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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 09:09

Communiqué du "Collectif contre Bayer-Monsanto Lorient" :

 

Devant le recul brutal du gouvernement face à l'utilisation du glyphosate, nous, le collectif contre Monsanto Lorient, lançons un appel à mobilisation dans toutes les grandes villes de France samedi 14 octobre 2017.

 

Car cette annonce nous présage un avenir des plus funestes pour nous-mêmes, nos enfants, nos petits-enfants, et la nature dans sa globalité et son intégralité.

 

Nous lançons ce samedi 7 octobre, au cœur du marché principal de Lorient ainsi que sur la place du centre-ville, une action de diffusion de tracts, afin d'appeler à la mobilisation du plus grand nombre pour le samedi 14 octobre.

 

Merci de communiquer cet appel à toutes les villes qui ont manifesté contre Monsanto au mois de mai, afin de créer un mouvement national à cette date. La population doit prendre conscience de la puissance de ce poison, au moment où les États Généraux de l'Alimentation, de plus, délibèrent sur ce que l'agriculture nous fera avaler demain.

 

L’image contient peut-être : texte
 

  SAMEDI 14 OCTOBRE 2017 DE 15H A 17H

  PLACE ARISTIDE BRIAND - LORIENT

  • Prises de paroles
  • Discours
  • Parler fort contre les pesticides, pour une agriculture et des jardins au naturel...
  • Venir avec une plante pour introduire le vivant parmi nous !
 
 
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Published by anars56
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 21:25

 

 

 

Communiqué Stop Nucléaire 56 Trawalc'h

 

Manifestation STOP EPR à St-Lô

le samedi 30 septembre

 

  • La cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville était défectueuse avant même que le décret d'autorisation ne soit publié en 2007. Elle risque de se fissurer au premier choc thermique et de provoquer une catastrophe nucléaire majeure.
  • AREVA, EDF, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont attendu avril 2015 pour le révéler, après que la cuve ait été installée dans le bâtiment-réacteur, d'où elle ne peut plus être ressortie. Le gouvernement doit donner sa décision en octobre 2017 pour la cuve.
  • Le coût de ce chantier a triplé pour dépasser les 10 milliards d'euros. Au lieu de mettre fin au désastre, le gouvernement de Mr Cazeneuve l'a prolongé de 3 ans en mars 2017. C'est pourquoi 3 recours et une plainte ont été déposés depuis par les associations pour que la démocratie soit respectée, les falsifications sanctionnées et que cesse ce chantier à marche forcée.
  • Nos gouvernants tentent par un coup de poker de sauvegarder « la grandeur de la France nucléaire » et d'assurer à l'EPR un débouché sur la scène du commerce international. La fermeture de la vieille centrale de Fessenheim est maintenant conditionnée à la mise en service de l'EPR. Tout cela bien sûr, à n'importe quel prix : celui d'y sacrifier notre sécurité, notre santé, notre porte-monnaie, notre avenir. Aussi mobilisons-nous pour l'arrêt immédiat de ce chantier désastreux.

Soyons nombreux pour la manifestation de St Lô (50), place de la Mairie

le 30 septembre 2017 à 14h30

 

Des cars sont organisés au départ de la Bretagne et du Morbihan : Quimper (7h50), Quimperlé (8h15), Lorient (8h30), Auray (9h30), Vannes (10h), Ploërmel (10h45), Rennes (11h30)

 

Réservations sur www.stop-nucleaire56.org, par mail à inscriptionbus@stop-nucleaire56.org ou par tel au 07 50 67 30 16

 

 

 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:59

 

Dimanche 24 septembre - Vannes - A partir de midi : pique-nique de rentrée proposé par le groupe libertaire René Lochu !

 

Repas, discussions, jeux, café zapatiste solidaire, table de presse et même livres d'occases gratuits ou à prix libre...

 

Chacun-e apporte un plat et/ou une boisson, pour une mise en commun. Plats végétaliens bienvenus.

 

Apportez vos musiques et jeux.

 

Aire de pique-nique dans l'anse, rue Larmor-Gwened.

 

En cas de pluie : repli au kiosque à musique sur l'esplanade du port de Vannes.

 

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Published by anars56
21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 19:54

 

 

Sans doute soucieux du bien-être des ménages français, Enedis-ErDF entend les doter de compteurs intelligents – Linky – destinés à leur faciliter la tâche : la France (celle qui gagne) a fixé l'objectif d'équiper, d'ici 2021, 90 % des foyers (elle a confirmé aussi le déploiement du compteur Gazpar dans les onze millions de foyers abonnés au gaz, et les Véolia, Lyonnaise, Saur et autres avancent discrètement mais efficacement pour l'eau). Non seulement l'appareil et la pose seront gratuits, mais ces compteurs permettront de réaliser des économies. En outre, comme un bonheur n'arrive jamais seul, ces petits bijoux contribueront à la création de dix mille emplois (construction et installation du matériel). Et, cerise sur le gâteau, ils favoriseront la transition énergétique : on pourra mieux gérer les pics de consommation, donc mieux adapter la production, et mieux intégrer les énergies renouvelables. La réalité est évidemment moins glorieuse. On oublie juste de préciser que les « big data » consomment, en France, 9 % de l'électricité, et qu'au niveau mondial, c'est une énergie égale à celle du Canada et de la Finlande réunis.

 

 

Un projet fondé sur le mensonge et la manipulation

 

Concernant l'emploi, si la durée du chantier le dopera de manière non négligeable, le recours aux nouvelles technologies compensera négativement cet apport, accentuant un peu plus la déshumanisation de la société : 70 % des opérations actuellement réalisées sur le terrain le seront à distance. Dans Sexy, Linky ? Nicolas Bérard résume bien la situation : « Linky créera apparemment bien moins de la moitié des dix mille emplois promis, et cela pour une durée de quatre à six ans (…) tout en en supprimant dix mille qui, eux, étaient durables ». Ce qui est conforme à la logique industrielle de réduction des coûts.

 

L'emploi n'est pas la seule source d'inquiétude. Le « courant porteur en ligne » (CPL) peut provoquer des incendies et endommager les appareils électriques. Mais surtout, du fait de l'installation de 700 000 émetteurs d'ondes GSM et de 125 000 antennes-relais disséminés sur l'ensemble du territoire, et des champs magnétiques générés par ces nouveaux compteurs, y compris à l'intérieur des domiciles, des risques sanitaires sérieux existent sans pouvoir être évalués puisque aucune étude indépendante n'a été conduite et que les normes derrière lesquelles s'abrite Enedis-ErDF, ne sont nullement contraignantes. Et de nombreuses alertes proviennent du milieu scientifique ou médical. Dans son avis de 2016 sur le compteur Linky, l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) ne conclut pas à sa non-dangerosité ; elle avoue ne pas savoir ! Si aucun risque n'existe, pourquoi les compagnies d'assurance ont-elles, depuis 2003, exclu de leurs contrats les effets des champs électromagnétiques (comme pour le nucléaire, les OGM, les nanotechnologies ou l'amiante) ?

 

Par ailleurs, l'ancien compteur tolérait des dépassements ponctuels de la puissance souscrite sans disjoncter, ce qui ne sera plus le cas avec les compteurs Linky. Enfin, ce projet d'essence totalitaire nécessite la mise au rebut de 35 millions de compteurs en état de marche, dont l'espérance de vie était estimée à au moins 60 ans ; les compteurs nouvelle génération, eux, n'auront une durée de vie que de 20 ans (et avec l'accélération numérique, le risque d'obsolescence est encore accru)… et le prochain renouvellement sera très probablement payant.

 

Il semblerait aussi que le passage de la facturation, en passant du Kwh au KVA, permette en plus à ErDF de ponctionner de 15 à 25 % selon les ménages. En définitive, le principal bénéficiaire du projet – estimé à 5 milliards d'euros (c'est-à-dire sans doute à 7 ou 8) – sera, à n'en pas douter, Enedis-ErDF, qui cherche à se positionner sur un marché mondial en pleine expansion (un milliard de compteurs dans les années 2020). Si ce projet répond à une directive européenne, il faut savoir que la Belgique, l'Autriche, le Portugal, la Lituanie refusent ces compteurs, que l'Allemagne a choisi de renoncer à la généralisation du compteur « intelligent » et de n'équiper que les gros consommateurs, et qu'en Californie, une procédure juridique a imposé de remettre les anciens compteurs.

 

 

Non à Linky et à son monde

 

Pour bien comprendre les véritables enjeux, il faut appréhender le projet dans sa globalité, le resituer dans un contexte politique. Une finalité apparaît alors clairement : la collecte massive d'informations et l'exploitation des données qui en résulte. Ce hold-up permet de surveiller et contrôler les comportements, les déplacements, les activités, les habitudes de vie des consommateurs qu'il s'agit de rendre dépendants et captifs. A partir des profils établis, les opérateurs peuvent aisément concocter des offres s'ajustant au mieux à chaque mode de consommation. Parce qu'évidemment, toutes ces données se monnaient sur le marché florissant des données personnelles, dont Google, Facebook, Amazon et Apple possèdent, à eux quatre, 80 %. Il faut reconnaître que commercialiser des alarmes contre le vol après avoir rendu les données privées piratables par des cambrioleurs relève du grand art ! L'UFE (professionnels de l'électricité) écrivait : « La mise à disposition des données va permettre de tirer profit de nouvelles opportunités économiques ». L'émancipation sociale n'est pas loin !

 

 

Une lutte porteuse d'espoir

 

Si, malheureusement, la majorité des « citoyens » se désintéressent de l'évolution de la société dans laquelle ils vivent, et sombrent dans la résignation, voire la lâcheté, il en est qui résistent, et qui se sont rassemblés, organisés en collectifs, multipliant les réunions publiques. Des milliers de clients ont envoyé des lettres recommandées. Face à cette fronde anti-Linky, Enedis-ErDF a choisi l'élégance du harcèlement, des menaces (coupures de courant), de la ruse, de la désinformation, de la brutalité (agressions physiques, effractions). Tous les moyens sont mis en œuvre. Une authentique campagne d'intimidation, soutenue par des médias à la botte dont un titrait, avec toute la finesse requise : « Le combat anti-Linky ou le nouvel obscurantisme » !

 

Les formes que prend cette lutte appellent deux remarques. D'abord, elle se déroule, de manière plutôt informelle et décentralisée, en marge des organisations politiques ou syndicales. Ensuite, elle provient également des municipalités, petites communes en zone rurale mais aussi villes plus étendues : à la date du 16/08/2017, 404 communes ont délibéré pour refuser l'installation forcée des compteurs communicants. Il est hautement improbable que la révolution naisse dans les institutions, mais le ras-le-bol est réel de la part des élus des petites communes. Et si c'était l'occasion, pour de plus en plus d'élus locaux, de zone rurale notamment, dont la grogne s'amplifie depuis plusieurs années, de passer de l'autre côté de la barrière ? Réforme de l'intercommunalité perçue comme autant d'usines à gaz, baisse des dotations de l’État, sentiment d'abandon et de mépris de la part des « élites parisiennes »… la coupe est pleine pour certains. Et si c'était un indice, même infime, du début d'effondrement du « système » ?

 

Certains naïfs s'attendaient peut-être à ce que l’État vienne au secours de la « démocratie » bafouée. Cette structure fondamentalement parasite a réagi comme elle le fait toujours : parce qu'il est directement intéressé au contrôle strict de la population, l’État a sorti l'artillerie lourde. Le ministère de l'Intérieur a envoyé aux maires un courrier leur signalant que les délibérations visant à refuser le Linky étaient illégales (comme pour les arrêtés anti-OGM) : la « démocratie » finit quand débutent les intérêts supérieurs ! Quant aux préfets, ils ont reçu la consigne de faire pression sur les maires récalcitrants. Et dans la classe politique, il fallait au moins un abruti pour se distinguer : c'est B. Spinder, maire PS de l'Isère : « Le monde change, le problème ce sont les résistances au changement » (source : Creuse-citron n°52).

 

Chaque société développe les technologies dont elle a besoin pour se perpétuer. Une société centralisée, policière, militarisée ne pouvait qu'imposer le nucléaire, les biotechnologies, les nanotechnologies, le numérique. Linky ne constitue qu'une nouvelle étape dans l'instauration d'un totalitarisme (relativement) soft. Si l'émancipation de "l'Homme" est encore à l'ordre du jour, elle passe par un contrôle au niveau local des structures de production et de distribution (alimentation, énergie…). C'est pourquoi la lutte contre Linky dans laquelle une partie de la population est engagée doit être intensifiée. Einstein écrivait : « Le monde est dangereux à vivre. Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ». Peut-être est-il temps de sauver ce qui reste d'humanité et de monde habitable?

 

 

Jean-Pierre Tertrais août 2017 (groupe la Sociale de la Fédération anarchiste, Rennes)

 

Pour aller plus loin :

 

Linky et ses frères (la Feuille mutine)

 

Site complet sur le refus des compteurs communicants (électricité, gaz et eau) : http://refus.linky.gazpar.free.fr/ (avec des modèles de lettres pour les particuliers et les communes)

 

Plusieurs collectifs sont actifs dans le Morbihan.

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 20:28

Rassemblement du 8 et 9 juillet 2017 : une zone d’artivisme

 

 

L’artivisme, néologisme formé des mots « art » et « activisme », désigne toutes formes artistiques qui se préoccupent des questions politiques et s’engagent dans la lutte de façon active et directe. L’art qui provoque une expérience esthétique, c’est-à-dire la manifestation chez le spectateur à la fois d’une émotion et d’une vérité provenant de la forme esthétique, se joint à l’action directe qui cherche à créer une subversion politique et sociale en ayant une empreinte directe sur l’environnement. De ce fait l’art et l’activisme se rejoignent sur des formes esthétiques « in situ » tels que le land art, le street art, la performance, le carnavalesque et les happenings. Le rassemblement politique contre la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes du 8 et 9 juillet 2017 offraient-ils différentes formes d’artivisme ?

 

Dans un premier temps, la forme esthétique la plus visible et la plus « commerciale », c’est-à-dire faisant « vendre » le rassemblement et amener des participant-e-s, était la scène musicale. A partir de 18h jusqu’à 2h du matin le samedi défilaient de nombreux artistes : ZADsocialRAP, Miossec, E.D.F Trio, Didier Super, Beat Bouet Trio et Molécule. De même le dimanche, il était possible d’écouter de 14h à 20h45 Barba Loutig, René Lacaille èk marmaille, HK « l’Empire de papier », Gabriel Saglio et les Vieilles Pies. La plupart de ces artistes expriment par les paroles de leurs chansons un engagement politique en dénonçant et contestant certaines inégalités sociales, violences symboliques et absurdités écologiques découlant du système dominant en place. Ainsi, pour donner quelques exemples,

ZADsocialRAP

ZadsocialRap est un collectif créé sur la ZAD il y a trois ans. Il mêle écriture poétique et rap afin de raconter les difficultés et les espoirs qui se lient à la ZAD telles que les violences policières et certaines utopies écologiques et sociales. Leurs productions sont audibles sur youtube ou soundcloud et les titres des chansons montrent le lien étroit entre leur art et l’activisme : Premier Sinistre, Infraction capillaire, Message aux générations futures, Signe ou saigne, etc. Leur artivisme s’inscrit dans la tradition du rap engagé qui, né en zone urbaine et défavorisée, s’empare de la prise de parole publique pour dénoncer et refuser les modèles dominants en usant de mots crus et de métaphores 1. On aperçoit à travers eux la figure romantique du poète engagé qu’espérait tant Victor Hugo2. On retrouve la même posture d’engagement avec EDF trio et Beat Bouet Trio. L’un accompagné de musique celtique, l’autre de musique hip hop celtique, ils dénoncent le système en place et prononcent des utopies. Didier Super, quant à lui, procède différemment. Assez connu sur les ondes dites de gauche comme France inter, il se moque dans ses chansons des travers de notre société en poussant à l’extrême les excès et les défauts non seulement des classes dominantes mais aussi de l’abrutissement général. Procédant par la pratique de ce que Édouard Glissant nomme du Détour, il pousse au paroxysme le caractère dérisoire, non pas ici de la genèse de l’être créole, mais de l’homme moderne aliéné, « colonisé ». On retrouve ce procédé artiviste au sein des fausses manifestations de droite : mettre en évidence le grotesque de l’ordre dominant. Pour faire entendre sa voix, il prend un malin plaisir à chanter et jouer de sa guitare de manière outrageusement fausse. Il se plaît à produire du dérangement, du désordre dans l’harmonie écœurante de l’ordre dominant. Certaines de ses productions sont des performances puisqu’on peut le voir à Sète, au bord des terrasses de restaurants et cafés chics, pousser sa chansonnette afin de mettre en dérision les vacanciers qui ont les moyens. Au sein de cette programmation musicale dont l’art même se veut engagé, on retrouve cependant, Molécule, musicien électroacoustique. Cet artiste a participé au rassemblement par conviction personnelle mais ne définit pas sa musique d’art engagé3. Présente par soutien au mouvement, la musique électronique de Molécule participe cependant au rassemblement et à l’activisme présent par l’émotion qu’elle suggère et la cohésion de groupe qu’elle produit. Les participant-e-s à l’écoute de la musique de Molécule peuvent partager la charge émotionnelle et sensitive qu’elle procure (vibrations sonores, rythmes, danses). Répétitive et minimaliste, la musique de Molécule peut sembler procurer, dans une moindre mesure, ivresse parfois aidant, de la transe collective, de la dissolution de soi et du monde social, favorisant ainsi un ordre nouveau du monde.

 

 

Totems en lutte

Dans un deuxième temps, les participant-e-s venu-e-s au rassemblement, dès l’entrée, étaient frappé-e-s par les nombreux totems regroupés sur le côté en une sorte de petit bois sacré. La plupart des totems affichaient une accumulation de pancartes indiquant les luttes écologiques depuis les années 1970 à nos jours : contre les centrales nucléaires, contre les projets d’aéroports inutiles, contre l’extraction de minerais toxiques, polluants et dangereux. Ainsi, on pouvait admirer de nombreux totems qui mettaient en reliefs la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Sur un totem les directions de tous les collectifs de soutien à la ZAD et à la lutte étaient affichées, de Questembert à L’île de Saint Denis en passant par Lyon, sur un autre les directions de tous les lieux-dits qui abritent la ZAD, plus loin les noms des associations moteurs, encore plus loin toutes les actions qui ont été menées contre ce projet, sur un autre les espoirs et les objectifs de cette lutte. Certains totems étaient l’œuvre de comités de soutien mêlant œuvre artistique et slogans militants. D’autre part, on pouvait prendre connaissance des autres combats écologiques contre les grands projets inutiles imposés tels stop nucléaire, non aux ogm, stop HS2 à Londres, la lutte dans le Tarn, à Roybon, à Bure, qui étaient exprimés sur d’autres totems. Enfin, il était aussi possible de contempler des totems sans écritures contestataires ni utopiques. Ces derniers semblaient être là en simples objets décoratifs. Cependant, cette décoration n’est pas anodine. Ces totems faits de bois et de matières végétales ou de récupérations symbolisent les luttes écologiques. Il y a dans le totémisme l’idée à la fois de sacré, d’interdit et de clan. Ici la Nature incluant le végétal et l'animal est posée comme sacrée et à protéger. De même, le café-balade organisé le dimanche à 9h proposait non seulement une promenade afin de découvrir la ZAD mais aussi de planter quelques bâtons de plus sur le champ du 8 octobre 2016. Le programme rappelait alors le serment « Nous sommes là, nous serons là ». Ce happening de l’ordre du land art, ici land artivisme, pose aussi la lutte écologique comme sacrée, le bâton représentant à la fois les arbres, la végétation mais aussi les armes, la lutte. Le combat écologique fait office de totem plaçant alors comme interdit, menaçant et dangereux, son inverse : les projets inutiles polluants. Autour de ces totems se rassemblait le clan des combattants qui se reconnaissent au sein de ces luttes. Le/la spectateur/trice qui contemplait ce petit bois sacré dédié à la résistance écologique est obligé/e de lever la tête vers le ciel, vers les hauteurs et fait l’expérience esthétique et extatique de l’espoir et de l’utopie, se rendant pleinement conscience de l’immensité de la planète, de la Nature face à la relativité de son existence individuelle.

 

 

Dans un troisième temps, cette contemplation du ciel et ainsi de la grandeur de l’univers a pu aussi s’effectuer lors du rassemblement pendant le lâcher de ballons. Une occupation du ciel a eu lieu par l’envol de 500 ballons construits par l’association Les Rallumeurs d’étoiles. On peut lire sur le site internet de Notredamedeslandes2017 les propos de cette association :

 

« « Il est grand temps de rallumer les étoiles... »  Ce vers d'Apollinaire prend tout son sens en cette période sombre et propice aux obscurantismes de toute forme. Pour entretenir la lueur qui brille dans nos yeux et dans nos cœurs, mais aussi pour lutter contre cette société déshumanisante, notre collectif "Les Rallumeurs d'étoiles" vous propose un projet collectif et solidaire, dans le cadre de la convergence des luttes à Notre-Dame-Des-Landes. Les Rallumeurs d'étoiles sont des personnes qui chaque jour, à leur petite échelle, par un geste, un engagement, une création, entretiennent une lueur. »

 

Envol d'une vache

Ces ballons n’étaient pas seulement des lanternes illuminant poétiquement le ciel mais ont été construits en vue de manifester un engagement politique. D’une part, inscriptions, dessins, formes mettaient en avant la lutte actuelle et les résistances passées. Cette occupation, d’autre part, contrastait avec celle perpétuelle des hélicoptères de la police et de la gendarmerie pendant la journée. Enfin, la lanterne poétique montrait l’espoir des militants de prendre place dans le ciel et de s’opposer à l’invasion incessante des avions et aéroports polluant l’air et la terre. Ces lanternes semblaient prendre le rôle symbolique d’une lumière guidant un peuple, tel Lucifer, celui qui porte la lumière, à la fois personnage nocturne et symbole de la parole divergente et subversive.

 

 

Triton joyeux

Dans un quatrième temps, la forme d’art la plus présente, visible aussi lors des manifestations politiques, était les affiches, panneaux, banderoles mettant les arts plastiques et la littérature au service de la cause politique. D’une part, le logo de la lutte « Aéroport non » pouvait se voir à de nombreux endroits et sous différentes formes. On pouvait ainsi par exemple contempler un long panneau photographique intitulé « ils ont dit « non » » représentant de multiples personnes qui brandissaient ce logo. D’autre part, le logo représentatif de la ZAD était aussi visible de différente manière : sous forme de banderoles géantes ou d’autocollants affichant un arbre au centre d’un cercle rouge au devant desquels est écrit en lettres noires « La ZAD est partout » mais aussi sous celle d’un triton en contreplaqué à taille humaine. Ensuite, nombreux sont les comités de soutien qui avaient exposé leurs panneaux. Chaque dessin, peinture et slogan mettaient en exergue la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et exprimaient soit la rage, la solidarité, la préciosité de la nature, l’absurdité du projet, etc. Écriture et image se côtoient afin de soutenir la cause et de rassembler autour d’un message simple et direct qui peut se scander facilement au sein des manifestations. Les logos deviennent des signes de ralliement qui sous forme d’autocollants peuvent soit s’afficher de façon personnelle à l’arrière de sa voiture soit, à la manière de l’action directe, être plaqué sur l’espace public et visible aux yeux de tous-tes.

 

 

Dans un cinquième temps, les arts du spectacle, en dehors de la musique, étaient aussi utilisés au profit de l’engagement politique. Tout d’abord, de nombreux films engagés étaient au programme. Leur genre était celui du documentaire. Le film-documentaire est ici pris comme témoignage de la lutte en cours, passée ou à venir. On pouvait dénombrer neuf projections sur les deux jours de rassemblement. Certains évoquaient la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes comme NDL, une zone humide à défendre de Léo Leibovici, Les Pieds sur terre de Batiste Combret et Bertrand Hagenmüller, Kiri-nij en toull-karr, les avions dans les ornières de Sébastien Guillou ou encore Les sentiers de l’utopie d'Isabelle et John de la ZAD. D’autres films décrivaient d’autres résistances actuelles ou d’autres absurdités engendrées par le capitalisme : la jungle de Calais, les équipages abandonnés par les armateurs étrangers en rade de Brest, les villes en transition, les solutions alternatives à l’agriculture conventionnelle ou encore les modes d’activisme pacifiste possible lors de la COP21. Ensuite, quelques pièces de théâtre étaient proposées au programme : Les Suppliantes d’Eschyle interprétées par dix-huit réfugié-e-s de quatorze pays (Théâtre du Tiroir – Laval), Vive la 7ième Rép’ !, one woman show de Nathalie Delhommeau et Le Cauchemar du préfet par la compagnie Mémoires futures, fable écologique écrite par Patrick Grégoire d’après les témoignages des habitants de la ZAD. Pour Patrick Grégoire et Jean-Philippe Magnen, « cette réalité est tellement folle, les mensonges sont tellement patents, les manipulations tellement énormes, les enjeux tellement stupides, qu’ils nous racontent la folie humaine dans toute sa grandeur. Ils nous racontent comment la réalité est devenue fiction, comment le système est devenu cauchemar », peut-on lire sur le site zad.nadir.org. Le théâtre a sa place dans l’engagement politique en ce qu’il offre la possibilité de mettre en évidence soit le tragique des conditions humaines engendrées par l’ordre dominant soit le dérisoire de cet ordre en place. Contrairement aux films documentaires qui donnent la possibilité de prendre du recul et d’enclencher une réflexion du fait de son esthétique de projection-écran, le théâtre convoque les corps, leurs inévitables prégnances, les luttes qui s’y logent les transformant en champ de bataille. Le corps charnel et organique se place devant le public et manifeste les tiraillements qui le conditionnent. De même les clowns activistes, avec leurs corps désarmés, leurs fleurs aux boutons et leurs couleurs chatoyantes s’opposent aux corps robocops des policiers armés et uniformisés. Leurs nez rouges et le rire qu’ils suscitent sont leurs seules « armes ». Ils cherchent à mettre en évidence le caractère dérisoire du pouvoir en place. Cependant, les clowns activistes étaient peu présents au rassemblement et aucun happening ne fut fait. L’armée clandestine des clowns insurgé-e-s et rebelles bien que présente n’a pas eu besoin de mettre en avant ces talents de dérision puisqu’au rassemblement aucune répression policière n'a eu lieu. Certains éléments propres au carnaval étaient aussi présents comme la mascarade ou la déambulation. Ainsi, une déambulation silencieuse quelque peu carnavalesque fut mise en place par l’association France-Palestine Solidarité. Chaque participant-e portait une lettre formant le slogan « STOP GAZA » accompagné d’un porteur de drapeau palestinien.

 

 

La créativité et l’imagination furent donc bien présentes au rassemblement. Dans une lutte qui souhaite construire un nouveau monde possible, enclencher une utopisation du monde empreint d’écologie et d’égalité sociale, l’art a toute sa place comme forme d’expression autant que arme. L’artivisme provoque des images fortes, des discours percutants, des émotions partagées et/ou son contraire, des mises à distance réflexives ou dérisoires. L’artivisme place au premier plan la liberté de création et d’imagination comme élément moteur de changement politique et social. L’altermondialisme qui se lie à la lutte actuelle est en quête perpétuelle de

Espace bout-de-choux

nouveauté. Ainsi, nombreux étaient les stands qui proposaient des modes de vie et des visions du monde différentes et créatives : cuisine végane, récupération de pièces mécaniques, création de bicyclettes originales issues de la récupération, mode de vie écologique, autogestion, etc. Cette créativité était aussi développée pour les générations à venir. Les enfants avaient leur espace où ils pouvaient peindre, construire un totem, se faire maquiller, jouer à différents jeux en bois, grimper sur un camion fait de bottes de paille, faire un tour de manège actionné par un vélo, s’initier à la jonglerie, etc.

 

 

Cependant, tout d’abord, cet espace participatif n’était encore que pour les enfants. Les spectateur-trice-s adultes n’avaient d’autre choix que la consommation. Aucun espace ne leur permettait, si ce n’est la possibilité de danser lors des concerts, de participer à la créativité. Malgré tout, l’art reste encore souvent relégué à l’animation pour enfants, à l’enfantin, au pas sérieux ou aux « spécialistes », à ceux qui osent, aux « originaux », à ces ouvrier-ère-s de l’imagination, ce prolétariat de la création artistique, ces fauché-e-s sans le sou, rêveur-euse-s et poètes, ces ancien-ne-s écolier-ère-s « tu finiras mal », ces ânes et ânesses baté-e-s, ces râté-e-s de la norme, ces empêcheur-eus-s de tourner en rond, ces prêcheur-eus-s de révolution, ces cinglé-e-s à côté de la plaque, mal mené-e-s par l’intermittence du chômage, cette catégorie du bas-fond, porteu-euse-s d’une lumière divergente guidant le peuple vers l’insoumission. Or serait-il, peut-être, temps de proposer une grande participation créatrice et engagée qui mettrait en lumière toute la folle imagination d’un peuple qui se libère de toutes formes de catégorisation et d’aliénation ? Ensuite, certes l’art qui s ‘exprimait au rassemblement était volontairement engagé et participait, in situ, au rassemblement contre le projet d’aéroport, néanmoins, ces deux jours offraient-ils la possibilité d’une action directe ou pouvaient-ils être perçus comme une transgression permise et dès lors comme une soupape de sécurité à l’ordre dominant en place ?

 

 

Blodwenn MAUFFRET

Groupe René Lochu

SeFeA/IRET Paris 3

SOFETH

1Voir l’article de MASSON-FLOCH Adeline et FAYOLLE Vincent, « Rap et politique », in Revue de l’ENS de Lyon, mots.revue.org, 2002.

2Voir HUGO Victor poème intitulé La Fonction du poète.

3Entretien personnel, août 2017.

 

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Published by anars56
14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 22:54

Nous étions plus de 3000 extrêmes cyniques fainéant-e-s à prendre le soleil ce mardi 12 septembre sur la "place rouge" (place de la mairie) de Lorient. La foule s'est alors mise en mouvement. Déterminée, elle a marché d'un pas tranquille devant les vitrines placardées "A vendre" de l'avenue de la Perrière et la quasi absence de passant-e-s. La flicaille s'est montrée discrète. De fait, la manifestation n'a pas pris la direction du centre ville commerçant mais celle du port industriel, là où étaient dressées les trois barricades lorientaises de l'an passé contre la loi Travail version 1. Souvenirs ! (La barricade a le mérite de clarifier les rapports sociaux, l'affrontement entre les classes : elle n'a que deux côtés ! Les communard-e-s fédéré-e-s face aux Versaillais-es !!)


Quelques pancartes individuelles ("fainéant vs feignant"), beaucoup de drapeaux syndicaux, un peu d'organisations politiques, coloraient le cortège.


Par delà les étiquettes, les appartenances syndicales ou organisationnelles, voire les "électrons libres", manifester ensemble donne de la force. Sans se voiler pour autant sur les intérêts d'appareils, c'est avant tout un engagement individuel, selon sa propre conscience et sa place dans la "guerre sociale" actuelle. Salarié-e-s ou prétendument "indépendant-e-s", nous sommes trop souvent esclaves. Autant en avoir conscience pour vouloir en sortir. Trêve de grands mots, il reste à construire les suites.
 

Aussi, tout ce petit monde s'est dispersé pour prendre l'apéro dans les bars environnants !

 

"Ce sont des fainéant-e-s ! Eh bien, on en est !"
"Sois fainéant, tu vivras longtemps."

"Le travail c'est la santé... Ne rien faire c'est la conserver."

 

Si des personnes sont intéressées par une chorale de chants de lutte, sachez qu'il y a des "kits" de bon/ne/s chanteur/se/s révolutionnaires ! Contactez-nous !

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:03
12 septembre en grève ! Les manifs dans le Morbihan

Contre les ordonnances sur la nouvelle loi Travail,

plus largement contre la casse sociale...

 

10h30


Lorient : place de la Mairie
Pontivy : la Plaine
Belle-ile : le port


12 septembre ! le groupe libertaire René Lochu dans la rue !


Anticapitalistes, nous nous opposons à la casse des droits des travailleurs et travailleuses, avec ou sans activité, par le gouvernement allié au patronat.


Autogestionnaires, nous aspirons à construire une autre société.

Ne ratez pas nos prochains rendez-vous :


- Pique-nique "auberge espagnole" dimanche 24 septembre à partir de midi. Table de presse à prix libre, livres gratuits, vente solidaire de café zapatiste ! Animations diverses...

Rdv à l'aire de pique-nique, dans l'anse, rue Larmor Gwened à Vannes. Chacun-e apporte un plat, une boisson et on partage. Plats végétaliens bienvenus.


- Vendredi 10 novembre : Rencontre avec Alain Leduc autour de son ouvrage paru en 2017 "Octave Mirbeau le gentleman vitrioleur".

Pourquoi ? Octave Mirbeau, auteur du "Journal d'une femme de chambre", de "La grève des électeurs" a effectué ses études secondaires à Vannes. Il y a subi des outrages de la part de membres du clergé.

 

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Tract intersyndical d'appel

 

12 septembre en grève ! Les manifs dans le Morbihan
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 12:40

Oyez, oyez,

 

en cette période estivale qui s'étale jusqu'à l'équinoxe d'automne, il se passe toujours plein de choses !

 

Et ce qui est recensé ci-dessous est loin d'être exhaustif :-)

 

Salut spécial aux rencontres sur la décroissance, au festival d'échanges de savoirs et transmission de savoir-faire de Gulligomarc'h (Finistère), du 23 au 26 août. Des copines et copains y participent (organisation, interventions...) ! :-)

 

(Pour d'autres infos, luttes, fêtes et agendas, se reporter auprès des ami-e-s de Rennes Infos, Indymedia Nantes, Brest médias libres, Zad NDDL et Expansive Info (Rennes), L'en-dehors (actualités quotidiennes avec de bonnes sources très variées)).

 

Radio libertaire : https://www.radio-libertaire.net/

 

"Le Monde Libertaire d’été comporte un important dossier : « 1917-2017 : regards anarchistes sur la Révolution russe ». Les contributions viennent du monde entier : Chili, Grande-Bretagne, Italie, Brésil, Russie, Espagne, France, Allemagne. Toutes les organisations politiques de la gauche ont élaboré une véritable mythologie autour de cet événement majeur de l’histoire contemporaine, dont les effets perdurent jusqu’à nos jours. Il est donc essentiel de restituer les faits et de rappeler les paroles prononcées par Angel Pestaña, délégué de la CNT au Congrès de l’internationale communiste à Moscou en 1920 : « Un parti ne fait pas une révolution ; un parti ne peut rien faire de plus que d’organiser un coup d’État, et un coup d’État n’est pas une révolution »".

 

Pour boire un coup, discuter, voir des concerts, danser, réfléchir et rigoler, voire participer, pensez aux cafés associatifs / coopératifs dans le Morbihan (liste incomplète) :
Le café de la Pente à Rochefort en Terre : http://www.lepotcommun.com/
Le café le Champ commun à Augan : http://www.lechampcommun.fr/
Mamm Douar Kafé à Auray : https://fr-fr.facebook.com/foodsovereigntynight/

 

Le groupe libertaire Lochu (Vannes) et la liaison Vannes de la FA ne se reconnaissent pas obligatoirement en intégralité dans chacun des rdv ci-dessous.

 

@narchas salutations

 

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Du vendredi 18 août au samedi 26 août - 40e ÉDITION DU FESTIVAL DE CINÉMA DE DOUARNENEZ (29) – CULTURES D’ICI ET D’AILLEURS, EN PARTAGE. Frontières / 40ans de luttes au cinéma en Bretagne / Cinéma d’animation en Bretagne / Grande tribu / Grand cru Bretagne 2017 / Jeune public / Monde des Sourds
 

 

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Du mercredi 23 au samedi 26 août - Guilligomarc'h (29) - Rencontres estivales de l'objection de croissance, festival d'échanges de savoirs et transmission de savoir-faire. Autour de l'éducation : conférences, ateliers participatifs, films, théâtre d'improvisation, concerts...
Programmes : http://www.liege.mpoc.be/docu/agenda/Rencontres-OC-2017/Programme.pdf et http://www.objectiondecroissance.org/rencontres-estivales-2017-a-guilligomarch-finistere/

 

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Du mercredi 23 au dimanche 27 août - Ile de Groix (56) - Festival international du film insulaire. En route pour les petites Antilles. "Décoloniser les regards et les imaginaires".

 

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Jeudi 31 août - Rennes - Esteban, militant libertaire vénézuélien, viendra présenter la situation du Vénézuela au local "la Commune" (17 rue Chateaudun). Invité par le groupe la Sociale de la Fédération anarchiste

 

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Jeudi 7 septembre - Etel (56), cinéma la Rivière - En avant-première, projection-débat de "L'assemblée" (documentaire sur le mouvement Nuit debout en 2016 à Paris), en présence de la réalisatrice Mariana Otero

 

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Samedi 9 et dimanche 10 septembre - Mûr de Bretagne (22) - Foire régionale biologique "Biozone" : conférences, parlottes, projections, débats, ateliers pratiques ...

 

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Mardi 12 septembre - Partout en France - Mobilisation et grève contre les ordonnances sur la nouvelle loi Travail ! Appel syndical de Cgt et Sud-Solidaires pour le moment.

 

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Dimanche 17 septembre - Vannes - Pique-nique de rentrée proposé par le groupe libertaire René Lochu ! Repas, discussions, jeux... 12h. Lieu bientôt précisé.

 

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Samedi 23 et dimanche 24 septembre - Muzillac (56) - La bio en fête "Terre en vie" : de 10h à 19h, exposants, animations enfants, forums, débats, concerts…

 

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Du mardi 26 (soir) au mercredi 27 septembre à 5h du matin - Vannes (et dans d'autres départements de Bretagne et de France) - « Nuits debout devant les abattoirs », organisé par l'association 269 Life libération animale. Abattoir Le Floc'h. S'inscrire et bien prendre en compte les consignes :  https://www.facebook.com/events/127352227878689/

 

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Samedi 30 septembre - Saint-Lô (Manche) - Manifestation contre le réacteur nucléaire EPR en construction (avec une multitudes d'anomalies graves) à Flamanville https://www.can-ouest.org/. Départs en car : Quimper, Quimperlé, Lorient, Auray, Vannes, Ploërmel... http://www.stop-nucleaire56.org/

 

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"
Plus d'infos à venir !

 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 13:10
Rencontres estivales de l'objection de croissance à Guilligomarc'h (29) du 23 au 26 août 2017

Programme des rencontres estivales de l'objection de croissance et du festival d'échanges de savoirs

 

Autour de l'éducation

 

Conférences, ateliers participatifs, films, théâtre d'improvisation, concerts...

 

Parmi les intervenant-e-s, se trouvent des libertaires (notamment Jean-Pierre TERTRAIS, pour ses travaux sur la décroissance et la question sociale).

 

Rencontres estivales de l'objection de croissance à Guilligomarc'h (29) du 23 au 26 août 2017

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:32
Plougonver (22) : Festival des luttes / Gouelioù ar stourmoù. VSD 21-22-23 juillet 2017

 

Le collectif Douar Didoull organise pour la deuxième année consécutive le "Festival des luttes / Gouelioù ar stourmoù". Les projets miniers ici et ailleurs sont plus que jamais au coeur de l'actualité devant le refus du nouveau gouvernement d'abroger à ce jour les différents permis.

 

Pendant 3 jours, les 21-22-23 juillet 2017, des collectifs / associations opposés aux projets miniers et à d'autres projets inutiles imposés se retrouveront sur le site du Dibar à Plougonver (22) pour un riche programme alliant conférences, débats, concerts, fest-noz.

 

Restauration et camping durant les 3 jours.

 

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Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

Pour nous contacter, ne pas passer par la page "contact" du blog. Ecrire à : groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er lundi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été. Pas de permanence lundi 2 octobre 2017.

 

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
Notre prochaine soirée publique :
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 2 novembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "La question démographique et ses implications politiques", avec Jean-Pierre Tertrais, par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Vendredi 10 novembre - Vannes - Soirée débat du groupe Lochu. Nous accueillons Alain Leduc pour son ouvrage "Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur"

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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Concerts

Autres événements