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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:11
Retour sur la grève du 24 janvier 2008 : voici le texte de notre tract.

Il faut les arrêter... vite !

Sarkozy, le 8 janvier dernier lors de son grand show devant une presse complaisante, a parlé d’une « nouvelle politique de civilisation ». De toute évidence, effectivement, Sarko et tous ceux qui le soutiennent ont beaucoup d’ambition et veulent aller beaucoup plus loin que les prédécesseurs, de droite comme de gauche.

Leur objectif n’est pas simplement, comme les autres, de rogner les acquis sociaux et les libertés individuelles mais bien de les réduire à néant.

Il ne restera rien, avec les franchises médicales de l’esprit de la Sécurité Sociale et de son principe de solidarité : chacun paie en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.

Il ne restera rien des services publics et des statuts des personnels avec la « Révision Générale des Politiques Publiques » et les propositions Attali (ancien conseiller de Mitterrand…).

Il ne restera rien du Code du travail, des conventions collectives, des règles nationales, avec les lois, passées ou en cours, qui font de la dérogation… la règle (temps de travail, travail le dimanche, salaire minimum…).

Il ne restera rien, ou si peu, du système des retraites par répartition, si ce n’est des pensions de misère pour le plus grand nombre.

Il ne restera rien de la laïcité, alors même que Sarkozy déclare partout que « la question sociale est subsidiaire », mais que celle de Dieu est fondamentale.

Il ne restera rien des libertés individuelles avec des médias aux ordres comme jamais, une chasse à l’homme (sans papiers) qui rappelle les pires heures de notre histoire, avec un arsenal juridique et policier renforcé (pas de souci financier, visiblement, pour payer de nouveaux flash-ball ultra sophistiqués), des caméras de surveillance multipliées par 10…

Quand on doit faire face à un tel « projet de société », il convient d’être lucide et déterminé avant qu’il ne soit trop tard.

Lucide sur le fait qu’on ne les arrêtera pas avec des bouts de papier glissés dans des urnes. Si les élections pouvaient arrêter les mauvais coups et les salopards, cela se saurait depuis longtemps.

Lucide sur le rôle des appareils politiques et syndicaux, totalement intégrés au système (qui les finance largement d’ailleurs) et qui, bon gré mal gré, accompagnent les régressions.

Déterminé à ne plus rien laisser passer, à imposer l’unité à la base, à contrôler la forme et le fond des luttes : assemblées générales, comité de grève quand c’est possible, définition des mandats, mandatés révocables.

Ras le bol des journées à répétition, sans perspective véritable sinon celle d’une autre journée pour occuper le bon peuple, ras le bol des « temps forts » qui masquent autant de « temps morts ». Ras le bol de cette machine à perdre, comme en 2003 ou tout a été fait pour empêcher la grève générale.

Car c’est bien de grève générale qu’il s’agit pour s’en sortir. C’est autrement plus difficile et plus contraignant que de voter, mais c’est la seule voie véritable.
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:28
Voici le texte du tract qu'on a sorti pour la manifestation de soutien aux salariés de la SBFM, le 20 décembre 2008 à Hennebont.

C’EST LE CAPITALISME QU’IL FAUT COMBATTRE…

Vous avez entre les mains un tract anarchiste.
Par définition, nous n’avons aucune ambition électorale, aucun attrait pour le Pouvoir. C’est donc sans manipulation, sans calcul politicien, que nous vous livrons notre point de vue guidé par la recherche de la justice sociale et de l’émancipation individuelle.
 
L’économie est l’organisation du travail, l’utilisation et la transformation des ressources naturelles pour satisfaire les besoins des humains. Cette transformation du milieu naturel a entraîné un progrès considérable pour la vie des humains mais aussi des dégâts tout aussi gigantesques, sociaux et écologiques, notamment par le perfectionnement de l’armement.

Le système économique actuel est le capitalisme.
Le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production et d’échange. Dans les pays de l’Est, ce fut un capitalisme d’État avec sa nouvelle classe dirigeante ; dans les pays occidentaux, c’est toujours un capitalisme libéral avec plus ou moins d’intervention de l’État. Les deux sont en faillite : seule une minorité jouit de ce système, du pouvoir et des richesses qu’il procure, au détriment d’une majorité de la population, même s’il y a divers degrés d’exploitation ou de situations de privilège dans cette majorité. Il n’empêche qu’il y a un conflit d’intérêts entre la minorité exploitante et/ou dirigeante et la majorité exploitée et aliénée, quelque soit le territoire sur lequel on se trouve. C’est la lutte des classes.

Le capitalisme est donc un système de domination qui vise à éliminer les plus faibles ou prétendus tels.
Et c’est la logique de profit qui est son moteur. Le Capital, et non l’électeur ou l’électrice, est le véritable donneur d’ordres à l’État qui n’est pas l’agent de coordination et de Justice qu’il prétend être mais l’appareil répressif, garant de ce système contre ses révoltés et ses déviants. Une des contradictions du capitalisme est qu’il déclare garantir le juste prix par la concurrence alors que celle-ci, en éliminant et absorbant les concurrents, conduit à la concentration du Capital en créant des monopoles ou oligopoles. En outre, la « compétition » est souvent biaisée car profit et éthique sont inconciliables. Ce n’est pas une erreur rectifiable du système, c’est dans sa nature même. La minorité possédante qui est à sa tête accumule ainsi les richesses… et le pouvoir qui va avec. La rémunération des salarié-e-s qui la servent varie selon deux critères principaux : l’intérêt que le Capital trouve à leur travail, le rapport de force que les salarié-e-s ont su établir. Pour accroître sa puissance dans la lutte des classes, le Capital maintient une partie de la population au chômage. Cette variable d’ajustement lui permet de faire pression sur le monde du travail pour s’assurer un bon taux de profit. Pour éviter la redoutable question (pour lui) de la redistribution égalitaire des richesses, le capitalisme est contraint à la croissance. Cette croissance pompe les ressources naturelles et génère de dangereuses pollutions. A tel point que les capacités de régénération de la planète sont dépassées de près de 30 %. Ce sur-régime nous met toutes et tous en péril. Pour écouler sa marchandise auprès des personnes solvables, les seules qui l’intéressent, le capitalisme nous conditionne par la publicité, mais aussi en diminuant la réparabilité et la durabilité des biens.

L’automobile est un élément clé du capitalisme.
Présentée comme un élément de liberté, la bagnole sépare plus les individus qu’elle ne les réunit et a un impact écologique redoutable. Ce secteur n’échappe pas aux contradictions et conséquences inhérentes au système : surproduction et concentration des grands groupes, exploitation des salarié-e-s, à n'importe quel prix et même au détriment de leur santé. Qui oserait prétendre que le travail à la chaîne est épanouissant ?
C’est dans cette spirale que se retrouve la SBFM et les salarié-e-s qui y travaillent. C’est dans la logique même du système. Si jamais Renault acceptait d’intégrer à nouveau en son sein la SBFM, il n’en demeure pas moins qu’un nombre non négligeable de salarié-e-s seraient renvoyé-e-s… C’est reculer pour mieux sauter.

C’est au capitalisme lui-même qu’il faut s’en prendre.
Si on veut lutter contre les délocalisations ou fermetures d’entreprises sans accepter plus d'exploitation, il n’y a pas d’autres solutions que de rompre avec un tel système destructeur. Ce n’est pas en nationalisant/étatisant le secteur que les beaux jours reviendront. La gestion étatique ne signifie pas une meilleure prise en compte des travailleurs… on le constate régulièrement.


Combattre le capitalisme, c'est lutter pour la socialisation des moyens de production, c’est-à-dire mettre fin à la propriété privée des moyens de production.
Combattre le capitalisme, c'est se dresser contre l´État au profit des comités de travailleurs et travailleuses.
Pour éviter la bureaucratie, la coordination des activités sociales doit se faire de manière fédéraliste par le biais du mandat révocable, décidé à la base, sans privilèges attachés à cette fonction.
Combattre le capitalisme et éviter la réapparition des classes sociales implique l’égalité économique : au-delà de l’égalisation des salaires selon l’idée que chaque élément assure la cohérence du tout (de l’apprenti-e à l’ingénieur-e), c’est la mise en application de la formule libératrice « de chacun-e selon ses moyens, à chacun-e selon ses besoins ». C’est parce que l’autogestion améliore les conditions d’existence des classes populaires qu’elle est une chance à saisir.
Combattre le capitalisme, c’est aussi bâtir une société plus frugale, moins énergivore, ayant réduit et partagé travail et richesses, tournée davantage vers les transports en commun que vers le (presque) tout automobile.

Ne pas avoir en perspective la disparition du Pouvoir et des privilèges, c’est se condamner à laisser se perpétuer l’exploitation, la destruction écologique, l’enfermement voire la guerre.
Nous avons un monde d’exploitations à perdre et une société d’émancipation à construire !


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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:22
Quelques infos de la liste d'informations "Anars 56"
 
V' la le dernier agenda de 2008 qui annonce une annee 2009 feconde.
 
Pour ce qui concerne directement le groupe libertaire de Vannes / Lorient et federation anarchiste :
 
-    vendredi 16 janvier, a Lorient, a la cite Allende, nous recevons Lou Marin pour son bouquin « Albert Camus et les libertaires », a 20h30.
-    Sachez que cette reunion publique s inscrit dans une tournee de Lou Marin en Bretagne (version historique ;-)) : le mercredi 14 janvier, il sera a la librairie « la voix au chapitre » a St Nazaire a l’initiative du Front libertaire, le jeudi 15 a Nantes, le samedi 17 au local « la commune » 17 rue Chateaudun a Rennes, invite par le groupe la Sociale de la FA Rennes (http://www.farennes.org/) et le dimanche 18 au cafe de la Pente a Rochefort en Terre (56).
 
-    Les 30 et 31 janvier, aura lieu un forum social local a Sene (pres de Vannes). Le programme est en train de se ficeler. On y tiendra un atelier sur la repression au sens large et on invite Maurice Rajsfus a ce sujet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Rajsfus). Il y aurait aussi l’Inspecteur du Travail Gerard Filoche (bien connu des ondes de Radio libertaire) et la projection du film « Chomsky et cie », c-a-d ses entretiens  avec Daniel Mermet, pour l emission « la-bas si j y suis », avec la presence du realisateur. Plus de details quand le programme sera boucle.
 
En ces periodes de fetes, saluons une naissance, non pas du divin enfant (pouah !), mais bien mieux : du collectif de l Ouest Cornouaille en soutien aux inculpe-e-s de Tarnac : www.soutien11novembre-oc.org a qui l on souhaite bon vent libertaire. :-)
 
Anarchas salutations et meilleurs vœux d emancipation !
 
Radio libertaire : http://www.federation-anarchiste.org/rl/
Indymedia Nnates : https://nantes.indymedia.org/colonne_centrale
 
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En premier, car ca peut etre un debut super prometteur : POUR LE JEUDI 29 JANVIER IL Y A UN APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE INTERPROFESSIONNELLE (PUBLIC-PRIVE) CONTRE LES LICENCIEMENTS, POUR LA PROTECTION SOCIALE, ETC…
C’est donc ENFIN un appel a la GREVE GENERALE qui devrait etre le debut d une opposition sociale, seul moyen de faire reculer gouvernement et patronat et de reprendre la main en termes de propositions. ‘Faut pas la louper celle-la ! FAITES circuler l info au maximum !!
 
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Copinage :
 
PROGRAMME DU CAFE DE LA PENTE (Rochefort en Terre - 56)
 
EXPOSITIONS : Salle disponible pour qui veut exposer !
 
CONCERTS :
Le 13 janvier - Soirée Souliers Projection - [ PROJECTION ]
Le 18 janvier - Pierre Fablet Rock-Blues-Mixe - [ CONCERT ]
Le 18 janvier - Reinhardt (Lou Marin) Lecture et debat « Albert Camus et les libertaires »
Le 21 janvier - Café Discut' Thématique - [ CONCERT ]
Le 23 janvier - France Léa Humour - [ CONCERT ]
Le 29 janvier - Néness Café Tour Court metrage - [ PROJECTION ]
Le 30 janvier - Soirée Soutien Faucheurs - [ DIVERS ]
Le 07 fevrier - Hot Rods Jazz - [ CONCERT ]
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Film "CHOMSKY & Cie" qui traite d'auto-défense intellectuelle et qui vise à montrer que le pouvoir ne souhaite pas que les gens prennent conscience qu'ils ont les moyens de changer les choses.
 
Sortie nationale en salle
 
Janvier :
- mer 28 : L'Iris, Questembert
- jeu 29 : La Bobine, Quimperle (29)
- jeu 29 : Les Arcades, Auray (7 eur) avec le realisateur Olivier Azam
- ven 30 ou sam 31 : FSL, Sene avec le realisateur Olivier Azam
 
Plus d infos : http://www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/?p=101#
 
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Videos de la réunion publique du groupe la sociale de la fédération anarchiste du 11 décembre 2008 :
"fichage, contrôle social, biométrie, de quelle société voulons-nous?"
interventions de:
Michel, militant CNT, sur le fichage ADN dans le cadre de la lutte anti-OGM
Ferdinand, dans le cadre de la lutte anti-biométrie dans un lycée de Gif sur Yvette
Jean-Pierre Tertrais, sur le rôle politique joué par le contrôle des populations en démocratie: intégrer ou réprimer.
 
1° partie
http://www.dailymotion.com/farennes/video/x7r39v_fichage-controle-social-biomtrie_news
2° partie
http://www.dailymotion.com/farennes/video/x7ros4_fichage-controle-social-biomtrie_news
3°partie
http://www.dailymotion.com/farennes/video/x7rswp_fichage-controle-social-biomtrie-33_news
 
Avis perso : j'ai visionne et bien apprecie l intervention de Jean-Pierre T (toujours aussi efficace !) : ca commence a la fin de la 2e video puis sur la 3e. Il y en a pour 1/4 d heure par video a peu pres.
 
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Samedi 31 janvier – 15h – Lorient – Cite Allende reunion publique d Alternative libertaire « Quelles resistances pour quelle alternative ? »
 
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Le prochain numéro du « Monde diplomatique » (janvier 2009, en vente en
kiosques : 4,50 euros), contiendra un dossier de cinq pages : « Qui
sont les anarchistes ? », illustré par des oeuvres de Paskua.
 
Au sommaire de ce dossier :
- « Appellations peu contrôlées », par Jean-Pierre Garnier ;
- « Une indocilité contagieuse », par Claire Auzias ;
- « CNT, les clés de l´énigme espagnole », par Angel Herrerín López ;
- « En Extrême-Orient aussi... », par Cho Se-hyun ;
- « L´infréquentable Pierre-Joseph Proudhon », par Edward Castleton ;
- « Honte au suffrage universel ! », texte inédit de Proudhon.
Ces textes seront disponibles en accès libre sur le site Internet du «
Monde diplomatique » (http://www.monde-diplomatique.fr) début mars
2009.
 
En revanche, dès les premiers jours de janvier, pourront être lus sur
le site Internet du « Monde diplomatique » les textes suivants :
- « Une tradition révolutionnaire et philosophique », par Daniel
Colson ;
- « L´écologie anarchiste d´Elisée Reclus », par Philippe Pelletier.
 
Un p tit commentaire (repique ailleurs) : des aspects de l article sur Proudhon sont contestables : vision essentiellement économiste et marxisante, « oubli » du fédéralisme et de la liaison mutualisme-autogestion... Mais des articles anarchistes ou sur l´anarchisme dans le
« Diplo » sont suffisamment rares pour que nous ne boudions pas notre plaisir et il nous paraît que l´ensemble est assez correct.
 
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Le Monde Libertaire # Hors Série 36 du 25 Décembre 2008 au 04 Février 2009 Pour le trouver : http://www.trouverlapresse.com/LOP/start.do
 
« N’est-il pas évident que tous les gouvernements sont les empoisonneurs
systématiques, les abêtisseurs intéressés des masses populaires? »
 
Michel Bakounine
 
 
Sommaire du Monde Libertaire #  Hors Série 36 du 25 Décembre 2008 au 04
Février 2009
 
 
Vous avez dit crise ? par H. Lenoir, page 3
 
La chasse à l’enfant, par M. Rajsfus, page 4
 
Vous avez dit crise ? (bis), par R. Berthier, page 7
 
Réveillons-nous avant d’être morts, par J.-P. Tertrais, page 11
 
Une affaire bidon, par F. Laveix, page 14
 
Géométrie anarchiste, par Euclydon, page 15
 
Une connerie pseudo-scientifique, par Pascal, page 17
 
La barbarie à visage barbare, par N. Baillargeon, page 20
 
Manque de pot, par B. Traven, page 22
 
Un vieux qui défrise, entretien avec Noam Chomsky, page 23
 
L’anarchisme à la papa, par Élan Noir, page 27
 
Le bureau des objets perdus-trouvés, par J.-R. Delépine, page 29
 
Où y a des gènes..., par M. Silberstein, page 32
 
Artistes libertaires, par G. Bounoure, page 35
 
Un gentil conte, par F. Candébat, page 37
 
Les groupes de la Fédération anarchiste, page 38
 
 
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Published by anars56 - dans Actus
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 03:33
Voici le texte du tract de l'Union Régionale Bretagne de la Fédération anarchiste, sorti pour la manifestation du 6 septembre 2008 à Ploërmel, contre la venue de Benoit 16 en France et contre la statue de Jean-Paul 2 à Ploërmel.

Des images et un compte-rendu de cette joyeuse manifestation se trouvent ici :
http://www.atheisme.org/ploermel3.html
Des vidéos de cette manifestation se trouvent là :
http://www.dailymotion.com/farennes
Et un générateur de lettres de débaptisation, ici :
http://www.subsociety.org/debaptisation.php

Érection de la statue de Jean-Paul II à Ploërmel en 2007,
Visite propagandiste de Benoît XVI en septembre 2008,
L’anticléricalisme ne sera jamais
aussi désuet que le cléricalisme.

 

 Nôtre saint pape !
Jean-Paul II incarnait le retour aux valeurs morales les plus rétrogrades : il n’avait de cesse de condamner le droit à l’avortement, de fustiger les homosexuels et la « sexualité débridée »… C’est sous son influence que de nombreux individus ont refusé l’utilisation du préservatif, ce qui cause toujours des milliers de morts à travers le monde ! En bon V.R.P. de l'entreprise Église, il a tout fait pour s’accorder les faveurs des médias et leur capacité à créer le culte des personnalités.

Jean-Paul II était un militant. Sous son égide, l’Église s’est préparée à reconquérir le terrain perdu face à la liberté de conscience qu’ont permis la laïcité et le recul de l’ignorance. Jean-Paul II n’a jamais renoncé à restaurer un Ordre moral emprisonnant… pas seulement pour ses fidèles, mais pour la Société entière, ne serait-ce qu’en soutenant les commandos anti-avortement. Dans les États où l’Église est puissante, comme en Irlande, même la liberté de divorcer est combattue !

Sa statue à Ploërmel est donc un affront car non seulement elle a bénéficié de financements publics mais elle trône sur le domaine public ! De plus, l’ancien maire de Ploërmel avait poussé le vice jusqu’à faire vidéosurveiller son joujou coulé dans le bronze, sans doute pour montrer aux fidèles que leur dieu a l’œil à tout… Flicage et religion se sont toujours entendus comme larrons en foire !

Mais, miracle de l’obscurantisme, Jean-Paul II a été remplacé par encore plus réac : Benoît XVI ! Retour de la messe en latin, faveurs aux catholiques les plus intégristes, et en souvenir de l’époque bénie où le catholicisme régnait sur l’Espagne, il a choisi de canoniser les victimes "religieuses" de la guerre civile en oubliant les (rares) prêtres fusillés par Franco pour avoir choisi le camp républicain… et en méprisant les centaines de milliers d’anti-fascistes assassinés par les sbires franquistes.

Militant permanent, Benoît XVI a appelé ses adeptes à évangéliser les foules, c’est-à-dire convertir chacun et chacune d’entre nous, pauvres âmes perdues (ou sales infidèles) ! Ce volontarisme évangélisateur se joue en parallèle avec de multiples interventions dans les débats de société et via un lobbying constant au sein de l’Union Européenne. Appareil oppressif, l’Église veut retrouver sa puissance de jadis et tout contrôler : des esprits et jusqu’à ce qui se passe dans les lits (le sexe est son obsession finalement !).

Alors que Sarkozy revendique qu'il croit plus au prêtre qu’à l’instituteur pour délivrer des valeurs, alors que le Premier Ministre Fillon chapeaute avec le Cardinal André XXIII un débat à Lourdes sur le thème des retraites et de la chrétienté du 13 au 16 septembre, le Pape, Benoît XVI, débarque en France au même moment pour célébrer les 150 ans de l'apparition de la soi-disant vierge Marie à Bernadette Soubirous et pour nous déverser sa propagande ridicule et liberticide.

Face à l’offensive religieuse, qu’elle émane du curé, de l’imam, du rabbin ou de tout autre gourou, nous riposterons car nous voulons vivre libres !

Contre la cession de l'espace public aux religions quelles qu'elles soient
Pour la liberté de conscience, pour le respect de toutes les sexualités
Pour le droit à l'avortement et à la contraception libres et gratuits
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Published by anars56 - dans anticléricalisme
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 03:26

Voici le texte du tract de l'Union Réionale Bretagne de la Fédération anarchiste, sorti en mars 2008.

POUR SE DÉBARRASSER DES OGM, DÉBARRASSONS NOUS DU CAPITALISME !


01bio.jpgNon, les OGM ne sont pas en mesure de "relever les défis alimentaires et environnementaux". Ils n'ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l'écologie quand on sait que c'est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l'armée américaine l'Agent Orange qui a permis aux Etats-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Viet-Nam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l'agriculture mondiale qui fournit aujourd'hui au moins 120 % des besoins de l'humanité, en détourne une grande partie pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale : il ne s'agit donc pas d'augmenter la production, mais d'en assurer la distribution, c'est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !
 
Les OGM sont à la fois une réponse que l'agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu'elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d'élevages industriels...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.
 
Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C'est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d'empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d'imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l'existence des droits de propriété intellectuelle.
 
Cette course au brevet est l'aboutissement d'un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l'appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !
 
Outre le fait qu'il comporte des risques pour la santé, ce "commerce illégal du colonialisme moderne", cette "biopiraterie", ce "hold-up sur le vivant" a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d'être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d'ailleurs la demande d'un moratoire ou l'étiquetage des produits) si elles ne s'inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste. Les naïfs qui ont cru au Grenelle de l'environnement risquent rapidement de déchanter.
 
En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d'un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective; c'est ce qu'une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936.
 
Mais le plus grave est ailleurs. Dans la montée en puissance, parallèlement aux progrès du génie génétique, d’une systématisation des contrôles, d'une sociobiologie qui fait la part belle à l'inné au détriment de l'acquis : les causes des inégalités sociales, de la pauvreté,  de l'exclusion se trouvent dans les gènes : il suffira donc, pour les dirigeants, de choisir ceux qui auront droit à la vie. Seule une révolution sociale peut mettre fin à ce projet totalitaire.

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Published by anars56 - dans écologie
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 03:19
Voici le texte de l'article paru dans le Monde Libertaire à propos de la manifestation du 25 mars 2007.

Problèmes de grains de sable au pays des Menhirs…
Toutes et tous à Erdeven (56) dimanche 25 mars


Un projet mené par un consortium de cimentiers, dans lequel se trouvent deux filiales de Lafarge et Italcementi, prévoit d’extraire 600 000 tonnes de sable et granulats marins par an, à moins de trois milles de la côte, entre Gâvres et Quiberon, et entre la ria d’Etel et l’île de Groix. La concession durerait 30 ans, ce qui porterait à 18 millions de tonnes de sable prélevés, ou « pillés » selon le point de vue à partir duquel on se place : Lafarge ou la population locale. Sans Astérix, ni Obélix, ce petit coin de côte superbe résiste ! Il est vrai que ce cordon dunaire est remarquable et reconnu comme tel, tant pour sa faune, sa flore et comme habitat « naturel ». Il est classé, à ce titre, Natura 2000. Formé à partir de multiples associations locales liées à l’environnement et de particuliers qui se sont fédérés, le collectif « le peuple des dunes » est né en janvier de cette année contre ce projet. 
Les cimentiers ont en effet obtenu, le 3 mai 2005, une autorisation ministérielle pour un permis exclusif de recherches. Le renouvellement de cette demande a été déposé le 15 janvier 2007. L’étape suivante consisterait à obtenir une concession d’exploitation. L’Etat révèle d’emblée son vrai visage : le soutien implicite aux industriels et leur logique de croissance au détriment des populations locales et de la préservation de l’environnement. Et si la magnifique baie d’Etel changeait de formes ?

Quelle mouche de chantier pique le cimentier Lafarge ?
La France, la Bretagne même, sont déficitaires en sable. En 2004, en France, il était produit 401 millions de tonnes de sable pour une consommation de 419 millions. Le manque en Bretagne serait de 2 millions de tonnes par an. Or les carrières terrestres arrivent au terme de leur exploitation, à cela s’ajoute la fermeture des sites d’importation nord européens, anglais et norvégiens en particulier, pour des raisons environnementales. Cette pression sur le marché « oblige » les cimentiers à explorer d’autres pistes. Les sables et granulats marins sont bien tentants et suscitent l’appétit des industriels, d’autant que la réglementation en mer n’est pas toujours claire. Lafarge affirme que le sable extrait servirait uniquement au marché breton.

Bétonner, bétonner, il en restera toujours quelque chose…
Pour les opposants, il y a maldonne dès le départ. Faut-il continuer dans cette logique du tout béton sachant que la matière première se raréfie ? Et même, dans ce cadre, il serait bien venu de favoriser le recyclage comme le font déjà d’autres pays européens, à hauteur de 24,5 % en Grande Bretagne, 16 % en Allemagne, contre un maigre 4,5 % en France, alors qu’il serait possible d’en récupérer ainsi plusieurs millions de tonnes ! Au delà, se pose le problème de l’habitat. Beaucoup de constructions sur le littoral breton sont des résidences secondaires, ce qui est doublement indécent : d’une part parce que des individus n’ont même pas un toit, d’autre part parce que cela tire le prix de l’immobilier vers le haut. La population locale peut rarement suivre. Pour les anarchistes, ce projet, c’est « ni ici, ni ailleurs ». Ce qui nous pose problème, ce n’est pas que ce soient des « Parisiens » ou tels ou tels Européens qui s’installent, comme on peut l’entendre parfois avec des relents de xénophobie, mais que c’est bien la bourgeoisie qui colonise la côte. A l’image des banlieues, les réformistes clament qu’il faut plus de mixité sociale sur le littoral. Anarchistes, notre position est connue : nous voulons l’abolition des classes sociales, la véritable égalité sociale donc économique. Cette notion de mixité perd alors son sens, la spéculation aussi. Nous ne voulons aussi qu’aucune maison ne soit vide les trois quarts de l’année, surtout que personne ne soit à la rue, que le parc d’habitations soit ainsi socialisé, l’utilisation de l’habitation déterminant qui en est le possesseur. Nous pensons que c’est aux  populations de déterminer leurs besoins en logements, à partir des ressources locales, dans une perspective d’autonomie, d’entraide, d’aménagement du territoire et de décroissance. Paille, terre, torchis, bois, chanvre… sont, avec des techniques modernes, des matières premières à revaloriser et redécouvrir. Evidemment, il ne s’agit pas d’importer du bois exotique ! Il faut quand même savoir que la France détient la plus grande forêt européenne et est le pays européen qui en utilise le moins ! C’est un potentiel non négligeable qui ne demande qu’à être mis en valeur.

Les arguments de Lafarge tombent à l’eau
Prudent, Lafarge qui est partenaire de WWF France et labellisé « développement durable » (rires ?) entend respecter la réglementation actuelle en vigueur : Code minier et Code de l’environnement. Le respect de la loi est-il une garantie ? Dans l’affaire de l’Erika, Total n’a par exemple commis aucune action illégale. C’est la réglementation maritime internationale, validée par les Etats, qui permet cette jungle car elle avait été façonnée pour. En l’espèce, des experts sont nommés afin d’évaluer les différents impacts du projet : sur le trait de côte déjà soumis à l’érosion naturelle et sur cette zone potentiellement frayère à poissons…
Ces experts ont évidemment conclu qu’aucun impact significatif n’arriverait ! Cette lutte qui commence nous enseigne déjà deux choses. D’abord, il faut se méfier de la parole des experts. Derrière un jargon savant, ils servent le plus souvent de caution aux multinationales qui les ont mandatés… et payés. A l’opposé, comme le souligne un militant du collectif « le peuple des dunes » : « la "pratique" d'un lieu particulier, ici l'espace littoral et marin situé au sud de Gâvres, permet d'avoir des "compétences" acquises par la pratique, l'observation, la transmission orale, pouvant infirmer, valider ou contredire la parole d'"experts" ayant une focal d'observation spécialisée et limitée. Les « pratiques » locaux (habitants, professionnels ...) devraient être des personnes ressources consultées très en amont des projets, au lieu de les réunir uniquement pour entériner les décisions prises après des tractations "secrètes". La "concertation" n'est le plus souvent qu'un discours à vocation "pédagogique", c'est-à-dire, dans la tête des promoteurs des projets, à but d'éducation d'une population a priori incompétente voire inculte ».

Ensuite, les conclusions des experts mandatés par Lafarge divergent des études menées par d’autres, comme le professeur Lebahy, pour qui il faut mener une évaluation au-delà de 30 ans. La côte lorientaise subit actuellement les prélèvements de millions de tonnes de sable effectués au cours et juste après la deuxième guerre mondiale ! En outre, il faut aussi prendre en compte l’élévation attendue et déjà amorcée du niveau de la mer.
Ces « querelles » d’experts amènent le collectif à s’interroger sur « la nécessité d’être crédibles et d’asseoir (sa) légitimité sur des argumentaires scientifiques de grande rigueur, ce qui implique pour autant de ne pas se faire piéger par le désir d’être reconnu comme un bon élève au milieu des bons élèves ». « Il s’agit ici de se faire entendre et donc d’utiliser ce qui fait notre différence, c’est-à-dire notre passion, notre conviction que nous agissons pour le bien des générations futures, y compris si, pour ce faire, il faut emprunter quelques chemins de traverse », confirmant que la légitimité d’une lutte ne se calque pas obligatoirement sur sa légalité.

100 % réglementation + 100 % concertation = 100 % bidon !
Sentant la contestation prendre de l’ampleur, le groupe industriel s’est payé une page entière de promotion de sa campagne « sud Lorient » dans les deux quotidiens régionaux, arguant agir dans le cadre de la réglementation et en consultation avec tous les organismes publics. Il a même ouvert un site internet spécial. Entrer dans son jeu, c’est oublier le problème initial de la fuite en avant vers le tout béton, qu’entretient une telle multinationale, car tel est son bizness !
Pourtant, Lafarge avait pris ses précautions. Un Comité Local d'Information et de Suivi (CLIS) a été mis en place dès le début de la procédure. Celui-ci rassemble les élus des communes environnantes, les représentants des administrations concernées et de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), les associations locales de protection du littoral, les comités locaux de pêche et les cimentiers. 
Heureusement, le bon sens populaire ne se laisse pas berner par ce comité « bidule ». La contestation rencontre un tel écho que les conseils municipaux, quelle que soit la tendance, si ce n’est condamnent, en tout cas s’inquiètent du projet et demandent des rapports d’expertise indépendants (hum !). Il ne faut pas oublier que nous sommes en période électorale... Sans doute serait-il malvenu pour les candidat-e-s d’être à la traîne sur un tel dossier ! Cela renforce notre conviction que ce n’est pas par la délégation aux spécialistes ou aux élus, ni par la prière que Lafarge & Cie reculeront ! Ce sont bien les mobilisations populaires qui sont les seules à même de changer l’ordre des choses, comme à Plogoff en 1980 ou déjà … à Erdeven, en 1975, contre un projet de centrales nucléaires dont le souvenir rejaillit aujourd’hui…

Comment se traduit cette agitation ?
Des articles de presse quasi quotidiens en pages locales présentent les enjeux, relatent les débats des réunions publiques, lesquelles attirent des dizaines, parfois des centaines de participant-e-s, y compris dans de petites communes. Des affiches et des autocollants ont été tirés, qu’on peut voir chez de nombreux commerçants et aux abords des plages. Un forum sur internet a été mis en place. Même des associations de surfeurs s’impliquent. Des artistes locaux comme Gilles Servat ou Lucien Gourond et le marin Eugène Riguidel seront présents et le font savoir. Bref, c’est toute une population qui se met en marche… Il est évident que nos groupes libertaires relaient aussi à leur échelle ce mouvement. La puissance de la manifestation du dimanche 25 mars sur la plage de Kerhillio à Erdeven, à partir de 15h00, dira si l’on a mis des grains de sable ou un menhir dans les rouages de la machine Lafarge !

Ce combat local est aussi une opportunité pour les anarchistes qui permet de dénoncer le centre de tirs de Gâvres que se réservent les militaires, confisquant ainsi ce patrimoine maritime, pour s’entraîner à la guerre, éparpillant moult munitions de tous genres…
Nous savons aussi que tant qu’existeront le capitalisme et sa logique de profit, même si l’on réussit à repousser Lafarge et ses acolytes, ses « cousins » risquent de débarquer à nouveau dans quelques années.
Le principal, pour les libertaires, est que la population prenne ses affaires en main et décide pour ce qui la concerne.

Le tract que nous avions rédigé à l'époque et un article compte-rendu de cette manifestation sont disponibles en nous adressant un petit message à fedeanar56@yahoo.fr

Le lien vers le site du collectif  "Le peuple des dunes" : http://le-peuple-des-dunes.org



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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 02:51
Voici le texte du tract sorti pour la manifestation "contre la guerre et pour le désarmement" à Vannes le 20 septembre 2008.

Il n'y a qu'une seule façon de faire la guerre : la mauvaise !



Il est juste d’être pour la paix et contre la guerre. Il en va de son intérêt, de celui de ses proches et des populations. Mais pour que cette position de principe prenne corps, il importe de remonter aux raisons qui poussent à la guerre. Peut-on arrêter les effets sans s’en prendre aux causes ?


Il est reconnu que « le nerf de la guerre, c’est l’argent ». Pour être plus précis, citons Jaurès : « le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ». Accès aux matières premières, à l’énergie (pétrole, uranium…), conquêtes de nouveaux marchés… la logique de profit est sans éthique, peu importe les massacres. Colonisations au XIXè, Irak et Tchétchénie aujourd’hui… Mais, plus terrifiant, les armes sont en elles-mêmes un commerce gigantesque… que le trafic soit illégal ou légal. Ainsi, les États, y compris les "grandes démocraties", soutiennent ce commerce, voire en sont les plus grands pourvoyeurs, même vers des gouvernements de pays où règne l’arbitraire ou les volontés belliqueuses : la France a ainsi vendu des sous-marins au Pakistan et à l’Inde alors que les tensions sont vives au Cachemire. Tant qu’existera le capitalisme, la guerre perdurera, car c’est un système expansionniste pour écouler sa marchandise et c’est dans son essence même d’éliminer les plus faibles.


Les anarchistes revendiquent donc la prise en main de l’économie par les travailleurs eux-mêmes, sur une base autogestionnaire et le partage des richesses.


Les ressorts de la guerre sont complexes et souvent s’entremêlent. Outre la logique capitaliste (accumulation et confiscation de richesses par des monopoles), s’ajoutent les divisions arbitraires des individus et des groupes humains de la planète. L’État, dont les rênes sont tenues par la classe dirigeante, joue sur ces rideaux de fumée, pour masquer ses propres responsabilités. Il se sert des divisions religieuses, du sentiment nationaliste ("grandeur du pays"), des masques "démocratie - liberté – choc des civilisations – lutte contre le terrorisme" pour déclencher les interventions armées. « L’État est le plus froid des monstres froids » Nietzsche.


Portant toutes un message de paix, les religions justifient néanmoins par la force la conversion de l’autre ou son élimination pour concurrence déloyale. L’Histoire est jonchée de cadavres n’adorant pas le bon Dieu, au bon endroit, au bon moment, ou n’en adorant aucun ! Du massacre des premiers Chrétiens, en passant par les Croisades ou l’extermination des Indiens d’Amérique… Différents lieux de la planète sont encore secoués par ces divergences liées à l’intolérance religieuse qui, si elle n’est pas le moteur premier des conflits, elle n’en est pas moins un redoutable carburant.

Pour nous, religion s’entend comme le système collectif organisé des croyances en événements surnaturels, avec ses rites, ses dogmes, son système hiérarchique et sa propension à enrégimenter le reste de la société qui n’est pas sous son joug.

Face à cela, les anarchistes défendent une position au minimum laïque et même anti-religieuse.


Une autre séparation artificielle des groupes humains, qu’entretient la classe dirigeante, est celle liée à la fierté de résider sur tel ou tel territoire et de défendre une Histoire particulière. Il s’agit du nationalisme ou de sa variante, le patriotisme. Or, « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les indus-triels » Anatole France.


Les anarchistes revendiquent donc l’abolition des frontières, la fraternisation des groupes humains, la liberté de circulation et d’installation.


« Et qui c’est qui fait la guerre ? Eh bien, c’est les militaires ! » Renaud. Si jusqu’à la 1ère guerre mondiale, les millions de victimes étaient principalement des soldats, depuis, les victimes des conflits sont à 80 % des civils. Se débarrasser des armées, qui véhiculent une culture de guerre, les principes nationalistes, la résolution des conflits par la violence et la force armée, est donc incontournable. L’armée absorbe des budgets énormes au détriment d’autres secteurs comme la santé, l’éducation, l’entraide avec d’autres pays…


Les anarchistes revendiquent donc le démantèlement des armées, l’arrêt du commerce des armes, la reconversion des usines d’armement… Et couplée avec cette démilitarisation, une éducation à la paix…


Peut-on ainsi faire confiance à l’ONU pour garantir la paix, sachant que les 5 États membres permanents sont détenteurs de la bombe atomique, sont les plus grands vendeurs d’armes du monde, sont les pays les plus riches et sont aussi ceux qui déterminent largement les règles (inégalitaires) du commerce mondial ? En fait, c’est à la logique de domination et d’exploitation qu’il faut s’en prendre, c’est-à-dire au principe du Pouvoir. Quiconque ne questionne pas les rapports entre les humains, les groupes humains et cette logique de Pouvoir ne peut honnêtement se revendiquer de la Paix.


 


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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 02:41
Voici le texte du tract que nous avons sorti pour le 1er mai 2008.

En Mai, faites ce qui leur déplaît !

Hold-up sur toutes les richesses un tant soit peu socialisées (sécu sociale, services publics), destruction des dernières protections collectives (code du travail), augmentation du temps de travail, restructuration économique, etc… le rouleau compresseur étatique avance au rythme de l’insatiable recherche de profits des patrons. Criminalisation et répression des plus pauvres, des révoltés et des militants, contrôle social de tout un chacun par la surveillance et le fichage généralisé et renforcement des moyens et des techniques de maintien de l’ordre permettent à l’Etat- Big brother d’instaurer sa contre-révolution préventive. La bourgeoisie n’a même plus besoin de l’extrême-droite pour faire le sale travail.

Jouant la division entre groupes sociaux (fonctionnaires, jeunes, sans papiers, chômeurs), détournant les colères vers d’éternels boucs émissaires, instaurant la peur entre tous, transformant jusqu’au sens des mots et des idées, l’offensive idéologique est quotidienne : elle commence quand on allume la radio le matin et s’arrête avec le journal du soir…

Finies les bouffonneries du Grenelle de l’environnement : l’agriculture productiviste, les OGM et le nucléaire tracent l’avenir de ce système mortifère. Les naïfs pourront encore pleurer leurs dernières illusions perdues et voter à gauche la prochaine fois.

Cette gauche moribonde, parlons-en avant qu’elle crève… Les « forces progressistes » ont largement démontré leur incapacité à transformer le monde. Entre gestion sociale-démocrate du capitalisme et dictature, la gauche a pleinement contribué à la dépolitisation générale, aux désenchantements des classes dominées vis-à-vis de tout projet de société alternatif.

La gauche n’a plus rien à proposer et ses composantes en sont réduites à chercher une place au chaud dans l’appareil d’Etat ou à réinventer l’eau tiède de futures impasses.

La France est à l’image du monde. La mafia patronale internationale cherche toujours de nouvelles sources de profits et s’associent sans état d’âme à n’importe quelles formes de gouvernements, pourvu qu’elles garantissent l’accaparement des richesses. Pour faciliter la globalisation du capitalisme, les classes dominantes, toujours en guerre, se sont créées des instruments comme le FMI, la Banque mondiale ou l’OMC. Elles ont construit leurs blocs économiques, voire politiques comme l’Union européenne et leurs bras armés comme l’OTAN.

Pourtant, si tout nous montre que nous allons dans le mur, les puissants, les décideurs, dont la responsabilité est bien évidemment majeure, cherchent encore à nous faire payer la facture. De cracks boursiers en conflits armés, du dérèglement climatique au pillage des ressources de la terre, le système économique se renforce plus qu’il ne s’affaiblit dans ses propres contradictions et trouve encore le moyen de se régénérer et de nous écraser un peu plus…

Pas très réjouissant tout ça. Et pourtant, des mouvements sociaux se construisent encore et toujours, des luttes sans concession s’épanouissent un peu partout dans le monde et les pratiques autogérées fleurissent. Même ici, dans l’hexagone, des mouvements de résistances originaux se sont organisés (faucheurs volontaires par exemple), ça bouillonne aussi depuis quelques années dans les facs, les lycées et les quartiers populaires, des salariés se sont mis en lutte et cherchent à construire un mouvement d’ensemble, des conflits durs se sont égrainés dernièrement dans des secteurs où on ne les attendait pas.

Il va donc falloir travailler à la convergence et à la globalisation de ces luttes et mouvements tout simplement pour être plus forts mais aussi parce qu’il n’est plus possible de cloisonner les revendications, les résistances et les problématiques sociales et écologiques. Pour éviter de se faire confisquer une fois de plus le combat, l’auto-organisation pourrait permettre de construire un mouvement social autonome des partis et directions syndicales. Celle-ci s’est largement développée ces dernières années, notamment par la pratique des assemblées générales (encore trop souvent instrumentalisées) et l’action directe (grève, boycott, sabotage, blocages, manif sauvage, désobéissance civile…). Grâce à leur capacité à gérer et maîtriser leurs luttes, les acteurs de ces mouvements pourraient prendre goût à la liberté et débroussailler de nouveaux chemins vers l’émancipation.
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Published by anars56 - dans anticapitalisme
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:18
 Les groupes de la Fédération anarchiste qui ont un site internet ou un blog :
arton504-a0199

- 14 CALVADOS - Groupe de Caen - http://facaen.zeblog.com

 


 

- 23 CREUSE - Groupe Arthur Lehning - http://anarchie23.centerblog.net

 


 

- 24 DORDOGNE - Groupe Drapeau Noir Périgord - http://dnp.lautre.net

 


 

- 25 DOUBS - Groupe Pierre Joseph Proudhon - http://www.lautodidacte.org

 


 

- 26 DROME - Groupe La Rue Râle ( St Marcellin-Royans ) - http://vercors-libertaire.blogspot.com/

 


 

- 27 EURE - Groupe d’Evreux - http://FAgroupedEvreux.monsite-orange.fr

 


 

- 30 GARD - Groupe Gard-Vaucluse - www.fa-30-84.org


 

-35 ILLE-ET-VILAINE

  - Groupe La Sociale -http://www.farennes.org (Librairie associative " La Commune "

17 rue de Chateaudun - 35 000 Rennes - ouverte le mercredi & samedi de 14 heures à 18 heures)

- Groupe La Digne Rage - http://anartoka.com/la-digne-rage/p...

 


 

- 38 ISERE - Groupe FA Vercors (Lans en Vercors) - http://vercors-libertaire.blogspot.com/

 


 

- 45 LOIRET - Groupe Gaston Couté - http://www.yagoa.fr/loiret-libertaire

 


 

- 63 PUY-DE-DOME - Groupe Abel Paz - http://anarsixtrois.unblog.fr

 


 

- 67 BAS-RHIN - Groupe de Strasbourg - http://fastrasbg.lautre.net

 


 

- 69 RHONE - Groupe Vivre Libre - http://vivre-libre.org

 


 

- 73 SAVOIE - Groupe de Chambéry - http://fa73.lautre.net

 


 

- 75 PARIS

 

- Groupe Pierre Besnard - http://chronique-hebdo.blogspot.com/

 

- Groupe CLAAAAAASH - http://claaaaaash.over-blog.org

 

- Groupe Salvador Segui -www.groupe-segui.blogspot.com

 

- Groupe Béton Armé - http://beton-arme.blogspot.com/

 

- Groupe Quartier pirate -   http://www.quartier-pirate.blogspot.com/

 

- Groupe Artracaille - pour le groupe : http://www.artracaille.fr/ // pour l’émission radio : http://artracaille.blogspot.com/

 

- Librairie du Monde libertaire - http://www.librairie-publico.com/

 

- Bibliothèque La Rue - http://bibliotheque-larue.over-blog.com/

 

- Radio Libertaire - 89.4 Mhz et sur le net http://rl.federation-anarchiste.org/

 


 

- 84 VAUCLUSE - Groupe Gard-Vaucluse - http://www.fa-30-84.org

 


 

- 86 VIENNE - Groupe Pavillon Noir de Poitiers -http://pavillon.noir.over-blog.fr/

 


 

- 91 ESSONNE - Groupe Evry-Corbeil - http://www.essonnelibertaire.org/

 


 

- 92 HAUTS-DE-SEINE - Groupe Idées noires - http://www.ideesnoires.fr.nf

 


 

- 94 VAL-DE-MARNE - Groupe Elisée Reclus - http://fa-ivry.forlogaj.net/

 


 

- BELGIQUE - Groupe Ici et maintenant - http://www.ici-et-maintenant.org

Le groupe édite avec d’autres le trimestriel "A voix autre" : http://www.avoixautre.be

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  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er jeudi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog. Nous vous recommandons de télécharger adblock qui les neutralisera. Adblock, logiciel gratuit, fonctionne pour Mozilla, Internet explorer, etc...

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Samedi 10 juin - Vannes - 10h30 Rassemblement en mémoire de Clément Méric, antifasciste, tué par des néo-nazis. Clément, Brestois d’origine, militant anti-fasciste, anti-capitaliste et de la cause animale, a été assassiné le 5 juin 2013 par des néo-nazis à Paris. L’actualité nous confirme que ses combats sont toujours nécessaires. Programme : lecture publique de textes et chants de lutte, puis pique-nique. Le Kiosque, esplanade du port, la Rabine. Proposé par le groupe libertaire René Lochu

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Dimanche 11 juin - Augan (56), café Le champ commun - 17h : 150 années de luttes à travers les chants italiens avec "Le chant des grenouilles", "Senti le rane che cantano…" Dans ce spectacle mêlant récits, chants et musique, nous vous ferons entendre d’autres voix : celles, orgueilleuses et enragées, des brigands méridionaux et de leur guerre désespérée contre le nouvel État ; celles des paysans et des ouvriers agricoles, dont les luttes pour une existence meilleures seront sans relâche ; celles des travailleurs des carrières de marbre de Toscane, des mineurs de soufre de Sicile ; les voix fières et impertinentes des mondines ; celles des émigrés qui, après des décennies de défaites, allaient poursuivre leur rêve de justice dans d’autres terres. Entrée libre. Petite restauration sur place

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Mardi 13 juin - Inzinzac-Lochrist (56), cinéma le Vulcain - 20h30 Projection de "Bienvenus", comédie sur un centre d'accueil pour réfugié-e-s en Norvège. Débat avec Amnesty international

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Samedi 8 juillet - Hennebont (56) - 12h Pique-nique végétarien et végétalien. Chacun-e apporte un plat et on partage. Table de presse : droit des animaux, impacts sanitaires, sociaux, éthiques, écologiques de l'alimentation, de la production / consommation carnée et ovo lactée. Rdv à la bergerie, le long du Blavet sur le halage. Organisé par le collectif veg@net-c.fr

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Samedi 8 et dimanche 9 juillet - Notre-dame-des-landes (44) - De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre... Rassemblement annuel organisé par la Coordination des opposant-e-s. Plus d'infos : http://notredamedeslandes2017.org

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Concerts

Autres événements