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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 21:31

Viens, camarade …

(Paroles et musique de JF PATTE)

Quand le souvenir vibre en toi, radieux,
Des meetings où il faisait si chaud …
Quand tu te ravives à la chaleur des mots
Même si parfois ton cœur est gros …
Les plus beaux espoirs se rallument en tes yeux
Qui rutilent aux reflets du drapeau !
Viens, camarade …
Vieux camarade !

Refrain
Pour que demain il fasse beau,
Allons ensemble aux temps nouveaux !
Ne laissant pas justice en rade,
Allons ensemble aux barricades !

Et toi, sœur de Sang, sœur de Terre, sœur d’Amour,
Toi la femme en toute sa splendeur !
Tu n’acceptes pas d’être esclave à tes fours,
Pas plus qu’à la machine ou au labeur !
Tu es aux barricades plus souvent qu’à ton tour,
Et ton courage fait frissonner nos cœurs !
Viens, camarade …
Ma camarade !
(Refrain)

Et toi qui chéris ton émancipation,
Quelle que soit la couleur de ta peau …
Soudain si haineux contre l’exploitation,
Dans la rue te voici à l’assaut !
Ce qui prouve bien que, des Révolutions,
La jeunesse est l’éternel Flambeau !
Viens, camarade …
Jeune camarade !
(Refrain)

Toi, qui que tu sois, citoyen de la Terre
Refusant qu’on t’impose ton sort,
Qui nous tends la main par dessus les frontières
Au cri de : « Liberté ou la mort ! »
Hardi, camarade ! Unissons nos colères
Et le vieux monde on le mettra dehors !
Venez, camarades …
Mes chers camarades !
(Refrain)

 

Merci à Jean-François pour ce chouette texte !

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:35

 
Face à la vaste entreprise de conditionnement que subissent les exploité-e-s ces dernières semaines, la Fédération anarchiste dénonce le règne de la pensée unique et appelle à pratiquer l’autodéfense intellectuelle.

Asséner sans sourciller que payer une dette est un devoir impérieux revient à passer sous silence que, comme la propriété privée des moyens de production et de distribution, la dette est un vol. Le même vol que celui qui consiste à empocher à la place des exploité-e-s la plus-value créée par le travail lui-même. Lorsqu’un prêteur accorde une somme donnée, il sait que c’est par le travail de l’emprunteur qu’il pourra recouvrer les intérêts dans un premier temps, le capital en second lieu. C’est la preuve incontestable que l’intérêt financier est un prélèvement de plus sur la force de travail. C’est sur ce principe qu’a pu se construire et se complexifier le système du crédit, jusqu’à aboutir en 2008 à la crise dite des subprimes : des millions d’Américain-e-s se retrouvent jetés à la rue parce que la variabilité de leur taux d’intérêt est en faveur des organismes de prêt, et qu’ils ne peuvent faire face à des engagements intenables. On n’insistera jamais trop sur le rôle de contrôle social que joue l’emprunt dans l’économie capitaliste : quand le ou la prolétaire paye son logement, il ou elle y réfléchit à deux fois avant de faire grève, avant de se syndiquer, avant d’être solidaire de ceux et celles qui luttent autour de lui ou d'elle. Pour les possédant-e-s, le système n’a donc que des avantages !

Concernant la dette dite publique, contractée par l'État et ses déclinaisons locales que sont les régions et les départements, on cherche à nous faire croire que l’argent emprunté le serait pour une bonne cause : assurer à chacun-e l’accès aux services publics qui caractérisent l'État-Providence. C’est oublier que, si l’on prend l’exemple de la Sécurité Sociale, ce n’est pas l'État qui finance les caisses, mais les salarié-e-s, qui payent à la fois pour eux et pour le patronat (dont les cotisations, on ne le rappellera jamais assez, proviennent de la plus-value dégagée par le travail). C’est oublier que l’indemnisation du chômage n’est pas davantage payée par l'État, que les entreprises dites « publiques », rapportent davantage qu'elles ne coûtent, et que les salarié-e-s des trois fonctions publiques font les frais de la rigueur salariale depuis qu’en 1983 le gouvernement Fabius a montré, par la désindexation des salaires par rapport à l'inflation, le vrai visage du socialisme de gouvernement, qui change la vie, mais au seul profit de la bourgeoisie…

Que fait l'État de l’argent qu’il ventile dans son budget, si ça n’est pas, comme voudraient nous le faire croire les bien-pensants de la gauche réformiste, pour redistribuer les richesses ? Réponse : il attribue le premier poste au service de sa dette, il rembourse du capital, un peu, mais, surtout, il paye les intérêts des intérêts de tout ce qu’il a pu emprunter depuis que le monde est monde… Ainsi, pour 2010, l'État français a dû rajouter à un déficit budgétaire de 149,7 Mds d’€ (dont 42,5 Mds d’€ d'intérêts), les « amortissements » des dettes à moyen et long terme arrivant à échéance en 2010 pour un montant de 83 Mds d’€. Les intérêts à payer représentent 96 % des engagements financiers. En 2010, ce sont 125,5 Mds d’€ (83 de capital + 42,5 d'intérêts) que l'État nous fait rembourser, prix d'une austérité bien réelle, mais qui ne dit pas son nom. En 1995, le stock de la dette publique s’élevait à 431 Mds d’€. Fin 2011, le total cumulé des intérêts servis et des capitaux remboursés s’élèvera lui, à 2 013 Mds d’€, soit 4,6 fois plus qu’en 1995 ! Dans le même temps, la dette aura été élevée à 1 333 Mds d’€, soit plus de 3 fois le montant de 1995. Les intérêts payés (658 Mds d’€) représenteront plus du double du total des dépenses du budget général (285,7 Mds d’€ pour 2011). La dette publique représente 37 % des dépenses publiques !

De tels chiffres peuvent donner le vertige à tous ceux et toutes celles qui survivent avec leur RSA : ainsi, ce dont ont peur les marchés, c’est la simple perspective qu’une partie infime de la dette d’un État puisse ne pas être remboursée, et c’est là que le système dévoile toute sa perversité : les organismes financiers ont tout intérêt à maintenir leurs débiteurs en état de dépendance, autrement dit, ils pratiquent avec les États le plus grand crédit-révolving du monde, ils prêtent pour rendre possible le remboursement de ce qu’ils ont déjà prêté, parce que l’État est une sorte de  super-huissier qui possède tous les moyens coercitifs : loi, police, armée, pour persuader la classe laborieuse de payer toujours plus…

La grande originalité de la situation qui se dessine en cet automne 2011, c’est qu’elle révèle, à celles et ceux qui ne veulent pas l'admettre, l’extrême similitude des problèmes qui se posent au prolétariat où qu’il soit dans le monde : les exploité-e-s, salariés ou sans emploi, des pays dits « développés » connaissent à leur tour les difficultés que vivent depuis des dizaines d’années leurs camarades du tiers-monde, écrasés sous la dette dans l’indifférence générale. En Grèce, en Italie, en Islande, en Espagne, au Royaume-Uni, aux USA, en France, le couperet est financier, mais c’est toujours un couperet, comme celui qui naît du renchérissement des matières premières agricoles, et qui a poussé dans la rue l’ensemble des travailleurs d’Afrique du Nord.

Face à cette avalanche de mauvais coups, il est impératif de réagir. Qu’on ne compte pas sur la Fédération anarchiste pour bêler avec ceux ou celles, de gauche ou d'extrême-gauche, qui, tout en déplorant la lourdeur de la dette, ne remettent pas en cause le vol caractérisé qu’elle constitue ; qu’on ne compte pas sur la Fédération anarchiste pour souscrire à une déclaration de collaboration de classe comme celle qu’a publiée le 18 août 2011 l’intersyndicale nationale, qui, en appelant aux journées d’action machines-à-perdre, s’affirmefaut pas payer affiche-2-a2151 soucieuse de sauver l’Europe et de réduire les déficits publics, ou pour exonérer de leurs responsabilités les organisations syndicales qui n'en font pas partie. Le seul mot d’ordre pour réagir au chaos capitaliste, c’est « Faut pas payer ! * ». Cela suppose, dans le cadre d'une grève  générale expropriatrice et autogestionnaire, l'effacement pur et simple de toutes les dettes : privées pour soustraire les salariés à la mainmise de la classe possédante, publique par destruction de l'État en tant que structuration politique destinée à faire perdurer le capitalisme. Une phase transitoire avant la disparition de l'économie monétariste pourrait consister en la mise en place d'un service public autogéré de crédit gratuit sur la base des principes proposés par Proudhon. On comprend dans ces conditions qu'il est encore plus illusoire que jamais d'attendre un quelconque changement des élections à venir.

 

* titre d’une pièce du dramaturge italien  Dario Fo ( 1974)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 21:01

Vous pouvez trouver  le Monde libertaire dans les kiosques suivants du Morbihan :

AURAYMaison de la presse, 5 Place de la République ou Gare SNCF
BAUD : Maison de la presse, 10 Place du Marché
GROIX : 9 rue du général de Gaulle
LANESTER : 4 Rue François Mauriac ou 7 Rue Jules Guesde
LE FAOUET : Maison de la presse, 1 rue Victor Robic
LE PALAIS (Belle Ile) : Maison de la presse, Rue de la Citadelle
LORIENT : Maison de la presse, 18 Rue des Fontaines ou Centre commercial de Kervenanec, Rue Maurice Thorez
MAURON : 1 Rue Madame de Sévigné, Zone du grand moulin ou 12 Place de la Mairie
MUZILLAC : 4 Place de l'Hôtel de Ville
PLOEMEUR : Centre commercial Place Argoat
PLOERMEL : Maison de la presse, 9 Place La Menais
PONTIVY : 12 Place du Martray ou Intermarché : Avenue des Cités Unies
VANNES : 41 Av du Président Franklin Roosevelt ou Rue Guillaume Le Bartz

 


ML-1647-recto.jpgML-1647-verso.jpg

Sommaire

Actualité


Impostures à tous les niveaux, par Fabrice, page 3

Quand la Tunisie faisait pousser des pommes, par Mohamed, page 4

Chronique néphrétique, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Les secrets d’État d’Areva, par P. Schindler, page 7

Flicage en psychiatrie, par R. B., page 8

International

Squat madrilène Le Koala, par Le Koala, page 11

Radio libertaire fête ses trente ans

Vous connaissez Radio libertaire ?, par Odile, page 12

Chronologie, par Philippe, page 14

Entretien avec l’équipe de l’émission Lundi matin, page 15

Radio CNT-FAI et autres voix anarchistes, par G. Goutte, page 16

Kronstadt et les radios, par A. Skirda, page 20

Mouvement

Rencontres internationales de l’anarchisme, par FA, page 21

Radio et propagande, page 22

Agenda, page 23

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:20

Slogans antinucleaires

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:14
Parce que le nucléaire est un danger quotidien et immédiat, avec l'accumulation et la circulation des déchets radioactifs et avec le risque de catastrophe, accentué par la recherche de profits, depuis qu'Edf est privatisée, la fédération anarchiste se prononce pour la sortie immédiate de la production électronucléaire mais aussi de l'armement atomique.

Cependant notre rejet du nucléaire civil et militaire implique de remettre en cause le système social qui l'a permis : le capitalisme et sa logique productiviste, l'étatisme et sa volonté de puissance.

Aussi, militons-nous pour une décroissance libertaire du cycle production / consommation pour le rendre compatible avec les capacités de régénération de la planète et l'accueil de nouvelles générations.

Nous pensons que l'autogestion de l'énergie, c'est-à-dire la socialisation d'unités de production d'énergies renouvelables, cogérées en coopératives par les travailleurs et les usagers, elles-mêmes fédérées selon les intérêts et les besoins des uns et des autres, est le moyen d'y parvenir et le but à atteindre.

C'est en ce sens que la fédération anarchiste appelle à rejoindre la manifestation "stop nucléaire civil et militaire", samedi 15 octobre à Rennes. Elle invite ses sympathisants et sympathisantes à la rejoindre dans le cortège "le nucléaire c'est le capitalisme : arrêt immédiat".

La fédération anarchiste Vannes - Lorient rappelle qu'un car est mis à disposition par le collectif Stop nucléaire 56 Trawalc'h (dont nous sommes partie prenante) avec des départs depuis Lorient (9h45), Auray (10h15), Vannes (10h30), Elven (10h45) et Ploërmel (11h15). Il faut s'inscrire en appelant le 06 67 67 27 74 ou 02 97 60 41 16.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:57

Pour trouver l'hebdo édité par la FA près de chez vous,  cliquez ici !

 

Le Monde Libertaire # 1645 du 6 au 12 Octobre 2011

 

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Sommaire

Actualité
À la une: école massacrée, par V. Benito, page 3


Ne jamais s’agenouiller, par J.-M. Raynaud, page 4


Police and thieves, par B. Collins, page 4


Temps variable pour le syndicalisme, par S. Bull, p. 5


Chronique néphrétique, p. 5


Des brèves, un strip, page 6


Nucléaire, par Stef@, page 7

Potkinisme
Un gadget de destruction massive, par Potkine, page 9

 

International
Le zapatisme face à la contre-insurrection, par G. Goutte, page 10

Arguments
Démocratie, oligarchie, écologie, par H. Kempf, p. 11


Quelques réflexions sur la violence, par R. Pino, page 12

Histoire
Les syndicats et la révolution en 1922, par R. Berthier, p. 15

Entretien
«Ici, on noie les Algériens», par Yasmina Adi et Daniel, page 17

Musique
Les voix politiques du blues (2/3), par Pascal, page 18

À voir
Quelques sorties cinéma, par H. Hurst, page 20

Mouvement
L’autogestion dans le Vercors, page 21


Le Cira est partout, page 21


Video kills the radio star, p. 22

 

Agenda, page 23

 

 

   

Le Monde Libertaire # 1646 du 13 au 19 Octobre 2011

ML-1646-recto.jpgML-1646-verso.jpgSommaire


Actualité
À la une: la volaille se déchaîne, par G. Goutte, p. 3

Une pomme est morte, par Mohamed, page 4

Drame à Lyon, par Guillaume, page 4

L’extrême centre fait son deuil, par E. Vanhecke, page 5

Chronique néphrétique, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Vers un vrai syndicalisme?, par T. Impétueux, page 7

Nouvelles des fronts, par Hugues, page 8

Des médecins libertaires s’organisent, par Romain, p. 9

Arguments
De la croissance au bonheur ?, par J. Langlois, page 11

À la une : retour sur un massacre d’État, par M. Rajsfus, page 13

International
L’Espagne vers la grève générale, par R. Pino, page 16

Histoire
Les Sans-patrie de Charleville, par Increvables Anarchistes, page 17

Musique
Les voix politiques du blues (3/3), par Pascal, page 19

À lire
Nouvelles de la librairie, par Publico, page 20

Mouvement
Cora Vaucaire s’en est allée, page 21

Soutien à l’Autodidacte, p. 22

Agenda, page 23

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:34

De nombreuses raisons incitent à s'opposer au choix absurde et suicidaire de la filière nucléaire (choix réalisé par les "élites") : multiples incidents, insécurité (erreur humaine, défaillance technique, risque terroriste), atteintes graves à la santé humaine, TN-Jongleurgestion des déchets toujours sans solution et donc reportée sur les générations futures, pseudo-indépendance énergétique, instrument illusoire de la paix mondiale, coût réel élevé, pouvoir centralisé et contrôle policier, voire militaire...

Mais exiger l'arrêt du nucléaire en conservant la société qui l'a engendré ne sert rigoureusement à rien. Y compris dans les pays où le nucléaire n'est pas développé, les mêmes mécanismes de régression sociale et de saccage écologique sont à l'oeuvre. Rappelons aussi que la nucléarisation massive avait pour finalité de prendre le relais du pétrole pour assurer une énergie abondante et accessible, c'est-à-dire assurer le règne du gigantisme, de la démesure, du gaspillage systématique. Il ne suffit donc pas de sortir du nucléaire, mais aussi de la croissance économique, c'est-à-dire du productivisme et de l'idéologie scientiste qui le justifie. Nous prélevons les ressources naturelles plus vite qu'elles ne se reproduisent. Notre « empreinte écologique » (même si elle n'est pas un outil strictement scientifique) dépasse largement les capacités de régénération de la planète. Notre modèle « occidental » de consommation n'est pas soutenable.

Or sortir de la croissance économique, c'est nécessairement sortir du capitalisme, puisque cette croissance a toujours été la fuite en avant qui lui a permis de surmonter ses contradictions internes (c'est-à-dire de masquer les inégalités sociales pour éviter un soulèvement des populations). Notons – ironie de l'histoire – que le capitalisme a sapé lui-même les bases d'une croissance dont il a besoin pour se perpétuer. D'où la « crise » actuelle. Quoi qu'il en soit, le franchissement des limites physiques de la planète interdit désormais toute croissance, sauf à créer délibérément un désastre écologique, ce qui ne saurait durer très longtemps. Le capitalisme est clairement incompatible avec le maintien de la vie sur Terre.

Mais il serait tout aussi stérile de sortir du capitalisme sans sortir de l'Etat, c'est-à-dire de l'électoralisme et du parlementarisme qui l'accompagnent. C'est bien l'Etat qui, par la loi, a légitimé la propriété privée, et qui la protège. C'est lui qui a permis la puissance colossale des multinationales par des subventions, des allègements fiscaux, des crédits de formation et de recherche, la mise à disposition d'infrastructures, des privatisations, la prise en charge des pertes financières et autres législations sur mesure. C'est bien cet Etat, garant du capital, qui s'applique à faire régler à la population la facture d'une dette dont elle n'est pas responsable. C'est aussi la dimension même des travaux commandés par les Etats qui conforte nécessairement la taille des entreprises, à commencer par le complexe militaro-industriel. Faudrait-il aussi ignorer les nombreuses carrières croisées entre le public et le privé ? Que l'on cesse donc de faire semblant de croire qu'un Etat de droit va surgir dans la jungle de la mondialisation capitaliste. La corruption, la désinformation massive, le mensonge, la falsification ont créé une situation irréversible.

Renoncer à prendre ses affaires en main se paiera toujours par une exploitation économique et une domination politique. Surexploiter les écosystèmes se paiera toujours d'un effet boomerang préjudiciable à la santé et au bien-être de l'homme. Il s'agit donc de passer d'un capitalisme industriel – la pire des civilisations, celle qui a dressé l'homme contre la nature pour qu'une minorité puisse mieux asservir les deux – à une société à la fois de gestion directe et de sobriété énergétique. C'est-à-dire présentement une décroissance libertaire. Partage des richesses et usage social des biens. Appropriation sociale des moyens de production, d'échange et de distribution, mais aussi autolimitation individuelle et collective des besoins.

antinuk2 151011La question posée est en définitive celle de l'économie, c'est-à-dire de la fabrication de biens à partir des ressources naturelles dans un monde limité. C'est-à-dire encore la question du sens du travail, de la finalité de la production. Car produire plus, c'est travailler plus (souvent pour gagner moins d'ailleurs). Donc plus de souffrance au travail pour plus de destruction du milieu naturel. Trop fort ! L'émancipation de l'Homme passe par la préservation de la biosphère, et réciproquement. Et les deux passent nécessairement par une révolution sociale. La rupture ouvrirait des perspectives, la continuité est sans avenir. Il va falloir choisir. On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l'a engendré, disait Einstein.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 20:16


A Tokyo, lundi 19 septembre, des dizaines de milliers de personnes, bien plus lucides que les membres de leur gouvernement et des dirigeants de l'industrie qui le finance et... le mandate officieusement, ont manifesté pour la sortie du nucléaire.
Avant de voir où l'on en est en France, survolons ce qui se passe dans d'autres pays européens.

Certains pays ont acté cette année la sortie progressive du nucléaire : Suisse, Autriche,...
Le cas de l’Allemagne est assez emblématique pour résoudre le dilemme qu’il y aurait entre les réalistes et leur soit disant sortie progressive et les prétendus inconscients de l’arrêt immédiat du nucléaire. En 2000, le gouvernement Schröder avait ainsi acté la sortie progressive du nucléaire en 20 ou 25 ans. A peine arrivée au Pouvoir, la chancelière Merkel prolongeait cette sortie de 10 ans… pour ne pas montrer franchement qu’elle était contre. La force et la diversité du mouvement antinucléaire allemand ne permettent effectivement pas aux dirigeants du pays de faire exactement ceux qu’ils veulent en la matière. Ce que l’on constate d’emblée, c’est que la sortie progressive, adaptée à un besoin éventuel du capitalisme, est réversible car à la merci d’un changement de personnel politique ! Les  antinucléaires devraient s’en méfier comme… d’un fût de plutonium ! La catastrophe nucléaire japonaise aura contraint la chancelière allemande à faire machine arrière, à entamer dès à présent une sortie définitive du nucléaire avec pour échéance 2022, soit en moins de douze ans.

Cette catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011 aura résonné jusqu’au pays de l’atome : la France... Peut-être va-t-elle sonner le glas de cette industrie mortifère ? Alors que d'énormes rejets radioactifs ont été projetés dans l’air et l’océan, avec des impacts encore incalculables sur la santé des habitants, les médias français ne s’émeuvent plus guère.
Au printemps, en France, il y a bien eu quelques manifestations sporadiques (dont nous fumes) pour relancer la nécessité d’une sortie du nucléaire, mais sans aller au delà des cercles habituels… un peu comme si la population française était anesthésiée sur le sujet.

Cette dernière décennie, le mouvement antinucléaire français a été porté largement par le réseau Sortir du nucléaire. Lequel a développé une force de frappe militante assez prodigieuse par la diffusion massive de tracts et fascicules qui ont permis à de nombreuses personnes de se forger un argumentaire de base anti nucléaire solide. Mais le réseau s’est fragilisé en ne tranchant pas entre sortie immédiate et sortie progressive du nucléaire, car il devait faire avec des éléments politiciens en son sein, donc compatibles avec le capitalisme et la gestion de l'Etat. Il s'est aussi un peu englué dans des actions qui se voulaient médiatiques, donc « spectaculaires »... avec tout le vide politique que ces stratagèmes génèrent parfois. Comme toute structure, surtout avec des budgets de certaines tailles, il a cherché à se pérenniser et à devenir une sorte de voix officielle que l’on consulte. Dans ses stratégies, la question du lobbying auprès des élus était devenue de plus en plus présente. Le réseau prétendait jouer sur les deux tableaux : la manifestation de rue et le lobbying. Déjà, au Grenelle de l'Environnement, des membres du Conseil d'administration du Réseau avaient été tentés par cette mascarade. Ils étaient heureusement en minorité à l'époque...Cette recherche de reconnaissance officielle, a eu son pic en 2009, lors du Sommet de Copenhague, avec la signature du texte « ultimatum climatique », lequel n’évoquait même pas le nucléaire ! Le réseau s’asseyait ainsi sur l’objet même qui le constitue !  Cette signature a été retirée mais l’on peut voir jusqu’où l’on peut être absorbé quand cette voie est empruntée.

D'autres éléments discordants que nous ne développerons pas se sont joints et le réseau a scissionné. Des collectifs locaux indépendants ont alors commencé à réapparaître, même si d'autres avaient maintenu une activité en dehors du réseau.

En 2011, le débat sur la sortie progressive ou immédiate du nucléaire prend une nouvelle tournure avec le vieillissement des centrales... ce qui les rend potentiellement plus fragiles et accroît les risques d'accidents majeurs. 21 réacteurs ont dépassé les 30 ans de fonctionnement initialement prévus et les autres arrivent à échéance. Edf se mobilise pour un prolongement de la durée de vie de ces centrales d’au moins 10 ans, ce qui a un coût énorme. Il faut remarquer que Tepco, l’opérateur gestionnaire de la centrale de Fukushima Daiichi, venait d’obtenir justement un prolongement de 10 ans le mois précédant le tsunami… Si la centrale avait été arrêtée, les dégâts auraient été moins considérables. Aussi, si on prévoit une sortie à 20, 30 ou 40 ans ou pire de seulement réduire la part du nucléaire, il implique soit d’obtenir un allongement de la durée de vie de certains réacteurs, dont certains sont vétustes, soit... de construire de nouvelles centrales !
Or, l'on peut constater que les chantiers EPR à Flamanville mais aussi en Finlande ont pris un retard considérable et voient déjà leur budget multiplié par 2 (de 3 milliards à 6 milliards d'euros... et ce n'est pas fini !).... avec de surcroît des défauts de conception et de réalisation.
L'acheminement de l'électricité qui serait produite implique en plus la construction de gigantesques lignes à très haute tension (Tht) qui dégradent les paysages et dont l'impact sur la santé des animaux et des humains est quasi avéré.

Développé initialement à des fins militaires, avec la culture du secret inhérente, le nucléaire français qui n’est pas un mode de production d’énergie anodin, s’est vu propulsé dans les années 70 après le premier choc pétrolier, dans une volonté affichée (mais erronée) d’indépendance nationale... Il est vrai aussi que des mastodontes du capitalisme français étaient prêts à profiter de ces gigantesques chantiers. Sa puissance et sa dangerosité impliquent un contrôle policier et militaire constant. Même s'il existe des pays productivistes sans nucléaire, il est une réponse à une société énergivore, développée par la logique capitaliste, productiviste et consumériste. Mais, en retour, il influe sur le fonctionnement de cette société et pousse à la surconsommation électrique. Les entreprises capitalistes, mais aussi le secteur tertiaire, qu'il soit privé ou public, y trouvent leur comptes : la facture Edf ne comporte qu’une petite provision dédiée au démantèlement des centrales, à la gestion des déchets et à l’assurance en cas d’accidents. Cette insuffisance de provision directe qui ferait grimper de manière exponentielle le kilowatt heure nucléaire est reportée sur la collectivité ! Mais, contrairement à la propagande de l’Etat et d’Edf, le prix de l’électricité française n’est pourtant qu’à la 13ème place dans l’Europe et non la meilleure marché. La privatisation d’Edf va évidemment contribuer à l’augmentation du prix…. Non pour provisionner le démantèlement mais pour enrichir l’Etat actionnaire…. Qui a une mentalité d'actionnaire comme les autres… Aussi, est-il important de soutenir le statut des travailleurs d'Edf et de l'énergie en général pour faciliter les reconversions.
L'arrêt immédiat et définitif du nucléaire, civil et militaire, que portent certains collectifs et les  libertaires rencontre un écho de plus en plus grand. Certaines industries énergivores et sans intérêt social (complexe militaro industriel, aéroport international de Notre-Dame-Des-Landes (44), Lignes à Grande Vitesse (LGV), Ligne Lyon Turin, etc...) sont ainsi logiquement contestées. Pour réaliser cet arrêt immédiat (en mois ou quelques années tout de même), outre l'arrêt de l'exportation d'électricité, sans doute faudra-t-il avoir recours au moins temporairement à la production d'électricité d'origine thermique (centrales gaz, charbon « moins polluant »). Le débat n'est pas tranché et sera conditionné par les besoins en énergie.

Se passer de nucléaire s'associe à un changement de société sur au moins deux aspects qui  intéressent les libertaires : quels sont nos besoins en énergie ? Comment se prennent les décisions et par qui ? Nous voyons que dans la société de classes, avec démocratie parlementaire, le productivisme et le centralisme conduisent à des modes de production gourmands en énergie, polluants, dangereux pour les travailleurs et facteurs de corruption voire de guerres : pétrole et nucléaire.  L’autogestion de l’énergie pourrait être une réponse appropriée. Reposant sur de petites unités de production d'énergies renouvelables décentralisées, sous formes de coopératives sans but lucratif, associant travailleurs et usagers,  cette autogestion est à même de trouver la formule adaptée aux capacités géographiques locales. Qui dit autogestion, dit socialisme (égalité), fédéralisme (liberté) et entraide ou mutualisme, compte tenu des disparités locales justement. Cette définition des besoins par la population elle-même devrait s’inscrire dans un esprit de décroissance libertaire (non contrainte) jusqu'à être compatible aux capacités de régénération de la planète et permettre l'accueil de nouvelles générations.

Prendre cette voie ne pourra que reposer sur un rapport de force populaire et relativement constant dans l'action. L'annonce de manifestations a déjà un premier résultat chez des pros nucléaires : une candidate à la primaire « socialiste » s'engage à mettre fin au chantier EPR si elle était élue ! La période est donc propice pour aller le plus loin possible. Le mouvement antinucléaire pourrait être alors un levier pour la sortie du capitalisme et de l'étatisme.

C'est sur cette base que la Fédération anarchiste répond présente et participe déjà aux mobilisations. Ainsi, dans l'ouest, il sera possible de nous trouver dans les composantes libertaires, elles-mêmes incluses dans le cortège « Le nucléaire, c'est le capitalisme : arrêt immédiat ».

Le 15 octobre 2011, un collectif d'organisations dites de 'l'ouest' (Normandie, Bretagne, pays de la Loire, centre) organise une manifestation à Rennes, pour dire STOP au nucléaire et exiger l’arrêt immédiat des chantiers EPR/THT. Cette initiative suscite de nouvelles mobilisations d’arrêt de tous nouveaux chantiers nucléaires et d’arrêt immédiat d’installations nucléaires à risques : Gravelines (Dunkerque), Fessenheim, Bugey (entre Genève et Lyon), Golfech/Blayais (Sud-Ouest)... Le 15 octobre, des manifestations auront donc lieu aussi à  Dunkerque, Bugey, Bordeaux et Toulouse.

Ces mobilisations ne sont qu'une première étape pour un mouvement antinucléaire qui se restructure à la base. En novembre, deux rendez-vous sont déjà annoncés : l'un à Valognes, dans la Manche, un camp servira de base pour le blocage d'un convoi par rail de déchets nucléaires vers l'Allemagne, l'autre serait un forum antinucléaire ouvert à toutes et tous à Rennes.

 

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Lire aussi l'excellente analyse proposée par l'Organisation communiste libertaire :

L’incapacité à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire hexagonal de ces dernières années. L’initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l’Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l’avenir de cette lutte.
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:19
Salut,
pas mal pris ces temps-ci, l'envoi de l'agenda en a pâti...
Voici donc quelques mises à jour (il en manque ceci dit).
Il y a pas mal de choses intéressantes ce week-end (dès vendredi !).
Pour compléter cet agenda, n'hésitez pas à visiter Indymedia Nantes https://nantes.indymedia.org/colonne_centrale
et Rennes infos : http://www.rennes-info.org/
L'affichage et réunions de préparation pour la manifestation antinucléaire du 15 octobre  à Rennes nous mobilise pas mal (entre autres choses...). Attention : le lieu du rassemblement a changé : c'est au Mail François Mitterrand et non à l'esplanade Charles de Gaulle ! Stop nucléaire 56 met toujours à votre disposition un car avec des départs à Lorient, Auray, Vannes, Pontivy, Ploërmel. Détails de tous les départs groupés (car et/ou covoiturage) de Bretagne ici : http://www.sdn-rennes.org/index.php/departs-groupes

Par ailleurs, un GFA, groupement foncier agricole (biologique), se constitue dans le pays d'Auray pour l'installation sur Brech d'un élevage de chèvres avec transformation fromagère et vente directe. Le GFA achète terres et bâtiment agricole pour les louer à la paysanne. Pour soutenir cette installation, il est possible de devenir associé en acquérant des parts dans le GFA. Infos : http://gfakermelen.free.fr/

Radio libertaire s'écoute toujours en direct http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3 ou en podcast http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php
Une bonne partie du Monde libertaire peut être lue en ligne ici : http://www.monde-libertaire.fr/

Anarchas salutations,
le groupe libertaire Ferrer - Lochu et FA Lorient - Vannes (qui ne se reconnaît pas obligatoirement et intégralement dans chacun des événements ci-après)

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* Vendredi 7 octobre - Lorient - Rassemblement pour le droit à un habitat digne par le collectif « Urgence : un toit pour tous » - 18h - place Aristide Briand - Pour exiger de l'Etat : le déblocage des moyens budgétaires suffisants pour un accueil inconditionnel de toute personne sans abri ; la suspension des domiciliations aléatoires des migrants non accompagnées d'un hébergement ; un programme de mobilisation des logements et locaux vides, l’application de la loi de réquisition, le relogement de toutes les personnes et familles ; une vraie régulation des loyers, de l’immobilier et du foncier pour rendre le logement accessible à tous, la réalisation massive de logements sociaux, et l’abandon de toute mesures de marchandisation des HLM et un moratoire sur les expulsions.

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* Vendredi 7 octobre - Lorient (56) -  Conférence gesticulée Inculture(s) 3  : « Chez moi, on ne parlait pas politique à la maison », une autre histoire de l’engagement. Avec les Incultes de la Scop Le Pavé  - Foyer Agora 81 rue Amiral Courbet - 20h30 - Entrée libre

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* Vendredi 7 octobre - Pontivy (56) -  Réunion de présentation du syndicat interprofessionnel CNT 56 (union départementale de la Confédération Nationale du Travail), pour un syndicalisme lutte de classe & autogestionnaire - 20h30, Maison des associations et de la Solidarité. 4 pages de présentation de la CNT
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/cntCquoi2.pdf - Contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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Du vendredi 7 au dimanche 9 octobre - Guichen (35) - Salon Ille et bio sur le thème "métamorphoser l'économie" (ateliers, conférences débat, table ronde...) On notera un débat avec Marie-Monique Robin (Le monde selon Monsanto, Notre poison quotidien), des débats sur le nucléaire, les ogm... Programme complet ici en pdf (tout est loin d'être intéressant, d'un point de vue @nar, il faut faire le tri...) : http://www.illeetbio.org/wp-content/uploads/2011/09/programme_WEB-1.pdf

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* Samedi 8 octobre - Lorient (56) -  Réunion de présentation du syndicat interprofessionnel CNT 56 (union départementale de la Confédération Nationale du Travail), pour un syndicalisme lutte de classe & autogestionnaire - 16h, Cité Allende, 12 rue Colbert, porte C au RDC. 4 pages de présentation de la CNT
http://www.cnt-f.org/IMG/pdf/cntCquoi2.pdf - Contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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Samedi 8 octobre - Augan (56) Café le champ commun - 21h : Concert Fanch http://www.fanch.org/ en duo : Fanch est de retour, estimant qu’on est « dans une période où il faut se réveiller », chanteur-chansonnier, libre avec un état d’esprit plus rock qu'avant.

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* Dimanche 9 octobre - Bignan (56) - Pique-nique végétarien au domaine de Kerguéhennec - Midi - Table de presse : écologie, droits des animaux, aspects sociaux et sanitaires, recettes... Infos : veg56@voila.fr

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* Mardi 11 octobre - Lorient - Manif intersyndicale dès 10h30 - Rdv Coasmao Dumanoir

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* Vendredi 14 octobre - Theix (56) - Théâtre : Reno présente L'âme Agit (du libre ton), spectacle comique pour adultes, qui pourfend l'hypocrisie et remet l'humain au centre de l'aventure. - 20h30 salle Marcel Guého - 7€. Infos : http://h2ouest.free.fr/lameagit.htm

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Vendredi 14 octobre - Quimperlé (29) - Conférence débat sur la notion de Droits de l'Homme et l'union européenne avec Michel Tubiana (Avocat à la Cour d’appel de Paris, membre de la Ligue des droits de l’Homme en 1978) - Coat-Kaër - 20h

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Samedi 15 octobre - Rennes - Manifestation Contre le Nucléaire et pour l'arrêt immédiat des chantiers EPR et THT, organisée par la Coordination Antinucléaire Ouest - Rejoignez le cortège "le nucléaire, c'est le capitalisme : arrêt immédiat" et sa composante libertaire, dans laquelle vous trouverez le cortège de la fédération anarchiste - 12h - Mail François Mitterrand

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* Jeudi 20 octobre 2011 - Lanester  salle Tamtam : "Présentation du nouveau scénario NEGAWATT", animé par Négawatt, Enercoop, Bec et la ville de Lanester (salle Tamtam) -  www.negawatt.org - 20h - Inscription obligatoire : info-energie.lorient@wanaoo.fr

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* Samedi 22 octobre - Guénin (56) - Conférence gesticulée Inculture(s) 1 « L’éducation populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu » une autre histoire de la Culture. De et par Franck Lepage. 19h avec un entracte/buffet vers 20h30 - Salle polyvalente - 7€ adultes 3€ Enfant de – de 12 ans ; 16 € Famille - Infos : 02.97.27.86.66

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Vendredi 28 octobre - Trégunc (29) - Concert antifasciste avec WASHINGTON DEAD CATS, BRIXTON CATS, SPANNER IN THE WORKS et HEAVEN SUCKS. Tables de presse, distros et labels indépendants

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Samedi 29 octobre - Augan (56) - Spectacle clowns "(P)latitudes, clownerie sur l'incontournable contemporain" : dans la lignée de Sarkophonie, Rafaële Arditti s’appuie sur de vrais textes pour révéler l'aspect fumeux, élitiste des discours conceptuels sur l’Art, elle s’amuse avec la langue de bois politicienne qui caractérise un certain milieu culturel, manipulatrice-lénifiante et esbroufatice-aphrodisante - Au café associatif le champ commun - 21h

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* Jeudi 3 novembre - Inzinzac-Lochrist (56) - Cinéma Le Vulcain - Documentaire "Moi la finance et le développement durable" (1h33), de Jocelyne Lemaire Darnaud "Ce film enquête est une réflexion sur la schizophrénie dans laquelle nous enferme le système capitaliste ultra libéral. On nous incite sans cesse à épargner en parlant de rentabilité de l'épargne. J'ai choisi d'aller voir ce quelle nous coûte !!" - En partenariat avec la Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire. 20h30

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Vendredi 4 novembre - Vannes - Projection du film documentaire A posteriori, de Mickaël Foucault et Maëlle Maugendre : "Parcours de deux anciens réfugiés espagnols, depuis leur passage de la frontière en février 1939 jusqu’à leur installation définitive sur le territoire français. Revenant sur les lieux marquants de leur exil – ou ce qu’il en reste –, A posteriori donne à entendre deux voix, parfois discordantes, aborder leur internement dans les camps, leurs engagements et leur intégration en France." Soirée organisée par l'association Amigos de Espana

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Jeudi 17 novembre - Vannes - Soirée conférence-débat, dans le cadre de la semaine de solidarité internationale, sur le thème des réfugiés Palestiniens "Histoire d'un Exode" avec : Bernard Ravenel historien, président d'honneur de l'AFPS et président de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Sylviane de Wangen, présidente de l'AFPS Paris 14éme, co-fondatrice de l'association "France Terre d'Asile" - 20h Palais des arts

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:29

 

 


SORTONS DU NUCLEAIRE, GERONS NOUS-MEMES L’ENERGIE !


La question de la production et de l’accès à l’énergie est un enjeu essentiel pour le capitalisme globalisé, pour les Etats modernes autant que pour les collectivités humaines. L’épuisement annoncé des énergies fossiles, les évolutions technologiques, la pression exercée par la catastrophe écologique de l’effet de serre, la nécessité de décroissance de la consommation, les évolutions politiques des Etats qui régionalisent dans une optique économique libérale, la fin des monopoles d’Etat du secteur énergétique... amènent une situation nouvelle sur ces questions.

 

En France, la privatisation forcée des compagnies EDF, GDF et RTE, les aides octroyées par l’Etat, la marche forcée de l’Europe vers un bouquet énergétique prétendument sans dégagement de CO2, le potentiel de déconcentration des productions énergétiques... encouragent la spéculation qui fait de la production des énergies renouvelables un nouveau filon grâce à l’instauration de la taxe carbone. Petits producteurs ou firmes multinationales, pétrolifères ou nucléocrates, françaises ou étrangères, tout ce petit monde transforme le rêve de l’énergie naturelle gratuite des premiers mouvements écologistes en nouvel eldorado spéculatif et politiquement correct. Le vent, le soleil, le méthane, ...ne sont plus gratuits. On encourage les particuliers à alléger leurs propres crédits en produisant et revendant de l’énergie renouvelable. Chacun, à la plus petite échelle, est donc encouragé à spéculer sur une énergie pourtant patrimoine de l’humanité, au même titre que l’eau : il s’agit là d’une véritable marchandisation de ce qui est un bien commun et inaliénable.

 

Cette évolution contradictoire sur les énergies renouvelables doit être l’opportunité d’innover politiquement en faveur d’une production énergétique sans nucléaire, non polluante, déconcentrée, accessible à tous et autogérée sous la forme d’un service public où usagers (individus et collectivités) et travailleurs de ces filières seraient associés. Déjà, outre le secteur de l’eau, on voit des collectivités s’organiser en régies pour produire une partie au moins de l’énergie consommée. De nombreuses associations œuvrent en faveur d’une production d’énergie décentralisée, au plus près des lieux de consommation, et l’opinion publique semble sensible à ces questions qui sont autant politiques que techniques. L’autonomie semble être un objectif en matière de production et de consommation d’énergies, mais elle n’est pas toujours possible, ni souhaitable. Outre que les conditions climatiques rendent les collectivités humaines inégales, l’autogestion ne peut pas s’exprimer autrement qu’à travers la solidarité, la complémentarité, et à un niveau de production qui permette d’apporter des réponses collectives d’échelle, sans interdire les réponses techniques à petite échelle. On peut produire localement, sans Etat qui centralise et contrôle et sans patrons qui s’approprient ce qui nous appartient, mais il faut aussi construire et fournir un réseau solidaire de dimension régionale voire au-delà.

 

Le réseau privatisé "Réseau Transport d’Electricité" peut ainsi devenir le réseau de service public d’une fédération d’unités de production d’énergie renouvelable. Ces unités de production, gérées par les collectivités, à travers régies ou coopératives de service public - entreprises sans buts lucratifs -, doivent associer travailleurs, usagers (particuliers ou entreprises) et collectivités pour devenir un service public de l’énergie sans nucléaire, et autogéré. Sa proximité des lieux de consommation devrait pouvoir réduire les coûts et les pertes liées au transport d’énergie sur longue distance, faciliter la sensibilisation aux économies d’énergies et à la décroissance de leur consommation, et faciliter l’intérêt des populations pour sa gestion associée. Dans ce combat, les personnels des services de l’énergie autant que les réseaux d’associations antinucléaires devront être informés et sollicités. Les enjeux sont essentiels et reposent sur trois pistes :

1- Création d’un service public de production et de distribution autogéré sans nucléaire, de proximité ;
2 - Empêcher la marchandisation et le caractère spéculatif de la production énergétique renouvelable ;
3 - Procéder à l’expropriation des firmes privées de ce secteur pour imposer des productions sous formes de régies ou de coopératives de production autogérées, sans but lucratif.

Sans une forte pression de l’opinion publique dans cette direction, la lutte contre les nouvelles constructions de centrales nucléaires et pour le démantèlement de celles qui sont en service, qu'elles soient ou non vétustes car toutes sont dangereuses, quelle que soit sa radicalité, n’a quasiment aucune chance d’aboutir.

Fédération anarchiste

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  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

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