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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 22:50
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 23:33
Communiqué de l'Union Locale de la FA Rennes

Le 5 décembre dernier, une manifestation de chômeurs et précaires en lutte, annoncée à Rennes depuis plusieurs semaines, a été interdite par la préfecture. Les manifestant-e-s ont toutefois décidé de défiler, se heurtant systématiquement à des barrages de CRS et aux provocations policières. Alors qu'une assemblée générale devait se tenir à la Maison des Associations du Champ de Mars à l'issue de la manifestation, la responsable des lieux en a interdit l'accès, suite à une décision de la mairie. Les manifestant-e-s sont alors tombé-e-s dans un guet-apens, la BAC en profitant pour procéder à un véritable lynchage, avec l'appui des CRS, arrêtant des manifestants et en frappant violemment d'autres. Une des victimes de ces violences policières a subi un traumatisme cérébral, causant des séquelles irréparables.

4 manifestants interpellés passeront en procès pour « violence sur agent » le 18 janvier, les policiers plaignants n'hésitant pas a utiliser des faux témoignages afin de légitimer leur barbarie et faire croire que la violence venait des inculpés.

A Rennes comme ailleurs les travailleurs, chômeurs, sans-papiers, précaires… sont soumis à l’exploitation capitaliste et à la répression Etatique. En soutien à toutes ces luttes émancipatrices en général et à ces 4 manifestants inculpés en particulier, l'Union Locale de Rennes de la Fédération Anarchiste appelle à :

   -
Manifester le samedi 16 janvier, à 15h place de la Mairie, avec les travailleurs, chômeurs et précaires contre la répression et pour des revendications de progrès social

   - Se rendre le lundi 18 janvier, à 15h à la cité judiciaire, pour soutenir les 4 inculpés qui passent en procès


Union Locale Fédération Anarchiste de Rennes
groupe La Sociale www.farennes.org
groupe La Digne Rage www.anartoka.com/la-digne-rage
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:13
Rendez-vous ce dimanche 6 décembre à 14h devant le commissariat central de Rennes, en solidarité avec les victimes du lynchage policier de la manif chômeurs-chômeuses-précaires à Rennes

Photos de la manif : http://www.flickr.com/photos/37083181@N04/sets/72157622943116584/

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Nous reproduisons ci-dessous :

1. le communiqué de l'Assemblée générale des chômeurs, chômeuses et précaires de Rennes, suite à l'intervention brutale des forces policières lors de la manifestation de samedi 5 décembre "contre le chômage, les précarités et les licenciements".

2. le tract diffusé pour cette manifestation par les groupes la Sociale et la Digne rage de la fédération anarchiste Rennes.

Les textes, reproduits tels quels, ne sont pas "féminisés", mais il va sans dire que les termes chômeurs, travailleurs, précaires, patrons, élus... concernent aussi bien des femmes que des hommes.


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Communiqué après la manif régionale des chômeurs et précaires le 5 décembre à Rennes


L'assemblée régionale des chômeurs et précaires en lutte, réunie ce soir après la manifestation du 5 décembre dans le cadre des marches régionales, dénonce l'attitude de la préfecture qui a décidé d'interdire une manifestation nationale annoncée depuis plusieurs semaines et dont elle était parfaitement au courant.

Interdites de manifester, les quelques 500 personnes présentes ont alors cherché à rejoindre le centre ville pour se faire entendre ; mais les forces de police, en nombre impressionnant, n'ont pas cessé de nous intimider, de nous provoquer, de chercher la confrontation pour justifier des arrestations.

Alors que nous cherchions à nous réunir dans une salle qui nous avait été promise dans la maison des associations, nous avons été pris dans un guet apens entre la responsable des lieux qui, sous l'ordre de la mairie de Rennes, nous en a interdit l'accès, et plusieurs dizaines de policiers de la brigade anti criminalité. Ceux ci nous ont alors chargé avec violence, tabassé à la tête (traumatismes crâniens), aspergé de gaz lacrymogène, alors que nous n'avions manifesté aucune agressivité. Ils ont arrêté quatre personnes sous le prétexte aberrant de « jet d'essence » (ce qu'aucun observateur un tant soit peu honnête ne pourra confirmer), et un autre pour une soit disant « violence sur agent », arrêtée en réalité dans le tumulte du lynchage.

Ces arrestations ne sont pas hasardeuses, elles s'inscrivent dans une démarche qui vise à inspirer un sentiment de terreur et d'impuissance à tous ceux qui entendent résister aux politiques réactionnaires, sécuritaires et libérales actuelles.

Cette manifestation fait suite à l'interdiction de la manifestation de soutien aux luttes de l'ouest du 17 octobre à Rennes et à la répression du mouvement lycéen du 1er décembre à Nantes (nombreuses arrestations et blessés). Le gouvernement, pour tuer dans l'oeuf les mouvements de résistance actuels, et notamment les luttes de chômeurs et précaires en extension aujourd'hui, est prêt à tout, y compris à suspendre les plus élémentaires libertés publiques: celles de manifester et de se réunir. On retiendra également le blocus policier de la ville de Brest lors de la récente venue de Fillon, ou encore la fermeture de tous les Pôle Emploi d'une ville, comme à Quimper récemment, à la moindre annonce de rassemblement.

Nous tenons également à ne pas passer sous silence l'attitude particulièrement honteuse de la mairie « socialiste » de Rennes qui prétend soutenir d'une main les chômeurs et de l'autre recourt aux mêmes méthodes policières que le gouvernement (expulsion de la mairie le 27 novembre, salle retirée à la dernière minute à la maison des associations permettant les arrestations par la BAC).
L'assemblée régionale des chômeurs et précaires lance un appel à amplifier les mouvements de résistance actuels :

Elle appelle à un rassemblement dimanche à 14 h devant le commissariat central de Rennes (boulevard de la Tour d'Auvergne) pour obtenir la libération des personnes interpellées et l'abandon de toutes les charges retenues contre elles.


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Tract de l'union locale fédération anarchiste Rennes

Le chômage, c'est la misère.
Le salariat, c'est l'exploitation !


Depuis l’éclatement de la bulle spéculative boursière de 2008, et ses conséquences sur
l’économie, ce sont des centaines de millions de travailleurs jetés à la rue à travers le monde. En France, dans le secteur privé, ce sont plusieurs milliers de licenciements quotidiens. Dans la fonction publique, l’Etat applique sa politique de non remplacement du départ d’un fonctionnaire sur deux. La conséquence est évidente : selon les derniers chiffres du gouvernement, 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 910 euros mensuels.

Les patrons, eux, se portent bien. En réponse à la crise que les banques ont elles-mêmes générée, l’Etat a passé un plan d’aide au secteur bancaire de 360 milliards d’euros. Cette somme correspond à peu de choses près à la somme des revenus salariaux et indemnités chômage perçus par les 27 millions de salariés et chômeurs qui composent la population active de ce pays…

Quel rôle jouent l’Etat et ses corps intermédiaires ?

Dans bien des cas, les entreprises reçoivent des subventions des collectivités locales (régions, départements, communes). Mitsubishi à Etrelles à côté de Vitré, comme Alcatel à Rennes, s’étaient fait payer leurs usines. A STMicroelectronics, c’est aussi l’argent public qui avait payé les machines délocalisées ensuite à Singapour…

De nos jours, la plupart des entreprises ne payent que les indemnités légales de licenciement lors de plans sociaux, le reste restant à la charge de la collectivité. De plus, les collectivités locales financent leurs investissements avec des prêts contractés auprès des banques. Elles leur sont donc liées. La confiance que les exploités peuvent avoir envers leurs élus politiques ne peut donc être que très limitée…

L’objectif financier des licencieurs, c’est de faire porter le coût du travail à la collectivité, tout en orientant les bénéfices directement dans les poches des actionnaires.

Mais le chômage est aussi une arme idéologique : la peur de perdre son emploi fait accepter des conditions sociales dégradées à de nombreux travailleurs. Comme pour l’emploi des travailleurs sans-papiers, les patrons, en mettant en concurrence les salariés entre eux, compriment les salaires vers le bas.

Lorsque les travailleurs victimes de licenciements se battent pour obtenir plus que des miettes, l’Etat les traine au tribunal, à l’image des salariés de Continental… Partout dans les conflits sociaux où les travailleurs veulent défendre leur outil de production et leur niveau de vie, ils se trouvent nez à nez avec la flicaille, les gardes-chiourme de l’Etat.

La situation des chômeurs s’est encore dégradée avec la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC dans le « Pôle emploi ». Au-delà des radiations d’office massives, les chômeurs sont aussi traités comme des fraudeurs en puissance. L’Etat est donc pour les exploités un ennemi à abattre.

Partout des luttes !

En réponse à l’atonie généralisée du mouvement social depuis la rentrée, des collectifs de chômeurs s’organisent et luttent depuis plusieurs semaines : occupation de lieux publics, mairie, pôle-emploi, EDF…

Soyons clairs : l’objectif de tout salarié normalement constitué est de gagner plus en travaillant moins, celui du patron est de faire travailler ses salariés au maximum en les payant au minimum. Le seul moyen dont disposent les travailleurs et les chômeurs pour améliorer leurs conditions de vie, c’est d’user de leur pouvoir de nuisance : s’arrêter de travailler, bloquer la machine économique, par les occupations, les blocages des flux…

Que l’on soit travailleur avec ou sans-papiers, que l’on soit avec ou sans travail, c’est tous
ensemble qu’on pourra faire plier l’Etat, qui donne le cadre légal à l’exploitation, et le patronat, qui concentre les richesses créées par le travail entre les mains d’une poignée de milliardaires.

Ceux-là n’en finiront jamais de se goinfrer sur notre dos, à moins que nous décidions tous ensemble de nous organiser pour faire la révolution libertaire : prendre nos affaires en main sans Etat ni patron, socialiser et autogérer les usines, le secteur des services, les terres agricoles pour le bien commun. Nous, les exploités, pourrions alors décider des productions que nous souhaitons garder et développer, et abandonner celles que nous trouvons inutiles voire nuisibles.

Il nous appartient de construire ensemble un monde respectueux de l’environnement et des individus, loin de la barbarie capitaliste et de l’oppression étatique que nous subissons quotidiennement.
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:29
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 00:10

Au cours de la manif sociale et syndicale de ce samedi 13 juin 2009, non seulement il y avait des drapeaux noirs,  mais des individus, sans doute militants et militantes révolutionnaires, ont rebaptisé certaines rues de le bourgeoise Vannes...

Exemples de l'affront :


 

 

 











































 






































 

























































 






















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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:20
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:15

Depuis plus d'un siècle et demi ils nous exploitent

   

 

 

Nous produisons les richesses, ils nous les confisquent, et maintenant ils nous affament ! Leur système est à l'agonie, et pourtant ils vantent encore ses mérites, nous assure qu'il existe un capitalisme « moral ». Plus encore, ils nous en rendent complices, et veulent à tout prix nous faire payer leur propre échec. Pire, face aux actions des salariés ou à la désobéissance des agents publics, ils répondent par une répression de plus en plus féroce. Non le système capitaliste ne peut être moral. Non le capitalisme ne peut s'auto-réguler. On ne demande pas à un lion de devenir végétarien ! Face à ce mépris le plus cynique, nous nous devons de résister et refuser de continuer à les suivre.

 

Les politiques de droite, comme de gauche, ne voient pas de problème dans le système. Juste quelques dérives à corriger par des réformes aussi désuètes qu'infamantes. Protégeant toujours l'intérêt du pouvoir et des plus fortunés contre celui des plus modestes. Les syndicats réformistes se contentent de négocier des miettes. Ils se rendent complices du pouvoir exécutif, des patrons et des actionnaires pour maintenir leur pouvoir et assurer la paix sociale en acceptant de maigres indemnités de licenciement.

Les entreprises appartiennent aux salariés, pas à ceux qui les financent. Face à l'arrogance des dirigeants et des actionnaires, les travailleurs doivent se réapproprier leurs outils de travail, non pas les racheter aux actionnaires ou aux banques, mais bien reprendre un bien qui leur appartient. Pour les patrons, comme dans l'Espagne de 36, la seule alternative est soit d'accepter les mêmes conditions de travail que les salariés, soit de quitter l'entreprise sans indemnité. Quant à la gestion, elle ne peut être que collective et de la seule responsabilité des salariés ! De même, les services publics ne doivent pas être la variable d'ajustement des budgets de l'Etat, pas plus que celle des insuffisances des services privés pour ce qui n'est pas assez rentable ou aux ordres des plus riches. Les agents et les usagers doivent se réapproprier leur bien commun, mutualiser ses moyens et le faire fonctionner pour l'intérêt collectif !

 

Salariés, chômeurs, précaires, agents publics, stagiaires, retraités, titulaires d'allocations handicapés… doivent s'unir contre les affameurs, s'organiser et agir collectivement pour que demain émerge une société débarrassée du capitalisme.

 

Pour une révolution sociale, libertaire et expropriatrice !

 

Ecoutez Radio libertaire : http://rl.federation-anarchiste.org/

Lisez l’hebdo de la FA, le monde libertaire, pour 2 euros.

 

FÉDÉRATION ANARCHISTE

Groupe libertaire F. Ferrer, cité Allende, B19, 56100 LORIENT

Groupe libertaire R. Lochu, 6 rue Tannerie, 56000 VANNES

Blog : http://anars56.over-blog.org/        email : fedeanar56@yahoo.fr

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 20:00

19 MARS : pour que ce soit un début,

il faut commencer le combat !

 

 

Le 18 février, le chef de l’État annonçait le volet social de son action contre la crise. Outre qu’il ne lâche pas les milliards pour les travailleurs-euses aussi facilement que pour les banques et le secteur automobile, la mesure-phare de ses annonces, visant à porter à 75% du salaire brut l’indemnisation du chômage partiel, est une concession majeure au MEDEF : désormais, verser un salaire à un-e employé-e n’est presque plus une obligation de l’employeur ! Parisot ne se prive pourtant pas d’en demander encore plus ! Elle sait que le temps n’est pas loin où la main d’œuvre sera composée de journaliers modernes, d’ « auto-entrepreneurs » qui loueront leurs services au gré des contrats de mission, et que la précarité guérira définitivement de la revendication…

 

L'automobile, ancien bastion de l'industrie lourde, dont on connaît aujourd'hui les ravages sur l'environnement et sur les travailleurs-euses (délocalisations, chômage partiel, etc.), est toujours un fer de lance du grand patronat et s'octroie de ce fait 6 milliards d’euros aux frais des salauds de pauvres qui ne bénéficient pas du bouclier fiscal. Car, pour relancer la croissance, il faut rendre obsolète le plus rapidement possible le parc automobile actuel (800 millions de véhicules sur la planète !) pour pousser à son renouvellement vers des pseudos voitures de-nouvelle-génération-plus-respectueuses-de-l’environnement (!).

 

Pendant ce temps, les grands patrons continuent à s’octroyer des augmentations de revenus, les annonces de profits record continuent à tomber : 14 milliards pour le criminel Total, responsable, excusez du peu, de massacres en Birmanie, de la marée noire de l’Erika, de pollutions répétées de l’estuaire de la Loire, de l’explosion d’AZF, et on prétend qu’il n’y a de fric nulle part ? Trop, c’est trop !

 

Or, au soir du 29 janvier, il était hélas prévisible que la seule réponse des hiérarchies syndicales serait une nouvelle journée d’action savamment calculée pour essayer de briser la mobilisation. Mais il semble désormais plus faisable que le mouvement social reprenne son destin en main.



La donne change…

 

Pure incantation pour certains il y a quelques mois encore, la grève générale cesse d’être un vestige du passé, et elle reprend en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion et en Guyane une vigueur inconnue depuis bien longtemps. Mieux même, ces mouvements s’affirment ouvertement anti-capitalistes, et par certains aspects, autogestionnaires. Leur détermination exemplaire face au patronat local montre l’étendue de ce qui est possible partout ailleurs.

 

A condition bien entendu de ne plus accepter les pièges que nous tendent les bureaucraties syndicales en décidant à notre place du calendrier et du rythme des luttes. Il faut l’affirmer haut et fort, les syndicats appartiennent à celles et ceux qui les font vivre et non à ceux qui se pressent sous les ors de l’Elysée !

 

A condition également de ne plus accepter les pièges que nous tendent les partis politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en nous trimbalant d’une échéance électorale à l’autre, la prochaine étant le scrutin européen qu’on voudrait bien nous faire passer comme un enjeu majeur de politique intérieure, et qui n’est qu’un soufflé à la grimace qui retombera aussitôt la date passée.

 

En face d’une détermination sociale mûre et dure, parce qu’on en a marre de la galère et de leur mépris, le capitalisme et l’État utiliseront sans scrupules tous les outils dont ils disposent, quitte à s’asseoir sur leur propre légalité.

Il faut que la peur change de camp comme en Guadeloupe, comme en Grèce !!!

Aussi, le mouvement social ne peut parvenir à ses fins qu’avec ses propres armes : 

 


► comités de grève, contrôlés par la base, coordonnés au travers du mandat impératif et révocable,

► blocage de l’économie (trans-ports, énergie aux industries…),

► grève générale reconduite,

► expropriation du Capital et reprise en main de la production des biens matériels et des services,

► gestion directe des lieux de vie,

► construction d’un fédéralisme égalitaire et libertaire…

 

Dans un tel processus, la date du 19 mars n’est ni un début, ni une fin, elle n’est que ce que nous en ferons !

 

Le groupe libertaire Lochu vous invite à venir discuter, juste après la manif, au Palais des Arts : « Aux Antilles, elles et ils ont osé la grève générale, à quand notre tour ? ». Salle disponible de midi à 17h00.


Lisez l’hebdo de la FA « le monde libertaire » (2 €)

Radio Libertaire : http://rl.federation-anarchiste.org

 

FÉDÉRATION ANARCHISTE

Groupe libertaire F. Ferrer, Cité Allende B19, 56100 LORIENT / Groupe libertaire R. Lochu, 6 rue  Tannerie, 56000 VANNES / Email : fedeanar56@yahoo.fr

Blog : http://anars56.over-blog.org/

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:21

Un article récent écrit pour le Monde Libertaire.


La fusion Assedic-Anpe a de quoi inquiéter les chômeurs et les salariés des deux institutions.


L’emballage est beau : « mettre tout un service public au service des demandeurs d'emploi et aux services des entreprises ». Il s’agirait de décloisonner deux organismes, Anpe et Assedic, inadaptés à un retour rapide à l’emploi.

Que la situation actuelle soit imparfaite, nul ne le conteste. Mais le remède risque d’être pire que le mal…

Quelques vérités…

Déjà, ce n’est pas cette fusion qui va créer par elle-même des emplois.

Par ailleurs, s’il y a officiellement près de 2 millions de chômeurs et chômeuses, les offres « en tension » sont estimées (sans que ce chiffre ne soit fondé sur des enquêtes fiables) à 500 000, dont des emplois dans le service aux personnes qui ne sont pas à temps plein, ni durables. Y’aura pas de boulot pour tout le monde !

Rappelons qu’une bonne indemnisation des chômeurs permet à ceux-ci de trier les postes qui leurs sont offerts. Du coup, il est plus difficile aux patrons qui paient mal ou qui imposent des conditions de travail pénibles de rechigner aux revendications des salariés. Ils ne peuvent plus faire le chantage : « il y en a 10 comme toi qui attendent dehors » vu que les chômeurs préféreront toucher leur revenu de remplacement plutôt que bosser dans de telles conditions ! Un chômage bien indemnisé renforce donc les salariés dans leurs luttes. C’est un appui qui permet de tirer les salaires vers le haut. C’est ce qu’ont bien compris patronat et gouvernement apparemment…


Ceci posé, voyons ce qu’il en découle pour les personnels puis pour les chômeurs, en bout de chaîne (ce dernier mot étant choisi à escient !).

Officiellement, Assedic et Anpe, en tant que structures séparées, disparaissent le 1er janvier 2009. Le nom provisoire du futur organisme, « France-emploi » (a-t- on échappé à Patrie-Travail ?) aura fait long feu car vient d’être révélé son patronyme définitif : «Pôle-emploi » (coût : 135 000 euros !). Ce qui signifiera refaire tous les logos des deux organismes et harmoniser les couleurs des 1600 agences… dont la facture est estimée à 12 000 euros chacune !

Les effets de la fusion se font déjà sentir.

C’est toute la ligne hiérarchique qui est touchée car il ne faut qu’un chef à chaque niveau de la structure. Depuis juillet 2008, les directeurs des grandes régions ont été départagés. A partir de janvier 2009, sur une période de 18 mois, seront sélectionnés les cadres locaux qui gèrent les bureaux d’accueil, en respectant plus ou moins une certaine proportion entre anciens cadres Assedic et anciens cadres Anpe. Des egos seront flattés, d’autres rabaissés… De cette compétition va découler une pression sur tout le personnel, en cascade jusqu’au chômeur…

Comment justement entretenir la concurrence entre personnels et les faire adhérer à la traque du chômeur et de la chômeuse ?

Par la ou le référent unique ! Qu’est-ce à dire ? Le référent unique inscrira la ou le demandeur d’emploi, définira son profil professionnel, lui calculera ses droits (ou non) aux allocations et la ou le mettra en relation avec les entreprises. Il aura un portefeuille de … « clients » à suivre (comme dans une assurance ou une banque classiques !) qu’il aura pour objectif de vider : tant de reclassés (reprises d’emploi), tant d’orientés vers une formation, ou …. tant de radiés pour insuffisance de recherches d’emploi et, s’il en reste à la fin d’une certaine période, ce sera à cet agent de s’expliquer, de justifier pourquoi un tel ou une telle est toujours au chômage au bout de X mois… et de ses réponses dépendra son déroulement de carrière, l’évolution de son indice… Même s’il n’adhère pas « idéologiquement » à l’esprit de la direction, celle-ci le tiendra par la bourse (son salaire !). Ceci n’est pas écrit stricto sensu dans le projet, le Pouvoir peut crier au procès d’intention, il n’empêche que c’est l’analyse que font des militants syndicaux.

Jusqu’à présent, les métiers Assedic et Anpe étaient différents : d’un côté l’indemnisation, de l’autre la recherche d’emploi. Pour chaque organisme, la formation de base était de 6 à 8 semaines… Les Directions se refusent a priori à immobiliser une partie de leur personnel durant une si longue durée. Ainsi, à titre expérimental, le référent unique devra intégrer la formation de l’autre métier en quelques jours ! On peut s’interroger légitimement sur la qualité qui en résultera. Le personnel des deux institutions craint une perte de qualifications et se demande quelles formations il aura en définitive réellement pour assurer ses missions… Réponses en 2009 !


Certes, au niveau de l’accueil des demandeurs d’emploi, il ne devrait pas y avoir de suppressions de postes. D’autant que si le nouvel organisme ressemblera aux « jobs centers » anglais, force est de constater que le nombre d’agents n’est pas équivalent : 70 000 travailleurs suivent les chômeurs et chômeuses en Grande Bretagne alors que ce sera la moitié dévolue à cette mission en France. Il paraît dès lors difficile que les objectifs fixés soient atteints… autrement que par la pression. Le ou la référent unique devra suivre un trop grand nombre d’individus au chômage pour faire un vrai travail personnalisé et à l’écoute de la personne. Conjugué avec l’incitation à les sortir de la liste des demandeurs d’emploi, cela risque de rendre la vie dure à ces derniers et de générer un fort stress au personnel. Ah, les joies du capitalisme ! « L’offre raisonnable » concoctée par le gouvernement et validée par le Parlement tombe à point nommé. Outre la mobilité géographique, il y est question de postes correspondants à nos qualifications ou à nos compétences. Or la notion de « compétences », liées à nos différentes expériences, est assez floue. Certes, il est bon de les prendre en compte. Mais la caricature de son application peut être celle-ci : vous avez fait la « plonge » durant vos vacances d’été quand vous étiez étudiant ? Vous avez donc les compétences pour refaire la vaisselle à la prochaine saison si vous vivez dans une région touristique, bien que vous soyez aujourd’hui technicien sur machines. Ca tombe bien, l’hôtellerie a justement des difficultés de recrutement ! Oh, les horaires sont contraignants ? il faut travailler le week-end ? les heures supplémentaires ne sont pas toujours reconnues ? la paie ne suit pas mais est conforme à ce qui se pratique dans la région ? C’est ça ou l’exclusion temporaire des allocations ou une réduction du taux journalier… Caricatural ? Peut-être… mais cette possibilité existe.

Du point de vue du patron embaucheur, l’intérêt n’est pas toujours flagrant : il sait qu’il n’aura pas quelqu’un de vraiment motivé, qui ne s’investira pas à fond voire qui pourra faire potentiellement des fautes. Il aura donc tendance à surveiller et à accentuer les contraintes. Pour la personne embauchée, faire quelque chose qu’elle ne souhaite pas vraiment, être hyper contrôlée peut pourrir la vie. C’est la porte ouverte aux dépressions ou aux coups d’éclats…

De même, vous pourrez être incité à la mobilité professionnelle, c’est-à-dire à changer de métier et à effectuer des stages vous permettant de correspondre aux besoins des entreprises de la région. Ce stage pourra se faire au sein de l’entreprise qui bénéficiera d’aides pour cela, qui triera au final les stagiaires dont elle aura besoin, en n’ayant presque rien déboursé, vu que vous toucherez votre chômage durant la formation. Ce principe existe déjà avec « l’aide à la formation préalable à l’embauche ».

Attention, rappelons que seuls les chômeurs indemnisés (soit à peine la moitié) peuvent prétendre à une rémunération Assedic pendant une formation.

Le but est de sortir du chômage en priorité les personnes indemnisées. La logique comptable prime. Il fut aussi question que le RSA soit pris en charge par le nouvel opérateur issu de la fusion, à la place de la CAF…


La future convention de l’assurance chômage

Les discussions entre patronat et syndicats ont débuté pour la future convention d’assurance chômage puisque celle en cours arrive à son terme. Peu a filtré sur ce qui pourrait en résulter. Il était question d’une réduction du taux de cotisation mais avec l’arrivée de la « crise » et la hausse du chômage déjà amorcée, cette perspective n’est plus aussi évidente, au grand dam du patronat. Est-ce en effet le moment de diminuer les ressources de l’indemnisation chômage ? Le personnel Assedic pense qu’à plus ou moins court terme, c’en sera fini de la complexité de la réglementation, qui garantissait une des meilleures rémunérations d’Europe, au profit d’indemnisations forfaitaires par tranches de salaires… qui risquent d’entraîner des montants d’allocations moins intéressants. Ceci dit, écrasons tout de suite un idée reçue, l’indemnisation chômage n’est pas royale : 80 % des indemnisés perçoivent moins de 1000 euros par mois. Ce serait aussi plus facile et plus rapide d’assimiler cette réglementation allégée pour le personnel Anpe… Ainsi la boucle serait bouclée.


Et les syndicats ?

C’est dans cet esprit que se discute actuellement la future convention collective du nouvel organisme. La ministre de l’économie et le président de la République ont déclaré qu’elle se ferait en prenant le meilleur des deux statuts. En effet les personnels s’inquiètent : quels salaires ? quel déroulement de carrière ? quelle mutuelle pour quels droits ? quelle caisse de retraite complémentaire ? Surtout que les agents de l’Anpe ont un droit d’option pour conserver leur statut public actuel. De quoi occuper les syndicats qui négocient en prenant au mot le discours des politiciens que le « directeur général de l’instance nationale provisoire », Charpy (ex directeur de l’Anpe), avait bizarrement oublié. Toujours est-il que les soucis d’une bonne partie des personnels Assedic/Anpe sont d’ordre corporatiste, tant qu’existera ce flou… d’autant que la fusion entraîne en plus une redistribution des cartes syndicales… avec toutes les rivalités qui en découlent.

La première question en cours de négociation est celle du devenir du service employeur des Assedic (1200 salariés) car la collecte des cotisations se fera bientôt par l’Urssaf. Ce qui entérine encore plus la fin de l’indépendance financière des Assedic, qui géraient elles-mêmes leurs ressources.


Cette fusion Assedic-Anpe ne se fait pas en faveur des demandeurs et demandeuses d’emploi ni du personnel des deux institutions. Réduction des coûts et mise à disponibilité d’un volant de main d’œuvre malléable par la contrainte risquent d’être la réalité à venir. La révolution sociale n’étant pas encore programmée, il faudra bien se défendre. Pour un chômeur ou une chômeuse sanctionnée qui resterait isolé, le combat sera difficile. Il faudra déjà vérifier si les procédures ont été respectées, ce qui implique des connaissances juridiques. Il ne sera pas conseillé ici d’en référer à un avocat. A défaut d’organisations de chômeurs et chômeuses, ce sera le moment de se rapprocher des organisations syndicales pour qu’elles prennent un peu mieux à bras le corps le problème des salariés sans emploi. Mais, si on veut avancer socialement, c’est bien une lutte collective qu’il faut construire : pour un partage des richesses et du travail, pour une définition de ce qui doit être produit et de comment on le fait…

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:11
Retour sur la grève du 24 janvier 2008 : voici le texte de notre tract.

Il faut les arrêter... vite !

Sarkozy, le 8 janvier dernier lors de son grand show devant une presse complaisante, a parlé d’une « nouvelle politique de civilisation ». De toute évidence, effectivement, Sarko et tous ceux qui le soutiennent ont beaucoup d’ambition et veulent aller beaucoup plus loin que les prédécesseurs, de droite comme de gauche.

Leur objectif n’est pas simplement, comme les autres, de rogner les acquis sociaux et les libertés individuelles mais bien de les réduire à néant.

Il ne restera rien, avec les franchises médicales de l’esprit de la Sécurité Sociale et de son principe de solidarité : chacun paie en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.

Il ne restera rien des services publics et des statuts des personnels avec la « Révision Générale des Politiques Publiques » et les propositions Attali (ancien conseiller de Mitterrand…).

Il ne restera rien du Code du travail, des conventions collectives, des règles nationales, avec les lois, passées ou en cours, qui font de la dérogation… la règle (temps de travail, travail le dimanche, salaire minimum…).

Il ne restera rien, ou si peu, du système des retraites par répartition, si ce n’est des pensions de misère pour le plus grand nombre.

Il ne restera rien de la laïcité, alors même que Sarkozy déclare partout que « la question sociale est subsidiaire », mais que celle de Dieu est fondamentale.

Il ne restera rien des libertés individuelles avec des médias aux ordres comme jamais, une chasse à l’homme (sans papiers) qui rappelle les pires heures de notre histoire, avec un arsenal juridique et policier renforcé (pas de souci financier, visiblement, pour payer de nouveaux flash-ball ultra sophistiqués), des caméras de surveillance multipliées par 10…

Quand on doit faire face à un tel « projet de société », il convient d’être lucide et déterminé avant qu’il ne soit trop tard.

Lucide sur le fait qu’on ne les arrêtera pas avec des bouts de papier glissés dans des urnes. Si les élections pouvaient arrêter les mauvais coups et les salopards, cela se saurait depuis longtemps.

Lucide sur le rôle des appareils politiques et syndicaux, totalement intégrés au système (qui les finance largement d’ailleurs) et qui, bon gré mal gré, accompagnent les régressions.

Déterminé à ne plus rien laisser passer, à imposer l’unité à la base, à contrôler la forme et le fond des luttes : assemblées générales, comité de grève quand c’est possible, définition des mandats, mandatés révocables.

Ras le bol des journées à répétition, sans perspective véritable sinon celle d’une autre journée pour occuper le bon peuple, ras le bol des « temps forts » qui masquent autant de « temps morts ». Ras le bol de cette machine à perdre, comme en 2003 ou tout a été fait pour empêcher la grève générale.

Car c’est bien de grève générale qu’il s’agit pour s’en sortir. C’est autrement plus difficile et plus contraignant que de voter, mais c’est la seule voie véritable.
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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