et concerts à l'inter-minables (hangar squatté au 117 route de Rennes BUS 32/25/D ARRET Bout des Pavés) - Couchage et cantine prévus -
Vendredi 17 : Concert PRINCE RINGARD (rock) à 19H
Samedi 18 : Cantine, Danse Butoh (avec Annie Lam), Sérigraphie, Jardinage sur bûte, Fresque (graff), Atelier Théâtre d'impro, Jam session...
Samedi soir : Concerts au squat du Rafiot (à Bouguenais, tram ligne 2 arrêt Les Couëts) avec LA PEAU SUR LES OS (noisy folk), INVITES (folk jazz)
Dimanche 19 (retour à l'inter-minables) : Projections, Cantine, fresque, jardinage sur bûte, atelier Cirque, Jam session (viens avec ton instru!)
Infos : http://interminable117.xooit.fr

 

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* Les samedi 18 et dimanche 19 juin, partout en Bretagne, "Bienvenue dans mon jardin !" (cultivé sans pesticides ni engrais chimiques, techniques et savoir-faire d'amateurs & amtarices) - Liste des rendez-vous :
http://www.bienvenuedansmonjardinbretagne.org/

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Samedi 18 juin - Arradon (56) - 3ème édition de Mamm Douar, fête des résistances écologiques en Bretagne, organisée par Ingalan Bro An Alre. 15h : Marc'had Reiz (marché équitable) avec une vingtaine d’exposants, artisans et producteurs / 19h Concerts : La Batouk de Ploukatak (percussions brésiliennes), Soadan (jazz/latino) et Odonate (rock)... / Stands d’information dont le groupe libertaire Lochu (FA Vannes) et le collectif végétarien Veg 56... / Restauration bio (viande et végétarienne) / Bar à vins et bar à Bière bio.

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* Samedi 18 juin - Berrien (29) - Pique-nique résistant "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer", dans l'esprit de l'Appel du Conseil National de la Résistance - à Tédudon le Moine, premier village résistant de France, 11h - Apportez casse-croutes, boissons, envies et idées

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Samedi 18 Juin - Concarneau - Dixième vélorution, organisée par le Centre de Recherche sur l'Avenir des Déplacements Écologiques (Crade 8, rue des thoniers), afin de continuer de faire vivre l'atelier vélo de Concarneau : un lieu où se transmet lentement et sûrement la culture du vélo - Place de la Mairie, Rendez-vous 14h, départ 14h30

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* Samedi 18 juin - Nantes - Vélorution ! (Manifestation festive. Réapproprions nous la rue, en vélo, trottinette, monocycle, skate, rollers...) - 14h sur le parvis de la cathédrale St Pierre
http://velorution.org/page/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=20&Itemid=69

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* Samedi 18 juin - Rennes - 20h : apéro débat CNT (Révolutions : ici, maintenant et après ?), buffet à prix libre + Concert Dubamix (dub militant Paris banlieue) : prix libre - à la Paillotte

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Dimanche 19 juin - Sérent (56) - Pique-nique végétarien : chacun-e apporte un plat et on partage - Table de presse : droits des animaux, aspects écologiques, sanitaires et de solidarité internationale liés à la production/consommation de viande et au végétarisme, recettes - Rdv au Plan d'eau, rue du 3 août 1944

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* Lundi 20 juin - Notre dame des Landes (44) -  Concert aux planchettes (ZAD, route entre la Pâquelais et Fay de Bretagne) avec "la peau et les os", du folk noise de St Etienne (42) - 20h30 - Y'aura à manger, boire, camomille...

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* Jeudi 23 juin - Lorient - Film débat "L'enfer au paradis, agrocarburants : de la recette miracle au scénario d'horreur", de Frank Garbely (sur la culture des plantes énergétiques en Colombie, avec les paramilitaires...) - 20h30, Salle audio de la Maison des associations. Cité Allende - entrée libre - Organisé par le CRISLA (solidarité internationale, droits de l'Homme, etc...) www.crisla.org

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* Jeudi 23 juin - Rennes - Soirée débat "Programme Régional Santé Environnement Effets réels ou effet d'annonce ?", présentée par Jean-François PIQUOT, porte-parole d'Eau & Rivières - 48 boulevard Magenta - 20h30

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* Vendredi 24 juin - Rennes - Redistribution de légumes et repas collectif par le restaurant de la maison de la grève - au Panama (28 rue Bigot de Préameneu, arrêt de métro Jacques Cartier ou arrêt du bus Bigot de Préameneu) - infos :
http://maisondelagreve.boum.org/

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* Jeudi 30 juin - Nantes - Vinci, son monde et les luttes qui s'y opposent (Discussion et rencontre avec les auteurs de « C'est quoi ce tarmac ? », livre sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes à sortir début juillet). Entrée libre. 20h, salle C, maison des syndicats, place de la gare de l'État

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* Vendredi 1er juillet - Rennes - Redistribution de légumes et repas collectif par le restaurant de la maison de la grève - au Delta (36 Rue Legraverend, métro Anatole France) - infos : http://maisondelagreve.boum.org/

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* Mercredi 6 juillet - Vannes - Cercle de silence en soutien aux sans-papiers expulséEs ou menacéEs d'expulsion par l'Etat français - 18h30 Esplanade du port

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Du vendredi 8 au dimanche 10 juillet - La Pâquelais (Vigneux de Bretagne 44) - 3 jours de résistance contre l'aéroport de Notre dame des Landes, pour un autre choix de société. Camping, débats, conférences, expos, animations culturelles, concerts, action symbolique, pique-nique... Thèmes : énergie et climat, souveraineté alimentaire, justice
sociale. Infos et détails : http://ete-2011-resistance-ndl.blogspot.com/

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* Samedi 15 octobre - Rennes - A l'appel de la Coordination  Antinucléaire Ouest (Basse Normandie, Bretagne et Pays de Loire),  journée antinucléaire : pique-niques, manifestation, concerts (La  catastrophe en cours de Fukushima et
la contamination planétaire qu’elle entraîne sonnent l’alarme : il est urgent de sortir du nucléaire. Le commerce du plutonium et la technologie EPR hypothèquent l’avenir de la  France et de l’humanité. Dans l’Ouest, l’arrêt immédiat du chantier EPR - THT s’impose. La coordination invite d’ores et déjà les élus du peuple à  prendre position. La transition énergétique est inéluctable. Après  Tchernobyl et Fukushima, ceux qui s’y opposent seront à coup sûr qualifiés de criminels par les millions de victimes de l’industrie nucléaire)

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 21:46
Des constats commun

Dans le monde entier, bien qu'à des échelles différentes et sous des formes très diverses, les femmes vivent une oppression spécifique liée au seul fait d'être femmes. Cette situation résulte d'un système social archaïque et pourtant encore en vigueur qui organise la domination politique, économique, culturelle, sexuelle et sociale des hommes sur les femmes : le patriarcat. Initialement défini comme un régime social dans lequel le pouvoir est transmis de père en fils et où l'autorité du père est prépondérante dans la famille, le patriarcat se manifeste à travers les rapports entre individus d'une société par des pratiques de domination légitimées dont le but est de soumettre les femmes. Le patriarcat est omniprésent, il impose son ordre et ses normes.

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Les actes de violence à l'encontre des femmes sont des conséquences de l'inégalité liée au patriarcat. Ces violences sont multiformes : coups, sévices sexuels, mutilations génitales, mariages forcés, menaces, chantages, violences domestiques, incestes, harcèlements sexuels et moraux, exploitation et marchandisation des corps (publicité, prostitution, pornographie), contraception interdite, inaccessible ou imposée, stérilisations et IVG forcées, meurtres.


Non à l'exploitation de l'homme par l'homme, non à l'exploitation des femmes par des hommes !


Le patriarcat ne connaît pas de frontières

La marchandisation du corps des femmes et des fillettes liée à la prostitution et au tourisme sexuel rapporte plus que le trafic de drogue ou d'armes !

La mondialisation du patriarcat, c'est aussi le travail des femmes dans les « sweatshops », hangars immenses voués à l'industrie, où les femmes gagnent des salaires de misère dans des conditions de travail proche de l'esclavagisme.

On retrouve aussi ses conséquences dans les infanticides perpétrés dans certains pays où il est considéré comme une vraie malédiction d'avoir un enfant de sexe féminin.

Dans d'autres pays, pour exercer un contrôle terrifiant sur le corps des femmes, on pratique l'infibulation et/ou l'ablation du clitoris qui a pour conséquence de rendre extrêmement douloureux tout rapport sexuel pour les femmes.


Le patriarcat est présent dans toutes les sphères et toutes les classes sociales et le capitalisme s'en sert sans vergogne !

En France, les femmes sont payées 19,5 % de moins que les hommes dont 13 % ne sont justifiés par aucune autre différence que le sexe.

Les femmes représentent 60 % des chômeurs et 80 % des travailleurs à temps partiel, et souvent ne l'ont pas choisi.normal_femme_et_usine.jpg

Dans les hôpitaux, il est encore difficile de pratiquer une IVG, entre moyens insuffisants, regards suspicieux et commandos fascistes.

Une grande part des violences faites aux femmes et aux filles l'est dans la sphère familiale ou proche. En France, 41% des viols sont commis sur des filles de moins de quinze ans, et 74% d'entre elles connaissent leur agresseur. Ce dernier n'est majoritairement pas un marginal dégénéré mais un homme ordinaire, parfaitement intégré à la société.

Au moins deux millions d'hommes en France battent leur compagne et, chaque année, 300 à 400 d'entre elles sont assassinées ; 48 000 viols sont aussi déclarés chaque année ; combien sont tus ?


L'État réprime et les religions oppriment !

Les lois étatiques imposent le mariage comme condition du droit au séjour ou d'une régularisation.

L'exigence du maintien de la vie commune pour la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour pose des problèmes en cas de séparation, de violence conjugale, permet des abus de la part du mari et place les femmes en situation de dépendance.

Les lois religieuses dépossèdent les femmes d'elles-mêmes : elles imposent selon les religions, de se voiler, de rester vierge, de ne pas avorter, de ne pas avoir de rapports sexuels extra-conjugaux, elles condamnent de manière permanente l'IVG et la contraception, justifient la lapidation des femmes adultères, ou imposent la charia interdisant toutes pratiques culturelles, toutes relations affectives en public, toute vie sociale et politique. Le voile islamique (comme la mantille ou le chapeau il n'y a pas si longtemps dans les églises catholiques) est utilisé comme objet symbolique de la soumission des femmes ; l'excision, comme mutilation définitive, en est l'expression la plus irréversible et la plus violente.


De la nécessité d'une transformation libertaire et révolutionnaire de la société

Une loi ne servira à rien si les bases morales et économiques de la société qui génèrent et justifient l'oppression et la violence patriarcale ne sont pas renversées.

On ne peut que regretter l'évolution d'une partie du mouvement des femmes vers un féminisme institutionnel, réclamant aux puissants des lois illusoires comme la parité, l'égalité professionnelle, et être dubitatif devant l'application insatisfaisante des lois sur l'avortement ou la contraception.

C'est par la réalisation de la véritable égalité économique et sociale de tous les individus, que pourront régresser les violences machistes.

Ces objectifs ne pourront aboutir que si dans les milieux associatif, syndical, familial et professionnel, nous savons reconnaître et lutter contre toutes les formes d'inégalité.

C'est par la construction de rapports humains, individuels et collectifs, reposant sur le respect de chaque personne, quels que soient sa situation familiale ou matrimoniale et ses choix liés à la sexualité.01organize

Seule la construction d'un rapport de force, s'appuyant sur des pratiques d'autogestion des luttes, d'action directe, de grève générale, de modes d'organisation alternatifs, etc., et non dans les parlements et les tribunaux, qu'une véritable alternative crédible au système capitaliste, patriarcal, religieux et étatique pourra voir le jour.

 

Pour une véritable égalité sociale et économique entre les individus, luttons contre le patriarcat et le capitalisme !

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 16:42

 

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ? Cliquez ici !

 

ML-1639-recto.jpgML-1639-verso.jpgSommaire

Actualité

L’Espagne se réveille, par R. Pino, page 3

L’Autruche, par F. Ladrisse, p. 5

Des brèves, un strip, p. 6

Les crayons de la révolte, par Nemo, Wan Dahl, Ludo, page 7

Météo syndicale, par L. Barbesois, page 8

Les sens du pouvoir, par G. Goutte, page 8

Potkinisme

Saigner la bête, par N. Potkine, p. 9

Anniversaire

Le FAHR, quarante ans après ?, par P. Schindler, page 10

Expression

Une Amap libertaire, par J.-C. Richard, page 13

International

Biélorussie sans justice, Anarchist Black Cross Belarus, page 15

Histoire

Eugène Varlin, par A. Pavlowsky, page 16

Cinéma

Le 64e Festival de Cannes, par H. Hurst, page 19

Mouvement

C’est pas du cinoche, p. 21

68e congrès de la Fédération anarchiste, page 21

La plus michto des radios, p. 22

L’agenda vous appelle, p. 23

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 09:41

    Les « affaires politico-sexuelles » sont devenues une des banalités médiatiques françaises les plus répandues ces dernières semaines. Les révélations s'enchaînent les unes après les autres. Qu'elles concernent DSK, G. Tron ou un « ancien ministre », elles illustrent toutes ce que certains souhaitent dissimuler : elles cristallisent toutes le pouvoir des hommes et l'oppression sexuelle subie par les femmes. En France, chaque année plus de 12 000 femmes sont violées sur leur lieu de travail (soit 4,7% du nombre total de viols).

On peut alors se réjouir que des politiciens agresseurs soient acculés à devoir rendre des comptes. C'est là une victoire indéniable contre la loi du silence de l'idéologie masculine. Celle-ci veut nous imposer l'idée que le charmeur français maîtrise le juste dosage entre la séduction et l'agression, entre la sexualité et le pouvoir, et qu'il n'a pas besoin d'un puritanisme pudibond venu d'outre-atlantique. Seulement voilà : l'idée craquèle. Le charmeur est rattrapé par la réalité : les comportements du gentleman charmeur, qui plus est français de souche, ne conviennent pas aux violentées.

On peut certes se réjouir. Cependant, ces agresseurs ont à leur disposition des moyens colossaux pour se protéger : capital culturel, juridique et financier, qui ont aussi à voir avec leur qualité de détenteur de prostate. Et, au-delà des divers capitaux, souvent totalement disproportionnés en comparaison avec ceux des plaignantes, nos accusés bénéficient en plus d'une protection rapprochée : la solidarité masculine, avec son cortège de chiens de garde. C'est cette solidarité masculine qu'on voit actuellement se déployer en un déferlement réactionnaire, aussi bien verbal que vestimentaire. Aveuglés par leur phallocentrisme, nombreux sont en effet ceux qui affichent une posture intellectuelle certes incohérente mais pourtant socialement puissante et dévastatrice : une dose d'empathie sélective (ignorant l'agressée) faite de sexisme (au profit de l'agresseur). Les féministes y répondent énergiquement depuis des semaines. Les propos réactionnaires sont décryptés et dénoncés par les associations, les militantes et diverses personnalités : l'AVFT, les TumulTueuses, Mona Chollet, Clémentine Autain, etc. Manifestations, déclarations publiques et articles se succèdent. Conséquences : les témoignages de violences non-portés devant la justice affluent sans discontinuité dans les commentaires laissés sur certains sites. Même constat auprès du Collectif Féministe Contre le Viol qui enregistre une hausse de 20% d'appels supplémentaires depuis le début de l'affaire DSK. Autant d'éléments qui viennent illustrer et combattre le caractère généralisé du mépris des hommes et de leurs bobards.

(illustration : Coco)

 

 

Une régularité historique du Pays-des-droits-de-l'homme !


Le langage de la solidarité masculine est connu : quand il ne discrédite pas les victimes, il minimise l'agression, quitte à la balayer tout simplement. Là où il y a eu contrainte, violence, oppression et exploitation, il y aurait eu un simple rapport sexuel, une malheureuse pulsion masculine, un consentement réciproque, un accord tacite entre égaux ou un troussage de domestique. Rappelons nous le traitement d'anciennes affaires : le témoignage d'un Daniel Cohn-Bendit sexualisant les enfants dont il avait la garde par exemple. Rappelons nous le scandale d'un Frédéric Mitterrand, et aussi celui de l'odieuse complicité autour de Roman Polanski. Du recours à l'idée de nature jusqu'à la défense d'un libéralisme sexuel, tout est bon pour protéger l'agresseur, y compris l'invocation déplacée de ses créations artistiques et politiques.

Ces affaires amènent différents constats : les clivages politiques n'ont aucune pertinence quant aux violences commises. L'orientation sexuelle n'enlève pas les rapports de domination et d'exploitation. Les politiciens sont des agresseurs potentiels comme les autres. Et enfin, les agresseurs sont des hommes. S'évertuer à déjouer de supposées intrigues politiciennes faites de complot et de piège s'avère un détournement humiliant de la parole des plaignantes et un diagnostic pour le moins douteux des actes masculins exercés quotidiennement.

L'essayiste John Stoltenberg résume bien le nœud du problème : « Quand les hommes sont appelés à rendre des comptes de ce qu'ils font aux femmes dans leur vie - un événement qui se produit assez rarement -, leurs œillères, leur négligence des conséquences, leur égoïsme et leur obstination sont autant de facteurs qui ont tendance à excuser plutôt qu'à aggraver leurs plus horribles fautes interpersonnelles. Mais quand ce quelqu’un est une femme, elle est traitée de façon très différente. On attend d’elle de l’hésitation, des remords, de l’incertitude sur la rectitude de ce qu’elle fait, et ce même lorsqu’elle fait le bien. (...) Et lorsqu’on lui demande des comptes – ce qui arrive relativement souvent – non seulement n’a-t-elle jamais d’excuse, mais l’absence d’une pusillanimité féminine de convention peut servir à la blâmer encore plus. »1 C'est cette tache intellectuelle et pratique qu'il nous incombe de laver.

Aussi, face à de telles affaires amenées à se renouveler, les hommes ont sans aucun doute mieux à faire que de hurler avec les loups. Pour l'heure - et depuis fort longtemps - les hommes devraient d'une part se questionner quant à leurs propres pratiques (sexuelle, langagière, etc) et d'autre part trahir leur classe de sexe. A savoir : écouter, apprendre et être solidaire des féministes, reconnaître ses propres responsabilités, ne pas reproduire d'actes oppressifs, et enfin aider matériellement (financièrement, moralement,...) les victimes et les associations qui les soutiennent, si elles le souhaitent.

 

Yeun

 

1 Refuser d'être un homme. En cours de traduction.

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 22:00

Rennes - Près de 400 personnes manifestent contre l’extrême droite, à l'appel du Collectif antifasciste rennais

Manifestation antifasciste du 8 juin : une réussite qui appelle à poursuivre la lutte

Suite aux agressions commises par le groupe d’extrême droite Égalité & Réconciliation le samedi 21 mai à l’encontre d’un rassemblement pacifique pour bloquer leur réunion publique, le Collectif Antifasciste Rennais appelait ce mercredi 8 juin à une manifestation.

Pour le collectif antifasciste cette manifestation est un succès : nous étions au minimum 300 à défiler au sein d’un cortège liant revendications antifasciste et sociales. Après la manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Noyal-Châtillon en novembre dernier, cette manifestation nous a permis de démontrer pour la deuxième fois qu’à nos appels contre l’extrême droite, la mobilisation est au rendez-vous.

Le but de cette manifestation n’était cependant pas de demeurer dans notre contexte local, mais aussi de s’en extraire afin de dénoncer et agir contre le développement des idées et des organisations d’extrême droite en France et en Europe, profitant d’un contexte de crise. Il s’agissait de montrer que l’extrême droite ne saurait incarner une réponse à la crise du capitalisme et qu’elle est et sera toujours du côté de l’ordre dominant, contre l’intérêt des travailleurs-es et de la classe ouvrière.

La lutte ne s’arrête pas à cette manifestation : le 24 juin le collectif organise une réunion publique autour du livre « La galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures », en présence d’un des auteurs.

 

Le Collectif Antifasciste Rennais

http://www.antifabzh.lautre.net/roazhon/

 

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Grosse présence CNT, également NPA, AL, Fédération Anarchiste, des indépendantistes bretons, des SUD, des féministes, des verts, des JC, des anarchopunks, des punks à chiens et des skins à chats.

A noter : une bonne participation des femmes !

 

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Selon le Mensuel de Rennes du 8 juin 2011 :

 

"400 militants antifascistes défilent dans les rues de Rennes

 

Environ 400 militants antifascistes défilent ce mercredi soir dans les rue de Rennes. Le cortège formé de divers syndicats (CNT, CGT...) est parti vers 19h de la place de la mairie. Les manifestants scandent des slogans anti-extrême droite. Cette manifestation fait suite aux échauffourées du 21 mai entre militants d'extrême-gauche et d'extrême-droite."

 

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Et, ci-dessous, selon Ouest France de mercredi 8 juin 2011 (qui a vu moins de monde que les participantEs et que le mensuel de Rennes... Problème de lunettes ?)

Ce mercredi soir, une manifestation contre l’extrême droite a rassemblé 250 à 300 personnes dans les rues de Rennes. Au bruit des slogans anti-racistes et anti-capitalistes, le cortège, après avoir emprunté le quai de Richemont, le boulevard Laënnec, la rue Saint-Hélier, l’avenue Janvier, le quai Émile-Zola, la rue d’Orléans, s’est disloqué place de l’Hôtel-de-ville, d’où la manifestation était partie, une heure plus tôt. L’appel à manifester a été lancé par le collectif antifasciste rennais.

 

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Manif antifasciste le 8 juin

Ni dans la rue !
Ni au pouvoir !
Ni dans les têtes !





Bien aidés par la politique du gouvernement et les déclarations de certaines figures de l’UMP, Marine Le Pen et le Front National ont aujourd’hui le vent en poupe. Pourtant, à l’extrême droite, le terrain militant est aujourd’hui loin de se limiter au Front National. Depuis le début des années 2000, d’autres groupes à l’idéologie nauséabonde ont vu le jour : Bloc Identitaire (2003), Renouveau Français (2005), Égalité et Réconciliation (2007), Nouvelle Droite Populaire (2008), Parti de la France (2009) ou mouvement dit des « nationalistes autonomes » depuis l’année dernière … La respectabilité derrière laquelle ils courent n’est qu’un leurre. Ainsi, il y a 15 jours, le Bloc Identitaire a organisé une manifestation à Lyon, initialement intitulée « La marche des cochons ». Les participants à cette manifestation n’ont pas hésité à faire des saluts nazis et à commettre des violences à caractère raciste. De même, en février 2011, treize militants d’extrême droite - nationaliste autonomes – ont été arrêtés à Nancy après avoir commis de nombreuses agressions racistes, antisémites ou à caractère politique.

En Bretagne comme ailleurs, ces groupuscules apparaissent et se structurent. Ils n’hésitent plus à se montrer sur la place publique et à recourir à la violence. En 2009, les militants du Bloc Identitaire ont acheté une maison à Guerlesquin, dans le Finistère. Depuis, cette habitation sert de lieu de réunion et est également utilisée pour diverses activités – dont des entraînements aux sports de combat. En 2009 toujours, un jeune homme a été tué à Rennes par des individus d’extrême droite à la sortie du bar le Tiffany’s. Enfin, le 21 mai dernier, lors d’un rassemblement contre une réunion d’extrême droite devant le Fleurte café, deux personnes ont été blessées.

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Par conséquent, face au développement de l’extrême droite en Bretagne, et aux méthodes violentes auxquelles elle recourt, nous appelons à une manifestation le mercredi 8 juin, 18h30, Place de la Mairie à Rennes.

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements