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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 12:39
Les groupes libertaires Lochu et Ferrer (fédération anarchiste Vannes Lorient) tiennent à exprimer leur point de vue à la suite de l’annulation du festival « le rock du bagne » par la Mairie de Pontivy, quelques jours avant l’événement.

La Mairie de Pontivy avait donné son accord pour une salle au collectif organisateur d’un festival rock le 5 septembre, il y a déjà plus de deux mois.

Le collectif  organisateur avait prévu de dédier les bénéfices éventuels de ce festival, de tendance rock punk, auprès d’un collectif de soutien à des prisonniers politiques. Pour donner une dimension artistique plus large à l’événement, le collectif a choisi d’exposer dessins et peintures sur le thème « 1984 c’est déjà passé » en référence à l’ouvrage de George Orwell, critique d’une forme de totalitarisme et de son fameux Etat « big brother » qui espionne la population.

Pour apporter un peu de réflexion et permettre le débat d’idées, le collectif organisateur a fait appel aux groupes libertaires Ferrer et Lochu (fédération anarchiste de Vannes-Lorient) pour une conférence-débat sur le thème des prisons et de la justice.

L’affiche finale annonçant les détails de cet événement circule depuis fin juillet au vu et au su de tout un chacun et a même été adressée immédiatement à la mairie. De plus, l’organisateur déclare avoir eu un accord oral avec un correspondant de la mairie quant à l’exposition et au débat qui s’ajoutaient…

Or, à peine une semaine avant la date du festival, alors que les membres du collectif organisateur se sont dépensés en dehors de leurs heures de travail salarié pour la promotion, que les groupes ont calé cette date et peut-être refusé d’autres concerts, la Mairie estime que le projet de départ a changé au point de rompre le contrat.

Qu’est-ce qu’il y a de changé en réalité : la caisse de soutien, une exposition contre le totalitarisme et un débat… Sûrement de quoi entraîner un trouble à l’ordre public et de déchaîner des violences ??? Sans doute la ville de Pontivy sature-t-elle déjà d’activités diversifiées en faveur de la jeunesse pour brider une telle initiative ?
Soyons sérieux, c’est la dimension politique collée à ce festival qui choque les bien-pensants de la mairie de Pontivy. On ne voit pourtant pas le péril qui pourrait résulter d’un débat et d’une exposition !

Toute expression politique est-elle pour autant bannie à Pontivy ? Non, car le collectif anti libéral de Pontivy se réunit ce même samedi au Palais des Congrès pour préparer les élections régionales de 2010… Nous avons ainsi deux poids, deux mesures. C’est donc bien la liberté d’expression d’une jeunesse qui se cherche, qui organise ses propres concerts, qui se donne les moyens de faire vivre une certaine culture, qui a des convictions et entend en discuter… qui est finalement victime des préjugés de la Mairie de Pontivy. Il y a là manifestement un procès d’intention pour ne pas dire une volonté de nuire, en reniant son engagement au dernier moment, au nom de ce qui n’est qu’un prétexte, il faut bien le dire. Clivage de générations ? Peur des initiatives de la jeunesse ?

Mais, plus largement, en Bretagne, cet été 2009 aura été celui des attaques contre la jeunesse qui développe des événements culturels diversifiés et qui fait vivre ses musiques. Ainsi, le festival de metal Hellfest qui se déroule à Clisson (44) en juin est l’objet d’une cabale de la part d’une frange catholique intégriste et de membres de l’UMP qui y voient un prétendu repaire pour le satanisme ! Une redoutable pression est menée invitant les sponsors à se désengager. C’est encore le festival metal Motocultor prévu de se dérouler à Arradon (56) fin août qui a vu la mairie faire volte-face un mois et demi avant la date, empêchant les organisateurs d’aller au bout de leur projet. A la Chapelle Neuve (22), la rave party a également essuyé un tir de barrages de la part des élus. C’est aujourd’hui le tour de Pontivy. Demain à qui le tour ?

Qu’en déduire si ce n’est que le fossé se creuse entre une jeunesse et certains représentants élus (de droite et de gauche) ? On assiste de plus en plus au retour d’un certain Ordre Moral guère rassurant.

La fédération anarchiste invite donc ces élus à recouvrer la raison et à respecter ce qui est écrit au fronton des mairies : liberté, égalité et fraternité, en prêtant des salles aux jeunes qui organisent des événements culturels, fussent-ils en dehors des circuits commerciaux traditionnels et en permettant le débat d'idées.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:34
Salut,

1000 excuses, mais on vient d'apprendre que la mairie de Pontivy vient de faire volte face et refuse maintenant d'accorder la salle pour le festival "le rock du bagne" du samedi 5 septembre, organisé par le collectif Ankylose de Rue ! Bien que ce festival à tendance anarcho punk soit prévu depuis plus de deux mois, la mairie (PS) a, semble-t-il, pris peur au dernier moment... sympa !
La soirée est donc ANNULEE et notre débat de l'après-midi sur "la prison en question(s)" aussi du coup !!! Vous pouvez visionner ici le documentaire de l'Observatoire international des Prisons (OIP) que nous comptions projeter : http://video.google.fr/videoplay?docid=-6669173307090932953#

Entre le festival de metal Hellfest à Clisson qui est l'objet d'attaques par les cathos, l'UNI et l'UMP (http://www.lepole.asso.fr/fichiers/file/petition%20hellfest(3).pdf), entre le Motocultor festival de metal qui a été empêché à Arradon, près de Vannes (http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=196685628&blogId=502458471), entre la rave party d'été pour laquelle ce fut la croix et la bannière à la Chapelle Neuve (22) (http://www.nordbretagne.fr/Rave-Party-La-chapelle-Neuve-sous-haute-tension_a285.html)... et maintenant "le rock du bagne" à Pontivy... on dirait que les Pouvoirs n'aiment guère la jeunesse qui organise ses propres activités culturelles... !!!

On se verra donc en chair et en os à une autre occase !!
Sans doute au Café le Billabong à Auray, le jeudi 1er octobre, pour une causerie libertaire sur ... l'AUTOGESTION ! A confirmer...

En attendant voici quelques ajouts au dernier agenda.


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AJOUT A L'AGENDA

Week-end des 4 et 5 septembre 2009 – à la ferme de Bovel (Sud de Rennes) - Festival anarcho punk "On n’est pas la pour faire des mots croisés" + animations + bouffe vegan - Prix libre !

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Dimanche 6 septembre - Rochefort en Terre - café de la Pente - 19h - Vernissage de l'exposition photo sur la forêt équatorienne, les plantes médicinales en milieu tropical. En présence de Chris qui parlera de son voyage

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Mercredi 16 septembre – Questembert – Projection débat de « Nos enfants nous accuseront" à l'Iris - 20h30 – 4 euros - avec Sophie DENIS, animatrice "Restauration Collective et Circuits Courts" et avec Cécile DAGUIN, co-présidente de Manger Bio 56 et paysanne boulangère
http://www.iris-cinema-questembert.com/cinema-questembert/evenements_fiche.php?id=19
Ce film est destiné aux personnes qui débutent à peine dans les problématiques liées à la bio... Perso, j'ai trouvé ça bien court (pas en durée... mais sur le fond !)

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Samedi 19 septembre – Pluvigner (56) : L’ALTER JOURNEE - Art et Ecologie - “Nos choix nous engagent” A partir de 14h, Parc et Chapiteau de la Madeleine. Gratos. Pratiques écologiques et artistiques, causeries… Demander le programme et un bulletin d’inscription à yllanhayat@orange.fr avant le 10 septembre.

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Samedi 19 septembre – Vannes – Semaine de la mobilité : stand de l'association Vélomotive et ateliers de marquage et réparation de vélos - http://www.velomotive.fr/blog/

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:40
Ci-dessous le communiqué adressé à la presse :

« La prison en question(s) » : débat – conférence, samedi 5 septembre, à Pontivy.
Dans le cadre du festival « le rock du bagne » organisé à Pontivy, au Palais des Congrès. 



« Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons », disait Dostoïevski. A lire le récent rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, la situation dans les prisons françaises ramène notre pays au Moyen Age ou presque. « Traitements inhumains et dégradants », « abus de placement » en cellule d’isolement, « détenus attachés à leur lit » à quoi s’ajoutent la surpopulation, l’incurie médicale et psychiatrique et le manque de moyens consacrés à la réinsertion : le constat est accablant et pose problème au "pays des Droits de l’homme"…

L’état des lieux étant dressé, les groupes libertaires René Lochu et Francisco Ferrer (fédération anarchiste Vannes-Lorient) organisent, samedi 5 septembre, une réunion publique intitulée « la prison en question(s) ».
Sera projeté le documentaire de l’OIP (Observatoire international des prisons) "Prisons, la honte de la République", suivi d’un débat sur la répression, l’enfermement et la justice.

Palais des Congrès de Pontivy à 15h00. Entrée libre. Contact : fedeanar56@yahoo.fr
Cette réunion-débat s'inscrit dans le cadre du festival « le rock du bagne » en soutien aux prisonniers politiques et au collectif Kalimero de Paris. http://ankylose-de-rue.ophibox.com/Newz

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 16:54
Salut,

Après une pause estivale, une table de presse à un concert de soutien aux luttes écologistes en Bretagne, un passage au camp action climat à ND des Landes, et un peu de droit à la paresse (merci Paul Lafarge !), voici quelques nouvelles infos.
Le blog anars 56 a été enrichi durant cet été de quelques textes un peu anciens mais relativement importants pour nous : sur l'Institut de Locarn, et une nouvelle rubrique "anti nationalisme"... n'hésitez pas à y jeter un oeil : http://anars56.over-blog.org/

Pour les groupes libertaires Lochu & Ferrer (et fédération anarchiste Lorient/Vannes), le prochain RDV a lieu ce samedi 5 septembre à Pontivy, dès 15h00, au Palais des Congrès, pour une discussion autour de « la prison en question(s) », précédée de la projection du documentaire « prisons : une honte pour la République ». Cette causerie s’inscrit dans le cadre du festival/concert « le rock du bagne » en soutien aux prisonniers politiques et au collectif Kalimero de Paris. C’est le collectif Ankylose de Rue qui est organisateur. Il y aura également une expo (peintures, dessins…) « 1984, c’est déjà passé ». Pour connaître les groupes (tendance anarcho punk), c’est ici : http://ankylose-de-rue.ophibox.com/Newz
Les concerts débutent à 18h00, l’entrée est à 7 euros.

Des membres du groupe interviendront aussi sur Plum FM (radio associative basée à Sérent (56)), mercredi 16 septembre de 18h30 à 20h00. On y parlera … d’anarchie, pardi !! http://www.plumfm.net/

Le numéro d’été du journal « la Décroissance » est consacré aux écotartuffes et autres hélicologistes, avec en sous-titre « ils ont vendu l’écologie » (Yann Artus Bertrand, Daniel Cohn Bendit, Nicola Hulot, Serge Orru (WWF), Isabelle Giordano (France Inter), José Bové…), c’est savoureux et riche d’informations ! http://www.ladecroissance.net/?chemin=journal

Et pour se mettre en forme, une courte vidéo du groupe FA Béton armé sur la manif anti répression du 21 juin 2009 à Paris : http://www.youtube.com/v/upwK1rloESw&hl=fr&fs=1&

En fin de message, un lien vers l'Encyclopédie anarchiste, enfin accessible !

Radio libertaire peut toujours être écoutée en direct là : http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3

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Mercredi 2 septembre – Vannes – Cercle de silence « contre les conditions des reconduites à la frontière des demandeurs d'asile comme des personnes en situation irrégulière sur le territoire français ». Au port de Vannes de 18h30 à 19h30.

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Samedi 05 septembre 2009 à Caudan : Après-midi de découverte du maraîchage biologique au biotope de Kergouaran. Visite guidée des cultures en compagnie des professionnels du Groupement des Agriculteurs Biologiques du Morbihan, conseil en jardinage naturel, stand de documentation, goûter bio (dès 14 heures, entrée libre, fléchage à partir du rond-point du Géant de Lanester).

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Week end du 12-13 septembre festival, en pleine nature, à Soulvache (dpt 44 près de chateaubriant). http://lagree.cc/
Le lieu est un collectif d´habitants, sur le site d´un ancien manoir. Les profits sont utilisés pour le projet collectif (rénovation du patrimoine, agriculture bio...)
Spectacles de musique, comiques, marionnettes, du slam, des chasses au trésor pour les enfants,... Restauration maison
Prix : 15 € le week end, camping sur place. Cherchent également des bénévoles.

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Du vendredi 11 au dimanche 13 septembre inclus : festival Ozon le Théâtre à Séné (près de Vannes). C’est en général très chouette ! Programme : http://www.festival-ozon-le-theatre.com/programme.html

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Week-end du 12-13 septembre – Foire bio à Mûr de Bretagne (22) : outre les produits, il y aura des conférences-débats et un fest noz. Programmes : http://www.interbiobretagne.asso.fr/biozone-les-12-et-13-septembre-24eme-foire-regionale-bio-a-mur-de-bretagne-(22)-15-473.html

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Samedi 19 septembre – Locmariaquer (56) : pique-nique végétarien et végétalien en contrebas de la chapelle du Moustoir. Table de presse : droits des animaux, aspects sociaux et environnementaux, recettes… Chacun-e apporte un plat végétal, une boisson et on partage. Organisé par le collectif : veg56@voila.fr

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Week-end des 26 et 27 septembre : Foire Biologique de Muzillac (56)
Il y aura des stands militants et la projection du documentaire sur les nanotechonologies « le silence des nanos » avec la participation du réalisateur, à 15h30 le dimanche 27. http://www.lesilencedesnanos.com/

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Bienvenue sur ce site dédié à l'Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure : http://www.encyclopedie-anarchiste.org/
Ce remarquable ouvrage de 2893 pages édité en 1934 est la plus importante contribution au mouvement libertaire en France. Initialement prévue en cinq volumes, seul le premier fût achevé.
Jusqu'ici extrêmement rare à l'achat comme à la consultation, le voici enfin dans son intégralité à la disposition de chacun-e.
Cette encyclopédie expose le point de vue des anarchistes sur de nombreuses questions, elle permettra donc au néophyte de se documenter sérieusement sur la pensée anarchiste, et donnera matière à débattre à l'anarchiste convaincu-e.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 23:00
Le 14 juin 2003, le réseau Cohérence, fédération d'associations liées à l'environnement dans l'ouest de la France, organisait un "rassemblement citoyen pour un développement durable" à Redon...
Bien que l'appel fut loin d'être révolutionnaire (!), les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste ont décidé de se mobiliser pour faire connaître leur point de vue dans ce milieu qui est quand même actif et militant. C'était le début de la revendication politique de "décroissance" pour l'Union régionale Bretagne de la fédération anarchiste, thème que nous avions commencé à faire apparaître 2 ou 3 ans auparavant, lors des mobilisations contre les incinérateurs de déchets.
5000 personnes s'étaient mobilisées à l'occasion. Pour notre part, nous avions une banderole fort joyeuse "logique de profit = logique de mort" et ce slogan qui faisait fureur "Ni dieu, nitrates, ni technocrates !".

Voici le texte du tract que nous avions diffusé à l'époque.


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IL N’Y A PAS DE CAPITALISME DURABLE !

 


UN CONCEPT TOXIQUE

 

"Développement durable" pourrait signifier amélioration des relations humaines : égalitaires et sans rapport de domination, ou alors éducation qui favorise l’ouverture aux autres. Mais derrière cette notion de développement durable se cache l’idée d’exploitation durable de la planète : dans notre société capitaliste, une entreprise ne peut survivre dans un contexte concurrentiel sans grandir pour pouvoir augmenter sa productivité et ainsi devenir plus compétitive que ses rivales. Elle doit alors trouver plus de débouchés et vendre de plus en plus de produits de plus en plus loin. C’est ce qu’on appelle la croissance.

Or la croissance économique nécessite une augmentation de la consommation de matières premières (transport de marchandises, construction de machines…). Mais nous vivons sur une planète finie dont les ressources ne sont pas inépuisables. La qualité de l’eau en Bretagne, avec ses nitrates et pesticides, témoigne de façon éclatante des effets désastreux de l’expansion de l’agro-industrie. Pour autant, ce serait une erreur de s’auto-centrer sur son terroir et rêver d’en faire un espace "propre". Partout, les industries s’accroissent et s’approprient les ressources (bois, eau, pétrole…) en exploitant toujours plus le travail des humains, jusqu’aux enfants. Le développement capitaliste ne peut donc être durable.

Il n’est pas besoin d’être expert-e pour savoir que les prochains conflits auront lieu autour de la question du contrôle de l’eau. C’est d’ailleurs déjà le cas de nombreuses guerres, comme en Israël-Palestine.


 

LA PREUVE PAR TCHERNOBYL

 

Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, conduisant à une des plus grandes catastrophes industrielles. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de personnes en subissent les conséquences (nouveaux nés mal formés, cancers…). Pourtant, au nom de la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre, certes inquiétante, le nucléaire nous est présenté comme le remède miracle. Quand on connaît les dangers que représente l’énergie atomique (dont la fabrication de bombes atomiques !), ainsi que les problèmes liés aux déchets qu’elle engendre, on voit mal où se situe la durabilité.


 

POUR LA DÉCROISSANCE ASSOCIÉE AU PARTAGE DES RICHESSES

 

Nous sommes donc de plus en plus nombreuses et nombreux à chercher la réponse ailleurs que dans un quelconque développement, durable ou non. Plutôt que de favoriser la croissance pour créer de l’emploi et soi-disant réduire les inégalités sociales, nous estimons qu’il serait préférable de repenser nos modes de vie dans une optique de décroissance : de quoi avons-nous vraiment besoin ? Que produisons-nous ? Comment ? Pour qui ?

Il ne s’agit pas de freiner la machine mais bien de l’arrêter et de la faire partir dans une autre direction.


Voici quelques axes pour lesquels la décroissance, associée au partage des richesses, constitue une priorité :

 

- Arrêt de toute production militaire et reconversion des personnels vers des activités civiles socialement utiles et écologiquement acceptables.

- Réduire le besoin en pétrole : facturation du coût aux entreprises ou subventionnement des transports collectifs (bus, train, tramway) pour en assurer la gratuité  (Vitré a opté pour le bus gratuit). L’usage de la voiture s’en trouvera limité. Développement du ferroutage. Réduction drastique des déplacements en avion pour circuler sur le territoire français (donc refus de la folie de l’aéroport de Notre-Dame des Landes). La nécessité de la vitesse est liée étroitement au système capitaliste, à cause duquel notre temps est confisqué par le travail.

- Agriculture biologique et réduction massive de la consommation de viande, ce qui libèrerait un surcroît énorme de denrées végétales.

- Opposition à l’incinération, non seulement parce qu’elle génère des rejets polluants, mais parce qu’elle est une porte de sortie apparente trop facile pour les industries génératrices de déchets et un marché bien lucratif… Réduire la production de déchets est indispensable.

 

Inutile de faire un catalogue : c’est à la population d’en débattre, pour déterminer ses choix. Manifester est le premier pas nécessaire pour reprendre la parole que nous confisquent technocrates et élu-e-s…


 

C’est pourquoi nous nous mobilisons pour : affirmer notre refus du nucléaire, le refus du pillage des ressources, du productivisme…etc. Changeons nos modes de production pour changer nos modes de consommation et inversement ! Pour que la population se rende maîtresse de la production et organise la distribution dans un sens écologique et social, il est incontournable d’abolir la propriété privée des moyens de production, pilier du capitalisme et de sa logique de profit. Il s’agit alors de socialiser les moyens de production, d’en assurer l’autogestion par les travailleuses et les travailleurs sur la base de l’égalité économique et sociale, de déterminer la production selon les besoins de la population et d’éduquer à la responsabilité écologique et sociale. Il en est de la responsabilité de chacun-e. Ce n’est pas l’État, défenseur s’il en est des multinationales qui le fera… au contraire !

 

Union Régionale Bretagne de la Fédération Anarchiste





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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 12:20
A Notre Dame des Landes, 12 km au nord de Nantes, entre le 1er et le 9 août 2009, se déroulent simultanément la semaine de résistance contre l'aéroport et le camp action climat 2009.
Une grande manifestation a lieu sur le site ce samedi 8 août 2009. les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste (FA) y seront et distribueront le tract suivant.
En espérant vous y retouver !



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Pour une société libre et autogérée !


 

   Pendant longtemps, ce qui a caractérisé les sociétés traditionnelles, ce fut l'insertion des besoins individuels et collectifs au sein des grands équilibres humains et environnementaux dont elles dépendaient (autoconsommation, autarcie, échanges quotidiens, locaux ou à faible distance). La colonisation et la révolution industrielle, en faisant apparaître la croissance économique, vont bouleverser ces relations. Avec le fordisme et le taylorisme, puis le plan Marshall et la prétendue aide aux pays pauvres, le capitalisme industriel va assurer la sophistication continue de la société dite de consommation. Historiquement, la société capitaliste est la première, et pour l'instant la seule, à viser la croissance des forces "productives" et à en faire le moteur de son développement. C'est bien l'accumulation du capital et la recherche du profit qui en sont la cause.

 

   L'expansion de cette société thermo-industrielle se manifeste selon plusieurs aspects : aménagement du territoire, urbanisation, industrialisation... Mais c'est sans doute le transport qui constitue à la fois la principale aberration et la plus grande source de dilapidation des ressources naturelles.     La deuxième moitié du 20e siècle s'accompagne d'une transformation considérable des systèmes de relation et d'échange, qui se traduit par une croissance importante, en tonnages, mais surtout en distances parcourues par les marchandises et les hommes, et par conséquent en quantités d'énergie et de matières premières consommées. Un prétendu "besoin" de mobilité qui sera consciencieusement entretenu pour satisfaire les seuls intérêts économiques.

 

   Un projet délirant


   Vieux de 40 ans, c'est dans ce contexte que se situe le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-landes. La nature même de la dynamique capitaliste, la mégalomanie des hommes politiques, l'acharnement des technocrates suffisent à le justifier : "développement économique", "région compétitive", "défis du 21e siècle"... Outre le coût élevé (quatre milliards d'euros), les conséquences seraient à la fois sociales et environnementales : disparition de 800 maisons, de 50 exploitations agricoles (2000 ha concernés), étalement urbain, gaspillage du carburant, nuisances sonores pour près de 80 000 personnes, incidences sur le dérèglement climatique...). Alors que nous sommes à quelques années de la fin du pétrole bon marché, alors que l'aviation civile aura probablement disparu dans dix ans, ce projet symbolise jusqu'à la caricature la fuite en avant suicidaire d'un système condamné à une croissance économique illimitée pour surmonter ses propres contradictions.

 

   Une autre société


   Tout le monde ne se résigne pas face à la propagande institutionnelle. Des élus se posent des questions  sur la pertinence du projet dans le contexte actuel. Depuis plusieurs années, de nombreux militants de sensibilités diverses se sont investis dans la lutte contre ce projet, notamment pour empêcher le prélèvement de carottes géologiques réalisé pour étudier le sous-sol. Mais ces luttes resteront stériles (quand bien même l'aéroport ne se construirait pas) si elles ne s'inscrivent pas dans un projet social et politique alternatif cohérent, celui d'une décroissance libertaire. Il ne sert à rien de gesticuler contre le nucléaire, les OGM ou les nanotechnologies si l'on reste dans le cadre du capitalisme industriel, même étiqueté "vert" ! Dénoncer le modèle productiviste, la concentration du pouvoir, la compétition impitoyable, les comportements prédateurs, le mirage de la techno-science ou la marchandisation de toute activité humaine ne suffit pas.

 

   La notion récente d'empreinte écologique montre, en effet, que l'impact de l'humanité sur le milieu dépasse de 30 % les capacités de régénération de la biosphère. Si tous les habitants de la planète adoptaient le mode de vie occidental, les ressources totales ne suffiraient pas ! Il nous faudra bientôt plusieurs planètes. La croissance économique n'est donc plus possible : la décroissance est incontournable. Le capitalisme ayant besoin de cette croissance pour assurer sa propre survie, l'impératif est donc de sortir le plus rapidement possible de ce système.

 

   Or nous n'y parviendrons que par une révolution sociale, c'est-à-dire une ré-appropriation de notre avenir. La construction de cet "autre monde" tant claironnée par certains, ne surviendra pas par un parlementarisme stérile, par les stratégies politiciennes, par la mascarade électorale, mais par la mobilisation et la détermination du plus grand nombre. Les Etats sont définitivement réduits à servir les intérêts des classes possédantes, à jouer les chiens de garde des oligarchies financières, à renflouer des coffres vidés par des spéculations hasardeuses. La résignation et la lâcheté d'aujourd'hui préparent, pour les années qui viennent, les pires conditions que l'humanité ait dû affronter depuis ses origines.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:44

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 10:46
Créé en mai 2009 à l'initiative du groupe libertaire Lochu, le Comité de vigilance contre l'extrême-droite dans le Morbihan est devenu rapidement régional, à la suite de la menace d'intervention des identitaires au cours d'une réunion (qui ne sont même pas venus d'ailleurs !!!! il est vrai qu'il y avait un sympathique comité d'accueil... )
Evidemment, le groupe libertaire Lochu - Ferrer (Fédération Anarchiste 56) est adhérent de ce Comité de vigilance contre l'extrême-droite en Bretagne (CVED Bretagne), dont voici la charte et l'adresse du site.


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http://pagesperso-orange.fr/CVED-BZH/

CVED Bretagne

Comité de Vigilance contre l'Extrême-Droite
en Bretagne

 

cvedbzh@riseup.net

 

 

CHARTE DU COMITÉ DE VIGILANCE

CONTRE L’EXTRÊME-DROITE. BRETAGNE


A partir du constat que tente de s’implanter en Bretagne une nouvelle forme d’extrême-droite plus radicale, des individus, associations, organisations syndicales et politiques ont constitué au niveau régional un Comité de Vigilance contre l’extrême-droite (CVED).


Ce CVED a pour objectif de combattre les idées de l’extrême-droite, quelles qu’en soient leurs formes. Pour ce faire, il convient, dans un premier temps, d’identifier les organisations qui relaient ces idées, leurs implantations, leurs initiatives et leur structure politique, puis dans un deuxième temps, de les dénoncer.


Le CVED prend toutes les initiatives pour combattre également toute forme d’exclusion et de discrimination : le sexisme, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie…


Sachant que la crise actuelle permet à l’extrême-droite de se développer plus rapidement, le CVED s’inscrit dans la dénonciation, sans équivoque, du capitalisme qui, de par son principe d’inégalités, d’exploitation et de paupérisation, sert de terreau au fascisme.


De par sa structure en réseaux sur le territoire breton, le CVED a aussi pour objectif de riposter au plus vite à toute démonstration ou expression publique de l’extrême-droite. Il a pour tâche d’alerter la population, les associations, organisations politiques et syndicales susceptibles d’être infiltrées ou manipulées.


Le CVED peut mettre en relation des individus, associations, comités locaux qui, localement voudront agir en ce sens.


Le CVED encourage la mise en place de comités locaux.


Enfin, le CVED n’est pas un parti et n’admet la priorité d’aucune organisation ni association qui le composent. Il est et doit rester l’expression commune d’un ensemble d’individus, d’associations ou organisations qui n’auront pour seul objectif que de combattre en Bretagne comme partout l’extrême-droite.

 

Organisations membres du CVED- Bretagne ou le soutenant       (début juillet 2009)

Morbihan : CGT Educ'action ; Chômeurs Rebelles CGT ; Sud Education ; CNT 56 ; Groupe Lochu - FA; Section PC Lanester ; NPA 56 ; AL 56; Ingalañ

Ille et Vilaine : Sud Rail 35 ; Collectif antifa rennais ; CBIL ; Comité étudiant Rennes NPA ; AL Rennes

Côtes d'Armor : NPA Lannion ; groupe anarchiste jes futuro ; CBIL

Finistère : Ras l'Front Trégor ; NPA Carhaix ; NPA 29, groupe anarchiste Crabes

Loire Atlantique : CBIL ; Ingalañ Bro Naoned

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:59

Le texte qui suit est une position adoptée en avril 2002 par les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste, réunis au local "la Commune" du groupe de Rennes de la FA.

Anarchisme, cultures, nations...

 

L’anarchisme se fonde sur deux revendications majeures : la liberté des individu-e-s et l'égalité économique et sociale. Le fonctionnement anarchiste d'une société repose donc sur la libre association des individu-e-s qui la composent, l'efficacité étant garantie par la pratique fédéraliste.


C'est à la lumière de ces principes fondateurs de l'anarchisme que nous pouvons aborder clairement les questions culturelles ou identitaires.


D'une part, la libre association contient le droit sans équivoque de chacune et chacun à se reconnaître, partiellement ou complètement, dans des affinités ou des pratiques collectives, qu'elles soient culturelles, politiques, intellectuelles ou autres. Ces affinités et pratiques peuvent s’exercer sur les bases géographiques qu’elles se choisissent.


Cette liberté inclut, comme toutes les libertés, les conditions de son exercice effectif ; cela comprend donc le droit à l'usage des langues quelles qu'elles soient et la possibilité effective d'apprendre ces langues, notamment au sein de l'école publique.

 

Le même principe de liberté individuelle contient aussi le droit de chacun-e à forger sa propre identité, sans être contraint-e par une pseudo-identité collective, qu'elle se pare des oripeaux de la culture ou de la nation.

 

Il est important de développer une ou des langues communes qui ne soient pas une ou des langues de domination qui privilégient un groupe particulier. Cette ou ces langues qui pourraient être l’espéranto ou un langage des signes doivent permettre la compréhension et la solidarité entre tous les groupes humains.

 

D’autre part, au nom de nos principes anarchistes, nous ne pouvons que condamner la politique française de répression des cultures et des langues dites minoritaires, menée pendant des décennies.

 

De même, il est nécessaire de résister à l'instrumentalisation de la culture, de la langue et du sentiment identitaire par les bourgeoisies locales (comme l'Institut de Locarn) et les organisations politiques qui s'en servent pour raviver un consensus interclassiste et finalement maintenir l'oppression de classe.

 

Il faut distinguer les résistances à des oppressions subies par des populations et les tentatives par les mouvements nationalistes de canaliser ces résistances dans une finalité de prise de pouvoir et de construction d’un Etat.

 

De plus, les libertaires sont conscient-e-s que les phénomènes collectifs, les cultures, peuvent être vecteurs d'idées réactionnaires : s'il nous arrive de nous inscrire individuellement, ou collectivement, dans des courants culturels, nous en dénonçons donc les éventuels aspects autoritaires et tâchons d'y promouvoir nos idées, et d'y faire avancer nos luttes pour une société solidaire.


Enfin, nous ne confondons pas culture, nation et Etat. Les anarchistes sont internationalistes ou anationalistes, refusent qu’on leur affuble une nationalité et luttent contre l’Etat. Vouloir, sous prétexte culturel, religieux, ethnique..., créer un territoire autour d’un Etat national ou régional revient nécessairement au niveau politique et économique à reproduire la société de classes et d’oppression, et au niveau culturel à reproduire à moindre échelle le mode de domination que nous dénonçons pour tout Etat, à commencer par l’Etat français.


Nous, anarchistes, défendons  le fédéralisme libertaire qui permettra, en même temps que résister à la mondialisation capitaliste, le développement d'une société égalitaire et émancipée et le libre épanouissement des individus. C'est dans cette perspective que nos différences, notamment culturelles, permettront l'enrichissement mutuel de chacune et chacun d'entre nous.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 17:17

Institut de Locarn

le retour

 

Les lecteurs et lectrices du Monde libertaire se rappellent sans doute que l’Union régionale Bretagne de la Fédération anarchiste avait mené l’an passé une campagne contre le cercle patronal Institut de Locarn. Celle-ci s’était déroulée au moment du sommet de l’OMC au Qatar, partant du principe que la mondialisation capitaliste ne s’organise pas seulement dans les rencontres des maîtres du monde, mais qu’elle émerge tout autant au sein de réseaux locaux.


Dans le Morbihan était né le collectif Dénoncer l’Institut de Locarn, Davos breton, composé d’organisations diverses (Attac, FA, Confédération paysanne, Libre-pensée, CNT, etc.). Nous avons depuis mis en place un dispositif de veille pour récolter toute information à même de nous mobiliser le cas échéant.


Le cas échut donc lors de l’adhésion de la ville de Vannes à l’Institut de Locarn lors du conseil municipal du 4 novembre dernier, malgré notre rassemblement face à la Mairie avec diffusion de tracts rappelant l’aspect réactionnaire et l’idéologie ultralibérale de cet institut. Le maire de Vannes, F. Goulard (Démocratie libérale), qui prend du grade au sein de l’UMP, s’était déjà illustré en septembre par une proposition de loi visant à permettre aux collectivités locales de financer les écoles privées à hauteur de 50 % s’il n’existe pas d’école publique dans le secteur. Face au tollé, cette attaque anti-laïque a fait long feu, mais elle présente néanmoins l’engagement de M. le député-maire…

Si on joue les naïfs et naïves, on ne peut que s’étonner que ce partisan de l’allègement de la « charge fiscale » subventionne pour 17’800 euros (15’500 pour l’adhésion, 2’300 euros pour la cotisation annuelle) un organisme composé de la fine fleur du patronat breton qui a ouvert en avril 2001 une « école de guerre économique ». Ainsi, nous apprend Ouest-France du 8 octobre 2002, l’Institut de Locarn veut « former des dirigeants à l’intelligence économique », « le premier stage, qui coûte 2500 euros sur trois jours (les 26, 27 et 28 novembre), doit initier les patrons à la recherche d’informations, à la sécurité informatique, à la protection des savoir-faire, au lobbying et même, à la désinformation, etc. ».

Ce que dit la majorité au conseil municipal : « L’Institut de Locarn s’adresse aux chefs d’entreprises, aux acteurs économiques et politiques de la Bretagne auxquels il propose de partager son ambition d’un modèle de développement fondé non seulement sur l’économique, mais intégrant aussi les réalités culturelles. »


Ce qui ne vous sera pas dit :
- Le conseil d’administration de l’Institut de Locarn est composé largement par le patronat de l’agroalimentaire (Glon, Hénaff, etc.). Peut-on faire confiance au modèle de développement prôné par ces industriels ? Interrogeons-nous sur la qualité de l’eau et de l’air en Bretagne et sur les conditions de travail dans ces entreprises. Ouest-France du 8 novembre 2002 nous révèle : « En Bretagne, un accident du travail sur quatre a lieu en agroalimentaire. Avec 2’472 cas, les troubles musculo-squelettiques (maladie professionnelle) ont progressé de 24 % » selon une enquête auprès de 84 entreprises de plus de 50 salariés. « Les relations sociales sont mauvaises ou inexistantes dans 47 % des entreprises. »
- Si la concentration de l’agroalimentaire crée bon an mal an, de 5’000 à 10’000 emplois salariés dans l’industrie (souvent des emplois peu qualifiés et sans intérêt), elle élimine chaque année 30’000 petits paysans. L’impact sur l’aménagement du territoire est édifiant.
- Ces industriels sont les premiers à licencier ou à réclamer des subventions dès que ça tourne mal. Ainsi Glon, président de l’Institut de Locarn, deuxième fortune de Bretagne, dont le groupe Glon-Sanders est numéro un de l’alimentation animale en France, licencie 180 personnes à l’abattoir de volailles de Keranna à Guiscriff et touche 700’000 euros du conseil général, autant du conseil régional et 1,3 millions d’euros de l’État pour moderniser le site. Pas mal, pour quelqu’un qui vilipende les assistés ! N’est-ce pas une démonstration de la soumission du politique à l’économique : voter devient alors sans objet vu que c’est le travail en lobbying qui est à l’origine de toutes décisions. La démocratie n’est plus qu’un mot.
- Sous couvert d’intégrer les réalités culturelles, l’Institut de Locarn cherche à développer un sentiment identitaire en Bretagne pour mieux imposer ses idées. L’Institut de Locarn milite pour une Europe des régions à fortes identités dans laquelle la Bretagne serait un fer de lance, « un tigre européen » dans une Europe fédérale.


Et, il ne faut pas se leurrer, sous le masque de la démocratie de proximité, de la prise en compte des réalités locales, la décentralisation-régionalisation du gouvernement Raffarin risque bien d’aboutir aux souhaits de cet Institut :
- Éducation régionale : c’est-à-dire des diplômes à valeur régionale et un mécénat d’entreprises dans les universités qui oriente et permet de trier les « bons étudiants et bonnes étudiantes ». L’Institut pénètre déjà le milieu universitaire : le président du conseil d’administration de l’IUT de Vannes, Serge Capitaine, du groupe TFE, est membre de l’Institut. De même, Alain Glon a parrainé la remise de diplômes de la maîtrise de sciences de gestion de l’IUT de Vannes.
- Code du travail régional avec conventions collectives régionales ou, pire, juste accords d’entreprises. C’est la casse de la protection des salariés, pourtant bien maigre. Les relations patrons/salariés seront soumises au rapport de force local. Vu le faible degré d’organisation des salariés et salariées, c’est la porte ouverte à l’arbitraire patronal, le contrat de travail risquant de se résumer à : « Accepte, tais-toi ou… dégage ! »
- Sécurité sociale régionale, c’est-à-dire inégalité de couverture sociale selon que l’on habite Vannes ou Toulouse, par exemple.
- Fonds de pension régional.
- Remise en cause de la laïcité. À la création de l’Institut de Locarn en 1994, les liens avec l’Opus Dei étaient particulièrement évidents : l’inauguration a eu lieu en présence du député européen Otto de Habsbourg, un « officiel » de cette secte catholique.

Leur but s’apparente alors à la constitution d’une fédération européenne de régions ethniques, c’est-à-dire le retour aux temps des féodalités. Dans Ouest-France du 3 octobre 2001, Yves Rocher, dont le groupe est aussi représenté à l’Institut, entre autres avec Guy Plunier, fondateur de Catholiques pour les libertés économiques, présente son combat : « créer des emplois sur NOS terres, en Bretagne ». Mon seigneur est trop bon !

Les membres de l’Institut de Locarn recherchent les élites qui pourront leur rapporter mais n’ont pas de considération pour la ou le pékin. Le vecteur culturel est le prétexte pour souder toute la population derrière leurs intérêts, une sorte de nationalisme pour la guerre économique, comme si les classes sociales n’existaient plus.


Ces gens-là, quoiqu’ils s’en défendent, sont des militant(e)s politiques avec pour idéologie l’ultralibéralisme, le consensus identitaire à la sauce catholique réactionnaire. Élitistes, donc opposé(e)s à l’égalité, ils cachent leur « racisme » derrière des termes élégants mais pourtant bien puants… L’instigateur originel de l’Institut de Locarn, le professeur en HEC (haute école de commerce) et ex-consultant pour la DGSE (services secrets), Joseph Le Bihan, évoqua ainsi dans une conférence en 1992 « les peuples à culture énergique et les peuples à culture molle ».


Face à cet assaut, le collectif continue à informer la population et prépare une demande d’annulation de l’adhésion de la ville de Vannes auprès du préfet, avant d’entamer une procédure auprès du tribunal administratif.


Pour notre part, anarchistes, nous ne mettons pas en avant la République une, indivisible et laïque comme rempart aux dangereuses extravagances de ces réseaux patronaux et de leurs relais politiques. Opposé(e)s aux frontières et au nationalisme, nous restons de fervents partisans et ferventes partisanes du fédéralisme (liberté), c’est-à-dire l’autonomie d’un groupe humain dans son organisation interne et sa libre association par contrat mutuel avec d’autres groupes, mais nous ne séparons pas le fédéralisme du socialisme (égalité), c’est-à-dire la propriété collective des moyens de production et d’échange dont la règle sera de chacun(e) selon ses moyens à chacun(e) selon ses besoins, en prenant en compte les impacts sociaux et écologiques de toute décision. Il est évident qu’il sera laissé entière liberté aux individus qui ne souhaitent pas du travail associé et autogéré, pour leur permettre de s’organiser en autonomie maximum, à condition qu’ils et qu’elles n’exploitent pas le travail d’autrui. Dès la constitution du mouvement anarchiste, Bakounine constatait que la liberté (le fédéralisme) sans l’égalité, c’était l’exploitation des hommes et des femmes par une minorité et l’égalité (le socialisme) sans la liberté, c’était l’esclavage. C’est pourquoi notre principal objectif est de construire le mouvement et les expériences qui réussissent à lier les deux, et d’empêcher tout projet qui viserait à entraver notre émancipation. Minuscules moustiques face au puissant Institut de Locarn, nous entendons bien lui faire des boutons que nous souhaitons particulièrement irritants… L’idéal étant d’atteindre une allergie généralisée et mortelle !

 

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Cet article rédigé en décembre 2002 ne présente pas l'épilogue heureux (pour une fois !) qui a eu lieu deux ou trois ans plus tard. En effet, les Vannetais et Vannetaises (membres du collectif Dénoncer l'Institut de Locarn), qui avaient saisi le tribunal administratif pour dénoncer l'adhésion de la ville de Vannes à cet Institut... ont GAGNE !!! Le Tribunal administratif a, en effet, estimé que les habitant-e-s de la ville de Vannes n'y avaient pas d'intérêt et il a cassé cette adhésion... Ceci dit, on ne sait toujours pas si l'argent a été reversé par l'institut de Locarn à la ville de Vannes...

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Vendredi 2 octobre - Angers - 14h Rassemblement de soutien à Vincenzo devant la Cour d'appel (rue Waldeck Rousseau). Pour sa totale liberté. Pour des covoiturages, contactez le comité de soutien.

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Samedi 3 octobre - Auray, cinéma Ti Hanok - 19h Ciné-débat "Numéro 387" de Madeleine Royer suivi d'un échange avec SOS Méditerranée. Tarifs habituels

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Samedi 3 octobre - Lorient, café Komment ksé ? - 19h30-22h00 Conférence gesticulée "Burnout.com Le management à contresens" par Arthur MOLVEAU – 19h30 – 22h

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Lundi 5 octobre - Etel, cinéma la Rivière - 20h30 Ciné-rencontre "Je veux vivre avec vous" (sur l'immigration) avec la réalisatrice Kristell Menez.

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Mardi 6 octobre - Vannes, cinéma La Garenne - 20h Ciné-rencontre "Le char et l'olivier. Une autre histoire de la Palestine", documentaire de Roland Nurier. Projection en sa présence. Organisé par l'AFPS Vannes (Association France Palestine Solidarité)

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Mercredi 7 octobre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Le char et l'olivier. Une autre histoire de la Palestine", documentaire de Roland Nurier. Projection en sa présence. Organisé par l'AFPS Vannes (Association France Palestine Solidarité). Tarifs habituels

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Samedi 10 octobre - Rochefort en Terre, café de la Pente - 20h30 Soirée concert du Planning familial. Dans le cadre de son week-end annuel la Fédération de Bretagne du Planning Familial vous propose une soirée festive avec des artistes militantes ! Rouge Feu (Slam), Ratur (Rap), DJ Set Lysistrata (set féministe). L’entrée est à prix libre pour financer la caisse IVG hors délai du Planning 35

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Samedi 10 et dimanche 11 octobre - Melrand - Week-end festif et solidaire sur la question des exilé.e.s, Organisé par HAPAX, RESF Pontivy - Soutien aux familles exilées et KerOchap. Conférences gesticulées, spectacles, concerts, tables rondes, repas... Réservation obligatoire : 07 66 09 06 90. Prix libre

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Dimanche 11 octobre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-rencontre "Je veux vivre avec vous" (sur l'immigration) avec la réalisatrice Kristell Menez. Tarifs habituels

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Mardi 13 octobre - Questembert, cinéma Iris - 20h30 En partenariat avec Cinéphare, ciné-rencontre "La nuit venue" (polar social, quasi documentaire) avec le co-scénariste Frédéric Farrucci

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Jeudi 15 octobre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Un pays qui se tient sage" de David Dufresnes (sur les violences policières), avec Gwendal Le Roy, éborgné lors d'une manifestation à Rennes. Tarifs habituels

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Samedi 17 octobre - Lorient - 14h30 Place de la Mairie - Rassemblement "Notre assiette pour demain" organisé par le collectif lorientais contre Bayer Monsanto

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Samedi 17 Octobre - Rennes - 14h : Débat - Animation et exposition sur l’amiante, avec Virginie Dupeyroux, auteure et animatrice de http://amiante-et-mensonge-notre-perpetuite.com/ au local la commune, 17 rue de Châteaudun, Rennes. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Lundi 19 octobre - Quimperlé (29), cinéma la Bobine. - 20h30 Proposé par l'association Chlorofilm, ciné-rencontre "Antigone" (sur une famille d'immigré.e.s algérien.ne.s au Canada) de Sophie Deraspe, en présence du producteur Marc Daigle

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Jeudi 27 Octobre - Rennes - 20h. Réunion publique : « Les résistances paysannes : une autre conception du progrès » avec Silvia Pérez-Vitoria (universitaire, auteure de « La riposte des paysans » et « Manifeste pour un XXIème siècle paysan », elle collabore aux revues « L’Ecologiste » et « Nature et Progrès »…). - Salle 12 Maison des associations 6 Cours des Alliés. Par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

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Jeudi 12 novembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h45 Ciné-débat "La cravate" (sur le parcours d'un militant d'extrême-droite), en présence du co-réalisateur Etienne Chaillou. Tarifs habituels

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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Concerts

Autres événements