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blog - Vannes & alentours

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Retraites - Vannes, Lorient, jeudi 24 juin 2010 - Grève et manifestations pour le retrait du plan du gouvernement

Départ des manifestations dans le Morbihan + Pique-nique géant et revendicatif à la fin des manifs :
  - 10h00, Lorient, Maison des syndicats, place Cosmao Dumanoir (20 000 manifestantEs)
  - 10h00, Vannes, La Rabine-Le Port (près de 8 000 manifestantEs)
  - 10h00, Pontivy, La Plaine (près de 2 500 manifestantEs)
  - 11h00, Belle Ile, Embarcadère (130 manifestantEs)
  - Dans la matinée, pour Groix

  - 10h30, Quimperlé, Place de Coat Kaer (+ de 3 000 manifestantEs)

 

 

 

 

 

Retraite - Ne pas perdre sa vie à la gagner !

 

 

Une bonne retraite, c’est pouvoir faire ce que l’on veut… ou ne rien faire !

 


Or, l'espérance de vie en bonne santé n'est que de 63 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes… sans compter qu’elle varie selon les catégories socio-professionnelles… Aussi, qu’on choisisse d’allonger la durée de cotisation ou de retarder l’âge du départ, les conséquences seront les mêmes. Beaucoup de salariéEs, en particulier les femmes, n’arrivent déjà pas à cotiser 40 ans et doivent partir tard ou avec une retraite incomplète. Ce système se généraliserait avec l’allongement de la durée de cotisation et à terme, seule une partie des salariéEs pourront compléter leur retraite avec des fonds de pension privés… les autres crèveront au boulot ou dans la misère… ou en taule.


Pourtant, depuis la création du système de retraites jusqu’à aujourd’hui, la production de richesses s’est accrue bien davantage que le nombre d’habitantEs. On pourrait très bien réduire le temps de travail, réduire la durée de cotisation et augmenter les salaires et les retraites.

Mais pour cela, il faut s’attaquer aux revenus du capital.

Le patronat et le gouvernement n’hésitent pas, eux, à s’attaquer aux revenus du travail. La lutte des classes n'a pas cessé, les exploiteurs le savent bien et s'y emploient. Alors qu’ils sont pleinement responsables de la crise, ils font le choix de la faire payer aux classes populaires... et vont jusqu’à exiger que nous bossions encore plus longtemps pour eux.

 


Notre arme, c’est la grève


Partout dans le pays, des collectifs contre la réforme des retraites s’organisent, à l’image des collectifs contre la constitution européenne en 2005 ou des collectifs contre la privatisation de la Poste à l’automne dernier. Ces collectifs sont utiles pour mobiliser dans les quartiers et mener la bataille idéologique.

Mais en appelant simplement à une meilleure répartition des richesses entre capital et travail, ils ont leurs limites. Pour notre part, nous sommes contre le capital lui-même, contre le travail aliéné, pas pour son aménagement, à plus ou moins grosses doses de keynésianisme. Les "droits" n'ont été en réalité que des miettes concédées, et concédées uniquement lorsque des mots d'ordres clairs étaient encore vivants dans le mouvement social : lorsqu'un véritable rapport de force, basé sur une conscience de la nécessité d'abolir salariat et capitalisme, et sur un débordement des centrales politiques et syndicales, faisaient assez craindre au patronat et à l'Etat pour qu'ils finissent par lâcher gros.

 

Dans les entreprises, les quartiers, les universités :

Construire la grève générale contre la casse des retraites !

 


Aussi pour faire reculer le gouvernement, la construction d’une grève interprofessionnelle reconductible est incontournable.

Cela peut sembler un peu illusoire. Ca ne l’est pas. Les seules véritables illusions, c’est de s’imaginer que les directions syndicales appelleront à la grève générale et que le retour de la gauche au gouvernement changera quoi que ce soit. C’est bel et bien à nous de construire ce mouvement dans les entreprises, en regroupant dès maintenant en assemblées générales les salariéEs avec ou sans emploi prêtEs à se battre contre la réforme et en mettant largement en débat la question de la grève générale.


Construire une riposte sociale unitaire à la base !



Nous devons renouer avec les méthodes traditionnelles de lutte du mouvement ouvrier comme les occupations des lieux de travail, les blocages des centres économiques névralgiques, etc.

La radicalité qui s'est exprimée dans certaines actions de salariéEs contre leurs licenciements (séquestration de patrons et de cadres, sabotage ou réquisition des outils de production) nous montre la voie à suivre.

 

Cependant, nous ne voulons pas nous figer dans des discours de sauvegarde du système actuel : il est temps de se demander quel projet de société nous défendons. Se battre pour le régime de retraites actuel revient quelque part à se battre pour le système salarial, et ça, c'est hors de question : le salariat repose sur un lien de subordination, sur l'exploitation et l'ordre hiérarchique… : 40 ans, c’est déjà beaucoup trop !

Les retraites actuelles maintiennent les inégalités de revenus et c'est insupportable car nous voulons vivre libres entre égaux.

 

Tant qu'il y aura le capitalisme, il y aura des crises et de la misère. Se tourner vers l'Etat pour réguler « la folie » capitaliste est illusoire. L'Etat est par nature basé sur la protection des intérêts du capital et sur la confiscation du pouvoir par une minorité.


Nous voulons :

 


   - une économie socialisée et égalitaire gérée directement par les travailleurs, travailleuses et les usagerEs : que tout le monde ait de quoi se nourrir, se vêtir, se loger, se déplacer et se cultiver… ! 

   - mettre un terme au productivisme effréné, à la course à la croissance meurtrière et à la destruction des écosystèmes, en produisant moins et plus utile.

   - substituer à l'idée de l'Etat, des structures autogérées fonctionnant sur la démocratie directe, pour permettre la participation de toutes et tous, avec des mandats révocables pour empêcher que se reconstituent des privilèges et sur le fédéralisme pour construire des projets de grande ampleur, sans système hiérarchique.

   - vivre pleinement pas survivre !


 Lisez le Monde libertaire, hebdomadaire de la fédération anarchiste : http://www.monde-libertaire.fr/

Ecoutez Radio libertaire : http://rl.federation-anarchiste.org/

 

Groupe libertaire Lochu, 6 rue Tannerie, 56000 Vannes & Groupe libertaire Francisco Ferrer, Cité Allende, 56100 Lorient – fedeanar56@yahoo.fr - http://anars56.over-blog.org/

 

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