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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 03:26

Voici le texte du tract de l'Union Réionale Bretagne de la Fédération anarchiste, sorti en mars 2008.

POUR SE DÉBARRASSER DES OGM, DÉBARRASSONS NOUS DU CAPITALISME !


01bio.jpgNon, les OGM ne sont pas en mesure de "relever les défis alimentaires et environnementaux". Ils n'ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l'écologie quand on sait que c'est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l'armée américaine l'Agent Orange qui a permis aux Etats-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Viet-Nam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l'agriculture mondiale qui fournit aujourd'hui au moins 120 % des besoins de l'humanité, en détourne une grande partie pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale : il ne s'agit donc pas d'augmenter la production, mais d'en assurer la distribution, c'est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !
 
Les OGM sont à la fois une réponse que l'agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu'elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d'élevages industriels...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.
 
Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C'est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d'empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d'imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l'existence des droits de propriété intellectuelle.
 
Cette course au brevet est l'aboutissement d'un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l'appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !
 
Outre le fait qu'il comporte des risques pour la santé, ce "commerce illégal du colonialisme moderne", cette "biopiraterie", ce "hold-up sur le vivant" a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d'être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d'ailleurs la demande d'un moratoire ou l'étiquetage des produits) si elles ne s'inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste. Les naïfs qui ont cru au Grenelle de l'environnement risquent rapidement de déchanter.
 
En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d'un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective; c'est ce qu'une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936.
 
Mais le plus grave est ailleurs. Dans la montée en puissance, parallèlement aux progrès du génie génétique, d’une systématisation des contrôles, d'une sociobiologie qui fait la part belle à l'inné au détriment de l'acquis : les causes des inégalités sociales, de la pauvreté,  de l'exclusion se trouvent dans les gènes : il suffira donc, pour les dirigeants, de choisir ceux qui auront droit à la vie. Seule une révolution sociale peut mettre fin à ce projet totalitaire.

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 03:19
Voici le texte de l'article paru dans le Monde Libertaire à propos de la manifestation du 25 mars 2007.

Problèmes de grains de sable au pays des Menhirs…
Toutes et tous à Erdeven (56) dimanche 25 mars


Un projet mené par un consortium de cimentiers, dans lequel se trouvent deux filiales de Lafarge et Italcementi, prévoit d’extraire 600 000 tonnes de sable et granulats marins par an, à moins de trois milles de la côte, entre Gâvres et Quiberon, et entre la ria d’Etel et l’île de Groix. La concession durerait 30 ans, ce qui porterait à 18 millions de tonnes de sable prélevés, ou « pillés » selon le point de vue à partir duquel on se place : Lafarge ou la population locale. Sans Astérix, ni Obélix, ce petit coin de côte superbe résiste ! Il est vrai que ce cordon dunaire est remarquable et reconnu comme tel, tant pour sa faune, sa flore et comme habitat « naturel ». Il est classé, à ce titre, Natura 2000. Formé à partir de multiples associations locales liées à l’environnement et de particuliers qui se sont fédérés, le collectif « le peuple des dunes » est né en janvier de cette année contre ce projet. 
Les cimentiers ont en effet obtenu, le 3 mai 2005, une autorisation ministérielle pour un permis exclusif de recherches. Le renouvellement de cette demande a été déposé le 15 janvier 2007. L’étape suivante consisterait à obtenir une concession d’exploitation. L’Etat révèle d’emblée son vrai visage : le soutien implicite aux industriels et leur logique de croissance au détriment des populations locales et de la préservation de l’environnement. Et si la magnifique baie d’Etel changeait de formes ?

Quelle mouche de chantier pique le cimentier Lafarge ?
La France, la Bretagne même, sont déficitaires en sable. En 2004, en France, il était produit 401 millions de tonnes de sable pour une consommation de 419 millions. Le manque en Bretagne serait de 2 millions de tonnes par an. Or les carrières terrestres arrivent au terme de leur exploitation, à cela s’ajoute la fermeture des sites d’importation nord européens, anglais et norvégiens en particulier, pour des raisons environnementales. Cette pression sur le marché « oblige » les cimentiers à explorer d’autres pistes. Les sables et granulats marins sont bien tentants et suscitent l’appétit des industriels, d’autant que la réglementation en mer n’est pas toujours claire. Lafarge affirme que le sable extrait servirait uniquement au marché breton.

Bétonner, bétonner, il en restera toujours quelque chose…
Pour les opposants, il y a maldonne dès le départ. Faut-il continuer dans cette logique du tout béton sachant que la matière première se raréfie ? Et même, dans ce cadre, il serait bien venu de favoriser le recyclage comme le font déjà d’autres pays européens, à hauteur de 24,5 % en Grande Bretagne, 16 % en Allemagne, contre un maigre 4,5 % en France, alors qu’il serait possible d’en récupérer ainsi plusieurs millions de tonnes ! Au delà, se pose le problème de l’habitat. Beaucoup de constructions sur le littoral breton sont des résidences secondaires, ce qui est doublement indécent : d’une part parce que des individus n’ont même pas un toit, d’autre part parce que cela tire le prix de l’immobilier vers le haut. La population locale peut rarement suivre. Pour les anarchistes, ce projet, c’est « ni ici, ni ailleurs ». Ce qui nous pose problème, ce n’est pas que ce soient des « Parisiens » ou tels ou tels Européens qui s’installent, comme on peut l’entendre parfois avec des relents de xénophobie, mais que c’est bien la bourgeoisie qui colonise la côte. A l’image des banlieues, les réformistes clament qu’il faut plus de mixité sociale sur le littoral. Anarchistes, notre position est connue : nous voulons l’abolition des classes sociales, la véritable égalité sociale donc économique. Cette notion de mixité perd alors son sens, la spéculation aussi. Nous ne voulons aussi qu’aucune maison ne soit vide les trois quarts de l’année, surtout que personne ne soit à la rue, que le parc d’habitations soit ainsi socialisé, l’utilisation de l’habitation déterminant qui en est le possesseur. Nous pensons que c’est aux  populations de déterminer leurs besoins en logements, à partir des ressources locales, dans une perspective d’autonomie, d’entraide, d’aménagement du territoire et de décroissance. Paille, terre, torchis, bois, chanvre… sont, avec des techniques modernes, des matières premières à revaloriser et redécouvrir. Evidemment, il ne s’agit pas d’importer du bois exotique ! Il faut quand même savoir que la France détient la plus grande forêt européenne et est le pays européen qui en utilise le moins ! C’est un potentiel non négligeable qui ne demande qu’à être mis en valeur.

Les arguments de Lafarge tombent à l’eau
Prudent, Lafarge qui est partenaire de WWF France et labellisé « développement durable » (rires ?) entend respecter la réglementation actuelle en vigueur : Code minier et Code de l’environnement. Le respect de la loi est-il une garantie ? Dans l’affaire de l’Erika, Total n’a par exemple commis aucune action illégale. C’est la réglementation maritime internationale, validée par les Etats, qui permet cette jungle car elle avait été façonnée pour. En l’espèce, des experts sont nommés afin d’évaluer les différents impacts du projet : sur le trait de côte déjà soumis à l’érosion naturelle et sur cette zone potentiellement frayère à poissons…
Ces experts ont évidemment conclu qu’aucun impact significatif n’arriverait ! Cette lutte qui commence nous enseigne déjà deux choses. D’abord, il faut se méfier de la parole des experts. Derrière un jargon savant, ils servent le plus souvent de caution aux multinationales qui les ont mandatés… et payés. A l’opposé, comme le souligne un militant du collectif « le peuple des dunes » : « la "pratique" d'un lieu particulier, ici l'espace littoral et marin situé au sud de Gâvres, permet d'avoir des "compétences" acquises par la pratique, l'observation, la transmission orale, pouvant infirmer, valider ou contredire la parole d'"experts" ayant une focal d'observation spécialisée et limitée. Les « pratiques » locaux (habitants, professionnels ...) devraient être des personnes ressources consultées très en amont des projets, au lieu de les réunir uniquement pour entériner les décisions prises après des tractations "secrètes". La "concertation" n'est le plus souvent qu'un discours à vocation "pédagogique", c'est-à-dire, dans la tête des promoteurs des projets, à but d'éducation d'une population a priori incompétente voire inculte ».

Ensuite, les conclusions des experts mandatés par Lafarge divergent des études menées par d’autres, comme le professeur Lebahy, pour qui il faut mener une évaluation au-delà de 30 ans. La côte lorientaise subit actuellement les prélèvements de millions de tonnes de sable effectués au cours et juste après la deuxième guerre mondiale ! En outre, il faut aussi prendre en compte l’élévation attendue et déjà amorcée du niveau de la mer.
Ces « querelles » d’experts amènent le collectif à s’interroger sur « la nécessité d’être crédibles et d’asseoir (sa) légitimité sur des argumentaires scientifiques de grande rigueur, ce qui implique pour autant de ne pas se faire piéger par le désir d’être reconnu comme un bon élève au milieu des bons élèves ». « Il s’agit ici de se faire entendre et donc d’utiliser ce qui fait notre différence, c’est-à-dire notre passion, notre conviction que nous agissons pour le bien des générations futures, y compris si, pour ce faire, il faut emprunter quelques chemins de traverse », confirmant que la légitimité d’une lutte ne se calque pas obligatoirement sur sa légalité.

100 % réglementation + 100 % concertation = 100 % bidon !
Sentant la contestation prendre de l’ampleur, le groupe industriel s’est payé une page entière de promotion de sa campagne « sud Lorient » dans les deux quotidiens régionaux, arguant agir dans le cadre de la réglementation et en consultation avec tous les organismes publics. Il a même ouvert un site internet spécial. Entrer dans son jeu, c’est oublier le problème initial de la fuite en avant vers le tout béton, qu’entretient une telle multinationale, car tel est son bizness !
Pourtant, Lafarge avait pris ses précautions. Un Comité Local d'Information et de Suivi (CLIS) a été mis en place dès le début de la procédure. Celui-ci rassemble les élus des communes environnantes, les représentants des administrations concernées et de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), les associations locales de protection du littoral, les comités locaux de pêche et les cimentiers. 
Heureusement, le bon sens populaire ne se laisse pas berner par ce comité « bidule ». La contestation rencontre un tel écho que les conseils municipaux, quelle que soit la tendance, si ce n’est condamnent, en tout cas s’inquiètent du projet et demandent des rapports d’expertise indépendants (hum !). Il ne faut pas oublier que nous sommes en période électorale... Sans doute serait-il malvenu pour les candidat-e-s d’être à la traîne sur un tel dossier ! Cela renforce notre conviction que ce n’est pas par la délégation aux spécialistes ou aux élus, ni par la prière que Lafarge & Cie reculeront ! Ce sont bien les mobilisations populaires qui sont les seules à même de changer l’ordre des choses, comme à Plogoff en 1980 ou déjà … à Erdeven, en 1975, contre un projet de centrales nucléaires dont le souvenir rejaillit aujourd’hui…

Comment se traduit cette agitation ?
Des articles de presse quasi quotidiens en pages locales présentent les enjeux, relatent les débats des réunions publiques, lesquelles attirent des dizaines, parfois des centaines de participant-e-s, y compris dans de petites communes. Des affiches et des autocollants ont été tirés, qu’on peut voir chez de nombreux commerçants et aux abords des plages. Un forum sur internet a été mis en place. Même des associations de surfeurs s’impliquent. Des artistes locaux comme Gilles Servat ou Lucien Gourond et le marin Eugène Riguidel seront présents et le font savoir. Bref, c’est toute une population qui se met en marche… Il est évident que nos groupes libertaires relaient aussi à leur échelle ce mouvement. La puissance de la manifestation du dimanche 25 mars sur la plage de Kerhillio à Erdeven, à partir de 15h00, dira si l’on a mis des grains de sable ou un menhir dans les rouages de la machine Lafarge !

Ce combat local est aussi une opportunité pour les anarchistes qui permet de dénoncer le centre de tirs de Gâvres que se réservent les militaires, confisquant ainsi ce patrimoine maritime, pour s’entraîner à la guerre, éparpillant moult munitions de tous genres…
Nous savons aussi que tant qu’existeront le capitalisme et sa logique de profit, même si l’on réussit à repousser Lafarge et ses acolytes, ses « cousins » risquent de débarquer à nouveau dans quelques années.
Le principal, pour les libertaires, est que la population prenne ses affaires en main et décide pour ce qui la concerne.

Le tract que nous avions rédigé à l'époque et un article compte-rendu de cette manifestation sont disponibles en nous adressant un petit message à fedeanar56@yahoo.fr

Le lien vers le site du collectif  "Le peuple des dunes" : http://le-peuple-des-dunes.org



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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 02:51
Voici le texte du tract sorti pour la manifestation "contre la guerre et pour le désarmement" à Vannes le 20 septembre 2008.

Il n'y a qu'une seule façon de faire la guerre : la mauvaise !



Il est juste d’être pour la paix et contre la guerre. Il en va de son intérêt, de celui de ses proches et des populations. Mais pour que cette position de principe prenne corps, il importe de remonter aux raisons qui poussent à la guerre. Peut-on arrêter les effets sans s’en prendre aux causes ?


Il est reconnu que « le nerf de la guerre, c’est l’argent ». Pour être plus précis, citons Jaurès : « le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ». Accès aux matières premières, à l’énergie (pétrole, uranium…), conquêtes de nouveaux marchés… la logique de profit est sans éthique, peu importe les massacres. Colonisations au XIXè, Irak et Tchétchénie aujourd’hui… Mais, plus terrifiant, les armes sont en elles-mêmes un commerce gigantesque… que le trafic soit illégal ou légal. Ainsi, les États, y compris les "grandes démocraties", soutiennent ce commerce, voire en sont les plus grands pourvoyeurs, même vers des gouvernements de pays où règne l’arbitraire ou les volontés belliqueuses : la France a ainsi vendu des sous-marins au Pakistan et à l’Inde alors que les tensions sont vives au Cachemire. Tant qu’existera le capitalisme, la guerre perdurera, car c’est un système expansionniste pour écouler sa marchandise et c’est dans son essence même d’éliminer les plus faibles.


Les anarchistes revendiquent donc la prise en main de l’économie par les travailleurs eux-mêmes, sur une base autogestionnaire et le partage des richesses.


Les ressorts de la guerre sont complexes et souvent s’entremêlent. Outre la logique capitaliste (accumulation et confiscation de richesses par des monopoles), s’ajoutent les divisions arbitraires des individus et des groupes humains de la planète. L’État, dont les rênes sont tenues par la classe dirigeante, joue sur ces rideaux de fumée, pour masquer ses propres responsabilités. Il se sert des divisions religieuses, du sentiment nationaliste ("grandeur du pays"), des masques "démocratie - liberté – choc des civilisations – lutte contre le terrorisme" pour déclencher les interventions armées. « L’État est le plus froid des monstres froids » Nietzsche.


Portant toutes un message de paix, les religions justifient néanmoins par la force la conversion de l’autre ou son élimination pour concurrence déloyale. L’Histoire est jonchée de cadavres n’adorant pas le bon Dieu, au bon endroit, au bon moment, ou n’en adorant aucun ! Du massacre des premiers Chrétiens, en passant par les Croisades ou l’extermination des Indiens d’Amérique… Différents lieux de la planète sont encore secoués par ces divergences liées à l’intolérance religieuse qui, si elle n’est pas le moteur premier des conflits, elle n’en est pas moins un redoutable carburant.

Pour nous, religion s’entend comme le système collectif organisé des croyances en événements surnaturels, avec ses rites, ses dogmes, son système hiérarchique et sa propension à enrégimenter le reste de la société qui n’est pas sous son joug.

Face à cela, les anarchistes défendent une position au minimum laïque et même anti-religieuse.


Une autre séparation artificielle des groupes humains, qu’entretient la classe dirigeante, est celle liée à la fierté de résider sur tel ou tel territoire et de défendre une Histoire particulière. Il s’agit du nationalisme ou de sa variante, le patriotisme. Or, « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les indus-triels » Anatole France.


Les anarchistes revendiquent donc l’abolition des frontières, la fraternisation des groupes humains, la liberté de circulation et d’installation.


« Et qui c’est qui fait la guerre ? Eh bien, c’est les militaires ! » Renaud. Si jusqu’à la 1ère guerre mondiale, les millions de victimes étaient principalement des soldats, depuis, les victimes des conflits sont à 80 % des civils. Se débarrasser des armées, qui véhiculent une culture de guerre, les principes nationalistes, la résolution des conflits par la violence et la force armée, est donc incontournable. L’armée absorbe des budgets énormes au détriment d’autres secteurs comme la santé, l’éducation, l’entraide avec d’autres pays…


Les anarchistes revendiquent donc le démantèlement des armées, l’arrêt du commerce des armes, la reconversion des usines d’armement… Et couplée avec cette démilitarisation, une éducation à la paix…


Peut-on ainsi faire confiance à l’ONU pour garantir la paix, sachant que les 5 États membres permanents sont détenteurs de la bombe atomique, sont les plus grands vendeurs d’armes du monde, sont les pays les plus riches et sont aussi ceux qui déterminent largement les règles (inégalitaires) du commerce mondial ? En fait, c’est à la logique de domination et d’exploitation qu’il faut s’en prendre, c’est-à-dire au principe du Pouvoir. Quiconque ne questionne pas les rapports entre les humains, les groupes humains et cette logique de Pouvoir ne peut honnêtement se revendiquer de la Paix.


 


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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 02:41
Voici le texte du tract que nous avons sorti pour le 1er mai 2008.

En Mai, faites ce qui leur déplaît !

Hold-up sur toutes les richesses un tant soit peu socialisées (sécu sociale, services publics), destruction des dernières protections collectives (code du travail), augmentation du temps de travail, restructuration économique, etc… le rouleau compresseur étatique avance au rythme de l’insatiable recherche de profits des patrons. Criminalisation et répression des plus pauvres, des révoltés et des militants, contrôle social de tout un chacun par la surveillance et le fichage généralisé et renforcement des moyens et des techniques de maintien de l’ordre permettent à l’Etat- Big brother d’instaurer sa contre-révolution préventive. La bourgeoisie n’a même plus besoin de l’extrême-droite pour faire le sale travail.

Jouant la division entre groupes sociaux (fonctionnaires, jeunes, sans papiers, chômeurs), détournant les colères vers d’éternels boucs émissaires, instaurant la peur entre tous, transformant jusqu’au sens des mots et des idées, l’offensive idéologique est quotidienne : elle commence quand on allume la radio le matin et s’arrête avec le journal du soir…

Finies les bouffonneries du Grenelle de l’environnement : l’agriculture productiviste, les OGM et le nucléaire tracent l’avenir de ce système mortifère. Les naïfs pourront encore pleurer leurs dernières illusions perdues et voter à gauche la prochaine fois.

Cette gauche moribonde, parlons-en avant qu’elle crève… Les « forces progressistes » ont largement démontré leur incapacité à transformer le monde. Entre gestion sociale-démocrate du capitalisme et dictature, la gauche a pleinement contribué à la dépolitisation générale, aux désenchantements des classes dominées vis-à-vis de tout projet de société alternatif.

La gauche n’a plus rien à proposer et ses composantes en sont réduites à chercher une place au chaud dans l’appareil d’Etat ou à réinventer l’eau tiède de futures impasses.

La France est à l’image du monde. La mafia patronale internationale cherche toujours de nouvelles sources de profits et s’associent sans état d’âme à n’importe quelles formes de gouvernements, pourvu qu’elles garantissent l’accaparement des richesses. Pour faciliter la globalisation du capitalisme, les classes dominantes, toujours en guerre, se sont créées des instruments comme le FMI, la Banque mondiale ou l’OMC. Elles ont construit leurs blocs économiques, voire politiques comme l’Union européenne et leurs bras armés comme l’OTAN.

Pourtant, si tout nous montre que nous allons dans le mur, les puissants, les décideurs, dont la responsabilité est bien évidemment majeure, cherchent encore à nous faire payer la facture. De cracks boursiers en conflits armés, du dérèglement climatique au pillage des ressources de la terre, le système économique se renforce plus qu’il ne s’affaiblit dans ses propres contradictions et trouve encore le moyen de se régénérer et de nous écraser un peu plus…

Pas très réjouissant tout ça. Et pourtant, des mouvements sociaux se construisent encore et toujours, des luttes sans concession s’épanouissent un peu partout dans le monde et les pratiques autogérées fleurissent. Même ici, dans l’hexagone, des mouvements de résistances originaux se sont organisés (faucheurs volontaires par exemple), ça bouillonne aussi depuis quelques années dans les facs, les lycées et les quartiers populaires, des salariés se sont mis en lutte et cherchent à construire un mouvement d’ensemble, des conflits durs se sont égrainés dernièrement dans des secteurs où on ne les attendait pas.

Il va donc falloir travailler à la convergence et à la globalisation de ces luttes et mouvements tout simplement pour être plus forts mais aussi parce qu’il n’est plus possible de cloisonner les revendications, les résistances et les problématiques sociales et écologiques. Pour éviter de se faire confisquer une fois de plus le combat, l’auto-organisation pourrait permettre de construire un mouvement social autonome des partis et directions syndicales. Celle-ci s’est largement développée ces dernières années, notamment par la pratique des assemblées générales (encore trop souvent instrumentalisées) et l’action directe (grève, boycott, sabotage, blocages, manif sauvage, désobéissance civile…). Grâce à leur capacité à gérer et maîtriser leurs luttes, les acteurs de ces mouvements pourraient prendre goût à la liberté et débroussailler de nouveaux chemins vers l’émancipation.
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:18
 Les groupes de la Fédération anarchiste qui ont un site internet ou un blog :
arton504-a0199

- 14 CALVADOS - Groupe de Caen - http://facaen.zeblog.com

 


 

- 23 CREUSE - Groupe Arthur Lehning - http://anarchie23.centerblog.net

 


 

- 24 DORDOGNE - Groupe Drapeau Noir Périgord - http://dnp.lautre.net

 


 

- 25 DOUBS - Groupe Pierre Joseph Proudhon - http://www.lautodidacte.org

 


 

- 26 DROME - Groupe La Rue Râle ( St Marcellin-Royans ) - http://vercors-libertaire.blogspot.com/

 


 

- 27 EURE - Groupe d’Evreux - http://FAgroupedEvreux.monsite-orange.fr

 


 

- 30 GARD - Groupe Gard-Vaucluse - www.fa-30-84.org


 

-35 ILLE-ET-VILAINE

  - Groupe La Sociale -http://www.farennes.org (Librairie associative " La Commune "

17 rue de Chateaudun - 35 000 Rennes - ouverte le mercredi & samedi de 14 heures à 18 heures)

- Groupe La Digne Rage - http://anartoka.com/la-digne-rage/p...

 


 

- 38 ISERE - Groupe FA Vercors (Lans en Vercors) - http://vercors-libertaire.blogspot.com/

 


 

- 45 LOIRET - Groupe Gaston Couté - http://www.yagoa.fr/loiret-libertaire

 


 

- 63 PUY-DE-DOME - Groupe Abel Paz - http://anarsixtrois.unblog.fr

 


 

- 67 BAS-RHIN - Groupe de Strasbourg - http://fastrasbg.lautre.net

 


 

- 69 RHONE - Groupe Vivre Libre - http://vivre-libre.org

 


 

- 73 SAVOIE - Groupe de Chambéry - http://fa73.lautre.net

 


 

- 75 PARIS

 

- Groupe Pierre Besnard - http://chronique-hebdo.blogspot.com/

 

- Groupe CLAAAAAASH - http://claaaaaash.over-blog.org

 

- Groupe Salvador Segui -www.groupe-segui.blogspot.com

 

- Groupe Béton Armé - http://beton-arme.blogspot.com/

 

- Groupe Quartier pirate -   http://www.quartier-pirate.blogspot.com/

 

- Groupe Artracaille - pour le groupe : http://www.artracaille.fr/ // pour l’émission radio : http://artracaille.blogspot.com/

 

- Librairie du Monde libertaire - http://www.librairie-publico.com/

 

- Bibliothèque La Rue - http://bibliotheque-larue.over-blog.com/

 

- Radio Libertaire - 89.4 Mhz et sur le net http://rl.federation-anarchiste.org/

 


 

- 84 VAUCLUSE - Groupe Gard-Vaucluse - http://www.fa-30-84.org

 


 

- 86 VIENNE - Groupe Pavillon Noir de Poitiers -http://pavillon.noir.over-blog.fr/

 


 

- 91 ESSONNE - Groupe Evry-Corbeil - http://www.essonnelibertaire.org/

 


 

- 92 HAUTS-DE-SEINE - Groupe Idées noires - http://www.ideesnoires.fr.nf

 


 

- 94 VAL-DE-MARNE - Groupe Elisée Reclus - http://fa-ivry.forlogaj.net/

 


 

- BELGIQUE - Groupe Ici et maintenant - http://www.ici-et-maintenant.org

Le groupe édite avec d’autres le trimestriel "A voix autre" : http://www.avoixautre.be

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er jeudi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog. Nous vous recommandons de télécharger adblock qui les neutralisera. Adblock, logiciel gratuit, fonctionne pour Mozilla, Internet explorer, etc...

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Lundi 27 mars - Vannes - Projection du documentaire "Aube dorée, une affaire personnelle" (90 min - sur le parti néo-nazi grec), de la journaliste-réalisatrice grecque Angélique Kourounis, primé et récompensé dans de nombreux festivals. Débat avec la réalisatrice. Au Palais des arts à 20h00. Organisé par Bretagne Grèce Solidarité Santé

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Du lundi 27 au jeudi 30 mars - Rézé (44) - Forum du film documentaire d'intervention sociale, proposé par l'association Visages. Cinéma St Paul

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Jeudi 30 mars - Ciné Roch à Guéméné sur Scorff (56) - 20h Soirée ciné-débat "Zéro phyyo, 100 % bio. Des cantines bio et des villes sans pesticides" (87 min), avant-première avec le réalisateur Guillaume Bodin. Entrée gratuite

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Mardi 4 avril - Rennes (35) - 19h30 "Pourquoi nous n'irons pas voter", réunion publique du groupe la Sociale de la Fédération anarchiste. Campagne pour l’abstention active, contre la résignation et pour la lutte des classes. La campagne présidentielle actuelle démontre l’état avancé de pourrissement de ce système de représentation politique pour le seul bénéfice des classes possédantes. Intervention de Paul Boino, universitaire (prof d'urbanisme et d'aménagement) de Lyon. M.I.R. Maison Internationale de Rennes, 7 Quai Chateaubriand. M° République

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Mardi 4 Avril - Rennes - 19h « Animaux aquatiques, le grand carnage », conférence organisée par Sentience Rennes (étudiant-e-s pour les animaux), présentée Par Yves Bonnardel. Campus Villejean, amphi L1. Entrée libre

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Mercredi 5 avril - Rennes - 19h « L'humanisme, idéologie d'égalité ou idéologie de domination ? », conférence organisée par le CRPEA (Collectif rennais pour l'égalité animale), présentée par Yves Bonnardel. Campus Villejean, bâtiment L. Entrée libre

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Samedi 7 avril - Cléguérec (56) - Fest-noz contre les projets miniers en centre-Bretagne, par le collectif Attention mines (Silfiac). Avec plusieurs groupes. Ouverture des portes de la Salle des fêtes : 19h00. 6 euros (gratuit moins de 12 ans). Restauration crêpes et galettes

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Du vendredi 7 au samedi 15 avril - Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin, Brest (29) - Festival féministe Clito'rik 2 de l'association GAST. Concerts, théâtre, ateliers consentement, auto-défense, auto-gynéco, lesbobus, moments d'échanges, sexualités invisibilisées des personnes en situation de handicap et des vieillEUx, performances...

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Dimanche 9 avril - Ploemel (56) - 12h. Pique-nique végétarien et vegan. Chacun apporte un plat végétal, une boisson et partage. Ce pique-nique est ouvert aux curieux et aux personnes déjà végétariennes ou veganes. Table de presse sur les droits des animaux, les dimensions sociales, éthiques et écologiques de l'alimentation. Parc de Mané Bogad. Infos : veg56@net-c.fr

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Vendredi 21 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 20h30 Discussions autour des contraceptions testiculaires avec le collectif finistérien Thomas Bouloù : projection, discussions en groupes, présentation technique, fin de soirée « sauvage et informelle »

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Dimanche 23 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 16h Ciné-débat autour de l'éducation populaire. Avec plusieurs courts-métrages ou extraits de conférences autour de la thématique de l'éducation populaire : définition(s ?), enjeux, expérimentations puis goûter popote. Avec le soutien des Cemea Bretagne

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Jeudi 27 avril - Ciné Roch à Guéméné sur Scorff (56) -19h45 Projection du documentaire sur la transition écologique "Qu'est-ce qu'on attend ?" de Marie-Monique Robin

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Du vendredi 28 au dimanche 30 avril - Lorient et Ploemeur (56) - Rencontres internationales des résistances aux OGM, avec des représentant-e-s des 5 continents. Ateliers (sur inscription), conférences... Organisées par Ingalan

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Vendredi 28 avril - Rennes - 19h « La parole des femmes sur la question animale », conférence organisée par Sentience Rennes et le CRPEA (Collectif rennais pour l'égalité animale), présentée par Élise Désaulniers. Campus Villejean, bâtiment L. Entrée libre

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Samedi 20 Mai - Lorient - Mobilisation contre Bayer-Monsanto de 10h à 21h. Animations, marché de producteurs, stands, pique-nique, restauration bio, marche (départ 14h), prises de paroles, buvettes, musiques. Rdv Quai des Indes

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