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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 10:23

 

Affrontements et arrestations à Saint-Nazaire

 

Trois des six hommes interpellés jeudi soir à l’issue des incidents entre manifestants et forces de l’ordre ont été condamnés à des peines de prison ferme, hier à Saint-Nazaire. Un tuyauteur au chômage, un salarié des chantiers STX et un agent SNCF comparaissait pour avoir jeté des bouteilles ou des pierres sur les policiers. Seul l’un des trois a reconnu avoir lancé une bouteille. Deux ont été incarcérés à l’issue de l’audience pour deux mois de prison. Le dernier, au casier vierge, a écopé d’un mois ferme mais est ressorti libre du tribunal.

 

Infos du CODELIB Saint-Nazaire (Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires) :

 

Compte-rendu du procès du 24 septembre 2010 : comparutions immédiates suite à la manif du 23


Les 3 prévenus comparaissaient pour le même chef d'inculpation, à savoir jets de projectiles et attroupement illicite avec possession d'armes (à savoir des bouteilles). Le procureur demande 3 mois fermes avec mandat de dépôt pour les trois prévenus. A plusieurs reprises il évoque la nécessité de l'exemplarité et quand les avocats demandent une peine juste, il répond qu'il demande bien peu étant donné que les peines prévues par le code pénal pour ces chefs d'accusations vont jusqu'à 3 ans ferme voire 5 ans. 


Le premier prévenu, M. « B.», sans emploi depuis juillet et en reconversion professionnelle, a un casier judiciaire mais rien depuis 4 ans. Maitre Riaud insiste sur la question des sommations qui n'ont pas été entendues en rappelant le jugement en appel de l'affaire de l'année dernière et en évoquant un PV laconique sur la question des sommations.
L'avocate demande une peine mixte pour son client.

Les deux autres prévenus sont défendus conjointement par Maitre Loret et Maitre Lemoigne, qui demandent la nullité de la garde à vue (voire conclusions de la cour européenne des droits de l'homme), la requête cependant ne peut aboutir car la législation actuelle reste en vigueur jusqu'au 1er juillet 2011.

Monsieur « D. », soudeur à STX (Chantier naval) père de famille sans casier (0,47g d'alcool par litre d'air expiré) a jeté une canette sur une voiture, qui s'est avéré être un véhicule de police. Il s'excuse et précise qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de policiers. Le procureur s'étonne qu'il n'ait pas entendu les sommations d'une part et qu'il n'ait pas reconnu le véhicule (peut être à cause de l'alcool selon lui). En l'occurrence les faits n'ont pas eu lieu sur le lieu de l'attroupement rappelle l'avocat et le véhicule
était banalisé.

Il précise que par ailleurs aucun des responsables syndicaux présents dans la salle n'a entendu les sommations. Son avocat souligne par ailleurs que lors de la garde à vue le chef d'accusation était de dégradations (hors le rapport ne mentionne que des dégâts mineurs) et que celui-ci a été changé. Il déplore l'absence d'avocats lors de la garde à vue (aucun prévenu n'en a demandé).

Monsieur « Z.», agent SNCF (0,97 g d'alcool par l. d'air expiré) a un casier (conduite en état d'ivresse). Il a renvoyé une goupille de lacrymo.
Sa petite amie témoigne, ils ont été arrêtés sur un parking et ont dit qu'ils étaient devant la sous-préfecture. Il se souvient de son acte, qu'il assume et souligne à propos de l'alcoolémie que l'alcool désinhibe. Il évoque la mention d'un film sur lequel on le verrait lors de sa garde à vue. Au tribunal il n'y a que des photos sur lequel on ne le voit pas, pas plus que les autres d'ailleurs.
Maitre Lemoigne s'étonne lors de sa plaidoirie que l'on qualifie de violence le renvoi d'une grenade vide par un manifestant alors que l'envoie de grenades pleines par les forces de l'ordre est considéré comme normal.

Le délibéré dure environ 5 minutes et la sentence tombe : 2 mois fermes avec mandat de dépôt pour MM. B. et Z., un mois ferme sans mandat de dépôt pour M. D. qui est convoqué chez le juge
d'application des peines.

Maitre Lemoigne a immédiatement fait appel de la décision concernant M. Z.


Un lycéen de 16 ans gardé à vue et poursuivi

J., 16 ans, a également été arrêté à l’issue de la manifestation. D’après nos information, il semblerait qu’il ait été frappé lors de son arrestation et/ou garde à vue et conduit à l'hôpital.
Il est accusé de jets de projectiles et de bris de vitrines (ce que ces copains présents démentent). Il a avoué pendant la garde-à-vue et signé le PV (on peut se demander dans quel état).
Sa mère a signé le PV reconnaissant qu'elle a pris connaissance des déclarations de son fils et de sa libération (sans présence d'un majeur, sous ordre du procureur) et actant qu'elle a refusé de signer la convocation car elle pense que son fils n'a rien fait.
Il est convoqué le 30 novembre devant le tribunal pour enfant.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 10:40

 

« Ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour une sécurité minime et temporaire ne méritent ni la liberté, ni la sécurité. »
Benjamin FRANKLIN.

 

 

Souriez-vous-etes-filmes.jpgConcernant la mise en place de la vidéosurveillance à Auray, le groupe libertaire Lochu-Ferrer (fédération anarchiste Vannes Lorient) souhaite faire entendre son point de vue.

Nous constations que la la mairie d'Auray avait jusqu'à présent su ne pas se plier aux pressions de la Préfecture pour l'installation de caméras de vidéosurveillance à Auray.

 

Effectivement, le marché de la sécurité privée est en pleine expansion ces dernières années. Il exerce un lobbying constant auprès des collectivités locales et de l'Etat et permet à des entreprises commerciales de capter de l'argent public. Son influence sur les politiques publiques est d'ailleurs croissante.

 

Pourtant, les études scientifiques menées jusqu'à présent montrent le peu d'effet des caméras sur la délinquance, en tout cas rien qui ne pourrait justifier les sommes engagées.

 

Pour se justifier, Monsieur le Maire, utilise le terme « vidéo protection », créé pourtant par la novlangue du Ministère de l'intérieur et des entreprises du secteur de la sécurité. Ainsi, bien qu'il assure s'en démarquer, on ne peut que constater que la logique sécuritaire et autoritaire a commencé à conquérir les esprits. On ne sera pas surpris que l'opposition municipale, par la voix de Monsieur Bienvenu, soit totalement acquise à ses thèses et en demande l'extension. Thèses qui consistent à confier à un gadget technologique de donner un semblant de réponse, mais néanmoins faux, à des problèmes sociaux autrement complexes à résoudre.

 

Les actes considérés comme anti sociaux, comme les dégradations, trouvent largement leur origine dans les frustrations générées par la société capitaliste : la richesse qui côtoie la pauvreté avec son lot d'injustice sociale, mais aussi les valeurs futiles et le désir de possession que procure la société de consommation.

 

Par conséquent pas plus les caméras que le déploiement humain policier (solution préconisée par la gauche) ne sauront résoudre les dérives provoquées par le système. Ils ne s'occupent que des effets et non des causes.


Aussi convient-il de prendre de la distance avec ces peurs pour dénoncer le système qui les génère et pour réfléchir à d'autres modes d'organisation sociale favorisant l'entraide et l'émancipation de l'individu. Et effectivement, la présence humaine est nécessaire pour retisser des liens de solidarité. Mais pourrait-on reconstruire et faire vivre pleinement les dites valeurs de solidarité et de responsabilité si l'on reste dans une société de classes et de subordination ?

 

Pour les anarchistes, la véritable insécurité trouve sa source dans des rapports sociaux de plus en plus tendus : chômage, précarité, fins de mois difficiles et misère, exploitation et souffrances au travail ; problème d'accès au logement, pollutions environnementales ; politiques de santé centrées sur la suppression du nombre de postes et des hôpitaux de proximité, déremboursements des médicaments, fichages multiples… Les risques pour la vie et la santé de chacun sont en jeu. Même si les conséquences sont plus silencieuses, les dégâts sont bien plus pernicieux et dévastateurs.

 

Il y a un peu plus de deux siècles, Benjamin Franklin débarquaient au port de Saint Goustan. Réputé pour ses pensées pertinentes, il nous a laissé celle-ci qu'il conviendrait de méditer : « Ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour une sécurité minime et temporaire ne méritent ni la liberté, ni la sécurité. » Et la liberté de se déplacer sans être épié n'est-elle pas essentielle ?

A Auray, il ne convient donc pas seulement de sauver le quai Franklin mais également quelques réflexions de cet homme qui ont traversé les siècles.

Dans cette logique et compte tenu de tous ces éléments, en particulier l'aspect liberticide de la vidéosurveillance, le groupe libertaire Lochu – Ferrer demande le retrait des caméras récemment installées et s'opposera à tout projet d'extension.

 

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 19:26

Le procès de ce vendredi 9 juillet dura de 18H jusqu'à plus de 4H du matin !
Le juge a pris le temps d'écouter chaque partie ; et la thèse de l'agression de policiers par des jeunes "anarchistes" s'est bien émoussée. La version parlant au contraire de violences policières et de répression d'idées politiques a pu s'exprimer. Au final, Adrien est libéré de sa rétention en préventive.
Le verdict est attendu pour le 29 juillet prochain.


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Déclaration des 6 jointe au dossier d'instruction


"Nous, les six inculpés du 21 juin, souhaitons donner un ton tout autre à ce procès, qui, sans les quelques précisions suivantes sur la situation, ne serait que l’arbre cachant la forêt.
Vous n’êtes pas sans savoir, Monsieur le Président, que la situation politique se trouve à un point de tension bien particulier. Malheureusement, ce point de tension n’a pas comme qualité la tentative de dépassement de la crise sociale actuelle mais plutôt comme objet une chasse aux sorcières avouée contre tout ce qui s’apparenterait à une hypothétique « mouvance anarchiste », un fourre-tout bien pratique pour des forces de l’ordre qui n’ont peut être pas tout compris, à l’image de ce policier qui nous définissait la mouvance anarchiste comme « la mouvance des ultras ».
L’histoire nous a appris que le processus de construction d’une représentation barbare d’un mouvement, d’une tendance ou encore d’une dynamique n’était qu’un préalable, pour le pouvoir en place, à une tentative d’isolement de ce même mouvement dans le seul et unique but de cibler la répression sur un espace restreint et permettre l’étouffement de nos expressions dans un mélange de propagande subtile et de brut enfermement. L’intention de cette déclaration n’est pas, nous le précisons, de définir nos positionnements politiques, de nous cerner dans un mot ou une pseudo mouvance, mais bien de relater les différents faits et situation qui nous portent à croire que ce présent procès n’est pas celui de simples jeunes mais bien celui d’individus qui, par leurs positions, interventions et actes dérangent le pouvoir en place, toute prétention gardée.
Il y a maintenant environ 3 ans que les affrontements oraux, physiques et judiciaires perdurent entre les personnes actives des mouvements socio-politiques poitevins et le commissariat de la ville de Poitiers, soutenu par la Préfecture et la Mairie. Ces affrontements fréquents traduisent une proximité qui nous est affreuse.
Nous dénonçons le littéral passage à tabac que nous avons subi ce soir du 21 juin 2010.
Nous dénonçons la systématique de nos notifications de garde à vue, de leur prolongement et de nos déferrements au Parquet.
De manière plus générale, nous dénonçons l’attitude des forces de l’ordre qui ne ratent jamais l’occasion de nous interpeller oralement dans la rue par nos prénoms, de nous provoquer lors de manifestations ou encore de nous harceler lors d’événements publics comme celui de la fête de la musique.
Nous ne reviendrons pas sur l’intégralité des faits, la liste étant trop longue et notre temps à tous bien trop précieux, à concentrer évidemment sur ce procès.
Mais, il nous paraît important de relier cette affaire à son contexte pour la distinguer de ce dit fait divers où une rixe se serait produite entre un groupe anodin de jeunes alcoolisés et excités et des policiers en patrouille victimes d’un guet-apens.
Entre les affaires de tags, d’occupation, de dégradations, d’outrages, de violences contre la police, en réunion comme à l’accoutumée, appuyées par des certificats médicaux hallucinants, les forces de l’ordre nous livrent une guerre au grand jour, avec ses victoires et ses défaites.
Des victoires comme nos différentes condamnations où le seul témoignage assermenté réussit à balayer une ribambelle de contradictions, comme l’obligation pour certaines des personnes ciblées de fuir la ville de Poitiers ou encore, plus récemment, comme la mise en détention provisoire de cinq personnes, une vengeance publique qui, à notre avis, les laisse sur leur faim.
Des défaites irréversibles, comme leur impunité qui se fragilise au fil de leurs coups d’éclats, comme le fait que chacun d’entre nous persistera à lutter, malgré la répression et qu’avant tout, nous ne sommes pas les seuls.
Pourquoi parlons-nous de vengeance ?
Prononçons la date interdite du 10 octobre 2009.
Une manifestation anti-carcérale, un procès sous tension, un placement en détention pour trois personnes et finalement un certain bide judiciaire en vue des premières ambitions du Ministère de l’Intérieur. Et voilà que la frénésie sécuritaire s’amplifie. On parle d’une liste de 28 noms qui traînerait entre les bureaux de la Sûreté Départementale, de la Mairie et de la Préfecture.
28 noms dans le fourre-tout de la « mouvance anarchiste » et des forces de l’ordre sur les dents, bien décidées à faire baver « ces petits cons » comme ils nous appellent tendrement.
Et nous voilà rendus à la fête de la musique édition 2010.
Des policiers qui nous collent aux pattes toute la soirée, une histoire d’insultes, une course poursuite pédestre, une interpellation plus que musclée puis un matraquage en règle contre toute forme de contestation, à l’extérieur mais aussi à l’intérieur du commissariat, cachés de tous y compris de la réglementation. Des forces de l’ordre en surnombre et 12 policiers victimes de violences sur le papier, le Préfet les appuie sans aucune hésitation.Nous sommes six à comparaître devant vous aujourd’hui.
Nous ne sommes pas les seuls à constater l’accroissement de ce genre d’affaires.
Les violences policières reviennent constamment à l’ordre des discussions de promenade. La B.A.C. a une lourde réputation. La seule chose que nous sachions, c’est que nos blessures parlent bien plus que n’importe quelle assermentation.
Et à ceux qui jugeront que nous fabulons, que cet état de droit garantit un espace de liberté suffisant, nous leur répondrons que nous n’avons pas la même définition du mot « liberté » comme celle du mot « anarchiste ».
Pour finir, nous lancerons une modeste réflexion, illustrant à merveille ce procès : « La police nous protège, mais qui nous protège de la police ».
Les inculpés du 21 juin 2010."

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:17

C'est une habitude bien établie dorénavant à Poitiers. A chaque manifestation, y compris festive, la police et la "Brigade anti-criminalité" provoquent, photographient, filment, harcèlent les jeunes militants pour réussir à en arrêter quelques-uns à la fin. Pour faire du chiffre mais aussi et surtout pour isoler les militants et casser le mouvement social. C'est ce qui c'est encore passé lundi, à Poitiers. Ce fut une fête de la musique complètement morte parce qu'institutionnalisée, avec ses rues vides, ses rares concerts choisis, une présence policière massive : cocktail détonnant qui fait de Poitiers une ville tétanisée où règnent l'ennui et l'intimidation. Les policiers, sous la direction omniprésente de M. Papineau, directeur départemental de la sécurité publique (devenu célèbre pour attirer vers lui des petits objets aussi divers qu'une pile, un briquet, un caillou.., sans jamais être en rien blessé), n'ont pas lâché la quinzaine de têtes connues de certains jeunes militants. Jusqu'à ce qu'ils entendent, diront-ils, une menace et que, selon leurs déclarations, le même scénario se reproduise : une bouteille atterrisse aux pieds de M. Papineau. Résultat : 5 policiers « blessés » et 6 arrestations.

Nous mettons « blessés » entre guillemets car les syndicats de police se sont plaints que les policiers n'ont pas pu obtenir des ITT de la part du CHU, ce qui voudrait dire que ce n'était pas si grave qu'ils le prétendaient… Et comment se fait-il que sur 12 policiers sur-entraînés et dont c'est le métier, 5 se fassent « blesser » par 6 jeunes plutôt fluets dont 2 filles (des militants dont on a vu l'état physique bien amoché au tribunal) ? Manque d'entraînement ? Maladresse ? Désir de passer pour« victimes » ? Les policiers de la BAC, fragiles ? Qui veut croire à cette fable sinon le Préfet qui s’est empressé de porter plainte au nom de l’Etat et quelques personnes à l’affût du moindre fait divers.

Selon le Comité anti répression il ne s'agirait que de méthodes de répression policières des mouvements sociaux, méthodes déjà expérimentées dans les quartiers puis un peu partout : harcèlements, suivis de tabassages, d'arrestations, de gardes à vue prolongées et de procès. Que faisaient donc la police et la Bac à la fête de la musique, des heures durant ? N'étaient-ils pas là pour provoquer et en découdre ? Et le Maire n'était-il pas au courant de leur omni présence et de leurs projets ?

Comment donc les juges pourraient-ils encore faire confiance à M. Papineau, un homme qui fut, le 10 octobre 2009, tout à la fois la victime, le témoin, celui qui arrête, celui qui interroge, celui qui enquête... l'homme orchestre de la répression quoi ! et tout cela sans l'ombre d'une seule preuve... Un talent rare qui devait être réutilisé ? Comment les juges ne s'apercevraient-ils pas que c'est cousu de fil blanc : plus de 30 policiers au procès mercredi 23 juin, 12 se portant partie civile, et le chef des RG présent. Et encore : un policier avec une attèle qui peine à faire semblant de boiter ? Sans oublier un commissaire Papineau sur son 31, faisant une entrée et une sortie spectaculaires ! Bref il ne manquait plus, comme le dira d'ailleurs une avocate, que la venue du Ministre de l'Intérieur, et la pièce du 10 octobre était rejouée. Farce sinistre.

Pourtant, les juges ne croient pas toujours aux fables de la BAC. Même si le parquet s'est pourvu en cassation, Nina a été relaxée, au début de l'année, sur demande de l'avocat général lui même. Tous les policiers ne semblent pas y croire non plus. Qui pouvait envoyer, il y a quelques mois, la note de M. Papineau - lettre étonnante et fort instructive dans laquelle il mettait en cause le Comité anti répression et la presse -, à cette même presse locale sinon l'un des policiers destinataires ?

Outrage, rébellion et violence sont cités en chefs d'inculpation contre les 6 jeunes militants qui, heureusement, décident de ne pas accepter la comparution immédiate, ce sinistre outil de la justice pour annihiler toute possible défense. Le procès a donc été renvoyé au 8 juillet, mais, en attendant, cinq jeunes militants sont en détention provisoire à la prison de Vivonne et la dernière est placée sous contrôle judiciaire.

Que les forces de l’« ordre » se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir n’est que la traduction d’un rapport de force en leur faveur. Grévistes, jeunes militants, sans papiers, "radicaux" en font les frais depuis trop longtemps. Plus que jamais nous appelons à ce que la peur change de camp.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux appelle à un premier rassemblement en même temps que le rassemblement de soutien à Alain (convoqué le lendemain par la juge d’instruction du TGI de Paris pour « outrage ») lundi 28 juin à 18h devant le Palais de justice.
Compte-rendu du jugement d'Alain ici (extrait du blog Pavillon noir (groupe FA Poitiers))

 

Liberté immédiate pour les 5 de la fête de la musique et abandon des poursuites !

Abandon des poursuites envers Alain !

Rendez-vous devant le Palais de Justice de Poitiers le 7 juillet à 18h et soutien le jour du procès le 8 Juillet à 16h.

 

 

 

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:29

Solidarité avec les 6 de Belgrade ! Manifestons avant leur procès le 16 juin 2010 !

1599Belgrade6

Les 24-25 août 2009 l’ambassade grecque à Belgrade, Serbie, a été dégradée en solidarité avec Todiris Iliopulos, qui a été incarcéré en Grèce lors des émeutes de fin 2008 et avait entamé une grève de la faim. Il n’y a eu que des dommages mineurs à l’extérieur du bâtiment de l’ambassade. Bien que la responsabilité ait été entièrement revendiquée par un autre groupe, en septembre quatre membres de l’Initiative Anarchosyndicaliste (ASI, la section serbe de l’Association Internationale des Travailleurs) et deux autres personnes ont été arrêtés sans mandats. Ils ont été détenus sans charge pendant 3 mois puis finalement accusés de « terrorisme international » ; c’était la première fois que cette accusation était retenue en Serbie.

Les 6 de Belgrade ont passé les cinq mois et demi suivants dans de terribles conditions d’isolement et de torture dans la Prison Centrale à Belgrade. Mais un dur travail mené par d’autres camarades dans les Balkans, combiné à une protestation internationale impressionnante de la part de groupes libertaires et à une inquiétude publique par rapport à l’utilisation de la nouvelle loi ont abouti à leur libération sous caution en février 2010. Lors de la première audience le 17 février, à laquelle plus de 200 personnes de Serbie et d’ailleurs ont tenté d’assister, la cour les a libérés afin qu’ils continuent leur défense en dehors de la prison.

Il est important de savoir que pendant la détention des 6 de Belgrade, trois sympathisants d’une autre ASI locale ont été arrêtés à Vršac pour avoir placardé des posters avec les mots « Liberté pour les anarchistes arrêtés ». Deux autres camarades de l’extérieur de la Serbie ont été arrêtés pendant qu’ils soutenaient les 6 de Belgrade pendant le procès, pour avoir distribué un prospectus disant « L’anarchisme n’est pas du terrorisme » et se sont vu saisir leurs documents de voyage. Les autorités ont également essayé de faire interdire un spectacle artistique mettant en scène l’un des 6 de Belgrade. Après la défaite de la première audience, l’aile droite a décidé d’utiliser des formes alternatives de répression et d’intimidation contre ASI. Au début du mois de mars 2010 des posters fascistes disant « Connais ton voisin ! Connais les ennemis de la Serbie » sont apparus près de l’entrée d’une tour d’immeuble où l’un des 6 de Belgrade vit. Le poster racontait des mensonges sur ASI et disait « si une cour corrompue ne les jugera pas, voici ceux qui vont le faire » et « Nous savons où vous vivez, nous savons quand vous dormez ».

Une deuxième audience a eu lieu le 23 mars. Face à la menace d’un autre mois de retard les défendeurs ont été obligés de participer à la deuxième audience sans présence publique. Ils n’ont été prévenus que le jour du procès que l’accusation de « terrorisme international » serait réduite à celle d’« atteinte à la sécurité publique ». L’accusation est toujours sérieuse dans la mesure où c’est la même accusation qui est portée contre les nationalistes qui ont monté l’ambassade des États-Unis contre le soutien étasunien à la déclaration d’indépendance du Kosovo, dans laquelle une personne à trouvé la mort. La peine minimale d’emprisonnement est de 6 mois et la peine maximale de 13 ans.

Le 16 juin 2010, la dernière audience des 6 de Belgrade aura lieu.

L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA) soutient l’appel à des manifestations précédant le procès. Depuis le début l’accusation de “terrorisme international” et le procès aux airs de show politique étaient très clairement un autre acte de répression contre ASI qui s’oppose aux ultraconservateurs et aux nationalistes et soutient l’agitation des travailleurs en Serbie et ailleurs dans les Balkans, comme en Grèce. Les manifestations ont été interdites au centre ville de Belgrade, puisque les autorités cherchent à contrôler l’agitation des travailleurs. La Belgrade Pride a également été interdite. Des membres d’ASI soutenaient cette parade. Nous voyons que les convictions politiques sont suffisantes pour enfermer des anarchistes, confrontés aux accusations les plus graves.

Il est important d’attirer davantage l’attention sur ce cas et de créer un soutien pour les camarades d’ASI-IWA avant le 16 juin. Nous exhortons tous et toutes les libertaires à organiser et à soutenir des manifestations et des actions en soutien aux 6 de Belgrade et à leurs sympathisants qui ont été arrêtés ou se sont vu saisir leur documents de voyage et à rester à jour en lisant le site Internet http://belgradesolidarity.org/

 

Contre la répression. Pour l’anarchisme,

 L’Internationale des Fédérations Anarchistes (IAF-IFA)  http://www.i-f-a.org ou http://www.iaf-ifa.org

 

Une souscription est ouverte pour soutenir les membres de l'ASI.
Chèques à envoyer à l'ordre de Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris. Mentionner "soutien ASI".


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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 16:09

 
Soirée contre tous les enfermements et la psychiatrisation de la pauvreté

 

   - Jeudi 22 Avril, 20h30 St Nazaire, librairie La voix au chapitre
   - Vendredi 23 avril, 20h30 Nantes, au local B17 : 17 rue Paul Bellamy

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:22

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:42


affichette-Bauer-Lorient-2-copie-1.jpg«Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons», disait Dostoïevski. Or la situation dans les prisons françaises est désastreuse et pose problème au "pays des droits de l’Homme". Après la projection du documentaire "rouge bandit" (2009 - 54 min), Charlie Bauer, ancien prisonnier et militant contre les QHS (Quartier haute sécurité) avec Mesrine, interviendra.

20 h 15, cité Allende (maison des associations), 12 rue Colbert, Lorient. Entrée libre.

Soirée organisée par le groupe libertaire Lochu - Ferrer et la fédération anarchiste Vannes - Lorient


Présentation de Charlie Bauer : Révolutionnaire, robin des bois, ou simple militant, Charlie Bauer a été condamné à 25 ans de prison pour vol en bande organisée. Il volait pour redistribuer dans les quartiers défavorisés de Marseille. En prison, il continue de lutter en refusant les remises de peine, et en sortant il poursuit ce parcours. Militant infatigable et intransigeant défenseur de la liberté et de la solidarité, Charlie Bauer fut, entre autre, compagnon de lutte de Jacques Mesrine contre les Quartiers de Haute Sécurité. Bousculer les horizons, faire tomber les murs d’une prison, résister et s’engager pour défendre la dignité de l’Homme et sa liberté. 25 ans de prison, 8 tentatives d’évasions, histoire d’une vie vouée à la lutte. Il est également l’auteur du livre « Fractures d’une vie » vendu à plus de 150.000 exemplaires et réédité en 2004 aux éditions Agone.



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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 19:32
C'est loin mais affiche et thème sont bien !

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:30

Ploermel-anti-video-surveillance.jpg

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse suivante : groupe.lochu(a)riseup.net

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog, sans qu'on ait moyen de les empêcher. Nous vous recommandons de télécharger un bloqueur de publicités qui les neutralisera.

Recherche

Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov