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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 13:55

L'alimentation des animaux issus de l'élevage industriel contient une part non négligeable de graines OGM. Les consommateurs et consommatrices de la chair de ces animaux, de leur lait ou de leurs oeufs ne sont pas informés.

anti Ogm Glon 171111Pour le dénoncer et réclamer l'arrêt de l'importation d'OGM, une centaine de militantes et militants anti-OGM ont bloqué hier (jeudi 17 novembre) et la nuit dernière l'usine du groupe Glon-Sanders * basé à St-Gérand (56), près de Pontivy... La direction de Glon-Sanders a porté plainte pour "dégradations" et "violation de propriété privée". Après décision du Tribunal, 120 forces de "leur ordre" (gendarmes et CRS) ont évacué les militant-e-s ce matin.

 

On peut tirer déjà une première conclusion sur comment fonctionne notre cher (très cher !) système : alors que des personnes tentent d'agir pour des raisons sanitaires, sociales et environnementales, le Capital fait valoir son titre de "propriété privée" (pilier du capitalisme) pour demander à l'Etat (à son service...) et à sa "Justice" d'intervenir et faire refonctionner "leur ordre" anti social et anti écologique. Ainsi est la Loi : au service des puissants.

Il est juste de s'attaquer aux OGM et il faut saluer le courage et l'audace de ces militant-e-s. Ceci dit, les OGM, le nucléaire, les gaz de schiste, l'agriculture intensive, les lignes grande-vitesse, les projets d'aéroports internationaux..., ne sont "que" des symptômes, des effets de la logique de croissance et de profit. N'est-ce pas à la base même du système capitaliste (la "propriété privée des moyens de production et de distribution") et à son protecteur, l'Etat (soumission et répression organisée de la population), qu'il faut s'en prendre ? C'est-à-dire aux causes qui ont conduit inéluctablement à ces effets ?

 

Il resterait à opposer l'organisation autogestionnaire et libertaire de la société... et ce n'est pas la tâche la plus mince à réaliser !

 

* Le groupe Glon-Sanders est dirigé par Alain Glon, par ailleurs président de l'Institut de Locarn  (cercle de "réflexions et prospections" régionaliste, adepte de la guerre économique ( = ultra libéral), où siègent régulièrement le Président du Conseil régional de Bretagne, JY Le Drian (PS), l'ancien Président du Conseil général de Loire-Atlantique, P Mareschal (PS), mais aussi P. Méhaignerie, Député en Ille-et-Vilaine (UMP) et François Goulard (UMP), président du Conseil général du Morbihan et député... c'est-à-dire les politiciens UMPS dans toute leur splendeur, au service de la classe dominante... tous favorables à l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (44)... ceci expliquant sans doute cela)

 

Selon leur presse :

 

Extrait du Télégramme du vendredi 18 novembre 2011 :

Sanders. Les antis-OGM bloquent l'usine d'alimentsEnvoyer l'article à un ami

Tôt, hier matin, les «Faucheurs volontaires d'OGM», ont organisé le blocus de l'usine Sanders de Saint-Gérand. Une plainte a été déposée au tribunal, mais les manifestants devaient rester sur le site la nuit dernière.

D'ordinaire, lorsqu'ils s'invitent à la Une de l'actualité, c'est plutôt dans un champ de maïs qu'ils viennent de faucher! Hier matin pourtant, les faucheurs volontaires d'OGM ont troqué leurs faux pour des chaînes et des cadenas. (Lire la suite)

Saint-Gérand (56). Les faucheurs volontaires délogés de l'usine Glon Sanders

Envoyer l'article à un ami

La majorité des faucheurs volontaires d'OGM qui ont bloqué hier l'usine Glon Sanders de fabrication d'aliments pour animaux à Saint-Gérand (Morbihan) ont été délogés tôt ce matin. (Lire la suite)

 

Extrait de Ouest-France de jeudi 17 novembre 2011 (cliquez sur les liens pour lire les articles) :

et encore Ouest-France :

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:04

Pour le camp autogéré d'informations et actions antinucléaires à Valognes, dans le Cotentin, en vue de bloquer / retarder un train de déchets radioactifs en partance vers l'Allemagne, il est prévu un covoiturage depuis le Morbihan. Se renseigner auprès de Stop nucléaire 56 trawalc' h ou directement avec nous !

L'initiative de ce camp est soutenue, entre autres, par un syndicat de cheminots (Sud Rail), qui s'inquiète des risques auxquels sont exposés les personnels de la Sncf concernés par ce transport... mais aussi pour la population des villes et villages traversés par le convoi.

Pour avoir plus d'infos sur ce camp, en écho et en lien avec les luttes antinucléaires allemandes, cliquez sur l'image.

 

castoraffichetravailFiniLeger

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 20:49

 

Morbihan sans nucléaire (Erdeven 1975 : le Film) Documentaire de 30 minutes réalisé en direct à l'époque. Qualité de l'image moyenne (en attendant la numérisation de l'original). Extrait du site  Stop nucléaire 56 trawalc'h

Un historique de cette lutte peut être consulté  ici sur ce blog.

 

Plogoff, février 1980 : toute une population refuse l'installation d'une centrale nucléaire à quelques encablures de la Pointe du Raz, face à l'île de Sein. Nicole et Félix Le Garrec ont filmé jour après jour ces luttes quotidiennes et ont réalisé en 1981 un documentaire long métrage "Plogoff, des pierres contre des fusils".

 

Partie 1 Plogoff, des pierres contre des fusils

 


Partie 2 Plogoff, des pierres contre des fusils

 


Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre (Documentaire France 3)

 




Anciennes mines d’uranium en Bretagne (mercredi 23 juillet 2008) : Reportage de France 3 Bretagne sur la radioactivité autour de l’ancienne mine d’uranium de Rosglas (Morbihan). Mesures du Réseau "Sortir du nucléaire" Cornouaille validées par la CRIIRAD. Pour voir la vidéo : cliquez ici
D'autres infos sur Brennilis et les mines d'uranium en Bretagne sur le site de Sortir du nucléaire Cornouaille (non affilié au Réseau Sortir du nucléaire)
Et bientôt, nous l'espérons, la vidéo de la fermeture de la base de sous-marins nucléaires de l'Ile Longue (rade de Brest) !
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:10

Du dimanche 6 au samedi 12 novembre, la coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDL), près de Nantes (44) organise un déplacement en tracteurs et vélos (tracto-vélo) jusqu’à Paris pour dénoncer encore une fois l’aberration de ce projet dans les conjonctures financière, économique, sociale et environnementale actuelles. Départ de Notre-Dame-des-Landes dimanche 6 novembre vers 9H. Passage par Candé, Sablé, Le Mans, Nogent le Rotrou, Chartres puis après Saclay et Arcueil, arrivée à Paris (Porte d'Orléans) le samedi 12 novembre vers 10h30 puis marche vers le Sénat. Débats, interventions, etc...

Pour l'étape finale, sam 12 novembre, il y a des cars depuis le Morbihan, consultez ce site : http://tractovelo-ndl-2011.blogspot.com/2011/10/trajet-en-car-depuis-vannes-ou-ploermel.html

Anticapitaliste et favorable à une décroissance libertaire, la fédération anarchiste s'est logiquement positionnée contre cet aéroport : cliquez ici !

 

Affiche Tracto-vélo 2011

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:40

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La manifestation antinucléaire de Rennes, samedi 15 octobre, a réuni 20 000 personnes déterminées mais joyeuses sous un soleil généreux. La foule avait commencé à s’agglomérer au mail François Mitterrand dès midi, où des boissons et restaurations bios végétariennes, végétaliennes ou carnées étaient proposées. Des toilettes sèches avaient été installées. Les stands de collectifs, associations écolos mais aussi politiques permettaient à tout un chacun de trouver des informations alternatives ou à vocation révolutionnaire et, inévitablement, libertaire ! Après des prises de paroles relatant les enjeux en cours, est intervenu le clown atomique Jean Kergrist dans son rôle de sous-secrétaire d’Etat chargé de faire la promotion du nucléaire, déclenchant l’hilarité chez ses auditeurs et auditrices. Le défilé s’est ensuite mis en marche sur un parcours de 3 km dans les rues de Rennes. Banderoles, pancartes, groupes de percussionnistes ont dynamisé la foule. Il y avait un étonnant contraste entre le défilé revendicatif et les consommateurs et consommatrices des commerces du centre-ville saisis par leur fièvre acheteuse.… On ne commentera pas plus !

 

Des anar-e-s, divers-e-s et varié-e-s, mais ensemble dans la manif !

 

Le cortège ouvert par la banderole « le nucléaire, c’est le capitalisme : arrêt immédiat », initié dans une démarche unitaire par les organisations libertaires, la CNT et le collectif radicalement antinucléaire de Caen, a rassemblé un bon millier de personnes, certains disent le double. Grâce à un pot commun, les organisations anarchistes (FA, No Pasaran, OCL, OLS…) ont ainsi « offert » à la tendance « sortie immédiate du nucléaire » les moyens de s’exprimer : une gigantesque banderole sans nom d’organisations et un camion, porteur de la puissante sono prêtée par la fédération anarchiste (c’est l’une des forces de la FA : disposer de matériel performant par la mutualisation des moyens de la fédération). Evidemment, de multiples banderoles aux messages à la fois anticapitalistes et antinucléaires avaient été confectionnées spontanément et souvent de manière imaginative. A noter qu’Alternative libertaire avait choisi de sortir de l’initiative… Durant le défilé, quelques dizaines de personnes ont taggué des vitrines de magasins, représentations du capitalisme : agences immobilières, banques, etc ont ainsi eu un peu plus d’éclat grâce à de fraîches couleurs. Ces actions ont été perçues de manière controversées : certains trouvaient que ce n’était pas le lieu dans une manifestation « pépère » et « bon enfant », d’autres que le moment n’était pas propice (c’est-à-dire sans encore de véritable assise populaire), d’autres enfin ont apprécié. En tout cas, les partisans de la croissance devraient se réjouir : les entreprises de nettoyage vont avoir de l’ouvrage. C’est bon pour l’emploi !

 

Une relance du mouvement antinucléaire ?

 

Près de 20 000 manifestants & manifestantes à Rennes, 25 000 dans toute la France, faut-il s’en féliciter ?

Comparé aux 5 grandes manifestations anti EPR de 2007, initiées à l’époque par le Réseau sortir du nucléaire, la mobilisation est en retrait : la mobilisation avait rassemblé plus de 30 000 personnes à Rennes et autour de 65 000 dans toute la France. Mais peut-on parler de recul ?

A la suite des graves problèmes internes au réseau Sortir du nucléaire en 2010, le mouvement antinucléaire a semblé figé. L’organisation du 15 octobre 2011 à Rennes est l’œuvre de la coordination antinucléaire ouest, laquelle rassemble des collectifs, organisations et partis politiques de Bretagne, Basse-Normandie et Pays de Loire. Formée juste après la catastrophe de Fukushima où le danger perdure toujours, cette coordination, émanation de collectifs de base, n’a que quelques mois d’existence. Son dynamisme a rejailli et d’autres régions se sont saisies de cette date du 15 octobre pour mobiliser localement, certaines très tardivement (ce qui explique que par endroits il n’y ait eu que quelques centaines de manifestant-e-s). Vu sous cet angle, alors qu’on aurait pu craindre le mouvement avec les reins brisés, la mobilisation est plutôt une réussite.

P1070262.JPGLes opposant-e-s à l'aéroport de Notre-dame-des-Landes étaient logiquement présents, tant les problèmes environnementaux et sociaux sont liés, font face à la même logique, celle déployée de concert par l'Etat et les multinationales qui se partagent le marché, en ravageant la planète. A ce sujet, le groupe Vinci est particulièrement impliqué. Les indépendantistes de Breizhistance avaient déployé une gigantesque banderole inratable au-dessus de la Vilaine, osant la référence « Plogoff = Notre-dame-des-Landes : Non à l'aéroport », réalisant un pont dans L'Histoire des luttes locales.

 

La sortie du nucléaire : immédiate ou différée ? Sans ou avec capitalisme ?

 

Revenons sur la démarche libertaire unitaire. Initiée par le groupe libertaire de Vannes (affilié à la fédération anarchiste), une réunion préparatoire pour un travail en commun a permis d'organiser un cortège, non d'organisations anarchistes, sur une base idéologique, mais plus large, sur la double revendication : contre le capitalisme et pour l'arrêt immédiat du nucléaire, qui permet aux antinucléaires non libertaires mais qui veulent un changement de société, de s'y retrouver. La formulation « arrêt immédiat » est un mot « obus », comme peut l'être la « décroissance », visant à provoquer un « électrochoc » (!) dans l'opinion, prouvant que la sortie du nucléaire, si elle implique des considérations techniques, est inévitablement politique. La sortie immédiate s'appuie conjointement sur la nécessité d'éviter un accident majeur irréversible, mais cette « immédiateté » dépend de la prise de conscience des différentes composantes de la société, sur ce qu'il faut limiter comme consommation d'énergies pour pouvoir la réaliser. Même si elle est sans doute techniquement possible, sans réduire la consommation d'électricité, en ayant recours bien davantage aux énergies fossiles, somme toutes moins dangereuses à court terme qu'une catastrophe atomique, elle pose inévitablement la question de ce qui doit être produit, pour qui et comment se prennent les décisions : gouvernement ou autogestion ? Centralisme ou fédéralisme ? Marché ou autogestion ? Productivisme ou décroissance et satisfaction des besoins sociaux ? Cette notion de besoins devant être discutée à partir d'informations fiables sur les implications écologiques et sociales de la production...

 

La revendication de l'immédiateté a aussi la vertu de déconnecter la lutte de l'attente d'un changement de personnel par les élections qui appliquerait les bonnes décisions... comme si c'était possible dans le cadre d'un Etat « démocratique » imbriqué dans l'économie globalisée et ses institutions ! Elle dépend donc d'un rapport de force populaire, encore à construire.

Ainsi, les organisations libertaires et le syndicat Cnt qui ont accepté cette démarche unitaire, se sont mises au service d'un tel mouvement, sans s'effacer mais comme forces de proposition. En ce sens, des militants et militantes de la fédération anarchiste de Bretagne se sont investis pleinement dans la préparation de cette journée et des compagnons et compagnes de Caen, Poitiers, Paris, de l'Aisne ont fait le déplacement ainsi qu'une émission de Radio libertaire.

 

Après le défilé, il s'agit de définir des perspectives.

 

Le dimanche 13 novembre, un forum de discussion est planifié à Rennes, à la maison des associations (Cours des Alliés), sur les objectifs et moyens dont pourrait se doter le mouvement antinucléaire.

Du mardi 22 au jeudi 24 novembre, est organisé un camp, lieu de débats et de vie collective, à Valognes (Manche) servant aussi de base pour une intervention contre un convoi de déchets radioactifs par train Castor en partance vers l'Allemagne. Il s'agit pour les initiateurs de ce camp de s'inspirer des mobilisations allemandes mais aussi de s'en prendre au maillon le plus faible de la filière nucléaire : l'accumulation et la circulation de déchets hyper dangereux et dont nul ne sait que faire. Infos : http://valognesstopcastor.noblogs.org/appe/

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:20

Slogans antinucleaires

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:14
Parce que le nucléaire est un danger quotidien et immédiat, avec l'accumulation et la circulation des déchets radioactifs et avec le risque de catastrophe, accentué par la recherche de profits, depuis qu'Edf est privatisée, la fédération anarchiste se prononce pour la sortie immédiate de la production électronucléaire mais aussi de l'armement atomique.

Cependant notre rejet du nucléaire civil et militaire implique de remettre en cause le système social qui l'a permis : le capitalisme et sa logique productiviste, l'étatisme et sa volonté de puissance.

Aussi, militons-nous pour une décroissance libertaire du cycle production / consommation pour le rendre compatible avec les capacités de régénération de la planète et l'accueil de nouvelles générations.

Nous pensons que l'autogestion de l'énergie, c'est-à-dire la socialisation d'unités de production d'énergies renouvelables, cogérées en coopératives par les travailleurs et les usagers, elles-mêmes fédérées selon les intérêts et les besoins des uns et des autres, est le moyen d'y parvenir et le but à atteindre.

C'est en ce sens que la fédération anarchiste appelle à rejoindre la manifestation "stop nucléaire civil et militaire", samedi 15 octobre à Rennes. Elle invite ses sympathisants et sympathisantes à la rejoindre dans le cortège "le nucléaire c'est le capitalisme : arrêt immédiat".

La fédération anarchiste Vannes - Lorient rappelle qu'un car est mis à disposition par le collectif Stop nucléaire 56 Trawalc'h (dont nous sommes partie prenante) avec des départs depuis Lorient (9h45), Auray (10h15), Vannes (10h30), Elven (10h45) et Ploërmel (11h15). Il faut s'inscrire en appelant le 06 67 67 27 74 ou 02 97 60 41 16.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:34

De nombreuses raisons incitent à s'opposer au choix absurde et suicidaire de la filière nucléaire (choix réalisé par les "élites") : multiples incidents, insécurité (erreur humaine, défaillance technique, risque terroriste), atteintes graves à la santé humaine, TN-Jongleurgestion des déchets toujours sans solution et donc reportée sur les générations futures, pseudo-indépendance énergétique, instrument illusoire de la paix mondiale, coût réel élevé, pouvoir centralisé et contrôle policier, voire militaire...

Mais exiger l'arrêt du nucléaire en conservant la société qui l'a engendré ne sert rigoureusement à rien. Y compris dans les pays où le nucléaire n'est pas développé, les mêmes mécanismes de régression sociale et de saccage écologique sont à l'oeuvre. Rappelons aussi que la nucléarisation massive avait pour finalité de prendre le relais du pétrole pour assurer une énergie abondante et accessible, c'est-à-dire assurer le règne du gigantisme, de la démesure, du gaspillage systématique. Il ne suffit donc pas de sortir du nucléaire, mais aussi de la croissance économique, c'est-à-dire du productivisme et de l'idéologie scientiste qui le justifie. Nous prélevons les ressources naturelles plus vite qu'elles ne se reproduisent. Notre « empreinte écologique » (même si elle n'est pas un outil strictement scientifique) dépasse largement les capacités de régénération de la planète. Notre modèle « occidental » de consommation n'est pas soutenable.

Or sortir de la croissance économique, c'est nécessairement sortir du capitalisme, puisque cette croissance a toujours été la fuite en avant qui lui a permis de surmonter ses contradictions internes (c'est-à-dire de masquer les inégalités sociales pour éviter un soulèvement des populations). Notons – ironie de l'histoire – que le capitalisme a sapé lui-même les bases d'une croissance dont il a besoin pour se perpétuer. D'où la « crise » actuelle. Quoi qu'il en soit, le franchissement des limites physiques de la planète interdit désormais toute croissance, sauf à créer délibérément un désastre écologique, ce qui ne saurait durer très longtemps. Le capitalisme est clairement incompatible avec le maintien de la vie sur Terre.

Mais il serait tout aussi stérile de sortir du capitalisme sans sortir de l'Etat, c'est-à-dire de l'électoralisme et du parlementarisme qui l'accompagnent. C'est bien l'Etat qui, par la loi, a légitimé la propriété privée, et qui la protège. C'est lui qui a permis la puissance colossale des multinationales par des subventions, des allègements fiscaux, des crédits de formation et de recherche, la mise à disposition d'infrastructures, des privatisations, la prise en charge des pertes financières et autres législations sur mesure. C'est bien cet Etat, garant du capital, qui s'applique à faire régler à la population la facture d'une dette dont elle n'est pas responsable. C'est aussi la dimension même des travaux commandés par les Etats qui conforte nécessairement la taille des entreprises, à commencer par le complexe militaro-industriel. Faudrait-il aussi ignorer les nombreuses carrières croisées entre le public et le privé ? Que l'on cesse donc de faire semblant de croire qu'un Etat de droit va surgir dans la jungle de la mondialisation capitaliste. La corruption, la désinformation massive, le mensonge, la falsification ont créé une situation irréversible.

Renoncer à prendre ses affaires en main se paiera toujours par une exploitation économique et une domination politique. Surexploiter les écosystèmes se paiera toujours d'un effet boomerang préjudiciable à la santé et au bien-être de l'homme. Il s'agit donc de passer d'un capitalisme industriel – la pire des civilisations, celle qui a dressé l'homme contre la nature pour qu'une minorité puisse mieux asservir les deux – à une société à la fois de gestion directe et de sobriété énergétique. C'est-à-dire présentement une décroissance libertaire. Partage des richesses et usage social des biens. Appropriation sociale des moyens de production, d'échange et de distribution, mais aussi autolimitation individuelle et collective des besoins.

antinuk2 151011La question posée est en définitive celle de l'économie, c'est-à-dire de la fabrication de biens à partir des ressources naturelles dans un monde limité. C'est-à-dire encore la question du sens du travail, de la finalité de la production. Car produire plus, c'est travailler plus (souvent pour gagner moins d'ailleurs). Donc plus de souffrance au travail pour plus de destruction du milieu naturel. Trop fort ! L'émancipation de l'Homme passe par la préservation de la biosphère, et réciproquement. Et les deux passent nécessairement par une révolution sociale. La rupture ouvrirait des perspectives, la continuité est sans avenir. Il va falloir choisir. On ne résout pas un problème avec le mode de pensée qui l'a engendré, disait Einstein.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 20:16


A Tokyo, lundi 19 septembre, des dizaines de milliers de personnes, bien plus lucides que les membres de leur gouvernement et des dirigeants de l'industrie qui le finance et... le mandate officieusement, ont manifesté pour la sortie du nucléaire.
Avant de voir où l'on en est en France, survolons ce qui se passe dans d'autres pays européens.

Certains pays ont acté cette année la sortie progressive du nucléaire : Suisse, Autriche,...
Le cas de l’Allemagne est assez emblématique pour résoudre le dilemme qu’il y aurait entre les réalistes et leur soit disant sortie progressive et les prétendus inconscients de l’arrêt immédiat du nucléaire. En 2000, le gouvernement Schröder avait ainsi acté la sortie progressive du nucléaire en 20 ou 25 ans. A peine arrivée au Pouvoir, la chancelière Merkel prolongeait cette sortie de 10 ans… pour ne pas montrer franchement qu’elle était contre. La force et la diversité du mouvement antinucléaire allemand ne permettent effectivement pas aux dirigeants du pays de faire exactement ceux qu’ils veulent en la matière. Ce que l’on constate d’emblée, c’est que la sortie progressive, adaptée à un besoin éventuel du capitalisme, est réversible car à la merci d’un changement de personnel politique ! Les  antinucléaires devraient s’en méfier comme… d’un fût de plutonium ! La catastrophe nucléaire japonaise aura contraint la chancelière allemande à faire machine arrière, à entamer dès à présent une sortie définitive du nucléaire avec pour échéance 2022, soit en moins de douze ans.

Cette catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011 aura résonné jusqu’au pays de l’atome : la France... Peut-être va-t-elle sonner le glas de cette industrie mortifère ? Alors que d'énormes rejets radioactifs ont été projetés dans l’air et l’océan, avec des impacts encore incalculables sur la santé des habitants, les médias français ne s’émeuvent plus guère.
Au printemps, en France, il y a bien eu quelques manifestations sporadiques (dont nous fumes) pour relancer la nécessité d’une sortie du nucléaire, mais sans aller au delà des cercles habituels… un peu comme si la population française était anesthésiée sur le sujet.

Cette dernière décennie, le mouvement antinucléaire français a été porté largement par le réseau Sortir du nucléaire. Lequel a développé une force de frappe militante assez prodigieuse par la diffusion massive de tracts et fascicules qui ont permis à de nombreuses personnes de se forger un argumentaire de base anti nucléaire solide. Mais le réseau s’est fragilisé en ne tranchant pas entre sortie immédiate et sortie progressive du nucléaire, car il devait faire avec des éléments politiciens en son sein, donc compatibles avec le capitalisme et la gestion de l'Etat. Il s'est aussi un peu englué dans des actions qui se voulaient médiatiques, donc « spectaculaires »... avec tout le vide politique que ces stratagèmes génèrent parfois. Comme toute structure, surtout avec des budgets de certaines tailles, il a cherché à se pérenniser et à devenir une sorte de voix officielle que l’on consulte. Dans ses stratégies, la question du lobbying auprès des élus était devenue de plus en plus présente. Le réseau prétendait jouer sur les deux tableaux : la manifestation de rue et le lobbying. Déjà, au Grenelle de l'Environnement, des membres du Conseil d'administration du Réseau avaient été tentés par cette mascarade. Ils étaient heureusement en minorité à l'époque...Cette recherche de reconnaissance officielle, a eu son pic en 2009, lors du Sommet de Copenhague, avec la signature du texte « ultimatum climatique », lequel n’évoquait même pas le nucléaire ! Le réseau s’asseyait ainsi sur l’objet même qui le constitue !  Cette signature a été retirée mais l’on peut voir jusqu’où l’on peut être absorbé quand cette voie est empruntée.

D'autres éléments discordants que nous ne développerons pas se sont joints et le réseau a scissionné. Des collectifs locaux indépendants ont alors commencé à réapparaître, même si d'autres avaient maintenu une activité en dehors du réseau.

En 2011, le débat sur la sortie progressive ou immédiate du nucléaire prend une nouvelle tournure avec le vieillissement des centrales... ce qui les rend potentiellement plus fragiles et accroît les risques d'accidents majeurs. 21 réacteurs ont dépassé les 30 ans de fonctionnement initialement prévus et les autres arrivent à échéance. Edf se mobilise pour un prolongement de la durée de vie de ces centrales d’au moins 10 ans, ce qui a un coût énorme. Il faut remarquer que Tepco, l’opérateur gestionnaire de la centrale de Fukushima Daiichi, venait d’obtenir justement un prolongement de 10 ans le mois précédant le tsunami… Si la centrale avait été arrêtée, les dégâts auraient été moins considérables. Aussi, si on prévoit une sortie à 20, 30 ou 40 ans ou pire de seulement réduire la part du nucléaire, il implique soit d’obtenir un allongement de la durée de vie de certains réacteurs, dont certains sont vétustes, soit... de construire de nouvelles centrales !
Or, l'on peut constater que les chantiers EPR à Flamanville mais aussi en Finlande ont pris un retard considérable et voient déjà leur budget multiplié par 2 (de 3 milliards à 6 milliards d'euros... et ce n'est pas fini !).... avec de surcroît des défauts de conception et de réalisation.
L'acheminement de l'électricité qui serait produite implique en plus la construction de gigantesques lignes à très haute tension (Tht) qui dégradent les paysages et dont l'impact sur la santé des animaux et des humains est quasi avéré.

Développé initialement à des fins militaires, avec la culture du secret inhérente, le nucléaire français qui n’est pas un mode de production d’énergie anodin, s’est vu propulsé dans les années 70 après le premier choc pétrolier, dans une volonté affichée (mais erronée) d’indépendance nationale... Il est vrai aussi que des mastodontes du capitalisme français étaient prêts à profiter de ces gigantesques chantiers. Sa puissance et sa dangerosité impliquent un contrôle policier et militaire constant. Même s'il existe des pays productivistes sans nucléaire, il est une réponse à une société énergivore, développée par la logique capitaliste, productiviste et consumériste. Mais, en retour, il influe sur le fonctionnement de cette société et pousse à la surconsommation électrique. Les entreprises capitalistes, mais aussi le secteur tertiaire, qu'il soit privé ou public, y trouvent leur comptes : la facture Edf ne comporte qu’une petite provision dédiée au démantèlement des centrales, à la gestion des déchets et à l’assurance en cas d’accidents. Cette insuffisance de provision directe qui ferait grimper de manière exponentielle le kilowatt heure nucléaire est reportée sur la collectivité ! Mais, contrairement à la propagande de l’Etat et d’Edf, le prix de l’électricité française n’est pourtant qu’à la 13ème place dans l’Europe et non la meilleure marché. La privatisation d’Edf va évidemment contribuer à l’augmentation du prix…. Non pour provisionner le démantèlement mais pour enrichir l’Etat actionnaire…. Qui a une mentalité d'actionnaire comme les autres… Aussi, est-il important de soutenir le statut des travailleurs d'Edf et de l'énergie en général pour faciliter les reconversions.
L'arrêt immédiat et définitif du nucléaire, civil et militaire, que portent certains collectifs et les  libertaires rencontre un écho de plus en plus grand. Certaines industries énergivores et sans intérêt social (complexe militaro industriel, aéroport international de Notre-Dame-Des-Landes (44), Lignes à Grande Vitesse (LGV), Ligne Lyon Turin, etc...) sont ainsi logiquement contestées. Pour réaliser cet arrêt immédiat (en mois ou quelques années tout de même), outre l'arrêt de l'exportation d'électricité, sans doute faudra-t-il avoir recours au moins temporairement à la production d'électricité d'origine thermique (centrales gaz, charbon « moins polluant »). Le débat n'est pas tranché et sera conditionné par les besoins en énergie.

Se passer de nucléaire s'associe à un changement de société sur au moins deux aspects qui  intéressent les libertaires : quels sont nos besoins en énergie ? Comment se prennent les décisions et par qui ? Nous voyons que dans la société de classes, avec démocratie parlementaire, le productivisme et le centralisme conduisent à des modes de production gourmands en énergie, polluants, dangereux pour les travailleurs et facteurs de corruption voire de guerres : pétrole et nucléaire.  L’autogestion de l’énergie pourrait être une réponse appropriée. Reposant sur de petites unités de production d'énergies renouvelables décentralisées, sous formes de coopératives sans but lucratif, associant travailleurs et usagers,  cette autogestion est à même de trouver la formule adaptée aux capacités géographiques locales. Qui dit autogestion, dit socialisme (égalité), fédéralisme (liberté) et entraide ou mutualisme, compte tenu des disparités locales justement. Cette définition des besoins par la population elle-même devrait s’inscrire dans un esprit de décroissance libertaire (non contrainte) jusqu'à être compatible aux capacités de régénération de la planète et permettre l'accueil de nouvelles générations.

Prendre cette voie ne pourra que reposer sur un rapport de force populaire et relativement constant dans l'action. L'annonce de manifestations a déjà un premier résultat chez des pros nucléaires : une candidate à la primaire « socialiste » s'engage à mettre fin au chantier EPR si elle était élue ! La période est donc propice pour aller le plus loin possible. Le mouvement antinucléaire pourrait être alors un levier pour la sortie du capitalisme et de l'étatisme.

C'est sur cette base que la Fédération anarchiste répond présente et participe déjà aux mobilisations. Ainsi, dans l'ouest, il sera possible de nous trouver dans les composantes libertaires, elles-mêmes incluses dans le cortège « Le nucléaire, c'est le capitalisme : arrêt immédiat ».

Le 15 octobre 2011, un collectif d'organisations dites de 'l'ouest' (Normandie, Bretagne, pays de la Loire, centre) organise une manifestation à Rennes, pour dire STOP au nucléaire et exiger l’arrêt immédiat des chantiers EPR/THT. Cette initiative suscite de nouvelles mobilisations d’arrêt de tous nouveaux chantiers nucléaires et d’arrêt immédiat d’installations nucléaires à risques : Gravelines (Dunkerque), Fessenheim, Bugey (entre Genève et Lyon), Golfech/Blayais (Sud-Ouest)... Le 15 octobre, des manifestations auront donc lieu aussi à  Dunkerque, Bugey, Bordeaux et Toulouse.

Ces mobilisations ne sont qu'une première étape pour un mouvement antinucléaire qui se restructure à la base. En novembre, deux rendez-vous sont déjà annoncés : l'un à Valognes, dans la Manche, un camp servira de base pour le blocage d'un convoi par rail de déchets nucléaires vers l'Allemagne, l'autre serait un forum antinucléaire ouvert à toutes et tous à Rennes.

 

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Lire aussi l'excellente analyse proposée par l'Organisation communiste libertaire :

L’incapacité à réagir à la catastrophe de Fukushima est lourde de sens quant au poids du lobby nucléaire en France, et à la dégénérescence du mouvement antinucléaire hexagonal de ces dernières années. L’initiative impulsée par la coordination antinucléaire de l’Ouest de faire du 15 octobre 2011 une journée nationale pour dire Stop au nucléaire revêt donc une importance particulière pour l’avenir de cette lutte.
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:29

 

 


SORTONS DU NUCLEAIRE, GERONS NOUS-MEMES L’ENERGIE !


La question de la production et de l’accès à l’énergie est un enjeu essentiel pour le capitalisme globalisé, pour les Etats modernes autant que pour les collectivités humaines. L’épuisement annoncé des énergies fossiles, les évolutions technologiques, la pression exercée par la catastrophe écologique de l’effet de serre, la nécessité de décroissance de la consommation, les évolutions politiques des Etats qui régionalisent dans une optique économique libérale, la fin des monopoles d’Etat du secteur énergétique... amènent une situation nouvelle sur ces questions.

 

En France, la privatisation forcée des compagnies EDF, GDF et RTE, les aides octroyées par l’Etat, la marche forcée de l’Europe vers un bouquet énergétique prétendument sans dégagement de CO2, le potentiel de déconcentration des productions énergétiques... encouragent la spéculation qui fait de la production des énergies renouvelables un nouveau filon grâce à l’instauration de la taxe carbone. Petits producteurs ou firmes multinationales, pétrolifères ou nucléocrates, françaises ou étrangères, tout ce petit monde transforme le rêve de l’énergie naturelle gratuite des premiers mouvements écologistes en nouvel eldorado spéculatif et politiquement correct. Le vent, le soleil, le méthane, ...ne sont plus gratuits. On encourage les particuliers à alléger leurs propres crédits en produisant et revendant de l’énergie renouvelable. Chacun, à la plus petite échelle, est donc encouragé à spéculer sur une énergie pourtant patrimoine de l’humanité, au même titre que l’eau : il s’agit là d’une véritable marchandisation de ce qui est un bien commun et inaliénable.

 

Cette évolution contradictoire sur les énergies renouvelables doit être l’opportunité d’innover politiquement en faveur d’une production énergétique sans nucléaire, non polluante, déconcentrée, accessible à tous et autogérée sous la forme d’un service public où usagers (individus et collectivités) et travailleurs de ces filières seraient associés. Déjà, outre le secteur de l’eau, on voit des collectivités s’organiser en régies pour produire une partie au moins de l’énergie consommée. De nombreuses associations œuvrent en faveur d’une production d’énergie décentralisée, au plus près des lieux de consommation, et l’opinion publique semble sensible à ces questions qui sont autant politiques que techniques. L’autonomie semble être un objectif en matière de production et de consommation d’énergies, mais elle n’est pas toujours possible, ni souhaitable. Outre que les conditions climatiques rendent les collectivités humaines inégales, l’autogestion ne peut pas s’exprimer autrement qu’à travers la solidarité, la complémentarité, et à un niveau de production qui permette d’apporter des réponses collectives d’échelle, sans interdire les réponses techniques à petite échelle. On peut produire localement, sans Etat qui centralise et contrôle et sans patrons qui s’approprient ce qui nous appartient, mais il faut aussi construire et fournir un réseau solidaire de dimension régionale voire au-delà.

 

Le réseau privatisé "Réseau Transport d’Electricité" peut ainsi devenir le réseau de service public d’une fédération d’unités de production d’énergie renouvelable. Ces unités de production, gérées par les collectivités, à travers régies ou coopératives de service public - entreprises sans buts lucratifs -, doivent associer travailleurs, usagers (particuliers ou entreprises) et collectivités pour devenir un service public de l’énergie sans nucléaire, et autogéré. Sa proximité des lieux de consommation devrait pouvoir réduire les coûts et les pertes liées au transport d’énergie sur longue distance, faciliter la sensibilisation aux économies d’énergies et à la décroissance de leur consommation, et faciliter l’intérêt des populations pour sa gestion associée. Dans ce combat, les personnels des services de l’énergie autant que les réseaux d’associations antinucléaires devront être informés et sollicités. Les enjeux sont essentiels et reposent sur trois pistes :

1- Création d’un service public de production et de distribution autogéré sans nucléaire, de proximité ;
2 - Empêcher la marchandisation et le caractère spéculatif de la production énergétique renouvelable ;
3 - Procéder à l’expropriation des firmes privées de ce secteur pour imposer des productions sous formes de régies ou de coopératives de production autogérées, sans but lucratif.

Sans une forte pression de l’opinion publique dans cette direction, la lutte contre les nouvelles constructions de centrales nucléaires et pour le démantèlement de celles qui sont en service, qu'elles soient ou non vétustes car toutes sont dangereuses, quelle que soit sa radicalité, n’a quasiment aucune chance d’aboutir.

Fédération anarchiste

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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