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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:53

Vendredi 1er avril - Vannes - A l'heure où un nouveau projet de Loi liberticide sur la psychiatrie est discuté au Parlement, il nous paraît intéressant de questionner le principe même de "l'enfermement psychiatrique".
Conférence débat "l'enfermement psychiatrique en question(s)" avec Jacques Lesage de la Haye (psychologue, animateur de l'émission anti carcérale Ras les murs sur Radio Libertaire, ancien prisonnier, auteur de nombreux ouvrages sur l'enfermement carcéral et/ou psychiatrique) - Palais des Arts - 20h30 - Entrée libre - Organisée par nous-mêmes !

 

Lire aussi cet article, Surveiller et punir, paru dans le Monde libertaire 1628 du 23 mars 2011

 

conf débat psy

Même si nous ne nous y reconnaissons pas à 100 %, ici est reproduite la Lettre ouverte du collectif « Mais c’est un homme » adressée le 4 mars 2011 à tous les députés concernant le projet de réforme de la loi de 1990 « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique », qui doit être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 15 mars 2011.

 

Réforme de la psychiatrie : une loi de grand renfermement !

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

 

Nous vous écrivons afin de vous alerter contre le projet de réforme de la loi de 1990 « relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique », qui doit être discuté à l’Assemblée nationale à partir du 15 mars 2011. Celui-ci marque un tournant sécuritaire gravissime concernant la psychiatrie, où le contrôle social généralisé de la normalité des comportements va remplacer l’accompagnement bienveillant des personnes en souffrance psychique.


Le pouvoir dévolu à l’autorité administrative d’enfermer toute personne présentant un « trouble », autrement dit tout déviant potentiel à l’ordre public, va être renforcé : sur le seul avis d’un médecin ne connaissant généralement pas le patient et soumis aux pressions, continuera de reposer la décision d’enfermement. Celle-ci pourra être prorogée indéfiniment, puisque le préfet ne tiendra pas forcément compte de l’avis du psychiatre de l’établissement mais surtout des nécessités de l’ordre public et de la sûreté des personnes, et qu’il multipliera les expertises, émanant d’experts qu’il choisira. Une scène de ménage un peu vive, une alcoolisation trop bruyante, une interpellation trop musclée, voire une simple manifestation de résistance ou d’opposition pourront ainsi conduire à un enfermement prolongé, sans raison médicale avérée.


Certes, pour tenir compte de la décision récente du Conseil constitutionnel, ce projet de loi prévoit que le juge des libertés et de la détention statue sur la mesure d’hospitalisation sans consentement au terme des quinze premiers jours, puis tous les six mois, pouvant en ordonner la mainlevée. Mais il est sûr que la justice ne disposera d’aucun moyen supplémentaire pour cela et, faute de compétence sur la maladie mentale, tendra à se reposer sur des experts médicaux déjà débordés ou, pire, à suivre l’injonction administrative. L’enfermement psychiatrique demeurerait en tout cas une loi d’exception. Ainsi, l’intervention du juge ne concernera pas le bien-fondé de l’hospitalisation en elle-même, qui commencera par une période d’observation et de soins de soixante-douze heures, véritable garde à vue psychiatrique. Elle ne concernera pas plus les soins sans consentement en ambulatoire, y compris à domicile, dont le développement non contrôlé conduira au règne de l’arbitraire le plus total. Les droits des patients et des familles seront gravement réduits : le patient ne sera informé sur ses droits que si son état le permet, et l’hospitalisation à la demande d’un tiers pourra être prononcée, aussi paradoxal que ce soit, sans demande de tiers ! Jusqu’à présent, le tiers demandeur, le conjoint, les ascendants ou descendants, pouvaient décider de la levée de l’hospitalisation. Désormais, le médecin pourra maintenir une personne hospitalisée contre l’avis de l’entourage. En outre, tout patient hospitalisé sous contrainte se verra fiché, et ce casier psychiatrique le suivra toute sa vie. Le contre-pouvoir médical, comme celui des proches et des juges, sera réduit comme peau de chagrin : avec la nouvelle loi hospitalière, l’indépendance déontologique des psychiatres n’existe déjà plus puisqu’ils sont nommés par le directeur de l’établissement et sont récompensés à l’activité qu’ils produisent, ils sont autrement dit poussés à faire du chiffre et hospitaliser plus. Soumis aux pressions administratives et par peur de la faute, ils seront contraints à devenir des gardiens de l’ordre public, des experts en bon comportement ne pouvant garantir les libertés et donc la santé de leurs patients. La multiplication des certificats, fournis par des praticiens mis en rivalité et parfois triés sur le volet, conduira l’exercice médical à devenir une entreprise de contrôle régie par les lois du profit et de la concurrence. Mais cette gestion médicale de la paix sociale se paiera au prix fort : la confiance, à la base de l’alliance thérapeutique, va laisser place à davantage d’opposition et de violence de la part de patients qui auront toutes les raisons d’être persécutés.fliquiatre2


Le plus dangereux est à venir : en introduisant la possibilité de soins sous contrainte à domicile, qui vont rapidement se généraliser en raison de l’encombrement des hôpitaux, ce projet de loi porte frontalement atteinte à la vie privée et à la liberté d’aller et venir. Compte tenu de l’absence de moyens alloués aux secteurs extra-hospitaliers, ces soins se limiteront la plupart du temps à injecter un neuroleptique retard, en attendant la géolocalisation, au plus grand bénéfice de l’industrie pharmaceutique et de l’ordre public réunis. Cette disposition d’une extrême gravité augure l’avènement d’une société de contrôle inédite où chacun sera tenu, au moindre écart de conduite, d’être enfermé et « traité » chez soi ! On voit comment l’ensemble de ce projet de loi fait glisser délibérément la psychiatrie, pratique médicale centrée sur la personne en souffrance, vers une police des comportements visant à éliminer symboliquement tout fauteur de troubles. En effet, ce n’est plus seulement le malade qui est visé, sous prétexte de dangerosité, mais l’ensemble de la population devant laquelle est agité l’épouvantail de l’exclusion morale, médicalisée, aseptisée. Il s’agit de soumettre le peuple en douceur, par la peur, en conditionnant une subjectivité passive et conformiste. Ce faisant, cette loi va aggraver la violence sociale, ce qui justifiera en retour son durcissement : cercle vicieux sécuritaire permettant au pouvoir en place de prospérer… Voici venue l’ère du grand renfermement, chez soi et à l’intérieur de soi : sa seule fin est l’implosion psychologique, pour éviter une explosion sociale… Au fou !


Au contraire, c’est de davantage de moyens que la psychiatrie publique a besoin, de davantage de confiance et d’indépendance, au service des populations en souffrance. Il faut donc défendre la politique solidaire de secteur, et restaurer les contre-pouvoirs médical et judiciaire face à l’arbitraire d’un Etat de plus en plus policier. Il y a urgence : nous devons tous nous mobiliser pour la défense des libertés fondamentales et des valeurs républicaines, et pour la promotion de notre psychiatrie humaniste.


Espérant vous avoir éclairé(e) sur les dangers de ce projet de loi profondément antisocial et liberticide, et que vous aurez à cœur de lutter avec nous contre son adoption, nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre sincère considération.

  

Mais c’est un Homme


Note de Anars 56 : Les députéEs ont encore brillé : le 22 mars, le projet a été voté, dès la première lecture, à l’Assemblée nationale...


 

La folie n'est pas de rêver un autre monde, mais de voir le monde tel qu'il est et de l'accepter.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:43

Extrait du Monde libertaire 1624

 

Esprit critique en acier pour gens en taule ? Tentatives d’ateliers critiques en prison

Guillemette Reviron est mathématicienne, Richard Monvoisin, didacticien des sciences. Ils enseignent tous les deux l’esprit critique et l’autodéfense intellectuelle au sein du Cortecs. Tous deux défendent une lecture rationnelle et libertaire du monde.

Devise commune : l’esprit critique est une arme sociale qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.
Constat commun : cette arme sociale n’est pas équitablement distribuée.
Solution parmi d’autres : outiller ceux qu’on n’outille pas.

  L’histoire se passe dans le Sud-Est pour l’une, ailleurs pour l’autre, dans l’une de ces villes où il ne fait pas (encore) bon dire qu’on y développe la lecture critique destinée aux détenus.


À l’origine, un dilemme d’enseignants : faut-il accepter d’entrer dans une institution comme la prison et de la légitimer en y tenant une fonction, même pédagogique ? Faut-il au contraire refuser de contribuer de quelque manière que ce soit à cette mécanique qui brise les os des condamnés ? La question est permanente, vicelarde et aussi tenace qu’un scrupule, aussi fallut-il, pour la trancher, admettre ceci : quand bien même attaquer les prisons à coups de burin serait la posture la plus défendable, elle est de toute façon hors de notre portée, par manque de contexte, de forces vives, d’organisation, ou simplement de courage physique.


Alors autant ne pas rester les bras ballants. L’historien Howard Zinn disait qu’il est impossible de se permettre d’être neutre dans un train en marche. Si le dilemme est vraiment épais, et qu’entre faire et non-faire, notre cœur balance, alors il nous semble plus moral de faire. Mais faire quoi ? Si on ne se sent pas prêts à dynamiter les cachots, que peuvent faire des enseignants pour les vider ? À part un plan des égouts ou une lime cachée dans un pain d’épices, que peut offrir un intellectuel à un détenu qui permettrait à ce dernier sinon de sortir plus vite, du moins de ne plus se faire incarcérer ? Nous avions deux types de réponse possibles : enseigner le droit – mais nous sommes incompétents – ou enseigner l’analyse critique.


Or ça, c’était dans nos cordes, car c’est justement l’objet de notre collectif de recherche, le Cortecs 1 : transmettre de l’esprit critique en donnant des outils d’analyse de type scientifique, tirés de la mathématique, de la psychologie, de la sociologie, de l’histoire, etc.


Précisons bien : nous utilisons la science. Non point le groupe social des experts en blouse blanche, ni la technopolitique qui va décider à notre place sur quels programmes de recherches et quels modèles de société sera investi notre argent. Non, il s’agit bien de la science comme démarche visant à dire des choses plus vraies que fausses sur le monde. Tout simplement parce que si on souhaite le changer, encore faut-il le connaître. Et en ce sens, et en ce sens seulement, la science est éminemment subversive. C’est cette démarche qui démontre que le racisme n’a pas de fondement, que le sexisme repose sur un ramassis de sornettes, que certaines lois économiques ne sont que billevesées, que l’amiante était démontré toxique depuis quatre-vingts ans, que les contenus d’enseignement de l’histoire gomment la plupart des mouvements sociaux et des horreurs perpétrées par les gouvernements, que le créationnisme est un scénario idéologique sans preuve et que Déluge, saignées, humeurs, phlogistique, théorie sexuelle freudienne des névroses, infériorité intellectuelle de la femme et influence de la musique sur les plantes sont à ranger dans les rayonnages empoussiérés de la cave des connaissances fausses. Etc.


C’est également la science comme démarche qui fait la preuve que la pensée de Ségolène Royal relève de la droite chrétienne, que Dominique Strauss-Kahn colle à un modèle économique ultralibéral et que Nicolas Sarkozy est le « président des riches 2 ». C’est la science comme démarche qui montre que les populations carcérales sont issues des couches sociales pauvres et que ce n’est pas le paramètre « arabe » ou « noir » qui est pertinent, mais bien celui de capital, qu’il soit financier ou symbolique.


C’est la démarche scientifique qui permet de démontrer que créer des conditions carcérales n’a jamais freiné les actes criminels, réduit la récidive ou aidé quelque personne que ce soit, victime ou fautif, à se reconstruire, ni même à réparer quoi que ce soit.


Et si un jour la science démontrait quelque chose qui nous heurte ? Tout l’art de l’éthique humaine résidera dans la manière d’appréhender cette réalité, même déplaisante. Oui, il semble qu’il n’y ait pas de lien causal entre les pesticides et la « disparition » des abeilles : nous aurions préféré qu’il y en ait un pour mieux dénoncer l’emploi de ces produits, mais dans l’état des connaissances actuelles, c’est ainsi. Alors cela n’empêchera pas de dénoncer cette industrie, mais sur des faits solides – et il y en a assez – et non des fantasmes. En attendant, l’objectif est de trouver ce qui arrive aux abeilles, et se contenter d’une fausse explication ne les aidera pas.


Oui, il y a des gens qui, par exemple, aiment tuer, violer, commander, torturer. Reste à savoir quoi élaborer politiquement pour ces gens, et c’est compliqué. Mais pour le faire, encore faut-il connaître les mécanismes qui les conduisent à ça. Possible que ce que l’on découvre ne nous plaise guère, mais… le monde n’est pas « fait » pour nous plaire.


Pour revenir à la question de la prison, et pour plagier Confucius et son poisson : quand un individu est en prison, mieux vaut lui donner les outils intellectuels et juridiques pour s’en tirer le plus vite possible et faire en sorte de ne pas y retourner que de lui donner une pelle ou une échelle.
Nous savions transmettre des éléments d’esprit critique aux étudiants : analyse des faits, lecture critique des médias, étude scientifique des pseudosciences, zététique 3, psychologie de la manipulation, mensonges politiques, etc. Mais les étudiants sont en majorité des filles et fils d’étudiants, des enfants de bac plus quelque chose. Et s’il est un endroit où l’on est quasi certain de trouver une frange de population qui n’usera jamais son froc sur les bancs des amphithéâtres, c’est bien dans les geôles.


Il fallait une manière d’entrer dans les murs. Pour l’une d’entre nous, la solution indirecte fut le soutien scolaire. Faire beaucoup de maths, puis laisser se décaler les discussions, un peu moins de maths, un peu plus d’analyse critique, de discussions sur les médias, d’analyses de livres.


Pour l’autre, ce fut un atelier « Médias & esprit critique », avec l’ambition de venir projeter des extraits de journaux télévisés, des analyses de « désentubages » cathodiques 4, des bouts d’émission, et de décortiquer la fabrication de l’opinion, le choix des mots, des scénarisations, la manipulation des chiffres et des statistiques. Il faut néanmoins savoir que cet atelier a mis pratiquement deux ans à être accepté par l’administration pénitentiaire : enquête de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), difficultés concernant le matériel informatique pour projeter les documents, etc. Il fallut toute l’opiniâtreté de certains responsables du Service pénitentiaire d’insertion et de probation pour parvenir à démarrer l’atelier en septembre 2010, soit un « cycle de dix interventions hebdomadaires sous forme d’ateliers-débats, à partir de documents vidéo ou papier tirés essentiellement des médias télévisés ou des journaux afin d’élaborer avec le public présent des outils d’analyse critique de l’information ».


Chomsky a écrit que si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. L’accès à une éducation n’étant obligatoire que jusqu’à 16 ans, rendons l’éducation critique optionnelle, omniprésente et séduisante, à partir de 16 ans et demi. Certains sont moins outillés que d’autres et se font broyer par le système ? Alors dénonçons ce qui ressemble à de l’abus de faiblesse. Et puisqu’on trouve dans le Code de la consommation, livre I titre II, chapitre II section IV, l’article L122-8 dénonçant l’abus de faiblesse dans les démarchages commerciaux, il suffirait de créer un article de plus, le 122-16, qui n’existe pas, et qui serait l’abus de faiblesse critique : « Art. L.122-16 – Quiconque aura abusé de la faiblesse ou de l’ignorance d’une personne, ou n’aura pas mis tout en œuvre pour lui fournir une autodéfense intellectuelle suffisante pour lui laisser faire ses choix en pleine connaissance de cause, sera puni par un cours d’esprit critique d’un nombre d’heures à définir, ainsi que par lecture de la bibliographie complète du Cortecs, lorsque les circonstances montrent que cette personne n’était pas en mesure d’apprécier la portée des engagements qu’elle prenait ou de déceler les ruses ou artifices déployés pour la convaincre à y souscrire, ou font apparaître qu’elle a été soumise à une contrainte. »
Luttons pour faire naître de l’autodéfense intellectuelle partout où elle pourra germer.
Même à l’ombre.

Guillemette Reviron
Richard Monvoisin




1. Collectif de recherche transdisciplinaire esprit critique & sciences : www.cortecs.org
2. Titre du dernier ouvrage des sociologues M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot, Le Président des riches, Zones, 2010.
3. Ou art du doute (scepticisme scientifique). Étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des « thérapies » antiscientifiques. (Ndlr.)
4. Le désentubage cathodique est un art critique poussé au summum sur Zalea TV et par les Mutins de Pangée. Voir www.lesmutins.org/Desentubages-Cathodiques.html

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:14

A l'appel des collectifs de Pontivy anti loppsi et anti vidéosurveillance, autour de 200 personnes se sont rassemblées Place du Martray, ce samedi 22 janvier, à partir de 11h.


Pancartes, banderole "Pontivy n'est pas loft story" permettaient de ne pas se tromper sur les objectifs visés par les contestataires : abrogation le la loi Loppsi 2 dans son intégralité et refus de l'installation de caméras de vidéosurveillance dans les rues de Pontivy, votée par décision du conseil municipal, classé à "gauche"... qui ne semble pas gêné de gaspiller l'argent public au profit des intérêts privés des entreprises de sécurité.
Une table de presse fort bien pourvue avait été préparée par le  collectif Halem (Habitants de logements et éphémères ou mobiles).
manif-anti-loppsi2-Pontivy-22.01.2011-007.jpgSymboles de l'habitat alternatif "hors norme" visé par la loi Loppsi 2, une armature de yourte a été construite sur la place, tandis qu'une roulotte se posait tranquillement. La chorale révolutionnaire a entonné quelques joyeux et subversifs chants. Nos oreilles ont ainsi été gâtées par "la semaine sanglante" (sur la Commune de Paris de 1871), "les enfants de Cayenne", "Rue de Paname" (Les Ogres de Barback), etc...
Du jus de pomme et des gobelets d'une excellente soupe étaient proposés à prix libre.
Ici et là, une guitare était grattée, un air d'accordéon se baladait et l'inévitable djembé était mis en action.

Niveau forces politiques, on retrouvait les organisateurs membres des collectifs de Pontivy : la Cnt, le collectif antilibéral, la FASE... Le Pcf appelait aussi mais certains se sont rappelés que face à la vidéosurveillance de Pontivy, les cocos se sont abstenus... au lieu de voter contre !
Un drapeau d'Europe Ecologie a pu être obervé.
Mais, indéniablement, les drapeaux les + nombreux étaient les "rouges et noirs" de la Cnt et de l'Alternative libertaire et les "noirs" de la fédération anarchiste. Et, comme à l'accoutumée, un bon p'tit paquet d'anarEs "non organiséEs spécifiquement" (comme on dit) étaient de la partie !

La présence d'organisations politiques ou syndicales ne doit pas masquer celles de personnes "sans étiquettes", de fait majoritaires, tout simplement indignées par les lois décidées en leur nom.


Forts de notre nombre, une déambulation s'est improvisée dans les rues de Pontivy.
Le  forum social local de Séné et Vannes des 28, 29 et 30 janvier prochains a pu être annoncé. Il appartenait aux membres du groupe libertaire Lochu (FA Vannes), de relayer cette annonce. Mission remplie !
Parmi celles et ceux qui avaient fait le déplacement, il y en avait de Lorient, de Vannes... Aussi est-il question d'un collectif départemental anti Loppsi qui pourrait se monter. A suivre donc !

 

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Selon Le Télégramme du 23 janvier 2011 : http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/cameras-a-pontivy-56-la-contestation-s-organise-23-01-2011-1183728.php

 

Caméras à Pontivy (56). La contestation s'organise

Hier, sur la place du Martray, près de 200 personnes ont manifesté contre un projet de loi sécuritaire jugé liberticide, LOPPSI 2. Un mouvement organisé symboliquement à Pontivy, une ville qui va bientôt installer des caméras de vidéosurveillance.

«Lorsqu'un gouvernement viole des droits du peuple, l'insurrection de ce peuple est une nécessité et un devoir». Pour Édouard, cette formule lancée «par nos pères révolutionnaires en 1789, apparaît aujourd'hui encore d'une cruelle actualité». Comme lui, ils étaient près de 200, hier matin, a s'être donné rendez-vous sur la place du Martray, pour s'opposer au projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2). Le texte de cette loi qui comporte 48 articles, traite à la fois de la délinquance routière, de la «cyber-pédopornographie», de l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs, de la vidéosurveillance ou encore de l'expulsion d'habitats illicites. Il donne également de nouveaux pouvoirs aux forces de l'ordre et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée. yourte-pontivy.jpg

Pontivy un symbole!

Venus de nombreuses villes de Bretagne, les opposants à cette loi n'avaient pas choisi la cité pontivyenne par hasard! Le conseil municipal vient, en effet, de décider d'installer des caméras de vidéosurveillance dans quatre secteurs de la ville. Si ce mouvement de protestation dépasse largement le débat local opposant les «pros» et les «antis» caméras, le lieu avait tout de même valeur de symbole. Discours, distribution de tracts, discussions, défilé dans les rues ou encore montage provisoire d'une yourte... la manifestation s'est déroulée pendant une partie de la journée, dans une ambiance bon enfant et sans le moindre incident. «Nous avons la désagréable impression que dans ce pays, les lois liberticides s'enchaînent à un rythme inquiétant», regrettait Anne-Marie avant de s'interroger «sur le décalage sans cesse croissant entre le discours qu'on nous sert sur les libertés et le rétrécissement très fort de celles-ci!» De son côté, Gaëtan stigmatise «la résignation des citoyens». Pour lui «après le mouvement de contestation sur les retraites, les gens se demandent si cela sert encore à quelque chose de descendre dans la rue?» Mais qu'importe! En décidant de s'opposer à ce projet de loi liberticide, il affirme adopter «une attitude de résistance et de dignité». À Pontivy, c'est ce que devrait continuer à faire le collectif anti-caméras.

 

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Selon Ouest-France du 23 janvier 2011: http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pres-de-200-personnes-disent-non-a-la-loi-Loppsi-2-_40875-1664864------56121-aud_actu.Htm

 

Près de 200 personnes disent non à la loi Loppsi 2

dimanche 23 janvier 2011

Mise en danger des libertés individuelles, développement de la vidéoprotection, contrôle des habitats mobiles... C'est ce que dénoncent près de 200 militants réunis place du Martray samedi matin.

Jeunes

Ils ont 22 et 24 ans et sont étudiants. Aurélien et Pierre considèrent la loi Loppsi 2 (1) très dangereuse. « Les juristes le disent eux-mêmes, dit Aurélien. La possibilité d'expulser des gens de leur habitat mobile, la mise en place d'un couvre-feu pour les moins de 13 ans, la vidéo-protection que se systématisent » effrayent l'étudiant qui considère que la réponse par les caméras à la délinquance est un problème de fond, de société.

Même sentiment chez son copain Pierre. « Loppsi 2 renforce un peu plus le sentiment de peur de l'autre. Ce qui m'effraie, c'est que les gens n'ont pas connaissance de cette loi. »

Et moins jeunes

Ce rassemblement n'a pas concerné que les plus jeunes. À l'image de Gilbert, 77 ans, et Maryline, 51 ans, présents pour montrer leur hostilité « à une société du tout sécuritaire, résume Gilbert. Les caméras ne font que déplacer la délinquance, si elle existe. »

Maryline est choquée par l'attaque que représente la loi concernant les habitats mobiles. « Que vont devenir les gens qui vivent en roulotte, en camion aménagé ou en yourte ? interroge-t-elle. Pour certains, c'est un choix, mais pour d'autres, c'est parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre autrement. Veut-on les obliger à vivre sous les ponts ? »

Yourte et roulotte

Le rassemblement s'est déroulé en plein centre-ville historique sur la place du Martray. À l'appel notamment des communistes, des anarchistes, du collectif anti-libéral. Il y avait également des représentants locaux d'Europe écologie. Entre une yourte et une roulotte, les 200 personnes ont discuté, dénoncé, débattu autour d'un bol de soupe ou un café.

De l'intérieur

Yann, 25 ans, vit dans une yourte dans le Finistère. « J'ai fait le tour de la loi Loppsi 2, explique-t-il comme pour tordre le cou à l'idée qu'il ne sait pas de quoi il s'agit. Je ne conçois pas que même des politiques de droite puissent appliquer ce qu'elle contient. Elle est hors humanité. »

Flagrant délit

De contradiction. C'est en tout cas ce qu'a dénoncé l'un des participants à la mobilisation. « Je m'étonne de voir des représentants de la majorité municipale qui se sont abstenus lors du vote concernant la vidéoprotection à Pontivy, présents à ce rassemblement. »

Réponse de l'intéressée, Marie-Madeleine Doré-Lucas sur le sujet, « nos positions sont claires là dessus, explique-t-elle. Nous n'avons pas voté pour. Et quand on est élu il faut savoir combattre de l'intérieur. »

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:01

 

Contre la loi liberticide LOPPSI 2
Samedi 22 janvier, 11h, place du Martray, à Pontivy, le groupe libertaire Lochu - Ferrer (fédération anarchiste Vannes & Lorient) appelle au rassemblement initié par les collectifs de Pontivy "antiloppsi" et anti vidéosurveillance. Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité  intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et liberticide, ce texte annonce un nouveau pas vers la dictature. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car ce projet marque un recul général des libertés individuelles.

 

  Pour en savoir plus sur la loi Loppsi 2, on lira avec profit l'article Loppsi 2 ou la fièvre sécuritaire.

Loppsi 2 Pontivy

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:27

Ce mercredi 12 janvier 2011, le collectif "Pontivy anti Loppsi 2" s'est invité aux voeux du maire de Pontivy, Jean-Pierre LE ROCH (Parti Socialiste), pour dénoncer à la fois la Loi LOPPSI 2, actuellement en discussion au Parlement, et l'implantation de caméras de vidéosurveillance, dans les rue de Pontivy, votée par le Conseil municipal. La collusion de vues sécuritaires entre le gouvernement autoritaire UMP et une municipalité classée à gauche... semble un peu trop flagrante... Droite-Gauche, tout le monde, il est pour la vidéosurveillance !!!

 

Nous avons reçu ce compte-rendu de l'action devant le Palais des Congrès de Pontivy où se déroulait cette cérémonie de voeux...

 

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On n'était pas très nombreux, mais compte tenu de l'heure - 16h30 - et du peu de relais médiatique, c'est une réussite !
D'autant + que l'information étant arrivée aux oreilles du maire, et qu'il n' y a toujours pas de caméra pour assurer sa sécurité... Il avait alors fait déplacer un important dispositif policier sans commune mesure avec nos capacités de mobilisation : environ 1,5 gendarme pour unE manifestantE (argent public...) avec caméra manuelle qui n'a pas servi, ha ha ha !

La totalité des corps "constitués" présents a dû prendre notre information et connaître notre désapprobation.

Toutes et tous étaient là : conseillers municipaux, régionaux, généraux, plus les directeurs des grands établissements pontivyens du public et du privé, mais aussi les agents communaux sous autorité directe du maire dit "socialiste", enfin les gendarmes et les pompiers, sans oublier nos amis reporters de "Ouest france", du  "Télégramme" et du "Pontivy journal"... Wouah !

Nos amis gendarmes et journalistes ont déjà pris RDV avec vous et nous pour le 22.01.2011 dès 11.00h place du Martray à PONTIVY ou nous tenterons l'habitat précaire et un débat de rue avec animation, clowns, table de presse et pique-nique, etc... (Cf affiche dans la rubrique "événements à venir" sur ce blog)

 

Pontivy 1301111

Pontivy 1301112

 

 

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Selon Ouest France du 13 janvier 2011 (extrait) - http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Voeux-du-maire-sur-fond-de-manif-anti-cameras-_40883-1652885------56178-aud_actu.Htm

 

Voeux du maire sur fond de manif anti-caméras

 

C'était mercredi la traditionnelle cérémonie des voeux au palais des congrès. Les invités ont été accueillis par des militants distribuant des tracts contre la vidéosurveillance.

Loft Story

Ils étaient une douzaine sur le parvis du palais des congrès pour distribuer des tracts dénonçant l'arrivée prochaine de caméras vidéo dans quatre lieux de la ville. « Pontivy c'est pas Loft Story », dit ce tract. Il dénonce « la municipalité qui accompagne la politique sécuritaire et liberticide lancée par les gouvernements, via notamment la nouvelle loi Loppsi 2 ». Un collectif a été créé pour protester contre ce projet de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure. Il prévoit une nouvelle manifestation le 22 janvier.

 

XXIe siècle

Pendant ce temps-là, à l'intérieur, le maire a évoqué l'année qui commence et esquissé celles qui vont suivre. (...)

 

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Selon Le Télégramme du 13 janvier 2011 - http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/cameras-de-surveillance-les-antis-reprotestent-13-01-2011-1173517.php?xtmc=pontivy%20maire%20voeux&xtcr=3

Pontivy

Caméras de surveillance. Les «antis» reprotestent

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Absent des débats pendant plusieurs mois, le collectif anti-caméras est ressorti de l'ombre hier soir. Symboliquement, ils ont distribué destracts avant lacérémonie des voeux du maire de Pontivy.

«Wanted Le Roch» et «Big Brother is watching you»! Deux affiches placardées sur les portes d'entrée du palais des congrès et un groupe d'une dizaine de membres du collectif anti-caméras distribuant des tracts sous le regard d'un paisible cordon de gendarmes... C'est par cette vision qu'ont été accueillis, hier soir, au palais des congrès, les invités de la traditionnelle cérémonie des voeux du maire de Pontivy, Jean-Pierre LeRoch. Créé il y a un peu plus d'un an, pour s'opposer au projet d'installation de caméras de surveillance dans la cité pontivyenne, ce collectif était, depuis, retombé dans un quasi-anonymat... En décembre dernier, lors de la séance du conseil municipal qui avait adopté les sites d'implantation des futures caméras, pas un seul membre du collectif n'avait alors fait le déplacement vers l'hôtel de ville ! Hier soir, ils ont toutefois décidé de «reprendre le combat» par une action symbolique. «La municipalité continue à s'entêter dans ce projet sans consultation de la population et accompagne aPontivy-telegramme.jpginsi la politique sécuritaire et liberticide, lancée depuis déjà plusieurs années par les gouvernements, via notamment la loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI2)», regrettait un membre du collectif.

Rassemblement le 22 janvier sur la Plaine

Farouchement opposés au projet pontivyen, ils estiment «que la médiatisation de la délinquance et de l'insécurité est une fuite quant aux réels problèmes d'inégalités et d'injustices sociales: chômage, précarité, xénophobie...». Pour eux, «l'efficacité d'un tel dispositif est sévèrement discutée» et il ne vise «qu'à flatter un électorat réactionnaire». Loin d'être un coup d'épée dans l'eau, cette action de protestation se poursuivra par un grand rassemblement sur la Plaine, programmé pour le 22 janvier prochain.

 

 

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Selon Le Télégramme du 14 janvier 2011 (extrait)
http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/voeux-du-maire-des-projets-et-des-inaugurations-14-01-2011-1174571.php

Voeux du maire. Des projets et des inaugurations...

Mercredi soir, comme le veut la tradition, le maire, Jean-Pierre LeRoch, a présenté ses voeux aux Pontivyens. Une occasion d'évoquer les événements qui marqueront cette année municipale 2011.


Des tracts pour les voeux

Le collectif anti-caméras avait profité de la cérémonie des voeux pour organiser une distribution de tracts à l'entrée du palais des congrès (Lire Le Télégramme d'hier). Le maire, Jean-Pierre Le Roch, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette action. Il a simplement tenu à préciser que le dossier suivait son cours. «Nous sommes en phase de consultation avec les riverains. Nous lancerons ensuite les appels auprès des sociétés spécialisées pour une installation qui devrait être effective avant la fin de l'année».

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:41

 

Vannes, à partir de 15h, ce samedi 8 janvier, devant les grilles de la Préfecture du Morbihan, dont le gigantesque bâtiment symbolise effrontément la puissance et les ors de la République française, un peu plus de 50 personnes se sont rassemblées pour dénoncer la Loi Loppsi 2, en cours de discussion au Parlement.

 

Aucun élément de cette loi fourre-tout ne trouve grâce aux yeux des manifestantEs. Car derrière ses aspects liberticides, se cache une législation qui cible principalement les pauvres, les miséreux, tous ceux et toutes celles qui galèrent en ce monde de compétition non choisie… ou qui, tout simplement, cherchent à vivre différemment

 

La délinquance en col-blanc, celle des riches et des puissants, est globalement épargnée par ce nouvel arsenal sécuritaire.

 

Le grand public ignore largement ce qui se trame avec cette loi Loppsi 2 et les grands médias sont avares d’information sur le sujet et n’en font guère leur « une »… En soi, ce choix n’est pas innocent. Pourtant, les articles de la Loi sont adoptés par des Parlementaires qui prétendent représenter TOUT le peuple français, que l’on ait ou non voté pour eux et elles. Outre faire obstacle symboliquement à cette loi, ce rassemblement visait aussi à faire entendre que nous refusons ces lois prises en notre nom.

 

Parmi les contestataires, certains et certaines avaient fait le déplacement depuis Lorient, Pontivy ou de communes plus à l’est de Vannes. Des personnes du collectif HALEM (Habitants de Logements Ephémères et Mobiles), très en pointe contre cette loi, nous ont rejoint. Plusieurs avaient réalisé des banderoles, des pancartes dont celle du groupe libertaire Lochu (et fédération anarchiste Vannes), initiateur de ce rassemblement, qui proclamait « Vers la dictature, embarquez sur Loppsi 2 ». Une tente, symbolisant l’habitat « précaire », « hors norme », disons alternatif, pénalement visé par l’article 32 ter a de la Loi, a été montée sur le trottoir longeant la Préfecture.

 

FortEs de notre nombre, à l’improviste, s’est constitué un cortège qui a décidé de parcourir les rues de Vannes. En ce samedi après-midi, les rues commerçantes du centre-ville sont très fréquentées… Aussi était-ce assez détonnant de voir et d’entendre cette troupe dynamique aux slogans rageurs et ravageurs « surveillance partout, libertés nulle part », « mairie sécuritaire, Etat autoritaire, ce sont les réactionnaires qu’il faut passer au karsher », « police partout, justice nulle part »… La manif improvisée a bloqué durant une demie heure une partie du centre commerçant névralgique de Vannes. A noter qu’il n’y a eu aucune échauffourée avec la police qui se tenait à distance.

 

Des membres du collectif organisateur d’un rassemblement sur le même thème à Pontivy le samedi 22 janvier étaient là. Rendez-vous est pris !

 

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Selon Le Télégramme du lundi 10 janvier 2011 : http://www.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/vannes/securite-interieure-le-projet-de-loi-d-orientation-denonce-10-01-2011-1170047.php?xtmc=loppsi%202%20vannes&xtcr=1

(NB : la journaliste n'a pu être présente qu'au tout début du rassemblement, c'est pourquoi elle ne recense qu'une vingtaine de personnes. Les gens se sont agglomérés au fil du temps pour atteindre une bonne cinquantaine de protestataires avant de défiler dans les rues de Vannes)

 

Vannes ville

Sécurité intérieure. Le projet de loi d'orientation dénoncé

Samedi après-midi, une vingtaine de personnes se sont rassemblées, devant la préfecture, pour protester contre la loi Loppsi 2 (Loi d'orientation pour la performance de la sécurité intérieure). Une initiative du groupe libertaire René-Lochu, qui, fort d'une dizaine de membres sur Vannes-Auray, défend la liberté individuelle et sociale. «Pénalisation de l'habitat précaire et alternatif, mouchard informatique, vidéo-surveillance, contrat parental pour prévenir la délinquance: cette loi, en discussion au Parlement, est liberticide», ont dénoncé les membres du groupe. Et de prendre en exemple les personnes vivant dans des yourtes ou des caravanes sur terrains privés qui «seront désormais délogés par les maires». Pour symboliser une «dérive du pouvoir», quelques sympathisants avaient planté une tente devant les grilles de la préfecture. «Un acte symbolique, mais qui témoigne de notre souhait qu'on nous laisse respirer», ont-ils indiqué.

Loppsi-2-vannes-080111.jpg

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 20:47

Vannes - Rassemblement et discussion publique dans la rue contre la loi liberticide LOPPSI 2. Samedi 8 janvier, à 15 h , devant la Préfecture, Place du général de Gaulle.
Pénalisation de l'habitat alternatif et précaire, mouchard informatique chez vous, privatisation de certains pouvoirs de police... la Loi Loppsi 2 en discussion au Parlement est un nouveau pas vers la dictature en s'opposant aux libertés individuelles et collectives et à la justice  sociale.

 

loppsi2

  Affiche reprise au collectif éphémère « nomades et citoyens en mouvement » (merci à lui !)

 

  Loppsi-2-Vannes.jpg

 

Mise-en-page-1.jpg

 

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Dans Ouest-France du 5 janvier 2011 - http://www.ouest-france.fr/2011/01/05/vannes/Un-rassemblement-samedi-contre-la-loi-Loppsi-2--59655451.html

Un rassemblement, samedi, contre la loi Loppsi 2 - Vannes

mercredi 05 janvier 2011


La Fédération anarchiste du Morbihan (groupe Lochu) appelle à un rassemblement, samedi à 15 h, devant la préfecture. Elle entend ainsi protester contre la loi de sécurité Loppsi 2, en discussion devant le parlement. Les organisateurs de ce rassemblement dénoncent un projet « liberticide » pénalisant, notamment, « l'habitat alternatif et précaire. »

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 22:32


Le vendredi à Augan. Le samedi à Ploërmel

 

Il y a cinq ans, étaient installées les premières caméras de vidéosurveillance à Ploërmel. Depuis, chaque mois de novembre, le collectif “Ploërmel sans vidéo” organise un week­end d’actions et d’animations pour marquer cet anniversaire. L’objectif : informer les citoyens sur les systèmes mis en place, les sensibiliser aux éventuelles dérives et leur présenter les différents recours possibles.

 

Cette année, l’anniversaire se déroulera les 19 et 20 novembre prochains. Le vendredi, à partir de 21 h, c’est le café coopératif Champ Commun à Augan, qui proposera un concert de soutien au collectif “Ploërmel sans vidéo” avec Dinask (rock alternatif/punk) et Copine Connie (électro-punk).


Le système de vidéosurveillance de Ploërmel a été redéployé cet été. Depuis le 19 juillet, 21 caméras réparties sur sept sites sont actives : sur la place Clemenceau, à la piscine, aux Carmes, à l’école Tané et place de la Gare, au centre régional des arts martiaux, sur l’aire de covoiturage de Ronsouze et à la déchetterie. La municipalité (maintenant de gauche !) souhaite ainsi protéger les bâtiments publics de toute dégradation. Les images n’étant pas visionnées en continu et devant servir uniquement dans le cadre d’enquêtes. Montant total de l’opération : 75 000 euros, subventionnés par le Fonds d’intervention et de prévention de la délinquance.

 

Pour le collectif “Ploërmel sans vidéo”, impossible de connaître le taux d’élucidation des enquêtes dans laquelle la vidéosurveillance intervient. II considère le système comme une atteinte aux libertés individuelles et engage régulièrement des procédures judiciaires pour faire disparaître les caméras du paysage ploërmelais. Dernière en date  : un recours déposé en Préfecture pour le retrait de l’arrêté du 23 juin 2010, « autorisant l’exploitation d’un système de vidéosurveillance par la municipalité de Ploërmel ».

 

Programme Vendredi 19 à 20h30


Concert anniv10

Concert de soutien

* Dinask (rock alternatif / punk - Fougère) http://www.myspace.com/dinask

* Copine Connie (électro punk - Résident) http://www.myspace.com/copineconnie

Prix libre

Bar coopératif Le champ commun à Augan http://www.lechampcommun.fr/

 

Samedi 20 à 16h

Cyclo caméra’s tour 2010 “Le redéploiement” Nouveaux sites … Nouveau parcours !!

Exposé/discussion lors d’une balade en vélo autour des sites vidéo-surveillés (en prévention du filmage, perruque et grimage conseillés)

Départ à l’heure : Place des Carmes de Ploërmel à l’entrée de la bibliothèque

Samedi 20 à 18h-20h

Sound system reggae soul

* interlude apéro

Samedi 20 à 20h30

Débat public / rencontre

La branche française de l’ONG Privacy International a organisé les premiers “Big Brother Awards” http://bigbrotherawards.eu.org/ en France en l’an 2000. Lors des BBA 2006, le prix “Orwell Localités” a été décerné à la ville de Ploërmel.

Un des organisateurs des “Big Brother Awards” viendra présenter l’actualité d’une société de surveillance …

Entrée libre

Salles des Carmes, sous l’office du tourisme - parking La Poste

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 17:11

Aux Larmes Citoyens !

aux-larmes-citoyens.jpg

L'intersyndicale du département a décidé d'appeler à un rassemblement le 23 octobre 2010 suite aux violences policières que nous avons connues mardi dernier dans le département et plus particulièrement à Lorient.

 

Elle n'accepte pas ce geste inadmissible qui a consisté à tirer des grenades lacrymogènes sur une manifestation constituée de salariés, de jeunes, de familles et de retraités.

 

Elle a décidé, dans cette période pourtant très chargée pour tous, d'appeler à ce rassemblement pour permettre l'expression populaire de l'émotion, du choc et de la révolte de celles et ceux qui venus entre copains ou avec les enfants se sont trouvés plongés sous un feu nourri de tir qui ont duré plus de trente minutes.

 

C'est inadmissible et scandaleux.

 

Après plusieurs semaines de mobilisation, face à un climat de rupture devant l'attitude des forces de l'ordre, l'ensemble des organisations syndicales décident de porter le cortège vers le pont du Carnel, lieu de dislocation de la manifestation.

 

Ce parcours a été annoncé lors de la prise de parole. Le cortège a calmement emprunté l'itinéraire entre slogans, broncas et fanfares diverses pour se trouver confronter à un premier barrage policier.

 

Arrivés à 100 mètres du pont, les camarades de la CFDT ont essuyé les tirs de lacrymos. S'en sont suivis des moments de grande indécision où le moindre mouvement de foule était immédiatement suivis de tirs. Il n'y avait pas moyen d'évacuer par les rues sur les côtés et le reste de la manifestation ne cessait d'arriver.

 

Grâce à son sang froid, elle a évité le pire face à une décision d'Etat qui visait d'abord à garantir la sécurité des dépôts de pétroliers et faisait fi de la sécurité des populations.

 

Le pétrole d'abord.

 

Ce sont aux interviews du sous-préfet de Lorient qu'elle comprend mieux les mécanismes qui ont conduit à ces erreurs d'appréciations et à ces fautes de commandement des forces de l'ordre.

 

Les « honnêtes citoyens » auraient été instrumentalisés, dit le sous-préfet.

 

Qui sont les honnêtes citoyens selon ce digne représentant de l'Etat : des femmes crédules ou imbéciles de se balader dans une manifestation avec une poussette ou des vieillards à moitié gâteux qui n'arrivent pas à comprendre qu'une manifestation sur les retraites n'est pas une sortie vers la supérette ?

 

Quand il y a des honnêtes citoyens, il y en a aussi des malhonnêtes. Et cela aussi le sous préfet les désigne : les professionnels de la casse. 300 même, cagoulés et armés de barres de fer.

 

Mais où étaient-ils ces casseurs, ces professionnels ?

 

Interrogé hier à la préfecture, à le demande de l'intersyndicale, le même sous-préfet a été incapable de les désigner.

 

Instrumentalisés pourquoi ?

 

Quel était le dessein caché de l'intersyndicale ? Prendre le dépôt pétrolier.

 

Monsieur le Sous-Préfet défend le fantasme de l'ennemi de l'intérieur qui manipule les vrais Français dans des buts inavoués.

 

Halte au sketch et revenons dans le vrai

 

Par cette démonstration injustifiable, le pouvoir a révélé sa brutalité, son refus de tout dialogue, son apriori de traiter les salariés et leurs organisations syndicales en adversaires voire en ennemis de l'intérieur.

 

Cette situation illustre jusqu'à la caricature le blocage de ce gouvernement, sa volonté du passage en force.

Eh bien, nous le disons calmement, fermement.

 

Nous disons ce matin , comme nous le redirons le 28 octobre :

 

Ce projet de réforme nous n'en voulons pas.


Nous ne les laisserons pas nous piquer deux années de notre vie.


Nous serons dans la rue, calmes, sereins, confiants et déterminés.


Monsieur le Sous-Préfet, gardez bien votre pétrole.


Nous nous garderons notre droit au bonheur social.


Au 28, tous ensemble, jusqu'au bout pour gagner.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:45

A Saint-Nazaire, où plus de 25 000 personnes ont défilé, la fin de manifestation a été agitée : 500 personnes en émeute.
14 personnes interpellées, 12 placées en garde -à-vue dont 3 mineurs.

Malgré un rassemblement devant le commissariat de 18H30 à 21H00, et une délégation reçue par un des commissaires adjoints, la libération des camarades arrêtés n'a pas été obtenue.
Les organisations syndicales présentes (CGT, FSU) ont déclaré qu'elle s'adressent au préfet et au procureur pour obtenir la libération des personnes interpellées et que le parquet renonce aux comparutions immédiates et à la justice expéditive dont il a pris l'habitude pour réprimer durement les luttes sociales nazairiennes.
D'autres informations suivront.
Mot d'ordre de mobilisation au tribunal en cas de comparution immédiate

Apparemment, le parquet décidera ce mercredi de l'éventualité de comparutions immédiates. Le chef d'inculpation est le suivant : Attroupement et violence avec arme.

 

Infos auprès du CODELIB (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires) Saint Nazaire.

 

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  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov