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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:37

La CNT 56 (Confédération Nationale du travail du Morbihan) diffuse mercredi 21 décembre ce tract, pour informer la population de Pontivy sur les dangers de la politique sécuritaire s'exprimant localement à travers l'installation d'un système de vidéo-surveillance.

 

NON aux politiques sécuritaires ici et ailleurs !!!

 

Nous souhaitons ici, une fois de plus, alerter la population sur les dérives sécuritaires d'un dispositif de vidéo-surveillance.

 

Cnt pontivy videosurveillace rectoL’émotionnel contre le rationnel.
Les premières installations de ce genre étaient mises en place pour prévenir des actes de terrorisme ou de grande délinquance. Petit à petit le spectre s’est élargi et nous en sommes aujourd’hui à les justifier pour la lutte contre les incivilités de jeunes alcoolisés et, puisque c’est tout de même un peu léger, on utilise l’événement tragique du meurtre d’une jeune femme, comme si un cas aussi exceptionnel pouvait caractériser la délinquance sur tout un territoire. Il y a encore une fois utilisation des émotions contre une approche rationnelle.

Que veux dire "sécuritaire" ?
L'idéologie sécuritaire ne doit pas être confondue avec la « sécurité ». C'est en fait, sous l’étendard de la sécurité, une conception de l'ensemble de la population comme étant potentiellement délinquante. Ainsi, par « principe de précaution », on surveille la population, on la fiche, la contrôle... bref on flique tout un chacun.
Le but avoué est de lutter contre la délinquance. Or, pour sa grande majorité, la délinquance a des origines sociologiques complexes : la misère sociale et culturelle, ainsi que l’idéologie dominante basée sur la compétition et la violence en sont pour beaucoup. Les caméras sont alors comme un pansement cache-misère qu’on appliquerait sur une tumeur.
C'est donc autant d'énergie, de « blabla », et d'argent public qui sont investis pour ne rien faire contre les vraies insécurités : travail précaire et/ou sous-payé, temps et conditions de travail toujours plus catastrophiques, licenciements, difficultés à se loger et à finir le mois, santé privatisée et donc bradée, fossé entre riches et pauvres toujours plus béant, politique xénophobe et/ou raciste...

Face à cela, nous disons :


La première des sécurités,
c'est la liberté la justice et l'égalité sociale !!!

 

A quand la lutte contre la délinquance à col blanc ?

Et qu'en est-il de cette délinquance qu'on veut combattre ? C'est presque toujours la délinquance du pauvre.
A quand la lutte contre la délinquance à col blanc ? Contre l'illégitimité de ceux qui gouvernent contre nous pour se remplir la panse, contre une bourgeoisie qui s'engraisse grassement sur le dos des travailleurs... « Ah oui, mais ça c'est légal », nous disent-ils.
Comment pourtant ne pas faire une différence d'échelle entre un patron qui gagne 1000 fois le salaire d'un ouvrier et un voleur d'autoradio ?
Que ceux qui veulent nous voir comme des délinquants en puissance balaient d'abord devant leurs portes, après nous verrons.
 
Nous souhaiterions voir l’argent dépensé dans ce genre de dispositif aller vers les acteurs du monde social et culturel, pour des actions à long terme.
Les résultats de ce genre d’actions ne seront pas visibles tout de suite, peut-être même après les prochaines élections municipales. Mais nous constatons qu’il ne reste plus assez d’honnêteté chez les élu(e)s pour ne pas céder à des projets électoralement rentables. Pontivy devrait, comme beaucoup d’autres villes à dominante soi-disant de « gauche », être le lieu de résistance face au « tout-sécuritaire » et proposer des projets alternatifs.
Cela permettrait alors, à la fois, d’affirmer le refus de la politique gouvernementale, de soutenir les autres municipalités qui n’y cèdent pas et de clarifier aux yeux de la population les intentions d'une réelle opposition de gauche.

 

Efficacité ?
Notre opposition se fait d'abord sur le fond du problème, mais la forme le projet apparaît tout aussi absurde.
Pour commencer, l’efficacité de la vidéo-surveillance pour diminuer les actes de délinquance est largement controversée. Les rapports britanniques dans ce domaine sont éloquents : l’un des effets est le déplacement de la délinquance. Cela a d’ailleurs été avoué par la gendarmerie de Pontivy lors de leur diagnostic au conseil municipal, pour citer une phrase assez illustrative : « Oui, il y a un déplacement. Mais il faut savoir, ce que vous voulez, c’est bien un centre ville sûr, non ? » (sic). Cela fera sûrement plaisir à la population des quartiers périphériques.
Pour avoir une baisse de la délinquance, il faudrait multiplier par cent le nombre de caméras. L’engrenage est vicieux.
Dans le cas contraire, comment une municipalité justifierait-elle le retrait de caméras qui ont coûté une somme non négligeable et qui mettrait en évidence une erreur de stratégie plutôt embarrassante ? Ainsi nous nous opposons à l'alibi mis en avant par la municipalité : elle prétend faire un test et, "si elle constate l’inefficacité elle retirera les caméras". Pure hypocrisie pour la seule bonne conscience des élus.
 
Cnt pontivy videosurveillace versoNous refusons le matraquage médiatique de ceux qui ont un intérêt particulier à orienter tous nos malheurs contre nous même (gouvernants, patrons, flics,...). Il ne s'agit que d'une vulgaire logique d’épouvantail. Nous ne pouvons moralement faire le procès d'actes d'incivilité et/ou de petites délinquances sans faire le procès du système qui les engendre pour leur grande partie : un système injuste, inégalitaire et toujours plus liberticide.
Nous sommes conscients que cela implique une lutte beaucoup plus globale pour construire enfin un projet sociétal réellement émancipateur. Nous constatons que ce n'est pas à travers ceux qui nous gouvernent que nous pourrons changer les choses.
Nous ne pouvons compter que sur nous même, nous devons nous organiser à la base. Ne nous laissons plus infantiliser ou déresponsabiliser à travers des politiques sécuritaires.

Ces remparts, nous les abattrons en reprenant notre vie en main, et ceci par la lutte !

 

CNT56 (syndicat des travailleuses et travailleurs du Morbihan).

contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:33

* Slogan peint la nuit de vendredi à samedi par un ou une anonyme sur la coque du cargo échoué

 noel-mazout.jpg

Récit de la manifestation

 

Samedi après-midi, route vers Etel pour dénoncer les aberrations du transport maritime, pilier de la circulation des marchandises dans le cadre du capitalisme, et pour manifester notre colère face à l'échouement du cargo battant pavillon maltais. Un pavillon de complaisance parmi d'autres. La France a le sien, pas de quoi faire la leçon !


Les affiches de la fédération anarchiste de 2000 éditées au moment du naufrage de l'Erika, "logique de profit : logique de mort", sont ressorties. Rien n'a donc changé ?
A l'époque, nous criions révolution, face aux incuries du capitalisme et de l'Etat, nous mettions en avant l'autogestion... L'idée n'a pas pris. Alors les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pas encore arrivé sur le lieu du rassemblement, qu'au bord de la route, des hommes vêtus de kaki et gilets jaunes sont en armes... Des chasseurs en battue ! A quelques kilomètres de là, un immense navire laisse échapper son fioul dans la mer et sur la plage. Ne pouvant être remis en mer, il faudra plusieurs mois pour démanteler les dizaines de milliers de tonnes de métal... Et des humains en sont encore à traquer les quelques mammifères sauvages qui restent dans les petits bois d'à côté... Pffff !

Il fait beau. Dans le bourg d'Etel, parmi les dizaines de personnes déjà présentes, quelques têtes connues... Des militantes et militants écolos, de gauche. Les copains du groupe libertaire qui ont pu se rendre disponibles arrivent. Les drapeaux noirs sont de sortie, les poussettes pour les enfants aussi. Nous partageons ce sentiment de Léo Ferré, "je préférerai toujours le drapeau noir à la marée en robe noire."

Nous sommes maintenant près de 400 à partir en cortège, vers la barre d'Etel, où se trouve le bateau. On sort le mégaphone, on scande de temps à autre, "le capitalisme : ça tue, ça pue et ça pollue", "Fukushima irradié, Erdeven mazouté, c'est le capitalisme qu'il faut éliminer", "ce n'est pas les immigrés qu'il faut expulser, mais le capitalisme et les autorités"... Grâce aux mobilisations populaires, Erdeven a déjà échappé à une centrale nucléaire en 1975, à l'extraction de granulats marins par le cimentier Lafarge en 2009... Le Peuple des dunes sait réagir. Pourtant, en 1999-2000, les plages avaient été souillées par le pétrole de l'Erika. En 2011, du fioul à nouveau, certes en moins grande quantité, se répand mais le bateau (poubelle ?) restera immobilisé sur la plage durant un paquet de temps...

Alors que l'on marche, tel dans un décor de cinéma d'anticipation, ou dans une BD de fiction, le haut du cargo échoué surgit par dessus les dunes... Etrange, on dirait que c'est faux, qu'il a été ajouté. Mais non, on s'approche, il est bien réel : horreur ! Un hélicoptère de gendarmerie survole la marche, sans doute en nous filmant copieusement...

gendarmes et manifestantsOn retrouve d'autres manifestant-e-s sur la plage et c'est un demi millier de personnes qui convergent vers la masse métallique où s'agitent quelques hommes en blanc, personnels de nettoyage.

Alors qu'elle avait en principe été négociée par le Préfet, l'autorisation d'inscrire "Joyeux Noël, les arma-tueurs" sur la coque nous est refusée. Une première haie de gendarmes (pas agressifs, ni casqués... mais quand même !) nous barre la route. Des négociations / tergiversations sont entamées avec le chef des gendarmes. Le Préfet a renié sa parole... (de la part de "l'autorité déconcentrée de l'Etat" (comme cela s'appelle !), sont surpris ceux et celles qui veulent bien l'être...).
On se masse devant cette haie. Les flics discutent aussi avec nous. Ils savent que la démarche est pacifique... Ca traine un peu. Des slogans fusent par intermittence. Une 2ème haie de gendarmes se met en place, puis une troisième. Ca fait une heure que l'on poireaute, on sait que l'on ne nous laissera face-a-face.jpggendarmespas passer. Il fait froid au bord de mer. Des familles ont déjà décampé. On décide de forcer tranquillement la première haie. Une sorte de mêlée de rugby se forme, sans coups portés, la 2ème ligne de gendarmes vient renforcer la première. Ils nous contiennent. Tel un ailier, un copain, drapeau noir en main, tente une sortie en rasant les vagues. Il se fait prendre, tombant même à l'eau ! Pour ce qu'on en a vu, il semble que les flics un peu plus anciens aient pris notre tentative de forcer le barrage, sans trop s'énerver ; d'autres, plus jeunes, nous ont poussés sans ménagement, les gazeuses à portée de main. Il n'en sera pas fait usage, ni de matraques... heureusement !


Le copain arrêté est relâché au bout de 10 minutes par un autre chemin. Les gendarmes lui ont même dit "vous avez raison de faire ce que vous faites"... !! Ce n'est pas sans rappeler un sketch de Coluche :
Dans une dictature, "un flic interroge un passant :
- Qu'est-ce t'en penses, toi ?
- Eh bien, comme vous !
- Je t'arrête alors !"

Il est quand même remarquable qu'il n'y ait aucune autorité étatique pour empêcher un immense et vieux bateau de prendre la mer depuis le port de Lorient, alors qu'une puissante tempête se déchaîne... En revanche, l'Etat retrouve l'usage de sa force légale pour retenir des manifestant-e-s qui voulaient juste faire un tag sur la coque...
Et on s'étonne qu'on soit anarchiste !
On aimerait aussi que la facture de cette mobilisation des forces gendarmesques soit adressée aux groupes privés affrêteurs du bateau et/ou à l'armateur... Mais, ne nous racontons pas d'histoires, c'est bien la collectivité qui assumera ces dépenses

Une enquête va être menée pour définir la chaîne des responsabilités. Le commandant de bord est apparemment seul maître à bord, selon la Loi. L'autorité maritime n'est pas en mesure de l'empêcher de partir... Il restera à voir s'il n'a pas eu d'ordre de l'armateur (basé en Turquie) ou de l'affrêteur qui voulait que sa cargaison soit rapidement récupérée. C'est que la rotation du capital est en mode accéléré en ce début du XXIème siècle.

Les politiciens parlent de légiférer plus drastiquement. N'est-ce pas le simple bon sens qui aurait du faire en sorte que le navire reste à quai ? Mais la logique de profit s'asseoit sur ce simple bon sens.

En société autogérée, sans classes ni Etat, parce qu'il n'y aurait pas de capital à accumuler, une bonne partie de la production / consommation serait relocalisée et des marchandises-gadgets même pas fabriqués ! Le transport de fret maritime serait ainsi réduit.

D'ailleurs, il en serait fini de la propriété privée des navires et cargaisons : bien commun de l'Humanité.
Les navires seraient uniquement commandés par le collectif des marins, en autogestion, qui y travaillent et qui s'assureraient de leur fiabilité ...


En attendant la rupture révolutionnaire, nous plaidons pour le contrôle syndical des navires, pour des normes internationales définies par les organisations de travailleurs-marins et la réappropriation du transport maritime par la population (sécurité, écologie, conditions de travail...).

 

Merci à J et à RJ pour les photos

M---gendarme.jpgflic-et-cargo.jpg

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:10

plage-souillee.JPG

 

 

Entendu sur France Info : http://www.franceinfo.fr/societe-cargo/cargo-echoue-la-plage-elle-est-jaune-normalement-la-elle-est-noire-475829-2011-12-18

 

G8env affNous étions une bonne soixantaine d'habitant-e-s locaux à nous être réunis hier soir, place de la Mairie à Etel. Beaucoup de questions restent en suspend. Pourquoi le bateau a-t-il été autorisé à partir en mer alors que l'avis de tempête était annoncé depuis plusieurs jours ? Ce navire de 109 mètres de long, battant pavillon maltais, en mer depuis 1982, était-il aux normes ? Combien de temps va prendre la dépollution ? Qui paiera ? etc...

 

Comme en 1978, avec le tanker Amoco Cadiz, en 1999 avec le pétrolier Erika, en 2000 avec le chimiquier Ievoli Sun : logique de profit = logique de mort !

Et, déjà, comme à chaque fois, les politiciens évoquent l'idée de définir de nouvelles normes de navigation, de légiférer... Simples moulinets de leurs petits bras le temps de l'émotion populaire... car rien, ou si peu, n'est fait : c'est qu'en milieu capitaliste, les Etats n'ont pas vocation à entraver les flux de marchandises, à freiner l'accumulation du capital...

 

Halte aux catastrophes capitalistes !

Pour la décroissance libertaire !

 

A l'appel d'habitantes et d'habitants locaux : depuis la Place de la mairie d'Etel, ce samedi 17 décembre 15h, MARCHE pacifique jusqu'à l'épave sur la plage de Kerminihy à Erdeven.

 

Reproduction ci-dessous d'un article qui relate la situation de

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118160

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 cargo-echoue.JPGC'est un spectacle impressionnant qu'offre depuis ce vendredi matin le vraquier maltais TK Bremen, jeté à la côte dans la nuit par la tempête qui a balayé la façade atlantique. Le navire, long de 109 mètres, est planté sur la plage d'Erdeven, près de la ria d'Etel, dans le Morbihan. Si la cargaison ne pose pas de problème puisque le bateau naviguait à vide, le carburant contenu dans ses soutes (180 tonnes de fuel et 40 tonnes) a provoqué une pollution. L'échouement a, en effet, entrainé des déchirures sur la coque, qui laisse s'échapper des hydrocarbures. La pollution est certes limitée, se cantonnant principalement autour du bateau, mais elle n'en demeure pas moins grave. Le fuel de propulsion est, en effet, très nocif pour les oiseaux marins et le TK Bremen s'est échoué dans une zone naturelle protégée. Des plaques d'hydrocarbures ont, par ailleurs, atteint ce matin la ria d'Etel, où se trouvent de nombreuses fermes ostréicoles. Pour les professionnels, le danger économique est majeur en cette période de fêtes de fin d'année, qui représentent le gros des ventes d'huîtres. Venue sur place ce midi, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Moriset, leur a apporté son soutien et indiqué que tous les moyens seraient mis en oeuvre pour lutter contre la catastrophe.

Il faudra peut-être découper la coque sur place

Sur zone, tous les moyens de secours disponibles sont mobilisés. Pompiers, gendarmes, marins, équipes de la sécurité civile... Le plan POLMAR de lutte contre les pollutions maritime a été déclenché par la préfecture du Morbihan et la préfecture maritime de l'Atlantique. Alors que des barrages flottants sont en cours de déploiement, des équipes ont été constituées pour commencer à nettoyer la côte. Aux premiers moyens mis en oeuvre dès l'accident survenu, des renforts sont attendus. La sécurité civile a, ainsi, mobilisé deux sections, soit 60 hommes, et débloqué des moyens pour équiper 150 personnes afin de lutter contre la pollution. Mais les opérations sont rendues difficiles en raison de la météo, qui demeure mauvaise, même si le gros de la tempête Joachim est passé. C'est pourquoi le pompage des soutes du TK Bremen depuis la mer a été écarté, au profit d'un pompage depuis la terre. De plus, le mauvais temps laisse craindre des difficultés pour maintenir les barrages flottants, sans compter la dispersion de la pollution, qui pourrait être aggravée dans les prochains jours par les marées (les coefficients vont augmenter). Au-delà de la nécessité d'empêcher la propagation des hydrocarbures, il convient également de traiter le navire, solidement planté sur la plage. Des investigations vont devoir déterminer quelle est l'étendue des dégâts et s'il est possible de dégager la coque. Dans le cas contraire, à l'image du Rokia Delmas échoué sur l'île de Ré en 2006, il faudra procéder au démantèlement sur place du navire, ce qui prendra de nombreux mois. Compte tenu des premières constations faites sur la coque, c'est malheureusement une piste qui a été évoquée par la ministre de l'Ecologie.

 Le navire avait tenté de se mettre à l'abri à Groix

plae-souillee-2.JPGLe TK Bremen s'est échoué vers 2 heures du matin. Il avait quitté le port de Lorient, dans l'après-midi d'hier, pour mouiller au nord de l'île de Groix. Il comptait y attendre l'amélioration des conditions météorologiques avant de reprendre sa route vers l'Angleterre. Mais le vieux cargo, construit en 1982, n'a pas été capable, face aux violentes rafales de vent, de tenir son mouillage. Il a donc commencé à dériver vers la côte. A 00H40, le TK Bremen a demandé assistance au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) d'Etel. Idéalement, le navire aurait pu être assisté par les remorqueurs portuaires de Lorient. Mais la tempête empêchait ceux-ci de tenter une sortie. Le CROSS a donc donné l'ordre au grand Remorqueur d'Intervention, d'Assistance et de Sauvetage (RIAS) Abeille Bourbon d'appareiller. Conçu pour assurer des sauvetages dans les pires conditions, le bâtiment, basé à Brest, avait pris comme d' habitude en cas de tempête son poste à Ouessant, de manière à pouvoir intervenir, en cas de problème, au plus près du dispositif de séparation du trafic maritime. Malheureusement, ce n'est pas dans le DST qu'on avait cette fois besoin de lui, mais au large de Lorient. Trop éloignée, l'Abeille Bourbon n'a pu arriver à temps. Le RIAS a toutefois rejoint la zone afin de pouvoir intervenir si la situation du TK Bremen, une fois échoué, venait à se dégrader. Si les conditions sont réunies, il pourra aussi, à la faveur d'une marée haute, tenter de le dégager. Quant à l'équipage, constitué de 19 marins, il a été évacué par la Marine nationale. Cette dernière a fait intervenir l'un de ses nouveaux hélicoptères Caïman Marine (version française du NH90 NFH), qui a réalisé à cette occasion sa première opération de sauvetage (la mise en service opérationnelle du Caïman Marine est intervenue le 8 décembre). Hélitreuillés, les marins du TK Bremen, sains et saufs, ont été évacués vers la base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient.
Une enquête a été ouverte. Les investigations ont été confiées par le parquet de Brest à la Gendarmerie maritime.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:41

Selon le Télégramme du 16 décembre 2011 :

"Ria d'Etel. Les chantiers ostréicoles touchés par le fuel du cargo échoué

Dès l'aube, vendredi matin, les première traces de pétrole échapées du Cargo TK Bremen étaient visibles dans la ria d'Etel, qui compte 36 chantiers ostréicoles. Les professionnels ne peuvent que constater la pollution et commencer à nettoyer. Avec le vent et la marée, du goémon souillé et des boulettes de pétrole remontent sur les cales et menacent les bassins submersibles. Ifremer doit faire des analyses dans la journée, pour évaluer l'état sanitaire des huîtres. Un nouveau coup dur pour la filière ostréicole, à quelques jours des fêtes."

 

Sur la vidéo d'I télé, on voit bien ce cargo, battant pavillon maltais, dégueuler son pétrole. Les autorités l'ont étrangement autorisé à prendre la mer, malgré les avis de tempête... http://www.itele.fr/video/la-tempete-joachim-balaie-la-france-1


Une page facebook créée pour protester contre cette nouvelle pollution (Nous relayons cet appel en forme de "coup de gueule")

 

"Révoltons-nous contre les pollueurs en costard !

 

Non, nous n'irons pas ramasser le mazout, pas une miette. Ces enfoirés n'attendent que ca pour ne pas avoir à payer trop cher de pollution... Si l'on en ramasse, c'est pour mieux leur tartiner le derche et leur pognon ! Je vous propose autre chose : allons dénoncer les réels fautifs :  le destinataire ou l’expéditeur qui n'a pas voulu de frais de mouillage portuaire et l'a fait mouiller en pleine mer, l'armateur, tous les responsables administratifa de ce massacre. Bref, mobilisons-nous !

 

Vous en avez marre de tout ça ? Je vous propose déjà ce soir un acte symbolique : les pouvoirs publics ne veulent pas que l'on s'approche du rafiot, histoire de cacher les dégâts ?? Montrons leur que pour une fois, c'est le peuple qui fait la loi.

 

Rdv ce soir, à 20h place de la mairie, à Etel : il y a déjà un PC securité pompiers, avec des élus. Rdv ici, le max de monde, en tenue adéquate pour la pluie avec lampe torche, botte, banderole et moyen de com' si vous le souhaitez. Invitez le plus de monde possible et rendons-nous sur la plage du naufrage, il y en a pour 15min à travers dune. C'est pacifique : ni violence ni chambrage, juste l'indignation. Gardez votre calme et montrez votre détermination . Indignez-vous !"

 

On y croisera des membres du groupe Lochu...

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:50

Les intouchables ?

Spéculateurs, agents notateurs de Standard & Poor’s, Moody’s ou Fitch, gangsters de tous poils des marchés financiers semblent plus que jamais intouchables. Ils font et défont, sans même s’en cacher désormais, les gouvernements en Grèce, en Italie et ailleurs. Ils exigent toujours plus de rigueur, d’austérité pour les salariés, les chômeurs, les retraités, etc. Ils mentent à longueur de télévision, ils volent, ils pillent, ils tuent ! Et ce n’est qu’un début.

C’est la grande revanche du capital qui considère que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, trop d’acquis sociaux ont dû être concédés : retraite,1655Anticapitalismesécurité sociale, allocations chômage, services publics, statuts et conventions collectives, salaire minimum, etc. Rien de révolutionnaire mais déjà beaucoup trop pour ces cannibales.

Leur terreau naturel, c’est la misère et l’exploitation ; leur politique, c’est la démocratie d’opérette lorsque c’est suffisant pour maintenir le calme et la dictature quand leurs intérêts l’exigent. Même l’annonce d’un malheureux référendum en Grèce les rend très nerveux. En pleine « révolution » tunisienne, l’agence de notation Moody’s baissait la note du pays arguant de « l’instabilité politique et sociale qui règne ». Un bon dictateur y’a pas mieux parfois pour maintenir ou augmenter le taux de profit, quitte à verser des larmes de crocodile quand les morts jonchent les rues lors des manifestations.

En France, les plans et mesures d’austérité s’enchaînent. Les salariés sont tous présumés fraudeurs, et de mettre en avant les prétendus 4 milliards de fraude sociale imputables aux travailleurs. Et les 16 milliards (chiffres officiels) imputables aux entreprises ? Et les 63 % des sociétés non en règle avec l’Ursaff, qui en parle au journal télévisé ? Et les 232 milliard d’euros pillés depuis 1982 dans les caisses de la Sécurité sociale (donc aux salariés) par le biais d’exonérations sociales, qui s’en émeut ?

Il faut dire que tous ces vautours (pardon aux vautours !) auraient tort de se gêner. Au-delà des gesticulations électorales de circonstance tous les politicards sont d’accord pour préserver le système. Ils ont juste un léger différend quant à ceux qui sont les mieux placés pour le faire !

Quant aux directions syndicales, rien à en attendre non plus sinon une anesthésie générale pour mieux faire passer les coups. Ainsi le triste et pitoyable Chérèque, chefaillon suprême de la CFDT, déclarait le 22 novembre dernier : « Les salariés attendent des syndicats des explications sur la crise et non l’organisation de la grève que réclame FO. Depuis 6 ans, réduire la dette, c’est une priorité de la CFDT. C’était notre démarche déjà en 2003. » Cela a au moins le mérite de la clarté. Mais qui va enfin le faire taire, l’empêcher de nuire et le renvoyer dans les poubelles de l’Histoire ?

Combien de temps les militants CGT vont-ils accepter que Thibaut lui fasse la courte échelle et ridiculise la « vieille maison » ? Combien de mascarades, type journées d’action du 13 décembre, sans contenu revendicatif clair et sans le début de l’ombre d’un soupçon de volonté de résister va-t-on laisser passer ? L’austérité intersyndicale en quelque sorte.

Le choc, l’affrontement de classe est inévitable. En Grèce la grève générale du 1er décembre a réuni des centaines de milliers de salariés. En Grande-Bretagne une grande majorité de fonctionnaires a fait grève le 30 novembre. Rien de comparable depuis 30 ans. En Belgique, la grève du 2 décembre a été bien suivie… La grève du 15 décembre dans l’Éducation nationale est aussi un signe positif car l’unité (hors CFDT) imposée en partie par la « base » s’est faite sur une base claire : retrait pur et simple du projet de décret sur l’évaluation des enseignants.

Et les luttes vont se multiplier quels que soient les obstacles politico-syndicaux qui vont s’y opposer. De ce point de vue les événements internationaux de ces dernières semaines prouvent s’il en était besoin que les urnes sont les cercueils des espoirs de changement véritable. Élire ou agir, il faut choisir.

Dans un tel contexte, chacun-e doit prendre ses responsabilités, sans se la jouer, modestement, mais réellement. Les militants et militantes anarchistes, notamment celles et ceux de la Fédération anarchiste, sont face aux leurs : être un point d’appui sur le fond et sur la forme des luttes sociales ou de simples commentateurs. La lutte se construit sur le terrain, pas sur internet. Elle nécessite rigueur, organisation et détermination. Rien, absolument rien ne doit nous rendre impuissants quand il s’agit de combattre (avec d’autres) ceux qui se croient intouchables.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 23:04

« Tant que nous endurerons les patrons, tant que nous engraisserons cette charognerie, nous serons malheureux comme les pierres du chemin. »
   Émile Pouget


Pour trouver le Monde libertaire près de chez vous, cliquez ici !

Les articles en blanc sont lisibles en cliquant dessus.


ML-1655-recto.jpgML-1655-verso.jpgActualité

Bilan social 2011, par Fabrice, p 3

Grève à Pizza Hut, par Article 11, page 4

Météo syndicale, par T. Impétueux, page 5

Chroniques néphrétiques, p. 5

Les brèves, le strip, page 6

Dimanche, jour de grève, par G. Goutte, page 7

Scandale au CE de la RATP, par R. Pino, page 8

Pôle Emploi en crise, par Un travailleur syndiqué, page 9

Potkinisme

Ne pas se flinguer au turbin, par N. Potkine, page 11

Arguments

À propos de limites, par J.-P. Tertrais, page 12

Les permanents syndicaux, par R. Berthier, page 15

Histoire

Les anarchistes de l’île de Ré, par C. Bertaud, page 18

Poésie

Célébration d’Armand Robin, par R. Dadoun, page 19

Culture

D’un noir polar, page 20

Dotremont s’exhibe, page 20

Mouvement

Utgé-Royo réédité, page 21

Montbéliard contre le fascisme, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:29

Nous assistons à une vague de contestation en Russie suite aux élections législatives et aux dénonciations de fraude qui ont conduit à la victoire du parti de Vladimir Poutine. Ces manifestations traduisent un mécontentement profond face à l'emprise de Poutine sur la vie politique russe.

 

Cet événement nous rappelle le mouvement de protestation qui avait suivi les élections en Iran. Quand le peuple peut prendre la parole, il sort du cadre imposé par le pouvoir et met en avant ses revendications de liberté et de justice.


Assiste-t-on à l'émergence d'un mouvement des « Indigné.e.s » russes ? Les manifestations vont-elles se poursuivre, s'intensifier ? C'est pour l'instant trop tôt pour le dire mais il est sûr que « quelque chose » est en train de se produire.

 

Nous connaissons la violence dont peut faire preuve le pouvoir en Russie et nous serons vigilant.e.s à ce que les manifestations ne soient pas réprimées et apportons tout notre soutien aux militant.e.s de Russie et d'ailleurs.


Anars-2.jpgLes anarchistes ont toute leur place dans de tels mouvements populaires qui se battent pour plus de liberté, plus de pouvoir dans la prise de décision. Bien entendu, il ne s'agit pas pour nous de défendre un autre parti politique mais de pointer les aberrations du système représentatif et de gagner toujours plus de liberté d'action et de manifestation.

 

Les mouvements de contestation ouvrent des voies pour l'autogestion dans l'organisation même des luttes et dans les perspectives qu'elles ouvrent. Ces luttes doivent pouvoir s'appuyer sur un mouvement social diffus et sur des luttes syndicales (appel à la grève) afin de pouvoir Anars 4renverser le pouvoir et gagner de nouveaux droits, de nouveaux espaces de liberté. Là encore, nous saurons être présent.e.s aux côtés des manifestant.e.s, notamment des groupes anarchistes.

 

Nous relaierons les appels à la solidarité et diffuserons toutes les informations utiles à la compréhension et à l'essor de nouveaux mouvements sociaux en Russie et ailleurs.

 

Élections, non ! Autogestion, oui !

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 11:30

Vendredi 9 décembre, à Vannes, nous avions choisi d'organiser une soirée "défaites vos idées toutes faites sur l'anarchisme". Nous étions 24. Pour ce type de discussions publiques, nous avons à chaque fois un dilemme : faut-il faire une introduction, apportant un peu de matière, ou entamer directement un tour de table sur les attentes et avis de chacun-chacune et amorcer spontanément le débat ? Par le passé, nous avons expérimenté les 2 formules, chacune ayant ses avantages et inconvénients. La première étant l'apport de "savoirs" par "ceux-celles qui savent", la seconde entraînant des échanges "dans tous les sens" pas toujours intéressants...

 

Ce coup-ci, nous avons opté pour une triple présentation : la première sur les valeurs fondamentales de l'@narchisme et une recherche d'y mettre en adéquation sa vie malgré le carcan social actuel, la deuxième sur l'autogestion, de la Préhistoire à nos jours (en gros !), et la troisième portait un questionnement sur l'@narcha féminisme, dont voici le support. La rencontre a été enregistrée et si le son tient la route, elle sera publiée sur ce blog. Nous avons eu en tout cas plus de deux heures d'échanges autour des élections, des religions, du sexisme, de la violence / non-violence, de l'éducation, de la révolution, de l'auto-suffisance alimentaire et énergétique, des contradictions parfois entre nos désirs et la réalité de nos pratiques liées aux contraintes de cette société, sur les manières possibles d'arriver à un monde non autoritaire, non capitaliste et solidaire, ... que nous avons trouvées pas mal.

 

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Questionnement sur l'anarcha-féminisme (par B)

 

Il existe au sein même de l'anarchie deux types de féminisme : le féminisme libertaire et l'anarcha-féminisme. Je souhaiterais avec vous ce soir examiner de plus près ce dernier mouvement.

 

I) Le féminisme en Bretagne : un mouvement en lutte pour sa légitimité

 

Mais avant toute chose, nous sommes ici pour défaire nos idées toutes faites. Et avant de voir plus exactement l'anarcha-féminisme, il s'agit impérativement de défaire, dans un premier temps, les idées reçues sur le féminisme lui-même.

 

1) Une vision négative du mouvement :


En France, d'une manière générale, le féminisme doit toujours, perpétuellement, prouver sa légitimité. Les hommes comme les femmes ne perçoivent pas, pour beaucoup, l'intérêt d'un tel mouvement. Soit, pour ces personnes, l'égalité des sexes et des droits est déjà existante, rendant ainsi le mouvement féministe caduc, périmé, vide de sens. Soit, ces personnes ont une image très négative du mouvement féministe et en particulier de la féministe, sur laquelle semble, par phénomène de transfert, s'agglutiner toutes les difficultés d'être des individus et de leur relation à l'autre. A la suite d'une petite enquête, j'ai constaté que La féministe prenait l'image d'une part d'un être castrateur et dominateur, transformant les hommes en une chose mollassonne n'ayant plus droit d'existence, d'autre part d'une extrémiste au sens péjoratif du terme, c'est-à-dire ne percevant aucunement la complexité du monde, et ce que nous pourrions appeler d'anti-féminin ou anti-féminine, c'est-à-dire accusant les femmes dans leur féminité et par là dans leur devenir femme et donc perçue comme étant une anti-femme. Il y a une véritable incompréhension du mouvement et des idées féministes. D'une manière générale, un amalgame est fait entre les notions féministes d'égalité des droits, égalité des sexes et déconstruction des genres.


Et le plus déroutant c'est qu'il est facilement observable que ce sont les femmes qui sont le plus souvent accusatrices, qui nient la valeur et la légitimité du mouvement féministe.


En Bretagne, plus particulièrement, le mouvement féministe aujourd'hui doit encore perpétuellement prouver sa légitimité. Car on lui oppose l'idée d'une société bretonne matriarcale au sein de laquelle le mouvement n'a pas sa raison d'être. Or, cette idée d'une société matriarcale est bien plus un mythe qu'une réalité. Selon la sociologue Anne Guillou « c'est une idée qui a été véhiculée par les intellectuels bretons du XIXe siècle, en réaction à des observateurs extérieurs qui décrivaient les femmes comme étant asservies et prématurément vieillies. Pour résumer, on peut dire qu'elles étaient des mères dominantes et des femmes dominées. » (Conférence Université d'été Quimper 2010). La Bretagne n'est pas une société matriarcale mais matrifocale au sein de laquelle le féminisme a toutes ces raisons d'exister.

 

2) Le combat véritable du féminisme :


Le féminisme lutte contre les modèles sociaux masculin/féminin obligatoires où la femme et l'homme se doivent d'avoir un certain type de comportement et de rôle défini et fixe. Je prendrais la femme en exemple qui se doit d'être féminine c'est-à-dire douce, attentionnée, maternelle, aimante, altruiste, prenant soin de sa beauté, sexuellement passive, en attente, cantonné à des métiers dits féminins (infirmière, aide soignante, pharmacienne, assistante sociale, institutrice, éducatrice jeune enfant, puéricultrice, hôtesse, vendeuse, esthéticienne, mannequin, coiffeuse, couturière, etc.) dans lesquelles elles utilisent toutes les capacités de leur dite féminité et où, surtout, elles assistent l'homme dans ses courageuses et ambitieuses actions.


Le féminisme lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie, contre l'esclavage sexuel et la pornographie sexiste, contre les modèles d'une sexualité imposée, forcément hétérosexuelle, où la femme est la plupart du temps passive et où l'acte sexuel est centré sur une éjaculation vaginale.


garsfilleLe féminisme lutte contre le publisexisme, contre les jouets sexistes qui façonnent les individus dès le plus jeune âge, et contre l'éducation sexiste. La petite fille est endoctrinée dans du rose, des cœurs, des barbies, des bijoux, du maquillage, des dinettes, des mini fers à repasser, des mini bébés qui pleurent, des mini aspirateurs sans qu'elles n'aient la possibilité d'accéder aux camions, tracteurs, voitures, vaisseaux inter-galactiques, pistolets, épées, costumes de Luc Sky alker, de Batman, de Superman, Spiderman, Zorro.


sexismeLe féminisme lutte contre les violences physiques, psychologiques et sexuelles. En France, 41 % des viols sont commis sur des filles de moins de 15 ans et 74% d'entre elles connaissent leur agresseur. Les violences faites aux femmes sont souvent exécutées dans la sphère familiale. Au moins 2 millions d'hommes en France battent leur compagne et chaque année 300 à 400 d'entre elles sont assassinées. 48 000 viols sont aussi déclarés chaque année ; combien sont tus ?


Le féminisme lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps. Dans les hôpitaux en France, il est encore difficile de pratiquer l'IVG. Les moyens sont réduits, les médecins parfois récalcitrants, moralisateurs, les regards suspicieux. Dans le Morbihan, le planning familial est inexistant. Les femmes qui sont hors délai doivent encore partir en Hollande ou en Espagne pour pratiquer un IVG. L'information dans les collèges et les lycées semble dans le secteur morbihannais encore faible concernant la sexualité, les MST, les modes de contraceptions, les possibilités d'IVG.


Le féminisme lutte contre l'exploitation économique des femmes dans la sphère domestique, contre l'inégalité des salaires et les discriminations au travail.


Le féminisme lutte contre l'État qui réprime mais aussi contre les religions qui oppriment : voile, excision, mariage forcé, interdiction de contraception, d'IVG, de vie sociale, affective et culturelle en  public, de vie et de relations extra-conjugales. Comment, nous, femmes françaises et bretonnes, tendons la main aux femmes immigrées mais aussi aux femmes du monde entier, bafouées, outragées, réprimées, vitriolées, torturées, lapidées, violées, etc. ?

 

II) L'organisation de la lutte et l'anarcha-féminisme :

 

01organizeAlors oui ! Le féminisme a ses raisons d'exister. Il n'est ni une lutte vaine ni un mouvement castrateur. Le féminisme qui s'inscrit dans l'anarchisme est plus encore à même de revendiquer les droits des femmes. En comparaison aux autres mouvements féministes, il prône la liberté pour tous, femme ou homme, et lutte contre toute forme d'oppression et de pouvoir. Ce n'est pas un mouvement qui fait campagne pour une égalité des chances au sein du monde capitaliste mais qui lutte contre le monde capitaliste. Les femmes ne doivent pas attendre l'établissement de lois votées par l'idéologie dominante pour prendre en main leur devenir. Elles ne doivent pas chercher à ressembler aux Pères mais à créer un nouveau monde. La lutte doit se faire de manière individuelle et collective, au quotidien mais aussi par des actions militantes, dans la sphère du privé autant que dans la sphère publique. Les femmes doivent être autogestionnaires, solidaires, lutter contre toute forme d'oppression, contre toute privation de liberté.

 

1) Contexte historique de l'anarcha-féminisme.


Mais regardons de plus près l'anarcha-féminisme. Ce mouvement est apparu dans le courant du XIXe siècle. Il exprime le désir d'un discours et d'une pratique autonome de certaines militantes anarchistes de façon collective ou individuelle. On pourrait croire que l'anarchisme est intrinsèquement féministe puisqu'il est une philosophie politique opposée à toute relation de pouvoir. Or, si ce mouvement est né, c'est bien qu'à l'intérieur même de l'anarchie, subsistait et subsiste encore un certain machisme, que dans les cercles anarcha-féministes anglophones on désigne sous le nom de manarchiste. Certains théoriciens anarchistes traditionnels, comme Proudhon par exemple, voyait dans le patriarcat un problème mineur, voire un phénomène fondamental à la structure familiale. Or, les anarcha-féministes perçoivent le patriarcat comme l'une des premières manifestations de la hiérarchie dans notre société, l'une des premières relations de pouvoir. L'anarcha-féministe se lie en cela avec le mouvement écoféministe qui voit apparaître le patriarcat et le sexisme, dès les premiers temps de l'établissement de l'agriculture. De cette première relation de pouvoir imposée à des fins économiques et, en quelque sorte, à la genèse du capitalisme et de l'Etat, se lient les phénomènes majeurs contre lesquels l'anarchisme en général s'oppose. L'anarcha-féministe lutte contre le patriarcat, le capitalisme, l'État, la famille, les genres féminin/masculin et le système d'éducation en militant pour une école nouvelle initiée par  Franscico Ferrer.

 

2) Questionnement et ouverture au débat


Ce qui m'interpelle dans cette réflexion du mouvement anarcha-féministe et dont j'aimerais aujourd'hui débattre avec vous, si vous le désirez, est ce positionnement sur le patriarcat, posé comme première relation de pouvoir et de domination. Si le patriarcat est enfin dissout au sein d'une société donnée dans tous les domaines (le genre, le sexe, le droit, le travail, etc) au profit d'une égalité, d'une absence de pouvoir entre les sexes et les genres, est-ce qu'il s'ensuivrait logiquement une dissolution du Capitalisme et de l'État ?

Est-ce que la déconstruction des genres imposés déconstruit toutes formes de pouvoir ?

 

B

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:24

Selon leur presse (Télégramme du 11 décembre 2011) :

 

Lorient ville

Fermer
Alternative libertaire, la CNT (Confédération nationale du travail), les Jeunes communistes 56, la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), la Fédération anarchiste, les Alternatifs, et le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) se sont rassemblés place Aristide-Briand, hier.
Contestation. Indignés et en ordre dispersé.
Alternative libertaire, la CNT (Confédération nationale du travail), les Jeunes communistes 56, la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), la Fédération anarchiste, les Alternatifs, et le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) se sont rassemblés place Aristide-Briand, hier.

Contestation. Indignés et en ordre dispersé

11 décembre 2011

Une centaine de mètres seulement séparait deux rassemblements hier : collectif anticapitaliste d'un côté, Indignés de l'autre. Mais pour l'heure, pas question de s'associer, même si certains slogans se ressemblent.

14h, place Aristide-Briand : huit groupes politiques associés dans un collectif se rejoignent derrière un slogan, «Ni dette, ni plan d'austérité !». Leur message: «Cette dette n'est pas la nôtre, on ne la paiera pas. Il faut prendre l'argent où il est, dans les poches des actionnaires».

Beaucoup de jeunes

Une petite centaine de personnes, dont une très grande majorité de jeunes, rallie progressivement la place, avant de se lancer dans un défilé les menant jusqu'à la sous-préfecture, «symbole de l'État, si tant est qu'il existe encore !».

«Enclencher la lutte»

On est loin de l'affluence annonçant le Grand soir. «Les gens sont paumés, ne comprennent rien à ce qu'il se passe en ce moment», estime Rémi Hamon, d'Alternative libertaire. «Mais il faut enclencher la lutte, créer un mouvement social de fond, à l'échelle européenne, capable de proposer une alternative au capitalisme que nos gouvernements défendent coûte que coûte, en bafouant la démocratie représentative». Au même instant, à 14h30, les Indignés de Lorient se comptent, sur le parvis de l'hôtel de ville. «Une cinquantaine de personnes ont annoncé leur venue sur notre page Facebook», annonce Karine, l'une des animatrices du groupe. La raison de leur ralliement ? Multiple. «On a tous des raisons d'être indignés : l'écologie, la médecine, le fait de devoir toujours travailler plus sans gagner davantage». Et de lister l'augmentation des prix du gaz, des produits alimentaires, du logement, des médicaments non remboursés... «Et pendant ce temps-là, le Smic a seulement gagné 5 % en six ans».

Mouvements au long cours ?

Leur rassemblement est une nouvelle tentative d'implanter le mouvement des Indignés sur Lorient, après des «balbutiements» au printemps dernier ; «Mais leur groupe était étiqueté politiquement. Nous, on refuse». C'est pour cela que le groupe a émis une fin de non-recevoir à la proposition du collectif de la place Aristide-Briand de former un seul et unique cortège. «Le mouvement Indigné n'a pas de couleur politique», balaie Karine. Au grand dam des anticapitalistes : «Dans les autres pays, ils acceptent les formations politiques. Ce n'est pas en faisant chacun des manifs dans notre coin qu'on fera avancer la cause», souffle l'un d'eux. Qu'importe, les Indignés comptent proposer des rassemblements chaque samedi après-midi, place Aristide-Briand désormais. Si elle n'est pas déjà occupée :  le collectif contre l'austérité, qui doit se réunir la semaine prochaine, entend proposer «de nouvelles initiatives en janvier».

 

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Slogans entendus à la manif anticapitaliste contre la dette :

   - De l'argent, il y en a, dans les poches du patronat. De l'argent, on l'prendra, dans les poches du patronat.

   - Ils ne servent à rien. Ils nous coûtent cher. Licencions les actionnaires.

   - Ce n'est pas les immigrés qu'il faut expulser, c'est le capitalisme qu'il faut éliminer.

   - Ce n'est pas les immigrés qu'il faut expulser, mais le Medef et l'Elysée.

   - Ce n'est pas la dette qu'il faut payer, c'est le capitalisme qu'il faut exproprier.

   - Ni Etat, ni patrons. Autogestion. Révolution.

   - Contre le chômage et la misère, ce n'est pas la prière, mais la lutte sociale qui est nécessaire.

   - Ils mentent, ils volent : ras-le-bol de ces guignols.

  - Tout est à tous, rien n'est à eux. Tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé. Ils l'ont volé ! Partage du travail, partage des richesses, ou alors ça va péter. Ca va péter !

   - Etc...

 

Petit commentaire sur l'expression rapportée dans l'article «symbole de l'État, si tant est qu'il existe encore !».

Oh que oui, il existe encore et souvent il frappe celles et ceux qui contestent le soit-disant "Ordre" social actuel ! Tout dépend de ce que l'on entend par Etat...

Pour nous, anarchistes, il est la structure qui s'impose à la société et aux individus, pour garantir les privilèges et l'accaparement des richesses par la classe dominante. A cette fin, l'Etat met en place l'arsenal juridique et répressif et même le conditionnement idéologique (via l'Education nationale notamment) qui maintiennent et justifient l'esprit de compétition, les rapports d'exploitation et d'exclusion menés par la classe capitaliste. D'où le slogan "Police nationale : police du Capital !". En ce sens, en préparant des plans d'austérité qui frappent la population mais épargnent les puissances d'argent et les possédants... il est dans son rôle.

L'Etat n'est pas cet outil neutre que nous racontent les politicien-ne-s, qui pourrait faire du social (gauche) ou du répressif (droite)...  selon la couleur du gouvernement qui est à ses commandes. Nous considérons même qu'il s'est accaparé les services publics après-guerre (1945) à la fois pour maintenir son contrôle, se rendre soit-disant indispensable, mais surtout pour permettre au Capital exsangue de se refaire une santé. Aujourd'hui, l'Etat privatise la partie rentable des dits services publics car des groupes capitalistes sont  à même de prendre le relais pour faire du profit... même si cela dégrade le service rendu aux usagers et usagères (car ce n'est pas le but des capitalistes)... (Cf notre article sur les services publics). L'actuel assujettissement des gouvernements aux agences de notation est une servitude volontaire, conforme au rôle dévolu à l'Etat dans le cadre du développement du capitalisme. Aussi est-il vain et "utopique" de vouloir un autre rôle, qui serait plus social, car il n'est pas fait pour cela.

C'est pourquoi nous revendiquons simultanément l'expropriation des capitalistes et le démantèlement de l'appareil d'Etat, pour permettre à la société de s'affranchir de ces tutelles parasitaires, de s'autogérer, de produire ce dont elle a besoin, d'organiser le partage des richesses et développer des rapports d'entraide et de coopération au lieu de compétition et d'exploitation.

Ceux et celles qui subissent et souffrent de la société actuelle ont à se convaincre de leur capacité à se prendre en mains, sans sauveur suprême, sans tutelle... et a amorcé un processus révolutionnaire et émancipateur. Nous, qui faisons partie de cette catégorie de la population, celle qui n'est pas dirigeante, serons toujours aux côtés des exploité-e-s et dominé-e-s qui se soulèveront ici et là... !

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 12:30

« Rien n’est plus beau qu’une prison qui brûle. »
   Anonyme

 

Pour trouver près de chez vous le Monde libertaire, cliquez ici.


ML-1654-recto.jpgML-1654-verso.jpgSommaire

Actualité

Chômage inéluctable, par Daniel, page 3

Météo syndicale british, par T. Impétueux, page 4

Nouvelles du front social, par Hugues, page 5

Les brèves de la rentrée, page 6

Chronique néphrétique, par Rodkol, page 7

Grève des pompiers d’Austerlitz, par John, page 8

Considérations atomiques, par Guillaume, page 10

Arguments

Crise et changement social, par R. Zibechi, page 11

Comprendre la dette publique, page 13

Histoire

Louis Lecoin, par A. Pavlowsky, page 16

À voir, à écouter

Time Out, par G. Goutte, page 19

 

Exposition Paul Klee à Paris, par R. Pino, page 20


Rap militant, par Gilou, page 20

Mouvement

Expulsés de Toulouse, page 21

Procès inique à Poitiers, page 21

Radio libertaire, page 22

Agenda, page 23

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov