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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 22:34

Le Télégramme du 6/11/2013, page 1, annonce : "Le choc de simplification administrative (...) permettrait de relancer certains élevages situés en zones d'excédent structurel d'azote « sans remettre en cause les objectifs environnementaux »". Page 7, leTélégramme poursuit en ayant choisi son camp, celui de l'agriculture intensive, ne serait-ce que par les mots choisis. "Les organisations agricoles bretonnes" (...) veulent qu'on en finisse avec « l'acharnement réglementaire ». Derrière ce terme, elles visent la montagne de normes qui s'imposent aux productions animales qui font durer indéfiniment les procédures, à en décourager même les plus motivés. Sont particulièrement concernés les élevages situés dans des secteurs classés en ZES (zone en excédent structurel d'azote) ou toute augmentation d'effectifs est interdite depuis 1996, sauf quelques dérogations"

 

Pour rééquilibrer et démystifier les propos de ce journal militant, si ce n'est partisan, rien de tel que la lecture du Canard Enchaîné N° 4853 du 30 octobre 2013, ce qui permet au passage de montrer les contradictions (ou l'hypocrisie ?) du PS...

 

 "« Il est évident que le groupe socialiste demandera le retrait de cet agrément qui serait un recul en matière d’environnement dans un contexte de mise place de lutte contre la prolifération d’algues vertes sur nos plages et l’augmentation du taux de nitrates dans les eaux bretonnes ». C’était le 28 juin 2010. Marylise Lebranchu, pas encore ministre du gouvernement Ayrault, mais députée du Finistère, écrivait au président de l’association écolo Eaux et Rivières de Bretagne tout le mal qu’elle pensait de l’amendement déposé par le député UMP Marc Le Fur des Côtes-d’Armor.

 

  Marc Le Fur, par ailleurs président du Club des amis du cochon (Ça ne s’invente pas, ça se mérite !) à l’Assemblée nationale, voulait faire voter une chouette idée : faire passer de 450 à 2 000 le nombre de cochons à partir duquel l’éleveur doit demander une autorisation pour construire sa porcherie. À l’époque, devant le tollé des élus bretons de gauche, avec à leur tête le président de la Région, Jean-Yves Le Drian, qui demandait le retrait d’un amendement « démagogique et dangereux », le gouvernement avait fait marche arrière, abandonnant Le Fur en rase campagne.


 

Trois ans et quatre mois plus tard, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, reprend à son compte, sous la forme d’un projet de décret, la proposition de Le Fur. La semaine dernière, Matignon a mis en ligne ledit texte pour « consultation publique ». Au nom du fameux « choc de simplification des procédures » cher au gouvernement, exit l’obligation faite aux éleveurs de se soumettre à une enquête d’utilité publique et à une étude d’impact sur l’environnement dès lors qu’il dépasse 450 porcs. Désormais pour construire une porcherie de 2 000 cochons, il suffira de faire une simple déclaration à la préfecture du coin.

 

Cette fois, ni Marylise Lebranchu, ni Jean-Yves Le Drian, devenu ministre de la Défense, n’ont moufté. Si tout va bien, les éleveurs de porcs profiteront du décret dès janvier. Il faut dire que l’affaire aura été rondement menée. L’idée d’alléger les règles d’ouverture d’une porcherie figurait depuis avril au menu du « plan stratégique pour la filière porcine française » lancé par le gouvernement. Le patron de la Fédération nationale porcine avait même, dès juillet, le calendrier entre les mains. Pour faire avaler la pilule aux écolos, voilà-t-y-pas qu’on ressort du chapeau Bruxelles ! Si c’est la crise dans le cochon, c’est à cause des normes enquiquinantes qui empoisonnent la vie de nos éleveurs et les rendent moins compétitifs que leurs voisins.

 

Sauf qu’à bien y regarder, pour ce qui est des contraintes, on serait plutôt en queue de peloton. Au Danemark, par exemple, il est impossible de construire une porcherie à moins de 350 mètres d’une zone urbaine, contre seulement 100 mètres chez nous, et, en Hollande, où l’on compte le même nombre de cochons au mètre carré qu’en Bretagne, il est strictement interdit sur les trois quarts du pays d’installer ou d’agrandir une porcherie. Le plus poilant, c’est que le cadeau d’Ayrault au lobby du cochon tombe alors que la France a été condamnée, en juin, par la Cour de justice de l’Union Européenne pour non-respect de la directive Nitrates et qu’elle est en train de négocier pour éviter l’amende de plusieurs dizaines de millions d’euros qui lui pend au nez et l’astreinte qui pourrait atteindre plus de 100 000 euros par jour."

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 16:33

affichette-13-octobre-saline.JPG

 

Historique et infos sur cette lutte (avec 1 vidéo sur la saline) : http://yetiblog.org/index.php?post%2Fmenaces-sur-les-tresors-de-la-saline

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:03

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) est un établissement public (étatique) rattaché à trois ministères (écologie, agriculture, recherche). L'Ifremer est une référence scientifique pour le monde maritime et politique.
L'Ifremer a plusieurs stations sur le littoral, dont Lorient et La Trinité-sur-Mer pour le Morbihan. Il participe à la "stratégie nationale pour la mer et les océans" qui consiste en gros à surveiller et analyser l'état des ressources, à adapter et développer l'exploitation "durable" des océans. "Durable" au sens de "développement durable", vous savez, l'hypocrite oxymore pour justifier une exploitation continue et rapportant des profits... Comme tout organisme étatique, il est au service du développement capitaliste (la nomination d'un nucléocrate à sa tête s'inscrit dans ce cadre...). Ainsi, le Conseil des Sinistres vient de nommer "un spécialiste de l’énergie", P-DG d’Ifremer. Ouest-France nous apprend que "François Jacq (...) est aussi docteur de l’école nationale supérieure des Mines et ingénieur général des Mines. (...) En 2000, il est devenu directeur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Il a ensuite occupé des fonctions au sein du ministère de l’industrie, toujours autour des questions d’énergie."

Un nouveau serpent de mer radioactif avalé par les ministres EELV ?

Cette nomination ne relève pas du hasard... On peut toujours attendre les études d'Ifremer sur les conséquences sur la faune marine, de la pollution radioactive à La Hague ou en rade de Brest...

 

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Par ailleurs, voici un communiqué de la Fédération antinucléaire Bretagne (dont nous sommes membres) du 16 septembre 2013 :

 

nucleaire-mer-poubelle.jpg

 

La mer n’est pas une poubelle, la terre non plus ! Et nous ne sommes pas des cobayes.

La Fédération anti-nucléaire Bretagne, réunie samedi 31 août 2013 à Quimper, fait l’édifiant constat qu’avant, pendant et après les vacances, la mer est une poubelle nucléaire, la terre aussi. Albert Jacquard, humaniste d’une grande sagesse, qui nous a quitté ce 11 septembre 2013, répétait inlassablement que l’humanité court à son suicide si elle n’arrête pas le nucléaire

- Le 19 juillet, prenait fin officiellement la « pêche à la ligne » des morceaux du M51 qui avait explosé début mai au large de la Pointe de Penmarc’h. En effet la pêche traditionnelle avait été interdite dans une zone de 900 Km2. Pendant 15 jours, 20 bateaux de pêche, tirés au sort par le Comité des pêches du Finistère et la Préfecture maritime, ont reçu 2800 euros par jour pour « blanchir la zone » soit au total près d’un demi-million d’euros (lire Le Télégramme 27/08/2013). Le M51 est un missile destiné au transport de bombes nucléaires. Jusqu’à fin septembre la recherche continue et sera récompensée à hauteur de 300 euros par débris rapporté.

- Parallèlement dans le Pacifique, la centrale de Fukushima déversait et continue à le faire 350 tonnes par jour d’eau contaminée au Césium 137, au Strontium 90 (15 fois le taux normal de l’eau de mer) et quelques 60 autres radioéléments. La nappe s’étend jusqu’aux côtes du Canada et des USA et soucie les autorités sanitaires de ces pays, certains enfants présentent des pathologies anormales. De même les fûts « étanches » garantis 5 ans par le constructeur (330 000 tonnes à ce jour mentionnés dans Le Canard enchaîné du 11 septembre 2013) présentent des fuites qui contaminent zone de stockage et personnel de surveillance.

- Dans l’Est de la France, le Centre nucléaire militaire de Valduc et du CEA lançait un appel d’offres pour l’acquisition de 4000 autocuiseurs (cocotte minute) devant servir au transport de plutonium.

- L’ICEDA (Installation de Conditionnement et d’Entreposage de Déchets Activés) sur le site du Bugey est destiné à recevoir les déchets les plus radioactifs issus du démantèlement des réacteurs nucléaires. Pourtant en cas de rupture du grand barrage hydroélectrique du Vouglans situé en amont du site, les captages d’eau potable de la ville de Lyon située à 30 km du site du Bugey, seront tous empoisonnés. Plusieurs recours en justice ont été rejetés par le Conseil d’Etat ce printemps et le Président de la Commission d’Enquête publique relative au permis de construire de l’ICEDA vient de donner un avis favorable malgré 105 contributions défavorables contre 10 favorables.

Le nucléaire ce n’est pas que de l’électricité ! La Fédération anti-nucléaire Bretagne exige le désarmement de tous les sous-marins nucléaires français, l’arrêt des programmes de recherche et développement de l’énergie nucléaire civile et militaire, l’arrêt de l’utilisation de l’uranium appauvri dans les armes dites « conventionnelles » utilisées dans la perforation des blindés et bunkers avec l’arrêt immédiat de tous les réacteurs nucléaires comme vient à nouveau de le faire le Japon ce 15 septembre 2013. Ses 54 réacteurs sont tous à l’arrêt. Nous ne voulons pas être les cobayes de la prochaine catastrophe, nous ne voulons pas apprendre à vivre avec de la radioactivité dans nos assiettes, sur nos plages ou dans l’air que nous respirons.     

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 22:12

 

BALADE RADIOACTIVE

EN CENTRE BRETAGNE

Bienvenue en Centre Bretagne pour une randonnée radioactive (Equipement et compteur Geiger fournis)…

Cogema, devenue depuis AREVA NC, a exploité jusque dans les années 80 des mines d’Uranium et les a abandonnées sans les décontaminer.  Il est inacceptable que le public se prenne à son insu des doses non négligeables dans des lieux libres d'accès. Sortir du nucléaire Cornouaille a réclamé dès juillet 2008 la signalisation de ces anciennes mines. Cette demande a été relayée constamment depuis 5 ans par l'association Roz glas auprès des autorités et AREVA (réunions, lettres). C'est le sens de l'action de ce samedi.   

Venez nombreux à Bubry (56), devant l’église, le 6 juillet à 14h 30 pour découvrir avec nous les points chauds de nos chemins et baliser les sites des anciennes mines.

Plus d’informations sur www.fan-bretagne.org 

Qui va dépolluer les anciennes mines d’uranium ?
Où sont les anciennes mines d’uranium en Bretagne ?

Vingt-deux sites ont été exploités en Bretagne, entre 1956 et 1984, par la COGEMA, devenue depuis AREVA NC. Les travaux miniers ont été largement souterrains. Dans certains sites, toutefois, l’uranium a été extrait à ciel ouvert. C’est le cas à Bubry (sites de Keryacunff et Ty Gallen), Persquen (Prat Merien) et Meslan (Rosglas).

Les sites bretons sont-ils décontaminés ?

La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) avait réalisé des mesures en 2008. Elles montraient « des flux de rayonnement gamma 10 à 20 fois supérieurs au niveau naturel », près de trois anciennes mines, à Lignol, Berné et Meslan. Depuis 1991, c’est Areva, le numéro un mondial du nucléaire, qui est chargé de la surveillance et du suivi de ces sites.

Un porte-parole de l’entreprise assure : « Nous avons fait un certain nombre de réaménagements sur les sites bretons ». Les chantiers souterrains ont-ils été remblayés ? Les mines à ciel ouvert ont-elles été vidées ? « Nous examinons, au cas par cas. »

L’association Roz glas rappelle qu’« à partir de 2018, date de la fin des concessions à Areva, ce sera aux propriétaires privés ou aux maires de dépolluer ces sites. »

Que craignent les associations ?

L’association Roz glas et la Criirad demandent « une signalisation urgente des sites miniers ouverts au public et une décontamination dans les plus brefs délais ». Elles craignent que « la réunion fasse gagner du temps à Areva, sans faire bouger les choses », et déplorent « linertie des services officiels et leur manquement aux missions de protection de la population ». De son côté, la préfecture du Morbihan indique que « toutes les interrogations soulevées lors de ce comité seront transmises à Areva pour compléments d’information ou études supplémentaires. Le processus reprendra après la tenue de ce comité et une information vers les médias sera programmée. »

 

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement anti‑nucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

 

Le groupe Lochu est membre de cette fédération anti-nucléaire Bteragne

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 12:25

 

st armel 220613

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:17

Vélorution à Lorient

 

Samedi matin à Lorient, une quarantaine de personnes se sont retrouvées pour une manifestation à vélo de soutien à la lutte contre l'aéroport de NDDL. Si l'accent était clairement en lien avec la lutte sur la Zad, il s'agissait aussi de dénoncer l'emprise de la bagnole dans les rues (organisée dans l'intérêt du capitalisme et de son Etat). Mais était aussi pointé du doigt le suivi de nos déplacements, forme de contrôle social, qu'impliquent les cartes à puce Korrigo dans les transports en commun.

La petite averse de grêle n'aura guère ralenti nos valeureux et valeureuses cyclistes, dont des personnes du Crade de Concarneau, venues en soutien.

Pas de drapeaux de partis politiques arborés : l'air était respirable !

Une expo de chouettes tableaux en lien avec la lutte contre l'aéroport et le monde qui va avec pouvait être observée sur les bancs de la "place rouge" de Lorient !

Pour finir, le slogan "des légumes pas du bitume" a été mis en application car une soupe roborative fut préparée en parallèle. Proposée à prix libre, elle fut dégustée avec plaisir.

Le soir, de nouveaux rendez-vous d'informations, débats et de solidarité, avec concerts, nous attendaient : qui à Bubry, qui à Concarneau...

 

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Dimanche à Brennilis !

 

Brennilis 280413 2

Alors que nous étions près de 70 personnes au pique-nique antinucléaire (9°c !), pour la manif, nous fûmes 160 à nous mobiliser (une personne a compté). Quelques bleus barraient l'accès à la centrale... derrière l'immense banderole confectionnée par une militante de Stop nucléaire 56 trawalc'h. D'autres étaient postés dans un autre coin. Pas de haute tension particulière...

Brennilis 280413 1

 

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Selon le Télégramme du 28 avril 2013

Brennilis. Environ 150 personnes rassemblées pour dire "Stop au nucléaire"

A l'appel de la Fédération anti-nucléaire Bretagne, environ 150 personnes se sont rassemblées ce dimanche, en début d'après-midi, devant la centrale de Brennilis (29), pour "exiger l'arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe". Bien loin des 800 personnes réunies voici deux ans sous le signe du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl et seulement quelques semaines après celle de Fukushima.


"Une question de volonté politique"
"27 ans après Tchernobyl, rien n'est réglé". Chantal Cuisnier, porte-parole de la fédération, relayée par d'autres militants, notamment de Vivre dans les monts d'Arrée, a appelé à un autre avenir : "Il est très facile de se passer du nucléaire rapidement, c'est une question de volonté politique et de prise de conscience des citoyens".

En ligne de mire aussi, le démantèlement des échangeurs de chaleur de la centrale de Brennilis. "Le découpage de ces colonnes, alors qu'on ne dispose que d'estimations du taux de radioactivité qu'elles renferment, est la plus mauvaise option qui pouvait être retenue. Où iront ces déchets, alors que la construction du centre de stockage de Bugey est à l'arrêt ?".

 

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Selon Ouest-France du 28 avril 2013

Nucléaire. Manifestation devant l’ancienne centrale de Brennilis

Environ 150 militants antinucléaires ont manifesté dimanche après-midi devant l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) en cours de démantèlement afin d’exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire.

Le rassemblement était organisé par la fédération antinucléaire de Bretagne à l’occasion du 27e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

« On manifeste symboliquement ici, car le démantèlement des échangeurs de chaleur de la centrale va commencer, et on s’opposait au découpage qui représente 600 tonnes de déchets radioactifs », a indiqué Chantal Cuisnier, porte-parole de la fédération.

En mars le conseil d’Etat avait rejeté le recours de plusieurs associations opposées au démantèlement partiel de la centrale. Sortir du Nucléaire Cornouaille réclamait notamment un débat public sur le démantèlement, le transport et le stockage des déchets radioactifs.

La fédération antinucléaire a également dénoncé le prochain tir d’essai de missile M51 depuis un sous-marin au large de la Bretagne qui est, selon les militants, prévu dans les jours qui viennent.

« Il s’agit d’une véritable provocation, et cela marque la volonté de François Hollande de relancer l’armement nucléaire », ont affirmé les militants.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:27

Communiqué de la Fédération antinucléaire de Bretagne : 


Rassemblement à Brennilis le 28 avril pour exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe.

La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle à un grand rassemblement à Brennilis, le dimanche 28 avril, à l’occasion du 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), pour exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe.

 avril 12h : pique-nique au camping de Nestavel, 14h : rassemblement devant la centrale

 Au départ du Morbihan, des covoiturages sont organisés à : 
 Vannes : 10h place de la Libération 
 Auray : 10h15 parking Leclerc 
 Lorient : 11h Bld Cosmao-Dumanoir 

 

Le nucléaire, une énergie d’avenir ?

Indépendance énergétique de la France ?


FAUX, l’uranium vient principalement du Niger, pays gravement contaminé pour notre confort électrique.

Une énergie d’avenir ?


FAUX, les réserves mondiales d’uranium exploitables sont estimées à 40 ans, et ce sous réserve d’une acceptation politique de son exploitation dans les pays exportateurs, sans parler de l’héritage empoisonné que laisse leur extraction comme les 200 anciennes mines en France (plus de 20 en Bretagne). Les investissements sont très lourds, et rien qu’en France, il faudrait trouver plus de 200 milliards d’Euros pour renouveler le parc nucléaire (coût de 30 EPR). Les Etats-Unis viennent de refuser ce pari au vu des risques industriels et financiers.

Lutte contre les gaz à effet de serre ?

FAUX, la production d’énergie représente 13% des émissions de GES et l’énergie nucléaire 2% de la consommation d’énergie dans le monde. Si l’on remplaçait les réacteurs nucléaires (435 dans le monde en 2011) par des centrales thermiques à gaz, les émissions de gaz à effet de serre n’augmenteraient que de moins de 1%.

Mais les déchets s’accumulent depuis 60 ans et aucune solution n’a été trouvée. Entre 250.000 et 300 000 tonnes de déchets radioactifs dans le monde que nous léguons sans scrupules aux générations à venir ; plus de 50.000 tonnes en France (environ 1.400 tonnes par an) auxquelles s’ajoutent les centaines de millions de tonnes de résidus et de rebuts radioactifs de l’extraction de l’uranium.


Et les catastrophes sont là, et le risque grandit toujours. En 2013, 27 des 58 réacteurs français vont atteindre ou ont dépassé leur limite d’âge de 30 ans de fonctionnement. Les échangeurs, les bétons,… sont fragilisés, peuvent céder ou ne pas résister dans une situation critique : séisme, inondation, erreur humaine, attentat,… Le recours à l’énergie nucléaire s’accompagne inévitablement de désastres et de victimes. Cancers, leucémies, dégénérescence de la moelle osseuse, brûlures atroces qui rongent la chair jusqu’à l’os, mutations génétiques, abandon de son lieu de vie à tout jamais, perte de ses racines.


Une seule solution : l’arrêt immédiat du nucléaire avant la catastrophe !

Au Japon, 52 réacteurs sur 54 ont été arrêtés en 14 mois après Fukushima. En France, dès demain, il est possible d’arrêter les 2/3 des réacteurs en suspendant les exportations, en faisant fonctionner les centrales thermiques et éoliennes sous-utilisées à leur potentiel réel, en réduisant de 5% la consommation électrique (éclairage urbain, chauffage électrique nocturne des entreprises,…). Le tiers restant peut être arrêté très rapidement par l’abandon du chauffage électrique, la sobriété énergétique, la mise en service massive de sources d’énergie renouvelables décentralisées et créatrices d’emplois."

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 16:17

(article repris au Collectif NDDL Pays de Lorient)

Soutien aux opposants au projet d’aéroport

Retrouvons-nous Samedi 27 avril 2013 à 10H place de l’hôtel de ville de Lorient, pour une balade à vélo, festive, joyeuse, colorée et non-violente. Venez dire non à l’aéroport à Notre-dame-des-landes !

Après la vélorution, la restauration : retour sur la place de l’hôtel de ville pour un pique-nique partagé « des légumes ! Pas du bitume ! » Discussions, animations sur place et soleil garanti…

Suivez Vélorution sur « Facebook », la police de proximité à l’instar de la carte Korrigo.

  

« Faites un cadeau aux générations futures, abandonnez votre voiture ! ».

Revendiquons les transports doux, et notamment le vélo pour une ville plus conviviale. La Vélorution (jeu de mot mêlant vélo et révolution) est un mouvement dont l’un des buts est de promouvoir l’utilisation des moyens de transports personnels non polluants (bicyclettes, patins à roulettes, planches à roulettes).

Si les revendications centrales du mouvement sont liées à la défense et à la promotion du vélo, Vélorution entend par ce biais ouvrir le débat sur toute la problématique environnementale induite par les transports et leurs conséquences sur le changement climatique. Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes n’est pas seulement une absurdité économique, il montre combien nombre d’élus expriment leur mépris à l’égard des luttes écologistes. Loin d’être de doux rêveurs, les militants dénoncent depuis des années le bétonnage de terres agricoles, la destruction de la zone humide et du bocage.


« Le climat change, et toi ? »

Sans prendre en considération le réchauffement climatique, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sonne comme l’ultime fuite en avant  d’un monde qui court à sa perte. Toujours plus vite, toujours plus loin : du béton pour des avions et des parkings pour des autos.  Certaines villes refusent cette course insensée et ne « rêvent » ni d’aéroport ni de LGV (Ligne à grande vitesse), et se déclarent « villes lentes ».

velo-cariole_ouaibCes villes refusent cette logique du « toujours plus vite »  et décident de tout ralentir avec pour objectifs : augmenter la qualité de vie et réduire son empreinte écologique. Relocaliser l’économie, créer de nouveaux espaces propices aux relations humaines.

logomegaphoneSi la voiture nous éloigne les uns des autres, ralentissons la ville, créons de nouveaux liens sociaux ! Vélorution prône une action non violente mais soutenue, qui prendra fin lorsque l’automobile aura perdu une place significative dans la société en général et dans le paysage urbain en particulier.

images_velorutionLa balade s’effectue sous la responsabilité des participants.

Durant la manifestation : s’ autogérer !

- Ne pas rouler en file indienne mais occuper toute la voie de droite
- Respecter les feux et la signalétique
- Ne pas se séparer du groupe
- Il est moins dangereux de rouler à plusieurs que seul ! La sécurité est liée à la notion de « masse critique » . Plus on est nombreux, plus on diminue les risques.
 

 

Balade manifestive :

- Il faut se déguiser pour bien montrer aux automobilistes que nous, cyclistes, sommes dans une démarche militante (et non pour bloquer la rue de manière inutile).
- Décorez vos vélos et accrochez des drapeaux avec des slogans comme :  « 0 litre aux 100 ! » «on avance, on avance, on n’a pas besoin d’essence ! ».
- N’oubliez pas vos sonnettes et «pouëts pouëts !»

 

A voir : Un film de propagande et de vélosophie from Laurent Védrine on Vimeo.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 19:07

 

Communiqué du 14 avril 2013 de la Fédération anti-nucléaire Bretagne : 


"Brennilis : Mobilisation des anti-nucléaires bretons.

 

Samedi 13 avril 2013, les anti-nucléaires bretons se sont mobilisés contre l’amateurisme dans le démantèlement et le transport des déchets radioactifs issus de la centrale nucléaire de Brennilis (29). Préparé par l’association Vivre dans les Monts d’Arrée, un pickup portant les trèfles radioactifs et transportant un bidon de déchets est parti de Brennilis à 10h. Il a été bloqué par une vingtaine de militant-e-s de Sortir du nucléaire Cornouaille à Quimper place de la Résistance, puis par une dizaine de militant-e-s à 13h à Lorient et enfin par une vingtaine de militant-e-s de Stop nucléaire 56 à Vannes entre 15 et 16h devant la porte St Vincent, tout cela dans des conditions météo très difficiles (1).

  • Quimper1
  • Lorient2

Photos et vidéos libres de droit sur : https://skydrive.live.com/redir?resid=5998D7CEA10BF3C1!139&authkey=!AGQDw98l3ygptMU

 

Le 1er mars 2013, le Conseil d’Etat a permis à EDF de reprendre le démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis, et de commencer celui des échangeurs thermiques très contaminés. EDF effectue des transports de déchets radioactifs par camion, déchets constitués des équipements des travailleurs, des filtrations, des matériaux, des terres du chenal. Pour rejoindre Soulaines et Morvilliers, dans l’Aube, les déchets traversent la Bretagne et la France, d’ouest en est. Ces transports sont à la merci des risques d’accident, d’attentat,… ou de catastrophe naturelle !

Ce déplacement de déchets radioactifs n’a aucun sens, car il ne règle ni le problème du démantèlement, ni le problème de déchets nucléaires dont on ne sait que faire. Ce déplacement fait prendre des risques inconsidérés aux travailleurs du nucléaire, aux populations riveraines, à l’environnement ainsi qu’à l’économie des régions traversées.

 

Afin de pouvoir établir une carte de la circulation des transports radioactifs en Bretagne, qu’ils proviennent de Brennilis comme de la base de sous-marins nucléaires de l’Ile Longue, la Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens à l’informer de ces transports en envoyant un mail à info-rad@fan-bretagne.org

La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle à un grand rassemblement à Brennilis, le dimanche 28 avril, à l’occasion du 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe.

12h : pique-nique au camping de Nestavel, 14h : rassemblement devant la centrale"

 

(1) Note anars 56 : Pendant que nous étions ainsi sous la pluie, nous pensions aussi aux copines et aux copains qui étaient à la manif de mise en culture Sème ta ZAD, laquelle se déroulait au même moment... Pas de jaloux, tout le monde fut trempé !

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:10

Fédération Anti-nucléaire Bretagne

6 rue de la Tannerie – 56000 VANNES

Email- Tel : 06 65 72 31 66

Communiqué du 8 avril 2013 : 


Le 1er mars 2013, le Conseil d’Etat a rejeté les deux recours déposés concernant, d’une part, le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis et, d’autre part, l’entreposage des déchets radioactifs issus notamment des démantèlements, appelé ICEDA, au Bugey (Ain). EDF va ainsi pouvoir reprendre prochainement le démantèlement des échangeurs de Brennilis et leur transport vers le site du Bugey.


Les échangeurs sont au contact du fluide de refroidissement radioactif et permettent de transférer la chaleur provenant de la réaction nucléaire à la turbine vapeur qui elle-même entraîne l’alternateur produisant l’électricité. Le métal de la multitude de tubes et des parois des échangeurs était en contact direct avec les produits radioactifs et a été fortement irradié. Des radioéléments, et notamment du plutonium, s’y sont déposés. A l’origine, le démantèlement de ces échangeurs aurait dû attendre une période de décroissance radioactive de 40 ans, mais pour des raisons politiques et économiques, celui-ci a été avancé par décret en 2011. Les échangeurs de Brennilis sont au nombre de 16, pèsent 37 tonnes, soit une masse brute de 600 tonnes et, une fois conditionnée pour son transport, de plusieurs milliers de tonnes ! Et ce n’est qu’un début car il va rester ensuite à démanteler le bloc réacteur et le bâtiment du réacteur proprement dit…


Pour rejoindre le centre ICEDA du Bugey, les déchets nucléaires issus du démantèlement vont devoir traverser la Bretagne, probablement les départements du Finistère, du Morbihan et de Loire-Atlantique, puis le centre de la France et la vallée du Rhône, mettant en péril, et pour une très longue durée, toutes les zones traversées en cas d’accident, d’attentat,… ou de catastrophe naturelle !


Ce déplacement de déchets radioactifs n’a aucun sens, car il ne règle ni le problème du démantèlement, ni le problème de déchets nucléaires dont on ne sait que faire.


La moins mauvaise solution consiste à laisser le réacteur en l’état et à se donner les moyens de le surveiller durant de nombreuses décennies, jusqu’à ce qu’une solution aux déchets radioactifs soit trouvée, ou que la décroissance naturelle de la radioactivité les rendent moins nocifs (10 périodes, soit pour le cobalt 60, majoritaire dans la cuve, 50 ans).


Parce que le démantèlement et le transport des déchets radioactifs mettent en danger toutes les populations des régions traversées, la Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens à se rassembler le samedi 13 avril pour bloquer symboliquement un transport de déchets issus de Brennilis à :

 

Brennilis : 9h 30, devant la centrale,

Quimper : 11h, place de la Résistance

Lorient : 13h, place Aristide Briand

Vannes : 15h, esplanade du Port.

 

La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle également à un grand rassemblement à Brennilis, le dimanche 28 avril, à l’occasion du 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe.

12h : pique-nique au camping de Nestavel, 14h : rassemblement devant la centrale

 

(Le groupe Lochu est partie prenante de cette mobilisation).

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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