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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 11:15

NDDL 072011

 

Notons tout de même que nous nous démarquons des forums & débats où interviennent des représentants et représentantes de partis politiques qui se présentent aux élections, donc à la gestion de la société capitaliste dans les limites du cadre "démocratique" qu'elle s'est elle-même forgée... pour maintenir l'oppression de classe. Aussi ne voyons-nous pas où apparaît réellement cette "autre société"... Ceci dit, il nous paraît important de soutenir cette opposition à l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Cf. le tract de la fédération anarchiste diffusé lors du Camp action clima de 2009

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 20:11

Ker Béthanie, Belem

Eh oui, toujours debout, isolée au fond de son petit vallon, la Maison Commune recherche des bricoleureuses (ou pas) qui souhaiteraient séjourner (ou habiter) en bord de mer (gratuitement bien entendu !)...

La maison vient de subir, pour la seconde fois, l'assaut d’un vandale qui profite des rares moments où le lieu est vide pour venir trouer les murs et les portes... !

Nous sommes pour le moment deux habitant-e-s «permanents», et deux chambres sont disponibles. Une autre pièce peut servir de dortoir pour les visiteureuses «occasionnels»... , il y a aussi de quoi planter des tentes, ou même construire des cabanes... ! Le terrain autour de la maison fait 5000 m2...

Un puits apporte l’eau nécessaire à la douche et à la vaisselle.

Le petit groupe électrogène qui servait lors des projections a rendu l’âme. C’est pourquoi nous serions ravis d'accueillir des bricoleureuses qui pourraient nous aider à construire une éolienne à base de récup... Nous disposons déjà d’un mât, de vent et de bonne volonté !

D’autre part, nous aimerions «organiser» des activités (Ateliers, Projections, Théâtre, Musique etc) lors de cet été, le lieu étant collé au site le plus touristique de l’île (Trou de l’Enfer), sur le principe du prix libre, pour financer «l’autonomisation»  de la maison, s’il reste de quoi, après le défraiement des «intervenant-e-s» extérieurs (eh oui prendre le bateau de Véolia coûte très cher)...

 
Bref rappel historique :

La maison fut construite après guerre par Marie-Antoinette Gavet, Doctoresse et responsable du sous-réseau 57 (renseignement) de la Résistance.
Elle décède en 1998. N’ayant pas d’enfant, les nièces et neveux héritent du lieu mais ne s’entendent pas sur la destination à lui donner. La maison est vendue aux enchères lors de l’été 2010, rachetée par le conservatoire du littoral par son droit de préemption. Celui-ci souhaite la détruire malgré son bon état, pour permettre une «revégétalisation naturelle» du vallon.
Aucune consultation n’ayant eu lieu, ni auprès de la mairie, ni auprès de la population locale (quasi-unanimement opposée à cette démolition), les Squatteureuses expulsé-e-s du fort du Haut-Grognon en septembre 2010 ouvrent et occupent ce lieu depuis le mois d’octobre.

Les arguments contre cette démolition :

-La maison est située à plus de 100 mètres de la côte, et fut construite avant la «loi littoral»  qui interdit les constructions dans cette bande. (La mairie de Groix utilisait l’argument inverse, pensant que la maison était dans la bande des 100 mètres, pour justifier le choix du conservatoire)

-Les locaux manquent sur l’île pour loger les associations, notamment  «Modern’Strouilh» (genre de recyclerie) à la rue depuis plus d’un an.

-Ce lieu fait partie du patrimoine historique et culturel de l’île.

-La maison Germaine Tillion (également Résistante), aussi rachetée par le conservatoire du littoral, construite au milieu d’un site naturel au bord de la petite mer de Gâvres (commune de Plouhinec) subit un tout autre sort : des discussions entre la mairie de Plouhinec, le conservatoire du littoral et l’association Germaine Tillion ont lieu pour faire de  la maison un lieu «collectif» comme indiqué dans ce dossier: (...)

Maison Commune

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 18:39


Les modes de prise de décision sont un élément particulièrement important du fonctionnement d’un groupe politique. Ils sont en effet révélateurs des relations que les individus entretiennent entre eux et de la place qu’occupe chaque individu par rapport au collectif. Faire un vote à la majorité ou adopter une position de façon consensuelle sont des procédures liées à des styles politiques et des motivations très différents.

Majorité et consensus

La prise de décision par un vote à la majorité est un trait bien connu dans les démocraties représentatives. Elle allie efficacité et rapidité en organisant la domination de la majorité sur la minorité. Elle permet par conséquent de trancher entre des options prédéfinies et de permettre la mise en place de gouvernements stables. Le vote à la majorité est donc particulièrement adapté à un système inégalitaire (divisé entre les dirigeants et la base), mais pluraliste, c'est-à-dire dans lequel plusieurs personnes (et pas un dictateur) doivent faire un choix entre différentes solutions possibles.

La délibération collective et la prise de décision au consensus sont particulièrement présentes dans la mouvance libertaire, mais la dépassent aussi largement. Elles peuvent d’abord être liées à une culture individualiste (et non pas égoïste), c'est-à-dire qui met en avant l’irréductible singularité de chaque être : elles sont alors le fruit d’une volonté d’expression et d’autonomie personnelle. Assurer que chacun-e participe à la décision et est en mesure de faire entendre sa position permet à tou-te-s de sauvegarder l’intégrité de leur personne et de ne pas abdiquer leur volonté propre au profit de celle des autres ou d’un leader. Certains groupes peuvent donc favoriser l’horizontalité et l’inclusivité (pas de chefs, participation de tou-te-s) dans le but essentiel de respecter l’individualité de chacun. Mais ce principe individualiste de base peut également être imprégné de considérations plus directement et plus consciemment politiques : l’horizontalité et la recherche du consensus naissent alors également d’un rejet de l’autoritarisme, d’une volonté de faire en sorte que personne ne puisse imposer à quiconque sa décision, et donc de favoriser l’égalité et l’autogestion. Individualisme et égalitarisme sont intimement liés, mais ce n’est sans doute que quand les positions individualistes parviennent à faire naître une conscience égalitariste – ou anarchiste – que la notion de consensus acquiert toute sa dimension et son efficacité.

De la nouvelle gauche à l’altermondialisme

La prise de décision au consensus n’est pas un fait historique récent, une nouvelle forme de dépassement de la démocratie majoritaire ; c’est un courant ancien qui a pour ainsi dire toujours existé parallèlement à d’autres modes de concertation. On peut le retrouver dans certaines sociétés dites « primitives », et il a été adopté par la secte protestante des quakers depuis le XVIIe siècle. Pour ne retenir que des groupements politiques récents ayant opté pour la prise de décision au consensus, on peut évoquer d’abord les mouvements de la nouvelle gauche étudiante aux États-Unis dans les années 1960, ainsi que le mouvement des droits civiques. Ces mouvements fédéraient de petits groupes locaux fonctionnant au consensus, mais sans que des règles spécifiques et définitives soient fixées en la matière. Si le consensus était alors pensé comme un instrument d’émancipation individuelle, il constituait davantage une pratique spontanée qu’une procédure institutionnalisée. C’est peut-être ce qui le rendait imparfait et qui a conduit de nombreuses femmes à créer leurs propres groupes en réaction au sexisme qui existait dans les collectifs prétendument égalitaires de la nouvelle gauche. C’est donc dans le mouvement féministe de la fin des années 1960 que les modes d’organisation et de prise de décision ont commencé à devenir un aspect central. Ce qui ne signifie pas pour autant que le système est alors devenu parfait. De nombreuses désillusions et frustrations sont nées des défauts et difficultés liés à la prise de décision au consensus, qui exige à la fois responsabilité et conscience politique de la part des participant-e-s. Mais c’est sur la base de ces expériences féministes que les mouvements suivants ont construit leur organisation. Beaucoup des mouvements écologistes qui se sont développés dans les années 1970 en Europe et aux États-Unis ont repris et essayé d’améliorer ce fonctionnement égalitaire et consensuel, en s’inspirant notamment des expériences anarchistes espagnoles et sud-américaines des grupos de afinidad (groupes d’affinité). Cette expérience accumulée s’est retrouvée dans les mouvements radicaux des années 1980 et 1990, et s’est véritablement diffusée à grande échelle avec l’émergence d’une nébuleuse altermondialiste dans le sillage des premiers soulèvements zapatistes (1994). À partir de la fin des années 1990 et du début des années 2000, ce sont des réseaux militants altermondialistes comme l’Action mondiale des peuples ou le Direct Action Network américain qui ont peut-être le mieux représenté le fonctionnement au consensus. Nourri dans les mobilisations transnationales, celui-ci s’est aussi largement diffusé, au point qu’on peut maintenant le retrouver dans des groupes locaux n’ayant jamais participé à un contre-sommet international. C’est toutefois souvent la proximité avec la nébuleuse altermondialiste qui permet de rendre compte des pratiques organisationnelles adoptées. Ainsi, bien qu’ils fonctionnent formellement sur les mêmes principes et valeurs, on constate d’importantes différences entre certaines organisations anarchistes classiques, relativement peu investies dans les réseaux altermondialistes, et les groupes d’activistes directement impliqués dans la protestation transnationale. Car il y a plusieurs façons de pratiquer la prise de décision égalitaire et consensuelle.

Des idéaux aux processus

Un mouvement comme le Direct Action Network, même s’il ne s’est pas construit à l’origine sur une adhésion aux théories anarchistes et si ses membres ne sont pas nécessairement des grands lecteurs de Proudhon, Bakounine et consorts, se définit largement comme anarchiste en raison de son attachement aux principes égalitaires et autogestionnaires. Mais le fonctionnement d’un tel réseau est finalement assez différent de celui d’une organisation comme la Fédération anarchiste, par exemple. On peut évidemment évoquer la structure réticulaire plutôt que fédérale du premier, mais c’est aussi et peut-être surtout la façon dont les décisions sont collectivement élaborées et prises qui différencie les deux collectifs. Si l’un et l’autre font preuve du même rejet de la prise de décision à la majorité (simple) comme essentiellement oppressive, car négatrice de l’égalité des individus et de leur autonomie, ils ne lui opposent pas exactement le même modèle.

Sans doute faut-il évoquer en premier lieu une différence de vocabulaire : alors que les altermondialistes parlent de consensus, les anarchistes organisés évoquent plus souvent la notion d’unanimité. En pratique, les deux termes peuvent être parfaitement synonymes, dans la mesure où l’idée est dans chacun des cas qu’une décision doit être approuvée par tous les membres du collectif. Mais en pratique, on constate souvent que la notion d’unanimité se focalise davantage sur la prise de décision elle-même alors que celle de consensus intègre d’abord l’idée d’un processus délibératif.

Le consensus, tel qu’il a été conceptualisé par de nombreux groupes radicaux d’inspiration libertaire, issus de la nébuleuse altermondialiste, est un processus, une façon de se comporter les uns vis-à-vis des autres qui met l’accent sur le respect mutuel et la créativité. C’est une façon de faire qui cherche à assurer que personne ne puisse imposer sa volonté à d’autres et que toutes les opinions soient entendues. Ce processus se veut donc égalitaire et anti-autoritaire. Il vise à la fois à préfigurer une société future dépourvue de domination et à agir aujourd’hui en cohérence avec ses idéaux. Mais ce qui fait sa particularité, c’est que les positions personnelles sont supposées évoluer avec la délibération. Elles ne sont donc pas considérées comme figées. Le but du processus délibératif est de trouver un terrain commun dans la diversité des positions. Il faut par conséquent chercher ce qu’il y a de bon et d’intéressant dans les arguments des autres plutôt que d’essayer de les réfuter en montrant leurs mauvais côtés. Le consensus n’est donc pas un compromis ou la recherche du plus petit dénominateur commun, mais une quête de créativité, une recherche de solutions qui puissent satisfaire tout le monde. Cela peut impliquer d’abandonner purement et simplement les propositions initiales au profit d’une nouvelle position qui tienne compte des aspirations et des objections de chacun-e. L’important, au final, est que chaque participant-e ait le sentiment que son point de vue a été entendu et pris en compte.

Le concept d’unanimité quant à lui ne suppose pas nécessairement ce processus délibératif préalable ; il repose sur l’adhésion générale aux propositions en débat, qui sont adoptées s’il n’y a pas d’opposition. Bien sûr, si des objections se manifestent, les propositions peuvent être reformulées afin d’en tenir compte. Dans ce cas, on se rapproche alors formellement d’un processus délibératif, et donc du consensus. Le risque, si l’on s’en tient à une prise de décision à l’unanimité sans travailler véritablement sur la construction préalable de positions consensuelles, est de voir plus fréquemment émerger des oppositions et donc d’éventuels blocages de l’organisation.

Procédures formelles et styles organisationnels

Pour pallier ce risque, les partisan-e-s du consensus ont élaboré tout un ensemble de procédures formelles visant à améliorer la qualité de la délibération. Il s’agit alors de procéder par étapes et de se doter de techniques destinées à faciliter l’émergence de positions consensuelles. Cela consiste notamment à présenter et à expliciter longuement les options initialement proposées, avant de recueillir les objections et d’adopter des amendements ou de formuler de nouvelles propositions. Pour permettre un débat serein et efficace, différents outils sont disponibles. On peut citer en premier lieu la désignation d’un-e ou deux animodérateur/trice(s), chargé-e(s) notamment de noter les différentes propositions et objections, de les synthétiser et de reformuler les propositions. L’animodérateur/trice s’assure également de la libre participation de tous au débat et tient donc la liste des tours de parole. En effet, ce mode de délibération suppose que chacun demande formellement la parole afin d’éviter le plus possible que quelques-un-e-s ne la monopolisent. Cela suppose à la fois d’attendre son tour pour parler, et de ne pas interrompre celui/celle qui parle. Dans certains groupes, afin de favoriser l’expression des plus discret-e-s ou timides (ou, pour le dire plus brutalement, des plus dominé-e-s), on donne la priorité à celles et ceux qui ne se sont pas exprimé-e-s depuis longtemps. On peut également recourir aux signes de la main qui rendent les débats plus fluides : ils permettent à celles et ceux qui ne sont pas en train de parler d’exprimer leur adhésion ou leur circonspection par rapport à ce qui est dit sans interrompre l’orateur/trice, ou encore d’intervenir directement dans le débat pour apporter une précision technique indispensable sans devoir attendre longuement son tour de parole. Enfin, il est possible de procéder à un ou plusieurs « tour(s) de table » qui permet(tent) de recueillir toutes les opinions en donnant à chacun-e l’occasion de s’exprimer sur la question, de façon posée, sans avoir à demander préalablement la parole. Bien d’autres techniques encore peuvent être utilisées, en fonction des habitudes et de la composition des groupes.

À travers ces exemples, on voit à quel point l’élaboration égalitaire et inclusive d’une décision collective suppose efforts et procédures spécifiques pour être optimale. L’objectif est bien sûr d’empêcher autant que possible que quelques individus ne s’imposent dans les débats pour imposer leur volonté. Pourtant, certain-e-s militant-e-s (et notamment des individus se revendiquant de l’anarchisme) rejettent parfois les tours de parole au motif qu’ils constitueraient une atteinte à la liberté d’expression personnelle et au principe d’autogestion. Cela traduit toutefois une méconnaissance ou une négation du fonctionnement de la domination sociale, qui ne réside pas dans le fait de fixer des règles de prise de parole, mais bien dans celui de laisser les plus à l’aise à l’oral et les plus déterminé-e-s monopoliser les débats.

Il n’est pas nécessaire de multiplier les procédures formelles pour assurer l’égalité de tous. Toutefois, les différents outils facilitent les débats et constituent des garde-fous contre les tentations autoritaires ou les solutions de facilité qui font préférer la rapidité des procédures à la qualité des échanges. Les fonctionnements dépendent de chaque groupe, de son histoire, sa composition et donc de sa culture. Les organisations d’inspiration libertaire les plus récentes tendent à se conformer davantage au modèle du consensus, et cela d’autant plus si elles ont participé à des mobilisations altermondialistes. Et une même organisation peut recourir à différents systèmes. Ainsi, les groupes fédérés peuvent reposer sur le consensus, avec éventuellement un recours à des procédures formelles, tandis qu’au niveau fédéral, et notamment en congrès, c’est une version plus simple de décision à l’unanimité (dans le cas de la Fédération anarchiste) ou à la majorité renforcée (dans le cas d’Alternative libertaire, par exemple) qui s’impose.

De la difficulté de prendre collectivement des décisions

Les limites et problèmes de la prise de décision à la majorité simple ne sont plus à démontrer. Cette pratique implique en effet la domination de la majorité sur une minorité qui peut être numériquement importante. Les procédures à la majorité renforcée (2/3 ou plus, par exemple) entraînent, dans une moindre mesure, le même type de problèmes, mais jouissent aussi du même avantage : ils permettent une prise de décision relativement rapide et évitent les blocages liés aux oppositions. C’est l’efficacité qui est privilégiée, au détriment du principe d’égalité et de respect de l’autonomie individuelle.

Il n’y a pas de consensus sans possibilité pour un individu de bloquer une décision. Mais cette possibilité est censée garantir la prise en compte de toutes les opinions plutôt que d’offrir à un-e seul-e le pouvoir d’empêcher le collectif d’agir. Une opposition ne doit pas être formulée à la légère : elle est théoriquement supposée empêcher une action qui serait néfaste pour le groupe ou contraire à ses principes et ne doit pas représenter un moyen pour une seule personne d’exercer un pouvoir sur le groupe. Cela implique que les participant-e-s à la prise de décision partagent une conception commune du groupe et de ses valeurs, faute de quoi les accords sont difficiles à conclure. Dans ce cas, les désaccords aboutissent soit à un blocage, soit à une scission.

Une délibération de qualité, accompagnée de procédures formelles, doit normalement faciliter le consensus, mais cela implique à la fois de longues discussions et un accord au moins tacite des participant-e-s sur les buts à atteindre et les moyens légitimes pour les atteindre. Par conséquent, le consensus est relativement difficile à obtenir, quelle que soit la taille de l’organisation. Il suppose fréquemment une homogénéité culturelle et sociale (blancs de classe moyenne, socialisés dans le même type d’organisations et d’actions) que les militant-e-s ne reconnaissent pas toujours. Se pose alors la question de la viabilité du projet et des pratiques anarchistes à une grande échelle et dans une population diversifiée socialement et culturellement. Pour être possible, la recherche de consensus requiert donc probablement un certain degré d’éducation aux principes égalitaires et donc d’homogénéisation de cette population.

Refuser le pouvoir et la domination et choisir de s’organiser de façon égalitaire sont des défis. Ils impliquent du temps et des efforts spécifiques, pour surmonter une habitude acquise dans les démocraties à trancher les débats à la majorité. Sans doute même impliquent-ils plus de vigilance qu’il n’est souvent de mise dans les organisations anarchistes. Car prendre des décisions à l’unanimité ne signifie pas nécessairement que la voix de chacun-e a été entendue. Il faut en effet prendre garde à ce que l’absence d’opposition ne cache pas la domination des plus charismatiques sur celles et ceux qui s’estiment moins légitimes à exprimer leur point de vue. Pour ce faire, des procédures formelles existent, qui enlèvent de la spontanéité aux débats, mais garantissent leur inclusivité. Reste à avoir conscience que l’égalité formelle n’empêche pas toujours l’émergence de leaderships informels, qui doivent faire l’objet d’une vigilance de tous les instants.

in Le Monde libertaire n°1640 (16-22 juin 2011)

http://www.monde-libertaire.fr/debats/14690-lanarchisme-en-pratiques-egalite-et-anti-autoritarisme-dans-les-prises-de-decision

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 20:26

A ne pas rater : dernier numéro avant l'été 2011, pendant le quel paraîtra un hors-série !

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?  Cliquez ici !

 

ML-1641-recto.jpgML-1641-verso.jpgSommaire

Actualité

Mort aux vaches…, par J.-M. Raynaud, page 3

Une soirée aux urgences, par Félix et Mohamed, p. 4

Syndicalisme d’été ?, par L. Barbesois, p.5

Solidarité avec Valéo Corée, par Isabelle et Sung-ai, page 5

Des brèves, un strip, p. 6

Potkinisme

Le laboratoire des chèvres, par N. Potkine, page 7

Actualité fédérale

Petit bilan du 68e congrès de la FA, par J. Bournique, p. 8

La convergence concrète avec les anarchistes, p. 8

Arguments

De la pénurie de neurones en milieu médiatique, par M. Silberstein, p.10

International

Le zapatisme oublié, par G. Goutte, page 14

Histoire

Les diggers de San Francisco, par Y. Frémion, page 16

À lire

Osons l’utopie, par T. Guilabert, page 19

Anarcho-syndicaliste et féministe, par S. Fjeldsted, p. 19

Mouvement

C’est pas du cinoche!, page 21

La Rôtisserie en péril, page 21

La + phonique des radios, p.22

Agenda estival, page 23

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 21:56

Salut,
prochain Rdv avec le groupe libertaire Lochu-Ferrer & la FA Vannes-Lorient, ce dimanche 26 juin, au Pont de St Goustan à Auray pour un pique-nique ! (cf. agenda).

Argh, le squatt & atelier de vélos, le Crade, de Concarneau a été expulsé jeudi 23 juin à 6h30 ! Rentrée sans sommation par la vitre.  Matériel dans un garde-meuble, disponible pendant un mois. Réunion avec diffusion d'un tract sur le marché samedi 25, devant les Halles... Si vous n'êtes pas près de Concarneau, vous pouvez manifester votre soutien en écrivant à crade29@gmail.com.

A noter que l'apparente influence des réseaux dits sociaux que serait fesse de bouc (facebook...) sur les mouvements populaires, contestataires (osons "révolutionnaires", avec des touches libertaires indéniables en Espagne chez les IndignéEs)... nous a touchéEs à notre tour ! On s'est donc doté d'un portail facebook et vous pouvez devenir amiEs ! C'est là que ça se passe : 
http://fr-fr.facebook.com/people/Ren%C3%A9-francisco-Lochu-ferrer/100002490451620
Si ça peut faire participer peu ou prou à une révolution sociale et libertaire...

La journée Mamm Douar, fête des résistances écologiques en Bretagne, prévue à Arradon samedi dernier, 18 juin, a été annulée à cause de la  force du vent, qui n'a pas permis l'installation des barnums, etc...

V'là donc un agenda, avec peu de dates cet été sauf du côté de Notre Dame des Landes (44) contre l'aéroport où ça bouge bien ! Un village autogéré se met d'ailleurs en place à partir du 11 juillet pour  plusieurs semaines (Cf. agenda)
et, autre événement sympathique, le 12 août à Guéméné Sur Scorff où sera en concert Christian Leduc, chansonnier libertaire plein d'humour  (même pas lourd !).

Par ici, on profite du beau temps pour poser affiches et autocollants. Il faut bien mettre les estivantEs en condition ! ;-)

L'été permet de se livrer aussi plus pleinement à la lecture et à d'autres plaisirs (nous recommandons : http://www.osezleclito.fr/), cette lettre d'infos va donc se raréfier durant les 2 prochains mois.
Il y aura aussi d'ici quelques jours le hors-série d'été du Monde libertaire.
Après le plaisir des yeux, n'oublions pas le plaisir des oreilles avec Radio libertaire : http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3

Dans l'agenda, par rapport au précédent, les nouveautés débutent par *
Il va toujours sans dire que le groupe libertaire ne se reconnaît pas obligatoirement ni intégralement dans tout ce qui est présenté.

Anarchas salutations,

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Dimanche 26 juin - Auray (Port de St Goustan) - Pique nique du groupe libertaire Lochu - Ferrer & FA Vannes - Lorient - Ce sera aussi le 1er anniversaire des caméras de vidéosurveillance dans un lieu public à Auray. RDV à midi - Chacun, chacune apporte une préparation et / ou une boisson et on partage (préparations végétariennes & végétaliennes  appréciées) - Table de presse libertaire et militante

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Vendredi 1er juillet - Rennes - Redistribution de légumes et repas collectif par le restaurant de la maison de la grève - au bar Le Delta  (36 rue Legraverend) - infos : http://maisondelagreve.boum.org/

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* Vendredi 1 juillet - Nantes - Concert de soutien aux PrisonnierEs politiques du $hili dits « DU 14 AOÛT » - de 16h à 23h30 - Au skwatt l'Inter-minables, 117 route de Rennes. Bus : Lignes 25/32, arrêt "Bout des pavés" - Infokiosk participatif (ramène tes docs) ; projection / discussion à propos de la situation des prisonnierEs ; apéro-bouffe ;  Concert : Buffet Froid, Folk de St-Nazaire // Maggy Whackers, Punk folk  celtik de Nantes // Autonoma Paradise & The Dreadlocks Terror, Crust  de Belgique // + Guests -  Tout est à prix libre. Infos : https://nantes.indymedia.org/article/23976

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* Samedi 02 juillet - Le Saint (56) - Non à une carrière industrielle - 11h : Rassemblement contre le projet du groupe Cointo Pigeon d’exploiter  100.000 tonnes de granulats (fonds de routes) par an... Parce que le Centre Ouest Bretagne est le POUMON, le Château d'eau et le Coeur de l'agriculture vivrière de l'Ouest de la région Bretagne. Appel à soutien  à l'association PNCV à LE SAINT. http://pncdv.buzzkompany.info/

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* Samedi 2 juillet - Soulvache (44) - Dans l'éco lieu "la grée" : les amis de plein grée vous invitent à leur troisième cabaret. 19h : spectacle "Cette fois là... conte Ultra-moderne", duo "Flamencaclown" (danse, musique, clown), improvisation voix, sons, bruitages, instruments, poésie et humour avec "Morbac" - prix libre - Venir avec un plat à partager - Détails : http://lagree.cc/spip.php?article95

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Mercredi 6 juillet - Vannes - Cercle de silence en soutien aux  sans-papiers expulséEs ou menacéEs d'expulsion par l'Etat français -  18h30 Esplanade du port

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Du vendredi 8 au dimanche 10 juillet - La Pâquelais (Vigneux de Bretagne  44) - 3 jours de résistance contre l'aéroport de Notre dame des Landes, pour un autre choix de société. Camping, débats, conférences, expos, animations culturelles, concerts, action symbolique, pique-nique... Thèmes : énergie et climat, souveraineté alimentaire, justice sociale. Infos et détails : http://ete-2011-resistance-ndl.blogspot.com/

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* Samedi 09 juillet - ND des Landes (44) - Appel à convergence des luttes anticapitalistes lors d'un village autogéré (du 11 juillet à la  fin du mois), à l'occasion de la tenue en France du G8 et du G20 - Au  lieu dit la ZAD (zone à défendre... contre le projet d'aéroport) -  Agenda : 1 au 8 juillet- semaine de préparation du village, récupération du matériel sur la ZAD
  9 juillet : action d’investissement d’un terrain pour le montage
  11 juillet : ouverture officielle du village
  Centre de Convergence à Nantes du 1er au 11 juillet : L’inter-minables – 117 route de Rennes – 44700 Orvault
Détail : https://nantes.indymedia.org/article/23975

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* Vendredi 12 août - Guémené-sur-Scorff (56) - Chansons artisanales et rebelles avec le chansonnier libertaire (chansons françaises à textes & humour) Christian Leduc - Aux Sabots Rouges, 6 rue Bisson - 3  euros

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Samedi 15 octobre - Rennes - A l'appel de la Coordination  Antinucléaire Ouest (Basse Normandie, Bretagne et Pays de Loire),  journée antinucléaire : pique-niques, manifestation, concerts (La  catastrophe  en cours de Fukushima et la contamination planétaire qu’elle entraîne sonnent l’alarme : il est urgent de sortir du nucléaire. Le commerce du plutonium et la technologie EPR hypothèquent l’avenir de la France et de l’humanité. Dans l’Ouest, l’arrêt immédiat du chantier EPR - THT s’impose. La coordination invite d’ores et déjà les élus du peuple à  prendre position. La transition énergétique est inéluctable. Après Tchernobyl et Fukushima, ceux qui s’y opposent seront à coup sûr qualifiés de  criminels par les millions de victimes de l’industrie nucléaire)

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:07

 

Le 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl et l’accident de Fukushima le 11 mars 2011 font revenir sur le devant de la scène les risques inhérents au nucléaire et au modèle qui l’a imposé.

Pour nous, anarchistes organisés au sein de la Fédération Anarchiste, il est plus que temps que chacun s’approprie les choix en matière de production et de distribution, en particulier de l’énergie. Cela implique la prise de décision collective et immédiate de l’arrêt des centrales nucléaires et de leur démantèlement. Les contraintes techniques sont telles que plusieurs décennies seront vraisemblablement nécessaires aux travailleurs de la filière pour le mener à bien.

Mais on ne peut se contenter d’une simple sortie du nucléaire, et la fuite en avant que constituent les gaz de schiste n’est pas une solution. Les besoins en énergie dans le monde sont croissants. Cela n’est pas une fatalité si l’on considère la quantité des besoins factices produits par le système capitaliste.

La ressource énergétique échappe aux populations, dépossédées par les Etats et les firmes privées qui font de l’énergie un enjeu commercial et géopolitique. Les populations les plus pauvres ont très difficilement accès à l’énergie produite. Il faut aller vers une réorganisation autogestionnaire, fédéraliste et égalitaire de la production et de la distribution des énergies.

Motion adoptée au 68e Congrès de Corbigny de la Fédération anarchiste des 11, 12 et 13 juin 2011
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 20:32

Par intervalles réguliers, le public français s'émeut des conditions de détention imposées aux prisonnier-es. Pour y remédier, le gouvernement produit généralement un miracle apaisant : un Rapport. Aujourd'hui, le rapport est déjà là, c'est celui du député UMP Eric Ciotti.


Des murs de souffrances déjà connus.

En France, les 191 centres pénitenciers disposent de 56 000 places. Ils accueillent en fait plus de 64 000 détenu-es. La séropositivité y est sept fois supérieure à celle de « l'extérieur », près de la moitié des détenu-es sont sujets à la dépression et près d'un quart seraient atteints de troubles psychotiques graves. Et au-delà des régulières automutilations, le taux de suicide y est cinq à six fois supérieur à la moyenne nationale (l'un des plus élevés d'Europe). Sans même parler des violences sexuelles, qui ont l'avantage de garantir un certain ordre souhaité par l'administration pénitentiaire.

Amnesty international et l'ONU ont déjà dénoncé cet État de faits. Dernièrement encore, SOS racisme portait plainte contre la politique communautariste d'un centre particulier. Mais rien n'y fait, le gouvernement continue sa torture en toute quiétude.

 

Incarcérer plus, pour emprisonner plus.

Dans ce nouveau rapport, on est évidement loin d'une analyse abolitionniste à la Angela Davis (Les goulags de la démocratie, 2006). Le problème n'étant pas l'enfermement mais la surpopulation galopante, l'évidence s'impose : il nous faut construire davantage de prisons. Pour Ciotti, il s'agit de réaménager la détention afin d'éviter certaines dérives. Son objectif pour 2018 : des nouvelles « Machines à fabriquer les délinquants »1 acceptant 80 000 places. « Et on pourra bien les tasser un peu plus si besoin ; y compris dans des immeubles privés loués à cet effet ».

Inutile pour lui de se questionner sur ce que produit la prison. Inutile d'aborder la question des « infractions » sous l'angle des conditions sociales qui les créent. Que l'immense majorité soit incarcérée pour des délits mineurs (vols, etc) en lien avec les nombreuses inégalités : une fausse corrélation ! Le député, payé plusieurs milliers d'euro, semble incapable de saisir l'affront quotidien que représentent les vitrines clinquantes pour les pauvres aux poches vides.

 

Retour aux vivant-es.

prison-yly.jpg

La taule produit une somme de souffrances explosive ; les propos des emmuré-es, accessibles par exemple grâce à la revue L'envolée 2, en témoignent dans la douleur et la détermination. Quiconque entend cette parole rageuse rejette « l'objectif Ciotti ».

Mais encore faut-il accéder à cette parole, qui peine à s'évader. Et, surtout, encore faut-il la considérer pleinement.

On n'est décidément pas sorti de l'auberge... carcérale.

Yly

 



1 Titre d'un vieux livre, de l'anarchiste Jacques Lesage de la Haye

2 La revue peut être téléchargée sur le site: http://lejournalenvolee.free.fr/

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:28
Sous la soutane, la famille

Dans les nouveaux manuels de sciences de la vie et de la Terre (SVT) des classes de première L et ES, qui entreront en vigueur à la rentrée de septembre, on trouve, conformément au programme édicté par le ministère de l’Éducation nationale, l’étude des inégalités sociales hommes-femmes (module « Féminin/Masculin » ; nouveaux chapitres « Devenir homme ou femme », « Vivre sa sexualité », « Maîtrise de la procréation »). Il est rare que l’on se félicite d’une initiative de ce ministère dans ce journal, mais en l’espèce cette innovation quant aux contenus enseignés est appréciable. On y apprendra notamment que « les facteurs affectifs et cognitifs, et surtout le contexte culturel, ont une influence majeure sur le comportement sexuel humain » (séries littéraire et économique et sociale), que « si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée », que « l’activité sexuelle est associée au plaisir » (en série scientifique). Toutes choses évidentes pour nous, mais l’affirmation de ces thématiques et de ces positions dans le cadre scolaire est à noter. Plus encore, aborder la question sexuelle via la théorie du genre dans des manuels de biologie indique une prise en charge épistémologiquement originale d’une question qui fait donc intervenir de manière intriquée des facteurs biologiques, psychologiques, sociaux. Bien entendu, aborder cette question ainsi, c’est rendre caduc, voire grotesque, le modèle classique de la famille, du couple, de la sexualité, etc., tel qu’il est proclamé par l’Église catholique (et par les autres cultes, bien sûr).

Branle-bas de combat chez les cathos


Encore une annus horribilis pour les agenouillistes. Christine Boutin, ex-ministre de Sarkozy et présidente du Parti chrétien-démocrate 1, s’empourpre et proteste auprès de Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale : « […] Nous ne pouvons accepter que l’école devienne un lieu de propagande, où l’adolescent serait l’otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d’imposer une vision de la “normalité” que le peuple français ne partage pas », pour demander le retrait des manuels.
Imaginez la tête des profs du lycée Saint-Joseph de Draguignan, aux mains des dominicaines du Saint-Esprit, lorsqu’ils ont reçu les nouveaux manuels ! Pour les autorités religieuses mises en branle par la situation, « ces chapitres […] sont une attaque en règle contre la loi morale naturelle, rejetant toute signification anthropologique et éthique à la différence naturelle des sexes », comme le précise, par exemple, le responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon et également enseignant à l’Institut politique Léon Harmel-Fondation Jérôme Lejeune 2. Il s’insurge contre le sexe-plaisir, la sexualité libérée de l’injonction reproductive imposée par le dogme qu’il chérit : « D’une manière générale, c’est la sexualité humaine qui est totalement “désacralisée” au fil des pages. La masturbation, martèle Belin 3, jadis encouragée dans l’Antiquité, n’est devenue un “péché” qu’avec “l’avènement du monothéisme en Occident”. Le même éditeur fait d’ailleurs de cette pratique un critère de puberté ou indicateur de maturité sexuelle. » Et, tout à son désarroi, de citer la « Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la collaboration de l’homme et de la femme dans l’Église et dans le monde 4 » du 31 mai 2004, rédigée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, aux mains à l’époque du cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI : « Ainsi, le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création, et donc destinés à subsister par-delà le temps présent. »

La reconquête à petits pas ?


Sans dramatiser, mais en restant vigilants, on peut se demander si cette offensive, il est vrai bien normale de la part de la secte catholique, ne précède pas, ou même n’aide pas à en établir une autre, celle contre l’enseignement de l’évolution à l’école. Je n’ai pu exposer ici que quelques-uns des extraits choisis par le « bioéthicien » cité ci-dessus ; ils attaquent principalement l’idée matérialiste et darwinienne que l’humain appartient au monde animal, qu’il est un être façonné par l’évolution biologique puis par l’évolution culturelle, que le plaisir fait partie de son répertoire comportemental, que sa sexualité connaît des modalités multiples et inventives, qu’il n’a pas d’âme... On retrouve cette même inquiétude chez les cathos intégristes, comme sur le site Chrétienté Info, benoitement sous-titré « Coopérateurs de la Vérité », où un proche de Bernard Antony (figure majeure du FN et président de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne – Agrif) et de Reconquête (la revue de Bernard Antony) se dévoile : « Cette idéologie [la théorie du genre] se combine naturellement à une autre idéologie, elle-même enseignée depuis longtemps : l’évolutionnisme, qui dissout la spécificité humaine. »

Carcharodon Carcharias, groupe Louise-Michel de la Fédération anarchiste

Texte paru dans le monde libertaire 1640 (16-22 juin 2011)



1. Qui se présente ainsi : « Parti associé et fondateur de l’UMP […], le Parti chrétien-démocrate a une vocation : donner à la France une nouvelle génération de responsables politiques qui fondent leur engagement sur le respect de la personne, de sa conception à sa mort naturelle. »
2. Jérôme Lejeune : biologiste qui fut l’un des chefs de file du mouvement anti-avortement français.
3. Un des éditeurs de ces manuels.
4. Cette lettre commence ainsi : « Experte en humanité, l’Église s’est toujours intéressée à ce qui concerne l’homme et la femme. » (Je souligne.) 

 

1640Cures

 

 

Panneau apposé dans une forêt autrichienne pour empêcher l'accès aux curés pédophiles (si, si il y en a !)... sans doute serait-il pertinent de trouver un tel panneau aux entrées des écoles publiques pour faire barrage à toute forme d'obscurantisme religieux... (dont l'Eglise catholique n'a pas le monopole ! car il est partagé par l'ensemble des religions !)... Si tous les religieux ne veulent certes pas mettre la main sur les corps, ils aimeraient en tout cas avoir l'emprise sur les cerveaux !

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 10:56
Samedi 18 juin à 17 heures se déroulait un rassemblement à Paris, Place Louis Lépine (4éme), appelant à chanter Brassens devant la préfecture de police. La Fédération anarchiste s’associait à cette action qui faisait suite à une récente condamnation pour avoir lancé "Hécatombe" aux oreilles de pandores dont le sens de l’humour ne semblait pas ȇtre la qualité première. Alors que l’ambiance était calme et bon enfant, l’intervention policière l’a été beaucoup moins : deux camarades sont en garde à vue au commissariat du 4e arrondissement . Il leur est reproché outrage, rébellion et violence envers des représentants de l’ordre. En réalité, poussés dans le dos au moment où ils devaient descendre les escaliers  ils se sont raccrochés à ce qu’ils pouvaient dans leur chute pour éviter de se faire très mal, ce qui a servi de prétexte aux représentants de la loi républicaine pour exercer leur droit à cogner à tout-va. La Fédération anarchiste condamne ces arrestations et demande la fin immédiate de la garde à vue, elle réaffirme que tant qu’il subsistera un seul policier, la liberté d’expression sera un vain mot.
Fédération anarchiste, le dimanche 19 juin 2011.
Les 2 copains ont été relâchés ce dimanche 19 juin peu après 15h. Ils sont passés sur Radio libertaire un peu après : http://backup.radio-libertaire.org//dimanche/dimanche15h30/dimanche15h30.mp3 (leur interview débute au bout de quelques minutes) et ce dimanche matin a eu lieu 2 heures d'émission sur le thème de la liberté d'expression, rapport à ces événements ! Et c'est écoutable ici 7 jours (l'émission débute au bout d'une dizaine de minutes) : http://backup.radio-libertaire.org//dimanche/night7_10/night7_10.mp3
Vidéo de la scène réalisée par Télé Bocal : http://www.dailymotion.com/video/xji2y1_brassens-et-les-cognes_news


Vive les enfants de Cayenne, à bas ceux de la sûreté !

 

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Communiqué de la FA appelant à ce rassemblement...

mercredi 15 juin 2011
 

Alors qu’il est considéré comme un poète majeur du 20ème siècle, alors qu’a lieu une expo à la Cité de la Musique intitulée Brassens ou la liberté, et qu’en même temps son nom est donné à des écoles, des collèges, des lycées, des arrestations ont eu lieu à plusieurs reprises ces derniers jours pour avoir chanté des couplets du compagnon Georges Brassens à la face des cognes. La Fédération anarchiste appelle à participer à un rassemblement samedi 18 juin à 17 heures , Place Louis Lépine, métro Cité, mais descendre à Etienne Marcel ou Chatelet serait préférable pour éviter les mauvaises rencontres. Les participants seront invités à chanter Au marché de Brive la Gaillarde à ceux qui ne veulent pas l’entendre, venez nombreux !

 
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Georges Brassens, 1952.
HÉCATOMBE


Au marché de Brive-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture,
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant toute mesure
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores
Être à deux doigts de succomber,
Moi, je bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra !"

Frénétique l'une d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier : "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie !"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elles serrent comme un étau.

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons,
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas.
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas.
On fera abstraction du côté un brin mysogyne de ce texte...
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:39

affichette surveillance auray 4Ce vendredi 3 juin, à Auray, après un "apéro dinatoire" (yeah !) pris en commun avec la caravane des gueuses et gueux, la discussion s'est décomposé en 4 parties :
- la 1ère présenta la problématique de la vidéosurveillance à Auray, dans le Morbihan et ailleurs (en 10 minutes) ;
- la 2ème fut une intervention de 20-25 minutes de Jean Pierre Tertrais (texte ci-dessous) qu'on remercie d'avoir fait le déplacement. Il est l'auteur de la brochure " le contrôle social en société dite démocratique", qui inclut la vidéosurveillance dans une logique plus globale que se donnent l'Etat et le système capitaliste pour nous encadrer et prévenir une éventuelle contestation radicale,
- la 3ème, dans le prolongement de ce qui précède, fut une présentation de la caravane des gueux et des gueuses contre les politiques sécuritaires et liberticides, par des membres de la caravane eux mêmes et elles mêmes : nous les remercions aussi pour avoir fait étape à Auray !
- enfin, ce fut le débat, les échanges ! Au groupe libertaire Lochu, nous ne prétendons pas avoir de vérité toute faite. Nous nous défions des spécialistes et des avant gardes d'ailleurs. Au sein du groupe, nos approches ne sont pas monolithiques... Pour le débat, nous insistons sur le respect de la parole : on ne coupe pas la parole de celui ou celle qui cause, de même on évite de monopoliser la dite parole ! Comme on en a ressenti le besoin, une distribution de la parole a été mise en place.

 

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LE CONTROLE SOCIAL

 

Définition de François Bourricaud, sociologue : « ensemble de ressources matérielles et symboliques dont dispose une société pour s'assurer de la conformité de ses membres à un ensemble de règles et de principes prescrits et sanctionnés ».

 

C'est dire que le contrôle social ne s'exerce pas seulement par les institutions mais aussi par les populations sur elles-mêmes, par le biais du respect des traditions, des coutumes en matière d'habillement, d'alimentation, et surtout de liens familiaux. On sait que ce contrôle peut aller jusqu'au meurtre.

 

On connaît aussi les expériences de plus en plus développées de milices privées et bénévoles, de groupes de voisins organisant l'auto-surveillance de leur quartier, les appels à la délation.

 

L'exposé sera cependant axé sur l'aspect « lutte de classes », c'est-à-dire le contrôle d'une population par une classe au pouvoir.

 

Dans toute société, un groupe dominant tente d'instaurer la stabilité, le respect de ses propres valeurs. Rapidement, ce groupe ne tolérera plus l'existence de valeurs qui menacent son pouvoir, et se forgera des instruments pour contraindre les individus à partager ses valeurs, à remplir des rôles sociaux attendus, à adopter la conformité et l'obéissance, à adhérer à un consensus mou. L'institutionnalisation des normes se réalise soit par l'intériorisation, soit par l'établissement d'un système de sanctions.

 

Pendant longtemps, cet ordre moral a été assuré par la famille, l'Etat, l'école, l'armée, et peut-être surtout par la religion, leurs influences se renforçant mutuellement puisque leurs choix convergent pour assurer ce qu'on appelle l'ordre public, c'est-à-dire l'ordre bourgeois et capitaliste. La situation a évolué aujourd'hui ; les acteurs ne sont plus tout à fait les mêmes.

 

Les objectifs, eux, sont identiques : justifier les inégalités sociales, faire accepter l'ordre établi par ceux-là mêmes qui le subissent, en le légitimant comme naturel, voire comme divin. Prêcher la résignation. Favoriser l'apprentissage de formes de relations sociales fondées sur la soumission et l'aliénation. Privilégier des qualités telles que l'ordre ou la discipline au détriment de l'esprit critique. Valoriser le culte du chef et s'appuyer sur le charisme individuel. Faire adhérer à l'idéologie républicaine et à la patrie...

 

Le groupe dominant peut imposer ses valeurs de différentes manières. Il peut gérer en douceur les relations sociales si le rapport de forces est en sa faveur ; il devient agressif si son existence est menacée.

 

Depuis les années 1960 notamment, l'autorité, sous sa forme traditionnelle, a subi une crise. Ce qu'on appelle les démocraties libérales ont élaboré un système beaucoup moins visible, beaucoup plus subtil. La soumission et le contrôle des consciences sont acquis non par la force mais par la séduction. On entrait dans l'ère de l'exploitation douce, de l'oppression souriante. Les psychotropes, les antidépresseurs, le conditionnement, la manipulation, l'hypnose sont préférés à la matraque. L'autocensure à l'interdit. L'idéal étant une population docile qu'il serait inutile de contraindre parce qu'elle aurait l'amour de sa servitude.

« L'endoctrinement est à la démocratie ce que la coercition est à la dictature », écrivait Noam Chomsky.

 

Les progrès de la technologie ont été déterminants dans le perfectionnement des techniques de surveillance et d'encadrement collectif. Ce que les dirigeants souhaiteraient, c'est ce que nous décrivaient Aldous Huxley dans « Le meilleur des mondes » et George Orwell dans « 1984 ». Une société totalitaire mécanisée, standardisée, automatisée, débarrassée de la dimension imprévisible de l'Homme, du caractère aléatoire de la vie.

 

« Plus une société devient libre, plus il est difficile d'utiliser la force », écrivait aussi N. Chomsky. Mais si la technique est efficace, elle peut ne pas suffire ; c'est donc à un jeu permanent et pervers entre la carotte et le bâton que se livre le pouvoir.

 

Une surveillance hiérarchisée, continue et fonctionnelle, s'est progressivement mise en place, visant à rendre transparente la vie des citoyens ordinaires... tout en préservant l'opacité des activités des décideurs.

 

Le préalable reste, bien entendu, le formatage du citoyen, la « fabrication du consentement », c'est-à-dire la diffusion massive d'un message unique – la pensée unique – qui légitime le pouvoir en place. C'est la télévision qui jouera le rôle principal. Dans une revue de travailleurs sociaux, il était écrit : « La télévision est un outil de répression psychologique bien plus fort que n'importe quelle prison ». Quand on sait que 95% des foyers possèdent au moins un téléviseur qu'ils regardent en moyenne 3h30 par jour, on a une idée assez précise des dégâts commis.

 

Il s'agit d'orienter l'information, c'est-à-dire de la sélectionner. Ted Turner, patron de la CNN, affirmait : « Si nous ne mentionnons pas un événement, il ne s'est pas produit ». Il s'agit aussi, par la rotation rapide des images, de semer la confusion, d'empêcher de réfléchir en profondeur et d'exercer son esprit critique, d'éliminer tout débat de fond, de distraire l'individu, c'est-à-dire de le détourner de l'essentiel, de le réduire au rôle de spectateur passif. C'est un véritable programme de lobotomisation des cerveaux et de colonisation de l'imaginaire illustré par les propos de Patrick Le Lay, patron de TF1 : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau disponible ».

 

Il s'agit aussi d'intérioriser certaines valeurs : individualisme, compétition, caractère naturel de la violence et de la hiérarchie, valorisation de la réussite, religion de la croissance, foi dans le progrès technique... De renforcer l'identification à des modèles, notamment par le sport de haut niveau, excellent moyen de dépolitisation des masses. De développer aussi la culture d'entreprise qui consiste à susciter de l'intérieur l'adhésion de l'individu à une logique d'organisation, à un projet certes collectif, mais décidé par d'autres.

 

Parallèlement se développe une surveillance au quotidien dont le but est de répertorier les faits et gestes de la population pour identifier les « déviants » au modèle dominant, de les isoler puis de les neutraliser. Il ne faut donc pas s'étonner que les cibles prioritaires soient les opposants politiques, les responsables syndicaux, les militants des droits de l'Homme, les journalistes, les meneurs étudiants, les minorités, les anarchistes.

 

Parmi les outils de cette surveillance, citons : le fichage informatique avec l'interconnexion de nombreux fichiers, avec les traces informatiques laissées par les cartes de crédit, les appels téléphoniques ou la navigation sur Internet ; la vidéosurveillance dont l'objectif est la normalisation intériorisée des rapports entre dominants et dominés (600 000 caméras en France, dont 45 000 publiques) ; la surveillance dans le monde du travail (une étude estime que 67% des entreprises sont engagées dans une forme de surveillance intrusive de leurs employés) ; l'action sociale, c'est-à-dire la tentative par le pouvoir d'utiliser les travailleurs sociaux pour exercer une surveillance rapprochée des populations jugées difficiles, pour réintégrer de force les « improductifs » dans les liens du travail ; l'implication citoyenne, le processus électoral lui-même constituant un outil de contrôle d'une importance considérable, parce que ceux qui ne se soumettent pas à ce processus en s'abstenant de voter représentent une force précisément incontrôlable : ils pourront être tentés d'utiliser d'autres canaux pour donner libre cours à leur potentiel revendicatif (manifestations, occupations, grèves, émeutes, désobéissance civile...). Sans oublier la nouvelle loi LOPSI 2, la prévention de la délinquance, le fichier « base élève », les puces électroniques, les nanotechnologies...

 

Malgré ce contrôle diffus et généralisé qui engendre même la perte du sens de la vie privée, les classes dirigeantes ne parviennent pas à faire taire toutes les voix ; la résignation n'a pas encore triomphé définitivement. Et pour maîtriser les rebelles, les insoumis, des politiques répressives sont mises en place, largement accélérées par les événements du 11 septembre 2001. C'est la gestion policière, voire militaire, d'une situation économique et sociale de plus en plus dégradée.

 

Ces politiques sont servies par un discours : l'idéologie sécuritaire. Se voulant scientifique, neutre, apolitique, elle s'appuie sur quelques techniques bien connues.

° procéder à un amalgame, parfois grotesque, entre : terrorisme, trafic, violences urbaines, cambriolages, délinquance, agressions sexuelles.

° manipuler les statistiques ; le plus souvent en les gonflant artificiellement pour justifier l'urgence des forces de police.

° dissocier les violences qualifiées d' « irrationnelles », de « gratuites » de leur contexte socio-économique, évacuer la dimension politique du comportement des jeunes (même si ce n'est pas toujours le cas), dissimuler la délinquance comme expression de révoltes, et le suicide ou la conduite à risques comme conséquences d'un mal-être.

° minimiser la responsabilité policière dans la détérioration du climat social ou dans le déclenchement de certaines émeutes.

 

Ces politiques répressives se manifestent notamment sous deux formes :

° la criminalisation du mouvement social.Un peu partout sur la planète, des mouvements d'opposition se développent (injustices, exploitation, mondialisation...). Parce que ces mouvements remettent en cause la stabilité de l'ordre social, les gouvernements, les Etats durcissent les politiques sécuritaires, accentuant la criminalisation de ces mouvements sociaux et le harcèlement judiciaire des militants associatifs, syndicaux et politiques. Il s'agit de marginaliser, de discréditer une contestation jugée « irresponsable », d'assimiler tout mouvement radical à une activité terroriste, tout opposant à un simple casseur, toute résistance à du vandalisme. Il s'agit aussi d'asphyxier financièrement ces organisations.

 

° l'enfermement. Le système carcéral constitue un élément fondamental du contrôle social. Il s'agit bien du contrôle des classes dites dangereuses pour le pouvoir en place, puisqu'on y trouve essentiellement les victimes de l'accroissement des inégalités sociales. C'est l'incarcération de masse conçue comme politique de lutte contre la pauvreté. Et pas seulement aux Etats-Unis.

 

Alors quelles perspectives de lutte et de changement peuvent se dessiner ? On a vu tout à l'heure que, s'il se sent en danger, le pouvoir devient brutal, intransigeant. Or le capitalisme est en train de s'auto-détruire. C'est-à-dire qu'il a lui-même sapé les bases d'une croissance économique dont il s'est toujours servi pour surmonter ses contradictions internes, croissance dont il a absolument besoin pour se perpétuer. Ce système si sophistiqué est devenu très vulnérable. Mais ceux qui le servent sont prêts à aller jusqu'au bout. Le pouvoir économique et politique se prépare à ces difficultés, et notamment par les techniques de guérilla urbaine. L'enjeu dépasse donc de très loin le seul contrôle social.

 

 

 

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Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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