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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:58

« Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres. »
Nicolas de Chanfort


ML-1608-recto.gifML-1608-verso.gifSommaire

Oui, on continue ! par J.-P. Levaray, page 3

La protestation se durcit, par Julien, page 4

Archimerde, par Laurent, page 5

L’Autruche a dit, par F. Ladrisse, page 5

Les brèves, page 6

Le salon de l’auto envahi, par J.-P. Germain, page 7

Les soins interdits aux étrangers pauvres, Pathote, page 7

Enfants fichés, inspecteur zélés, par le CNRBE, page 8

À cheval sur les principes, par Patrice, page 9

No Border, entre le marteau et l’enclume, par V. Benito, page 10

Bons baisers d’Inde, par A. Roy, page 11

J’ai le coeur qui fait boum, par N. Potkine, page 14

Détruisons les préjugés, par Paco, page 15

La fivete du samedi soir, par M. Silberstein, page 16

Austro-Katho, par J. Segal, page 16

L’exil en polémique, par S. Gurucharri et T. Ibañez, page 17

Hors-la-loi presque hors-la-loi, par H. Hurst, page 20

Réappropriation ouvrière à l’écran, par I. Tillou, page 20

Vie du mouvement, page 21

Voix libertaire, page 22

S’instruire, s’amuser, applaudir…, page 23

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:12

Dans le Morbihan, la mobilisation ne faiblit nulle part ! C'était ENORME !

 

A Vannes, 18 000 personnes ont défilé, dont de nombreuses familles, des lycéens et lycéennes. La contestation est même montée d'un cran car une partie du cortège (emmenée par FO et par le collectif interprofessionnel de lutte Résistance 56, par des Sud et des Cgt) est restée bloquer le rond-point du Palais des Arts.

Renforcé par des manifestantEs lasséEs des manifs-promenades, conscientEs qu'il faille bloquer le pays pour faire plier gouvernement et patronat, un cortège s'est formé  pouVannes-16-oct-1.JPGr se diriger vers le rond-point Pompidou (celui qui donne sur les voies express). Autour du mot d'ordre sans ambiguïté : retrait pur et simple du projet retraites du gouvernement (et sûrement d'autres motifs de contestation  vu qu'il y en a à la pelle) ce rond-point a ainsi été bloqué durant 1 heure par plusieurs centaines de manifestantEs... créant une jolie pagaille, au grand désespoir d'automobilistes qui avaient oublié d'aller à la manif ce matin : on pourra dire que ça aura été leur participation ! Evidemment, comme bien d'autres, des militants et militantes du groupe libertaire Lochu Ferrer et Fédération anarchiste 56, partisan de la grève générale et des blocages, était dans cette frange la plus radicale (c-à-d qui s'attaque à la racine du problème en s'en donnant les moyens).

 

 

20 000 manifestantEs à Lorient ont scandé leur refus de la réforme des retraites. A l'initiative de la Cgt Sbfm, près de 300 sont entréEs au Palais des Congrès, où se réunissait l'association des maires du Morbihan, et ont interpellé les éluEs présentEs quant au dossier retraites. EluEs et Police qui semblent ne pas trop goûter les (pourtant sympathiques) surprises, furent un peu tendus...

 

Vidéo issue du Télégramme

 

 

A Pontivy, c'est toujours plus de 3 000 personnes qui ont protesté contre la réforme des retraites.

 

A Ploërmel, c'est à 1 600/1 800 qu'ils et elles se sont retrouvéEs pour clamer leur rejet du projet retraites du gouvernement. Rdv est pris pour le mardi 19 octobre, à 07h30 à la maison des syndicats, pour action de blocage.

 

A Belle ile, 250 personnes ont défilé.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 22:11

Si l'on en croît l'actuel secrétaire général de la CGT, la grève générale n'a, je cite, « jamais été pratiquée dans la pratique sociale de notre pays ». Thibault se trompe, à moins que l'on n'ait pas la même définition de ce qu'est une grève générale, c'est-à-dire une grève interprofessionnelle touchant en principe tous les travailleurs dans un pays ou une grève interprofessionnelle nationale de grande ampleur.

 

Ce que Jaurès, pourtant défavorable à la grève générale, expliquait comme suit : « Pour qu'il y ait grève générale, il n'est point nécessaire que la totalité des corporations entre en ligne, il n'est même pas nécessaire que, dans les corporations qui participent au mouvement, la totalité des ouvriers fasse grève. Il suffit que les corporations où la puissance capitaliste est le plus concentrée, où la puissance ouvrière est le mieux organisée, et qui sont comme le noeud du système économique, décident la suspension du travail, et il suffit qu'elles soient écoutées par un nombre d'ouvriers tel que, pratiquement, le travail de la corporation soit suspendu. » En d'autres termes, le travail de certaines corporations (transports, énergie) est vital à court terme pour le capitalisme et ce sont ces corporations qui sont en mesure d'imposer la grève générale.


Si l'on est d'accord avec cette définition, alors, Bernard Thibault sera d'accord avec moi pour dire que la France a vécu au moins trois grèves générales : en février 1934, en riposte à la manifestation réactionnaire du 6 février ; en 1936, quand la France fut paralysée à la suite de la victoire du Front populaire ; en 1968, enfin, lors de ces beaux mois de mai et juin. Quant au mouvement de 1995, il n'en fut pas une, même s'il a rempli à sa façon la même fonction en paralysant le pays au nom de la défense de la Sécurité sociale et du régime de retraites des fonctionnaires.


Bernard Thibault a déclaré ensuite que la grève générale n'était pas un moyen d'élever un rapport de forces. Ces trois moments historiques ont prouvé exactement le contraire. En 1934, la grève générale permit que s'intensifie le rapprochement entre la CGT réformiste et la CGTU communiste, ce qui allait aboutir à la réunification un an plus tard ; s'en est suivi une vague de syndicalisation des plus remarquables. En 1936, c'est l'aile révolutionnaire de la CGT (trotskystes et anarchistes) qui pousse à l'occupation des usines, et impose au gouvernement de gauche de répondre à ses revendications ; il le fera avec les Accords de Matignon. En 1968, c'est la grève générale qui fait enfin vaciller le gaullisme, donne les Accords de Grenelle, et ouvre la porte à dix années de luttes sociales et sociétales.


Bernard Thibault se trompe ou, plus vraisemblablement, il n'a pas été précis dans sa réponse. Il n'aurait pas dû déclarer : la grève générale « n'a jamais été pratiquée dans la pratique sociale de notre pays », ce qui d'ailleurs n'est pas une bien jolie phrase, même si on en saisit le sens. Il aurait dû dire deux choses intimement liées entre elles. Il aurait dû dire : « Des grèves en se généralisant ont donné des grèves générales », ce qui est historiquement juste puisque les directions confédérales CGT ne furent pas à l'initiative des mouvements de 1936 et 1968.

 

Il aurait dû ajouter : « La CGT, depuis qu'elle a mis en minorité les syndicalistes révolutionnaires à la fin des années 1900, n'a jamais mis en avant l'idée de grève générale. Pourtant l'idée de grève générale était inscrite dans la Charte d'Amiens de 1906 : le syndicat « prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. » Il a jeté aux oubliettes l’idée de grève générale parce qu’elle laisse entendre que le syndicat est l'outil par lequel le prolétariat organisé entend faire la révolution sociale, alors que les marxistes, réformistes puis léninistes, nous ont enseigné que le syndicat était réformiste par nature et que la révolution serait l'oeuvre des partis politiques, notamment du Parti communiste avec lequel nous sommes intimement liés depuis la Libération. Sur la question des retraites, notre modérantisme, qui s’explique en partie par le fait que les salariés n’ont plus le sentiment qu’ils sont une force, va nous mener à la défaite. Mais une défaite provisoire, nous comptons bien que, lors des prochaines présidentielles, la gauche l’emporte et révise cette loi dans un sens plus positif pour les salariés. » Si Bernard Thibault avait dit cela, je n'aurais rien eu à objecter.

 

Chronique extraite du site le monde comme il va

 


Si vous désirez en savoir plus sur l'idée de la grève générale :
Miguel Chueca (Textes rassemblés et présentés par), Déposséder les possédants – La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906), Agone, 2008.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 20:03

Compte-rendu de l'AG du 15 octobre

 Ce jour, s'est tenu la quatrième assemblée générale réunissant tous les secteurs en lutte.
Ce matin, aux côtés de militants syndicaux nous avons distribué des tracts pour appeler à la manifestation de demain, au Rond Point Pompidou.
Nous avons ensuite été devant le conseil général. Puis, en cortège bruyant, nous sommes allés sur le port et ensuite, au contact des cortèges lycéens encore fournis.
Des représentants lycéens nous ont fait part de leur souhait de ne pas vouloir laisser croire à une récupération. Nous avons respecter leur choix, car ils sont très bien organisés et responsables, n'en déplaisent à ceux qui pensent, qu'à 16 ans on peut être responsable pénalement mais, qu'on n'a pas de conscience politique indépendante !

 

Après un état des lieux de la situation, lors de l'AG de midi le débat s'est tourné vers les actions en prévision.

Il a été décidé par l'assemblée générale de fabriquer une banderole "RESISTANCE 56 " pour la manif de demain à Vannes. Nous appelons tous ceux qui veulent lutter jusqu'au retrait du projet de loi sur les retraites pour ensuite réfléchir à un autre partage des richesses ,à venir manifester derrière cette banderole qui sera devant le cortège Solidaires. Rendez-vous demain, samedi 19 octobre , 10H à la Rabine, pour défiler autrement !

Il a été décidé que des caisses de grève pour les salariés en grève reconductible seront mises en place dans la manifestation . L'utilisation des fonds récoltés sera décidée en Assemblée Générale.


De plus, un rendez-vous a été fixé, lundi 18 octobre, à 7H00, au rond point Pompidou, pour organiser des barrages filtrants permettant d'informer la population par la distribution de tracts et d'appeler à la grève et aux manifestations de mardi 19.

Prochaine AG lundi midi, devant le palais des arts avec , nous l'espérons, des enseignants appelés à la grève lundi 18.

Voilà pour les informations du jour. Bon courage et bonne lutte à tous.


A demain , nombreux et résolus !

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 19:00

Par notre envoyé spécial (ex du groupe libertaire Lochu Ferrer)

 

Compte-rendu jeudi 14 octobre

 

Quelques news du côté de Saint-Nazaire :

de nombreux secteurs en reconduction de grève, qu'ils soient du privé et du public, avec aussi la présence de nombreux lycéens, avec des actions pour inviter les gens à se mobiliser, à s'organiser, à imaginer toutes formes de résistance. Nombreux dans la rue mardi dernier (25 000 environ) mais aussi des interpellations : 3 le 23 septembre et une dizaine mardi dernier ; 5 ont eu 2 mois ferme (des syndiqués cheminots et des chantiers et 2 jeunes entre 25-30 ans, tous en comparution immédiate. 1 s'est donc retrouvé en tôle en attendant son procès le 16 novembre), 3 mineurs qui seront jugés on ne sait quand et les autres que l'on pensait jugés ce soir mais les portes du tribunal nous ont été fermées : jugement ou pas on ne le sait ! Et puis, c'est surtout les conditions d'arrestation qui sont honteuses (prise dans la rue bien après les échauffourées devant la sous-pref) mais aussi les absences de preuves (que la parole d'un même flic qui s'était déjà fait remarquer lors d'une autre manif à Rennes il y a quelques années).


Ce matin (jeudi 14 octobre), lycéens, personnels de l'éduc, cheminots ont rejoint les salariés des chantiers pour la convergence, pour montrer les forces. Et cet aprem, on a diffé des tracts appelant à l'organisation et à l'amplification d'ici samedi, en bloquant le premier rond point avant d'entrer à Saint-Nazaire pendant 1 heure.


L'idée d'une caisse de solidarité a été proposée, discutée. Demain, une nouvelle manif avec convergence vers la CCI (Chambre de Commerce et d'Inducrtie) et un possible blocage d'un métanier dans le port demain soir (à quelle heure ? il a été dit peut-être vers minuit ...). D'autres à penser comme le blocage du ravitaillement des camions à Cargill près de la base sous-marine (des routiers nous ont soumis l'idée car ils ne peuvent faire grève sinon on leur retire le permis mais sont près à être empéchés de bosser). Mais aussi, l'écriture de tracts (ou le dessin-BD) à imaginer, des scénettes à créer...

 

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Compte-rendu vendredi 15 octobre

 

Ce jour (vendredi 15 octobre), il y a eu aussi une convergence de différents secteurs en grève reconductible devant la CCI : raffinerie, cheminots, lycéens, personnels éduc, territoriaux de Saint-Nazaire et de la Carène, personnels de la CPAM, les boîtes de la navale (STX et plusieurs sous-traitants), et d'autres sûrement ... au final plus de 500 je pense, sachant que 300 à 400 élèves du lycée Aristide Briand reconduisaient le blocus dans leur cité scolaire, que des salariés de divers boîtes étaient restés à Donges pour bloquer ...


Le message a été 'reconduction', 'amplification', 'tous ensemble', 'sarko démission', 'l'internationale', 'Union, action, autogestion', organisation de la manif de demain en étant tous ensemble mais aussi en appelant les salariés de Donges et l'intersyndicale à être en tête de manif pour éviter que les jeunes se fassent matraquer, les 12 raffineries bloqués, un méthanier resté en mer (avec peut-être une mobilisation à faire durant la nuit ...) ...


Ce matin, c'était vraiment une bouffée d'énergie de voir tous là devant la CCI

La CGT Finances a diffusé un tract sur un autre financement des retraites, en démontant l'argument démographique (à l'image de la vidéo 'Incultures' sur les retraites de la SCOP le pavé).

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 15:55

A propos de la prétendue manipulation des lycéens et lycéennes :

Le Pouvoir estime qu'à 16 ans, unE jeune peut créer sa propre entreprise, être misE en prison... mais il ou elle ne serait évidemment qu'unE manipuléE quand il s'agit de contester le gouvernement et cette société ? 

On se contentera de ricaner du mépris que le Pouvoir porte à la jeunesse qui sort du carcan dans lequel il voudrait l'enfermer.

 

Infos sur les mobilisations dans le Morbihan reprises du Télégramme

 

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Vannes (56). Plus de 1.000 lycéens défilent dans les rues

 

Dès 8h, ce matin (15 octobre), les lycéens de Jean-Guéhenno et de Saint-Joseph se sont rendus, ensemble, sur les marches de l'hôtel de ville de Vannes. Vers 9h30, ceux de Lesage et Charles-de-Gaulle les ont rejoints. Dans la foulée, le cortège a pris la direction du lycée Saint-Paul. A l'intérieur, des lycéens ont voulu rejoindre le mouvement, en vain. La direction de l'établissement faisait blocus devant l'entrée de l'établissement. Même scénario au lycée Saint-Georges. Aussitôt, le cortège a été rejoint par 200 lycéens de Duguesclin d'Auray. Vers 11h, on comptait plus de 1 000 lycéens à défiler dans les rues. Selon la volonté lycéenne, les syndicalistes qui avaient voulu rejoindre le mouvement, ont été mis de côté pour ne pas créer "une image de lycéens moutons et manipulés par les syndicats", expliquent les lycéens. Après un passage devant la préfecture du Morbihan, les lycéens d'Auray ont voulu rejoindre la gare SNCF pour bloquer la circulation des trains. Mais là, un cordon de policiers les attendaient. Les lycéens ont finalement accepté de rebrousser chemin vers 12 h.

 

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Retraites. Auray, les lycéens sont bien entrés dans la danse

Entre 400 et 600 lycéens ont défilé, hier (jeudi 14 octobre), dans les rues d'Auray. Motif avoué : ils ne veulent pas du projet de réforme des retraite stel qu'il se présente.


Les appels à la sagesse lancés par les dirigeants politiques proches du pouvoir ne sont pas parvenus jusqu'aux oreilles des lycéens alréens. Ou à tout le moins, ils n'ont pas été entendus ni compris par ceux qui étaient censés en être les destinataires. Résultat: comme annoncé dès la veille (Le Télégramme d'hier), plusieurs centaines de lycéens ont, hier, délibérément séché les cours pour descendre dans la rue. Et par là même crier leur hostilité au projet de réforme des retraites, présenté par le gouvernement. Retour sur cette journée d'école buissonnière. 6h. Le jour n'est pas prêt de se lever. Qu'importe. Les lycéens les plus motivés sont déjà sur le pont et se préparent à bloquer leur lycée. À Benjamin-Franklin, ce sont les poubelles qui feront office de barricades. À Du-Guesclin, les artisans du blocus décident que ce seront des palettes en bois. 7h. Premières tractations entre élèves grévistes et responsables d'établissement. Après échanges et explications de textes (de loi), les lycéens et les professeurs de Franklin qui veulent travailler sont autorisés à passer. À Du-Guesclin, les mailles du filet sont plus serrées, notamment envers ceux que l'on croyait être des «copains de classe». 9h. Des élèves de Kerplouz rejoignent ceux de Benjamin-Franklin. Tous ensemble, ils convergent vers Du-Guesclin. 9h20. Énorme vacarme et immenses cris de joie. Les lycéens d'Auray ne forment plus qu'un seul bloc. 10h. Encadré depuis le début par des gendarmes, le gros des manifestants prend la direction du rond-point de la Terrerouge, semant alors une jolie pagaille parmi les automobilistes. Parmi eux, il y en a qui rigolent. Mais, ils ne sont pas légion. 10h30. Le cortège redémarre avec, en ligne de mire, le rond-point de Kersalé. 11h. Des lycéens sont tentés d'aller plus loin et d'envahir la voie express. Ils sont une minorité. 11h10. Changement de cap. Après plus de deux heures de marche, les estomacs commencent à crier famine. Il est temps de penser à manger et donc de regagner son lycée. 14h30. Assemblée générale devant Benjamin-Franklin. Le doute envahit petit à petit les lycéens, encore peu rompus à la grève: «Il paraît queles gendarmes auraient repéré, via Facebook, les meneurs et seraient à deux doigts de les arrêter...». 15h. Un dernier carré de lycéens occupe le rond-point du Ballon avant de gagner le centre-ville. 15h45. Faute de troupes suffisantes, les derniers manifestants se séparent en se donnant rendez-vous pour le lendemain (aujourd'hui). «Notre but est d'organiser dans chaque lycée des réunions pour décider de ce que l'on va faire. Quoi qu'il advienne, cela aura été une belle journée», conclut Estelle, lycéenne à Du-Guesclin.

 

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Hennebont (56). Les lycéens bloquent les rails et envhaissent la mairie

A Hennebont, les élèves du lycée Victor-Hugo sont sans conteste les plus actifs du Pays de Lorient contre la réforme des retraites.

Ce matin (vendred 15 octobre), de 7 h à 9 h, ils étaient réunis autour des rond-points du Quimpero et de Kergroix. Vers 8 h 30, près de 200 d'entre eux bloquaient les voies amenant à leur lycée tout proche. Ils ont reçu dans cette action l'appui d'une quinzaine d'agents territoriaux en grève. Le cortège a ensuite défilé dans le centre-ville, notamment devant le lycée Emile-Zola, où la mobilisation est bien plus faible.

Vote en salle de conseil municipal
Entre 10 h 45 et 11 h 05, après avoir prévenu la police, environ 70 lycéens sont descendus sur les voies ferrées à la gare de la ville. L'opération s'est déroulée sans encombre. Mais ce n'était pas fini : à 13 h 30, le cortège a envahi la mairie. Réunis dans la salle du conseil avec l'accord du maire, qui leur a apporté son soutien, ils ont décidé d'organiser "une grande manifestation du Pays de Lorient pour les lycéens, étudiants, et tout ceux qui veulent", lundi, à 13 h 30, au départ de la mairie de Lorient.
 
A Lorient, demain

"On va s'activer ce week-end pour que ce soit un succès aussi important que le 5 octobre, quand mille lycéens avaient participé. Ce sera dans l'esprit de manifester, et non pas pour casser", annonce un organisateur. En attendant, les lycéens d'Hennebont seront "en tête de cortège", à Lorient, demain.

 

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Lorient ville - Retraites. Ils bloquent toujours

Défilé d'étudiants, blocages aux abords de la voie express... Avant la manifestation de demain, plusieurs actions ont été menées, hier, contre la réforme des retraites. Les lycéens lorientais, eux, ne se sont pas mobilisés.

Un pique-nique sur le rond-point du Faouëdic après un défilé en provenance de l'UBS. Voilà comment près de 80 étudiants ont signifié, hier matin, leur opposition à la réforme des retraites. «Les jeunes aussi» affichait clairement leur porte-drapeau. Ils étaient d'ailleurs les seuls jeunes dans les rues, hier. Contrairement aux semaines précédentes, les lycéens lorientais sont restés aux abonnés absents. «Nous ne sommes pas nombreux mais ce qui est encourageant, c'est que toutes les branches sont représentées, de l'IUT aux sciences en passant par les Beaux-Arts», se félicitait Sylvain Diamant, pour Sud. «Nous nous sentons tous concernés par le problème des retraites. Et samedi, tous à la manif!» À ses côtés, hurlant ses slogans au micro, Felice Branger. L'étudiant en droit, lui aussi de Sud, trouvait «pas mal» cette mobilisation. «Pour une première action, c'est bien. Évidemment, nous aurions aimé rameuter les 4.000 étudiants. On dit à la jeunesse de ne pas bouger, de ne pas s'intéresser aux problèmes de demain. Au contraire, il faut se mobiliser». En début d'après-midi, une nouvelle assemblée générale a été organisée au Paquebot de l'université, pour décider de la suite à donner au mouvement. Finalement, les étudiants ont tranché. Ils aviseront après la manifestation de demain.

Salariés, retraités et lycéens font barrage

Alors que les étudiants tenaient leur assemblée générale, un groupe plus nombreux se rassemblait sur l'aire de co-voiturage du Moustoir, près du rond-point du même nom, en Caudan. Ils étaient un peu plus de 300militants de la CGT, de Sud -Solidaires et de FO, des unions syndicales de Lanester-Hennebont et Lorient, auxquels s'était joint un groupe de lycéens d'Hennebont. Objectif : bloquer les ponts sur la voie express, entre Kergoussel et le rond-point de Lann-Sévelin, entre Kerpont et le rond-point du Moustoir, ainsi que ce dernier, entravant la circulation sur les zones industrielles côté Caudan, ainsi que celle entre Lorient et Plouay.

Ce matin au Quimpéro

Parfois filtrants, parfois complètement bloquants, les barrages ont été maintenus jusque vers 16h30, la manifestation se déroulant dans le calme, mis à part l'énervement d'un routier qui força l'un des barrages au volant de son semi-remorque. Avant de se séparer, les manifestants se sont donné rendez-vous, ce matin, à 7h, au rond-point duQuimpéro, à Hennebont, pour une nouvelle action, prélude à la manifestation de demain samedi.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:52

Samedi 16 octobre - Manifestations pour le retrait de la réforme retraites dans la continuité des grèves interprofessionnelles en cours et des blocages des lycées (RDV à 10h sauf Belle-île : 10h30 et Groix : 11h) :

- Vannes : La Rabine
- Lorient : Boulevard Cosmao-Dumanoir
- Pontivy : La Plaine
- Ploërmel : Mairie
- Belle-île : Embarcadère Le Palais (10h30)
- Groix : Les halles (11h)

Notre tract pour le 12 octobre n'a pas pris une ride ! L'analyse garde même toute sa jeunesse...

Retrouvez d'autres infos concernant cette lutte en cours pour le Morbihan sur Résistance 56

A Vannes, rejoignez le collectif interprofessionnel Résistance 56 dans le défilé, il sera dynamique et innovant !!!

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 22:37
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 21:55

Informations tirées du Télégramme

 

Vannes (56). Réforme des retraites : le lycée Lesage bloqué depuis ce matin

A 6 h ce matin, des lycéens étaient déjà aux abords du lycée Lesage, à Vannes, pour bloquer les entrées et filtrer le passage des élèves.

"Notre but n'est pas d'empêcher les élèves d'aller en cours mais de leur expliquer ce qui se passe", expliquent deux lycéennes. Les premiers barrages mis en place à l'arrière de l'établissement ont été enlevés par la proviseur et du personnel technique, tandis que les élèves se redéployaient devant le lycée où, là aussi, ils ont mis en place des barrières et des conteneurs. "Nous sommes contre la réforme des retraites. Nous n'aurons sans doute pas de métier fixe avant 27 ans, avec les nouvelles mesures on ne peut donc pas espérer de retraite avant 68 ans et demi. Par ailleurs, il n'est pas normal que le gouvernement fasse passer ces mesures en douce, sans nous demander notre avis", expliquent les représentantes des lycéens. Un feu brûle devant les barricades, les lycéens, visiblement motivés, envisagent de passer la nuit devant leur lycée. Ils pourraient tenter de motiver les autres lycéens de la ville dès demain matin.

 

 

A Auray, les lycéens et lycéennes de Franklin et Duguesclin ont élaboré des banderoles et ont commencé à arpenter les rues et à ralentir la circulation. Jeudi 14 octobre, d'autres actions sont prévues.

 

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http://resistance56.blogspot.com/

 

Compte-rendu de l'AG interprofessionnelle du 13 octobre

Vannes, le 13 octobre
Aujourd'hui encore, une centaine de personnes, syndiqués et non-syndiqués, grévistes ou non-grévistes, se sont réunis en assemblée générale devant le Palais des arts. Après avoir fait un point sur les différents secteurs en lutte à Vannes et ses alentours (éducation, transports, sécurité sociale, hôpital etc.), l'assemblée générale a voté la tenue d'une action demain jeudi qui se tiendra dans le cadre du forum Echodéveloppement des collectivités territoriales, qui a lieu au parc Chorus de Vannes (l'heure sera décidée durant l'AG de demain. Départ sans doute juste après.) puis, décision a été prise d'aller à la rencontre des lycéens en lutte du lycée Lesage de Vannes. Un barrage filtrant avait en effet été mis en place le matin même à l'entrée de ce lycée. Des échanges entre lycéens et participants de l'AG ont eu lieu, en présence de journalistes TV notamment (France 3).
Une nouvelle assemblée générale se tiendra demain à la même heure, 12H00, devant le Palais des arts (vous pouvez apporter votre pique-nique). Certains seront présents un peu auparavant, pour confectionner des banderoles, en vue de l'action prévue demain : toutes les bonnes volontés sont bien sûr les bienvenues (n'hésitez-pas à ramener peinture, cartons etc.).
De plus, ce jeudi 14 octobre, à Caudan, 14h : Blocage du rond point du Moustoir (celui permettant d'aller direction Morlaix). A l'appel des UD Cgt, Fo, Sud-solidaires.
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:45

A Saint-Nazaire, où plus de 25 000 personnes ont défilé, la fin de manifestation a été agitée : 500 personnes en émeute.
14 personnes interpellées, 12 placées en garde -à-vue dont 3 mineurs.

Malgré un rassemblement devant le commissariat de 18H30 à 21H00, et une délégation reçue par un des commissaires adjoints, la libération des camarades arrêtés n'a pas été obtenue.
Les organisations syndicales présentes (CGT, FSU) ont déclaré qu'elle s'adressent au préfet et au procureur pour obtenir la libération des personnes interpellées et que le parquet renonce aux comparutions immédiates et à la justice expéditive dont il a pris l'habitude pour réprimer durement les luttes sociales nazairiennes.
D'autres informations suivront.
Mot d'ordre de mobilisation au tribunal en cas de comparution immédiate

Apparemment, le parquet décidera ce mercredi de l'éventualité de comparutions immédiates. Le chef d'inculpation est le suivant : Attroupement et violence avec arme.

 

Infos auprès du CODELIB (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires) Saint Nazaire.

 

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  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements