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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 15:11

affiche unitaire refus de payer la dette 10 d+®cembre

 

La dette n’est pas la nôtre : refusons de la payer !
Les plans d’austérité sont illégitimes !

Partout en Europe les gouvernements expliquent que la dette augmente parce que nous vivons au-dessus de nos moyens et que nous devons donc accepter l’austérité et des coupes sombres dans les budgets sociaux. Quel mépris pour les millions de chômeurs/chômeuses, de travailleurs/travailleuses pauvres, de retraités dans la misère, d’ouvriers licenciés sur l’autel des dividendes versés aux actionnaires ! La dette est le résultat de 30 années de politiques libérales qui ont asséché les caisses de l’Etat, l’amenant à emprunter pour pourvoir aux besoins sociaux. La dette a explosé ces 3 dernières années à cause du sauvetage du capitalisme en ingurgitant des centaines de milliards d’euros dans les banques pour éviter qu’elles s’effondrent.

Si les plans d’austérité se succèdent en France comme partout en Europe, c’est pour sauver le système capitaliste, sauvegarder et augmenter les profits d’une minorité de riches qui contrôle l’économie et n’en a strictement rien à faire de nos conditions de vie et de travail. Nous n’avons aucun intérêt à secourir ce système économique qui ne propose que survie pour les uns et luxe pour les autres.

En France, la droite est à l’attaque mais les socialistes ailleurs en Europe mènent la même politique : rembourser la dette, donner des gages aux marché financiers, servir la soupe aux intérêts égoïstes du patronat et des actionnaires. Et tout cela avec la bénédiction de l’Union Européenne, monstre bureaucratique au service du grand patronat, de la banque centrale européenne et du FMI.

On nous parle de sortir de la crise mais c’est bien la sortie du capitalisme qui doit être à l’ordre du jour. Il n’y a pas de fatalité à ce système économique qui va droit dans le mur. Des mesures radicales s’imposent contre les intérêts et le pouvoir des capitalistes dans la société et les entreprises.

Pour cela, la mobilisation des travailleurs, de la jeunesse, des retraités, de toutes celles et ceux qui subissent est décisive pour défendre nos conditions de vie et de travail, les améliorer.

Quels que soient nos choix lors des Présidentielles de 2012, nous appelons l’ensemble des travailleurs, des chômeurs, de la jeunesse et des retraités à prendre le chemin d’une lutte déterminée et solidaire contre les puissances de l’argent, à forger les outils de notre libération, pour une véritable démocratie. Tous nos acquis sociaux ont été gagnés par la lutte de nos aînés. Cela fait trop longtemps que nous encaissons reculs sur reculs, nous sommes la majorité, ils ne sont qu’une poignée, ne l’oublions pas.

Organisez-vous, ne courbez pas le dos car c’est ce que gouvernement et patronat espèrent. C’est ce que les travailleurs et la population grecque refusent en se révoltant depuis des mois. C’est bien pour cela que les grecs sont autant critiqués dans les médias et par une partie de la classe politique vendue à la défense des intérêts capitalistes !

Rassemblons-nous pour affirmer qu’un pôle de résistance et d’alternative existe à la dictature des capitalistes sur nos vies. Faisons front, dans une lutte résolue pour un avenir d’égalité sociale, de liberté et de solidarité entre tous les travailleurs de France, entre tous les peuples !

Manifestation - Samedi 10 décembre à 14h - Place Aristide Briand (face Fnac) de Lorient

Signataires : Alternative Libertaire, Confédération Nationale du Travail, Jeunes Communistes 56, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Fédération Anarchiste, Les Alternatifs, Nouveau Parti Anticapitaliste.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:47

Départ de Vannes, jeudi 1er décembre, 9h, esplanade du Port.

Pour les détails, cliquez sur l'image.

 

marche-bretonne-des-indignees.jpg

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:08

squat-lefilm 

Un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, des cris de joie qui retentissent : un logement condamné est redevenu libre. Simple comme bonjour, la réappropriation qui ouvre le film de Christophe Coello est d’abord un moment d’intense vitalité. Jubilation de déjouer les plans de la société immobilière qui a entrepris de vider l’immeuble de ses habitants, jubilation de redonner vie à un bout de ville morte, jubilation de conquérir un toit au nez et à la barbe des promoteurs et au soulagement des derniers voisins.

 

Avec la complicité des associations Cinéphare et Chlorofilm, le cinéma la Bobine  (Quimperlé - 29) accueille vendredi 4 novembre, à 21h, une projection-débat avec le réalisateur Christophe COELLO (Volem rien foutre al païs et Attention danger travail !), qui vient présenter son dernier documentaire "Squat, la ville est à nous !". 

 

Film également projeté à Nantes, jeudi 3 novembre, au cinéma Le Concorde, toujours en présence du réalisateur Christophe C.

 

 

Chronique du film parue dans le Monde libertaire n°1648 (27 octobre-2 novembre 2011)
Quelques coups de pied-de-biche, un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, et c’est un logement condamné à la démolition qui redevient libre.
De 2003 à 2011, Christophe Coello a suivi et filmé les actions de « Miles de iviendas » (« Des milliers de logements »), un groupe de « flibustiers barcelonais » dont les revendications peuvent se résumer à : « Plus de vie, plus de temps, plus d’espace ! » Ce film, qui décrit des luttes actuelles, nous rappelle finalement que depuis de nombreuses années Barcelone subit d’importantes transformations urbanistiques. Ce n’est d’ailleurs pas un phénomène nouveau, l’historien Chris Ealham a développé ce sujet dans son livre : La Lutte pour Barcelone : classes, culture et conflit – 1898-1937 1 où il démontrait la volonté politique de tous les pouvoirs en place, de redessiner l’espace urbain en fonction des intérêts de la classe dominante, et de briser la culture autogestionnaire des quartiers, si caractéristique de Barcelone. Cette ville avait déjà subi des transformations socialo-urbanistiques à la fin du XIXe siècle : les remparts avaient été abattus pour permettre l’extension vers le nord et construire les riches quartiers de la bourgeoisie catalane.
Ces dernières années, c’est au nom de la rénovation que les autorités catalanes redessinent les quartiers populaires. Ainsi, le Haut Raval a déjà subi les assauts des promoteurs qui tentent actuellement de finir leur sale besogne dans le Bas Raval, et surtout dans la Barceloneta. Ah, la Barceloneta ! Ancien quartier de pêcheurs situé sur le front de mer, on n’allait pas laisser ça aux prolos. Vite, vite, enclenchons la boboïsation, repoussons les pauvres loin, en banlieue, et place à un nouveau quartier, propre, lisse et qui rapporte gros. Pour présenter ces projets, tout un vocabulaire est utilisé basé sur le « re » : réhabilitation, rénovation, renouvellement, revitalisation, redynamisation, renaissance… Les urbanistes, les promoteurs immobiliers et les communicants municipaux emploient aussi un autre « re » : reconquête. Reconquête des centres-villes encore occupés par les couches populaires, pour bien sûr, en finir avec « l’insalubrité et l’insécurité », afin de substituer aux logements vétustes, des appartements de grand standing (pas à la portée de n’importe quelles bourses évidemment), de remplacer les bistrots par des bars « lounge », et les épiceries par des boutiques bio, etc.
Mais, face à cette stratégie capitaliste, les Barcelonais s’organisent et c’est ce que nous montre le film Squat, véritable guide de résistance aux rénovations-déportations. Le mouvement des okupas (okupations avec le « k » de la kontre-kulture) s’est considérablement développé à Barcelone depuis les années 1980, à tel point qu’une loi a été votée en 1996 pour réprimer ses actions. Squat nous donne à suivre un de ces groupes d’okupas et nous permet de les voir mener des actions pratiques, symboliques – et sympathiques – pour rendre vie à des quartiers promis à la démolition, et, surtout, recevoir l’appui et la bienveillance de ses habitants.
Cette résistance s’inscrit évidemment, à l’heure actuelle, dans le récent mouvement des indignés et dans le fonctionnement des assemblées de quartiers, où l’on retrouve nombre de nos camarades libertaires. C’est dire si ces luttes sont instructives pour nous, car ici comme ailleurs (Berlin, Londres, etc.) les mêmes problèmes se posent : déportation des populations pauvres dans des banlieues de plus en plus lointaines, flambée des loyers et des prix dans les nouveaux espaces réaménagés.
C’est le sens de Squat : dénoncer cet aménagement du territoire au service de la classe possédante et nous montrer des formes de riposte efficace et joyeuse.
Ce film de Christophe Coello est produit par Annie Gonzalez et C-P Productions en association avec les Films Buenaventura (tout un programme !). Sortie en salles : mercredi 2 novembre. à ne pas louper et en espérant que le bouche à oreilles lui assure une longue vie sur les écrans.

1. Voir Le Monde libertaire hors-série 41 : « En enquêtant sous les pavés ».
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:14

Le rassemblement de mercredi soir (18h) a débuté par du théâtre de rue dénonçant les aberrations du système, sur un ton humoristique. Une centaine de personnes, sans drapeaux comme demandé par le collectif, dont une "délégation" du groupe libertaire Lochu - Ferrer, étaient présentes en soutien aux campeurs. Une "allocution" reproduite ci-dessous a été lue devant l'assemblée. Les habitants du camping concernés ont pu exprimer leur situation dans le mégaphone.

Extrait du Télégramme :

"Les derniers habitants sont intervenus également, expliquant quel enjeu ce camping représentait dans leur vie : «Je ne pourrai pas recevoir mes enfants si l'eau et l'électricité sont coupées vendredi», «J'ai fait une demande de logement à la mairie, mais on me l'a refusée, je n'ai pas assez d'argent», «Pour loger mes enfants, il me faut trois chambres, mais c'est trop cher, j'ai que ça, la caravane», «Moi j'me plais ici», «Je suis retraité et j'ai de quoi me payer un logement, seulement, les propriétaires privés refusent mon dossier car j'ai des gros chiens, alors je n'ai trouvé que cette solution, le camping»."

(Lire l'article intégral du Télégramme)

Les manifestants ont ensuite bloqué symboliquement la circulation automobile, donnant un peu de travail aux 2 gendarmes...

 

Voici le discours porté par "les habitants du camping" et "le collectif pour la vie du camping". On l'a trouvé pas mal. Il est révélateur du fonctionnement des politiciens du cru, de droite et de gauche...

 

Notre combat pour la dignité du logement n’est malheureusement pas le seul.


Après notre allocution, nous passerons la parole au collectif « un toit pour tous » qui se bat depuis des semaines pour ne pas laisser des familles dormir dans la rue, ou dans leur voiture, comme cela se passe actuellement sur Lorient.

En janvier dernier, 41 personnes vivaient ici, au camping municipal de Locmiquélic :

Une bonne vingtaine d’ouvriers du grand ouest, en déplacement pour des chantiers à la DCNS de Lorient et une quinzaine d’habitants, qui étaient arrivés là car sans autre solution de logement.

Ce camping était devenu un lieu de vie où fraternité et solidarité n’étaient pas que des mots. Des familles, des étudiants, des retraités, des personnes seules, y trouvaient refuge, le temps de se reconstruire une dignité et de tisser des liens pour rebondir vers des solutions de logement plus pérennes.

Les enfants du quartier venaient y jouer, les habitants du quartier s’y rencontraient aussi depuis 7 ans, notamment lors de la fête des voisins, même en 2011 où celle-ci était ouverte à tous les habitants de Locmiquélic. C’était la fête des voisins de toute la commune, où ce fut encore l’occasion de rencontres. C’était un exemple de solidarité de proximité. C’était aussi un exemple de responsabilité collective qui s’impose pourtant chaque jour un peu plus à notre société.

Notre collectif est composé d’habitants qui se retrouvent au sein des valeurs humanistes que nous défendons, où le principal reste la place de l'humain dans notre commune (ce que certains appellent le vivre ensemble) et où l'individu (avant l'électeur) reste notre priorité quelle que soit sa confession, sa couleur de peau, son niveau social, ses origines géographiques et même ses opinions politiques...

Malheureusement, lorsque la municipalité a pris cette excellente initiative en 2003, d’ouvrir à l’année un camping touristique pouvant servir de marchepied, elle n’a pas saisi les enjeux d’un choix politique majeur dans notre société qui doit pourtant aujourd’hui redéfinir son contrat social.

Malgré notre rencontre en février avec une partie de l’équipe municipale et la demande du maire de faire une proposition de projet pour notre camping, le dialogue a été rompu sans que nous ne comprenions pourquoi.

Nous déplorons donc le refus de dialogue de la municipalité, alors même qu’elle s’est fait élire autour de valeurs qui auraient pu nous rassembler : télégramme du 26 février 2008. Je cite le maire monsieur le roux:

·         La solidarité est au cœur de notre projet : cette solidarité s’annonce d’abord dans le domaine du logement.

·         Améliorer le cadre de vie tout en respectant l’environnement, apporter des réponses aux citoyens à travers des services et équipements publics adaptés.

·         Renforcer la démocratie locale.

Face à l’absence de dialogue, nous avons décidé de nous adresser aux institutions et hommes politiques en charge des questions de logement et de solidarité.

Monsieur Métairie, président de l’agglomération lorientaise estime que ça ne le concerne pas, même si la commune de Locmiquélic maintient sa décision de se mettre dans l’illégalité en coupant l’eau et l’électricité dès vendredi prochain. L’intercommunalité n’est-elle qu’un outil comptable ?

Aucune réponse de la part de M. Goulard, président du conseil général, ni de M. le Ludec, fraîchement élu conseiller général du canton, ni de M. Le Drian, président de la région Bretagne, ni de M. Rouillard, député de Lorient, ni de M. Grall, député de la circonscription. Aucune réponse des services de l’Etat malgré nos multiples appels à l’aide : aucun contact de la part du préfet et sous préfet.

Pour nos élus, la dynamique citoyenne n’est-elle qu’un argument pré-electoral ?

Face à ce mutisme, nous nous sommes adressés aux habitants de Locmiquélic grâce à un référendum populaire (à raison d’un bulletin par famille) pour connaître leur avis sur le maintien de l’ouverture cet hiver pour enfin prendre le temps de réfléchir au sort des 7 habitants qui restent sans solution aujourd’hui.

Résultats : (à raison d’un bulletin par famille) 242 familles se sont exprimées. 213 Locmiquélic, 25 Port louis, 4 Riantec Lorient…

A la question suivante : « la mairie doit-elle maintenir ouvert le camping municipal cet hiver pour enfin prendre le temps de réfléchir à son avenir avec les habitants citoyens de Locmiquélic ? »

Sur 242 familles, 234 ont voté oui, 8 non. Le résultat est sans appel mais c’est surtout le nombre de familles qui se sont exprimées qui est important. 2500 foyers sur la commune, 10 % sont intéressés par notre démarche.

Vous êtes aussi venus en nombre pour nous soutenir, preuve que notre utopie de croire à une véritable démocratie locale, intéresse les citoyens qui ne supportent plus cette société de l’indifférence, de l’argent et de l’individualisme.

Aujourd’hui, la municipalité a malheureusement réussi son pari : chasser les habitants de ce lieu de vie : ils ne sont plus que 7 habitants et 1 ouvrier.

Face à l’urgence de la situation, nous demandons maintenant une nouvelle fois à la municipalité et aux institutions, encore capable d’un minimum d’humanité, d’humilité et de courage politique, d’ouvrir une table ronde sur le devenir des personnes qui habitent ici et qui n’auront ni eau, ni électricité dès vendredi.

Nous irons dans ce sens, déposé vendredi le résultat du référendum en mairie, avec les pétitions qui sont à votre disposition ici même.

D’autre part, nous vous informons que depuis hier, des actions sont engagées avec une association Morbihannaise et nous avons l’espoir de permettre que les habitants aient encore accès au minimum vital (eau et électricité). Mais tous les soutiens sont les bienvenus (moraux, logistiques, de communication, financiers, des contacts…)

Alors oui, nous les avons fait rêver, car des projets de ce type, cela existe, mais il faut des élus à l'écoute de leurs administrés et non dans la défense de leur territoire.
Alors oui, c'est peut-être pour cela qu'il faut continuer à se battre, pour réécrire notre rôle de citoyen prêt à défendre des valeurs auxquelles nous croyons : fraternité, égalité, liberté.

 

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 20:18

Voici le tract d'appel à mobilisation du collectif  "pour la vie du camping" de Locmiquélic. Il sera possible d'y trouver quelques-unEs d'entre nous...

 

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FRATERNITE – EGALITE – LIBERTE


« Je veux que d’ici 2 ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine. » Nicolas Sarkozy - décembre 2006


« Depuis la crise financière puis économique de 2008…la crise du logement ressurgit aujourd’hui avec son lot de difficultés et de souffrances pour les plus modestes, mais aussi pour de très nombreux représentants des catégories populaires ou des classes moyennes » Rapport 2011 fondation Abbé Pierre.

« Avec la crise, la proportion de la population vivant avec moins de 954 euros par mois a augmenté en 2009. Les inégalités sociales se creusent : les plus modestes voient leurs revenus diminuer, pendant que le niveau de vie des 10% les plus aisés est en hausse » TF1.FR sur le rapport de l’INSEE

Voilà oU en est la France aujourd’hui ?

oui, Locmiquélic est bien en France…

 

Tout ce que vous voyez et entendez à la télé, sur internet, dans les journaux, à la radio arrive enfin à Locmiquélic :

L’expulsion !!! en bas de chez vous,

à votre porte !!! 

Le 15 septembre, les 7 personnes vivant au camping et 5 ouvriers vont devoir déguerpir. Nous, collectif d’habitants nous battons depuis 8 mois pour réfléchir intelligemment à ce camping municipal et au sort de ses résidents. Cela n’intéresse pas la mairie qui va devoir se mettre dans l’illégalité devant un tribunal si elle veut couper l’eau et l’électricité à partir du 15 Septembre comme elle l’a annoncé.

On a besoin de votre aide. Mobilisez-vous, c’est tout près de chez vous : 

Mercredi 14 septembre à partir de 18h devant le camping, manifestation et résultats du référendum pour la défense de l’ouverture du camping municipal de Locmiquélic sur la prochaine saison hivernale.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » Sénèque, 1er siècle a.p. J.C.

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Voici quelques articles de la presse locale pour mieux saisir la situation :

Collectif pour le camping : une nouvelle action de mobilisation - Locmiquélic (Ouest-France du 9 août 2011)

Camping fermé en hiver : le collectif lance un référendum ! - Locmiquélic (Ouest-France du 7 septembre 2011)

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 10:26

A l’appel de : des occupant-e-s de la ZAD, Coordination des associations et mouvement opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Union syndicale Solidaires, DAL 44, CODELIB, Front libertaire de St Nazaire, CNT de St Nazaire.

Vinci continue le sale boulot !

La lutte qui dure depuis plus de 40 ans contre la construction d’un nouvel aéroport et de dessertes routières à Notre-Dame-des-Landes se renforce actuellement de toutes parts. Pourtant, Vinci (concessionnaire du projet au sein de la société Aéroports du Grand Ouest) ainsi que les pouvoirs publics tentent de faire avancer le projet de force, à grands coups de renforts policiers. Récemment, des habitant-e-s de la zone réservée à la construction de l’aéroport ont reçu des convocations à des procès d’expulsion le 17 août à Saint-Nazaire. Premier-e-s visé-e-s : les occupant-e-s "sans droit ni titre", qui squattent des terrains et des maisons pour s’organiser et s’opposer au projet. Ce sera ensuite le tour des locataires et des propriétaires de devoir partir. Nous refusons ces expulsions ! Cette zone vit et doit continuer à vivre ! Nous refusons qu’elle soit vidée de ses habitant-e-s pour laisser place au ecology_by_vinci.jpgdésert morbide que serait cet aéroport.

Nous appelons tou-te-s celles et ceux qui voient la nécessité de s’opposer à de tels projets à se retrouver le 27 juillet à 15 h sur les parkings de l’aéroport de Nantes Atlantique (au niveau du dépose minute) pour leur montrer notre détermination à résister ensemble contre leur béton, contre les expulsions et pour continuer à faire parler de cette lutte.

Allons voir ceux qui veulent nous expulser ! Avec banderoles, tracts, café et encas, tentes et transats, colère et détermination...

27 juillet à 15h : tou-te-s à l’aéroport de Nantes Atlantique pour une occupation festive ! Rendez-vous collectif à 15h au niveau du dépose minute ; ou entrez discrètement de votre côté dans l’aéroport.

Rendez-vous covoiturage à 14h30, terminus de la ligne de Tram 3, arrêt Neustrie.

Possibilité de vous garer en bord de route près du rond point d’accès de l’aéroport.

Dates à venir :


 - 30 juillet, à 16h : Assemblée Générale pour s’organiser contre les expulsions aux Planchettes (à 2 km de La Paquelais sur la route de Fay-de-Bretagne, sur la D281)
 - 17 août, à partir de 8h : à l’occasion des procès, rassemblement devant le Tribunal d’Instance de St-Nazaire (54, rue de la Paix).

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 20:11

Ker Béthanie, Belem

Eh oui, toujours debout, isolée au fond de son petit vallon, la Maison Commune recherche des bricoleureuses (ou pas) qui souhaiteraient séjourner (ou habiter) en bord de mer (gratuitement bien entendu !)...

La maison vient de subir, pour la seconde fois, l'assaut d’un vandale qui profite des rares moments où le lieu est vide pour venir trouer les murs et les portes... !

Nous sommes pour le moment deux habitant-e-s «permanents», et deux chambres sont disponibles. Une autre pièce peut servir de dortoir pour les visiteureuses «occasionnels»... , il y a aussi de quoi planter des tentes, ou même construire des cabanes... ! Le terrain autour de la maison fait 5000 m2...

Un puits apporte l’eau nécessaire à la douche et à la vaisselle.

Le petit groupe électrogène qui servait lors des projections a rendu l’âme. C’est pourquoi nous serions ravis d'accueillir des bricoleureuses qui pourraient nous aider à construire une éolienne à base de récup... Nous disposons déjà d’un mât, de vent et de bonne volonté !

D’autre part, nous aimerions «organiser» des activités (Ateliers, Projections, Théâtre, Musique etc) lors de cet été, le lieu étant collé au site le plus touristique de l’île (Trou de l’Enfer), sur le principe du prix libre, pour financer «l’autonomisation»  de la maison, s’il reste de quoi, après le défraiement des «intervenant-e-s» extérieurs (eh oui prendre le bateau de Véolia coûte très cher)...

 
Bref rappel historique :

La maison fut construite après guerre par Marie-Antoinette Gavet, Doctoresse et responsable du sous-réseau 57 (renseignement) de la Résistance.
Elle décède en 1998. N’ayant pas d’enfant, les nièces et neveux héritent du lieu mais ne s’entendent pas sur la destination à lui donner. La maison est vendue aux enchères lors de l’été 2010, rachetée par le conservatoire du littoral par son droit de préemption. Celui-ci souhaite la détruire malgré son bon état, pour permettre une «revégétalisation naturelle» du vallon.
Aucune consultation n’ayant eu lieu, ni auprès de la mairie, ni auprès de la population locale (quasi-unanimement opposée à cette démolition), les Squatteureuses expulsé-e-s du fort du Haut-Grognon en septembre 2010 ouvrent et occupent ce lieu depuis le mois d’octobre.

Les arguments contre cette démolition :

-La maison est située à plus de 100 mètres de la côte, et fut construite avant la «loi littoral»  qui interdit les constructions dans cette bande. (La mairie de Groix utilisait l’argument inverse, pensant que la maison était dans la bande des 100 mètres, pour justifier le choix du conservatoire)

-Les locaux manquent sur l’île pour loger les associations, notamment  «Modern’Strouilh» (genre de recyclerie) à la rue depuis plus d’un an.

-Ce lieu fait partie du patrimoine historique et culturel de l’île.

-La maison Germaine Tillion (également Résistante), aussi rachetée par le conservatoire du littoral, construite au milieu d’un site naturel au bord de la petite mer de Gâvres (commune de Plouhinec) subit un tout autre sort : des discussions entre la mairie de Plouhinec, le conservatoire du littoral et l’association Germaine Tillion ont lieu pour faire de  la maison un lieu «collectif» comme indiqué dans ce dossier: (...)

Maison Commune

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 19:02

Quelques réflexions sur le présent mouvement de lutte (Henri Simon)

 

Henri Simon, ancien militant de Socialisme ou Barbarie , publie le « 4 pages » gratuit Dans le monde, une classe en lutte (disponible à Publico).

 

Ce n'est pas "nous" qui apprenons aux acteurs des luttes ce qu'ils "doivent faire", ce sont les acteurs eux-mêmes de ces luttes qui nous renseignent et nous enseignent sur leurs luttes, et leurs méthodes - adaptées à l'état présent du monde dans lequel ils vivent, dans les conditions que leur impose le système dans un cadre à la fois national et mondial.

 

Ce n'est pas ce que ces acteurs de ces mouvements pensent (leurs "idées" souvent préconçues apprises dans un conditionnement ou un autre) ou ce qu'ils pensent à ce moment de ce qu'ils font, qui est essentiel, mais ce qu'ils font sous une forme ou sous une autre, dans un but ou dans un autre, dans un mouvement pris dans la dialectique action-répression (vers une extension ou une  extinction) et dans lequel buts et méthodes sont en interaction constante dans une évolution constante. Qualifier un moment de ce mouvement peut laisser croire que l'on ignore la dynamique de tout mouvement de lutte et que bien des choses peuvent changer d'un moment à l'autre.

 

Quoique nous puissions en penser en référence à nos propres convictions et/ou théories, nous ne possédons pas "d'instruments de mesure" nous permettant de qualifier, de formuler des jugements ou de prédire un avenir. A la lumière de ce qu'il s'y passe, nous ne pouvons qu'y participer, là où ce mouvement existe - aussi humblement que le moins "politisé" nanti de sa simple révolte contre un système qui lui impose la vie qu'il subit présentement.

 

Le type de lutte né en Tunisie, qui a déferlé et déferle encore dans le "monde arabe", vient de franchir la mer pour s'implanter solidement en Espagne, menaçant de se répandre (mais il pourrait tout autant mourir) dans l'ensemble des pays d'Europe qui, d'une manière ou d'une autre subissent, avec des variantes, le poids de l'impéritie du capital à gérer son propre système autrement qu'en imposant des restrictions diverses à tous ceux qui ne vivent - ou vivaient - uniquement de leur travail. Ce type de manifestation - l'occupation permanente d'un espace public - est entièrement nouveau et tranche avec les manifestations "mobiles" limitées dans l'espace et le temps tout comme avec les occupations temporaires de bâtiments privés ou publics plus ou moins autorisées légalement. On pourrait l'apparenter aux occupations de lieux de travail au cours d'une grève mais là aussi dans ce cas on se trouve devant des limitations tant dans le but recherché (la revendication ayant déclenché le conflit), les acteurs (les seuls travailleurs de ce lieu de travail) et l'affirmation que cette occupation n'est qu'un moyen et non une finalité. On peut considérer qu'à défaut de prolétaires engagés dans une grève générale avec occupation des lieux de production, les acteurs d'une révolte - quant à la pression globale du système ressentie individuellement - n'ont d'autre recours que l'occupation d'un grand espace public et d'opposer la foule des manifestants qui s'y rassemblent aux tentatives de répression.

 

Le fait que les appels à cette méthode de lutte soient lancés - via la possibilité technique de toucher le plus grand nombre en temps réel - par des inconnus dont la seule expertise concerne l'utilisation de ces techniques, ne pouvait préjuger de leur succès quasi immédiat. Cela autorise à parler de spontanéité autour des bases identiques de révolte individuelle. Cette circonstance fait que se retrouvent dans un vaste espace des dizaines de milliers de participants non identifiés formellement ou par leur position dans le procès de production, ou par leur âge, ou par une position politique définie. C'est précisément ce qui fait la richesse de ces rassemblements, la prise de conscience d'un rapport de forces contre le système, d'abord contre son appareil répressif, et le besoin d'une permanence permettant d'aller au-delà d'une simple protestation.

 

Tout cela dérange totalement les schémas traditionnels, soit électoraux ou de réforme constitutionnelle ou autre légalisme, soit la prise d'assaut "révolutionnaire" des lieux de pouvoir, soit les perturbations du procès de production et de circulation par des actions ou des occupations des lieux d'exploitation ou des moyens de communication. Il est frappant de voir que ce mouvement de lutte refuse symboles et slogans des organisations existantes, quelle que soit leur pertinence ou leur influence antérieure.

 

Tout se passe, dans l'affirmation d'un refus de recours à la légalité et/ou à la violence sociale, comme s'il y avait une conscience diffuse d'une part de l'inanité d'une attaque frontale contre le système vu l'ampleur et l'efficacité des moyens de répression, de l'autre de l'impossibilité de paralyser l'économie capitaliste par les moyens traditionnels vu les interconnections mondiales autorisant de pallier toute paralysie de fonctionnement limitée dans un espace plus ou moins vaste mais pas à l'échelle mondiale.

 

Beaucoup, nantis de leurs instruments de mesure sociale, avec des qualificatifs divers, laudatifs ou méprisants, ne prêtent attention qu'à ce qui s'échange, qu'à ce que certains caractérisent, aux écrits, aux slogans, aux définitions, etc. Pourtant tout cela n'est souvent que l'expression d'individus ou de petits noyaux, mais surtout, ce n'est que la photographie trompeuse d'un moment d'une dynamique.

 

Quelque intéressants que puissent être les débats qui ne peuvent être que confus, ce qu'il en résultera et leur mode d'organisation (gardons nous de qualificatifs), il est un ensemble de "détails" plus ou moins négligés, qui relèvent des nécessités purement matérielles, terre à terre, qui sont, à mon avis infiniment plus intéressants parce que imposés par les nécessités de ces rassemblements permanents de plusieurs dizaines de milliers de participants : l'auto-organisation de la vie, depuis l'alimentaire jusqu'à l'évacuation des déchets. C'est ce qui se fait en ce sens, qui est peut-être le plus révélateur des aspirations de ces acteurs, plus que ce qu'ils peuvent penser, dire ou écrire sur un monde futur.

 

C'est certainement, quel que soit le sort de ce mouvement international, ces formes d'organisation spontanée dans les débats et les contingences matérielles qui marqueront la conscience des participants et influenceront, sans aucun doute, les luttes futures, quelles qu'elles soient.


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« Les jeunes réinventent les principes libertaires » (Tomaz Ibanez)


Tomas Ibanez est l'inventeur du A cerclé, et son dernier livre Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes édité par Rue des cascades est en vente à Publico. Il est professeur de psychologie sociale à l'université autonome de Barcelone. Son interview est parue le 29 mai dans Rue 89.

A ton avis, y avait-il des signes avant-coureurs laissant présager ce mouvement ?

Rien ne permettait de prévoir que les manifestations convoquées le 15 mai dans plusieurs villes d'Espagne donneraient naissance au mouvement actuel, ni dans son ampleur, ni dans ses formes concrètes. Cette journée aurait très bien pu s'achever sur la satisfaction d'avoir réuni des milliers de manifestants, en attendant une prochaine mobilisation.

Cependant, de nombreux signes avant-coureurs permettaient de penser que, tôt ou tard, un mouvement de ce type pourrait cristalliser. Il y a eu ces dernières années toute une série d'initiatives et de luttes venant d'en dehors des organisations politiques classiques. Elles ont pris la forme d'occupations, de manifestations ou d'assemblées sur les thèmes du logement, des banques, de l'université, de la précarité…

Mais pour s'en tenir aux signes les plus récents, il y eut par exemple, en dehors de toute organisation politique traditionnelle et pendant plusieurs jours avant la grève générale du 29 septembre, des assemblées massives de jeunes dans un énorme édifice occupé en pleine place Catalunya, à Barcelone.

Son évacuation par la police le jour même de la grève se solda par des affrontements violents, et quelques mois après il y eut une nouvelle tentative d'occupation pour maintenir à nouveau des assemblées massives.

Au début du mois d'avril, une manifestation convoquée à Madrid sous l'appellation de « Jeunesse sans futur » réunit plusieurs milliers de personnes qui scandaient : « Sans maison, sans boulot, sans retraite, sans peur », et qui faisait écho aux grandes manifestations convoquées le mois d'avant au Portugal par la « génération désespérée » sous le titre la « révolution précaire ».

Quelles sont, selon toi, au-delà des causes immédiates, les racines qui ont produit une insurrection de cette forme ?

Elles sont nombreuses :

  • 45% de chômage chez les jeunes

  • une crise économique qu'on prévoit longue

  • l'absence de perspectives d'avenir

  • des mesures de restrictions économiques et sociales

  • des appels au sacrifice et à l'austérité

  • le spectacle de l'impunité de la corruption des politiciens

  • le scandale des hauts revenus dans les conseils d'administration et des bénéfices des banques

  • l'attitude conciliatrice des syndicats

  • le discours vide des partis politiques et leurs magouilles

Il y a là un ensemble de circonstances qui expliquent suffisamment le mécontentement, l'indignation et l'écœurement d'une partie de la jeunesse, mais il y a aussi d'autres éléments qui ont rendu possible ce que tu appelles l'insurrection actuelle :

  • la crise de la représentation, c'est-à-dire le sentiment de n'être reconnu par personne dans une démocratie dite représentative

  • l'abandon de la peur : c'est elle qui, dans des situations de récession, bloque la combativité ; les gens ont peur de perdre leur travail, d'encourir des représailles…

  • le sentiment d'un manque d'éthique généralisé, dans les relations internationales, dans les partis politiques, dans les milieux financiers

  • le sentiment qu'alors que des manifestations de résistances se produisaient un peu partout, Grèce, Angleterre, Portugal… la jeunesse espagnole était anesthésiée

  • la capacité de vaincre, très présente dans la force de l'imaginaire récent, manifestée par la détermination des occupants de la place Tahrir, au Caire.

En même temps, il est probable que pour ce qui est des formes concrètes prises par le mouvement, auto-organisationnelles, autogestionnaires, « assembléistes », sans leaders, avec des rotations permanentes, une certaine influence provienne des traditions libertaires ancrées dans l'imaginaire espagnol, et des réminiscences d'un Mai 68 que l'on retrouve dans l'ingéniosité des phrases écrites sur les affiches.

Ce qui a fourni au mouvement l'énergie nécessaire pour pouvoir s'affirmer, c'est l'expérience, constituée ces derniers temps, d'avoir la capacité de rassembler des milliers de personnes en dehors des organisations traditionnelles, et l'expérience de la force qui surgit de la mise en commun de volontés toutes différentes entre elles, mais tendues par le sentiment qu'« ensemble nous pouvons ».

Quelle est l'influence des différentes organisations politiques traditionnelles impliquées dans le mouvement ?

Même si des membres des organisations politiques traditionnelles participent au mouvement, ces organisations n'y sont pas impliquées.

Les assemblées n'acceptent pas que l'on puisse parler au nom d'une organisation et ils s'en tiennent fermement au principe que chaque participant n'intervient qu'en son nom et ne représente que lui-même.

Le slogan « personne ne nous représente » abonde sur les affiches et le mouvement a même refusé de se placer sous la dénomination des organisateurs des manifestations du 15 Mai « Démocratie réelle, maintenant ».

Les drapeaux, sigles, signes distinctifs… des organisations politiques ou syndicales sont bannis de l'espace occupé, et l'attitude est d'un respect extrême envers les intervenants, quitte à ce que l'assemblée manifeste sans bruit l'accord ou le désaccord.

L'organisation même du mouvement rend difficile qu'il puisse être chapeauté par une structure politique, parlementaire ou pas, car les propositions sont discutées dans les assemblées ouvertes de chaque commission, puis portées chaque jour devant l'assemblée générale, et les membres de la commission générale de coordination sont soumis à rotation.

Comment vois-tu la suite, après l'intervention de la police à Barcelone, et cette « offensive » des commerçants de Sol, sans parler des appels du Parti populaire au « nettoyage » des campements ?

La suite immédiate est difficile à prévoir, car les rebondissements sont incessants. Vendredi, la police intervenait à Barcelone : le résultat, c'est que ça a relancé et fortifié le mouvement, qui a regroupé dans la soirée des milliers de participants.

Les interventions des autorités ont toujours eu jusqu'à présent le même effet : évacuation de la Plaza del Sol à Madrid, retour en force du mouvement ; interdiction des occupations la veille des élections du 22 mai, renforcement du mouvement ; intervention musclée du 27 mai, relance du mouvement.

Les agissements des autorités étant imprévisibles, il n'est pas exclu qu'une nouvelle décision ravive une fois de plus la mobilisation. Ceci dit, le plus probable est que les occupations des places espagnoles prennent bientôt fin et le mouvement se pose bien sûr la question de sa continuité.

Il y aura sans doute une certaine délocalisation en créant des collectifs de quartier et en maintenant les contacts entre collectifs au niveau des villes et du pays dans son ensemble, mais en maintenant des structures souples et en évitant la forme parti.

Il est possible qu'à la longue, seuls fonctionnent vraiment les réseaux Internet, mais ils garderont la possibilité de réinitier des occupations de places publiques, des manifestations, et des actions diverses qui n'auront d'autre garantie de succès que la réceptivité qu'elles trouveront chez les concernés.

Ce qui sans nul doute laissera des traces profondes c'est le processus enclenché, c'est l'expérience vécue par des milliers de jeunes et les transformations qu'ils auront éprouvées.

J'ai l'impression que ce mouvement confirme les thèses que tu développes dans ton livre. Mais alors, pourquoi s'affirmer encore anarchiste, comme tu le fais avec toute la confusion trimbalée par le vocable ?

Oui, il s'agit d'un mouvement qui se coule difficilement dans le moule des organisations et des idéologies classiques. Mais tout en rejetant les étiquettes politiques identitaires, il réinvente dans la pratique bon nombre de principes organisationnels et politiques libertaires, ou en tout cas anti-hiérarchiques, horizontaux et soupçonneux envers les rapports de pouvoir.

Ce genre de mouvement a bien sûr toutes mes sympathies, et cependant j'ai du mal à renoncer à mes références anarchistes. Il se pourrait que ce soit une inertie liée à ma biographie, trop d'années vécues dans cette identité pour pouvoir la changer maintenant, peut être… mais je ne le crois pas.

Je crois que tout en ne mettant pas en avant cette étiquette, en demeurant critique envers bien de ses aspects et en sachant quelle est sa charge de confusions, la référence au bagage d'expériences historiques, de réflexions et de débats que charrie l'anarchisme continue à être utile pour se maintenir vigilant face aux mille ruses du pouvoir.

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 17:21

On n'insiste jamais assez sur les victoires locales remportées par le mouvement social, spécialement lorsqu'une population s'auto organise pour faire face à un danger à la fois sanitaire, social et écologique.

Sur les 40 dernières années, les habitantes et habitants du Morbihan (56), qui ont participé aux mobilisations, peuvent pourtant se targuer de grandes victoires en matière de protection de l'environnement, contre les logiques capitalistes et/ou étatiques et leurs rêves de puissance à travers des projets démesurés. Quelques exemples :

 

Il en a été ainsi en 1975, à Erdeven, face à l'implantation d'une centrale nucléaire.

Il a aussi été ainsi de 2006 à 2009 face au cimentier Lafarge et son projet pharaonique d'extraction de sables marins entre Gâvres et Quiberon. Cf.  ici et

A Carnac, pour bloquer le projet "Menhirs land" de l'Etat français, il a fallu 20 ans de luttes acharnées et endurantes (de 1991 à 2010) à l'association Menhirs libres.

En 2002, c'est le volailler industriel DOUX qui voyait son projet d'incinérateur de farines animales à Plouray recalé, à la suite des mobilisations populaires.

Et, tout récemment, en mars 2011, à Plouray à nouveau, après presque 3 ans de luttes, a eu lieu le dénouement face au projet de mégadécharge industrielle du groupe GDE (Cf. cet article en lien et ici). Détails de la lutte sur le site de NPCB.

Et nous n'avons pas recensé les projets d'installation ou d'extension de porcheries industrielles, et autres élevages de volailles ou de poissons... qui ont été, parfois, arrêtés...  à temps ! Malgré la collusion Préfet (Etat), industriels (Capital)... et une bonne part des éluEs locaux (politicienNEs).

Il est remarquable que chaque lutte était ponctuée d'un "ni ici, ni ailleurs"... témoignage de solidarité, faisant fi du jugement "d'experts" méprisants ne voulant voir que le syndrome "pas dans mon jardin" (même s'il existe, ne soyons pas angéliques).

 

Quel enseignement ?

 

Il appartient aux militantes et militants libertaires de faire vivre la mémoire de ces luttes, pour valoriser et redonner confiance en la capacité de résistance des populations, qui construisent leurs luttes à la base (avec ou sans les élus locaux et les élues locales, lesquelLEs sont par ailleurs largement impuissantEs, seulEs, face à un groupe industriel ou face à l'Etat central. Même s'il est mieux de les avoir à nos côtés qu'en face, ces éluEs ne servent, au final, que de force d'appoint de la société en marche contre le Capital et/ou l'Etat).

Mais il reste un pas à franchir, pour passer de la résistance à la transformation / révolution sociale, qu'il faut initialement se formuler dans l'imaginaire. C'est-à-dire construire l'autogestion généralisée, la société libre sans classes ni Etat.

Faire oeuvre libertaire, c'est donc, entre autres, agir au sein de la population, non comme une avant-garde, mais pour lui montrer qu'elle porte son "salut" en elle-même, en ses propres capacités créatrices et qu'elle peut être audacieuse. A ce titre, la population peut se passer des politiciens et politiciennes pour se coordonner et, par conséquent, renverser l'ordre hiérarchique, mais aussi exproprier les capitalistes pour socialiser et se réapproprier l'ensemble de l'économie, pour produire ce dont elle a besoin... Au milieu du XIXème, Proudhon constatait déjà la capacité politique des classes ouvrières pour gérer directement la société. ConstantEs, nous nous inscrivons dans cette continuité.

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 11:32

Organisée par le groupe anarchiste La digne rage (FA Rennes) + la CNT 35

 

  Viva MEXICO Affiche Mexico

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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