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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:04

    Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s'inscrit dans la continuité de réflexions, d'informations et d'actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d'un peu partout. Le dimanche étant une journée d'action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance, et saboter l'avancée des travaux sur la ligne THT.

    Retournons plus précisément sur cette journée :

    Deux cortèges sont partis du camp, l'un marchant vers la mairie du Chefresne, l'autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.
    Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s'être constitué comme un groupe « médical » autogéré en capacité d'assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n'étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement à la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.
    Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d'échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d'experts et de spécification des tâches.

    Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n'est ni à oublier ni à banaliser, et qu'elle marque une nouvelle fois l'impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu'à n'importe qui ayant à faire aux forces de l'ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d'auto-médiation.

    Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée.
    Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu'elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.
    L'attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n'a pas diminué d'intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu'ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même violence.
    L'autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d'à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entraîné son repli immédiat.

    En ce qui concerne les blessés-es :

    - Une personne a été blessée à l'œil de manière très grave, elle a été transférée d'un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.
    - Une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l'œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d'une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement altérée de manière irréversible à 1/20ème.
    Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la préfecture a volontairement saboté l'arrivée des véhicules médicalisés sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.
    Ces deux victimes ont donc attendu plus d'une heure trente. Peut-on parler d'autre chose que de cynisme et de sadisme ?
    - Une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.
    Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades  assourdissantes et de désencerclement. En explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeur, jusqu'à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.
    Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras) chez une blessée. L'un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de l'avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu'on ne lui a pas retiré tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.
    Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n'est pas sans poser problème, à court comme à long terme.

    A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et d'autres soignants-es s'en sont tenu au secret médical, des employés-es de la polyclinique d'Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant... Chapeau les collabos !
    Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu'à surveiller l'entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d'accès. La répression prime clairement sur l'assistance.

    Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d'effroi laisse, pour certains-es d'entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps à cicatriser... Marques façonnant,  mais n'effaçant rien de notre désir de révolte.
    Notre propos n'est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s'attaque à ses piliers fondateurs, notamment l'industrie nucléaire. Certes cela n'est pas nouveau, mais mérite d'être rappelé sans cesse. L'État ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur.
Et ce texte a pour but d'informer, encore et toujours, que la violence étatique n'est pas que symbolique, mais s'incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical » (mediccaen arobase riseup point net)

Infos sur la lutte anti-THT :
- https://stop-tht.org,
- https://antitht.noblogs.org
- www.percysoustension.fr

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:11

Selon Ouest-France du 13 juillet 2012 : Quimperlé. 257 véhicules et 535 personnes contrôlés lors de la grande opération de gendarmerie, jeudi soir.

 

À Quimperlé, au rond-point de Kervidanou, se tenait hier jeudi soir une grande opération de contrôle menée par la gendarmerie, sur réquisition du procureur de la République et entre les compagnies de Lorient et de Quimperlé. Ainsi, 25 gendarmes sud-finistériens, placés sous les ordres du commandant Philippe Bonnin, faisaient dévier vers le rond-point de Kervidanou, tous les véhicules qui roulaient sur la RN 165 en provenance de Quimper. En sens inverse, à Auray, les gendarmes morbihannais menaient la même opération. But : lutter contre la délinquance itinérante.

Jeudi soir, les gendarmes quimperlois 257 véhicules et 535 personnes (sic). S’ils n’ont relevé aucun délit pénal, ils ont enregistré 1 conduite en état alcoolique, 1 défaut de permis, 3 non-mutation de carte-grise et 2 défauts de contrôle technique. Par ailleurs, leur voiture automatisée a effectué 1 200 contrôles de plaques minéralogiques et autant de vérification sans relever d’anomalie.

 

Selon Le Télégramme du 14 juillet 2012 : RN165. Opération de contrôle contre les cambriolages


Les gendarmes de la compagnie de Lorient ont déployé les grands moyens, jeudi soir, sur la RN165. Le trafic a été dévié durant deux heures, de 20h à 22h, sur l’aire de Saint-Goustan, à Auray, en direction de Lorient, pour un contrôle systématique des véhicules. « C’est une opération coup-de-poing pour rechercher les auteurs de vol et de cambriolage. Il y a une recrudescence dans le contexte de crise économique et de hausse de l’or », explique le commandant Laurent Le Coq. Une quarantaine d’hommes ont été mobilisés. Ils disposaient d’un véhicule d’intervention rapide, de pistolets mitrailleurs et d’une herse, pour stopper d’éventuels fuyards. Au total, 1.100 véhicules ont été contrôlés. 344 l’ont été de manière approfondie, avec vérification des papiers et visite des coffres, sur réquisition du procureur de la République de Lorient.

 

Ainsi, des hommes (et des femmes ?) armés, en uniforme, contrôlent systématiquement monsieur et madame tout le monde en pleine journée... N'y a-t-il pas comme une vague odeur d'occupation qui s'élève ? Le résultat est très maigre (la seule personne présentant un danger pour les autres est celle qui conduisait en état alcoolique, les autres infractions relevées ne font courir aucun risque à autrui) et sans lien avec le but annoncé "lutter contre la délinquance itinérante". Le véritable motif n'est-il pas de nous habituer à voir les forces de l'Etat occuper la voie... avant d'occuper le reste ? Il semble se confirmer que le Ministre de l'Intérieur, Valls, chausse ses bottes de Guéant pour parachever l'Etat policier et que, décidément, ce modèle de pompes lui sied à merveille ! La peur est ainsi insufflée à tout un chacun et donne illusion aux naïfs que l'Etat est là pour les protéger.

Or, on attend avec impatience les "opérations coup-de-poing" contre les paradis fiscaux, contre la délinquance financière... mais ces gens-là, on les laisse tranquilles. "Chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros" alors qu'Il connaît les fraudeurs... (Cf émissions là-bas si j'y suis, France Inter, des 3 et 4 mai, où a été invité Antoine Peillon pour son ouvrage "Ces 600 milliards qui manquent à la France - Enquête au coeur de l'évasion fiscale" réécoutables en cliquant ici et )

 

Mais voilà, police et gendarmerie ont d'autres préoccupations bien plus intéressantes, comme nous l'indiquait déjà Bourvil sur la tactique du gendarme :

"Contravention Allez, allez, / Pas d'discussion Allez, allez, / Exécution Allez, allez, / J'connais l'métier / La ta ca ta ca tac tac tique / Du gendarme, / C'est de verbaliser / Avec autorité."

ou Boris Vian dans la Java des chaussettes à clous !

 

 

Et aujourd'hui encore on aura du mal à contredire les paroles de "Police - milice" de Trust (1979) :

 

"Arrivé à vingt ans tu t'engages dans la police
T'as bien raison mon gars la France a besoin de milices
T'iras te pavaner au milieu des carrefours
Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

[Répétition] :
Police : Milice organisée
Police : Milice prête à tirer
Police, Milice : Tout est factice

Et fais du zèle tu auras de l'avancement
Tu gagneras de l'argent à faire chier les gens
Tu portes l'uniforme relève le défi
Société de consommation à base de képis

[Répétition]

Un jour la retraite que de souvenirs
Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
Prestige de l'uniforme connerie sous toutes ses formes
Là tu pourras crever en paix en toute liberté

[Répétition]"

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:37

16 mai Nantes soutien anti Nddl

Rappel des faits (verso du tract) :

ILS VEULENT ÉCRASER LA LUTTE PAR LA RÉPRESSION !



Le 20 octobre en Loire-Atlantique, une cinquantaine d’opposant-e-s à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestaient devant les locaux de Vinci à Couëron. Après avoir distribué des tracts et discuté avec les employé-e-s, du fumier a été déposé symboliquement sur le perron et des œufs ont été lancés contre la façade.

Ces manifestant-e-s voulaient dénoncer la destruction des terres agricoles, des fermes et des habitations, par le bétonnage d'un territoire de 2000 hectares et dénoncer Vinci, principal bénéficiaire de ce projet insensé.

A la suite d'une plainte de Vinci, 7 personnes ont été arrêtées à Couëron et Chauvé (Loire-Atlantique).

Alors qu’une simple convocation aurait suffi pour les interroger, ce sont plus de 15 véhicules de gendarmerie et de police qui débarquent sur les lieux, prêts à défoncer portes et fenêtres. Au cours des interrogatoires, 2 jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous vêtements sous prétexte d’identification de tatouages. Sur les terres occupées par les opposant-e-s à l’aéroport de Notre-dame-des –Landes, 27 véhicules et un hélicoptère sont venus en force pour rechercher d’autres participants à l’action.

En fin de journée, 5 paysan-ne-s sont inculpé-e-s de « dégradations commises en réunion » et de « refus de prélèvements d’ADN ».

Vinci, multinationale au chiffre d'affaires de 37 milliards d'euros en 2011, évalue les soi-disant dégâts sur sa façade à 40 000 euros environ, estimation purement fantaisiste !

La date du procès est fixée au 16 Mai 2012, à 14h.

On constate qu'il y a volonté de saper la mobilisation paysanne et d’intimider les militant-e-s, qui se sont engagé-e-s dans cette lutte, par une répression systématique et violente.

Cette rafle du 1er décembre n’est que la poursuite d’un acharnement policier contre les opposant-e-s à l’aéroport. D’autres procès sont à venir : pour l’occupation du square Mercoeur à Nantes, l’action contre la caravane du PS, etc.

Et souvenons-nous du dispositif policier du 24 mars à Nantes, lors de la manifestation contre le projet d'aéroport de NDDL : 1500 forces de l'ordre, 2 canons à eau, 1 hélicoptère, une cinquantaine d'agents de la BAC.... Dispositif qui visait clairement à effrayer les manifestant-e-s et à casser la mobilisation.

La lutte contre l’aéroport n’est qu’un exemple, la répression frappe partout dans l’hexagone : les Conti à Clairoix, les anti-nucléaires à Valognes, les sans-papiers à Calais et à Paris, les faucheurs d’OGM à Colmar.

Alors que Vinci et ses consoeurs multinationales ne cessent d’accumuler les profits, avec l'aide des politiciens qui imposent l’austérité et leur désastreuse politique d’aménagement du territoire ; la police et la justice intimident et cherchent à casser toute tentative de protestation, de refus ou de résistance.

Soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport !

 

Comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport


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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 11:02

Chaque mois, les revues scientifiques internationales publient des dizaines de résultats de ce genre. Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, docteur en neurosciences, directeur de recherche à l’INSERM, il n’y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l’attention, l’imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l’alcoolisme, la sexualité, l’image du corps, le comportement alimentaire, l’obésité et l’espérance de vie.

Ces faits sont niés avec un aplomb fascinant par l’industrie audiovisuelle et son armée d’experts complaisants. La stratégie n’est pas nouvelle : les cigarettiers l’avaient utilisée, en leur temps, pour contester le caractère cancérigène du tabac…

La conférence

 

Caméra tenue dans le public par Céline J. (étudiante)
Prise de son Plum'FM

Montage FSL56

 

Pour voir et surtout écouter les autres conférences du forum social de Séné-Vannes (FSL 56), cliquez ici !

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:24

affiche-sign-e-dd2b3

 

Communiqué du comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport


"Lors de la manifestation accompagnant le départ de la tracto-vélo NDDL/Paris, le 6 novembre 2011, un groupe d’opposant-e-s à l’aéroport de Notre-Dame Des Landes a “escorté” un membre des renseignements généraux hors du cortège. A la suite de ces faits, deux camarades sont convoqués au tribunal de Saint-Nazaire  pour “outrage à agent” le mardi 21 février à 14h.

Ce procès, qui s’ajoute à de nombreux procès visant des militant-e-s anti-aéroport, participe de cette volonté des pouvoirs policiers, judiciaires, politiques, complices de Vinci, de criminaliser cette lutte légitime contre un projet inutile. Et pourtant la répression ne nous fera pas céder ! nous sommes déterminé(e)s à lutter jusqu’à l’abandon du projet. 

Nous appelons les militant(e)s, la population à se rassembler devant le tribunal de Saint-Nazaire le mardi 21 février à partir de 13 heures en soutien à nos deux camarades convoqués.

Le terrorisme d’Etat ne passera pas ! "

 

Contact : csia@riseup.net

 

A noter : samedi 24 mars, à Nantes, grande manif anti aéroport de Notre-Dame des Landes

 


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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 18:25

SOS de Ker Béthanie, île de Groix

Depuis quelques jours, une flopée d’événements incongrus secoue la Maison Commune Autogérée de Ker Béthanie.
 
Le mardi 17 janvier au matin, une chargée de mission du conservatoire du littoral et des employés des services municipaux, armés de quelques gendarmes viennent photographier les lieux sous tous les angles en vue de la démolition.
Le 24 décembre dernier, l’huissier était passé constater l’occupation entamée en octobre 2010. Voir ici.

Vendredi 20 janvier à 6h15 du matin, cinq gendarmes déboulent avec les torches, les tasers et les flingues. Ils tombent sur Cochise qui avait dormi dans la grande salle, proche de la cheminée. Non loin de lui, les militaires trouvent un sac contenant le butin d’un cambriolage de pharmacie effectué environ 2h plus tôt.

Cochise est ancien mais jeune toxicomane. Il est arrivé il y a deux semaines après avoir rencontré deux handicapés qui rentraient à la Maison Commune. Il est venu pour sortir de son addiction, se mettre au vert, et ça marche : deux jours après son arrivée jeudi 12, le manque se fait sentir au point de devenir insupportable. On file chez le médecin qui nous explique qu’il faut se faire évacuer sur le continent, à l'hôpital, pour obtenir une ordonnance de subutex, seul substitut efficace. Le médecin, qui est le maire de l’île, lui accorde une ordonnance de seresta, qui permet aux alcooliques de dormir tranquilles quand ils décrochent. On passe à la pharmacie chercher le médoc. L’occupant qui se présente au comptoir demande s’il serait possible d’avoir du subutex, au cas où... requête rejetée par le pharmacien. La nuit passe et Cochise dort bien, ça va mieux. Celui-ci se passe même du seresta dans les jours qui suivent.

Retour sur l’arrestation : Les militaires mettent les menottes à Cochise qui s’en défait en deux temps trois mouvements pour les narguer. Ils l’embarquent avec un deuxième occupant qui dormait au-dessus. Les rebelles passeront la journée au poste avec quelques baffes en prime pour le comique prestidigitateur, accompagnées de pressions verbales pour qu’il dise avoir volé la morphine. Le procureur décide finalement de le relâcher faute de preuves. Il sera néanmoins poursuivi pour recel de médicaments en avril prochain.

Le Samedi 21, les faits divers (ces faits divers destinés, comme toujours, comme dit P. Bourdieu, « à faire diversion » : dans notre cas, pour ne plus parler des raisons de sauver Ker Béthanie, et donc de la faire couler), paraissent dans la presse. Un article conséquent laisse entendre dans un des canards, que les occupants de Ker Béthanie sont coupables du cambriolage, qu’il n’y a aucun doute là-dessus. Dans l’après-midi, le chef de la brigade accompagné de deux gendarmes passent «dire bonjour», et ordonnent aux nouveaux arrivants de «ne pas mettre le feu à l’île» à plusieurs reprises. «Vous restez là, mais vous ne faîtes pas les cons !»

Le dimanche 22 janvier, à 7h l’explosion (probablement d’un pneu) dans le local attenant au Dr House Shop (Magasin Prix Libres) réveille un des occupants qui dort au-dessus du magasin. Celui-ci pense alors que les chats du lieu sont responsables du vacarme, puis se rendort. Dix minutes plus tard, c’est la seconde occupante qui détecte une odeur de brûlé.
Ils regardent par la fenêtre et voient les flammes jaillir de la porte du local.
Les trois autres, qui dorment dans la maison principale, sont vite alertés. On se dépêche de puiser de l’eau au puits en attendant que les pompiers arrivent. Par chance, le feu n’a pas le temps d’atteindre la première maison.

Le soir, un des habitants de la Maison Commune croise par hasard les pharmaciens en sortant de la gendarmerie.
Un d’eux lui concède qu’après réflexion, il fallait probablement connaître les lieux pour faire aussi vite et aussi ciblé. Dommage que cela ne figure pas dans sa déposition, car le Cochise soupçonné, n’y est jamais rentré !

 

On a porté plainte pour tentative d'homicide volontaire.

Aujourd'hui lundi, dans la presse locale, le maire menace de "faire appel aux autorités pour faire évacuer le site". Il déclare aussi :"depuis le cambriolage de la pharmacie, il y a un sentiment d'insécurité terrible. Je suis choqué par cet incendie, parce que la violence n'est pas une solution, mais pas si surpris" !!!

SOS de Ker Béthanie, île de Groix

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:37

La CNT 56 (Confédération Nationale du travail du Morbihan) diffuse mercredi 21 décembre ce tract, pour informer la population de Pontivy sur les dangers de la politique sécuritaire s'exprimant localement à travers l'installation d'un système de vidéo-surveillance.

 

NON aux politiques sécuritaires ici et ailleurs !!!

 

Nous souhaitons ici, une fois de plus, alerter la population sur les dérives sécuritaires d'un dispositif de vidéo-surveillance.

 

Cnt pontivy videosurveillace rectoL’émotionnel contre le rationnel.
Les premières installations de ce genre étaient mises en place pour prévenir des actes de terrorisme ou de grande délinquance. Petit à petit le spectre s’est élargi et nous en sommes aujourd’hui à les justifier pour la lutte contre les incivilités de jeunes alcoolisés et, puisque c’est tout de même un peu léger, on utilise l’événement tragique du meurtre d’une jeune femme, comme si un cas aussi exceptionnel pouvait caractériser la délinquance sur tout un territoire. Il y a encore une fois utilisation des émotions contre une approche rationnelle.

Que veux dire "sécuritaire" ?
L'idéologie sécuritaire ne doit pas être confondue avec la « sécurité ». C'est en fait, sous l’étendard de la sécurité, une conception de l'ensemble de la population comme étant potentiellement délinquante. Ainsi, par « principe de précaution », on surveille la population, on la fiche, la contrôle... bref on flique tout un chacun.
Le but avoué est de lutter contre la délinquance. Or, pour sa grande majorité, la délinquance a des origines sociologiques complexes : la misère sociale et culturelle, ainsi que l’idéologie dominante basée sur la compétition et la violence en sont pour beaucoup. Les caméras sont alors comme un pansement cache-misère qu’on appliquerait sur une tumeur.
C'est donc autant d'énergie, de « blabla », et d'argent public qui sont investis pour ne rien faire contre les vraies insécurités : travail précaire et/ou sous-payé, temps et conditions de travail toujours plus catastrophiques, licenciements, difficultés à se loger et à finir le mois, santé privatisée et donc bradée, fossé entre riches et pauvres toujours plus béant, politique xénophobe et/ou raciste...

Face à cela, nous disons :


La première des sécurités,
c'est la liberté la justice et l'égalité sociale !!!

 

A quand la lutte contre la délinquance à col blanc ?

Et qu'en est-il de cette délinquance qu'on veut combattre ? C'est presque toujours la délinquance du pauvre.
A quand la lutte contre la délinquance à col blanc ? Contre l'illégitimité de ceux qui gouvernent contre nous pour se remplir la panse, contre une bourgeoisie qui s'engraisse grassement sur le dos des travailleurs... « Ah oui, mais ça c'est légal », nous disent-ils.
Comment pourtant ne pas faire une différence d'échelle entre un patron qui gagne 1000 fois le salaire d'un ouvrier et un voleur d'autoradio ?
Que ceux qui veulent nous voir comme des délinquants en puissance balaient d'abord devant leurs portes, après nous verrons.
 
Nous souhaiterions voir l’argent dépensé dans ce genre de dispositif aller vers les acteurs du monde social et culturel, pour des actions à long terme.
Les résultats de ce genre d’actions ne seront pas visibles tout de suite, peut-être même après les prochaines élections municipales. Mais nous constatons qu’il ne reste plus assez d’honnêteté chez les élu(e)s pour ne pas céder à des projets électoralement rentables. Pontivy devrait, comme beaucoup d’autres villes à dominante soi-disant de « gauche », être le lieu de résistance face au « tout-sécuritaire » et proposer des projets alternatifs.
Cela permettrait alors, à la fois, d’affirmer le refus de la politique gouvernementale, de soutenir les autres municipalités qui n’y cèdent pas et de clarifier aux yeux de la population les intentions d'une réelle opposition de gauche.

 

Efficacité ?
Notre opposition se fait d'abord sur le fond du problème, mais la forme le projet apparaît tout aussi absurde.
Pour commencer, l’efficacité de la vidéo-surveillance pour diminuer les actes de délinquance est largement controversée. Les rapports britanniques dans ce domaine sont éloquents : l’un des effets est le déplacement de la délinquance. Cela a d’ailleurs été avoué par la gendarmerie de Pontivy lors de leur diagnostic au conseil municipal, pour citer une phrase assez illustrative : « Oui, il y a un déplacement. Mais il faut savoir, ce que vous voulez, c’est bien un centre ville sûr, non ? » (sic). Cela fera sûrement plaisir à la population des quartiers périphériques.
Pour avoir une baisse de la délinquance, il faudrait multiplier par cent le nombre de caméras. L’engrenage est vicieux.
Dans le cas contraire, comment une municipalité justifierait-elle le retrait de caméras qui ont coûté une somme non négligeable et qui mettrait en évidence une erreur de stratégie plutôt embarrassante ? Ainsi nous nous opposons à l'alibi mis en avant par la municipalité : elle prétend faire un test et, "si elle constate l’inefficacité elle retirera les caméras". Pure hypocrisie pour la seule bonne conscience des élus.
 
Cnt pontivy videosurveillace versoNous refusons le matraquage médiatique de ceux qui ont un intérêt particulier à orienter tous nos malheurs contre nous même (gouvernants, patrons, flics,...). Il ne s'agit que d'une vulgaire logique d’épouvantail. Nous ne pouvons moralement faire le procès d'actes d'incivilité et/ou de petites délinquances sans faire le procès du système qui les engendre pour leur grande partie : un système injuste, inégalitaire et toujours plus liberticide.
Nous sommes conscients que cela implique une lutte beaucoup plus globale pour construire enfin un projet sociétal réellement émancipateur. Nous constatons que ce n'est pas à travers ceux qui nous gouvernent que nous pourrons changer les choses.
Nous ne pouvons compter que sur nous même, nous devons nous organiser à la base. Ne nous laissons plus infantiliser ou déresponsabiliser à travers des politiques sécuritaires.

Ces remparts, nous les abattrons en reprenant notre vie en main, et ceci par la lutte !

 

CNT56 (syndicat des travailleuses et travailleurs du Morbihan).

contact : cnt-pontivy@mailoo.org

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 10:16

6ème ANNIVERSAIRE DES CAMERAS DE PLOERMEL (56)

 

Affiche et prog - anniv11

 

Le vendredi 28 octobre se produira pour la première fois dans la région le groupe Trouz an Noz au café coopératif Le Champ Commun  à Augan.

 

Trouz an Noz signifie «Le bruit de la nuit». Ce groupe de Saint-Brieuc qui a démarré en duo en 2007 comprend maintenant un DJ et deux choristes bretonnantes. Les textes de Trouz an Noz mélangent le breton et le gallo à la sauce rock contestataire sur un fond électro-punk métissé aux accents tantôt traditionnel, tantôt reggae, tantôt hardcore.

Trouz an Noz a auto-produit un premier disque en 2008, puis sorti un album cette année en co-production avec les labels du « folklore de la Zone Mondiale» et «General Strike».

 

AfficheSarkophonie

Le samedi 29 octobre à 16 h, la compagnie Matador présentera « Sarkophonie » sur l'arène de la Place de l'Eglise à Ploërmel.

C'est un spectacle de théâtre de rue mettant en scène un pitre hyper-actif atteint d'une dyslexie. Une performance clownesque remarquable sur un texte hilarant font de ce spectacle une bouffonnerie jubilatoire d'une force étonnante.

La compagnie Matador nous vient de Paris. Le spectacle sera proposé sous la halle des Carmes en cas de mauvais temps.

 

Aussi bien pour le concert que le théâtre de rue, la participation ou le soutien seront laissés libres.

 

Enfin, comme tous les ans, le collectif « Ploërmel sans vidéos » proposera ensuite une réunion ouverte à tous et toutes à 18 h salle des Carmes pour l'information aux publics et faire le point sur les actions en cours.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 16:18

HECATOMBE SUR LA LIBERTE D’EXPRESSION !

ML 1641 rectoLe 30 août à 9h00 au palais de justice de Paris, la Fédération anarchiste appelle à un rassemblement pour soutenir notre compagnon Michel du  groupe Kropotkine et son camarade Jean-Paul, coupables tous deux d’avoir chanté "Hécatombe" de Brassens avec une soixantaine de personnes devant la préfecture de police de Paris le 18 juin dernier *. Pour les aider à payer les frais d’avocat une souscription est ouverte (chèque à l’ordre de ANARS à faire parvenir à : Groupe Kropotkine, 8 rue de Fouquerolles, 02 000 Merlieux).

 

Ici l’affaire Hécatombe en sons et en images

 

* Samedi 18 juin 2011, face à la préfecture de Police de Paris, une soixantaine de personnes s’est retrouvée pour entonner "Hécatombe", en hommage à Brassens et en solidarité avec les personnes de Cherbourg et de Toulouse qui ont fait l’objet de répression policière pour avoir eux-mêmes honoré ce monument de la chanson française. Après deux tours de chants dans une ambiance bon enfant et pacifiste, les gendarmes mals inspirés venus en nombre, ont procédé, après les sommations d’usage, à l’évacuation de la chorale vers la bouche du métro Cité-Palais-de-Justice. Cette évacuation n’étant manifestement pas assez rapide au goût des pandores, ces derniers ont bousculé les personnes présentes dans l’escalier du métro, entraînant des chutes et de nombreuses protestations. Michel du Groupe Kropotkine, déséquilibré, s’est raccroché à ce qu’il pouvait : l’oreillette du gendarme mobile derrière lui. Menotté et amené au commissariat du 4ème, il a passé 21 h en garde à vue en compagnie d’un deuxième chanteur, Jean-Paul, à qui il est arrivé à peu près la même chose. Ils sont convoqués devant la "justice" le 30 août prochain pour y répondre de violences envers un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions.

 

Nous soutenons nos deux camarades !

Groupe libertaire Lochu - Ferrer (Vannes - Lorient)

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 21:16
La Justice au service du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Depuis quarante ans dans la région, des gens s’opposent à un projet mégalomane de construction d’aéroport à Notre dame des Landes. Nous avons rejoint la lutte en occupant illégalement des terres et des maisons que le conseil général et l’état avaient rachetées petit à petit pour en faire cadeau au groupe Vinci, en janvier dernier. Aujourd’hui, pour mener à bien son projet, Vinci doit faire place nette en expulsant les habitant.e.s de la zone, d’abord les squats, ensuite les locations, les propriétés et les fermes.

Nous sommes convoqué.e.s au tribunal de Saint-Nazaire le 17 août pour des procédures d’expulsion.

Nous refusons de comparaître au tribunal.

affiche_1708.jpg

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous ne reconnaissons pas la justice. La justice est un instrument de l’état. Cet état qui nous impose par la force le projet d’aéroport (et bien d’autres) malgré une opposition massive. Pour exemple, les nombreux recours portés par les associations qui ont été rejetés, les différentes condamnations d’opposant.e.s, la militarisation de la zone, les pressions policières, le fichage systématique de tout.e opposant.e…

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nos vies n’y valent pas grand-chose face au groupe Vinci, leader mondial du BTP, aux bénéfices annuels de 1,7 milliard d’euros qui exploite dans 90 pays et dont le PDG percevait en 2005 un salaire de 350 000 euros par mois. Dans cette lutte, ce sont nos vies que nous défendons et nous n’attendons pas que la justice lutte à notre place car elle est un outil au service du capital.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous refusons de jouer le rôle que la justice attend de chacun.e. Quotidiennement des tas de gens sont convoqué.e.s devant un tribunal. Face à la justice, nous sommes seulement tenu.e.s d’obéir, de jouer le jeu, de bien nous habiller, de répondre poliment aux marques de mépris et aux vexations, d’accepter de nous faire couper la parole, d’attendre notre tour. En un mot : de nous montrer dociles et de faire semblant de croire que la justice est juste. Parce que celui ou celle qui ne le fait pas risque simplement une décision plus sévère. Avoir affaire à la justice, c’est voir des magistrat.e.s décider du cours de sa propre vie.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce qu’il s’agit d’un procès d’expulsion et que nous ne voulons pas être expulsé.e.s. Peu importe notre défense, l’expulsion sera prononcée. Seuls quelques jours ou semaines de délai pourraient être accordées, ce qui ne changerait ni nos vies, ni la lutte, ni l’état de ce monde.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce que nous ne voulons pas parler au/à la juge. Nous trouvons plus intéressant de discuter entre nous. Nous avons plus à gagner en nous rencontrant et en nous organisant.

Nous refusons de comparaître au tribunal parce qu’il fait toujours plus beau à l’extérieur.

NOUS VOUS INVITONS À TOU.TE.S NOUS RASSEMBLER DEVANT LE TRIBUNAL DE SAINT NAZAIRE LE 17 AOUT A 8H00. Ainsi qu’aux Planchettes du 16 au 19 août pour préparer la résistance face aux expulsions

Nous ne lâcherons rien. Nous ne partirons pas. Vinci dégage.

- Des occupant.e.s de la Zad -

Liens : http://zad.nadir.org/spip.php?article48

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov