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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:59

Communiqué du CVED (Comité morbihannais de vigilance contre l'extrême droite)

 

Ce samedi 2 juin, s’est tenue à Vannes à l’hôtel Mercure (groupe Accor), une conférence intitulée les "Assises face à l'immigration" par quatre groupuscules de la frange dure de l’extrême droite, raciste et fasciste.


Nous nous interrogeons sur la complaisance de l’hôtel Mercure quant à la tenue de ce genre d’événement nauséabond. Devant l’hôtel Mercure circulait un service d’ordre musclé avec chien (typique de ce genre de rassemblements).


La préfecture et la mairie de Vannes ne pouvant qu’être au courant de la tenue de cette assemblée, nous nous interrogeons également sur leur complaisance. En mars 2009, la mairie de Vannes avait pris un arrêté pour annuler le spectacle de Dieudonné au motif de risques de "troubles à l'ordre public". De même, l'Hôtel Mercure (groupe Accor) où devait se dérouler le "spectacle" de "l'humoriste" avait aussi annulé sa prestation... (cf. cet article de Libération : http://www.liberation.fr/societe/0101558685-dieudonne-persona-non-grata-sur-la-voie-publique-a-vannes)

On pouvait s’attendre à ce que des propos racistes tombant sous le coup de la loi soient prononcés au cours de cette conférence diffusée également en direct sur internet, ce fut effectivement le cas : discours tenant des thèses racialistes et ethno différencialistes.

Un groupe de jeunes vannetais s'est rassemblé pacifiquement devant l'Hôtel Mercure pour protester contre ce type de discours racistes. La réponse du service d'ordre des organisateurs de la conférence a été à la hauteur des thèses haineuses qu'ils professent, c'est-à-dire brutale : gaz lacrymogène, agressions à la batte de base ball, jets de pierres et de bouteilles sur les jeunes qui ont été surpris et qui ne venaient pas pour en découdre. Il y a eu 3 jeunes blessés dont 2 hospitalisés.

Les institutions et la direction de l'hôtel Mercure n’ont pas joué leur rôle en laissant les adversaires de la démocratie s’organiser.


Nous, comité morbihannais de vigilance contre l'extrême droite, condamnons fermement les violences commises contre les jeunes par les nervis d'extrême-droite. Nous dénonçons à la fois les idées et pratiques développées par les organisations d'extrême-droite (fussent-elles groupusculaires) et la complaisance vis-à-vis de celles-ci par la Préfecture, la Mairie de Vannes et l'hôtel Mercure.

Une des structures organisatrices de ces "assises face à l'immigration" avance masquée car elle présente des candidats et candidates aux futures élections législatives sous des apparences "régionalistes modérées" au nom de "Bretagne nous avons foi en toi". Il est important pour nous de leur faire tomber le voile : il s'agit bien d'une structure fascisante.

Ci-joint un lien vers un dossier qui étaye (avec des références) en quoi les membres de la liste « Bretagne nous avons foi en toi » qui se présentent aux législatives, tiennent des propos racistes et peuvent être assimilés à l'extrême droite (version pdf) : http://www.antifabzh.lautre.net/roazhon/wp-content/uploads/Dossier-Les-identitaires-aux-l%C3%A9gislatives-de-juin-2012-en-Bretagne.pdf


Le CVED 56 (Comité de vigilance contre l'extrême droite, morbihannais) soutenu par Alternative libertaire Lorient, Breizhistance Vannes, Cgt Educ'action 56, CNT 56, groupe libertaire Lochu (Fédération anarchiste Vannes) et des individus.

http://cved-bzh.pagesperso-orange.fr/

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:24

concert resf 56 200412 Vannes

 

Concert de soutien au Réseau Education Sans Frontières 56.

19h30 précises - L'entrée est à 5 euros (pour le soutien !) et non gratuite - Bar L'Eloge de la Lenteur, 16 rue de Chateaubriand, Vannes

Sons Of Flaherty (celtic folk acoustik - Vannes)
Bakounine (punk d-beat - Quintin)
Heaven Sucks (metal hardcore - Rennes)
Broken (angry dub punk - Brest)
Murder One (hardcore rural - Vannes)

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:57

 

À chaque saison, ses miasmes, ses maladies. La saison électorale arrive et avec elle, sa pandémie de haine et de connerie. Cette fois-ci, Sarkozy ayant bien du mal à faire fonctionner le vase communiquant, le F-Haine retrouve toute sa vigueur.
Comme toujours en pareil cas, les politiciens de tous bords, ne manquent pas de fustiger l’abstention. Ils nous la jouent « Syndrome du 21 avril » ou « 21 avril à l’envers », selon le camp où ils se situent.
Pour parvenir à faire se déplacer un nombre significatif d’électeurs et préserver ainsi leur légitimité, nos politiciens n’hésitent pas à brandir les intentions de vote FN. Ils espèrent ainsi culpabiliser celles et ceux qui de plus en plus nombreux, refusent de participer à la mascarade électorale.
Disons-le d’entrée : si l’extrême droite est fort utile au jeu politicien, elle ne constitue pas moins un danger bien réel pour toute la société. Mais ce n’est pas à coup d’élection – bien au contraire – que l’on parviendra à terrasser la bête.
Le bulletin de vote n’est pas et n’a jamais été un bouclier pour se préserver de l’extrême droite. D’abord parce que celle-ci n’hésite pas, lorsqu’elle en a les moyens, à recourir à la force pour s’emparer du pouvoir. Mais aussi, parce que les élections lui ont parfois fourni l’occasion d’accéder à la tête de l’État, conformément aux règles de la démocratie.

Un peu d’histoire


Ce fut le cas pour les nazis dans l’Allemagne des années trente.
Lors des élections législatives de novembre 1932, le NSDAP – parti d’Adolf Hitler – bien qu’arrivant en tête, avec 33,1 % des voix, subissait un net recul. Il perdait deux millions de voix et – 34 sièges au Reichstag par rapport aux élections précédentes.
Dans Le Populaire, Léon Blum prophétisait « la route du pouvoir est définitivement fermée pour Hitler ».
Pourtant, seulement deux mois plus tard, le 30 janvier 1933, à force d’intrigues et tractations de la part des politiciens allemands, Hitler était nommé chancelier de la République de Weimar, conformément aux règles de la démocratie, en qualité de leader du parti arrivé en tête aux élections.
C’est encore par des élections – les législatives du 5 mars 1933 – que « le führer » va asseoir son pouvoir en obtenant cette fois-ci, après deux mois de terreur et de propagande, 43,9 % des voix. Deux semaines plus tard, le 20 mars 1933, le troisième Reich était proclamé. Ce même jour, Heinrich Himmler inaugurait le camp de Dachau pour y enfermer les opposants au régime.
Quelques années plus tard, un autre drame politicien se jouait en France. Le 10 juillet 1940, la République était sabordée et Pétain recevait les pleins pouvoirs des mains d’une Assemblée nationale composée du Sénat et d’une Chambre des Députés, pourtant majoritairement élue à gauche en 1936 au moment du Front Populaire.

Le gourdin et le bulletin


Ces dernières années, l’extrême droite n’a eu aucune difficulté à gouverner dans des pays européens (Italie, Autriche, Suisse…) pourtant qualifiés de démocratiques et d’États de droit.
Il est vrai que tout État porte, par essence, les germes du totalitarisme, car fondé sur la domination de l’Homme par l’Homme. Et diviser pour régner, désigner des boucs émissaires, c’est le propre de toute méthode de gouvernement.
Le fascisme se distingue, en poussant à son paroxysme la violence et la hiérarchisation ethnique, sociale, culturelle et sexiste des individus afin d’établir la suprématie de la race, de l’élite, de la nationalité, du mâle, du chef.
Évidemment, il n’est pas indifférent de vivre en démocratie plutôt qu’en dictature !
Mais reconnaissons que, dans la France d’aujourd’hui, avec son idéologie sécuritaire, ses dispositifs policiers et de surveillance, ses lois répressives, xénophobes et antisociales, l’extrême droite n’aurait pas grand-chose à modifier pour obtenir un contrôle global et une soumission absolue des populations.
Démagogue et populiste, celle-ci préfère obtenir un consentement populaire, bien qu’elle n’hésite jamais à recourir aux méthodes coercitives lorsqu’elle le juge nécessaire.

Comme un poisson dans l’eau


Avec notre type de démocratie, parce qu’elle est fondée sur la représentativité, « le citoyen » n’a pas son mot à dire. On ne l’invite pas à réfléchir, à débattre, à donner son opinion, encore moins à participer à une prise de décision collective. Il est seulement appelé, tous les cinq ou six ans, à choisir, isolé dans l’intimité de « l’isoloir » celui ou celle qui va parler en son nom, décider à sa place. Celui ou celle qui va le gouverner durant plusieurs années.
Libre à lui, ensuite, de manifester son opinion ou son opposition dans les limites que ses maîtres lui auront accordé par la loi.
Comment s’étonner dès lors, notamment en période de crise, que certaines personnes, déroutées, s’engouffrent dans cette logique et aient recours à l’homme ou à la femme providentiel (le), celui ou celle qui, soufflant sur les braises du mal-vivre, va développer le discours le plus démagogique, faire croire à des solutions simplistes et expéditives.
On peut d’ailleurs facilement le constater : à chaque élection, de sondage en sondage, au fur et à mesure que se rapproche l’échéance, l’extrême droite progresse. Celle-ci est en campagne électorale comme un poisson dans l’eau.

Sans complexe


A contrario, lorsque les gens prennent leur vie en mains, retrouvent la volonté d’agir contre les injustices et réfléchissent par eux-mêmes à un avenir meilleur, alors, comme par enchantement, l’extrême droite tend à s’effacer du paysage politique. Cela nous avons pu le constater lors de chaque mouvement social et à nouveau, lors des luttes contre la réforme des retraites.
Voilà pourquoi, face à l’extrême droite, il sera bien plus efficace d’exprimer, par l’abstention, son refus de cautionner un système électoral qui, parce que créateur d’illusions et de soumissions, nourrit la stratégie de celle-ci. Sans compter que la loi électorale et le mode de financement des partis, vont permettre au FN de renflouer ses caisses avec l’argent public.
Il est à souhaiter que des millions de gens préfèrent conserver leur énergie pour contribuer à développer l’esprit de révolte et cultiver l’insoumission.
Pour ma part, en dépit des jérémiades de nos chers politiciens, je n’aurai aucun complexe à assumer mon abstention.

Jean Raj

Extrait du Monde libertaire n°1659 (9-15 février 2012)

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 14:05

Cet article est paru dans la revue Anarchosyndicalisme n° 127 de la section Toulouse de la CNT-AIT, sous le titre "Algérie". Il synthétise, à nos yeux, les causes et conséquences humaines, sociales et économiques de la colonisation de l'Algérie par l'Etat français... Il peut là aussi être constaté une forme d'accaparement des terres.

 

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Pendant plus de trois siècles, l’État français s’est employé, sous des prétextes divers, à conquérir de nouveaux territoires sur tous les continents. Au début du XXe siècle, la France régnait sur un véritable empire. Aujourd’hui, il ne reste de cet empire colonial que des souvenirs que certains, nostalgiques d’une prétendue grandeur, voudraient faire revivre. A les entendre évoquer le dévouement des colons, la noblesse des militaires, l’humanité des religieux, tous au service de « l’œuvre civilisatrice de la France, pays des droits de l’Homme », on pourrait croire que l’entreprise colonisatrice française fut une entreprise désintéressée, exclusivement à but humanitaire.

 

Soucieux de s’attirer les bonnes grâces de ce public, le gouvernement a, le 23 février 2005, publié une loi qui exprime la reconnaissance de la nation « aux hommes et aux femmes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements d’Algérie...  ». Pourtant, malgré ce que cette loi unilatérale voudrait nous faire croire, la colonisation ne s’est pas faite dans un but philanthropique. Cécil Rhodes, véritable prophète anglais du colonialisme, affirmait crûment : « Nous devons trouver de nouvelles terres où nous procurer facilement des matières premières et exploiter en même temps la main-d’œuvre servile à bon marché fournie par les indigènes ». En résumé, l’entreprise coloniale n’a eu pour objectifs que la conquête de nouveaux territoires afin d’exploiter leurs richesses naturelles, dominer les populations au besoin par la force, créer de nouveaux débouchés pour les industries du pays colonisateur et résoudre partiellement la question sociale (les territoires conquis devenant des lieux de bannissement pour les exclus, révoltés...). En niant ces faits historiques, en affirmant uniquement les aspects positifs de la colonisation, les promoteurs de cette loi se comportent comme les défenseurs du colonialisme au XIXe siècle. Ainsi, lors des débats à la Chambre des députés les 28 et 30 juillet 1885, le ministre Jules Ferry déclara : « Il y a un second point, un second ordre d’idée que je dois aborder, c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question (…) Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures (murmures). Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles ; elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ». Remarquons que, en prétendant donner à la colonisation de nobles objectifs, le père de l’instruction publique française, défenseur acharné du colonialisme, par ailleurs auteur de la formule « Les droits de l’Homme n’ont pas été écrits pour les nègres d’Afrique Equatoriale  », affichait ouvertement son racisme.

 

Parmi toutes les colonies françaises, l’Algérie fut certainement la plus importante, celle où vinrent s’installer le plus grand nombre de colons, celle qui bénéficia de la plus grande attention de la part du pouvoir. La conquête (de juillet 1830 à 1857) fut d’une sauvagerie extrême : exécutions sommaires, destructions de villages, tortures, enfumages. Le lieutenant-colonel de Montagnac écrit ainsi le 15 mars 1843  : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied... ». Selon les historiens, presque 30 % de la population périt dans cette période des conséquences directes ou indirectes de la guerre. Par la suite, de nombreuses révoltes, aussi sauvagement réprimées, émaillèrent l’histoire de l’Algérie coloniale.

 

Les défenseurs du colonialisme mettent au compte de la colonisation, le développement des infrastructures : routes, ponts, ports, villes. Mais ils ne posent pas la question : au profit de qui  ?

 

Car en fait, deux populations vivaient en Algérie, d’un côté la population algérienne (90 % du total) dont le statut était strictement défini par le code raciste de l’indigène (un indigène n’était pas citoyen français et il lui était quasiment impossible de le devenir), de l’autre la population des colons, d’origine européenne (après 1881, n’importe quel européen émigrant en Algérie acquérait automatiquement la citoyenneté française). La quasi totalité des richesses, l’industrie, les mines, les banques, les commerces appartenaient aux colons qui constituaient moins de 10 % de la population. Dans l’agriculture, 3 % de la population possédait plus de 30 % des terres ; les meilleures.

 

Autre point mis en avant par les défenseurs du colonialisme : l’œuvre éducatrice de la France. Laissons parler les chiffres. En 1956, cent ans après la fin de la guerre de colonisation ; 85 % de la population algérienne était analphabète. Au total, à peine 500 instituteurs d’origine algérienne furent formés en 130 ans de colonisation ! Dans son ouvrage « La nuit coloniale », Ferhat Abbas, ancien président du GPRA écrit : « Nous étions en 1956, une vingtaine de pharmaciens, 75 médecins, 400 instituteurs, 3 ingénieurs  ». Sur les 5 500 étudiants inscrits à l’université algérienne, on comptait environ 500 étudiants algériens (pour 8 millions d’habitants) et 5 000 étudiants européens (pour un peu plus d’un million d’habitants). En 1954, il y avait un étudiant pour 15 842 « indigènes » et un étudiant pour 227 européens. Soit plus qu’en métropole où le ratio était d’un étudiant pour 300 habitants. Ces chiffres parlent mieux que de longs discours et disent la vraie nature de la société coloniale.

 

Aujourd’hui, dans une véritable entreprise révisionniste, des politiciens habiles n’hésitent pas à falsifier la vérité historique pour flatter leurs électeurs, créer des haines parmi les exploités, les opposer les uns aux autres. Il est donc essentiel de dire ce que fut « l’œuvre civilisatrice de la France dans les colonies ».

 

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:00

Le Collectif Antifasciste Rennais appelle à un rassemblement le jeudi 10 novembre, de 18h à 21h, square Kergus, face au TNB, afin de manifester notre opposition au défilé organisé par l’extrême-droite catholique et contre la censure qu’elle cherche à imposer. En avril dernier, déjà, à Avignon, l’extrême-droite catholique avait détruit deux œuvres d’art de l’artiste américain Andres Serrano qui leur déplaisaient.


Depuis le 20 octobre, de nombreux incidents perturbent les représentations au Théâtre de la Ville à Paris de la pièce «Sur le concept du visage du fils de Dieu ». L’extrême-droite intégriste  manifeste contre le prétendu caractère blasphématoire de cette pièce.


Le jeudi 10 novembre, ils tenteront à nouveau de perturber le déroulement de la pièce de théâtre programmée au TNB : ce n’est qu’un prétexte pour déverser sur la place publique leur idéologie religieuse fanatique et fasciste.

Montrons-leur que la rue n’appartient pas à leurs idées ! Les intégristes religieux appartiennent à un passé définitivement révolu : à nous de le leur rappeler !


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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:15

Alain Soral à Rennes ?
Hors de question !




Contre toutes les extrême-droites
Manifestation unitaire
Le samedi 1er octobre
à 17h00 place de la mairie à Rennes



Le 1er octobre, l'association d'extrême-droite Égalité & Réconciliation organise une conférence conjointe d’Alain Soral et Hassan Iquioussen à Rennes.
Ancien membre important du FN, au comité central duquel il a siégé en 2007, Alain Soral s'est lancé dans une quête qui pourrait faire sourire tant elle paraît incroyable : amener la population française d'origine immigrée à voter Front National.

Cet apparent mélange des genres masque un propos qui, s'il est à la fois brumeux et fluctuant, conserve l'essentiel des caractéristiques de l'extrême-droite française classique. Quelques simples citations du personnage devraient suffire à le positionner politiquement une bonne fois pour toutes.
Raciste : quand Soral n’est pas en train de s’en prendre aux maghrébins et aux africains (« on ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation […] de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française ») ou de s’attaquer aux gens du voyage (« le pittoresque voleur de poules [s’est transformé] en braqueur surarmé réputé pour son goût du sang »), c’est parce qu’il est trop occupé à expliquer à qui veut l’entendre que les juifs veulent dominer le monde.

Sexiste : dans Sociologie du dragueur, Alain Soral se complait au fil des pages dans la plus écoeurante misogynie, quand il ne qualifie pas tout simplement les violeurs de « malheureux » ayant échoué par manque de technique à faire dire « oui » à sa victime du sexe opposé.
Un sexe qu'il inventorie ainsi dans son ouvrage : mères, jeunes filles, pétasses, bonniches, bourgeoises, folles (mystiques et salopes), femmes de trente ans, dragueuse, flippées, travailleuses et autres féministes.
Histoire d'être bien clair : « [p]uisque vous savez maintenant que pour l'amener au plaisir il fallait la forcer un peu, pourquoi changer de méthode à deux doigts du bonheur ? [...] plus vous entrerez sèchement, plus votre sentiment de la pénétrer sera fort […] quant à elle, son plaisir étant parent de la douleur, croyez qu'elle appréciera aussi ce surcroît de virilité. ».

Homophobe : au « macho » qu’il réhabilite, en tant qu’« homme qui respecte sa mère, qui protège sa femme et se sent responsable de ses enfants », Alain Soral oppose « les demi-fiottes d’aujourd’hui » véhiculant « le sida, maladie d'enculés ». Plus enclin à taper sur les homosexuels hommes, il n'oublie cependant pas les lesbiennes en parlant d' « [h]ommasse névrosée qui passe son temps à reprocher aux hommes le peu de féminité qui leur reste ».

Néo-libéral : dans Comprendre l’Empire, Soral se lance dans une violente charge contre les chômeurs, qu’il qualifie de « parasites » et de « rentiers du bas » vivant dans l’oisiveté au détriment de « la classe moyenne productive, la plus ponctionnée par l’État ».


Alors quoi ? On s'embrasse ?
Soral et sa clique appellent de leurs voeux une ridicule « réconciliation nationale » entre population d'origine immigrée et FN, mais donnent en parallèle dans leurs écrits la liste des victimes réelles de ce petit jeu : Juif ou Arabe, lesbienne ou homosexuel, femme, pauvre, immigré …
À l'heure où les idées du Front National paradent déjà largement à l'Élysée, il est plus que jamais nécessaire de dénoncer systématiquement l'extrême-droite. La « réconciliation » qu'elle propose n'est qu'une division des classes populaires : face aux attaques du gouvernement et du patronat, c'est collectivement et par la solidarité internationale que nous devons répondre.

Parce que nous sommes antiracistes, parce que nous sommes antisexistes, parce que nous croyons que chacun est libre de son orientation sexuelle et, surtout, car nous sommes contre le projet de société proposé par l’extrême droite, nous nous opposons à la venue d'Alain Soral à Rennes.
Parce que nous refusons que racisme et xénophobie soient utilisés pour détourner notre attention du terrain des luttes sociales, nous appelons à un large rassemblement antifasciste, au-delà de ce simple événement ponctuel.
Parce que nous savons que seul le mouvement social permet de lutter efficacement contre les racines de la xénophobie nous appelons tous ses acteurs à nous rejoindre pour ne céder ni ici, ni ailleurs, le moindre pouce de terrain à l'extrême-droite.

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 15:45

 

De avril à juillet 1994, l'horreur atteint des sommets dans les collines rwandaises. En une centaine de jours, plus d'un million de Tutsis sont massacrés dans une violence inouïe. L'entreprise génocidaire, préparée idéologiquement et matériellement depuis de nombreux mois par le pouvoir Hutu, s'est déchaînée dans l'indifférence internationale quasi-générale. On se souvient de la lenteur de l'ONU et des interminables débats sur l'existence ou non d'un génocide - le caractère obscène de ces tergiversations augmente à mesure qu'on connaît les faits. On se souvient aussi des phrases assassines professées par des politiciens, comme par exemple Mitterrand déclarant : « Dans ces pays-là, un génocide c'est pas trop important. »

17 ans après, les responsabilités françaises ne sont toujours pas établies et encore moins traitées à leur juste mesure.

Et pourtant, des enquêtes citoyennes, des journalistes et plusieurs rapports gouvernementaux viennent attester d'une connivence française avec l'Etat Hutu dans le dernier génocide du XXème siècle. L'ampleur de la connivence dépasse même les premières dénonciations émises à son encontre. La complicité française n'a pas simplement consisté en une implication indirecte (comme par exemple l'entraînement des milices). Les témoignages et les recoupements expriment clairement une participation active (collaboration, livraison de Tutsis, approvisionnement en armes pendant les tueries...). Et cette participation a été validée par des militaires et des politiciens, de droite comme de gauche, dont entre autres : F. Mitterrand, E. Balladur, N. Sarkozy (alors ministre du budget et qualifié à ce titre de « banquier du génocide »).

 

Du génocide au gynocide

Le déchaînement des machettes1 aura eu pour cadre un gynocide dont l'ampleur est difficilement pensable : entre 250 000 et 500 000 femmes ont été violées - certaines contractant par la même le sida, d'autres des grossesses. Selon le rapport des nations-unies de 1996 : « Le viol était une règle et son absence une exception ». Le pénis était l'arme d'humiliation et de destruction massive. Le pénis était la machette. Et la France sur ce chapitre a aussi sa part de responsabilité. A propos de soldats français, le rapport Mucyo2 (de la « Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994 » ) parle d'« agressions sexuelles et viols » avant le génocide, et de « viols et d'esclavage sexuel » pendant l'opération turquoise.

 

C'est pourquoi, suite à tous ces événements, il est urgent de soutenir l'initiative de 3 Rwandaises qui portent plainte auprès du Tribunal aux Armées de Paris 3. Elles ont été violées et torturées par des militaires lors de la supposée « opération humanitaire ». L'une d'elles témoignait encore dernièrement : « Pas un seul militaire français n'est parti de ces camps sans avoir violé au moins une femme.(...) On était violées parfois par plus de dix militaires, avec une telle violence. Comme des animaux. Chaque soir, ils venaient chercher des filles, c'était comme un repas. »

La longue tradition coloniale française, dénoncée sous le terme de « françafrique », est aussi une longue tradition patriarcale.

Peu médiatisé, ce procès est néanmoins d'une importance cruciale et historique : pour que les responsables prennent leur responsabilité, pour que le négationnisme recule et pour qu'un début de réparation s'enclenche.

Bien que le parquet ait fait appel, l'accusation a été reçue et l'armée française reste poursuivie pour « crime contre l'humanité ». Ce procès nécessite d'importants moyens financiers - déjà plus de 8 000 euros ont été engagés par une médecin humanitaire, membre de la Commissiond'Enquête Citoyenne sur le Rwanda - alors tous vos dons seront les bienvenus.

Plus d'infos à l'adresse suivante : http://www.lanuitrwandaise.net/la-revue/no4-o-2010/trois-plaintes-contre-l-armee,281.html

 

yly

 

1 Lire par exemple de Esther Mujawayo: SurVivantes (édition de l'Aube, 2004) (avec Souâd Belhaddad)

2 Rapport récemment publié en tant que n°5 de la revue La nuit Rwandaise (édition L'esprit frappeur, Izuba, 2011, 15euros, 500 pages). (La nuit rwandaise est une revue annuelle incontournable, sérieuse et radicale. Elle mérite également votre soutien car elle est attaquée en justice par 9 officiers français qui lui reproche d'avoir publié -comme Le nouvel observateur ou l'asso des plaignants « France turquoise »- la liste du rapport Mucyo où figure les noms de politiciens et militaires français impliqués dans le génocide)

3 Des informations complémentaires sont disponibles ici: http://cec.rwanda.free.fr/pilotage/plaintes-viol-turquoise.html

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 22:00
Rennes - Près de 400 personnes manifestent contre l’extrême droite, à l'appel du Collectif antifasciste rennais
Manifestation antifasciste du 8 juin : une réussite qui appelle à poursuivre la lutte

Suite aux agressions commises par le groupe d’extrême droite Égalité & Réconciliation le samedi 21 mai à l’encontre d’un rassemblement pacifique pour bloquer leur réunion publique, le Collectif Antifasciste Rennais appelait ce mercredi 8 juin à une manifestation.

Pour le collectif antifasciste cette manifestation est un succès : nous étions au minimum 300 à défiler au sein d’un cortège liant revendications antifasciste et sociales. Après la manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Noyal-Châtillon en novembre dernier, cette manifestation nous a permis de démontrer pour la deuxième fois qu’à nos appels contre l’extrême droite, la mobilisation est au rendez-vous.

Le but de cette manifestation n’était cependant pas de demeurer dans notre contexte local, mais aussi de s’en extraire afin de dénoncer et agir contre le développement des idées et des organisations d’extrême droite en France et en Europe, profitant d’un contexte de crise. Il s’agissait de montrer que l’extrême droite ne saurait incarner une réponse à la crise du capitalisme et qu’elle est et sera toujours du côté de l’ordre dominant, contre l’intérêt des travailleurs-es et de la classe ouvrière.

La lutte ne s’arrête pas à cette manifestation : le 24 juin le collectif organise une réunion publique autour du livre « La galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures », en présence d’un des auteurs.

 

Le Collectif Antifasciste Rennais

http://www.antifabzh.lautre.net/roazhon/

 

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Grosse présence CNT, également NPA, AL, Fédération Anarchiste, des indépendantistes bretons, des SUD, des féministes, des verts, des JC, des anarchopunks, des punks à chiens et des skins à chats.

A noter : une bonne participation des femmes !

 

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Selon le Mensuel de Rennes du 8 juin 2011 :

 

"400 militants antifascistes défilent dans les rues de Rennes

 

Environ 400 militants antifascistes défilent ce mercredi soir dans les rue de Rennes. Le cortège formé de divers syndicats (CNT, CGT...) est parti vers 19h de la place de la mairie. Les manifestants scandent des slogans anti-extrême droite. Cette manifestation fait suite aux échauffourées du 21 mai entre militants d'extrême-gauche et d'extrême-droite."

 

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Et, ci-dessous, selon Ouest France de mercredi 8 juin 2011 (qui a vu moins de monde que les participantEs et que le mensuel de Rennes... Problème de lunettes ?)

Ce mercredi soir, une manifestation contre l’extrême droite a rassemblé 250 à 300 personnes dans les rues de Rennes. Au bruit des slogans anti-racistes et anti-capitalistes, le cortège, après avoir emprunté le quai de Richemont, le boulevard Laënnec, la rue Saint-Hélier, l’avenue Janvier, le quai Émile-Zola, la rue d’Orléans, s’est disloqué place de l’Hôtel-de-ville, d’où la manifestation était partie, une heure plus tôt. L’appel à manifester a été lancé par le collectif antifasciste rennais.

 

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Manif antifasciste le 8 juin

Ni dans la rue !
Ni au pouvoir !
Ni dans les têtes !





Bien aidés par la politique du gouvernement et les déclarations de certaines figures de l’UMP, Marine Le Pen et le Front National ont aujourd’hui le vent en poupe. Pourtant, à l’extrême droite, le terrain militant est aujourd’hui loin de se limiter au Front National. Depuis le début des années 2000, d’autres groupes à l’idéologie nauséabonde ont vu le jour : Bloc Identitaire (2003), Renouveau Français (2005), Égalité et Réconciliation (2007), Nouvelle Droite Populaire (2008), Parti de la France (2009) ou mouvement dit des « nationalistes autonomes » depuis l’année dernière … La respectabilité derrière laquelle ils courent n’est qu’un leurre. Ainsi, il y a 15 jours, le Bloc Identitaire a organisé une manifestation à Lyon, initialement intitulée « La marche des cochons ». Les participants à cette manifestation n’ont pas hésité à faire des saluts nazis et à commettre des violences à caractère raciste. De même, en février 2011, treize militants d’extrême droite - nationaliste autonomes – ont été arrêtés à Nancy après avoir commis de nombreuses agressions racistes, antisémites ou à caractère politique.

En Bretagne comme ailleurs, ces groupuscules apparaissent et se structurent. Ils n’hésitent plus à se montrer sur la place publique et à recourir à la violence. En 2009, les militants du Bloc Identitaire ont acheté une maison à Guerlesquin, dans le Finistère. Depuis, cette habitation sert de lieu de réunion et est également utilisée pour diverses activités – dont des entraînements aux sports de combat. En 2009 toujours, un jeune homme a été tué à Rennes par des individus d’extrême droite à la sortie du bar le Tiffany’s. Enfin, le 21 mai dernier, lors d’un rassemblement contre une réunion d’extrême droite devant le Fleurte café, deux personnes ont été blessées.

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Par conséquent, face au développement de l’extrême droite en Bretagne, et aux méthodes violentes auxquelles elle recourt, nous appelons à une manifestation le mercredi 8 juin, 18h30, Place de la Mairie à Rennes.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 10:29

 

 

« Ce que nous affirmons, c'est que la tare

doit être expulsée une fois pour toutes. »

martinique.jpg

Frantz Fanon

 

L'Histoire officielle est souvent l'œuvre des classes dominantes. Elles y écrivent prioritairement leurs seules perceptions, dans la défense, involontaire ou non, de leurs propres intérêts. L'Histoire des populations opprimées y est généralement filtrée, rétrécie ou occultée. Implicitement, le dernier livre de Gilbert Pago, L'insurrection de Martinique -1870-1871, est une invitation à rompre avec ce schéma. L'universitaire martiniquais a déjà publié plusieurs ouvrages dont : Les femmes et la liquidation du système esclavagiste à la Martinique (éd. Ibis rouge). Ici, il nous convie à découvrir une page de l'Histoire largement ignorée. Ignorée particulièrement par une population blanche enlisée dans de faux questionnements concernant la culpabilisation de l'occident autour d'une repentance intolérable.

 

Noircir les pages


Dans son dernier ouvrage, G. Pago relate et analyse les jours de révoltes qui ont secoué le territoire antillais sous tutelle française à la fin du XIXème siècle. Comme pour d'autres soulèvements, que Alain Plénel rappelle dans sa préface, c'est un fait divers qui a été le déclencheur de la révolte paysanne : l'injustice coloniale à l'égard d'un noir de 22 ans condamné à la déportation. La colère insurrectionnelle a été la réponse spontanée de la population noire ; solidaire contre l'injustice subie par l'un d'entre eux et solidaire contre les provocations de la caste des béké-es : propriétaires et décideurs blancs, pour certains, nostalgiques de la période esclavagiste. La révolte déferlera à la fin du mois de septembre 1870 pendant 5 jours, incendiant et pillant les maisons des blanc-hes en fuite. Le contre-coup sera cependant tragique : une répression féroce et mortelle s'abattra avec des peines de prisons, des déportations, des peines de morts et une coercition exacerbée pendant plusieurs années.

Pour expliciter cette révolte populaire, G. Pago contextualise. Il nous dévoile alors les tensions d'une société héritière de l'esclavage (Après un rétablissement en 1802, la France avait aboli à nouveau la traite négrière en 1848). Autant dire que le spectre d'un nouveau rétablissement demeurait une crainte de la population noire de l'île, alimentée par un racisme qui imprégnait toujours l'ensemble des relations entre blanc-hes, mulâtres-ses et noir-es. L'auteur décortique les enjeux politiques de l'époque dans un langage assez clair : l'ensemble des protagonistes et des différents groupes sociaux y sont décrits avec finesse, tout comme la succession des événements. La mise à jour des stratégies de la justice coloniale blanche lors des procès est particulièrement intéressante.

Pour appréhender ce qu'on nomme désormais L'insurrection du sud, l'auteur a dépouillé de multiples documents d'archives. Certains sont reproduits en annexe : par exemple la liste nominative des insurgé-es réprimé-es puis condamné-es. De plus, sensibilisé à la critique féministe de l'Histoire, G. Pago n'occulte pas la participation et l'activité des femmes. Il pose alors les bases d'une analyse des rapports sociaux de sexe pour la plupart des faits : insurrection, procès, etc.

(On peut certes regretter quelques lignes trop marxisantes. Cependant,...)

Ce petit livre est une très bonne entrée en matière pour découvrir l'Histoire méconnue des sociétés antillaises.

 

Blanc comme neige ?


Dans une certaine mesure, l'ouvrage de Gilbert Pago permet d'une part de constater les continuités historiques, et d'autre part d'expliciter les soulèvements populaires qui suivront dans les colonies françaises d'outre-mer : comme le mai 67 guadeloupéen, ainsi que le récent LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon). D'ailleurs, suite à cette mobilisation exemplaire de 2009, signalons que les accords signés avec les autorités françaises sont magistralement bafoués : illustration supplémentaire du désormais classique mépris républicain.

Pendant des décennies, la France a enseigné à un peuple esclavagisé, déporté et colonisé le célèbre « Nos ancêtres les gaulois » - suscitant ainsi une forme particulière de désintégration sociale pour une pseudo-intégration à la métropole universelle. Ce livre de Gilbert Pago nous dévoile l'autre face du phénomène, il nous montre une autre Histoire. Une Histoire occultée, celle d'un peuple de résistant-es, faite de révolte, de solidarité et d'aspiration à l'égalité, réelle.

Yly

 

 Gilbert Pago:L'insurrection de Martinique -1870-1871, édition Syllepse (2011), 155 pages, 9 euros.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:36

 

Communiqué du groupe La Digne Rage

Fascistes, sexistes, antisémites, homophobes: no pasaran!

Samedi 21 mai avait lieu à Rennes un rassemblement contre une conférence organisée par le groupuscule néo-fasciste Égalité et Réconciliation, implanté depuis peu à Rennes. Les antifascistes présent-e-s avaient décider d'empêcher cette conférence, en bloquant l'entrée du bar. Durant une heure, la tension avec les militants d'extrême droite ainsi qu'avec le gérant du bar(qui ne pouvait ignorer la nature de l'évènement qui se tenait dans son établissement ), fut vive, mais les militant-e-s antifascistes ont su garder leur sang froid, malgré les propos antisémites, sexistes et homophobes de leurs interlocuteurs. Vers 15h, les nervis d'extrême droite venus assister à la conférence ont sorti des armes de poings (gomme-cognes) ainsi que des bombes lacrymogènes, tirant en pleine rue sur les antifascistes contraints de refluer pour éviter les projectiles de flash-balls. Au moins un militant a été blessé au dos par une balle en caoutchouc tirée en direction des manifestant-e-s. Plus grave, un des agresseurs s'est servi de son véhicule pour percuter un des antifascistes présents, ce qu'on peut qualifier sans hésiter de tentative d'homicide.

Le groupe La Digne Rage tient à dénoncer fermement ces agressions, et assure de son soutien les personnes blessées et choquées lors de ces évènements.

Ici comme ailleurs, aujourd’hui comme hier, combattons le fascisme et le racisme !

Le groupe anarchiste La Digne Rage, membre de l'Union locale de la Fédération Anarchiste
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Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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