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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 09:27

« Heureux les pauvres d'esprit, ceux qui ne cherchent pas à comprendre,
ils travailleront dur, ils recevront des coups de pied au cul, ils feront
des heures supplémentaires qui leur seront comptées plus tard dans le
royaume de mon père. »

Jacques Prévert


Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

 

Feuilleter le muméro de la semaine


ML-1600-recto.gifML-1600-verso.gifSommaire

People & Baby, par N. Norrito, CNT-Education 93, page 3

Fait divers, par J.-M. Raynaud, page 4


Les sans-papiers d’Ivry, par Nicolas, groupe FA Ivry, page 5


Brèves sans trèves, page 6


Bakounine football club, par W. Rosell et J.-M. Raynaud, page7


La CFDT au pied du mur, par J.-P. Germain, page 8


À la petite semaine, par Floréal, page 8


Au sujet des déprédations antérieures, par J.-P. Tertrais, page 9


Victor Méric et les bandits tragiques, par R. Furth, page 12


Le sabotage à la CGT en 1910, par A. Pierre, page 15


Informations internationales, pages15 et 16


Pouvoir jamaïcain, par G. Goutte, page 17


Anarchisme et larmes, par Paco, page 18


La fraicheur du pigeon, par N. Potkine, page 19


Imaginaire mécanique, par R. Lamboley, page 20


Pas d’quartiers, par L. Krokaga, page 20


Vie du mouvement, page 21


Radio libertaire dans tous ses programmes, page 22


Agenda tous azimuts, page 23

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 21:24

Dans un précédent article, tant sur les questions sociales qu'environnementales, nous avions dévoilé la supercherie Produit en Bretagne, et son soi-disant "achat solidaire pour l'emploi". Eh bien, parlons-en de ces emplois ! Zoom sur les conditions de travail chez Doux - Père Dodu (Finistère), membre de l'association Produit en Bretagne, dont les thuriféraires nous disent qu'il faut respecter une certaine charte pour y adhérer : AH ! AH !  AH !  AH  ! On préfère en rire !


Agnès Rousseaux a rédigé cet article, "Industrie agroalimentaire - Les forçats de la volaille", paru le 12 mai 2010, dans la revue Basta mag. Nous la remercions pour ce très intéressant travail que vous trouverez reproduit ci-dessous.

 

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Industrie agroalimentaire

Les forçats de la volaille

Par Agnès Rousseaux (12 mai 2010)

Le groupe Doux, leader européen de la volaille sous plastique, porte bien mal son nom. Accidents du travail à répétition, refus d’adapter les postes pénibles, non paiement des temps de pause, intimidations, répression syndicale… Tel est le quotidien de nombreux ouvriers qui travaillent pour le groupe agroalimentaire. Une poignée d’entre eux tente de résister.


© Philippe Noisette

Des tâches répétitives et pénibles physiquement, une température de 5°C maximum, une humidité constante, un bruit assourdissant qui oblige les salariés à porter des protections auditives [1]... Tel est l’univers de travail de l’usine « Père Dodu » à Quimper (Finistère), un des sites de transformation de l’entreprise Doux, géant mondial de la volaille. Chaque jour, des milliers d’escalopes, de saucisses de volaille ou de plats cuisinés sortent des chaînes de production. Emballés sous plastique, les morceaux de volaille découpés, calibrés et standardisés alimenteront les grandes surfaces avant d’atterrir dans les frigos des consommateurs.

Urgence psychiatrique

Le travail « à la dure », les 300 salariés de Doux à Quimper connaissent. C’est leur quotidien, et celui des milliers de travailleurs de l’agroalimentaire et de découpe de volaille. Sauf que Doux ne fait rien pour leur faciliter la tâche et alléger un peu la pénibilité. Accidents du travail, maladies professionnelles, répression syndicale, remise en cause des acquis salariaux : le management chez Doux semble souvent synonyme de casse sociale.

« Aux conditions de travail difficiles s’ajoute le manque de considération voire de respect envers les salariés », constate la Commission départementale de contrôle de la médecine du travail, dont font partie syndicats et organisations patronales. En février 2010, le médecin du travail du site de Quimper observe une « majoration très nette des indicateurs de souffrance au travail tous secteurs confondus ». Des salariés de plus en plus nombreux demandent spontanément une consultation. Ils sont souvent en situation de souffrance ou de conflits, victimes de problèmes médicaux dont la nature « relevait pour plusieurs de l’urgence psychiatrique » !

Escalope cordon bleu = danger !

Le bilan social de l’entreprise interpelle. L’absentéisme est jugé « phénoménal » par Raymond Gouiffès, salarié sur le site de Quimper et délégué syndical de la CGT. Sur le site « Père Dodu », « le taux de fréquence des accidents de travail est de 98,88 % ! Cela signifie que l’ensemble des salariés du site ont été victimes d’un accident de travail dans l’année, ou que certains ont été plusieurs fois en arrêt de travail suite à un accident (chutes, heurts, coupures,…) », détaille Raymond Gouiffès [2]. Et le taux de gravité de ces accidents est 50 % supérieur à la moyenne des industries « production de viande de volaille ». A Quimper, l’escalope cordon bleu se révèle être un produit très dangereux !

Que font les managers de Doux ? Visiblement pas grand-chose. « En 2009, les pénalités de la Sécurité sociale représentent 365.000 euros à payer par l’entreprise. Plutôt que de payer des pénalités, la direction ferait mieux de s’interroger sur la réorganisation du travail, l’aménagement des postes et des cadences », relève Raymond Gouiffès. Rien qu’au mois d’avril, sur le site de Quimper, il y a eu 14 accidents de travail. Soit 5% des effectifs ! Contacté par Basta !, la direction de l’entreprise n’a, pour l’instant, pas répondu à nos questions.

Licenciements pour inaptitude médicale

Le bilan social de l’entreprise fait également état de 15 à 20 maladies professionnelles reconnues chaque année pour le site de Quimper. Des maladies souvent dissimulées au médecin du travail par les salariés : « Ils ne disent pas qu’ils souffrent, ils cachent certaines douleurs, et un jour c’est trop tard, la maladie est irréversible. Ils ne veulent pas que le médecin les déclare inaptes pour leur poste, car ils craignent des représailles de la part de la direction », raconte Raymond Gouiffès. Sur l’ensemble de ses sites en France (4.500 salariés), Doux a procédé depuis 4 ans à 235 licenciements pour « inaptitude médicale ». De quoi inciter au silence ceux qui craignent de perdre leur emploi. Si Doux a l’obligation légale de trouver un poste adapté à ces salariés en souffrance, l’entreprise utilise l’argument de l’absence de tels postes pour procéder au licenciement.

Carolina [3] a 45 ans. Elle est virée en avril, après avoir été déclarée inapte par le médecin du travail. En 1996, elle a perdu un doigt sur une chaîne où défile en cadence la volaille. Aujourd’hui elle souffre des troubles musculo-squelettiques et de courbatures. Il y a quelques années son mari a été également licencié par le groupe. « Des cas comme ça, il y en a tous les mois, précise le syndicaliste de la CGT. Les médecins du travail se sentent concernés mais sont impuissants face à tout ça. Et ces situations n’apitoient pas la direction de l’entreprise. » Celle-ci vient de signer un accord pour l’accueil de personnes handicapées. Douze embauches sont prévues dans les trois ans qui viennent. Une décision sur laquelle ironise Raymond Gouiffès : « Il faudrait peut-être d’abord s’occuper des handicaps des salariés créés par l’entreprise, avant de se targuer d’intégrer des salariés handicapés. »

« Le travail chez Doux, c’est Zola ! »

Ceux que Doux met à la porte se retrouvent souvent dans des situations difficiles. « Ils ont entre 35 et 65 ans et ne trouvent pas de poste ailleurs. Comme ils ont été déclarés inaptes, bien souvent aucune entreprise de l’agroalimentaire ne veut les embaucher pour travailler dans les mêmes conditions. Alors ils se retrouvent à la charge de la société. Tout ça parce que Doux refuse d’adapter les postes », décrit Raymond Gouiffès. « Ces salariés n’ont pas de formation scolaire poussée, mais ce sont des gens courageux. C’est le seul moyen pour eux de gagner leur vie. » Parfois au prix de beaucoup de sacrifices. « Ici, c’est Zola » a lâché une des directrices des ressources humaines quand elle est arrivée dans l’entreprise. « Les gens ont même peur de dire bonjour à la hiérarchie. Ça dit bien l’état de la situation », relève le syndicaliste. Qu’en pense Charles Doux, propriétaire du groupe et 151ème fortune française ?

Une « affaire » anime les salariés depuis quelques mois : le non-paiement des temps de pause. Suite à la dénonciation de l’accord sur les 35 heures par la direction en 2004, les pauses ne sont plus rémunérées. Les « pauses », ce sont ces 30 minutes par jour pour manger, s’asseoir, aller aux toilettes, fumer, discuter… pour ceux qui travaillent des journées entières sans interruption. Le paiement de ces heures était un avantage individuel acquis : 2h30 par semaine. Désormais, les ouvriers « marmitons » sont présents dans l’entreprise pendant 37h30 et sont payés 35h. 1.200 salariés français du groupe ont porté l’affaire aux prud’hommes. Le verdict est tombé en avril : en appel, puis en cassation, le tribunal a donné raison aux salariés, représentés par la CGT. Une décision de justice qui se concrétise par 6.000 à 7.000 euros d’arriérés versés pour chaque salarié plaignant. « Ce n’est même plus une question de droit, mais une question d’honnêteté vis-à-vis des salariés », assène le juge d’exécution du tribunal de grande instance de Quimper.

25.000 euros d’arriérés de salaire

Cette victoire signifie aussi 100 euros bruts par mois en plus sur le bulletin de salaire pour les salariés payés au Smic. Cela ne s’est pas fait sans mal : « Des responsables de la direction sont passés dans tous les sites et ont dit aux salariés que le droit individuel acquis, c’est aléatoire. En échange d’un arrêt de la procédure, ils ont proposé à chaque salarié 500 euros, payables en deux fois ! », s’indigne Raymond Gouiffès. 270 salariés auraient accepté cette proposition. « Il faut du culot pour aller dire à des salariés, qui n’ont pas de connaissances juridiques, que ce droit est aléatoire, alors même que la Cour de Cassation s’était déjà prononcée sur le sujet ». 500 euros, contre un manque à gagner pouvant aller jusqu’à 30.000 euros ! « Pour un salarié de 40 ans, cela représente 25.000 euros jusqu’à la retraite, en plus des arriérés de 6.000 euros. Et encore, c’est sans compter les conséquences sur le montant des pensions de retraite. C’est intolérable que les politiques et le préfet du Finistère n’aient pas tapé du poing sur la table ». Doux continue de jouer la montre et utilise tous les recours possibles pour refuser de verser l’argent, allant jusqu’à assigner plus de 600 salariés au tribunal de grande instance, au motif que l’huissier avait mal orthographié leur nom ou leur adresse.

L’aboutissement de ce marathon judiciaire, les salariés le doivent au temps passé par quatre délégués syndicaux. Ils ont épluché les bulletins de salaires et calculé les arriérés dus à chacun. Quatre salariés contre l’armée d’avocats du cabinet Capstan qui défend les intérêts de la direction du champion européen de la volaille. Et des salariés dont l’entreprise ne paye plus les heures de délégation syndicale exceptionnelles, nécessaires au montage du dossier, tant que celles-ci ne seront pas justifiées. « Depuis juillet 2009, je gagne 600 ou 700 euros par mois au lieu de 1.200 euros, témoigne Raymond Gouiffès. Les trois autres salariés ont été obligés de reprendre le travail. Je reçois des mises à pied incessantes, des lettres recommandées tous les jours, mon nom n’est mis sur aucun planning de travail ».

Harcèlement syndical

Le précédent délégué syndical central est également en conflit avec Doux. Après avoir refusé un reclassement suite à la fermeture d’une usine, il a fait l’objet de trois procédures de licenciement, au motif qu’il n’existait aucun poste adapté à sa qualification. Trois fois la procédure a été annulée par l’inspection du travail. Le ministère du travail, saisi de l’affaire, a confirmé à chaque fois cette décision. Un recours au tribunal administratif a été déposé par Doux, et une quatrième démarche de licenciement est en cours. Depuis 2004, ce salarié est payé mais n’est affecté sur aucun poste. Une forme de « harcèlement syndical » selon Raymond Gouiffès. Autre moyen de décourager les tentatives de contestation : un « accord seniors » est signé pour « conserver les plus de 50 ans dans l’emploi », c’est-à-dire aménager pour eux les postes et les horaires de travail. Mais l’entreprise applique des « critères d’influence » : « si un salarié a mené une action juridique contre Doux, il ne peut pas bénéficier de cet accord, s’indigne Raymond Gouiffès. Cela est totalement discriminatoire »

Selon le syndicaliste, les situations de surendettement des salariés se banalisent. Ils sont toujours plus nombreux à venir demander une aide personnelle au comité d’entreprise, « pour payer leur loyer par exemple ». « On se transforme en assistante sociale. Si les salariés se battent pour les temps de pause et veulent récupérer leur argent, ce n’est pas pour changer de voiture ou acheter une télé, mais seulement pour manger et vivre », s’indigne Raymond Gouiffès. 80 % des salariés touchent le Smic. Aucune augmentation de salaire n’a été accordée en 2009.

Délocalisations et subventions

L’entreprise met en avant sa situation financière difficile, essayant même de culpabiliser les salariés concernés par le paiement des temps de pause, qui mettrait en péril la compétitivité de l’entreprise. En 1998, le groupe a racheté le volailler brésilien Frangosul [4]. Depuis, treize usines ont fermé en France. En 2008, ce sont 650 salariés qui ont été remerciés. Le géant de la volaille bas de gamme, élevée en trente-sept jours sous les néons, s’auto-concurrence lui-même. Il inonde le marché français de poulets du Brésil, au coût de production de 0,74 centimes le kilo, contre 1,45 euro le kilo pour celui produit en France [5]. Ou comment déstabiliser la filière en France, et faire monter les prix, en se constituant des marges financières sur des produits importés par les filiales brésiliennes, tout en touchant des aides à la cessation d’activité en France.

Doux figure aussi parmi les premiers bénéficiaires des aides de la politique agricole commune, avec 62,8 millions d’euros en 2008, au titre du « soutien à l’exportation », pour que l’entreprise puisse s’aligner sur les prix mondiaux. En 2007, elle subit sa plus grosse perte, avec un déficit de 45 millions d’euros, qui vient s’ajouter à une dette de 310 millions d’euros. La fortune personnelle de Charles Doux ne semble pas affectée, passant de 200 à 300 millions entre 2006 et 2007. En 2008, l’entreprise renoue avec les profits. Le bénéfice net de l’entreprise est alors de 52,3 millions d’euros. Quant aux augmentations de salaires, ce sera quand les poules auront des dents. Chaque employé a touché, au titre de la participation sur le bénéfice en 2008, 83 centimes.

Agnès Rousseaux

Photos : reportage de Philippe Noisette au sein d’une entreprise de production de volaille.

Notes

[1] Deux salariés sur trois sont exposés à plus de 80 décibels, soit l’équivalent du bruit d’une voiture ou d’un aboiement constant

[2] Pour 24.998 salariés de « production de viande de volaille » en 2006, le taux de fréquence des accidents était de 51.4 (26.3 en moyenne pour l’ensemble du régime général en 2005). Source : Ministère du travail

[3] Le prénom a été changé

[4] Sur l’histoire du groupe au Brésil, lire Le Monde Diplomatique, Quand les volailles donnent la chair de poule

[5] Source : Le Monde Diplomatique, 11 juillet 2008

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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 09:13

tract avec texte 12 juin 2010

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Published by anars56 - dans Anti patriarcat
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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:26

Salut,

la coupe du Monde de foot démarre ce soir... Eh bien, fait exceptionnel, il vous est reproduit un article tout autant exceptionnel et à ne pas rater du... Monde (!)  "La Coupe du monde, une aliénation planétaire", entretien avec Fabien Ollier, philosophe et directeur de la revue "Quel sport ?".

Donc, ce soir, oublions la baballe au service du Capital et des nationalismes, allons à l'IUT Vannes, à 20h30, pour échanger avec le brillant et stimulant Bernard Friot sur la question des retraites.

Découvrez le sommaire du Monde libertaire de cette semaine (10 - 16 juin 2010) : http://anars56.over-blog.org/article-le-monde-libertaire-n-1599-10-16-juin-2010-52041557.html

Rappelons que l'hebdo de la FA a maintenant un site bien à lui, enrichi quotidiennement, et un agenda mis à jour : http://www.monde-libertaire.fr/

Si vous organisez des événements (+/- dans l'esprit de cette feuille d'infos), n'hésitez pas à nous adresser l'info pour un relais. N'hésitez pas non plus à les mettre en ligne sur le site du FSL 56 (forum social local du Morbihan) : http://fsl56.org/agenda/debut qui est très visité (20 000 visites en 5 mois d'existence) et sur Indymedia Nantes : http://nantes.indymedia.org/

Des camarades anarcho-syndicalistes Serbes ont actuellement quelques difficultés avec l'(in)Justice de leur pays et ont besoin de soutien : http://anars56.over-blog.org/article-solidarite-internationale-avec-6-anarchistes-de-belgrade-serbie-51694662.html

Découvrez la motion "Ni religion, ni racisme, ni xénophobie" adoptée au congrès de Rennes de la FA fin mai 2010 : http://anars56.over-blog.org/article-ni-religion-ni-racisme-ni-xenophobie-motion-adoptee-au-67e-congres-de-la-federation-anarchiste-reuni-a-rennes-les-22-23-et-24-mai-2010-51979201.html

Les nouveautés dans cet agenda débutent par une *
Un agenda de la semaine est enrichi sur le blog anars 56 et mis à jour au fur et à mesure des nouvelles infos qui arrivent (entre 2 envois de cette "feuille d"infos").
Le groupe libertaire ne se reconnaît pas obligatoirement dans tout ce qui est présenté dans cet agenda.

Anarchas salutations,
le groupe libertaire Lochu - Ferrer et la FA 56

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Vendredi 11 juin - Vannes - L'enjeu des retraites. Débat sur les retraites, pour ouvrir une alternative sérieuse à la réforme programmée ; avec Bernard FRIOT sociologue, membre fondateur de l'I.E.S (Institut Européen du Salariat) - 20h30 - IUT de Vannes, Amphithéâtre A (Alphred Sauvy), 8, rue Montaigne. ENTRÉE LIBRE. Organisé par Attac 56

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* Samedi 12 juin - Saint-Nicolas Du Tertre (56) - Rassemblement et pique-nique d'OPPOSITION AU PROJET DE LA GROSSE PORCHERIE DE LA SENSIE de 10h à 12h30 à la mairie. Remise collective des doléances au Commissaire enquêteur. Organisation : Confédération Paysanne Morbihan. Soutien : Alerte Déchets Pays de Redon - Asso.Le Chêne Tord – Nature Avenir

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* Samedi 12 juin - Pontivy - Comme dans plusieurs villes de France, action contre la banalisation de la pollution nucléaire (inscrite dans un amendement du Grenelle 2, qui supprime la procédure d’enquête publique pour les installations nucléaires qui veulent augmenter leurs rejets radioactifs et chimiques dans l’environnement.) - Place de la Poste - 15H
http://groupes.sortirdunucleaire.org/blogs/grenelle-2-agissons-vite-contre-la/

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* Samedi 12 juin - Lorient - Soirée café littéraire "des nouvelles du rock" et concerts. Présentation des 20 lauréats d'un concours de nouvelles autour du rock, son esprit novateur et de révolte. Au café le Galion. http://www.myspace.com/legalion

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Samedi 12 juin - Rennes - Action "jette ta télé" du "Comité d'intervention artisticomilitante" - Place de la mairie "la journée sans télé" - Jonglage, chansons, discussions, percussions, bal costumé le soir...

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Dimanche 13 juin - Séné, au bourg, Fête du vélo, toute la journée. Détails sur http://www.velomotive.fr

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* Dimanche 13 juin - BERRIEN (29) - PIQUE NIQUE RESISTANT de BRETAGNE - Fête et débats à TREDUDON LE MOINE (premier village résistant de France) si vous vous reconnaissez dans les paroles du Conseil National de la Résistance, et que vous pensez que la remise en cause de ces valeurs et acquis, par ceux qui nous dirigent et qui dirigent ce monde, devient insupportable. 11h00. Partagez vos casse-croutes, vos boissons, vos envies et vos idées. " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ". Repaire là-bas si j'y suis de Berrien. Courriel : lautre-rive@hotmail.fr


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* Jeudi 17 juin - Inzinzac-Lochrist - Cinéma Le Vulcain - 20h30 - Projection de THE NAVIGATORS (VOST), «la privatisation des chemins de fer anglais : le travail est désormais partagé entre sociétés privées concurrentes….», film de Ken Loach (2002) - Soirée débat discussion

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* Samedi 19 juin - Saint Philibert (56) - Pique nique végétarien organisé par veg56@voila.fr - Chacun, chacune apporte un plat végétal et on partage. Table de presse : droits des animaux, aspects sociaux et environnementaux, recettes... Plage de Men er Beleg

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* Vendredi 25 juin - Josselin (56) - 20h45 - Cinéma Le Beau Manoir : Film de Colline Serreau “Solutions locales pour un désordre global”. http://www.solutionslocales-lefilm.com/accueil Séance suivie d'un échange avec des acteurs de la vie locale : Polen, Réseau Agriculture Durable, A.M.A.P. de Ploërmel, GFA La Tertrais, Ferme Lait Berbis du Broutay, projet G.A.S.E. de Cruguel, Poète Ferrailleur, projet Jean Joseph Lantrain. Organisé par l'association : http://www.polen.asso.fr/

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Les 2-3-4 juillet 2010 à Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Premières rencontres de la relocalisation. Tables rondes sur : les transports, les monnaies et échanges locaux, les coopératives producteurs/consommateurs. Organisation et mises en réseaux des collectifs RELOCALISONS ! Contacts : relocalisons@free.fr –  Site : www.relocalisons.org

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* Du 8 au 10 juillet - Rennes : Session de formation organisée par la Scop Le Pavé http://www.scoplepave.org/ : Pour celles et ceux qui cherchent des armes non-violentes pour changer le monde - "susciter la participation" : initiation à l'outil porteur de parole. "Sur la plage, le pavé". http://www.scoplepave.org/agenda.php

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 11:32

Article paru dans le Monde, jeudi 10 juin 2010 : http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/06/10/la-coupe-du-monde-une-alienation-planetaire_1369964_3242.html

 

Un article exceptionnel et nécessaire !

 

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Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".


Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?


Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.


Pourtant, les Français sont plutôt critiques avec leur équipe nationale.


On assiste plutôt à la réduction de chaque citoyen en analyste de café des sports par un processus d'identification. C'est un supportérisme obligatoire déguisé en "pensée critique", dans les bons comme dans les pires moments. Il existe en réalité une propension du plus grand nombre à réclamer sa part d'opium sportif. Mais pour que le désamour des Français à l'égard des équipes de mercenaires millionnaires évolue en véritable prise de conscience, je souhaite que l'équipe de France ne passe pas le premier tour. Leur manière de jouer si mal tout en étalant de manière indécente un rythme de vie particulièrement nauséabond est la preuve d'une morgue terrible vis-à-vis de quelques principes éthiques et moraux élémentaires. Malheureusement, chaque victoire de l'équipe de France fait reculer de plusieurs centimètres la pensée critique dans ce pays. Je n'apprécie pas le développement du totalitarisme sportif. Nous venons d'en finir avec Roland-Garros, le Mondial prend place et nous aurons ensuite le Tour de France. Le système des retraites peut être pulvérisé en silence.


Comment appréhendez-vous alors le succès français en 1998 analysé et célébré par de nombreux intellectuels comme un événement positif dépassant le simple cadre sportif ?


La victoire de l'équipe de France a généré une défaite de la pensée. De nombreux intellectuels ont choisi de descendre dans les vestiaires au lieu de s'emparer de domaines sociopolitiques d'importance. Ils mettent en œuvre une pensée caricaturale qui consiste à constater amèrement les dérives du sport mais à noyer le tout dans un discours idéaliste sur les "valeurs positives" du sport : "Oui, le sport entraîne parfois des comportements limites mais je ne peux pas faire autrement que de m'y laisser prendre". Trop d'intellectuels ont succombé aux "passions vibratoires" et aux "extases" sportives ; ce sont eux qui légitiment à présent l'horreur sportive généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters, etc.


Votre thèse réfute l'idée du football ou du sport en général comme simple reflet de la société avec son lot de violences.


En effet, une grande partie de ceux qui défendent le sport et le football les dédouanent en leur conférant un simple effet miroir d'une société violente. "On ne peut pas demander au football d'être moins violent que la société". A mon sens, il n'est pas seulement le reflet, le football est également producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles. Il impose un modèle de darwinisme social. Cela tient à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d'affrontement. Jouer ce spectacle par des acteurs surpayés devant des smicards et des chômeurs est aussi une forme de violence. Une logique contradictoire se fait d'ailleurs jour. D'un côté, les supporters ont conscience du fait que les sportifs gagnent des sommes folles par rapport au néant qu'ils produisent mais de l'autre côté, dans une soif d'identification liée à leur propre misère, il y a une impossibilité à ne pas "rêver" devant cette marchandise vivante qui démontre que l'on peut se hisser au sommet de l'échelle.


Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.


La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée.


Vous regrettez le ralliement de la gauche aux valeurs de droite léguées par le sport de pointe. En quoi consiste-il ?

Le sport est indéniablement politique. A ce titre, il génère des valeurs politiques. Il est intéressant d'essayer de savoir si ces valeurs sont de droite ou de gauche. Il me semble que la gauche a rompu avec ses valeurs pour se rallier au modèle de droite fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie et de compétition. Voir Marie-George Buffet dénoncer le foot-spectacle et se retrouver en finale de la Coupe du monde 98 vêtue du maillot et criant ses encouragements à l'équipe de France, c'est assez schizophrénique. Il y a une défaite politique de la gauche vis-à-vis de la stratégie de développement capitalistique effectuée par le sport de pointe à travers les multinationales privées qui l'organisent tels que la FIFA, l'UEFA et le CIO. L'exemple de l'attribution de l'Euro 2016 à la France est frappant. A gauche, les Verts, le PCF ont signé une lettre de soutien à la FFF. Par cet acte, ils ont fourni un blanc-seing à toute forme de dilapidation de l'argent public. En période de crise, comment la gauche peut-elle ne pas être sensible à l'attribution d'une enveloppe d'1,7 milliard d'euros à la rénovation des stades ? Il paraît incroyable que cela soit des multinationales privées qui décident de ce qu'un Etat doit mettre en œuvre en matière de politique économique.


Propos recueillis par Anthony Hernandez
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 22:15

« La cuisine du Périgord est sans beurre et sans reproche. »
Curnonsky


Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ?

 

Feuilleter le muméro de la semaine

 

ML-1599-recto.gifML-1599-verso.gifSommaire

Une impression de répétition ou de déjà vu, par J. P. Levaray, page 3


Un fait d’hiver à l’aube de l’été, page 4


Israël-Palestine : à bas la calotte, par P. Sommermeyer, page 5


Bref, bref, page 6


La retraite à 100 ans, par É. Vanhecke, page 7


Capital irresponsable, par N. Potkine, page 8


Crises mondiales : raison & action, par N. Baillargeon, page 9


L’industrie française fout le camp, par J. Langlois, page 11


Profit, mon amour, par J.-M. Traimond, page 14


La constante fasciste, par T. Holterman, page 15


Des vessies et des lanternes numériques, par Mato-Topé, page 17


Mort carcérale, par J.-P. Garnier, page 19


Épistolière Victoria, par S. Moulis, page 20


Vie du mouvement, page 21


Radio li-ber-taire ! Page 22


À voir, entendre, comprendre… cette semaine, page 23

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 22:10

Ni religion, ni racisme, ni xénophobiereligion-oppression-mentale.jpg


La lutte antireligieuse est plus que jamais à mener face au retour en force des communautarismes religieux, à la revendication d’une « laïcité ouverte » ou « laïcité positive », où hiérarchies et appareils religieux interviendraient directement dans les institutions, face aux attaques contre le droit à l’avortement orchestrées par des lobbies religieux, aux financements publics des institutions religieuses notamment dans l’Éducation, etc.

De plus, le gouvernement utilise le combat pour la laïcité, celle qui retire aux religieux leur droit d’action obscurantiste et irrationnel, notamment contre les plus jeunes, afin de faire des amalgames xénophobes contre certaines personnes, de confessions et plus généralement de cultures différentes.

D’une part, l’État instrumentalise les fondamentalismes religieux afin d’instaurer sa politique sécuritaire, d’autre part, il veut faire croire que ces mêmes religions dans leurs versions « soft » seraient nécessaires à la société. Selon nous, le retour du religieux révèle surtout de l’exclusion croissante d’une part importante de la société.


En conséquence la Fédération anarchiste rappelle :


- qu’elle combat, a combattu et combattra toujours toutes les religions quelles qu’elles soient

-
 que les religions n’ont jamais, ne sont pas et ne seront jamais des facteurs d’émancipation ; qu’elles instaurent un rapport de domination politique, sexuelle, économique et nationaliste.


Pour cette même raison : nous refusons tout amalgame entre les religions et les origines.

-
 nous affirmons que les interdictions et répressions perpétrées par l’État contre certaines religions, qui sont souvent le prétexte à des politiques xénophobes, ne peuvent être un moyen souhaitable de combattre la religion

-
 nous affirmons que ceux qui, sous couvert d’un nécessaire combat antireligieux, véhiculent des idées racistes, xénophobes et nauséabondes, seront toujours les ennemis de la Fédération anarchiste.


dieu.jpgFédération Anarchiste

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 16:37

Vannes, mardi 8 juin, maison des associations, 6 rue de la Tannerie, salle 1. 20h30.
Organisée par le groupe libertaire Lochu - Ferrer et FA 56

Rencontre avec Ronald Creagh, professeur émérite à l'Université Paul Valéry de Montpellier, écrivain, sociologue et historien anarchiste ; animateur du très fourni et très intéressant site RA Forum multilingue (RA = recherche sur l'anarchisme : http://raforum.info/)

Né en Egypte, venu en France à l'âge de 18 ans, Ronald Creagh a suivi les enseignements de quelques uns des plus grands spécialistes des sciences humaines : Georges Gurvitch, Raymond Aron, Gabriel Le Bras, Roger Bastide, Mircea Eliade, Andrew Greeley, Talcott Parsons.

Après avoir travaillé comme sociologue à l'Institut des Sciences et Techniques Humaines, puis comme consultant à l'Ecole Française de Management et à Lausanne, il commence en 1970 une nouvelle carrière comme enseignant de civilisation des Etats-Unis à l'Université Paul Valéry à Montpellier.

Ronald Creagh poursuit depuis plus de quarante ans ses recherches en tant que sociologue, politologue, historien et écrivain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment d'un « Sacco et Vanzetti » classé dans la « bibliothèque idéale » de Bernard Pivot, Ses travaux principaux concernent le mouvement anarchiste, l'analyse du monde contemporain, notamment américain, et les utopies vécues. Son dernier livre : "Utopies américaines ? expériences libertaires du 19ème siècle à nos jours", est paru il y a quelques mois aux éditions Agone.

 

Entrée libre et gratuite.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:29

Solidarité avec les 6 de Belgrade ! Manifestons avant leur procès le 16 juin 2010 !

1599Belgrade6

Les 24-25 août 2009 l’ambassade grecque à Belgrade, Serbie, a été dégradée en solidarité avec Todiris Iliopulos, qui a été incarcéré en Grèce lors des émeutes de fin 2008 et avait entamé une grève de la faim. Il n’y a eu que des dommages mineurs à l’extérieur du bâtiment de l’ambassade. Bien que la responsabilité ait été entièrement revendiquée par un autre groupe, en septembre quatre membres de l’Initiative Anarchosyndicaliste (ASI, la section serbe de l’Association Internationale des Travailleurs) et deux autres personnes ont été arrêtés sans mandats. Ils ont été détenus sans charge pendant 3 mois puis finalement accusés de « terrorisme international » ; c’était la première fois que cette accusation était retenue en Serbie.

Les 6 de Belgrade ont passé les cinq mois et demi suivants dans de terribles conditions d’isolement et de torture dans la Prison Centrale à Belgrade. Mais un dur travail mené par d’autres camarades dans les Balkans, combiné à une protestation internationale impressionnante de la part de groupes libertaires et à une inquiétude publique par rapport à l’utilisation de la nouvelle loi ont abouti à leur libération sous caution en février 2010. Lors de la première audience le 17 février, à laquelle plus de 200 personnes de Serbie et d’ailleurs ont tenté d’assister, la cour les a libérés afin qu’ils continuent leur défense en dehors de la prison.

Il est important de savoir que pendant la détention des 6 de Belgrade, trois sympathisants d’une autre ASI locale ont été arrêtés à Vršac pour avoir placardé des posters avec les mots « Liberté pour les anarchistes arrêtés ». Deux autres camarades de l’extérieur de la Serbie ont été arrêtés pendant qu’ils soutenaient les 6 de Belgrade pendant le procès, pour avoir distribué un prospectus disant « L’anarchisme n’est pas du terrorisme » et se sont vu saisir leurs documents de voyage. Les autorités ont également essayé de faire interdire un spectacle artistique mettant en scène l’un des 6 de Belgrade. Après la défaite de la première audience, l’aile droite a décidé d’utiliser des formes alternatives de répression et d’intimidation contre ASI. Au début du mois de mars 2010 des posters fascistes disant « Connais ton voisin ! Connais les ennemis de la Serbie » sont apparus près de l’entrée d’une tour d’immeuble où l’un des 6 de Belgrade vit. Le poster racontait des mensonges sur ASI et disait « si une cour corrompue ne les jugera pas, voici ceux qui vont le faire » et « Nous savons où vous vivez, nous savons quand vous dormez ».

Une deuxième audience a eu lieu le 23 mars. Face à la menace d’un autre mois de retard les défendeurs ont été obligés de participer à la deuxième audience sans présence publique. Ils n’ont été prévenus que le jour du procès que l’accusation de « terrorisme international » serait réduite à celle d’« atteinte à la sécurité publique ». L’accusation est toujours sérieuse dans la mesure où c’est la même accusation qui est portée contre les nationalistes qui ont monté l’ambassade des États-Unis contre le soutien étasunien à la déclaration d’indépendance du Kosovo, dans laquelle une personne à trouvé la mort. La peine minimale d’emprisonnement est de 6 mois et la peine maximale de 13 ans.

Le 16 juin 2010, la dernière audience des 6 de Belgrade aura lieu.

L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA) soutient l’appel à des manifestations précédant le procès. Depuis le début l’accusation de “terrorisme international” et le procès aux airs de show politique étaient très clairement un autre acte de répression contre ASI qui s’oppose aux ultraconservateurs et aux nationalistes et soutient l’agitation des travailleurs en Serbie et ailleurs dans les Balkans, comme en Grèce. Les manifestations ont été interdites au centre ville de Belgrade, puisque les autorités cherchent à contrôler l’agitation des travailleurs. La Belgrade Pride a également été interdite. Des membres d’ASI soutenaient cette parade. Nous voyons que les convictions politiques sont suffisantes pour enfermer des anarchistes, confrontés aux accusations les plus graves.

Il est important d’attirer davantage l’attention sur ce cas et de créer un soutien pour les camarades d’ASI-IWA avant le 16 juin. Nous exhortons tous et toutes les libertaires à organiser et à soutenir des manifestations et des actions en soutien aux 6 de Belgrade et à leurs sympathisants qui ont été arrêtés ou se sont vu saisir leur documents de voyage et à rester à jour en lisant le site Internet http://belgradesolidarity.org/

 

Contre la répression. Pour l’anarchisme,

 L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA)  http://www.i-f-a.org ou http://www.iaf-ifa.org

 

Une souscription est ouverte pour soutenir les membres de l'ASI.
Chèques à envoyer à l'ordre de Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris. Mentionner "soutien ASI".


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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 23:18

SAMEDI 5 JUIN 15h  MANIFESTATION DE L’HOTEL DE VILLE A LA PREFECTURE DE VANNES

Israël attaque la flottille de la liberté :

9 morts et de nombreux blessés... .

Pour protester contre l'acte de barbarie israélien contre la flottille humanitaire non violente qui se rendait à Gaza !

Pour exiger l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza !

Pour exiger l'intervention immédiate du gouvernement français et la protection des missions humanitaires en direction de Gaza !

Pour exiger une protection internationale des flottilles humanitaires !

Pour exiger la levée totale du blocus de Gaza !

Pour exiger des sanctions contre Israël !

Pour exiger la libération de Salah Hamoury, prisonnier franco palestinien dans les prisons israéliennes depuis 5 ans sans preuve de culpabilité et sans procès.

Les associations soussignées appellent la population à exprimer son indignation devant l’attaque meurtrière par l’armée israélienne de la flottille humanitaire non-violente qui tentait d’acheminer du matériel et des produits de première nécessité à la population de Gaza soumise au blocus israélien depuis 3 années. Cette attaque perpétrée en haute mer constitue un acte de guerre inadmissible. 

 

Signataires : AFPS56, Ligue des Droits de l’homme, CCFD, CELEM, PC, ATTAC, Mouvement de la Paix, Les Verts, Parti de Gauche, Groupe libertaire Lochu-Ferrer & Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, Parti socialiste, ACEAP,  ACTO, UDB,  ALTERNATIFS 56, FSU, CGT, NPA, MOC (mouvement des objecteurs de croissance) …

Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres associations sont encore susceptibles de se joindre à cet appel  

 

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Ce texte est celui de l'appel du collectif. Il ne nous satisfait pas complètement.

Nous aurions préféré par exemple "Pour protester contre l'acte de barbarie de l'Etat israélien" car, pour notre part, nous distinguons "l'Etat israélien" de "la société israélienne"... comme, d'une manière générale, selon notre point de vue, le terme "Etat" n'est pas l'équivalent de celui de "société".

De même, le terme "Israël" signifie le pays Israël, l'Etat qui le dirige, mais aussi les habitantEs qui y vivent, y compris les opposantEs à la politique du gouvernement (même s'ils sont très minoritaires)...

L' Etat est cet appareil autoritaire, même en régime prétendument "démocratique", qui est détenteur du monopole de l'usage légal de la violence et c'est lui seul qui décide de faire usage, ou non, de cette force via son armée.

La société, elle, est multiple et traversée de conflits, entre autres, de classes. Elle englobe ainsi, en son sein, une minorité opposée à la politique du gouvernement gestionnaire de l'Etat. En Israël, on y trouve les anarchistes contre le mur, les refuzniks, des militantes et militants laïques, pacifistes, etc...

Mais, face à la barbarie meutrière perpétrée par l'appareil militaire israélien et à son Etat qui le commande, il nous est apparu logique de nous associer au collectif pour faire part de notre indignation car il est nécessaire d'être unanimes face au terrorisme étatique !

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  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements