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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 13:39


Disons les choses simplement, puisque nous sommes des esprits simples.
Les pensées, les aspirations, les rêves que nous cherchons à exprimer appartiennent à l’humanité depuis la nuit des temps. Une foule de législateurs, de politiciens, d’experts, d’intellectuels et autres défenseurs des idées autorisées ont délibérément compliqué les questions, faisant se sentir stupides et inférieurs tant d’hommes et tant de femmes qui se sont toujours référés au seul livre où l’on peut trouver quelques réponses : celui de l’expérience vécue.


Ils disent que la prison est nécessaire pour punir ceux qui transgressent les règles de la société.
Voyons voir, le concept de « règle » suppose qu’il y ait un libre accord à la base de cette société, un ensemble de normes qui sont volontairement partagées par les individus qui la composent. Mais en est-il vraiment ainsi ? Les gouvernements représentent-ils vraiment la volonté des gouvernés ? Le pauvre consent-il de bon gré à ce que le riche s’engraisse sur son travail ? Le voleur volerait-il s’il avait hérité une usine de son père ou s’il pouvait vivre d’une rente ?
En réalité, telle que cette société fonctionne, nous n'avons pas d'autre(s) liberté(s) que celle(s) que nous prenons en conscience face à des lois que d'autres ont établies pour nous, et qu'un gouvernement a imposées à l'immence majorité des femmes et des hommes.
Avant de se demander s’il est juste ou non de punir par la prison celui qui a enfreint la règle, il convient de se demander : qui décide – et comment – des règles de cette société ?

Ils disent que la prison protège de la violence.
Mais est-ce le cas ?
Pourquoi les pires des violences – nous pensons aux guerres ou à la faim imposée à des millions de personnes – sont-elles parfaitement légales ? Pourquoi est-ce qu’on finit en prison quand on tue par jalousie alors qu’on fait carrière et qu’on devient même un « héros » quand on bombarde une population entière ?
La prison ne punit que la violence qui pose problème à l’État et aux riches ou celle qu’il est facile de présenter comme abominable (par exemple, les viols ou certains délits particulièrement cruels sont ainsi utilisés pour enrayer la critique de la prison : « oui, mais que ferait-on alors des violeurs ? »). Alors que la violence structurelle de la société est, elle, défendue tous les jours par la prison.
Combien y a-t-il d’entreprises qui enfreignent la loi tous les jours ? Et combien de patrons finissent en prison ? Quant aux dits crimes abominables, n’est-il pas révélateur que celui qui fabrique de la fausse monnaie est beaucoup plus lourdement puni que celui qui commet un viol ? Ceci n’est évidemment pas un hasard : la loi sert à défendre la propriété, pas le bien-être des individus.

Ils disent que la loi est la même pour tous.
Et pourtant, en prison, il n’y a pratiquement que des femmes et des hommes sans formation, immigrés ou enfants d’ouvriers, la plupart incarcérés pour des délits contre la propriété, donc des actes profondément liés à la société dans laquelle nous vivons, au besoin qui la fait tourner du matin au soir : celui de trouver de l’argent. Et nous n’avons pas encore parlé des nombreux prisonniers qui seraient dehors (ou auraient écopé des dites peines alternatives) s’ils avaient tout simplement eu assez d’argent pour se payer un bon avocat.

Ils disent que la prison aide à se racheter ou à se réintégrer dans la société.
Le système carcéral est une manière de soumettre les individus à une comptabilité pénale digne d’une foire : tel crime, tant d’années. La prison empêche les gens de vivre les conflits du début à la fin, de les résoudre (ou non), d’y réfléchir. Comme si l’enfermement avait jamais pu résoudre quoi que ce soit à la place des gens. En plus, qu’y a-t-il de pire que d’être séparé de ses semblables pendant des années et ne rien pouvoir faire de passionnant, condamné à laisser le temps s’écouler, éduqué à faire semblant devant l’assistant social ou le psychologue, habitué à toujours se soumettre au supérieur ?
Et puis il reste encore la question qui n’est jamais posée : Quelle intégration ? Dans quoi ? Dans une société si précieuse, dispensatrice de valeurs si élevées et de relations si égalitaires ? Cette société est à l’inverse bâtie sur l’oppression et dirigée par des valeurs qui maintiennent l’inégalité et l’exploitation.
Ainsi, cette société produit la misère quotidienne de laquelle proviennent et à laquelle retournent beaucoup de prisonniers. Cette société justifie l’enfermement de milliers de personnes parce qu’elle a besoin de la prison pour protéger ses fondations, pour préserver l’inégalité.


Nous sommes contre la prison parce qu’elle est née et elle s’est développée pour défendre les privilèges des riches et le pouvoir de l’État.

Nous sommes contre la prison parce qu’une société non plus basée sur le profit, mais bien sur la liberté et la solidarité, n’en aurait plus besoin.

Nous sommes contre la prison parce que nous voulons un monde dans lequel les règles sont vraiment décidées en commun.

Nous sommes contre la prison parce que même le pire des crimes a quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes, sur nos peurs, sur nos faiblesses et que ça ne sert à rien de le cacher derrière les murs.

Nous sommes contre la prison parce que les plus grands criminels sont ceux qui en détiennent les clefs.

Nous sommes contre la prison parce que rien de bon n’a jamais grandi sur la coercition et sur la soumission.

Nous sommes contre la prison parce que nous voulons changer radicalement cette société (et par conséquent transgresser les lois), pas nous intégrer pacifiquement dans ses villes, ses usines, ses casernes, ses supermarchés.

Nous sommes contre la prison parce que le bruit de la clef dans la serrure d’une cellule est une torture quotidienne, l’isolement une abomination, la fin de la visite une souffrance, le Temps enfermé un sablier qui tue à petit feu.

Nous sommes contre la prison parce qu’il y a toujours des matons prêts à défendre les abus et les violences, parce qu’elle déshumanise par l’habitude d’obéir et de dénoncer.

Nous sommes contre la prison parce qu’elle nous a arraché trop de jours, de mois, d’années ou d’amis, d’inconnus, de compagnons.

Nous sommes contre la prison parce que les gens que nous avons rencontrés à l’intérieur ne nous ont semblé ni meilleurs ni pires que ceux qui croisent notre existence dehors.

Nous sommes contre la prison parce que la nouvelle d’une évasion nous fait plus chaud au cœur que la première journée de printemps.

Nous sommes contre la prison parce que vu à travers le trou d’une serrure, le monde ne semble peuplé que d’êtres perfides et suspects.

Nous sommes contre la prison parce que le sens de l’équité ne sera jamais contenu dans aucun code.

Nous sommes contre la prison parce qu’une société qui a besoin d’enfermer et d’humilier est elle-même une prison.



Des anarchistes
[ Extrait de Au-delà des murs, numéro unique pour la destruction de la prison et de son monde, Belgique, décembre 2008 ]JAILsized

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 14:32
Décidémment, il faut tout faire soi-même, grmmlll...
Comme le programme détaillé n'est disponible ni sur le site des CEMEA, ni sur celui de la CGT, voici donc la programmation de cette prometteuse journée-débat. Un peu de réflexion va changer des manifs-promenades interprofessionnelles... Au groupe libertaire Lochu-Ferrer, on a décidé de relayer des initiatives qui nous paraissent intéressantes, sans s'arrêter aux étiquettes des groupes initiateurs, ni sans que ce soit un blanc seing par ailleurs pour ces dits groupes.
Cette journée-débat fait suite au délire sécuritaire et à l'impressionnant et surdimensionné écho médiatique (merdiatique plutôt) lié à la fugue d'un patient de l'hôptal psychiatrique de Saint-Avé, près de Vannes. Un peu de recul s'imposait...

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Décompensation sécuritaire chez les psy

Les CEMÉA et les CGT des établissements psychiatriques de Bretagne proposent une journée débat le Vendredi 20 novembre 2009, Espace Cosmao Dumanoir, 84 bd Cosmao Dumanoir, à LORIENT.


                Charge mentale, burn out, stress : un vocabulaire spécifique sur la souffrance au travail apparaît. Reprise et instrumentalisée par les politiques de prévention et de sécurisation du travail, cette souffrance est une réalité dans le quotidien des salariés.

 

            Au XIXème siècle, l'insécurité sur le lieu de travail tuait, développant une forme collective de lutte : le syndicalisme.

            Au XXIème siècle, l'hyper-individualisation est une nouvelle violence qui mène jusqu'au suicide sur le lieu de travail.

 

            La souffrance au travail prend une dimension particulière pour le personnel des hôpitaux psychiatriques. Dans cet espace, notre travail est d'accueillir la souffrance de l’autre dans toutes ses manifestations. C’est une confrontation quotidienne avec l’inquiétante étrangeté décrite par Freud. Confrontation violente, fascinante, énigmatique, dérangeante,  elle vient toucher l'intimité de notre être. L'envie de fuir est grande et nous avons besoin d'un environnement sécurisant pour élaborer des dispositifs de soins capables d'étayer une « vraie rencontre fondamentale » avec le patient. Les conditions de travail déterminent cet environnement.

 

Dans les « hôpitaux-entreprises », nous sommes transformés en vulgaires ressources humaines à optimiser. L'assignation à des tâches administratives, comptables et financières, à l'application de protocoles de soin, à repérer et à gérer des symptômes ne favorise pas la rencontre et devient même une possibilité d'évitement.

 

Le bling-bling sécuritaire représente bien la perversité du système. Imposé, il attaque l'indispensable sécurité nécessaire au soin. Pourtant nous l'alimentons avec avidité car il nous offre des solutions pouvant paraître rassurantes dans un environnement de travail très insécurisant.

 

            Pris entre notre désir d'accueillir, de soigner, d'accompagner, et entre nos processus de défenses psychiques face aux pathologies psychiatriques, nous devons assumer de nouvelles conditions de travail axées sur la rentabilité. Travailler de plus en plus seuls même dans une équipe, faire plus et mieux (comme si nous faisions mal) avec de moins en moins de temps, de personnel, d'échanges, de rémunération....

 

 

La décompensation sécuritaire ne serait-elle pas liée à notre souffrance silencieuse à nous personnel en psychiatrie ?

Comment dans ces conditions intenables pouvons-nous construire le dispositif thérapeutique nécessaire à la rencontre ?

PROGRAMME

 

 

8H30 : Accueil

 

9H00 : Ouverture de la journée

 

9H15 : « Vol au-dessus d'un nid de coucou : le préfet qui a peur, l'hélicoptère et les fous » par Jean-Jacques LOTTIN (L’Isle-sur-la-Sorgue. 84) directeur d'études de santé publique, membre du Réseau de la psychothérapie institutionnelle.

DISCUSSION

 

10H15 : Patrick COUPECHOUX, journaliste indépendant, collaborateur au Monde Diplomatique,  auteur de « La détresse des opprimés : enquête sur la souffrance psychique en France». « Au cœur de la souffrance il y a le travail, et ses nouvelles organisations, la disparition des collectifs... »

DISCUSSION

 

11H15 : « Évaluation, capitalisme et pulsion de mort » par Joseph MORNET, psychologue au Centre de psychothérapie de Saint-Martin de Vignogoul (34) administrateur de la Fédération Croix Marine auteur du « Petit guide de l'accréditation illustré ».

DISCUSSION

 

12H30 : Rencontres, échanges en déjeunant autour d'un buffet sur place (pour les inscrits).

 

14H00 : « L'augmentation du nombre des suicides parmi le personnel soignant en psychiatrie » Isabelle AUBERTLe carrefour des impasses » (Poitou). infirmière de secteur psychiatrique, psychothérapeute, traductrice, écrivain, auteur de « 

DISCUSSION

 

15H00 : « Le fichage en psychiatrie » par Claire GEKIERE psychiatre de secteur  (38) DELIS Santé Mentale Rhône-Alpes (Droit Et Liberté face à l'Informatisation de la Société) association de professionnels qui informe, réfléchit et initie des actions face à l'informatisation en santé mentale.

DISCUSSION

 

16H00 : UTOPSY, association créée par des internes, afin d'offrir un espace d’échange autour de la clinique, du transfert, de la place de la folie dans la société.

DISCUSSION

 

17H00 : Clôture

 

 

            Les CEMÉA (Centre d'entraînement aux méthodes d'Éducation Actives) sont un mouvement de personnes engagées dans des pratiques autour des valeurs et des principes de l'Éducation Nouvelle et des méthodes d'éducation active, pour transformer les milieux et les institutions par la mise en action des individus.

            Pour faire partager et vivre ses idées par le plus grand nombre, les  CEMÉA ont choisi un outil privilégié : la formation.

« Tout être humain peut se développer et même se transformer au cours de sa vie. Il en a le désir et les possibilités »

« Le milieu de vie joue un rôle capital dans le développement de l'individu. »

L'expérience personnelle est un facteur indispensable du développement de la personnalité. » Gisèle de FAILLY

 

INSCRIPTION à envoyer à

CGT EPSM, 22 rue de l'hôpital BP 10

56896 SAINT-AVÉ CEDEX

02 97 54 49 49 poste 41 36

       
     
   
 
Frais de participation

 

inscription à la journée : 10 euros

inscription à la journée et au repas débat : 23 euros

□ inscription formation continue (journée et repas) : 70 euros

 

numéro  formation continue des CEMÉA : 53 29 00116 29

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 21:50
(IN)JUSTICE D’ÉTAT : À QUAND VOTRE TOUR ?


Un transfert de prisonniers a été prévu par l’État pour octobre 2009, de l’ancienne prison de Poitiers vers la nouvelle prison-Bouygues de Vivonne. Pour le 10 octobre 2009, une journée anti-carcérale avait été proposée par un collectif militant local, afin d’ouvrir le débat public sur une critique du système carcéral.

Il s’agissait de rassembler les gens, pour débattre des alternatives au système du châtiment et de la violence carcérale, et manifester une opposition digne et résolue à cette nouvelle prison. La journée s’articulait autour du « 23 », un lieu associatif qui avait bien voulu prêter ses locaux ce jour, pour des débats et un concert.

La journée a commencé vers midi par un débat très riche pour la qualité des interventions diverses. Un débat de fond, sur l’avenir des luttes anti-carcérales, devait avoir lieu le soir, suivi d’un concert pour lequel des groupes avaient fait le déplacement.

Pour montrer qu’il y a des gens qui protestent contre la construction de cette prison de nouvelle génération, un rassemblement en centre-ville était aussi prévu l’après-midi. Un rassemblement dit « festif », dans le respect de l’esprit du festival culturel des Expressifs qui avait alors lieu à Poitiers.

Mais la manifestation qui a suivi le rassemblement a été investie par des personnes qui avaient semble-t-il d’ores et déjà choisi d’autres façons de protester - selon des modes opératoires qui ont totalement pris au dépourvu nombre de participants. Cette minorité a peu à peu pris le contrôle de la manifestation, qui a rapidement dégénéré en un rapport de force entre certains manifestants et la police (tirs de flashball contre fusées et pétards). La manifestation a soudain reflué vers le centre-ville et a donné lieu aux dégradations matérielles aujourd’hui amplement relayées par les médias et les autorités.

Il ne nous appartient pas de juger les actes commis en eux-mêmes, puisqu’ils ne sont pas les nôtres. Ils peuvent être compréhensibles, si l’on analyse la plupart de leurs cibles : des vitrines d’agences de banques ; une agence de Bouygues (dont la maison-mère a construit cette nouvelle prison de Vivonne, gère son entretien et à qui l’Etat verse un généreux loyer) ; des cabines de France Telecom, l’entreprise aux 25 récents suicides ; du « mobilier urbain » à destination publicitaire...

Il est important de dire qu’il n’y a eu aucune violence délibérée contre la population.

Néanmoins, si nous aussi dénonçons la violence insupportable de ce système qui mène le monde droit au mur et brise les individus, nous sommes en désaccord profond avec cette « stratégie » de destruction.

Ces actions n’ont en effet été l’initiative que des individus qui les ont choisies ; or, elles ont immédiatement impliqué un grand nombre de personnes qui n’étaient ni prévenues ni préparées, et dont beaucoup n’étaient pas d’accord avec ces méthodes. Elles ont délibérément été commises dans le cadre d’une manifestation publique, mettant ainsi en danger tous les participants. Aucune personne ayant choisi ces actions ne pouvait ignorer que la mise en œuvre de celles-ci donnerait lieu, face à un Etat de nature fondamentalement répressive, à des réponses policières et judiciaires aux graves conséquences locales.

En effet, cette répression s’est bel et bien abattue, d’une véritable violence, aveugle. Descente policière massive et brutale contre « le 23 », qui n’avait strictement rien à voir avec les débordements de la manifestation. Le concert a été annulé, du matériel sono dégradé, le public et les bénévoles malmenés par la police, pendant cinq heures : plaquages au sol ou mise à genoux, matraquages, menaces, insultes, mains sur la tête, photos systématiques...

La répression, ce furent aussi des dizaines d’arrestations arbitraires, dont 18 donnant lieu à des gardes à vue éprouvantes. La police, bizarrement absente lors des débordements, s’est mobilisée en nombre pour le procès du lundi 12 octobre.

Le gouvernement, par la voix de l’inénarrable monsieur Hortefeux téléporté sur Poitiers, en profite étrangement pour ressortir les lois de 1936 de derrière les fagots contre les « groupuscules ». Mais aussi pour pondre deux nouveaux décrets (à valider par le conseil d’Etat), consistant en deux nouveaux fichiers sur les lieux communautaires et sur les « groupuscules » supposés à l’origine de ces actes. On peut aussi s’interroger sur la cohérence d’une démocratie sensée s’inspirer de cette vieille théorie sur la séparation des pouvoirs, avec un ministre qui débarque à Poitiers pour un procès en comparution immédiate, demandant des peines exemplaires. Montesquieu doit se retourner dans sa tombe…

Huit gardes à vue ont en effet débouché sur des comparutions immédiates forcées. Trois condamnés à la prison ferme (de un à quatre mois) plus du sursis et des amendes, dont deux ayant tout juste vingt ans. Pour les autres, du sursis allant de trois à six mois et des amendes. Tous des boucs-émissaires, n’ayant jamais commis les faits qui leur sont imputés, des preuves à l’appui de leur non-implication dans ces faits ayant été écartées volontairement, ainsi que des témoignages.

Pour les dix autres personnes, relâchées à l’issue de leur garde-à-vue, trois sont poursuivies pour refus de prélèvement ADN. Dont une, mineure de quatorze ans ( !), subira des poursuites pour « rébellion », une accusation policière qui frise le grotesque quand on connaît un tant soit peu la jeune fille.

Enfin, et c’est sans doute l’une autres tristes conséquences à long terme de cette manifestation et de la répression qui s’en est suivie : c’est tout le travail de fond, de nombreuses années, des militants et militantes libertaires auprès de la population, dont beaucoup étaient venus pour débattre d’alternatives à la prison, qui a été saccagé ce jour-ci - en trente minutes seulement.

Bien sûr, en tant qu’anarchistes, nous devrons analyser toutes et tous ensemble ces événements et leurs retombées.

Mais aujourd’hui, la priorité, ce sont les personnes enfermées en prison. Dans cette horrible prison de Vivonne, qui est le point de départ de tout cela. C’est le désarroi général, du côté des gens qui militent comme des gens qui vivent ici. Et la colère, face à tant d’injustice, tant ces condamnations sont révoltantes par leur absurdité. Bien au-delà de nos rangs, nous appelons immédiatement à soutenir toutes les victimes de cette parodie de justice, et nous appelons à la vigilance, face à toutes celles à venir.


Groupe Pavillon Noir (Fédération anarchiste - Poitiers), le 13 octobre 2009

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 12:39
Les groupes libertaires Lochu et Ferrer (fédération anarchiste Vannes Lorient) tiennent à exprimer leur point de vue à la suite de l’annulation du festival « le rock du bagne » par la Mairie de Pontivy, quelques jours avant l’événement.

La Mairie de Pontivy avait donné son accord pour une salle au collectif organisateur d’un festival rock le 5 septembre, il y a déjà plus de deux mois.

Le collectif  organisateur avait prévu de dédier les bénéfices éventuels de ce festival, de tendance rock punk, auprès d’un collectif de soutien à des prisonniers politiques. Pour donner une dimension artistique plus large à l’événement, le collectif a choisi d’exposer dessins et peintures sur le thème « 1984 c’est déjà passé » en référence à l’ouvrage de George Orwell, critique d’une forme de totalitarisme et de son fameux Etat « big brother » qui espionne la population.

Pour apporter un peu de réflexion et permettre le débat d’idées, le collectif organisateur a fait appel aux groupes libertaires Ferrer et Lochu (fédération anarchiste de Vannes-Lorient) pour une conférence-débat sur le thème des prisons et de la justice.

L’affiche finale annonçant les détails de cet événement circule depuis fin juillet au vu et au su de tout un chacun et a même été adressée immédiatement à la mairie. De plus, l’organisateur déclare avoir eu un accord oral avec un correspondant de la mairie quant à l’exposition et au débat qui s’ajoutaient…

Or, à peine une semaine avant la date du festival, alors que les membres du collectif organisateur se sont dépensés en dehors de leurs heures de travail salarié pour la promotion, que les groupes ont calé cette date et peut-être refusé d’autres concerts, la Mairie estime que le projet de départ a changé au point de rompre le contrat.

Qu’est-ce qu’il y a de changé en réalité : la caisse de soutien, une exposition contre le totalitarisme et un débat… Sûrement de quoi entraîner un trouble à l’ordre public et de déchaîner des violences ??? Sans doute la ville de Pontivy sature-t-elle déjà d’activités diversifiées en faveur de la jeunesse pour brider une telle initiative ?
Soyons sérieux, c’est la dimension politique collée à ce festival qui choque les bien-pensants de la mairie de Pontivy. On ne voit pourtant pas le péril qui pourrait résulter d’un débat et d’une exposition !

Toute expression politique est-elle pour autant bannie à Pontivy ? Non, car le collectif anti libéral de Pontivy se réunit ce même samedi au Palais des Congrès pour préparer les élections régionales de 2010… Nous avons ainsi deux poids, deux mesures. C’est donc bien la liberté d’expression d’une jeunesse qui se cherche, qui organise ses propres concerts, qui se donne les moyens de faire vivre une certaine culture, qui a des convictions et entend en discuter… qui est finalement victime des préjugés de la Mairie de Pontivy. Il y a là manifestement un procès d’intention pour ne pas dire une volonté de nuire, en reniant son engagement au dernier moment, au nom de ce qui n’est qu’un prétexte, il faut bien le dire. Clivage de générations ? Peur des initiatives de la jeunesse ?

Mais, plus largement, en Bretagne, cet été 2009 aura été celui des attaques contre la jeunesse qui développe des événements culturels diversifiés et qui fait vivre ses musiques. Ainsi, le festival de metal Hellfest qui se déroule à Clisson (44) en juin est l’objet d’une cabale de la part d’une frange catholique intégriste et de membres de l’UMP qui y voient un prétendu repaire pour le satanisme ! Une redoutable pression est menée invitant les sponsors à se désengager. C’est encore le festival metal Motocultor prévu de se dérouler à Arradon (56) fin août qui a vu la mairie faire volte-face un mois et demi avant la date, empêchant les organisateurs d’aller au bout de leur projet. A la Chapelle Neuve (22), la rave party a également essuyé un tir de barrages de la part des élus. C’est aujourd’hui le tour de Pontivy. Demain à qui le tour ?

Qu’en déduire si ce n’est que le fossé se creuse entre une jeunesse et certains représentants élus (de droite et de gauche) ? On assiste de plus en plus au retour d’un certain Ordre Moral guère rassurant.

La fédération anarchiste invite donc ces élus à recouvrer la raison et à respecter ce qui est écrit au fronton des mairies : liberté, égalité et fraternité, en prêtant des salles aux jeunes qui organisent des événements culturels, fussent-ils en dehors des circuits commerciaux traditionnels et en permettant le débat d'idées.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:40
Ci-dessous le communiqué adressé à la presse :

« La prison en question(s) » : débat – conférence, samedi 5 septembre, à Pontivy.
Dans le cadre du festival « le rock du bagne » organisé à Pontivy, au Palais des Congrès. 



« Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons », disait Dostoïevski. A lire le récent rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, la situation dans les prisons françaises ramène notre pays au Moyen Age ou presque. « Traitements inhumains et dégradants », « abus de placement » en cellule d’isolement, « détenus attachés à leur lit » à quoi s’ajoutent la surpopulation, l’incurie médicale et psychiatrique et le manque de moyens consacrés à la réinsertion : le constat est accablant et pose problème au "pays des Droits de l’homme"…

L’état des lieux étant dressé, les groupes libertaires René Lochu et Francisco Ferrer (fédération anarchiste Vannes-Lorient) organisent, samedi 5 septembre, une réunion publique intitulée « la prison en question(s) ».
Sera projeté le documentaire de l’OIP (Observatoire international des prisons) "Prisons, la honte de la République", suivi d’un débat sur la répression, l’enfermement et la justice.

Palais des Congrès de Pontivy à 15h00. Entrée libre. Contact : fedeanar56@yahoo.fr
Cette réunion-débat s'inscrit dans le cadre du festival « le rock du bagne » en soutien aux prisonniers politiques et au collectif Kalimero de Paris. http://ankylose-de-rue.ophibox.com/Newz

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:44

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 02:16

les libertés publiques et la répression des mouvements sociaux

Dans le cadre du Forum social local de Séné-Vannes,TN-anticop_05.jpg
le groupe libertaire René Lochu (fédération anarchiste)
invite, pour une conférence débat publique, l’écrivain
Maurice Rajsfus à propos de « crise du capitalisme et
 
répression des mouvements sociaux, les libertés publiques et
individuelles en question », au Petit Théâtre Anne de
Bretagne du Palais des Arts, à partir de 17h00. Entrée
libre.

Dans le cadre du Forum social local (FSL) qui se tient à Séné et à Vannes les vendredi 30 et samedi 31 janvier, à l’initiative d’Attac 56, le groupe libertaire René Lochu (fédération anarchiste) invite, pour une conférence débat publique, l’écrivain Maurice Rajsfus.

Cofondateur de Ras l’front, animateur de l’Observatoire des libertés publiques et auteur de nombreux ouvrages sur les dérives de la Police aux différentes périodes de l’Histoire, Maurice Rajsfus intervient dans l’atelier « crise du capitalisme et répression des mouvements sociaux, les libertés publiques et individuelles en question ».

L’intervention de Maurice Rajsfus a lieu le samedi 31 janvier, au Petit Théâtre Anne de Bretagne du Palais des Arts, à partir de 17h00. Comme tous les débats publics proposés par ce Forum social local, l’entrée est libre. Le groupe libertaire René Lochu tiendra par ailleurs une table de presse dans la salle des associations de Séné le samedi de 10h à 18h.

Plus d’infos : fedeanar56@yahoo.fr

 

TN-000-fraternite.jpg

 

Le texte de l'introduction à la conférence :

 

L'an dernier, le groupe René Lochu a participé à la création et à l'animation d'un "Collectif pour la liberté de manifester", pour soutenir les lycéens d'Auray poursuivis abusivement suite aux manifestations contre le bac pro en 3 ans.
Cette année encore, des lycéens qui occupaient le lycée Lesage ont dû subir des tentatives d'intimidation de la police.
De partout nous arrivent des cas de répression des mouvements sociaux, des classes les moins privilégiées, et de tous ceux qui s'opposent radicalement au capitalisme. Des collégiens fouillés dans leur propre collège par des gendarmes avec des chiens aux famille de sans-papiers raflés à la sortie des écoles, des 9 de Tarnac aux humiliations quotidiennes par la police nationale... Gardes à vue et condamnations pour outrage en augmentation vertigineuse, création des peines planchers, judiciarisation à gogo des mineurs, atteintes au droit d'expression et à la présomption d'innocence, etc… Comme on a pu lire dans un hebdomadaire national : "Gnafron joue du bâton !"

Mais à quoi répond cette répression ?
On ne peut que constater que la situation sociale se dégrade chaque jour un peu plus, que la fracture entre le peuple et les élites politiques et économiques s'accroit, que la soi-disant démocratie - la démocratie représentative à laquelle, nous, anarchistes, ne croyons pas - se révèle chaque jour de plus en plus comme une vaste supercherie, et face à ça, on ne trouve que la matraque, le tribunal et le fichage généralisé.
Partout, l'exaspération et la contestation s'accentuent. De l'Islande à la Grèce, de St Lô à Séné et Vannes aujourd'hui, les institutions politiques et économiques sont dénoncées et parfois fortement ébranlées.

Les réponses du pouvoir montrent bien à quel point les institutions sont dépassées :
- soit ils essaient lâchement de cacher la contestation (de Sarko qui affirmait que lorsqu'il y a une grève, personne ne s'en aperçoit, aux émeutes en Islande dont les médias se sont bien abstenus de parler)
- soit ils essaient de canaliser une contestation molle, acceptable (les journées de grève sans suite et les fausses négociations avec les syndicats promus au rang de "partenaires sociaux", il n'y a pas mieux pour faire s'essouffler un mouvement social)
- soit, et c'est ce sur quoi nous allons nous pencher ce soir, ... la matraque et les différentes formes de contrôle social. Tout ce qui sort du consensus mou est stigmatisé comme terroriste, tous ceux qui voudraient manifester risquent de se faire inculper pour résistance à agent, et maintenant, même les innocents peuvent se faire prélever leur ADN comme le dernier des criminels, seuls en sont exemptés les délits financiers... La police, la justice, et tout l'arsenal de Big brother sont les derniers remparts pour museler une population qui voudrait se rebeller.

Oui, la police est le chien de garde d'un état aux abois.

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:57

Un article qui avait été écrit suite aux procès du 19 septembre (le rappel des affaires est dans l'article).


Ploërmel encore : sa statue de Jean-Paul 2,

ses caméras de vidéosurveillance et sa… répression !


Ce vendredi 19 septembre, dès 9 heures, au Tribunal d’Instance de Ploërmel, étaient jugées deux affaires d’affichage illégal.

La première affaire, son délibéré en fait, concernait un militant du collectif « Ploërmel sans vidéos », pris en flagrant délit d’affichage sur un lieu non autorisé en 2007. Les « débats » s’étaient déjà déroulés à la première audience, il y a quelques mois. Le militant avait argumenté qu’à l’époque des faits, les panneaux d’affichage libre faisaient défaut. Pourtant, au nom de la liberté d’opinion et d’expression, la Loi oblige les mairies à en mettre un certain nombre. Cette carence de la municipalité contraint quiconque veut exprimer ses opinions à Ploërmel à le faire sur des supports non légaux et, donc, à s’exposer aux poursuites judiciaires… La mairie avait retiré sa plainte, mais le Procureur, comme il en a le Pouvoir, s’était auto saisi du dossier… Le Président du Tribunal a suivi son réquisitoire : 450 euros d’amende ! Le militant, salarié précaire, fait appel et entend souligner l'incohérence de ce verdict, eu égard au non respect des dispositions légales en matière d'affichage par la Mairie. Le collectif « Ploërmel sans vidéos » organise un week-end d’animations les 7, 8 et 9 novembre, à la salle des Fêtes, pour le troisième anniversaire des caméras (maintenues par la nouvelle municipalité de gauche et centre) : concerts pour récolter quelques fonds, débats, théâtre de rue sont au programme.

Rappelons que l’ancien maire a été décoré des « big brother awards »…

La seconde affaire, jugée dans la foulée, concernait 4 militants et une militante de la CBIL (Coordination pour une Bretagne Indépendante et Libertaire). En 2007, une action collective de la CBIL à Ploërmel avait pour thème « non à la religion du sécuritaire », faisant le lien entre les caméras et la statue de Yann-Baol 2 (Jean-Paul 2, version bretonnisée !!) avec son « n’ayez pas peur ». Au cours de leur défilé, différents supports ont été encollés ; non autorisés comme il se doit, vu que les panneaux légaux n’existaient pas comme on vient de le voir. Cinq personnes ont donc été arrêtées, dont un mineur. Une erreur de procédure a eu lieu : le mineur aurait dû être représenté par sa mère, civilement responsable, mais celle-ci n’a pas été convoquée. Le voilà tranquille ! Trois autres n’ayant pas été formellement pris en flagrant délit, seule la militante a fait l’objet d’une condamnation. Un gendarme a assuré l’avoir reconnue… Résultat : 100 euros par affiche (soit 200 euros), plus 50 euros au titre de dommages et intérêts… car, ce coup-ci, la Mairie a « oublié » de retirer sa demande et réclamait même 440 euros.

L’ancienne équipe municipale a, depuis ces affaires, régularisé l’affichage libre.

Le collectif « Ploërmel sans vidéos » profitait que cette audience avait lieu le jour du marché pour tenir un stand d’information. Il est quand même important de faire entendre un autre son de cloche (!) que celui des édiles de la bourgade, n’est-ce pas Yann-Baol 2 ?

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Réunion publique ANNULÉE pour cause de couvre-feu étatique : Mardi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Soirée ANNULÉE : Vendredi 30 octobre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat par Pinar SELEK, à propos de l'article de Voltairine de Cleyre « Le mariage est une mauvaise action ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Lundi 2 novembre - Rennes - 19h Causerie Populaire : Croissance économique & décroissance globale : de quoi parle-t-on ? Avec François Graner, biophysicien directeur de recherche au CNRS de l’Université de Paris – Diderot. Débat animé par Jean-Pierre Tertrais, auteur d’une centaine d’articles dans le Monde Libertaire, des brochures et livres sur la décroissance. au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 5 novembre - Vannes - 14h30 Mobilisation des salarié.e.s du social et du médico-social public et privé "en solde et en grève" contre l'imposture du "Segur" (- 183 euros), à l'appel de la CGT 56 "Santé et action sociale". Rdv Place de la mairie

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Lundi 9 novembre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), en présence du réalisateur. Tarifs habituels

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Samedi 14 novembre - Belle-Ile, Le Palais, salle Arletty - 20h30 Ciné-débat "Delphine et Carole, insoumuses" (Ce voyage au cœur du « féminisme enchanté » des années 1970 relate la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos. Derrière leurs combats menés caméra au poing, surgit un ton empreint d’humour et d’insolence. Réalisé par la petite-fille de Carole). Rencontre avec Josiane Zardoya, monteuse du film.  

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Jeudi 19 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Mon pays fabrique des armes" (sidérante enquête sur les ventes d'armes françaises), d'Anne POIRET. En partenariat avec Amnesty International, avec Jean Froidefond de la commission "armes" d'Amnesty et Armand Paquereau de la campagne "Silence ! On arme". Tarifs habituels

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Vendredi 27 novembre - Lorient, cité Allende (12 rue Colbert) - 20h Conférence-débat « La contraception masculine » par l’association Thomas Bouaoù – avec lectures de textes du livre d’André MOREL « Le Zoïde ». Organisée par les Ami.e.s de Voltairine

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Dimanche 29 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 18h Ciné-débat "LIP. L'imagination au pouvoir" (sur une entreprise reprise en autogestion par ses employé.e.s au cours d'une grève). Suivi d'une rencontre avec l'équipe de l'Usine Invisible, structure solidaire développée dans le Morbihan dans un souci de juste reconnaissance et rémunération des couturièr.e.s mobilisé.e.s par la crise sanitaire

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements

Au cinéma Ti Hanok à Auray Dim 29 nov