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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:20

 

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

ML-1629-recto.jpgML-1629-verso.jpgSommaire


Actualité

Le salariat tue encore et encore, par G. Goutte, page 3

Valeurs républicaines, par CNT, p. 5

Délocalisations et jurisprudence, Liaison Troyes de la FA, page 5

Être syndicaliste, pas facile, par M. Silberstein, page 5

L’Autruche, par F. Ladrisse, p. 5

Des brèves, un strip, page 6

Une leçon nucléaire, S. Lhomme, p. 7

Sortie immédiate du nucléaire, Fédération anarchiste, page 8

Nono et la Scientologie, par N. Potkine, p. 8

Non à l’intervention militaire en Libye, Fédération anarchiste, page 9

Le Havre contre le G8, par Paco, p. 9


Arguments

Après le séisme, le marasme, par M. Silberstein, page 10

Révolutions et militaires, par P. Sommermeyer, page 12


International

À la une : Rwanda 1994, par N. Potkine et A. Cissoko page 14

Histoire

La Croix noire anarchiste, Anarchist Black Cross Federation, page 17

À lire

La Cité à travers les âges, par F. Roux, p. 18

À voir

Que choisira Luna ?, par M.-C. Calmus, p. 20

Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, p. 21

Hors-série exceptionnel : 101 ans de la CNT, p. 21

La plus active des radios, page 22

L’agenda vous appelle, page 23

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:53

Vendredi 1er avril - Vannes - A l'heure où un nouveau projet de Loi liberticide sur la psychiatrie est discuté au Parlement, il nous paraît intéressant de questionner le principe même de "l'enfermement psychiatrique".
Conférence débat "l'enfermement psychiatrique en question(s)" avec Jacques Lesage de la Haye (psychologue, animateur de l'émission anti carcérale Ras les murs sur Radio Libertaire, ancien prisonnier, auteur de nombreux ouvrages sur l'enfermement carcéral et/ou psychiatrique) - Palais des Arts - 20h30 - Entrée libre - Organisée par nous-mêmes !

 

Lire aussi cet article, Surveiller et punir, paru dans le Monde libertaire 1628 du 23 mars 2011

 

conf débat psy

Même si nous ne nous y reconnaissons pas à 100 %, ici est reproduite la Lettre ouverte du collectif « Mais c’est un homme » adressée le 4 mars 2011 à tous les députés concernant le projet de réforme de la loi de 1990 « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique », qui doit être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 15 mars 2011.

 

Réforme de la psychiatrie : une loi de grand renfermement !

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

 

Nous vous écrivons afin de vous alerter contre le projet de réforme de la loi de 1990 « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique », qui doit être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 15 mars 2011. Celui-ci marque un tournant sécuritaire gravissime concernant la psychiatrie, où le contrôle social généralisé de la normalité des comportements va remplacer l’accompagnement bienveillant des personnes en souffrance psychique.


Le pouvoir dévolu à l’autorité administrative d’enfermer toute personne présentant un « trouble », autrement dit tout déviant potentiel à l’ordre public, va être renforcé : sur le seul avis d’un médecin ne connaissant généralement pas le patient et soumis aux pressions, continuera de reposer la décision d’enfermement. Celle-ci pourra être prorogée indéfiniment, puisque le préfet ne tiendra pas forcément compte de l’avis du psychiatre de l’établissement mais surtout des nécessités de l’ordre public et de la sûreté des personnes, et qu’il multipliera les expertises, émanant d’experts qu’il choisira. Une scène de ménage un peu vive, une alcoolisation trop bruyante, une interpellation trop musclée, voire une simple manifestation de résistance ou d’opposition pourront ainsi conduire à un enfermement prolongé, sans raison médicale avérée.


Certes, pour tenir compte de la décision récente du Conseil constitutionnel, ce projet de loi prévoit que le juge des libertés et de la détention statue sur la mesure d’hospitalisation sans consentement au terme des quinze premiers jours, puis tous les six mois, pouvant en ordonner la mainlevée. Mais il est sûr que la justice ne disposera d’aucun moyen supplémentaire pour cela et, faute de compétence sur la maladie mentale, tendra à se reposer sur des experts médicaux déjà débordés ou, pire, à suivre l’injonction administrative. L’enfermement psychiatrique demeurerait en tout cas une loi d’exception. Ainsi, l’intervention du juge ne concernera pas le bien-fondé de l’hospitalisation en elle-même, qui commencera par une période d’observation et de soins de soixante-douze heures, véritable garde à vue psychiatrique. Elle ne concernera pas plus les soins sans consentement en ambulatoire, y compris à domicile, dont le développement non contrôlé conduira au règne de l’arbitraire le plus total. Les droits des patients et des familles seront gravement réduits : le patient ne sera informé sur ses droits que si son état le permet, et l’hospitalisation à la demande d’un tiers pourra être prononcée, aussi paradoxal que ce soit, sans demande de tiers ! Jusqu’à présent, le tiers demandeur, le conjoint, les ascendants ou descendants, pouvaient décider de la levée de l’hospitalisation. Désormais, le médecin pourra maintenir une personne hospitalisée contre l’avis de l’entourage. En outre, tout patient hospitalisé sous contrainte se verra fiché, et ce casier psychiatrique le suivra toute sa vie. Le contre-pouvoir médical, comme celui des proches et des juges, sera réduit comme peau de chagrin : avec la nouvelle loi hospitalière, l’indépendance déontologique des psychiatres n’existe déjà plus puisqu’ils sont nommés par le directeur de l’établissement et sont récompensés à l’activité qu’ils produisent, ils sont autrement dit poussés à faire du chiffre et hospitaliser plus. Soumis aux pressions administratives et par peur de la faute, ils seront contraints à devenir des gardiens de l’ordre public, des experts en bon comportement ne pouvant garantir les libertés et donc la santé de leurs patients. La multiplication des certificats, fournis par des praticiens mis en rivalité et parfois triés sur le volet, conduira l’exercice médical à devenir une entreprise de contrôle régie par les lois du profit et de la concurrence. Mais cette gestion médicale de la paix sociale se paiera au prix fort : la confiance, à la base de l’alliance thérapeutique, va laisser place à davantage d’opposition et de violence de la part de patients qui auront toutes les raisons d’être persécutés.fliquiatre2


Le plus dangereux est à venir : en introduisant la possibilité de soins sous contrainte à domicile, qui vont rapidement se généraliser en raison de l’encombrement des hôpitaux, ce projet de loi porte frontalement atteinte à la vie privée et à la liberté d’aller et venir. Compte tenu de l’absence de moyens alloués aux secteurs extra-hospitaliers, ces soins se limiteront la plupart du temps à injecter un neuroleptique retard, en attendant la géolocalisation, au plus grand bénéfice de l’industrie pharmaceutique et de l’ordre public réunis. Cette disposition d’une extrême gravité augure l’avènement d’une société de contrôle inédite où chacun sera tenu, au moindre écart de conduite, d’être enfermé et « traité » chez soi ! On voit comment l’ensemble de ce projet de loi fait glisser délibérément la psychiatrie, pratique médicale centrée sur la personne en souffrance, vers une police des comportements visant à éliminer symboliquement tout fauteur de troubles. En effet, ce n’est plus seulement le malade qui est visé, sous prétexte de dangerosité, mais l’ensemble de la population devant laquelle est agité l’épouvantail de l’exclusion morale, médicalisée, aseptisée. Il s’agit de soumettre le peuple en douceur, par la peur, en conditionnant une subjectivité passive et conformiste. Ce faisant, cette loi va aggraver la violence sociale, ce qui justifiera en retour son durcissement : cercle vicieux sécuritaire permettant au pouvoir en place de prospérer… Voici venue l’ère du grand renfermement, chez soi et à l’intérieur de soi : sa seule fin est l’implosion psychologique, pour éviter une explosion sociale… Au fou !


Au contraire, c’est de davantage de moyens que la psychiatrie publique a besoin, de davantage de confiance et d’indépendance, au service des populations en souffrance. Il faut donc défendre la politique solidaire de secteur, et restaurer les contre-pouvoirs médical et judiciaire face à l’arbitraire d’un Etat de plus en plus policier. Il y a urgence : nous devons tous nous mobiliser pour la défense des libertés fondamentales et des valeurs républicaines, et pour la promotion de notre psychiatrie humaniste.


Espérant vous avoir éclairé(e) sur les dangers de ce projet de loi profondément antisocial et liberticide, et que vous aurez à cœur de lutter avec nous contre son adoption, nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre sincère considération.

  

Mais c’est un Homme


Note de Anars 56 : Les députéEs ont encore brillé : le 22 mars, le projet a été voté, dès la première lecture, à l’Assemblée nationale...


 

La folie n'est pas de rêver un autre monde, mais de voir le monde tel qu'il est et de l'accepter.

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:55

Des membres du groupe libertaire Lochu ont participé à cette mobilisation : chaîne humaine et die-in, pour l'arrêt immédiat du nucléaire : civil et militaire, public ou privé. Notre tract "le nucléaire, c'est le retour à la bougie". Le nucléaire, c'est 2% de l'énergie consommée au niveau mondial (17 % en France)... et ce serait si difficile de s'en passer ?

   - Eclairés un jour, irradiés pour toujours !

   - Le nucléaire crée des emplois... dans les cimetières et les commissariats.

 

 

Extrait du Télégramme du 27 mars 2011

Stop au nucléaire. Une action d'éclat place des Lices

Hier matin, près de 80 personnes ont manifesté sur la place des Lices pour dire «stop au nucléaire» après la catastrophe du Japon. Une action de solidarité, aussi, envers le peuple japonais.Vannes-die-in-260311.jpg

D'un coup d'un seul, les 80 manifestants se sont effondrés sur le parvis de la halle des Lices. Ce qui s'appelle un die-in. «Pour simuler la mort nucléaire, à cause de la pollution», explique Jean-Jacques Vigoureux, membre de l'association Stop Nucléaire 56. Une action d'éclat, mais organisée dans la quasi-indifférence du marché de plein air où la campagne électorale battait son plein. Quelques curieux ont jeté un coup d'oeil, d'autres ont accepté un tract. «Quand j'entends une dame nous dire que s'il n'y a plus le nucléaire, c'est un retour à la bougie... Ce n'est pas ça qu'on veut : il y a d'autres alternatives quand même», s'offusque un manifestant. Que le grand public ne leur prête pas plus d'égard: «Peut-être que le Japon est très loin et que les gens ne se sentent pas concernés».

«Pas de risques sanitaires pour l'instant»

Ils auraient pu l'être pourtant, s'ils avaient eu une oreille attentive aux arguments des manifestants: «Pour l'instant, il n'y a pas de risques sanitaires pour la population. Mais il y a une telle rétention d'informations que ça en est inquiétant. L'accident nucléaire continue : le plutonium, c'est ce qu'il y a de plus dangereux. Et en cas de propagation, la France ne sera pas épargnée. Evidemment, ce ne sera pas du niveau de la concentration du Japon». Les écologistes sont en alerte. L'un d'entre eux, sur l'esplanade du port au début de la manifestation, a mesuré la radioactivité ambiante à l'aide d'un Radex: «On est à 0,24 microsievert par heure. On est légèrement au-dessus du taux normal : la radioactivité naturelle est entre 0,08 et 0,15. Mais on n'est pas exposés au danger actuellement». Pour autant, ce taux s'explique avant tout par la texture même du granite de l'esplanade, et non, comme s'inquiétait un manifestant, «de résidus ambiants en provenance du Japon».

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 19:51
Extrait du Monde libertaire n°1628 (24-30 mars 2011)

Pour créer un lien vers cet article sur votre site,
copier et coller le texte ci-dessous dans votre page.




Aperçu :

1628Chester

À la question de l’entretien et de la sauvegarde du patrimoine – historique, culturel, artistique –, nos sociétés dites évoluées ont posé un principe intangible : la réversibilité.

En effet, les hommes et les femmes à qui est confiée la tâche essentielle de conserver la mémoire de la production humaine, se gardent, autant que possible, de tout procédé définitif.

Sage précaution. Qui sait comment les matériaux employés évolueront avec le temps ? S’ils se dégradent et viennent à mettre en danger les œuvres qu’ils étaient censés protéger, il faut pouvoir revenir sur ses pas, neutraliser les produits dont on avait mal évalué la transformation, et utiliser une nouvelle méthode qu’on jugera plus sûre et qui sera, elle-même, susceptible d’être revue et corrigée.

Dans un lointain passé, bien avant l’avènement des conservatoires divers – témoins et miroirs de l’évolution des hommes –, les sociétés dites primitives furent confrontées à la question de leur propre sauvegarde. Aux êtres vulnérables, vêtus de peaux de bêtes, réfugiés en quelques grottes et autres habitats précaires, exposés à la rigueur hostile des éléments, la nature offrit le feu.

Peu à peu, nos ancêtres le domestiquèrent. On put se chauffer, cuire ses aliments, s’éclairer, transformer les matériaux. Cette maîtrise fut acquise pour le meilleur et pour le pire. Le soc de la charrue et l’épée du guerrier, forgés au même foyer incandescent, nous rappellent que le contrôle de l’énergie n’est rien sans un projet de société solide.
Reste qu’il n’est nul incendie qu’on n’ait su éteindre.

Et qu’il n’appartient qu’aux hommes épris de liberté, soucieux d’égalité et conscients de leurs liens de solidarité, de choisir leur voie entre l’âtre ou l’autodafé.

En pleine révolution espagnole, alors que les canons et les bombes semaient la destruction au pays de Cervantès et que le fascisme fécondait un peu partout en Europe, Durruti sut trouver les mots pour opposer, au cynisme stérile de la bourgeoisie, les forces créatrices du prolétariat. Dans un discours laissé à la mémoire des anarchistes, il déclara, en substance : « Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines. Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à elle avant de quitter la scène de l’histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »
Brave Durruti, te doutais-tu que quelques années plus tard, la science instrumentalisée par le pouvoir apporterait un dramatique bémol à ta généreuse prophétie ?

Commandée, en toute hâte, par l’impérieux besoin des puissants à acquérir, rapidement, une sacro-sainte « indépendance énergétique » autant qu’une redoutable « force de dissuasion », l’aventure nucléaire a semé, depuis, de trop nombreux épouvantails.

Ironie de l’histoire, c’est le pays qui, le premier et le seul, fit brutalement connaissance avec les ravages de l’atome, avant de devenir l’un des temples les plus représentatifs du capitalisme frénétique et de la consommation de masse, c’est le Japon, donc, qui aujourd’hui connaît une catastrophe dont nul n’est actuellement capable de mesurer la portée.

On sait seulement que la situation est extrêmement grave. Et l’on peut raisonnablement prévoir, pour les prochaines années, une dépréciation des prestations touristiques à destination du pays du Soleil levant, et espérer de sérieux progrès dans le traitement du cancer.

Un peu partout, et particulièrement en France, les hérauts du tout nucléaire tâchent de faire partager une vision rassurante, voire optimiste, de leur choix en matière énergétique. Il est dit, entre autres fumisteries, qu’à la pire des situations possibles, on a prévu un niveau de sécurité supplémentaire.

Mais qui peut prévoir le pire ?
Un séisme de forte amplitude constituait-il un accident géologique complètement inédit ?
Le tsunami qui en fut la conséquence était-il un phénomène naturel aberrant ?
Un archipel habité – et assez considérablement nucléarisé – a-t-il commis l’impossible erreur de se trouver sur la trajectoire d’une vague aussi haute qu’un immeuble ?

Quelque part dans un univers traversé d’innombrables corps célestes, sur une planète soumise aux lois non négociables de la géophysique, des types sans scrupule ont choisi de bâtir des centrales nucléaires périssables et de faire circuler, par voies terrestre et maritime, des déchets radioactifs avant de les enterrer en zones habitées. Selon la stricte règle des probabilités, d’autres catastrophes nous attendent. C’est mathématique.

À celles et ceux qui s’inquiètent et protestent contre les dangers de la chaîne de production nucléaire – les déchets en sont l’une des preuves peut-être provisoires, mais bien réelles et toujours sans solution –, ces mêmes types sans scrupule répondent par le mépris, quand ce n’est pas par la force. Ainsi peut-on mesurer le niveau de notre civilisation où quelques-uns osent des paris mortels sur l’avenir de tous. Or, l’énergie, condition de notre survie, doit être de notre responsabilité, à chacun.

Hélas, nous sommes placés devant le fait nucléaire accompli. Et des sites dévastés qui, pour des millénaires, distillent une mort invisible et silencieuse, nous ne pouvons affirmer que nous ne craignons rien.

Mais, pour sortir de cette société qui veille avec un soin jaloux à son patrimoine au milieu d’un champ truffé de bombes à retardement, tout est affaire de priorité. Avant de régler la question des centrales atomiques, commençons par nous attaquer, pour l’abattre, au pouvoir qui les réalise.
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 22:02

Un petit sketch pour se détendre :  Patrick Font : la centrale nucléaire (1976 - Album "l'autogestion" de Font & Val)

 

 

Texte inspiré par un tract de l'Organisation communiste libertaire Poitou (merci à l'OCL !)

 

Le nucléaire, c’est le retour à la bougie !

 

 

Puisqu’on nous dit que tout va très bien !

 

nucleaire-tue-avenir.pngAu Japon, comme en France d’ailleurs, tout était censé avoir été prévu : les centrales étaient aux normes anti-sismiques… On voit le résultat ! La position des partisans du nucléaire (technocrates, industriels, certains partis politiques et confédérations syndicales) qui clament  que « nos » centrales sont sûres... relève bien de la foi ! Permettez-nous, en cette matière (radioactive) comme en d’autres, d’être sceptiques !

La production d’énergie centralisée, comme l’est le nucléaire, fragilise et soumet les populations de régions entières en cas de panne, d’accidents ou de catastrophes ! Au Japon, ils ont les radiations mais ils sont plusieurs millions sans électricité. Le nucléaire, c’est bien le retour à la bougie… quand ça pète !

A la pointe de la Bretagne, à l’île Longue, en face de Brest, se trouve la base de sous marins nucléaires lanceurs d’engins où est concentrée une puissance égale à presque 4000 Hiroshima… Si un conflit éclatait, ce lieu serait l’une des cibles prioritaires à détruire. Le nombre de survivantEs pourrait alors se compter sur les 3 ou 4 doigts qui nous resteraient à chaque main.


 

Le nucléaire : une (ir)radieuse histoire d’argent,

de pouvoir et de mensonges !

 

Le nucléaire capte une part considérable des sommes pouvant être consacrées aux énergies alternatives, décentralisées et renouvelables, et à la recherche. L’abandon du nucléaire signifierait ainsi une redistribution bénéfique de richesses immenses et serait un gisement d’emplois… mais la prise de décisions reste confinée entre politicienNEs, industriels et technocrates !

Une catastrophe nucléaire a pourtant des retombées mondiales... et pour des milliers d’années, faisant fi de l’espace et du temps. Le choix de cette énergie ne saurait donc incomber à une poignée d’apprentis sorciers et aux politicienNEs qui leur font aveuglément confiance... pour le sentiment de puissance qu’il leur confère. Le problème à la base est bien cette logique de pouvoir, logique de profit, logique de mort.

 

L’Observatoire du nucléaire nous révèle qu’EDF a falsifié des données sismiques afin d’économiser sur la sûreté pour 32 des réacteurs sur les 58 existant en France. Il faut en avoir conscience, l’incident nucléaire se produira fatalement un jour en France ! Cela parce que le risque majeur est une donnée incontournable de l’industrie nucléaire. Mais, le risque majeur, les capitalistes s’en moquent ; ce qui compte, c’est que la société marchande pénètre tous les pores de la peau de la société pour leur plus grand profit.

Le prix du kilowatt / heure nucléaire est d’ailleurs largement sous-estimé, avec l’accord des pouvoirs publics : il n’intègre que très partiellement les coûts de démantèlement des centrales, de gestion des déchets et d’accidents. Outre les aléas du marché de l’énergie, il est évident que la facture de l’électricité nucléaire va bondir dans les prochaines années !

 

 

 

L’État est le plus froid des monstres froids

 

Tchernobyl est sur toutes les antennes, Three Mile Island est aussi évoqué... Deux catastrophes que les Etats n’ont pas pu cacher. En revanche, il en est d’autres enfouies dans les archives des secrets d’Etat. Par exemple Windscale, en Grande-Bretagne, en 1957 : le réacteur s’est enflammé et a brûlé, à petit feu, pendant plusieurs heures, rejetant une fumée radioactive dans toute la région. Le gouvernement britannique a soigneusement dissimulé la chose et a même changé le nom de la ville où c’est arrivé – elle s’appelle maintenant Sellafield. De même, ce gouvernement n’a jamais révélé quels radio-éléments s’étaient échappés, alors que cela aurait pu aider à soigner les populations locales.

Ou encore Kitchim, dans l’ex-Union soviétique, également en 1957 : une décharge de déchets nucléaires a pris feu, emportant une grande quantité de radio-éléments qui sont retombés dans toute la région aussi. L’accident a été occulté par l’URSS, avec l’appui de l’AIED (Agence internationale de l’énergie atomique) et le soutien des Etats occidentaux qui ne voulaient pas faire d’ombre à l’industrie nucléaire en plein développement... Il s’agissait, jusqu’à aujourd’hui, de la deuxième plus grande catastrophe nucléaire après Tchernobyl. Et pourtant dans aucun de ces cas il n’y a eu de tremblement de terre…

 


L’insécurité, la vraie : parlons-en !

 

Il est d’autant plus urgent d’arrêter la folie nucléaire – civile et militaire – que celle-ci, comme toute « marchandise » dans le cadre actuel du capitalisme globalisé, est elle-même un marché. Et à cause de la compétition / guerre que se livrent les fournisseurs d’énergie, ces derniers rognent sur les coûts. Ainsi, EDF fait appel de plus en plus souvent à la sous-traitance, insuffisamment formée, et expose ces travailleurs et travailleuses à des dangers… ce qui, par conséquent, augmente les risques potentiels d’accidents et de mise en danger de la population entière. On sait aussi que celles et ceux qui travaillent dans les mines d’uranium possédées par Areva au Niger s’exposent à des dangers sanitaires. Ce qui porte un coup au mythe de l’indépendance nationale : 100 % de l’uranium est importé et les secteurs du transport et du chauffage dépendent toujours largement du pétrole et du gaz…

 

Après avoir procédé à des essais dans l’atmosphère au Sahara, alors colonie française, les décideurs français, qui ont été gaullistes et communistes dans l’après-guerre, puis socialistes (SFIO), radicaux ou de droite, puis enfin gaullistes à partir de 1959, ont montré une profonde unité de vues scientiste et nationaliste : le pronucléaire a scellé toute la classe politique française malgré quelques couacs dus à la guerre froide.

Le nucléaire était bel et bien la forme d’énergie la mieux adaptée à la société en pleine reconstruction qui se dessinait : toujours plus de consommation ; toujours plus de profit pour les uns, de soumission pour les autres.

 

Le nucléaire n’est donc pas une simple technique

pour produire de l’électricité.

 

Il est le fruit d’une forme de la société de classes que nous combattons, et il produit lui–même des formes d’organisation et de gestion des populations par l’Etat. Le nucléaire ne peut exister sans une plus grande militarisation de nos vies et un plus large contrôle de l’Etat sur la société. Le nucléaire implique une gestion militaire de la société et prive les populations du libre choix de leur mode de vie, de leur façon de produire et d’utiliser l’énergie. Même s’il existe des Etats capitalistes sans nucléaire (le nucléaire représente 6% de l’énergie mondiale consommée), les problèmes énergétiques ne peuvent se résoudre que par la disparition du système économique qui les engendre, qui fait que certains gaspillent l’énergie alors que d’autres en manquent cruellement.

 

Lutter contre le nucléaire, c’est donc aussi lutter contre l’organisation actuelle de la société.

 

Pour l’arrêt immédiat du nucléaire : techniquement, c’est possible ! Cela implique de diminuer la consommation d’énergie (scénario négawatt) mais il faut savoir que :

   • L’industrie nucléaire est elle-même une grosse consommatrice de l’électricité qu’elle produit.

   • Les économies d’énergie peuvent se faire en priorité sur l’arrêt des grands chantiers de lignes TGV, d’aéroports et autres dévoreurs d’énergie… et par l’arrêt des exportations d’électricité nucléaire.

   • La politique militaire de la France en consomme elle aussi une belle part. Non au nucléaire militaire !

  

Il faut poser la question : qui produit, pour quoi, pour qui ?

Les énergies renouvelables sont alors les plus adaptées. Mais il ne faut pas se raconter d’histoires même si cela ne nous satisfait pas pleinement : pour la sortie en urgence (justifiée face au risque de catastrophe), il faut remettre en service l’hydraulique (développer les micro-centrales, entre autres), et même le thermique temporairement (il existe maintenant des centrales « moins polluantes »).

C’est sur l’arrêt immédiat que le débat doit porter, pas sur des scénarios de sortie du nucléaire à 30 ans… qui sont trop soumis au changement du personnel politique. Rappelons que le gouvernement allemand Schröder avait prévu une sortie progressive en 20 ans. Le gouvernement de Merkel est revenu sur ce choix… et vient juste de se raviser depuis la catastrophe en cours au Japon !

 

L’arrêt immédiat et sans condition du nucléaire est la seule solution acceptable et cet arrêt est possible.

L’obtenir n’est pas une question de débat public ou de référendum, c’est une question de rapport de forces.

 

Une révolution sociale peut créer les conditions d’une utilisation autogérée plus rationnelle et plus sobre des ressources naturelles. La Fédération anarchiste continuera à oeuvrer en ce sens.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 16:59

Appel auquel se joint le groupe libertaire Lochu (FA Vannes), pour la sortie immédiate du nucléaire civil et militaire.

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:51

« La sécurité, c’est mon dada. »

Caligula

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

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Actualité

Un monde en sursis, par A. Sulfide, page 3

Météo syndicale, par L. Barbesois, page 5

L’Autruche, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Psychiatrie, surveiller et punir, P. Schindler, page 7

Réforme de l’ISF, par G. Goutte, page 8

Potkinisme

La noblesse s’encanaille, par N. Potkine, page 9

Arguments

La fumisterie anthroposophiste, par J. Segal, page 10

Violence et non-violence, le débat continue, par Fred, page 11

Retours sur le congrès de FO, par La Sociale, page 13
ML-1628-verso.jpg
International

Les Grecs, les anarchistes et les bombes, par R. Dreis page 15

Histoire

Gabrielle Petit, par P. Schindler, page 17

À lire et à voir

L’anarcho-syndicalisme d’après Rocker, par Yly, page 19

La belle rebelle, par T. Lavau, page 20

Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Le Cats de Caen, page 21

La plus active des radios, page 22

L’agenda vous appelle, amigos, page 23

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 21:58

5 politiciens socialistes (J. Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire ; J-M Ayrault, député et maire de Nantes, président de Nantes Métropole ; D. Delaveau, maire de Rennes, président de Rennes Métropole ; J-Y Le Drian, président de la région Bretagne ; P. Mareschal, président du conseil général de la Loire-Atlantique) ont publié une tribune dans le Monde du 15 février 2011 en faveur de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes : Déménager l'aéroport de Nantes : "un choix raisonné et responsable"

De nombreuses réponses ont déjà eu lieu, dont l’une dans le Monde du 21 février 2011 « Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes révèle un économisme délirant ».

 

Il nous paraît intéressant de faire connaître la contribution suivante qui démontre les fondements de la « démocratie représentative ».

 

"La morgue qu'étalent ces élus PS (dont certains issus des chrétiens soi-disant de gauche) envers les contradicteurs montre qu'ils ne pensent jamais à l'intérêt général, ni à tenir les promesses de leurs mensonges électoraux.

Cette vanité méprisante de parvenus s'étale ouvertement dans la répression policière qu'ils demandent au préfet. Il est  d'ailleurs instructif de voir le gouvernement de droite voler à leur  secours...

Ces gens ne sont pas idiots. Ils sont très rusés, puisqu'ils ont su écarter les concurrents, nombreux, pour tenir les  places qu'ils occupent.

Les manques apparents de leur brûlot journalistique ne sont pas corrigibles par le dialogue ! Ils ne relèvent  pas de choix idéologiques.

Derrière cet écran de fumée mal concocté par leurs communicants à gage avec l'argent des  contribuables, on voit se profiler la base de leurs choix "politiques". En effet, détourner l'argent des impôts vers des  entreprises capitalistes leur permet d'avoir leurs entrées dans les  cabinets ministériels et les directions du PS, pour asseoir leur plan de carrière !

 

Je note aussi que financer un nouvel aéroport, et les équipements dont il a besoin autour, obligera à réduire les budgets sociaux. Or, ici, c'est la gauche qui gère ça ! Donc, cette gauche réduira les budgets sociaux, culturels et autres, base de ses promesses électorales, au profit de travaux publics ! Cela paraît contradictoire et politiquement suicidaire. Mais, les électeurs sont tellement captifs de ce système, que les élus ne craignent pas l'évasion de leurs électeurs ! Ils peuvent donc vaquer librement à leurs occupations et à leurs plans de carrière, qui, de toute évidence, ne reposent pas sur un contrat électoral, mais sur des accords occultes avec des puissances financières. Et ce sont ces accords, ces soumissions au capital, qui déterminent les vainqueurs des luttes de pouvoir. Démocratie ? Vous avez dit démocratie ?

Il en est de même pour le financement avec le produit des impôts des sociétés aériennes "bas prix". Il est amusant de constater que ceux qui briguent les votes des pauvres ne pensent qu'à financer les riches et les petits bourgeois, pour leurs loisirs...

Le soutien de la gauche au nucléaire suit la même logique."

 

JJ

 

Pour connaître la lutte des opposants et opposantes à l'aéroport de NDDL :

   - le site Indymedia Nantes et sa rubrique spéciale NDDL

   - l'ACIPA

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Published by anars56 - dans écologie
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:21

On n'insiste jamais assez sur les victoires locales remportées par le mouvement social, spécialement lorsqu'une population s'auto organise pour faire face à un danger à la fois sanitaire, social et écologique.

Sur les 40 dernières années, les habitantes et habitants du Morbihan (56), qui ont participé aux mobilisations, peuvent pourtant se targuer de grandes victoires en matière de protection de l'environnement, contre les logiques capitalistes et/ou étatiques et leurs rêves de puissance à travers des projets démesurés. Quelques exemples :

 

Il en a été ainsi en 1975, à Erdeven, face à l'implantation d'une centrale nucléaire.

Il a aussi été ainsi de 2006 à 2009 face au cimentier Lafarge et son projet pharaonique d'extraction de sables marins entre Gâvres et Quiberon. Cf.  ici et

A Carnac, pour bloquer le projet "Menhirs land" de l'Etat français, il a fallu 20 ans de luttes acharnées et endurantes (de 1991 à 2010) à l'association Menhirs libres.

En 2002, c'est le volailler industriel DOUX qui voyait son projet d'incinérateur de farines animales à Plouray recalé, à la suite des mobilisations populaires.

Et, tout récemment, en mars 2011, à Plouray à nouveau, après presque 3 ans de luttes, a eu lieu le dénouement face au projet de mégadécharge industrielle du groupe GDE (Cf. cet article en lien et ici). Détails de la lutte sur le site de NPCB.

Et nous n'avons pas recensé les projets d'installation ou d'extension de porcheries industrielles, et autres élevages de volailles ou de poissons... qui ont été, parfois, arrêtés...  à temps ! Malgré la collusion Préfet (Etat), industriels (Capital)... et une bonne part des éluEs locaux (politicienNEs).

Il est remarquable que chaque lutte était ponctuée d'un "ni ici, ni ailleurs"... témoignage de solidarité, faisant fi du jugement "d'experts" méprisants ne voulant voir que le syndrome "pas dans mon jardin" (même s'il existe, ne soyons pas angéliques).

 

Quel enseignement ?

 

Il appartient aux militantes et militants libertaires de faire vivre la mémoire de ces luttes, pour valoriser et redonner confiance en la capacité de résistance des populations, qui construisent leurs luttes à la base (avec ou sans les élus locaux et les élues locales, lesquelLEs sont par ailleurs largement impuissantEs, seulEs, face à un groupe industriel ou face à l'Etat central. Même s'il est mieux de les avoir à nos côtés qu'en face, ces éluEs ne servent, au final, que de force d'appoint de la société en marche contre le Capital et/ou l'Etat).

Mais il reste un pas à franchir, pour passer de la résistance à la transformation / révolution sociale, qu'il faut initialement se formuler dans l'imaginaire. C'est-à-dire construire l'autogestion généralisée, la société libre sans classes ni Etat.

Faire oeuvre libertaire, c'est donc, entre autres, agir au sein de la population, non comme une avant-garde, mais pour lui montrer qu'elle porte son "salut" en elle-même, en ses propres capacités créatrices et qu'elle peut être audacieuse. A ce titre, la population peut se passer des politiciens et politiciennes pour se coordonner et, par conséquent, renverser l'ordre hiérarchique, mais aussi exproprier les capitalistes pour socialiser et se réapproprier l'ensemble de l'économie, pour produire ce dont elle a besoin... Au milieu du XIXème, Proudhon constatait déjà la capacité politique des classes ouvrières pour gérer directement la société. ConstantEs, nous nous inscrivons dans cette continuité.

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 09:58

A savourer : deux petites chansons sur les élections...

La 1ère par Philippe VAL (!) quand il était encore intéressant (1976) : Font et Val l'autogestion

La 2nde par Serge UTGE ROYO : la ballade électorale

Ci-dessous un article repris au groupe Quartier Pirate de la fédération anarchiste

Cantonales : ni candides ni candidat-e-s !



Voter, c’est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu’elle ou il parle et décide à notre place. Par différence avec le mandat clair de délégué-e-s révocables, élire c’est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n’engagent que celles ou ceux qui les croient. Elles se résument à des opérations de communication superficielles qui maquillent grossièrement des luttes de pouvoir sur fond de grands intérêts économiques.


Les élections passent, les cabinets se renouvèlent, mais à la base, les problèmes de fond restent. La classe politique est coupée des réalités quotidiennes, et défend les intérêts des classes possédantes et dominantes. A gauche ou à droite, personne ne s’attaque au mal à la racine, tou-te-s semblent s’accommoder d’une société fondée sur l’exploitation, la répression, les inégalités économiques et sociales. Nous n’avons rien à attendre d’eux & elles.

Mais justement, les élections cantonales (en tant que locales) ne sont-elles pas plus proches de la base et des réalités du terrain, que les élections présidentielles, nationales ? Participer à des expériences d’administration locale peut sembler une perspective un peu plus attirante aux yeux de celles ou ceux qui veulent changer la société. On s’imagine vaguement que par ce biais quelques camarades pourraient être formé-e-s à faire face aux problèmes concrets que pose l’organisation des transports, de l’éducation, de la culture, du logement…

Faire ce genre de compromis engage sur une pente dangereuse les organisations qui se réclament d’une transformation radicale, révolutionnaire. Dans la mesure où les élu-e-s tirent leur salaire de leur fauteuil, elles ou ils ont tout intérêt à préserver le système qui les entretient. Ces personnalités pèsent sur les orientations stratégiques de l’organisation, et tendent à lui faire renoncer à la perspective révolutionnaire, comme le montre l’exemple historique du glissement réformiste des partis révolutionnaires qui ont choisi de se présenter aux élections. Les rares individus qui n’ont pas abandonné leurs convictions ont été écarté-e-s ou mis-es hors d’état de nuire.

Quant à la possibilité d’acquérir une expérience concrète de la gestion des affaires communes, elle est très réduite. Le plus souvent, elle se résume à la gestion de la pénurie avec des marges de manœuvres politiques très réduites, et entretiennent l’illusion que le système peut être raccommodé sans toucher à ce qui le fonde, et en particulier à l’exploitation salariale.

Plutôt que de perdre notre énergie à gérer des miettes, remettons collectivement en cause le découpage du gâteau. Contre l’exploitation, les inégalités sociales et économiques, nous proposons la perspective d’une gestion directe de la production et de la distribution. Contre la délégation et les faux choix qui nous sont laissés dans les élections, nous proposons l’auto-organisation à tous les niveaux, et des modes de coordination fédéraux. Dès maintenant, nous choisissons d’agir au lieu d’élire. C’est pied à pied dans les luttes sociales, et au quotidien, que nous entendons avancer dans cette perspective.

 


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Published by anars56 - dans Anarchisme
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Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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