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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 20:26
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"Le Collectif NDDL de la Presqu’île de Rhuys s'est invité au marché de Sarzeau samedi matin (30 mars 2013).

Samedi matin, quelques adhérent-e-s du Collectif de la Presqu'ile de Rhuys en soutien à la préservation du bocage de Notre Dame Des Landes, se sont mobilisés et rassemblés sur le marché de Sarzeau afin  d'informer le public sur ce projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, jugé inutile, coûteux et destructeur et afin d'effectuer une collecte pour la Zone à défendre (aliments, bois de chauffage, vêtements, couvertures, etc...).

Un groupe de gendarmes est arrivé et a demandé l'évacuation des lieux aux membres du Collectif présents pour le motif qu’ils n’avaient aucune autorisation pour manifester... alors qu'il ne s'agissait que d'une simple action pacifiste se limitant à de l'information avec distribution de tracts et d'une collecte pour soutenir les occupants sur le site du projet de construction d'un aéroport !
Suite à la décision des membres du Collectif de rejoindre un stand tenu par des anti-aéroport, des relevés d’identité ont été effectués.
Le Collectif s’indigne de telles vérifications sur des personnes non violentes et simplement conscientes d’une aberration écologique et économique ; alors qu'il y a un manque total d'informations sur le déficit que cela engendrera, et apparaissant sur le rapport effectué par un cabinet indépendant d'experts, et aussi sur le fait très souvent méconnu que Vinci s'est engagé sans risque dans un projet où, en cas d'annulation ou de déficit, il sera largement dédommagé par l’Etat (donc les contribuables) par d'avantageuses indemnités, versées pendant plusieurs décennies, pour compenser le manque à gagner...

Pourquoi cette intervention alors que d’autres, violents envers l’environnement, ne sont jamais inquiétés par les policiers (dégradations, abattages d’arbres, expulsions et démolitions de maisons et de fermes implantées souvent depuis de nombreuses générations, etc..., sur NDDL et d'autres lieux de projets tout aussi inutiles coûteux et destructeurs de l'environnement...) ?"

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 22:55

Collectif « Brûle ta banque »


Le 30 mars au bar La Bascule. 2, rue de la Bascule à Rennes


 

Le 30 mars à partir de 19h00 concert des Fausses Notes (punk musette) suivi de Fresh Caen-Camp et de la Dernière Mesure deux bons groupes de hip hop révolté... Enfin Dj Glook Machine viendra nous faire une petite session de mix ska et rocksteady.
Auparavant dans l’après midi aura lieu un apéro poétique avec boissons prix libre a partir de 15h00 le rendez vous étant devant le bar le Bon Accueil au canal st martin (un endroit abrité est prévu en cas d’intempérie). Cet apéro sera une scène ouverte alors ramenez des textes ou chansons de votre composition ou d’autres auteurs de votre choix...


Pourquoi ce concert ?

Pour participer aux frais d’avocats d’anarchistes boliviens emprisonnés...

 

Voici un résumé de la situation :


Le 29 Mai 2012, 13 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’investigation initiée par le FELCC (Forces Spéciales du Combat Contre le Crime) après quelques attaques contre des symboles du pouvoir. La plupart furent libérés quelques heures ou dans les jours suivants, après avoir collaboré avec les enquêteurs. De ces 13 personnes, 3 restent incarcérées, Henry étant l’un d’entre eux.

Henry a été arrêté le 29 alors qu’il sortait du travail ; ce même jour ils perquisitionnèrent la maison de ses parents et le jour suivant ils perquisitionnèrent sa propre résidence (après lui avoir demandé son adresse). Le 30, le ministre du gouvernement présenta les inculpés et les preuves obtenues dans les perquisitions devant les caméras des médias. Les preuves préparées pour le spectacle étaient ridicules, allant des autocollants, revues, drapeaux, bannières et posters à un revolver (dont le propriétaire fut relâché dans les premiers jours). Les images de ce lynchage public furent transmises par la chaine de télévision d’Etat.

Henry a été emprisonné depuis ce jour dans la prison de San Pedro, dans la ville de La Paz, en Bolivie. Les charges retenues contre lui sont « terrorisme » et « tentative d’homicide », avec une sentence possible maximale de 20 ans de prison. L’accusation de « terrorisme » fait de lui le responsable d’une série d’attaques explosives et incendiaires contre des distributeurs de billets qui eurent lieu depuis 2011 et revendiqués par la FAI/IRF. La « tentative d’homicide » est basée sur une attaque à la bombe fumigène sur le vice ministre de l’environnement en 2011.

Les cellules de la FAI/IRF qui ont revendiqué ces attaques ont rendu clair le fait que l’Etat frappait les mauvaises personnes, mais malgré cela ils ont gardé Henry en détention préventive.

Henry lui-même a déclaré qu’il connaissait la FAI/FRI seulement grâce à leurs communiqués qu’ils ont postés sur plusieurs pages internet.

Aujourd’hui, l’avocat d’Henry essaye de faire changer la prison préventive en assignation à résidence, mais les démarches sont bloquées par les suspensions répétitives des auditions (la plupart du temps dûes à l’absence d’un procureur, du dossier d’investigation ou de l’une des deux parties). La quatrième audience a été suspendue car l’une des personnes arrêtées avait demandé un changement de juge, alors que la cinquième a été suspendue par la défense elle-même pour l’absence d’une transcription.

Il y a eu sept audiences suspendues jusqu’à ce qu’à la huitième, qui a eu lieu le jeudi 29 novembre 2012, on lui refuse l’assignation à résidence.

Lors de la dernière en date, le 17 janvier 2013, l’audience qui devait avoir lieu pour la demande d’assignation à résidence du compagnon Henry a été suspendue à la demande du compagnon lui-même, qui a décidé de rejeter l’affaire dans le premier tribunal, car il affirme que le juge en charge de ce tribunal a beaucoup de préjugés contre lui. Maintenant, ils doivent attendre la nomination d’un nouveau tribunal, et il n’y a donc pas de prochaine date fixée pour une nouvelle audience.

 

Pour plus d’infos, une brochure a été réalisée :

PDF - 1.1 Mo
Chronique d’un
chemin caillouteux

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:57
Mardi 12 février 2013 : Camille à couettes et Camille à barbe sont convoquées à 14h au tribunal de Saint-Nazaire. Elles espèrent votre soutien. Covoiturage depuis Vannes, prendre contact ici.
INFOS & SOUTIEN : http://kamyas1naz.free.fr & https://zad.nadir.org/spip.php?article999

Soutien à Camille, à couettes, à barbe, pour tou-te-s les Camille...
Soutien à Camille, à couettes, à barbe, pour tou-te-s les Camille...

 

Historique :

Samedi 17 novembre : Elise et Erwan se rencontrent lors du rassemblement de réoccupation où sont venues plus de 30 000 personnes.

Lundi 19 novembre : Elise et Erwan, ou Camille à couettes et Camille à barbe, envisagent de se mettre nues devant les barricades pour tenter d'empêcher les gendarmes d'attaquer.

Vendredi 23 novembre : plus de 500 gendarmes tentent de vider la zone. Camille à couettes et Camille à barbe qui ne sont pas arrivées suffisamment tôt ce jour là avancent tant qu'elles le peuvent. Lorsqu'elles sont bloquées par le cordon que forment les gendarmes, elles se déshabillent et essayent tranquillement de passer. Elles sont alors embarquées. Les gendarmes enregistrent leur identité et leur remet une convocation.

Samedi 24 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe trouvent d'autres Camille prêtes à essayer d'avancer à quatre pattes presque nues vers les gendarmes pour rendre clairement visible la violence disproportionnée dont ils font usage. Elles s'en vont ensuite à Nantes où elles se montrent torses nus avec l'inscription "ESPECE MENACEE".

Lundi 26 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe répondent à la convocation qui leur a été adressée par les gendarmes. Ils veulent les inculper pour exhibitionnisme sexuel. Camille à couettes se laisse prendre au piège et accepte même le prélèvement d'ADN puisqu'elle sera alors considérée et fichée comme délinquante sexuelle. Camille à barbe oppose son refus.

Mercredi 28 novembre : Camille à couettes et Camille à barbe répondent une nouvelle fois à la convocation qui leur a été adressée. Le procureur a choisi d'abandonner les poursuites pour exhibitionnisme mais cherche à qualifier les faits en outrage. Camille à couettes et Camille à barbe refusent.

Du 25 janvier au 11 février : Camille à barbe participe aux rencontres organisées un peu partout autour de Saint-Nazaire.

Mardi 12 février : Camille à couettes et Camille à barbe sont convoquées à 14h au tribunal de Saint-Nazaire. Elles espèrent votre soutien.
NB : Ce jour là, Camille à couettes fêtera son anniversaire.

Vidéo de leurs actions : https://www.youtube.com/watch?v=5Csjf-yLPPM

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 20:31

Une bonne trentaine de personnes ont participé à la projection, organisée par nos soins (= cinémanar !), de "Les escadrons de la mort, l'école française" à Vannes ce vendredi 8 février.


Si vous l'avez manqué, ce film d'une heure peut aussi être visionné sur le net en 7 parties sur you tube. Sur la version Dvd, il y a 70 minutes de documents en plus (le dvd et le livre sont disponibles dans certaines médiathèques).


Nous avons choisi ce film pour plusieurs raisons :


- ce pan de l'Histoire de France est peu connu dans le grand public, comprendre volontairement maintenu opaque...


- l'enquête de Marie-Monique Robin montre, selon nous, jusqu'à quelles extrémités les Etats (y compris ceux qui se parent d'être démocratiques, vertueux question droits de l'Homme, donneurs de leçon même...), leurs polices, leurs armées et leur services secrets, peuvent aller pour garantir leur ordre oppressif, qui un joug colonial, qui une dictature, qui une volonté impérialiste... et comment les dirigeants des appareils d'Etat peuvent s'entraider pour combattre ce qu'ils appellent la subversion (le combat pour la liberté et l'égalité) partout où elle existe.
Pour nous, ce n'est pas une dérive de quelques hommes, une excroissance anormale de l'Etat mais bien l'aboutissement de la logique de tout Etat, "le plus froid des monstres froids".


- il révèle le rôle idéologique des réseaux intégristes catholiques (Cité catholique) pour justifier l'usage de tous moyens... au nom de lutte contre le communisme et contre la baisse de l'influence chrétienne dans la société.

Assurément, visionner ce documentaire pèse lourd. Aussi n'y a-t-il pas eu de débat contradictoire (qui pourrait justifier l'usage de la torture ? à part les gens de Pouvoir qui l'ont pratiquée ou commanditée ?) mais des échanges sur le rôle des médias, sur l'horreur que l'on ressent devant ces militaires gradés qui assument avoir torturé, fait disparaître des opposants et opposantes... (par milliers) ; il a aussi été question du génocide au Rwanda en 1994 où l'armée française a joué un rôle moteur. La solidarité avec les personnes qui résistent a été mise en avant comme moyen de lutte. Quelqu'un a fait une proposition originale (et drôle compte tenu du contexte un peu désespérant que montre la folie extrémiste des Etats) : vu que le film "la bataille d'Alger" réalisé pour dénoncer les exactions des militaires français durant la Guerre d'Algérie a servi paradoxalement de modèle ensuite (tant il était réaliste) pour enseigner les méthodes de la guerre anti subversive, n'y a-t-il pas une oeuvre du Pouvoir que nous pourrions nous-mêmes détourner contre lui ?


Dans la dédicace que Marie-Monique Robin nous a écrite sur son livre, elle déclare "J'ai mené cette enquête pour que le passé puisse illuminer le présent, car la mémoire c'est la vie..."

 

Dans le prolongement de cette soirée, il est instructif de lire l'interview du sociologue Mathieu Rigouste, parue dans les Inrocks, qui fait le lien avec ce qui se passe actuellement dans les quartiers populaires français et cette logique de guerre anti subversive...

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 23:04

Rassemblement petit mais déterminé, vendredi soir devant la Préfecture de Vannes... à l'appel de la Fédération antinucléaire de Bretagne. Plus largement, de nombreuses actions ont eu lieu en Bretagne (liste non exhaustive) : Pontivy, Quimper, Brest, Nantes, Chateaubriand, St Malo,…

Sous la banderole "Etat + Areva = mafia nucléaire", nous étions 7, bâillonné-e-s symboliquement, à afficher ainsi publiquement (et sous la pluie !) notre solidarité avec Stéphane Lhomme de l'Observatoire du nucléaire, poursuivi devant le Tribunal de Paris, pour avoir dénoncé le versement de plusieurs millions d'euros par le groupe nucléaire Areva au président du Niger...

Aucun-e militant-e de partis politiques n'a été vu-e ce soir : ni rouge-s, ni vert-e-s... L'humidité sans doute ?

Une pancarte a apparemment été oubliée d'être décrochée des grilles de la préfecture... On pouvait y lire :

BAILLONNES aujourd'hui

IRRADIES demain

ARE VA TE FAIRE

METTRE en examen

Il semble, en tout cas, que la "Justice" ait jugé prudent... d'attendre car le procès est renvoyé au... 20 décembre 2013 ! Cela peut déjà être vu comme une première victoire.

Devant la sous-préfecture de Pontivy, une trentaine de personnes s'étaient rassemblées.

 

Vannes-010213-Areva.JPG

 

Stop nucléaire 56 Trawalc'h a adressé la lettre suivante au chef de l'Etat français.

(Extraits)

 

 

"Vannes, le 1er février 2013

 

Monsieur le Président de la République,

 

Par communiqué du 11 décembre 2012, l’Observatoire du nucléaire a dénoncé une bien curieuse « aide financière » versée par la société nucléaire Areva au budget du Niger, somme pré-affectée à l’achat d’un avion pour le Président Issoufou (par ailleurs ancien directeur d’une filiale d’Areva).


En réaction, Areva va tenter de faire disparaître l’Observatoire du nucléaire en l’attaquant en justice, le 1er février 2013 au Tribunal de grande instance de Paris, sous prétexte de « diffamation » et en niant avoir effectué un tel versement.

 

Areva étant une société d’Etat, nous vous demandons instamment de bien vouloir confirmer la réalité de ce versement d’Areva au budget du Niger.

 

Pour mémoire, l’opposition parlementaire du Niger, regroupée dans l’Alliance pour la réconciliation nationale, a fait savoir que, par lettre N 1938/MF/CAB du 29 novembre 2012, le Ministre des Finances du Niger a fait modifier le projet de loi de finances 2013 afin d’y faire figurer la dite « aide budgétaire » de 17 milliards de FCFA (environ 26 millions d’euros) attribuée par Areva.

 

Nous considérons que, par l’intermédiaire d’Areva (anciennement la Cogéma), la France s’octroie depuis des décennies l’uranium du Niger à un prix ridiculement bas, tout en causant de graves dommages à l’environnement et en nuisant aux populations locales. Il serait donc parfaitement légitime que le Niger taxe fortement Areva. Par contre, il n’est pas acceptable de voir Areva attribuer une somme au Niger comme un généreux donateur venant au secours d’un déshérité.

 

Mais cette prétendue « aide » de la part d’Areva n’est pas seulement indécente, elle relève aussi d’une évidente manœuvre de corruption (probablement juridique, assurément morale) en direction du Président du Niger, M. Issoufou. Il est évident qu’Areva attend des contreparties à la suite de ce « cadeau » dont personne ne peut croire un seul instant qu’il soit désintéressé.

 

Areva est une société qui appartient à l’Etat français. Ce dernier, par votre voix, doit donc dire immédiatement toute la vérité sur ce versement d’Areva et son éventuelle « justification ».


Dans l’attente de votre réponse urgente, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République (etc...)"

 

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Et à quimper, selon Ouest-France / Bretagne / Quimper

Quimper. Une cinquantaine de manifestants contre le nucléaire

Nucléaire vendredi 01 février 2013

Une cinquantaine de personnes ont manifesté, à 18h, devant la préfecture du Finistère à Quimper, à l’appel de la Fédération antinucléaire Bretagne. L’objectif : dénoncer l’exploitation d’Areva au Niger.

« Nous nous bâillonnons pour dénoncer le fait qu’Areva assigne en justice l’Observatoire du nucléaire au TGI de Paris, explique un porte-parole. On veut faire taire cet organisme parce qu'il a dénoncé le curieux don d’Areva de 26 millions d’euros au Niger dont la majeure partie affectée à l’achat d’un avion au président. C'est scandaleux. Par ailleurs, l’extraction de l’uranium ne laisse qu’un héritage empoisonné aux générations futures. »

 

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:54

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne (FAN Bretagne) appelle toutes et tous les citoyens épris de transparence et de démocratie à exprimer leur solidarité en se rassemblant, bâillonnés, devant les préfectures et sous-préfectures de Bretagne le Vendredi 1er Février, 18h, jour de l’assignation à comparaître de l’ « Observatoire du nucléaire ».
 
Vannes : préfecture (place général de Gaulle),
Pontivy : sous-préfecture (place Aristide Briand)
Quimper : préfecture

La FAN Bretagne (dont le groupe Lochu est membre actif)

- proteste contre cette volonté d’AREVA d’étouffer l’Observatoire du nucléaire dont le travail de journaliste sur la question du nucléaire est  trop dérangeante pour AREVA

- dénonce cette guerre au Mali qui a pour but inavoué de protéger l’approvisionnement en uranium de la France
 
- dénonce dans cette guerre l’utilisation de munitions à l’uranium appauvri qui pollue durablement les territoires, et expose la population à de graves conséquences cancérigènes et mutagènes.

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Chronologie de l'affaire :

Affaire AREVA et Observatoire du nucléaire
 
3 décembre 2012 : un communiqué de l’ARN (parti de l’Alliance pour la Réconciliation Nationale au Niger) alerte sur un versement  anormal d’AREVA  au Niger de 35 millions d’euros. Ce versement interviendra avant et pendant la campagne électorale du président du Niger, Mr Issoufou (ancien directeur d’une filiale d’AREVA) pour 2015  
 
11 décembre 2012 : communiqué de l’Observatoire du nucléaire : « Nucléaire/corruption : Areva offre un avion au président du Niger » + courrier à Pascal Canfin, ministre (EELV) du développement
 
19 décembre 2012 : Areva menace l’Observatoire du nucléaire de poursuites pour diffamation
 
20 décembre 2012 : l’Observatoire du nucléaire assigné par AREVA le 1er février 2013 à Paris
 
7 janvier 2013 :  Avion « offert » par Areva au Président du Niger, le gouvernement français doit dire la vérité : l’Observatoire écrit à l’Elysée (François Hollande) et Matignon (Jean-Marc Ayrault)
 
areva14 janvier 2013 : « Areva ne fera la loi ni en Bretagne, ni en France, ni au Niger et ni ailleurs » communiqué de la Fédération anti-nucléaire Bretagne qui appelle au rassemblement devant les préfectures et sous-préfectures le vendredi 1er février à 18h, jour de l’assignation de l’Observatoire du nucléaire.
 
15 janvier 2013 :
   - Publication des « notes de meeting » confidentielles de la rencontre du 9 novembre à Paris entre AREVA et le Niger sur le site de l’Observatoire du nucléaire.
Extrait «…. AREVA s’engage à soutenir financièrement l’Etat du Niger en mettant à disposition la somme de 35 millions…. Il est entendu que cet effort est exceptionnel.. »
  - Tribune sur RUE 89 de l’Observatoire du nucléaire / Guerre au Mali : sécuriser notre approvisionnement en uranium.
 
21 janvier 2013 : question de Stéphane Lhomme à Pascal Canfin, invité de France Inter sur le versement d’AREVA. Pascal Canfin tente de justifier le versement en l’assimilant  à des relations commerciales entre AREVA et le Niger et assène que l’intervention de la France au Mali n’est pas motivée par un intérêt économique (nota : il y a un projet d’ouverture de mine d’uranium à Faléa au Mali !)
 
24 janvier 2013 : communiqué de l’Observatoire du nucléaire : « L’armée française pour protéger les mines d’uranium d’Areva au Niger : colonialisme nucléaire et dépendance énergétique »

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:37

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Nouvel anniversaire aux caméras de la ville de Ploërmel

 

 

 

Le collectif « Ploërmel sans vidéos » * organise le 7ème anniversaire des caméras le vendredi 23 et le samedi 24 novembre. La vidéosurveillance étant une fumisterie, nous y répondons en organisant chaque année cette bouffonnerie. Voici le programme du millésime 2012.

 

Le vendredi 23 novembre à 21 heures se produira le groupe PaVé au café coopératif Le Champ Commun à Augan.

PaVé est un duo basse/batterie tendance post-punk de haute facture musicale. Un combo totalement déroutant mais fascinant par la variation de leurs compositions. Alors que d'autre ne font que des ronds dans l'eau, ce groupe fait lui dans les vagues déferlantes. C'est un parti pris, car PaVé c'est dans la face que ça se prend !

 

Le samedi 24 novembre de 14 à 18 heures, il sera organisée la Kermesse des caméras au Préau des Carmes.

Différents jeux d'adresse ainsi qu'une buvette seront mis en place. Petits et grands pourront s'exercer au « Lance-Marron dans l'objectif » ou au « Chamboule-Tout d'éthique », jouer à la Roue de l'Infortune ou à la Pêche à la Délation par exemple.

Enfin, comme tous les ans, le collectif « Ploërmel sans vidéos » proposera ensuite une réunion ouverte à tous à 18 h, à la buvette de la Kermesse pour l'information aux publics et faire le point sur les actions en cours.

 

Aussi bien pour le concert que pour la kermesse, la participation ou le soutien seront laissés libres.

 

* "Il y a sept ans, étaient installées les premières caméras de vidéosurveillance à Ploërmel. Depuis, chaque mois de novembre, le collectif “Ploërmel sans vidéo” organise un week­end d’actions et d’animations pour marquer cet anniversaire. L’objectif : informer les citoyens sur les systèmes mis en place, les sensibiliser aux éventuelles dérives et leur présenter les différents recours possibles."

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 19:02

Attention : L'avocat d'AGO/Vinci a demandé le retrait du dossier de la famille Herbin. Celle-ci a accepté. En conséquence, le rassemblement de soutien à la famille Herbin est annulé.
Néanmoins, une délégation de la coordination sera présente au TGI de Saint-Nazaire mardi 11 à 14h aux côtés de Sylvain et Clément pour le rendu de jugement les concernant.
Restons mobilisé-e-s, la lutte continue.

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Rassemblement le 11 septembre à 14h devant le tribunal d’instance de Saint Nazaire pour :

   - soutenir la famille Herbin, habitant sur la zone concernée par le projet d’aéroport et menacée d'expulsion, (lire ici la lettre rédigée par cette courageuse famille)

   - à l'occasion du délibéré pour Sylvain et Clément (2 opposants à l'aéroport) passés en procès mardi 28 août.

aeroport-arme-destruction-massive.jpg

Appel du comité anti-répression :

Ni avions, ni expulsions. Nous ne partirons pas !

La famille Herbin, habitant sur la zone concernée par le projet d’aéroport à 15 km au nord de Nantes, se retrouve aujourd’hui menacée par une procédure d’expulsion. Elleux qui construisent leurs vies ici depuis 15 ans seraient censé.e.s se soumettre de gré ou de force au bon vouloir du parti socialiste et d’AGO [1], bien décidés à bétonner 2000 hectares de bocages et à raser des 10aines d’habitations. S’illes se retrouvent dans cette situation, c’est parce qu’ils ont refusé de partir docilement, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas que la défense de leur lieu de vie qui est en jeu mais une résistance plus globale, face à la violence de ce projet sur tou.te.s celleux qui n’acceptent pas de se laisser dicter leurs vies.


C’est déjà cette logique de lutte qui fait que cette zone n’est pas encore le désert que les décideurs voudraient voir, et même qu’elle est de plus en plus peuplée.


Jusqu’à présent les procédures d’expulsions ne concernaient que les maisons ou terrains squatté.e.s, et la plupart des habitant.e.s sans droit ni titre se retrouvent d’ores et déjà expulsables (certain.e.s ont eu un délai jusqu’à novembre).


C’est maintenant le tour des locataires, qui vivent déjà depuis plusieurs années sous la menace de se voir demander de partir sous 3 mois (baux précaires) et subissent depuis janvier 2011 les pressions d’AGO pour dégager la zone : ce sont des coups de fil à répétition même à 22 heures, leurs maisons seraient soudainement devenues insalubres, les parents traité.e.s d’irresponsables vis-à-vis de leurs enfants à cause de leur refus de partir, etc. Avec ce procès, c’est une étape de plus franchie pour cette maison, augmentant la pression du même coup sur la 15aine d’autres dans la même situation. Pendant ce temps, les procédures d’expropriations continuent, amenant juges et fourgons de gendarmes mobiles tous les mardis sur la zone.


Voilà à quoi ressemble le processus démocratique : tenter de faire avaler leurs projets dévastateurs par des mascarades d’enquêtes publiques où tout est décidé à l’avance, déclarer ces projets d’utilité publique alors qu’ils ne servent que les intérêts de quelques-un.e.s, user de pressions psychologiques et harcèlements en tout genre, puis de procédures juridiques pour vider la zone et, au final, pour les plus récalcitrant.e.s qui n’auraient toujours pas compris qu’il faut savoir laisser la place au progrès, ce seront les coups de matraques et les lacrymos qui viendront leur expliquer.


Il nous appartient de ne pas laisser les intérêts économiques des entreprises privées, la logique de contrôle du territoire par l’Etat ou le délire de grandeur de la métropole nantaise jouer avec nos vies comme avec des pions sur un grand échiquier.


Parce que ce procès est un enjeu pour l’ensemble de la lutte, soyons nombreuxes à montrer notre solidarité et notre détermination !

 

[1] Aéroport du Grand Ouest : désigné constructeur concessionaire pour ce projet, détenu à 85% par Vinci

 

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Mardi 28 août avait lieu le procès de Sylvain et Clément au tribunal de Saint-Nazaire. Ils étaient poursuivis pour leur participation à la manifestation du 21 juin 2012 contre les enquêtes publiques à Notre-Dame-des-Landes (pour dénoncer la tenue des enquêtes au titre de la Loi sur l'Eau en plein été et en demander le report. La zone impactée par le projet est à 98 % en zone humide, donc très protégée, et AGO/Vinci tente de s'arranger avec la législation pour minimiser la portée de la loi.)

Sylvain était accusé de « violences sur des gendarmes avec ou sous la menace d’une arme », en l’espèce un tracteur et sa remorque, et d’avoir participé à « un attroupement illicite ». Clément était accusé de « refus d’obtempérer, violence sans arme et refus de prise d’ADN ».

Les réquisitions demandées par le Procureur contre Sylvain sont :
- amende de 800 euros
- interdiction de manifester pendant un an à Notre Dame des Landes
- confiscation et interdiction de porter des armes (le tracteur n'étant cependant ici plus une arme).

Contre Clément sont requis :
- 2 mois avec sursis pour violence sans arme
- 2 mois et demi pour refus d'ADN.

Des centaines de personnes (dont une délégation du groupe Lochu et la liaison FA Redon !) et près de 150 tracteurs se sont mobilisés pour exiger leur relaxe tout simplement et marquer à nouveau le refus de l'aéroport. Si l'ambiance était déterminée, elle était aussi détendue (musique, danses, clowns, repas végétal à prix libre, boissons...), malgré la forte présence policière. Ceci dit, alors qu’un petit groupe faisait un tour du quartier avec la battucada, un camarade a été arrêté. Il a été rapidement relâché avec une convocation pour octobre.


Les conclusions du tribunal seront rendues publiques le 11 septembre prochain, jour du jugement en expulsion de la famille Herbin.

 

sylvain clement justice

 

Note de Anars 56 : ce compte-rendu du rassemblement du 28 août est très largement inspiré de ceux rédigés par les zadistes d'une part et par l'ACIPA d'autre part.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 22:47

[Ce texte est écrit de mon point de vue personnel, n'a pas été dicté par une organisation quelconque et les opinions qui y ont exprimées n'engagent que moi. ]

 

Six heures vingt du matin. Texto : l’expulsion du CREA est en cours. Je suis réveillée.


[Parenthèse avant que je me laisse emporter par le feu de l'action : c'est quoi, le CREA ?


Depuis un an et quelques mois, à Toulouse, c'est le Collectif pour la Réquisition, l'Entraide et l'Autogestion, installé dans les locaux abandonnés et réquisitionnés de l'AFPA pour y construire un centre social autogéré (le CSA, qu'on appelle simplement le CREA par commodité). Dans ce centre habitent neuf familles, soit une quarantaine de personne dont quinze enfants. La majorité de ces familles est en situation extrêmement précaire (immigrants, sans-papiers, etc).


Le CREA, depuis un an, c'est donc un lieu d'habitation. Il vient du constat fait par plusieurs personnes que les structures de l'Etat qui sont censées aider les précaires, personnes à la rue, etc, ne sont pas efficaces. Il y a peu de place en hébergement, 95% des appels au 115 sont rejetés par manque de place en centres d'hébergement ou de moyens pour payer les nuitées d'hôtel.


Le CREA a donc été créé comme un lieu de vie stable pour que ces familles puissent trouver un endroit où vivre tranquillement sans être transbahutés d'un service social à l'autre à la recherche d'une solution. Et ça marche : pendant un an, le lieu a fonctionné en autogestion (assemblées générales régulières des habitants du lieu, décisions communes, etc) et sans argent. Tout se fait à partir de récup', de solidarité, de dons. Les enfants sont tous scolarisés, le CREA devient un véritable lieu de vie ; on y trouve diverses activités pour les enfants et pour les adultes (activités artistiques, cours de langues, sport, échange de compétences...) et une stabilité dans la vie en commun qui fonctionne au cours du temps, permettant au CREA de créer du lien social, des solidarités, de l'entraide.


Le CREA n'a jamais demandé un centime de subventions.


Le bâtiment, au 70 allées des Demoiselles, appartient au Ministère du Logement.et des Solidarités Sociales (ha, ha). Le ministère décide d'engager une procédure d'expulsion contre le collectif, lance un procès. La raison de cette volonté d'expulsion ? Il veut construire un centre d'aide aux personnes précaires dans ces locaux (ha, ha).


Au cours de l'année, diverses personnes (policiers et autres) s'introduisent dans le CREA pour en examiner la “sécurité”, pinailler parce que le toit est vert de mousse et que cela mettrait en danger la vie des habitants, en faisant un logement insalubre, tester le taux d'amiante, vérifier que les portes anti-incendie s'ouvrent bien, casser les autres portes de façon parfaitement illégale, et généralement embêter les habitants.


À la suite du rendu de la décision du juge, le CREA est expulsable depuis mi-août. Depuis avant la tenue du procès, les habitants du CREA tentent de contacter la mairie, la secrétaire d'État au Logement, la ministre, la préfecture, etc, tout cela sans réponse. Ce matin, la préfecture publie un communiqué de presse dans lequel on peut lire ceci : “les occupants ont toujours refusé les propositions de contact formulées par les services de l’État”. ]


Il est six heures trente et je suis sur la route du CREA. Je me retrouve devant un cordon de police qui m’empêche de passer. Je fais le tour pour retrouver les autres personnes qui sont sur le pont des Demoiselles.


La situation ? À six heures du matin, les flics défoncent les fenêtres du premier étage et font irruption dans l’immeuble. Les familles arrivent à se mettre en sécurité ailleurs, restent quatre personnes qui décident de monter sur le toit pour attendre.


Nous observons tout ça d’en bas. Quatre types sur le toit glissant (il pleut), dont un assis à califourchon sur une poutre en métal qui dépasse. Les pompiers se ramènent… pour prêter leur nacelle aux flics qui veulent cueillir les mecs sur le toit. Ils montent la nacelle pour voir et redescendent.


Pendant ce temps, les ouvriers arrivent. Leur travail est de murer le bâtiment le plus rapidement possible pour que plus personne ne puisse y rentrer.


Nous sommes toujours devant un cordon de flics, à crier des encouragements à nos oiseaux perchés.


La compagnie qualifiée pour intervenir est normalement le GIPN, mais aujourd’hui, innovation : ce sont des CRS alpins. Ils essaient de mettre un crochet dans la gouttière à partir du 5ème étage pour monter sur le toit, mais ils n’arrivent pas à monter à l’échelle de corde. Pendant ce temps, les types du toit enlèvent leurs cordes de sécurité, je suppose que c’est pour obliger les flics à être un minimum prudents dans leur gestes. Les flics font des gestes brutaux alors que les mecs du toit risquent leur vie au moindre mouvement.


La nacelle remonte. Un flic arrive sur le toit par la lucarne, c’est le négociateur. Y a-t-il négociation ? Non. Les trois mecs du toit ne veulent pas se laisser embarquer, ils ne sont toujours pas attachés. Celui de la poutre reste sur sa poutre.


Que font les flics pour embarquer les types qui ne veulent pas se laisser embarquer ? Je vous le donne en mille : ils sortent un täser.


Ils täsent une personne sur le toit glissant, à une vingtaine de mètres de hauteur, sans sécurité. Où le täsent-ils ? Au visage. Combien de fois ? Cinq. (Dans la loi, l’utilisation du taser doit se faire « à l’encontre des « personnes violentes et dangereuses», doit «rester strictement nécessaire et proportionné », et seulement dans le cas de légitime défense (article L. 122-5 du code pénal), l’état de nécessité (article 122-7 du code pénal), ou en cas de crime/délit pour arrêter les auteurs du délit.) Où est la personne violente et dangereuse dans un mec assis sur un toit ? Où est la proportion dans le fait de répéter cinq fois la décharge de täser ?


Les flics chopent ensuite ce gars et le font descendre pendu par les pieds, tête la première, dans la lucarne, pour l’embarquer. Les deux autres mecs du toit ont aussi résisté, on les emmène de façon musclée (coups, étranglement) et on les fait descendre également tête en bas pour les emmener au poste.


Pour protester contre cette violence inutile, les personnes qui étaient là en soutien derrière le cordon de police décident de bloquer le pont. Après environ une minute de blocage de pont (nous empêchons les voitures de passer), les CRS, qui devaient s’ennuyer, depuis tout ce temps, chargent sans sommation. Matraque au vent, flashball sortis. Nous sommes trente, ils sont le double au moins. Nous résistons et tentons d’encaisser la charge. Gros choc. Une dizaine de personnes se font matraquer à tout va, ça tape dans les bras et dans les cuisses. Nous courons pour nous enfuir. Je me retourne pour voir une copine entourée de quatre flics qui la frappent avec leurs matraques sur les bras et les jambes. Finalement nous nous enfuyons tous en courant pour souffler un peu, prendre du recul et soigner les bobos. Beaucoup de bleus, quelques bosses, pas d’arrestations.


Je publie cet article parce qu’aucun média n’a parlé de la violence policière ni de la disproportion de toute cette affaire. Cinq ou six médias différents étaient présents pendant tous ces évènements. La majorité de ces médias se sont contentés de citer le communiqué de presse de la préfecture et le point de vue de la police.


Je publie cet article pour livrer ma version des faits. Je tiens ce blog seule, je n’obéis pas à la pression d’un rédac-chef ou à la hiérarchisation des sujets selon le revenu publicitaire qu’ils doivent apporter.


Au-delà de la révolte que cette violence suscite en chacun de ceux qui la subissent, il importe de s’interroger.

Nous étions tout au plus quarante. Ils étaient deux cents.


Une opération de ce genre coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’État.


L’État ferme chaque année des places en hébergement de SDF par “manque de moyens”.


Les trois mecs du toit sont restés une douzaine d’heures au poste. Chefs d’accusation : outrage et rébellion. Ils ont : refusé d’obtempérer aux ordres des CRS, et se sont accrochés à la cheminée pour ne pas descendre. Ils n’ont pas eu de geste agressif envers les flics.


Les CRS qui sont intervenus sur le toit ont demandé cinq jours d’interruption temporaire de travail à l’hôpital. Quand les CRS demandent des ITT, on leur donne une prime (ça fait partie des risques du métier de se blesser en frappant des gens, hein.). Il n’y a de toute évidence pas de blessure qui justifierait cette ITT.

L’État expulse le CREA parce que le CREA sort de la logique qui veut que nous ayons besoin de chefs et d’argent pour vivre. Le CREA montre de façon éclatante que l’organisation et la solidarité sont possibles entre nous et créent des espaces de vie que l’on n’aurait jamais imaginés autrement.


Pour qu’il y ait un tel empressement à l’expulsion et des mensonges aussi gros à propos du supposé “projet” pour le bâtiment, c’est bien que le CREA dérange. Que les pauvres qui s’organisent entre eux dérangent. Il faut donc les dégager à coup de matraque.


Merci, gouvernement socialiste.

Par là : le site du CREA

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 12:33

Les vacances, certains et certaines y ont le droit et d'autres pas... Hé oui, nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à cela comme face à bien d'autres choses... Néanmoins pendant les vacances, "on pense vacances" et, comme certains disent, l'actualité est au ralenti, enfin serait...

Sauf que ce sont peut être les esprits qui sont au ralenti... En effet les militants et militantes que nous sommes, sont souvent moins dispos que pendant les périodes dites d'activité.

Pourtant pendant les vacances, la vie continue... Les SDF sont toujours dans la rue et les chômeurs sont toujours convoqués. D'ailleurs en juillet 2011, les radiations de chômeurs n'avaient-elles pas augmenté de 25 % ?

Rassurons-nous avec les roses et les verts au pouvoir, pas de soucis à se faire... le changement est arrivé... Pas de craintes à avoir si l'on n'a rien à se reprocher...

Et pourtant la réalité est toute autre :

   Pas de changement en matière de boucs émissaires !

   Pas de changement en matière d'institutionnalisation de la maltraitance !

   Pas de chagement en matière de guerre aux pauvres !

L'équipe a changé mais les pratiques répugnantes demeurent et persistent.

Rien de tel qu'entretenir la haine en expulsant et en jettant à la rue les éternels stigmatisés qui vivent dans la misère, dans l'insalubrité comme disent les gens bien comme il faut...

Alors "ils" y vont et jettent leur chiens policiers entraînés depuis des années sur les éternels persécutés, tout en se justifiant à coup de lois, d'ordonnances de justice, de décrets d'insalubrité...

La haine de "l'étranger qui n'a pas le sou" car, bien entendu, les mafieux russes établis sur la côte n'ont pas de soucis à se faire en matière d'expulsion, la haine du squatter sont de vieilles ficelles pour entretenir l'ambiance putride.

Personnellement, nous ne croyons pas au changement venu des urnes et nous ne nous sommes pas illusionnés quant à l'avénement de François Hollande qui a tout de suite nommé à l'intérieur le dénommé Manuel Valls, poutant pas très en cour au PS (résultat aux primaires 5,6 %). Mais cette nomination avait bien entendu un sens. Ce sens que nous allons découvrir dans les mois à venir, c'est le sens de la répression ! (Les vidéos où le personnage s'expriment ne manquent pas sur le net...)

En attendant les "premiers servis" sont les squatters, avec l'expulsion du 260 av des Pyrénées à Paris hier.

Et les Rroms en région lilloise : http://lille.indymedia.org/spip.php?article27357

En région grenobloise : http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

En région lyonnaise : http://paris.indymedia.org/spip.php?article1144

L'expulsion des Rroms est symbolique et illustre bien que la politique de la peur menée par l'Etat continue bel et bien et que la guerre faite aux pauvres fait partie intégrante de cette politique de la peur au service du capitalisme :

http://www.lavoixdesallobroges.org/politique/356-itw-serge-quadrup

http://www.article11.info/?Mathieu-Rigouste-Meme-la-terreur-d

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov