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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 23:42

Salut,

 

voici un agenda car les initiatives se multiplient un peu partout, notamment en rapport à la lutte contre l'aéroport de NDDL. Aujourd'hui même (mardi 9 janvier), il y a eu une action sympathique (et déterminée) à Vannes : http://anars56.over-blog.org/2016/01/vannes-nddl-action-devant-la-prefecture.html


Il est assez difficile de tout relayer tant ça foisonne ! Et ce n'est pas ici qu'on va le déplorer. Participons, participons ou créons-en nous-mêmes :-)


Et comme le titrait une banderole immense samedi dernier à Nantes, lors du blocage du Pont de Chéviré : "Ceci est un avertissement". Que le Pouvoir se le dise !


Une vidéo (parmi bien d'autres) sur la détermination dans la lutte aujourd'hui : https://www.youtube.com/watch?v=EtEzAXgxYkQ&feature=share

 

Les sites Rennes Infos http://rennes-info.org/, Indymedia Nantes https://nantes.indymedia.org/, Brest médias libres http://brest.mediaslibres.org/, Zad NDDL http://zad.nadir.org sont de très bons supports pour connaître les luttes en cours (et accéder aussi à des réflexions de fond) !

 

Ci-dessous nous relayons le communiqué de Copain 44 qui relate le contexte de l'occupation puis de l'évacuation du pont de Cheviré dans la nuit de samedi à dimanche.

 

Au fait, ça y est, Johnny Halliday soutient la ZAD de Notre Dame des Landes : https://vimeo.com/151273797

 

Un chouette hors-série du Monde libertaire vient de sortir. Il est consacré à la démocratie (!), avec des regards anars multiples sur le sujet.

 

@narchas salutations

Groupe libertaire Lochu et la liaison Vannes de la fédération anarchiste
(nous ne nous reconnaissons pas obligatoirement en intégralité dans les RDV ci-dessous)


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Mercredi 13 janvier - Nantes - Rassemblement de soutien aux personnes de NDDL menacées d'expulsion et en procès. Devant le Tribunal de Grande Instance de Nantes, quai François Mitterrand à 10h30. http://zad.nadir.org/spip.php?article3404

 

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Mercredi 13 janvier - Augan (56), café Le champ commun http://lechampcommun.fr/la-prog - 19H30 - Conférence sur la ZAD. Projection d’un documentaire et rencontre avec les habitants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quels enjeux et perspectives depuis ce territoire en lutte ?

 

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Jeudi 14 janvier - Questembert (56) - 19H - Zad de Notre dame des Landes, réunion d'information publique avec des témoignages d'habitant-e-s de la Zad. (Le gouvernement, soutenu par des industriels, veut débuter les travaux du projet d’aéroport sur la ZAD (Zone A Défendre) de Notre Dame des Landes. Des habitantes et des habitants de cette zone annoncent y vivre.  Des centaines d'hectares ont été remis collectivement en culture et une soixantaine de fermes et de maisons auto-construites sont habitées. A travers les multiples projets existants avec les personnes vivant et cultivant aux alentours, cela laisse imaginer la possibilité d'autres manières de vivre, d'habiter, de s'activer et de cultiver ensemble). Salle Alan Meur. Auberge espagnole : apportez un plat à partager. De la boisson locale sera proposée sur place. Organisée par des habitant-e-s du pays de Questembert.

 

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Jeudi 14 janvier - Cinéma de Muzillac (56) - 20H projection du film "Le dernier continent" de Vincent Lapize, projection organisée par Terre en vie, avec présence de trois zadistes.

 

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Vendredi 15 janvier - Rochefort en Terre (56), café de la Pente http://www.lepotcommun.com/ - Concert anarcho punk avec Los Fastidios (ska punk, Italie), Mauvaise graine (punk militant, Lorient), Rudy’s back (Sound anti-system, Angers). 20h. 6 euros. Co-organisé par Keep the rage, General strike et Rudy'back

 

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Samedi 16 janvier - Rennes - Tracto-vélo contre l'aéroport NDDL, pour l'abandon immédiat des procédures d'expulsion. Dans un climat d'annonces d'expulsions et de reprise de travaux au début de l'année 2016, montrons à l'Etat et Vinci que nous ne nous laisserons pas faire. 11H défilé et rassemblement TRACTEURS et VÉLOS à l'appel du Collectif de soutien Nddl 35 et de Copain 35.  
- devant la Bintinais à Noyal-Chatillon (écomusée) pour le convoi Sud - devant le Conseil Régional, pour le convoi du Nord - à Villejean (à préciser) pour le convoi Est
- 12h : Nous nous retrouverons tous à Rennes Métropole pour un grand pique-nique et des prises de parole.
http://zad.nadir.org/spip.php?article3329

 

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Mercredi 20 Janvier - Rochefort en Terre (56), café de la Pente http://www.lepotcommun.com/ - Projection du documentaire "A côté" (2008) de Stéphane Mercurio, dans le cadre d'une rencontre avec Chantal Courtois, femme de détenu qui entend partager avec nous son expérience de l'enfermement et de "l'après-prison", vu du point de vue des proches. 20h30 - Participation libre

 

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Lundi 25 janvier - Vannes - Documentaire-Débat avec François-Xavier Gilles, réalisateur. Dans les collines au sud d'Hébron, des familles palestiniennes vivent dans des grottes. 1500 palestiniens y vivent dans huit villages harcelés quotidiennement par les forces d'occupation et les colons israéliens, en lisière de la Ligne Verte - 20h30 - Palais des Arts. Organisé par l'association France Palestine Solidarité Vannes.

 

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Jeudi 28 janvier - Rochefort en Terre (56), café de la Pente http://www.lepotcommun.com/ - 20h30 - Projection du film "Je ne mange pas de ce pain là. Benjamin Péret, poète c'est-à-dire révolutionnaire", de Rémy Ricordeau (2015). Benjamin Péret fut un des principaux animateurs du mouvement surréaliste. Éternel réfractaire à l'autorité quelle qu'elle soit, les combats qu'il a menés dans le monde des idées et celui de la politique l'ont été au service d'une conception de l'émancipation humaine qui supposait à ses yeux la liberté la plus absolue : celle de l'expression sensible comme celle, concomitante, de la pensée critique. Novateur, dans sa démarche poétique autant que dans sa réflexion politique, les fulgurances dont il a nourri son œuvre demeurent aujourd'hui d'une brûlante actualité.

 

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Vendredi 29 janvier - Auray (56) - Projection du film "Le dernier continent" sur la lutte à la Zad de NDDL. En présence d'une zadiste et du réalisateur. Cinéma Ty Hanok

 

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Du mardi 26 au dimanche 31 janvier - Séné (56) - Forum social local. Conférences, projections, débats, ateliers, stands, théâtre, restauration végétalienne bio. Prix libre. Programme : http://fsl56.org/2016/debut Une partie d’entre nous organisera dans ce cadre une projection de documentaires sur le mouvement zapatiste actuel, à partir des films produits en automédia par les Zapatistes elles et eux-mêmes. Avec un débat à la suite. Samedi de 16h30 à 18h00.

 

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Mercredi 3 Février - Rochefort en Terre (56), café de la Pente http://www.lepotcommun.com/ - Projection du documentaire "A l'ombre de la république" (2012), dans le cadre du Cycle Stéphane Mercurio et de la seconde rencontre avec Chantal Courtois, femme de détenu, à propos des conditions d'enfermement dans les prisons françaises. 20h30 - Participation libre

 

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Samedi 6 février - Vannes - Repas palestinien (Végétarien-Bio) - 17€ par personne - Centre social de Kercado à partir de 19h30. Apporter dans la mesure du possible, assiette, couverts et verres. Réservez avant le 25 janvier, soit par mail, téléphone au 0611028374. Organisé par l'association France Palestine Solidarité Vannes

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE du COPAIN 44 - 10/01/16

 

Hollande ! Non aux expulsions !

 

Hier, nous avons réussi un magnifique rassemblement sur le périphérique Nantais.
C'est grâce à la cohésion et la solidarité de l'ensemble des composantes de la lutte.
Réussir à rassembler plus de 20 000 personnes et plus de 450 tracteurs en à peine 10 jours, en plein état d'urgence, est la démonstration de la très grande mobilisation et de la détermination de tous les opposants au projet d'aéroport. 40 villes, partout en France, ont organisé des événements de soutien à notre action.


Hier, à 16h30, pas de réponse, malgré l'importance de la mobilisation spontanée.

 

Nous Copain avons donc décidé de garder 120 tracteurs pour bloquer le pont.

 

Dans une ambiance calme et festive, les 140 paysans, aidés de près 500 personnes venues les soutenir, ont installé le campement, toujours dans l'attente d'une communication de Mr Hollande en réponse à notre requête, soit : l'abandon immédiat de la procédure en référé d'expulsion contre les habitants et paysans « historiques » de la Zad de Notre Dame des landes, et la garantie, claire et sans ambiguïté, conformément à ses engagements, qu'il n'y aura aucune expulsion de la zad avant l'aboutissement total de tous les recours.

 

La seule réponse que nous ayons eu du gouvernement, à ce jour, c'est de nous envoyer un énorme dispositif antiémeute : une foule de gardes mobiles équipés jusqu'aux dents, des camions antiémeute à lance à eau, un bataillon de grosses dépanneuses poids lourds et des ambulances.

 

Après nous avoir pris en tenailles sur les deux côtés du périphérique, positionnés à quelques dizaines de mètres de nos tracteurs, il nous a été ordonné de partir en ces termes : « Vous avez 10 minutes pour vous décider, soit vous partez, soit vous restez et il y aura de la casse et des blessés des deux côtés. » La présence des ambulances ne laisse aucun doute sur les intentions prédéterminées d'une recherche de l'affrontement.

 

Il a été collectivement décidé de quitter les lieux, nous avons commencé à démonter le campement et à mettre les tracteurs en ordre de départ.

 

C'est alors, que les forces de l'ordre, sans doute inquiètes qu'il n' y ait pas les affrontements attendus, ont alors déclenché un tir nourri de plusieurs centaines de grenades lacrymogènes et de canons à eau. Malgré ce déclenchement de violence inouï et sous la pression des gardes mobiles qui avançaient, nous avons terminé les manœuvres de démontage.

 

Nous avons évacué le pont, sans affrontement, sans casse, sans blessé et sans arrestation, comme nous le souhaitions : c'est une réussite.


Aujourd'hui, dimanche 10 janvier, toujours pas de réponse de l'Elysée à notre requête.

 

Nous, paysans de Copain avons donc décidé de continuer le blocage.

 

Tous les comités de soutien et tous les opposants au projet d'aéroport sont invités à se tenir prêts à venir se joindre à l'action de Copain, dès demain, surveillez les réseaux. Nous ne voulons pas de procès le 13 janvier ni d'expulsions sur la Zad.

 

Copain 44

 

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Published by anars56
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 19:10
Vannes - NDDL : Action devant la préfecture

Dès potron minet (7h du mat' !), dans la fraîcheur de l'hiver, ce mardi 12 janvier, une vingtaine de personnes prennent place sur le trottoir le long des grilles de la préfecture de Vannes. Les voies de circulation restent libres. Pancartes et banderoles sont de sortie, en soutien à la lutte contre l'aéroport de Notre-dame-des-Landes et pour l'arrêt des poursuites judiciaires à l'encontre des habitant-e-s et occupant-e-s de la Zad. Un premier tracteur est déjà là. Une caravane est installée ainsi qu'une flexi-yourte. Un petit déjeuner est organisé avec thé, café, gâteaux sous un petit air d'accordéon. Le commissaire, pas content, se pointe avec quelques RG : "Je m'habille, je vais boire un café et je reviens !" Le jour n'était pas levé, la maison poulaga dormait encore à ergots fermés...


Entretemps, le réseau militant s'est activé et le groupe grossit jusqu'à une bonne trentaine de participant-e-s, trois autres tracteurs arrivent. Il est à peine 8h30. La flicaille s'installe à son tour et bloque la rue à l'aide de barrières dans les deux sens. Les journalistes (presse écrite, radios, télés locales...) arrivent. Les médias alternatifs, contactés directement, s'informent par téléphone. Parlottes avec les flics qui veulent une levée de camp rapide. L'ambiance reste détendue, une chorale s'improvise. Sur les banderoles et pancartes, on peut lire : "Ni expulsions, ni procès. M. Hollande, respectez votre parole", "Non à l'aéroport. La terre aux paysans", "Non au bitume, oui aux légumes", "Stop béton, stop gaspillage"... L'occupation de l'espace durera jusque 11h30. Les flics ont pris leurs boucliers et se mettent en ordre signifiant au groupe : "Vous avez une minute et demie pour tout enlever !" Collectivement, le groupe décide une déambulation jusqu'au parking Vinci/Indigo de la place de la République pour une opération "parking gratuit". Pendant que le groupe s'installe et accroche ses banderoles, le dernier tracteur a promené les bagnoles et motos de flics à sa suite. A 14h00, l'action était terminée... pour aujourd'hui ! Dans le lot des mobilisé-e-s, on pouvait voir des membres du collectif de Vannes contre l'aéroport NDDL, du collectif VHF, du Copain 56, du groupe Lochu, etc.

 

Demain, c'est le procès au tribunal de Nantes des personnes menacées d'expulsion. Un covoiturage se met en place pour aller les soutenir. Selon le verdict, il sera décidé ensuite des actions décentralisées à mener.

 

L'agitation dans les collectifs va crescendo au fur et à mesure des pressions du pouvoir, de sa volonté de passer en force pour imposer son aéroport et le monde productiviste, plus que jamais capitaliste et répressif, qui va avec.

 

No pasaran !

 

Selon le Télégramme : http://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/vannes-les-opposants-a-l-aeroport-devant-la-prefecture-12-01-2016-10917001.php

Selon Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/vannes-les-opposants-laeroport-squattent-devant-la-prefecture-3964689

 

Vannes - NDDL : Action devant la préfecture
Vannes - NDDL : Action devant la préfecture
Vannes - NDDL : Action devant la préfecture
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Published by anars56
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 17:36

Le car organisé par le collectif de Vannes contre l'aéroport de NDDL a été plein en 2 jours (53 places) ! Un second car a alors été réservé et en 24 heures il s'est rempli ! Pour les personnes qui ne peuvent avoir de place, il y a des covoiturages aux points de RDV : 8h30 : Auray (le Ballon), 9h00 Vannes (près de Leroy Merlin), 9h30 Muzillac (aire de covoiturage).

Ces cars vont au rendez-vous de Neustrie et non au Zénith (cf. détails plus bas).

 

Mais aussi : un départ est prévu de Concoret (56), rendez-vous à 8h30, parking du foyer rural, face au terrain de foot. Des véhicules sont déjà complets, venez avec le vôtre si vous êtes prêt-e-s à transporter des personnes.

 

Par ailleurs, a lieu à Ploërmel (56) ce même samedi 9 janvier, Place de l'Hôtel de Ville, à 14 h un "rassemblement en solidarité avec les habitants et paysans de la ZAD assignés en référé expulsion." Organisé par le Comité de Soutien aux opposants à l'aéroport de NDDL du pays de Ploërmel."

 

Extraits de la lettre de l'Acipa du 6 janvier 2016 :

 

Nous appelons à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs. Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi « CAP sur la COP » malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

 

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad  et tous ceux qui la font vivre.

 

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes

- si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions."

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport

 

Pour Nantes, détail des rendez-vous :

  • à vélo:
    • Bourg de Notre-Dame-des-Landes 8h30
    • Le Cardo 11h30
    • Zénith Atlantis 11h30
    • Cinéville de Saint Sébastien 11h30
    • Centre Commercial Océane Porte de Rezé 11h30
  • à pied :
    • La Neustrie Terminus du tram ligne 3 - 11h30

Surveillez les informations, pour Nantes et ailleurs, sur  https://www.acipa-ndl.fr/ et http://zad.nadir.org

 

Enfin voici une réponse aux attaques et mensonges contre la zad.


Depuis quelques jours comme avant chaque grande mobilisation, une petite histoire croustillante visant à stigmatiser le mouvement anti-aéroport, et en particulier les occupants de la zad, est servie aux médias. En l'occurence, une maison en bordure de la zad, malencontreusement squattée brièvement il y a deux ans contre l'avis des ses anciens habitants et laissée vide depuis. Certains s'empressent de la relayer, de l'amplifier à grand coup de généralités mensongères et ne se gênent pas pour conclure que « les riverains » seraient opposés aux « zadistes ». Ces opérations de communication cherchent à diviser, à jouer sur les peurs, fantasmes et préjugés. Un ancien maire déclare que « tout le secteur » serait « soumis à la loi du plus fort imposée par des mercenaires-occupants qui font régner la terreur ». Dans le même registre grotesque, le nouveau président de région n'hésite pas quant à lui à comparer la zad à « Mossoul » ou « Damas ». Mais aussi insistantes que soient ces opérations de propagande, elles ne peuvent masquer la réalité locale et la force du mouvement. Face à ces attaques nous voulons ici rappeler que :

 

- la quasi-totalité des habitants des bourgs alentours est fermement opposée au projet d'aéroport.

 

- une très grande partie d'entre eux entretient des rapports de bon voisinage avec les occupants de la zad. En 2012, de très nombreux habitants du coin se sont mobilisés pour soutenir et ravitailler ces occupants lorsque milles policiers sont venus envahir la zad et y détruire des fermes et maisons. Depuis, beaucoup de ces habitants ont participé aux chantiers collectifs, fêtes et mobilisations ou passent au quotidien sur la zad. Des liens denses se sont tissés dans la lutte et on peut affirmer sans risque de se tromper que la solidarité locale sera de nouveau au rendez-vous en cas de nouvelle tentative d'expulsion de la zad.

 

Nous n'affirmons pas ici qu'il n'y ait jamais eu d'incidents avec certains habitants des bourgs alentours, notamment pendant la période de fortes tensions créée par l'occupation policière qui a suivie l'opération César. Il est alors aisé, comme dans n'importe quel village ou coin de banlieue qui se retrouve sous les feux des projecteurs, de monter quelques faits divers en épingle dans les médias et de les ressasser ensuite à l'infini pour faire de l'esbrouffe. C'est ce que s'emploient, de loin, quotidiennent à faire Retaillau, Mustière et consorts pour semer la zizanie. De près, la réalité du terrain est toute autre, ouverte au dialogue, à l'entraide et à la volonté de vivre ensemble.

 

Nous n'affirmons pas cependant ici faire l'unanimité. A chaque fois que des gens décident de vivre en porte à faux avec les normes sociales individualistes et consuméristes, elles sont sujettes à la critique et à des attaques. Il y a des forces réactionnaires dans les bourgs autour de la zad comme partout ailleurs. Cependant, ce qui s'expérimente collectivement sur la zad, en terme social, agricole ou politique, est porteur d'un espoir tangible pour toutes celles et ceux qui ressentent aujourd'hui que le monde productiviste et marchand va droit dans le mur.

 

Les voix qui se font entendre du coté des pro-aéroport sont avant tout celles des lobbys patronaux et des élites politiques locales. Et c'est bien le gouvernement qui fait « régner la terreur » lorsque ses hommes armés débarquent dans le bocage et qui engage « des mercenaires » privés pour mener à bien ses projets. Mais contrairement au mouvement anti-aéroport, les pro n'ont jamais bénéficié d'une quelconque assise populaire. Et ce pour une simple et bonne raison : cet aéroport comme tant d'autres projets d'aménagement nuisibles du territoire va à l'encontre de la volonté et des intérêts des populations concernées. Nous continuerons à lutter pour un avenir partageur et sans aéroport, main dans la main avec les habitants et paysans qu'ils voudraient forcer aujourd'hui à partir.


Le groupe presse de la zad

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Published by anars56
5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 22:50

Notre-Dame-Des-Landes :

 

2 rendez-vous cette semaine :

 

- Mercredi 6 janvier à Vannes : Afin de contribuer à la mobilisation pour le grand rassemblement de samedi à Nantes, le collectif du Pays de Vannes distribue un tract. RENDEZ-VOUS DEVANT LE PARKING VINCI, place de la République (près de la Poste du centre-ville) à 9h30.

 

- Samedi 9 janvier à Nantes : mobilisation générale des opposant-e-s au projet d’aéroport suite à l’annonce de l’audience en expulsion des habitant-e-s et paysan-ne-s historiques le 13 janvier 2016  !

 

9 janvier – Pourquoi faut-il venir ? + précisions logistiques : http://zad.nadir.org/spip.php?article3353

 

L'idée est de bloquer le périphérique de Nantes. En tracteurs, à vélo et à pieds !
Instruments de musique et mégaphone bienvenus.

 

Des départs groupés sont organisés dans le Morbihan (prévoir son pique-nique) :

 

- Lanester : RDV covoiturage au parking à côté du Mac Crado à 9h30.
- Pontivy : 8h45 sur La Plaine
- Le Collectif du Pays de Vannes contre le projet d'aéroport organise un car :
    8h30 Auray rond point du Ballon
    9h00 Vannes vers Leroy Merlin
    9h30 Muzillac aire de covoiturage
Participation: 10 € minimum. Retour vers 18h à Vannes. Pour être sûr-e d’avoir une place, téléphonez au 02 97 42 58 24

 

- Quimperlé (29) : covoiturage 8h45 à l'Intermarché de Kervidanou (par le collectif Nddl de Quimperlé)

 

Et RDV sur place à 11h30 au parking du Zénith d'Atlantis. St Herblain.
En venant de Vannes ou St Nazaire : par RD 201 en direction de Nantes, prendre la sortie « Zénith ».

 

Attention : les cars partant de Auray-Vannes-Muzillac vont à Neustrie (et non au Zénith) comme les cyclistes partant de la Zad.

A partir de 13h00, entre Neustrie et le Zénith (cf. carte) démarre le grand banquet sur le périph' !

 

Depuis la zad de Notre-Dame-des-Landes - Ce que nous voulons pour le 9 janvier (texte d'occupant-e-s de la Zad) : http://zad.nadir.org/spip.php?article3354

 

Evidemment, le groupe libertaire Lochu et la liaison Vannes de la fédération anarchiste seront de cette mobilisation !


Lieu d'expérimentations sociales, d'autogestion, la Zad mérite tout notre soutien et les porteurs du projet d'aéroport tout notre mépris.
No pasaran !

 

@narchas salutations.

 

NDDL - Samedi 9 janvier - Mobilisation à Nantes

Déclaration de COPAIN 44 à la presse ce mardi 5 janvier 2016


Tous mobilisés le samedi 09 janvier 2016 à Nantes et partout en France pour l'abandon des procédures d'expulsions sur la Zad de Notre dame des landes.

Nous, paysans de Copain du 44 et de toute la France, notre colère est montée d'un cran début décembre :
le gouvernement osait demander l'expulsion immédiate des opposants historiques vivant sur la zad, onze familles et quatre fermes.

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes parce que nous nous y opposerons par tous les moyens.

Pour cette raison, nous ne laisserons pas disparaître les fermes de la zad et les familles de paysans que nous défendons et soutenons depuis 1973.

S'ils sont encore là aujourd'hui, c'est bien sûr par leurs convictions, et leurs engagements personnels, mais c'est aussi parce que nous nous sommes tous mobilisés, en particulier au moment de l'opération César. Si les paysannes et paysans des quatre fermes les plus menacées aujourd'hui ont choisi de rester avec leur familles et leurs troupeaux dans ce contexte éprouvant, c'est aussi parce que 400 paysans en tracteurs sont venus à NDDL, puis 500 à Nantes, et que Copain a tout fait pour les soutenir.

Aujourd'hui, leur résistance envers et contre tout, est devenu pour nous le symbole de notre engagement à tous pour une autre façon de concevoir l'aménagement du territoire, la protection des terres agricoles et nourricières et la mise en place d'autres pratiques respectueuses de l'environnement.
Nous sommes tous responsables de la situation où ils se trouvent aujourd'hui.
Nous sommes venus les défendre parce que l'Utilité Publique du projet, décrétée en 2008, a été largement mise en doute par de nombreux apports scientifiques.
Les projets d'utilité publique, nous paysans, on connaît. Nombre d'entre nous ont cédé des surfaces agricoles pour sécuriser des routes, construire des collèges ou des hôpitaux.

Mais là, nous sommes venus plusieurs fois à plus de 500 en tracteur à NDDL ou à Nantes pour demander, avec tous les autres opposants, que la DUP de 2008 soit remise à plat, et que l'optimisation de l'aéroport actuel face l'objet d'une réelle étude objective.

Les porteurs du projet savent leur cause perdue sur le fond du dossier, alors on ne parle plus que de zone de non droit à coup de grandes déclarations et de pétitions de riverains.
La meilleure façon de redonner de la sérénité aux riverains est d'abandonner immédiatement ce grand projet inutile.

Le gouvernement sait aujourd'hui qu'il sera impossible de vider la ZAD par la force, alors malgré les engagements du président Hollande, il décide de frapper les occupants historiques, avant même l'aboutissement de tous les recours. Où est l'urgence alors que AGO redistribue les terres agricoles pour les cultures de la saison à venir ?

Pour toute réponse, fin décembre AGO, pour le compte de l'Etat, réactive la procédure abandonnée le 10.
La colère monte encore.

Nous ne pouvons toléré que pour des intérêts personnels économiques, politiques ou électoraux, bien loin de l'utilité publique, on joue avec l'avenir de milliers d'hectares de terres nourricières et de dizaines de familles qui la font vivre.

Parce que expulser les habitants et les paysans historiques de la ZAD, c'est nous expulser à terme de nos fermes et piétiner les valeurs que nous défendons au long cours, nous appelons tous les paysans à venir nous rejoindre le samedi 9 janvier sur le périphérique de Nantes avec leur tracteur, signe indéniable de la mobilisation paysanne, pour protéger les terres, les habitants et les paysans de Notre Dame des Landes.


Nous appelons partout en France les paysans à se rassembler en même temps devant les lieux de pouvoir.
Dès aujourd'hui, nous demandons solennellement à Mr Hollande d'honorer ses engagements et de faire stopper immédiatement toute procédure d'expulsion jusqu'à aboutissement de la totalité des recours.

Mr Hollande, stopper cette procédure c'est éviter le pire que pourrait provoquer l'éclatement de la colère.



 

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Published by anars56
23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 19:10

Salut,

 

vous trouverez notre compte-rendu de la manif de samedi à Pontivy contre la xénophobie sur le blog (à consulter avec un bloqueur de publicités !) : http://anars56.over-blog.org/2015/12/contre-le-racisme-et-l-etat-d-urgence-une-manifestation-reussie-a-pontivy.html On ne l’a pas écrit mais ce fut aussi un plaisir de retrouver des têtes connues et amies (Yo !) et d’en voir des nouvelles !

 

En pièce jointe vous trouverez le tract que nous avions rédigé, ou ici : http://anars56.over-blog.org/2015/12/tract-manif-pontivy-antifasciste.html

 

Pour un panorama des mouvements d’extrême droite en Bretagne et une analyse de l’état d’urgence, le travail du Collectif antifasciste rennais est à saluer : http://www.antifabzh.lautre.net/roazhon/2015/12/pontivy-rassemblement-contre-les-idees-dextreme-droite/ Ce texte a été lu en public à Pontivy.

 

Quelques rendez-vous s’annoncent déjà pour janvier !

 

Vendredi 15 janvier - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - Concert anarcho punk avec Los Fastidios (ska punk, Italie), Mauvaise graine (punk militant, Lorient), Rudy’s back (Sound anti-system, Angers). 20h. 6 euros. Co-organisé par Keep the rage, General strihe et Rudy'back

 

Samedi 16 janvier - Zad de Notre-dame-des-landes (44) - Grande journée de mobilisation. http://zad.nadir.org/spip.php?article3322 Ici l’appel et le matériel contre les expulsions qui s’annoncent : http://zad.nadir.org/spip.php?article3188

 

Du vendredi 29 au dimanche 31 janvier - Séné (56) - Forum social local. Conférences, projections, débats, ateliers, stands, théâtre, restauration végétalienne bio. Prix libre. Programme : http://fsl56.org/2016/debut Une partie d’entre nous organisera dans ce cadre une projection de documentaires sur le mouvement zapatiste actuel, à partir des films produits en automédia par les Zapatistes elles et eux-mêmes. Avec un débat à la suite. Samedi de 16h30 à 18h00.

 

Et une petite chanson pour bien finir l’année : « Je suis fils... » de Corrigan Fest :

https://www.youtube.com/watch?v=6bz...

 

@narchas salutations.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 06:59

Selon France 3 :

Pontivy (56) : manifestation contre le racisme et le fascisme, malgré l'interdiction du préfet

Alors que le préfet du Morbihan s'était opposé à la tenue de cette manifestation à Pontivy à l'appel du collectif contre le racisme et la xénophobie, quelque 250 personnes ont bravé l'interdiction et défilé dans les rues de la ville ce samedi après-midi.

Les manifestants ont défilé dans les rues de Pontivy, sans pouvoir accéder au centre-ville © S. Izad

Lire la suite ici.

 

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Selon nous :

 

Contre le racisme et l'état d'urgence, une manifestation réussie à Pontivy !

 

Samedi 19 décembre, 250 personnes ont manifesté à Pontivy contre la xénophobie, les violences d'extrême-droite et... l'état d'urgence qui s'apparente par bien des aspects à une politique d'extrême droite justement. Face à leur idéologie et pratique liberticides, nous avons affirmé nos valeurs de résistance, de solidarité, notre volonté de ne pas plier à quelque injonction d'où qu'elle vienne (de l’État, des religieux, des partis de gauche et de droite, des fascistes) mais au contraire de toujours œuvrer à la transformation de la société vers l'autogestion et l'entraide : sans classes, sans État (qui est une forme d'oppression de classe), sans patriarcat, sans racisme.

 

Il nous a plu aussi de nous rassembler et défiler contre l'extrême droite une semaine après les élections. En effet, pour nous, le nationalisme se combat au quotidien, dans la rue, au travail, partout. Déposer un bulletin dans une urne pour des partis dont la politique engraisse ceux de l'extrême droite n'est pas notre combat.

 

Alors qu'en début de semaine, la Préfecture déclarait ne pas avoir assez de moyens pour garantir la sécurité, elle a su bizarrement trouver les forces pour nous encadrer.

 

Notre déambulation fut, comme annoncée, pacifique, joyeuse et déterminée, avec sa batucada rose, ses clowns et ses banderoles aux slogans bien sentis.

 

Nous avons dénoncé bien sûr la duplicité de la Préfecture, de la Mairie (droite), de l'Union des commerçants qui ont tenté et réussi largement à démobiliser (alors que toutes les garanties avaient été données pour que le marché de Noël ne soit pas perturbé et pour le caractère festif et pacifique de notre marche). Mais, pour notre part, groupe libertaire Lochu de Vannes, si nous avons bien perçu le contexte local de pression à la fois par les trois institutions ci-dessus, par les milieux d'extrême-droite qui prétendaient nous empêcher d'être là, nous ne comprenons pas (ou nous comprenons trop) le recul des organisations locales suivantes : Alternative Citoyenne, Attac 56, Confédération Paysanne, CGT, FSU, Ensemble, Parti de Gauche, PCF, RESF.

 

Les député-e-s, sénateurs et sénatrices de ces militants ont voté l'état d'urgence. Pourtant, dans leurs rangs, beaucoup ont dénoncé les dérives liberticides inhérentes à un tel choix politique (sur plus de 2500 perquisitions, de centaines d'assignations à résidence et d'arrestations parfois à caractère politique, seules 2 arrestations donnent lieu à des poursuites dans le cadre des attentats).

 

Le lundi, le collectif local maintenait l'appel à manifestation du samedi, quand bien même elle serait interdite (cf. ce communiqué http://rennes-info.org/Reponse-du-Collectif-Pontivy).

Mais en cours de semaine, une partie du collectif (cf. les organisations citées plus haut), malgré son affirmation de départ, recule, se réunit sans consulter les autres membres ni les soutiens et déclare mensongèrement la démobilisation au nom de TOUT le collectif. Est-ce un acte vraiment démocratique ?

Finalement, sous la pression, les membres de ces organisations ne consultent qu'eux-mêmes, décident pour toutes et tous et s'enfuient en obéissant aux injonctions administratives de l’État. Pourtant, la véritable éthique se jauge dans les moments de tension. Leur incohérence politique et leur fuite des responsabilités devraient les interroger.

 

De fait, ces organisations s'accommodent de cette société de classes, de plus en plus policière, tant elles semblent toujours avoir peur qu'une partie de la population s'organise, revendique en dehors du cadre (carcan) qu'elles définissent.

 

Heureusement, d'autres ont maintenu le cap, gardé leur cohérence, et assumé un appel à rassemblement pour accueillir toutes les personnes et tous les groupes qui ressentaient le besoin d'exprimer leur refus de la xénophobie et qui refusent qu'au nom de l'état d'urgence, on leur interdise de manifester. Ô combien aurions-nous été sans les manœuvres conjuguées de la Préfecture, de la mairie, de l'Union des commerçants et de ces organisations ayant capitulé ?! Dans les jours qui précédaient, de partout en Bretagne, nous entendions que la mobilisation prenait une belle ampleur. Et c'est sans doute cela que redoutaient tous ces gens et leurs organisations s'inscrivant dans le cadre défini par le Pouvoir (qui les méprise et s'en sert). Nous fumes néanmoins 250 à désobéir, à ne pas nous taire. Et c'est ainsi que, collectivement, comme une évidence, le rassemblement s'est transformé en manifestation.

 

Pour notre part, groupe libertaire Lochu, certes avec nos petits bras, mais néanmoins bras dessus bras dessous, nous serons toujours là pour faire face à l'oppression et l'exploitation dont le fascisme est une des expressions. Et nous ne croyons pas travestir ainsi la parole de toutes et tous les anarchistes en affirmant que c'est aussi leur cas.

 

Vous trouverez ci-dessous le texte du tract que nous avions rédigé pour l'occasion. Nous avions volontairement écarté la partie dénonciatrice (que vous trouvez finalement ci-dessus dans le compte-rendu ! ;-)), pour mettre en avant les valeurs qui fondent notre combat et qui étaient présentes dans l'appel à mobilisation.

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 22:01

Nous, groupe libertaire Lochu (Vannes),

 

avons signé cet appel à manifestation pacifique et festive contre la violence d'extrême-droite, car nous nous reconnaissons dans les valeurs de droits humains, d'expression, de solidarité, d'égalité entre les personnes, les peuples et les cultures.

 

La société anarchiste que nous défendons, grâce à l'autogestion, cristallise naturellement ces valeurs égalitaires et solidaires.

 

 

Qu'est-ce que l'autogestion ?

L'autogestion est une forme de démocratie directe.

 

Concrètement, c'est une société sans capitalisme ni planification autoritaire, ni système hiérarchique.

Chaque individu, quelles que soient ses origines, son âge ou son sexe, y est acteur et libre, tant dans les prises de décision que dans le partage des tâches, au travail comme dans la cité.

Les individus n'ont pas à se soumettre à un État ou à un-e exploitant-e. Ils et elles sont des autogestionnaires, à la fois dirigeant-e-s et exécutant-e-s des tâches qu'ils ont acceptées après les avoir examinées et en avoir débattu.

 

Au travail, l'égalisation des rémunérations est favorisée et même l'abolition de l'argent, lequel peut être remplacé par l'échange et/ou le don.

Chacun-e produit des services ou des marchandises, tout en prenant en compte les impacts écologiques et sociaux liés.

Chacun-e décide de la gestion économique et sociale non au profit de quelques-un-e-s mais pour toutes et tous et dans l'intérêt de chacun-e.

 

Dans la cité, lors de réunions dans sa commune ou quelque soit le collectif ou l'association, l'individu décide, valide et participe aux affaires qui le concernent lui et son environnement social.

Si besoin, des individus sont alors mandatés pour mettre en œuvre des tâches décidées ensemble et qu'ils ont choisies. Ce mandat est révocable par tous les individus du collectif et n'accorde aucun privilège. Aucun individu ou groupe ne doit s'imposer. C'est à l'assemblée et à chacun-e d'y veiller.

Dans cette société, chaque individu a les moyens de s'éduquer et d'acquérir les connaissances et compétences dont il a besoin pour mettre en œuvre son autonomie en harmonie avec le collectif.

 

Un gouvernement ou un chef quels qu'ils soient sont fauteurs de désordres. L'anarchie est l'ordre moins le pouvoir : pour nous, seule une société sans gouvernement, fondée sur la coopération volontaire, sur la liberté et la solidarité offre la justice sociale.

 

Si l'autogestion généralisée de la société est un objectif, dès aujourd'hui partout dans notre vie, il est possible d'apprendre et d'expérimenter librement des échanges égalitaires.

 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:36

La manifestation de demain, samedi 19 décembre, à Pontivy contre la xénophobie suite aux violences du groupuscule d'extrême-droite Adsav est interdite par la préfecture !

 

Au motif qu'il y a le marché de Noël dont la sécurité ne serait pas garantie (alors que le collectif local appelant à cette mobilisation avait prévu un parcours qui ne passait pas dans les rues du dit marché !) et que c'est... l'état d'urgence !

 

Sachez aussi qu'il y a un appel émanant des milieux racistes d'extrême-droite qui prétend contrer la mobilisation contre la xénophobie.

 

Néanmoins une partie du collectif local initiateur de l'appel maintient un rassemblement (et non une manifestation), Square Lenglier (derrière la mairie), pour en faire une grande assemblée antifasciste, occasion de discuter collectivement des événements en cours et de l'état d'urgence, dérive autoritaire et policière. Rendez-vous à 14h00.

 

La préfecture et la mairie, faisant le jeu une nouvelle fois de l'extrême-droite, ont bien manœuvré pour empêcher une déambulation qui s'annonçait massive et festive. Vive leur front républicain, hein ?!

 

Leurs avancées sont faites de nos reculs.

 

Le groupe libertaire Lochu (Vannes) sera donc au rendez-vous à Pontivy pour cette assemblée antifasciste de discussion et de résistance à tous les autoritarismes. Au plaisir de vous y retrouver !

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 10:34
Contre les idées d'extrême-droite. Manifestation régionale pour une Bretagne ouverte et solidaire

A notre réunion de lundi 7 décembre, nous avons décidé de soutenir cet appel du Collectif pontivyen contre le racisme et la xénophobie. Rendez-vous à Pontivy samedi 19 décembre donc !

 

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Manifestation régionale pour une Bretagne ouverte et solidaire :

 

Nous appelons à une mobilisation régionale pour réagir ensemble face à la montée du racisme, de la xénophobie et des idées autoritaires et réactionnaires portés par l'extrême droite.

 

Localement, cette violence s'est exprimée dans les rues de Pontivy le 14 Novembre avec la manifestation d'ADSAV et sous la forme de tabassages d'habitants. Mais aussi plus récemment par l'incendie criminel d'une salle de prière musulmane à Loudeac.

 

Nous pensons que le contexte actuel appelle de toute urgence à la mobilisation pour défendre des valeurs : De solidarité et d'égalité entre les peuples et les cultures / de défense des principes démocratiques.

 

Nous lançons un appel :

 

Aux mouvements culturels bretons pour affirmer avec nous que la culture bretonne ne se laissera pas instrumentaliser à des fins de nationalisme raciste, xénophobe et guerrier.

 

À toutes les communautés culturelles et nationales pour affirmer avec nous la nécessité de nous tenir ensemble avec nos différences qui, loin d'être un problème, sont une source de richesse pour toutes et tous.

 

Aux mouvements citoyens et de défense des droits humains pour affirmer avec nous que la citoyenneté est conditionnée par le fait de pouvoir bénéficier d'un cadre démocratique large qui permet l'expression de chacun et de pouvoir vivre avec l'autre sur un pied d'égalité.

 

Aux mouvements syndicaux pour affirmer avec nous que dans le monde du travail, la division des individus en catégories raciales et/ou nationales est le pire des poisons car il empêche de voir que les conditions communes vécues dans le travail devraient nous unir plutôt que nous diviser.

 

Aux mouvements politiques pour affirmer avec nous notre volonté de lutter contre les idées de l'extrême droite et être vigilants quant à ce qui, aujourd'hui même, s’apparente à des mesures discriminatoires, xénophobes, racistes, autoritaires, anti-démocratiques et à toutes ces valeurs qui sont portées depuis toujours par les mouvements les plus réactionnaires et fascisants.

 

Enfin nous lançons un appel à tous les individus et collectifs pour défendre et promouvoir

 

une Bretagne ouverte et solidaire face aux idées d'extrême droite !
Rendez-vous le 19 Décembre à 14h à Pontivy (Square Lenglier)

Premiers soutiens de cet appel :

 

- Associations : ATTAC56 / DAL56 / DAL35

- Syndicats : UD-CGT-56 / FSU56 / CNT interpro-Brest / Solidaires 56
- Organisations politiques : PCF56 / NPA35 / Ensemble 56 ! / PG56 / République et Socialisme 56 / gauche indépendantiste (Bretagne en lutte), groupe libertaire Lochu (Vannes), liaison Vannes de la fédération anarchiste

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 14:14

L'article suivant est tiré du Monde diplomatique de mai 2015. Nous le reproduisons car il nous paraît intéressant et stimulant pour dépasser le concept empoisonné de "nation", aussi bien dans ses versions de droite que de gauche (extrêmes ou non) qui aboutissent à un État centralisé et fatalement oppresseur.

 

Un imaginaire républicain ouvert sur le monde

L’internationalisme au temps de la Commune

De nombreux historiens ont analysé la Commune de Paris comme un soulèvement patriotique trouvant son origine immédiate dans la confiscation des canons de la Garde nationale en mars 1871. Mais les fondements intellectuels de cette insurrection semblent plus anciens : dès 1868, dans les clubs politiques et les réunions populaires de la capitale, des citoyens en appellent à la « République universelle ».

 

En avril 1871, au plus fort de la Commune de Paris, sept mille ouvriers londoniens organisèrent une manifestation de solidarité avec leurs camarades parisiens, marchant depuis ce que la presse bourgeoise britannique appelait « notre Belleville » — le quartier de Clerkenwell Green — jusqu’à Hyde Park, par un temps épouvantable. Accompagnés d’une fanfare, ils brandissaient des drapeaux ornés des slogans « Vive la Commune ! » et « Longue vie à la République universelle ! ».

 

La même semaine, dans l’amphithéâtre de l’école de médecine de la Sorbonne désertée par ses professeurs — tous s’étaient enfuis à Versailles (1) —, les artistes et les artisans parisiens  toutes les intelligences artistiques ») écoutaient Eugène Pottier lire le manifeste de la Fédération des artistes de Paris, qui se conclut par la phrase : « Le comité concourra à notre régénération, à l’inauguration du luxe communal et aux splendeurs de l’avenir, et à la République universelle. »

 

« Commune » et « République universelle » représentent deux éléments fondamentaux de l’imaginaire politique de la Commune de Paris, deux expressions dont la charge affective déborde tout contenu sémantique précis. Mais la répétition de ces termes au long des dernières années de l’Empire, du siège de la capitale et de l’insurrection elle-même exprimait le désir des communards d’une vie sociale organisée selon les principes de la participation et de la décentralisation.

 

La majorité des historiens situent le début de la Commune au 18 mars 1871, avec ce que Karl Marx appela la « tentative d’effraction » d’Adolphe Thiers (2), sa décision de confisquer les canons de la Garde nationale, et les réactions qu’elle provoqua. Dans leur récit, l’insurrection apparaît comme un soulèvement spontané, lié à une poussée de « patriotisme égaré » — comme le dit Thiers lui-même (3) — due aux circonstances particulières de la guerre franco-prussienne.

 

Or, si l’on commence, non par cette réaction spontanée, mais par les réunions de travailleurs de la fin de l’Empire, une tout autre image apparaît. On voit certaines idées prendre progressivement de l’importance. Les réunions des clubs politiques du nord de Paris, les plus révolutionnaires, s’ouvraient et se concluaient au cri de « Vive la Commune ! », et les expressions « République universelle » et « République des travailleurs » y étaient employées indifféremment. Ces rassemblements ont créé et développé l’idée d’une commune sociale : le désir de remplacer un gouvernement de traîtres et d’incompétents par la coopération directe de toutes les énergies et de toutes les intelligences.

 

« Paris vivait de sa vie propre »

 

Le terme « Commune » exprimait le souci de l’échelle d’action, le désir d’autonomie locale, l’autosuffisance d’unités sociales assez petites et humaines pour que chacun se sente directement concerné par les détails de la vie quotidienne. La notion de « République universelle » représentait, elle, l’horizon internationaliste. Ensemble, les deux mots d’ordre dessinaient les contours d’un imaginaire puissamment non national. Ainsi, par « luxe communal », les artistes et les artisans de la Commune semblaient penser à une sorte de « beauté publique » : l’amélioration des espaces partagés dans toutes les villes et tous les villages, le droit pour chacun de vivre et de travailler dans un environnement agréable. En créant un art public, un art vécu, au niveau de municipalités autonomes, le « luxe communal » œuvrait contre la conception même de l’espace monumental et sa logique centralisatrice (nationaliste). Ce type de programme ne devrait pas nous étonner de la part de ceux qui ont mis à bas la colonne Vendôme. Mais il faut se garder d’imaginer que le terme ait pu impliquer un repli à l’intérieur des contours étroits de la municipalité. La Fédération des artistes considérait qu’elle agissait en même temps pour le luxe communal et pour la République universelle.

 

Sous la Commune, comme l’un de ses protagonistes les plus célèbres, le peintre Gustave Courbet, l’écrivit à sa mère, « Paris a renoncé à être la capitale de la France (4) ». Le Paris d’alors ne voulait pas être un Etat, mais une entité autonome au sein d’une fédération internationale des peuples. L’échelle que privilégiait l’imaginaire communard était à la fois plus limitée et plus large que la nation. L’expression « République universelle » renvoyait à un ensemble de désirs, d’identifications et de pratiques qui ne se laissaient pas définir par le territoire de l’Etat ou circonscrire par la nation. Elle distinguait très nettement ceux qui l’employaient des républicains parlementaires ou libéraux : ces derniers croyaient en la nécessité d’une autorité étatique forte et centralisée, supposée garante de l’ordre social.

 

Durant les mois du siège, qui précédèrent la Commune, Paris, selon les mots du communard Arthur Arnould, « vivait de sa vie propre, ne relevait que de sa volonté individuelle. (...) Paris avait (...) appris le mépris absolu des deux seules formes gouvernementales qui eussent été jusqu’alors en présence dans notre pays : la monarchie et la République oligarchique ou bourgeoise (5) ». La République universelle signifiait par opposition le démantèlement de la bureaucratie impériale, de son armée de métier et de sa police en premier lieu. « Il ne suffit pas d’émanciper chaque nation en particulier de la tutelle des rois, écrivait, dès 1851, le géographe anarchiste et futur communard Elisée Reclus, il faut encore la libérer de la suprématie des autres nations, il faut abolir ces limites, ces frontières qui font des ennemis d’hommes sympathiques (6)  ! »

 

Le lendemain de la proclamation de la Commune, tous les étrangers furent admis dans ses rangs, car « le drapeau de la Commune est celui de la République universelle (7) ». Mais l’expression n’est pas née à ce moment ; elle remonte en réalité à un bref épisode d’internationalisme pendant la Révolution française. Son inventeur, Anacharsis Cloots, Prussien d’origine, qui se présentait lui-même comme « l’orateur du genre humain », soutint cette révolution aux côtés de Thomas Paine, sur des bases internationalistes, avant d’être guillotiné. Cependant, loin de signifier un retour aux principes de la révolution bourgeoise de 1789, le mot d’ordre de la République universelle, lancé par les communards, marque leur rupture avec son héritage, en faveur d’un véritable internationalisme des travailleurs.

 

Pensons par exemple aux habitudes de travail et à la culture des artisans d’art, qui participèrent en si grand nombre au mouvement de mars 1871, comme le nota plus tard Prosper-Olivier Lissagaray, le premier et le plus influent des historiens de la Commune. Ils étaient des internationalistes avant la lettre. On se souvient surtout aujourd’hui de Pottier comme de l’auteur de L’Internationale, écrite en juin 1871 au milieu des exécutions brutales des révolutionnaires vaincus ; à la veille de l’insurrection, il dirigeait un grand atelier où l’on confectionnait draperies, tapisseries, dentelles, où l’on pratiquait la peinture sur étoffes et sur céramique. Des artisans qualifiés de diverses origines et nationalités travaillaient ensemble à des tâches complémentaires ; leur internationalisme s’explique pour partie par la mobilité qui caractérisait ce type de métiers : ils allaient librement d’une région à l’autre et même d’un pays à l’autre. Comme beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, que la précarité économique contraint à une existence nomade, les hommes et les femmes artisans du milieu du XIXe siècle passaient l’essentiel de leur temps non pas à travailler, mais à chercher du travail.

 

Lorsque la France déclara la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, les employés de l’atelier de Pottier furent parmi les signataires du manifeste de la section parisienne de l’Internationale, aux côtés de leurs camarades d’Allemagne et d’Espagne, contre ce que Pottier appela dans un poème le « régime cellulaire de la nationalité (8) ». Fait inédit dans une formation socialiste, le message était résolument antinationaliste : « Une fois encore, sous prétexte d’équilibre européen, d’honneur national, des ambitions politiques menacent la paix du monde. Travailleurs français, allemands, espagnols, que nos voix s’unissent dans un cri de réprobation contre la guerre ! (...) La guerre (...) ne peut être aux yeux des travailleurs qu’une criminelle absurdité (9). »

 

Mais c’est peut-être la direction particulière prise alors par les femmes et par le féminisme qui témoigne le mieux de cette volonté de dépasser le cadre politique de l’Etat moderne. Louise Michel, Paule Minck, Elisabeth Dmitrieff et d’autres ne cherchaient pas l’intégration dans l’Etat ou sa protection ; elles n’exigeaient pas, comme les femmes l’avaient fait en 1848, le droit de vote ni aucun autre droit de type parlementaire. Elles pratiquaient une forme de liberté au mépris total de l’Etat. En tant que participantes à la République universelle, elles se montraient indifférentes à la politique républicaine. Pourtant, Dmitrieff et sept ouvrières de l’habillement créèrent ce qui devint la plus grande et la plus efficace des organisations de la Commune : l’Union des femmes. Ses comités se réunissaient quotidiennement dans presque tous les arrondissements de Paris, fournissant du travail rémunéré aux femmes tout en répondant à l’urgence des situations de combat.

 

Rien n’était plus éloigné de la République universelle, envisagée comme association volontaire de toutes les initiatives locales ou « libre confédération de collectivités autonomes », que la République conservatrice à prétention universaliste qui allait finir par s’imposer. La République universelle imaginée et, dans une certaine mesure, vécue pendant la Commune n’était pas seulement très différente de celle qui adviendra. Elle était aussi conçue en opposition avec la République française timidement accouchée en septembre 1870 par Thiers, alors monarchiste, et plus encore avec celle qui s’affermit sur les cadavres des communards. Car ce massacre fut l’acte fondateur de la IIIe République, qui se consolida ensuite tandis que la bourgeoisie industrielle et les grands cultivateurs de province nouaient leur alliance historique, soudant pour la première fois la modernisation capitaliste à l’Etat républicain.

 

En France, le massacre marqua le début d’une séquence profondément conservatrice sur la question de l’identité nationale. Cette séquence devait se prolonger au moins jusqu’à Vichy, tandis que dans toute l’Europe les nations entraient dans la compétition coloniale et mettaient en œuvre les nouvelles formes de massacre à grande échelle nécessaires au contrôle et au maintien de l’ordre dans les empires.

 

A partir de l’amnistie des communards votée par le Parlement en 1880, on assiste à des tentatives d’intégrer la Commune à la fiction républicaine française, en l’assimilant à un mouvement patriotique ou à un combat pour les libertés républicaines — autrement dit, à une tentative réformiste de démocratiser l’Etat bourgeois plutôt que de le détruire. Mais il suffit de lire les Mémoires des survivants pour voir à quel point eux-mêmes se défendaient farouchement d’avoir agi pour sauver cette République : « La République de nos rêves n’était assurément pas celle que nous avons. Nous la voulions démocratique et sociale, et non ploutocratique », écrit l’un d’eux (10). Gustave Lefrançais se montre plus radical encore : « Le prolétariat n’arrivera à s’émanciper réellement qu’à la condition de se débarrasser de la République, dernière forme, et non la moins malfaisante, des gouvernements autoritaires (11). »

 

Kristin Ross

Professeure de littérature comparée à l’université de New York. Auteure de L’Imaginaire de la Commune, La Fabrique, Paris, 2015.
 

(1) Siège du gouvernement de défense nationale instauré après la défaite de Sedan et la capture de Napoléon III (septembre 1870).

(2) Monarchiste orléaniste, Adolphe Thiers (1797-1877) devient chef du pouvoir exécutif en février 1871, peu après la chute du Second Empire. La restauration monarchique se révélant impossible, il se rallie à la République en 1873.

(3) Cité dans La Revue blanche. 1871, enquête sur la Commune, Editions de l’Amateur, Paris, 2011 (1re éd. : 1897).

(4) Correspondance de Courbet, texte établi par Petra Ten-Doesschate Chu, Flammarion, Paris, 1996.

(5) Arthur Arnould, Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris, Res Publica, Gémenos, 2009 (1re éd. : 1878).

(6) Cité dans Le Libertaire, Paris, 28 août-1er octobre 1925.

(7) Journal officiel de la République française sous la Commune, Ressouvenances, Villers-Cotterêts, 1995 (1re éd. : 1871).

(8) Eugène Pottier, « La Guerre », Chants révolutionnaires, Comité Pottier, Paris, 1908.

(9) Manifeste de la section parisienne de l’Association internationale des travailleurs publié dans Le Réveil, 12 juillet 1870.

(10) Paschal Grousset, cité dans La Revue blanche..., op. cit.

(11) Gustave Lefrançais, cité dans La Revue blanche..., op. cit.

 

 

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Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Du vendredi 26 au dimanche 28 mai - Lorient - Festival Unies sont nos cultures (contre-culture autogérée). 8ème édition. Jam Graffiti, concerts, sound-systems, sk8board, tables de presse, expos, performances... Rue Florian Laporte

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Samedi 27 mai - Quimper (29) - 4ème fête de l'autogestion (par la CNT) - De 10h à 20h concerts, discussions, marché gratuit, stands, tables de presse. Entrée libre (sur donation). Esplanade F. Mitterrand

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Jeudi 1er Juin - Rennes (35) - 20h30 Causerie populaire "idéologies et archéologie préhistorique" (en quoi les interprétations des faits archéologiques sont, depuis la naissance de la Préhistoire (concept né au milieu du 19ème siècle), tributaire des idéologies dans lesquelles baignent les archéologues qui les proposent. On parlera de racisme, de patriarcalisme et des grandes idéologies politiques du 20ème siècle qui s'exercent en filigrane dans les interprétations archéologiques). Organisée par le groupe la sociale de la F.A. Local la Commune

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Vendredi 2 juin - Caen (14) - Concert de solidarité internationale pour des camarades anarchistes tchèques. avec Sid et Enfants de la lutte. A la Pétroleuse. 20h. Prix libre. Info : groupesanguin@laposte.net

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Concerts

 

Caen (14)

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