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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 22:02

Un petit sketch pour se détendre :  Patrick Font : la centrale nucléaire (1976 - Album "l'autogestion" de Font & Val)

 

 

Texte inspiré par un tract de l'Organisation communiste libertaire Poitou (merci à l'OCL !)

 

Le nucléaire, c’est le retour à la bougie !

 

 

Puisqu’on nous dit que tout va très bien !

 

nucleaire-tue-avenir.pngAu Japon, comme en France d’ailleurs, tout était censé avoir été prévu : les centrales étaient aux normes anti-sismiques… On voit le résultat ! La position des partisans du nucléaire (technocrates, industriels, certains partis politiques et confédérations syndicales) qui clament  que « nos » centrales sont sûres... relève bien de la foi ! Permettez-nous, en cette matière (radioactive) comme en d’autres, d’être sceptiques !

La production d’énergie centralisée, comme l’est le nucléaire, fragilise et soumet les populations de régions entières en cas de panne, d’accidents ou de catastrophes ! Au Japon, ils ont les radiations mais ils sont plusieurs millions sans électricité. Le nucléaire, c’est bien le retour à la bougie… quand ça pète !

A la pointe de la Bretagne, à l’île Longue, en face de Brest, se trouve la base de sous marins nucléaires lanceurs d’engins où est concentrée une puissance égale à presque 4000 Hiroshima… Si un conflit éclatait, ce lieu serait l’une des cibles prioritaires à détruire. Le nombre de survivantEs pourrait alors se compter sur les 3 ou 4 doigts qui nous resteraient à chaque main.


 

Le nucléaire : une (ir)radieuse histoire d’argent,

de pouvoir et de mensonges !

 

Le nucléaire capte une part considérable des sommes pouvant être consacrées aux énergies alternatives, décentralisées et renouvelables, et à la recherche. L’abandon du nucléaire signifierait ainsi une redistribution bénéfique de richesses immenses et serait un gisement d’emplois… mais la prise de décisions reste confinée entre politicienNEs, industriels et technocrates !

Une catastrophe nucléaire a pourtant des retombées mondiales... et pour des milliers d’années, faisant fi de l’espace et du temps. Le choix de cette énergie ne saurait donc incomber à une poignée d’apprentis sorciers et aux politicienNEs qui leur font aveuglément confiance... pour le sentiment de puissance qu’il leur confère. Le problème à la base est bien cette logique de pouvoir, logique de profit, logique de mort.

 

L’Observatoire du nucléaire nous révèle qu’EDF a falsifié des données sismiques afin d’économiser sur la sûreté pour 32 des réacteurs sur les 58 existant en France. Il faut en avoir conscience, l’incident nucléaire se produira fatalement un jour en France ! Cela parce que le risque majeur est une donnée incontournable de l’industrie nucléaire. Mais, le risque majeur, les capitalistes s’en moquent ; ce qui compte, c’est que la société marchande pénètre tous les pores de la peau de la société pour leur plus grand profit.

Le prix du kilowatt / heure nucléaire est d’ailleurs largement sous-estimé, avec l’accord des pouvoirs publics : il n’intègre que très partiellement les coûts de démantèlement des centrales, de gestion des déchets et d’accidents. Outre les aléas du marché de l’énergie, il est évident que la facture de l’électricité nucléaire va bondir dans les prochaines années !

 

 

 

L’État est le plus froid des monstres froids

 

Tchernobyl est sur toutes les antennes, Three Mile Island est aussi évoqué... Deux catastrophes que les Etats n’ont pas pu cacher. En revanche, il en est d’autres enfouies dans les archives des secrets d’Etat. Par exemple Windscale, en Grande-Bretagne, en 1957 : le réacteur s’est enflammé et a brûlé, à petit feu, pendant plusieurs heures, rejetant une fumée radioactive dans toute la région. Le gouvernement britannique a soigneusement dissimulé la chose et a même changé le nom de la ville où c’est arrivé – elle s’appelle maintenant Sellafield. De même, ce gouvernement n’a jamais révélé quels radio-éléments s’étaient échappés, alors que cela aurait pu aider à soigner les populations locales.

Ou encore Kitchim, dans l’ex-Union soviétique, également en 1957 : une décharge de déchets nucléaires a pris feu, emportant une grande quantité de radio-éléments qui sont retombés dans toute la région aussi. L’accident a été occulté par l’URSS, avec l’appui de l’AIED (Agence internationale de l’énergie atomique) et le soutien des Etats occidentaux qui ne voulaient pas faire d’ombre à l’industrie nucléaire en plein développement... Il s’agissait, jusqu’à aujourd’hui, de la deuxième plus grande catastrophe nucléaire après Tchernobyl. Et pourtant dans aucun de ces cas il n’y a eu de tremblement de terre…

 


L’insécurité, la vraie : parlons-en !

 

Il est d’autant plus urgent d’arrêter la folie nucléaire – civile et militaire – que celle-ci, comme toute « marchandise » dans le cadre actuel du capitalisme globalisé, est elle-même un marché. Et à cause de la compétition / guerre que se livrent les fournisseurs d’énergie, ces derniers rognent sur les coûts. Ainsi, EDF fait appel de plus en plus souvent à la sous-traitance, insuffisamment formée, et expose ces travailleurs et travailleuses à des dangers… ce qui, par conséquent, augmente les risques potentiels d’accidents et de mise en danger de la population entière. On sait aussi que celles et ceux qui travaillent dans les mines d’uranium possédées par Areva au Niger s’exposent à des dangers sanitaires. Ce qui porte un coup au mythe de l’indépendance nationale : 100 % de l’uranium est importé et les secteurs du transport et du chauffage dépendent toujours largement du pétrole et du gaz…

 

Après avoir procédé à des essais dans l’atmosphère au Sahara, alors colonie française, les décideurs français, qui ont été gaullistes et communistes dans l’après-guerre, puis socialistes (SFIO), radicaux ou de droite, puis enfin gaullistes à partir de 1959, ont montré une profonde unité de vues scientiste et nationaliste : le pronucléaire a scellé toute la classe politique française malgré quelques couacs dus à la guerre froide.

Le nucléaire était bel et bien la forme d’énergie la mieux adaptée à la société en pleine reconstruction qui se dessinait : toujours plus de consommation ; toujours plus de profit pour les uns, de soumission pour les autres.

 

Le nucléaire n’est donc pas une simple technique

pour produire de l’électricité.

 

Il est le fruit d’une forme de la société de classes que nous combattons, et il produit lui–même des formes d’organisation et de gestion des populations par l’Etat. Le nucléaire ne peut exister sans une plus grande militarisation de nos vies et un plus large contrôle de l’Etat sur la société. Le nucléaire implique une gestion militaire de la société et prive les populations du libre choix de leur mode de vie, de leur façon de produire et d’utiliser l’énergie. Même s’il existe des Etats capitalistes sans nucléaire (le nucléaire représente 6% de l’énergie mondiale consommée), les problèmes énergétiques ne peuvent se résoudre que par la disparition du système économique qui les engendre, qui fait que certains gaspillent l’énergie alors que d’autres en manquent cruellement.

 

Lutter contre le nucléaire, c’est donc aussi lutter contre l’organisation actuelle de la société.

 

Pour l’arrêt immédiat du nucléaire : techniquement, c’est possible ! Cela implique de diminuer la consommation d’énergie (scénario négawatt) mais il faut savoir que :

   • L’industrie nucléaire est elle-même une grosse consommatrice de l’électricité qu’elle produit.

   • Les économies d’énergie peuvent se faire en priorité sur l’arrêt des grands chantiers de lignes TGV, d’aéroports et autres dévoreurs d’énergie… et par l’arrêt des exportations d’électricité nucléaire.

   • La politique militaire de la France en consomme elle aussi une belle part. Non au nucléaire militaire !

  

Il faut poser la question : qui produit, pour quoi, pour qui ?

Les énergies renouvelables sont alors les plus adaptées. Mais il ne faut pas se raconter d’histoires même si cela ne nous satisfait pas pleinement : pour la sortie en urgence (justifiée face au risque de catastrophe), il faut remettre en service l’hydraulique (développer les micro-centrales, entre autres), et même le thermique temporairement (il existe maintenant des centrales « moins polluantes »).

C’est sur l’arrêt immédiat que le débat doit porter, pas sur des scénarios de sortie du nucléaire à 30 ans… qui sont trop soumis au changement du personnel politique. Rappelons que le gouvernement allemand Schröder avait prévu une sortie progressive en 20 ans. Le gouvernement de Merkel est revenu sur ce choix… et vient juste de se raviser depuis la catastrophe en cours au Japon !

 

L’arrêt immédiat et sans condition du nucléaire est la seule solution acceptable et cet arrêt est possible.

L’obtenir n’est pas une question de débat public ou de référendum, c’est une question de rapport de forces.

 

Une révolution sociale peut créer les conditions d’une utilisation autogérée plus rationnelle et plus sobre des ressources naturelles. La Fédération anarchiste continuera à oeuvrer en ce sens.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 16:59

Appel auquel se joint le groupe libertaire Lochu (FA Vannes), pour la sortie immédiate du nucléaire civil et militaire.

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:51

« La sécurité, c’est mon dada. »

Caligula

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

ML-1628-recto.jpgSommaire

Actualité

Un monde en sursis, par A. Sulfide, page 3

Météo syndicale, par L. Barbesois, page 5

L’Autruche, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Psychiatrie, surveiller et punir, P. Schindler, page 7

Réforme de l’ISF, par G. Goutte, page 8

Potkinisme

La noblesse s’encanaille, par N. Potkine, page 9

Arguments

La fumisterie anthroposophiste, par J. Segal, page 10

Violence et non-violence, le débat continue, par Fred, page 11

Retours sur le congrès de FO, par La Sociale, page 13
ML-1628-verso.jpg
International

Les Grecs, les anarchistes et les bombes, par R. Dreis page 15

Histoire

Gabrielle Petit, par P. Schindler, page 17

À lire et à voir

L’anarcho-syndicalisme d’après Rocker, par Yly, page 19

La belle rebelle, par T. Lavau, page 20

Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Le Cats de Caen, page 21

La plus active des radios, page 22

L’agenda vous appelle, amigos, page 23

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 21:58

5 politiciens socialistes (J. Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire ; J-M Ayrault, député et maire de Nantes, président de Nantes Métropole ; D. Delaveau, maire de Rennes, président de Rennes Métropole ; J-Y Le Drian, président de la région Bretagne ; P. Mareschal, président du conseil général de la Loire-Atlantique) ont publié une tribune dans le Monde du 15 février 2011 en faveur de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes : Déménager l'aéroport de Nantes : "un choix raisonné et responsable"

De nombreuses réponses ont déjà eu lieu, dont l’une dans le Monde du 21 février 2011 « Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes révèle un économisme délirant ».

 

Il nous paraît intéressant de faire connaître la contribution suivante qui démontre les fondements de la « démocratie représentative ».

 

"La morgue qu'étalent ces élus PS (dont certains issus des chrétiens soi-disant de gauche) envers les contradicteurs montre qu'ils ne pensent jamais à l'intérêt général, ni à tenir les promesses de leurs mensonges électoraux.

Cette vanité méprisante de parvenus s'étale ouvertement dans la répression policière qu'ils demandent au préfet. Il est  d'ailleurs instructif de voir le gouvernement de droite voler à leur  secours...

Ces gens ne sont pas idiots. Ils sont très rusés, puisqu'ils ont su écarter les concurrents, nombreux, pour tenir les  places qu'ils occupent.

Les manques apparents de leur brûlot journalistique ne sont pas corrigibles par le dialogue ! Ils ne relèvent  pas de choix idéologiques.

Derrière cet écran de fumée mal concocté par leurs communicants à gage avec l'argent des  contribuables, on voit se profiler la base de leurs choix "politiques". En effet, détourner l'argent des impôts vers des  entreprises capitalistes leur permet d'avoir leurs entrées dans les  cabinets ministériels et les directions du PS, pour asseoir leur plan de carrière !

 

Je note aussi que financer un nouvel aéroport, et les équipements dont il a besoin autour, obligera à réduire les budgets sociaux. Or, ici, c'est la gauche qui gère ça ! Donc, cette gauche réduira les budgets sociaux, culturels et autres, base de ses promesses électorales, au profit de travaux publics ! Cela paraît contradictoire et politiquement suicidaire. Mais, les électeurs sont tellement captifs de ce système, que les élus ne craignent pas l'évasion de leurs électeurs ! Ils peuvent donc vaquer librement à leurs occupations et à leurs plans de carrière, qui, de toute évidence, ne reposent pas sur un contrat électoral, mais sur des accords occultes avec des puissances financières. Et ce sont ces accords, ces soumissions au capital, qui déterminent les vainqueurs des luttes de pouvoir. Démocratie ? Vous avez dit démocratie ?

Il en est de même pour le financement avec le produit des impôts des sociétés aériennes "bas prix". Il est amusant de constater que ceux qui briguent les votes des pauvres ne pensent qu'à financer les riches et les petits bourgeois, pour leurs loisirs...

Le soutien de la gauche au nucléaire suit la même logique."

 

JJ

 

Pour connaître la lutte des opposants et opposantes à l'aéroport de NDDL :

   - le site Indymedia Nantes et sa rubrique spéciale NDDL

   - l'ACIPA

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:21

On n'insiste jamais assez sur les victoires locales remportées par le mouvement social, spécialement lorsqu'une population s'auto organise pour faire face à un danger à la fois sanitaire, social et écologique.

Sur les 40 dernières années, les habitantes et habitants du Morbihan (56), qui ont participé aux mobilisations, peuvent pourtant se targuer de grandes victoires en matière de protection de l'environnement, contre les logiques capitalistes et/ou étatiques et leurs rêves de puissance à travers des projets démesurés. Quelques exemples :

 

Il en a été ainsi en 1975, à Erdeven, face à l'implantation d'une centrale nucléaire.

Il a aussi été ainsi de 2006 à 2009 face au cimentier Lafarge et son projet pharaonique d'extraction de sables marins entre Gâvres et Quiberon. Cf.  ici et

A Carnac, pour bloquer le projet "Menhirs land" de l'Etat français, il a fallu 20 ans de luttes acharnées et endurantes (de 1991 à 2010) à l'association Menhirs libres.

En 2002, c'est le volailler industriel DOUX qui voyait son projet d'incinérateur de farines animales à Plouray recalé, à la suite des mobilisations populaires.

Et, tout récemment, en mars 2011, à Plouray à nouveau, après presque 3 ans de luttes, a eu lieu le dénouement face au projet de mégadécharge industrielle du groupe GDE (Cf. cet article en lien et ici). Détails de la lutte sur le site de NPCB.

Et nous n'avons pas recensé les projets d'installation ou d'extension de porcheries industrielles, et autres élevages de volailles ou de poissons... qui ont été, parfois, arrêtés...  à temps ! Malgré la collusion Préfet (Etat), industriels (Capital)... et une bonne part des éluEs locaux (politicienNEs).

Il est remarquable que chaque lutte était ponctuée d'un "ni ici, ni ailleurs"... témoignage de solidarité, faisant fi du jugement "d'experts" méprisants ne voulant voir que le syndrome "pas dans mon jardin" (même s'il existe, ne soyons pas angéliques).

 

Quel enseignement ?

 

Il appartient aux militantes et militants libertaires de faire vivre la mémoire de ces luttes, pour valoriser et redonner confiance en la capacité de résistance des populations, qui construisent leurs luttes à la base (avec ou sans les élus locaux et les élues locales, lesquelLEs sont par ailleurs largement impuissantEs, seulEs, face à un groupe industriel ou face à l'Etat central. Même s'il est mieux de les avoir à nos côtés qu'en face, ces éluEs ne servent, au final, que de force d'appoint de la société en marche contre le Capital et/ou l'Etat).

Mais il reste un pas à franchir, pour passer de la résistance à la transformation / révolution sociale, qu'il faut initialement se formuler dans l'imaginaire. C'est-à-dire construire l'autogestion généralisée, la société libre sans classes ni Etat.

Faire oeuvre libertaire, c'est donc, entre autres, agir au sein de la population, non comme une avant-garde, mais pour lui montrer qu'elle porte son "salut" en elle-même, en ses propres capacités créatrices et qu'elle peut être audacieuse. A ce titre, la population peut se passer des politiciens et politiciennes pour se coordonner et, par conséquent, renverser l'ordre hiérarchique, mais aussi exproprier les capitalistes pour socialiser et se réapproprier l'ensemble de l'économie, pour produire ce dont elle a besoin... Au milieu du XIXème, Proudhon constatait déjà la capacité politique des classes ouvrières pour gérer directement la société. ConstantEs, nous nous inscrivons dans cette continuité.

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 09:58
A savourer : deux petites chansons sur les élections...
La 1ère par Philippe VAL (!) quand il était encore intéressant (1976) : Font et Val l'autogestion
La 2nde par Serge UTGE ROYO : la ballade électorale
Ci-dessous un article repris au groupe Quartier Pirate de la fédération anarchiste
Cantonales : ni candides ni candidat-e-s !



Voter, c’est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu’elle ou il parle et décide à notre place. Par différence avec le mandat clair de délégué-e-s révocables, élire c’est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n’engagent que celles ou ceux qui les croient. Elles se résument à des opérations de communication superficielles qui maquillent grossièrement des luttes de pouvoir sur fond de grands intérêts économiques.


Les élections passent, les cabinets se renouvèlent, mais à la base, les problèmes de fond restent. La classe politique est coupée des réalités quotidiennes, et défend les intérêts des classes possédantes et dominantes. A gauche ou à droite, personne ne s’attaque au mal à la racine, tou-te-s semblent s’accommoder d’une société fondée sur l’exploitation, la répression, les inégalités économiques et sociales. Nous n’avons rien à attendre d’eux & elles.

Mais justement, les élections cantonales (en tant que locales) ne sont-elles pas plus proches de la base et des réalités du terrain, que les élections présidentielles, nationales ? Participer à des expériences d’administration locale peut sembler une perspective un peu plus attirante aux yeux de celles ou ceux qui veulent changer la société. On s’imagine vaguement que par ce biais quelques camarades pourraient être formé-e-s à faire face aux problèmes concrets que pose l’organisation des transports, de l’éducation, de la culture, du logement…

Faire ce genre de compromis engage sur une pente dangereuse les organisations qui se réclament d’une transformation radicale, révolutionnaire. Dans la mesure où les élu-e-s tirent leur salaire de leur fauteuil, elles ou ils ont tout intérêt à préserver le système qui les entretient. Ces personnalités pèsent sur les orientations stratégiques de l’organisation, et tendent à lui faire renoncer à la perspective révolutionnaire, comme le montre l’exemple historique du glissement réformiste des partis révolutionnaires qui ont choisi de se présenter aux élections. Les rares individus qui n’ont pas abandonné leurs convictions ont été écarté-e-s ou mis-es hors d’état de nuire.

Quant à la possibilité d’acquérir une expérience concrète de la gestion des affaires communes, elle est très réduite. Le plus souvent, elle se résume à la gestion de la pénurie avec des marges de manœuvres politiques très réduites, et entretiennent l’illusion que le système peut être raccommodé sans toucher à ce qui le fonde, et en particulier à l’exploitation salariale.

Plutôt que de perdre notre énergie à gérer des miettes, remettons collectivement en cause le découpage du gâteau. Contre l’exploitation, les inégalités sociales et économiques, nous proposons la perspective d’une gestion directe de la production et de la distribution. Contre la délégation et les faux choix qui nous sont laissés dans les élections, nous proposons l’auto-organisation à tous les niveaux, et des modes de coordination fédéraux. Dès maintenant, nous choisissons d’agir au lieu d’élire. C’est pied à pied dans les luttes sociales, et au quotidien, que nous entendons avancer dans cette perspective.

 


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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 12:14

Le compte rendu de cet article ci-dessous du Télégramme est conforme. A noter que des membres du groupe libertaire Lochu (FA Vannes) y étaient pour, entre autres, mettre en avant l'idée d'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire, avec les bouleversements économiques et sociaux que cela implique... Bouleversements qui ne seront certes pas favorables au capitalisme et à la société policière mais bénéfiques pour les populations, même s'il nous faudra revoir les modes de production et de consommation.
La sortie progressive du nucléaire, c'est-à-dire qui ménage les intérêts des industriels (du Capital), maintient les risques imprévisibles de catastrophe. Par exemple, il était prévu d'arrêter la centrale atomique de Fukushima le mois dernier car elle arrivait à la fin de sa durée normale d'exploitation, telle qu'elle avait été initialement conçue... Or son opérateur Tepco venait d'avoir une autorisation de prolongation ! Si elle avait effectivement été arrêtée, on n'en serait pas là aujourd'hui... C'est donc bien l'arrêt immédiat qu'il faut revendiquer, en plus du démantèlement des armes nucléaires dont une bonne part est concentrée à l'Ile Longue, base de sous-marins de guerre atomique, en face de Brest ! Si un conflit éclatait un jour, ce serait l'une des premières cibles... Et adieu nos amiEs brestoisEs !

 

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Antinucléaire. Une centaine de manifestants sur le port

19 mars 2011 Le Télégramme

Une centaine de personnes ont participé hier soir à un rassemblement sur l'esplanade du port de Vannes à l'appel de l'association Stop nucléaire 56. «Le peuple japonais affronte actuellement une tragédie sans précédent, doublement victime d'une catastrophe naturelle et d'une catastrophe nucléaire majeure (...). C'est une vaste région qui subit à l'heure actuelle une contamination radioactive qui pourrait se propager à tout le pays, voire au-delà», redoutent les représentants de l'association qui réclame «la transparence la plus totale» et «un réel débat sur le modèle énergétique français». Stop nucléaire 56 demande: «l'arrêt de tous les projets électronucléaire en cours», «le renoncement à la prolongation de l'exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement» et «l'arrêt complet de tous les projets portés à l'étranger par l'industrie nucléaire française».

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:08

Il nous a paru intéressant de faire connaître cette victoire en Centre-Bretagne après presque 3 ans de luttes. Cf. aussi cet article qui présentait les enjeux.

Voir aussi les vidéos sur Radio Montagnes Noires, cliquez ensuite sur "Projet décharge GDE à Plouray (56)" depuis la page d'accueil.

 

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Extrait du Télégramme du 12 mars 2011

Méga-décharge. L'industriel retire son projet

La société GED-GDE (Guy Dauphin Environnement) abandonne en l'état son projet de méga-décharge à Plouray. C'est ce qui ressort du courrier que l'industriel a envoyé au préfet du Morbihan, Jean-François Savy, dans lequel il lui demande de mettre un terme à l'instruction du dossier de demande d'autorisation d'exploiter. Une nouvelle dont le préfet a fait part, jeudi, aux membres du bureau de Nature et patrimoine en Centre-Bretagne (NPCB), accompagnés du maire de Plouray, Michel Morvant, venus lui remettre les 14.687signatures collectées par sa pétition contre le projet GDE-GED. Jean-François Savy leur a également indiqué son intention de venir sur les lieux prochainement, une fois la période électorale passée.

«Un autre projet présenté ?»

La mobilisation de toute la population, des élus, des associations, contre ce projet jugé «délirant», les très nombreuses participations à l'enquête publique et les conclusions sans appel des commissaires enquêteurs ont donc fait plier l'industriel. «Nous pouvons être fiers d'avoir arraché tous ensemble cette belle victoire», déclarent les membres de NPCB. Mais «nous ne devons pas oublier qu'il reste de nombreuses interrogations: GED envisage-t-il de présenter un autre projet ? Nous ne considérerons l'affaire close qu'une fois les terrains définitivement rendus à une agriculture respectueuse de l'environnement exceptionnel de la vallée du Stanven, ajoutent-ils. Les commissaires enquêteurs l'ont clairement exprimé : quelle confiance accorder à une entreprise qui cultive les incohérences et dont les pratiques suscitent une telle opposition partout où elle est implantée ?».

«Ni à Plouray ni ailleurs»

«Le projet de centre d'enfouissement de GED ne doit pas se faire, ni à Plouray ni ailleurs, martèlent les membres de NPCB. Ce mode de fonctionnement est complètement rétrograde et reflète l'incapacité de l'entreprise à respecter les impératifs de valorisation des déchets automobiles et autres. Quel sera le sort de nos amis de Nonant-Le-Pin et de Guémené-Penfao, vers qui se tournent nos pensées ?», déclarent les membres de NPCB.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:10

« Y’aura pas de journal. »

Georges Brassens


Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

ML-1627-recto.jpgSommaire

Actualité

Santé en péril, par P. Schindler, page 3

Météo syndicale, par L. Barbesois, page 5

L’Autruche, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Admission post-bac, Collectif du 31BB, page 7

Sondages et élections, par R. Constant, page 8


Arguments

Alternatives en actes et syndicalisme, par G. Goutte, page 10


International

Regards sur les États-Unis, chapitre III, par C. Reeve, page 11

Nouvelle répression à Oaxaca, par Vocal, page 13

ML-1627-verso.jpgAnarchistes de Barnaoul, par FA, page 13


Expression

Réflexions pénitentiaires, par L’Envolée, page 14


Cinéma

Festival de Berlin, par H. Hurst, page 17


Photographie

Marc Trivier, par Xavier-Gilles, page 19


Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Hommage à Stéphane Rigo, par Cira, page 21

La plus énervée des radios, page 22

L’agenda vous appelle, camarades, page 23

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 12:35

En France, soyez sans crainte, le nucléaire est sûr !

 

 

Arrêt immédiat du nucléaire ! Sortie immédiate du capitalisme ! Fédération anarchiste, le 15 mars 2011.

Depuis la spoliation par AREVA de ressources naturelles, dont les habitants de pays comme le Niger ne tirent aucun bien-être, jusqu’à la répression policière des actions contre les trains de déchets, en passant par la culture du secret qui avait fait s’arrêter le nuage de Tchernobyl à la frontière de l’État français, le nucléaire illustre de façon sinistre les relations incestueuses entre Capital et État.

Comme si les conséquences du séisme qui vient de causer la mort de milliers de personnes au Japon ne suffisaient pas, l’horreur nucléaire vient se surajouter à la désolation.
Comme leurs homologues après les catastrophes de Three Mile Island, de Tchernobyl, les autorités japonais es ont choisi de minimiser l’importance du danger, sacrifiant ainsi aux intérêts présents du  lobby nucléaire la santé des générations futures.
Combien d’autres événements du même ordre devront se reproduire pour que  cessent les mensonges ? Combien de cancers de la thyroïde tueront les irradiés de mars 2011, et ceux qui les suivront  ? Combien d’hectares de terres  agricoles seront contaminés pour des milliers d’années ? Combien de personnes devra-t-on déplacer, combien d’autres, trop pauvres, mourront à petit feEDF Nucu sur place ?
Ainsi, les populations japonaises expérimentent les deux faces de la nocivité de l’énergie atomique : le traumatisme causé par le nucléaire militaire américain à la fin de la seconde guerre mondiale égale en horreur celui des conséquences prévisibles de l’accident de la centrale civile de Fukushima.

Pour la Fédération anarchiste, Le nucléaire génère des sociétés fones sur l’autoritarisme policier et dessaisit les populations du libre choix de leur mode de vie, de leur façon de produire et d’utiliser l’énergie. Les Japonais & Japonaises y sont hostiles, tout comme une  majorité des opinions publiques mondiales, il est donc plus que temps que s’étende à l’échelle globale la lutte contre les apprentis sorciers qui imposent l’atome à ceux qenergie-nucleaire.jpgui n’en veulent pas. Les problèmes énergétiques ne peuvent se résoudre que par la disparition du système économique qui les engendre, qui fait que certains gaspillent l’énergie alors que d’autres en manquent cruellement. Seule une révolution sociale peut faire disparaître AREVA et ses protecteurs étatiques, seule une révolution sociale peut créer les conditions d’une utilisation autogérée plus rationnelle et plus sobre des ressources naturelles. La Fédération anarchiste continuera à oeuvrer en ce sens.

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Catastrophe nucléaire au Japon

 

En solidarité avec le peuple japonais doublement victime d’un séisme-tsunami gravissime et d’une catastrophe nucléaire majeure, et avec une exigence de transparence et d’information totale sur le nucléaire, notamment en France,

 

Rassemblement à Vannes sur l’esplanade du port

Vendredi 18 mars 2011 – 18h30 –

à l’appel de Stop nucléaire 56 auquel nous nous joignons (sur la base de l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire).

 

Rassemblement à Rennes jeudi 17 mars à 18h place de la Mairie.

 

Les leçons d’Hiroshima, de Tchernobyl n’ont pas été tirées. Les citoyens & citoyennes du monde entier doivent se mobiliser. Il y va de la survie de l’humanité. Nucléaire, Stop ! Non aux armes nucléaires, non à l’extraction de l’uranium, non aux centrales nucléaires. Assez d’irradiés et de territoires contaminés pour toujours.

 

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Billet d'humeur piqué à Floréal :

Prières et cantonales

       On ne devrait pas tarder à savoir ce que valent vraiment les prières d’un empereur japonais.

S’adressant à la population de son pays au sujet de la catastrophe que connaît la centrale nucléaire de Fukushima, celui-ci a en effet déclaré qu’il priait pour qu’elle cesse et aussi « pour la sécurité du plus grand nombre ».

       On se souvient qu’il y a vingt-cinq ans les appels à l’intervention divine furent, du côté de Tchernobyl, de peu d’efficacité. Les prières d’alors furent-elles mal formulées ? Les représentants de l’Eglise orthodoxe se montrèrent-ils trop mous dans leur requête, trop peu fervents dans leurs suppliques ? Le dieu auquel ils s’adressaient était-il occupé sur un autre front ? Ne s’était-il pas encore remis de l’éviction de Jack Lang du ministère français de la Culture un mois plus tôt ? Nul ne le sait… Enfin… je veux dire… Dieu seul le sait !

L’avenir proche nous dira donc si les prières du chef de l’Etat nippon se révèlent autrement plus efficaces que celles du clergé ukrainien. Sachant toutefois que M. Akihito dispose sur les précédents d’un avantage non négligeable puisqu’il est, lui, d’ascendance divine, comme l’indiquent les registres de l’état civil japonais.


Ici en France, où des écologistes demandent que s’ouvre enfin un débat digne de ce nom sur l’énergie nucléaire, les fanatiques du plutonium ont réagi avec la vigueur de réacteurs en fusion. Eux qui n’hésitent jamais à pondre illico une loi chaque fois qu’un fait divers sordide s’impose à l’actualité trouvent cette demande indécente et la qualifient de manœuvre politicienne, au prétexte que des élections auront lieu dans quelques jours.


       La grande leçon de Fukushima, finalement, c’est ça, c’est qu’il faudrait supprimer à jamais les cantonales !

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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