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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:50

Il est arrivé à nos oreilles un bruit selon lequel ce seraient les anarchistes qui auraient "détourné" la manifestation du samedi 16 octobre pour le blocage du rond-point Pompidou, alors que cette action avait été décidée par la Coordination morbihannaise pour l'abrogation de la loi de réforme des retraites Résistance 56.

C'est donc bien mal nous connaître. Aussi, précisons :

 

Nous, anarchistes et libertaires du groupe Lochu-Ferrer, prenons part à la lutte contre la déforme des retraites.


Nous participons aux réunions et aux actions du collectif Résistance 56, avec des syndicalistes, des membres et sympathisantEs d'autres groupes politiques et des indépendantEs.


Nous ne cherchons pas à manipuler ou noyauter ce collectif parce que cette pratique est contraire à nos principes et pour la simple raison que nous y sommes tous et toutes d'accord sur le but et les moyens, à savoir étendre et soutenir toutes les formes de lutte contre le projet de déforme des retraites : dans ce collectif, les divergences convergent.


Il en est de même pour les manifestations. Nous avons trop de respect pour les manifestantEs pour ne pas avoir envie de leur imposer quoi que ce soit. De plus, les anarchistes et libertaires du groupe Lochu-Ferrer pensent qu'un affrontement avec les agents répressifs de l'Etat n'est pas souhaitable, tant que l'ensemble de la population ne le décide pas.


Nos camarades des blacks blocks, absentEs dans le département, peuvent avoir une stratégie différente. Ce n'est pas la nôtre.


Mais, la raison fondamentale qui fait que nous ne sommes pas des manipulateurs & manipulatrices, c'est que nous sommes contre les partis d'élites qui veulent diriger les exploitéEs. Et nous mettons en accord nos idées et notre pratique.


L'EMANCIPATION DES TRAVAILLEURS SERA L'OEUVRE DES TRAVAILLEUSES & TRAVAILLEURS EUX-MËMES !
VIVE L'AUTOGESTION GENERALISEE !
A BAS LA SOCIETE SPECTACULAIRE MARCHANDE !

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Published by anars56 - dans Anarchisme
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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 21:33

A Vannes, presque 18 000 personnes ont à nouveau manifesté pour le retrait de la réforme des retraites (mais aussi contre tout un tas d'autres attaques du Pouvoir). Pour une fois, le parcours marquait une volonté de sortir du cadre des manifs-promenades... Telle était la volonté du collectif de lutte Résistance 56, soutenu par FO et par Solidaires (dans lequel on retrouve tout aussi bien des militants et militantes Cgt, Fsu, Unsa et des non syndiquéEs). Les membres du groupe libertaire Lochu (& FA) ont aussi choisi de s'investir dans ce collectif.

 

Emmené par la Cgt, le cortège s'est arrêté au rond-point Pompidou qui donnait sur la voie express. La Police nationale empêchait d'aller plus loin. Sans même avoir amorcé une tentative de passage, la voiture sono de la Cgt n'a pas tardé à partir vers la gare, entraînant une bonne part de ses troupes et celles de la Cfdt, pour rejoindre le parcours "normal" (= la promenade !) de la manif qui plaît tant à la Préfecture, car il ne dérange pas grand chose et sur une très courte durée. Le Capital n'en tremble pas beaucoup.

 

C'était sans compter sur la détermination de Résistance 56, des jeunes et de bien d'autres ! Car on sait que si aujourd'hui on ne fait rien de plus, le gouvernement pourra continuer à détruire les conquêtes sociales. Donc ? On bloque !

Un face à face paisible a d'abord lieu avec les flics. A partir d'un moment, les manifestantEs tentent d'avancer : un robocop, un peu nerveux, envoie une bonne giclée de gazeuse ! Beaucoup suffoquent, tout le monde est surpris. La colère monte. Fusent les slogans : "Police nationale : milice du capital", "police partout : justice nulle part". On se tâte sur ce qu'il 1087893 violencesfaut faire : passer en force ? nous diriger vers un temple de la marchandise : le carrefour market comme convenu initialement ? suivre les autres ? Il y a une certaine confusion et plusieurs reprennent la marche vers la gare.

 

A un demi millier, on finit par filer vers Carrouf', emmenés par un groupe de percussions qui donne une bonne pêche. La circulation devient soudainement moins fluide à Vannes. Devant l'hypermarché, une haie de condés barre l'accès. On aurait bien fait un apéro géant offert généreusement par le Carrefour mais, non, on décide de passer notre chemin ! On défile ainsi devant les flics tous surpris et, ni une, ni deux, on accède à la voie express.

Eh bien, voilà, à Vannes, on bloque les flux de marchandises, les flux de travailleurs, les flux de consommateurs. Au bout d'un certain temps, on remonte la voie express vers la prochaine sortie, suivis de près par les bagnoles de flics. On fait une pause avant de quitter la voie express... et voilà que les forces de l'ordre étatique nous balancent moults lacrymos. On s'éloigne, non sans tousser et les larmes aux yeux. En guise de riposte, quelques pierres sont projetées. Il est fait remarquer aux flics qu'ils sont aussi soumis à cette réforme des retraites qui les fera "travailler" plus longtemps. Au lieu de tirer sur les travailleurs & les jeunes, ils seraient bien inspirés de lâcher les gaz sur toute leur ligne de commandement... surtout en haut-lieu. Une invitation à la démission, à la désobéissance, à la désertion leur a même été suggérée. En vain ! Chez ces gens là, pense-t-on ?

Sorti de la voie express, le cortège se reforme pour se rendre à la Préfecture.

Une étape importante a été franchie à Vannes : du jamais vu, selon quelques anciens ! Maintenant quelles suites ?

Assemblée générale du collectif de lutte Résistance 56 au Palais des Arts de Vannes à partir de midi.

 

 

Grève. 400 manifestants bloquent la RN 165 [Vidéos+diapo]
La manifestation s'annonçait tranquille. Mais un itinéraire changé à la dernière minute et des affrontements ont eu raison de l'unité syndicale. La RN 165 bloquée et des dispersions à la lacrymo, le face-à-face avec la police a été tendu.

10h. Les manifestants se sont massés tranquillement sur la Rabine. Les lycéens scandent des slogans anti-sarkozystes. «À force de se mobiliser et de ne pas voir les choses bouger, on se pose des questions sur le mouvement. L'espoir est toujours là, mais on aimerait que tout le monde se mobilise, les élèves, les profs et les parents d'élèves», clame Hugo, 17 ans, qui dort devant le lycée Lesage depuis une semaine.

10h30. Le cortège s'ébranle peinardement. Mais l'itinéraire a été changé au dernier moment. Les 11.000 manifestants remontent la rue Thiers, puis la rue Hoche. Au lieu de descendre le boulevard de la Paix, ils filent vers le rond-point Pompidou, où ils organisent un sit-in.

11h30. Tandis qu'une grosse partie du cortège part vers la mairie via la rue des Grandes-Muraille, on assiste aux premiers heurts devant les cordons de policiers. Le collectif Résistance 56, des lycéens et des anarchistes font face un bon quart d'heure. La situation se tend lorsqu'un pompier avance en poussant un petit camion. Les manifestants lui emboîtent le pas, ce qui déclenche l'assaut: tir de grenades lacrymogènes, et quelques coups de matraque. Les cris et les insultes fusent. Les syndicats (FO et Sud) ainsi que les élus présents tentent de calmer le jeu.

12h30. Entre tâtonnements et tergiversations, un groupe de 400personnes finit par se diriger vers Carrefour, «symboles des dérives économiques actuelles», selon Lydie Loyer, de FO. Lycéen à Lesage, Jean-Pierre se prend à rêver d'un nouveau Mai-68. Les premières salves de lacrymo semblent trahir chez certains une envie de durcir le ton.

13h15. Au pas de charge les lycéens mènent la troupe. Sur le rond-point, certains posent leurs fesses par terre pour faire une pause, d'autres pressent le pas vers la grande surface. Un cordon de police se dresse à l'entrée du parking sans doute pour les empêcher de pénétrer dans l'hypermarché. Mais les forces de l'ordre sont dépassées par des lycéens qui courent en direction de la voie express pour bloquer la circulation. «La prise de la Bastille aura été longue à se dessiner», jubile un manifestant arborant le drapeau noir des anarchistes. Le trafic sera paralysé pendant près d'une heure et demi: 3km de bouchons dans chaque sens!

14h. Après la prise de parole et une Internationale entonnée par les responsables syndicaux, la décision est prise de défiler jusqu'à la prochaine sortie Vannes-Ménimur. Une marche d'une demi-heure ponctuée de sit-in et de pourparlers.

14h45. La sortie de la quatre voies se fait sous la pression des forces de l'ordre qui délogent les manifestants à coup de lacrymo. Ils répliquent par des jets de pierres. Le cortège prend bon gré mal gré la direction du centre-ville dans un nuage de gaz et bifurque vers la préfecture où a lieu la dislocation. Il est 15h30.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 21:32

Par notre envoyé spécial, toujours au coeur de la lutte !

 

En ce jour, tout a commencé par une AG de l'éduc' nat' où la corporation était présente en nombre : les conclusions ont été la reconduite de la grève, sous une forme tournante au jour le jour dans les bahuts, et puis divers rendez-vous à la journée.

Suite aux manifs de samedi, 18 interpellations avaient encore eu lieu : que des jeunes gars ! Suite à des 'émeutes' à la fin de la manif ; il est clair qu'il y avait de la provocation de part et d'autre (dixit des observateurs du jour). Au final, 3 mineurs ont été libérés en début d'aprem' avec une mise en examen dans 3 mois je crois, 3 majeurs de 18 ans passés à peine ont été encore condamnés à 1-2 mois fermes ! Des larmes, des cris, de la rage ! ont encore surgi des gorges de chacun ('justice de classes', 'el pueblo ...', 'rien pour les flics qui brutalisent une militante du CODELIB (http://www.codelib.info/) qui a pris 5 jours d'ITT' ...). Demain est un autre jour, très tendu je pense ... des tracts sur les droits lors des manifs+sur les 'comportements' seront distribués ... car il ne faut pas rentrer dans la provoc' de ceux d'en face ...

Sinon, deux opérations qui réchauffent le coeur : un pique-nique solidaire avec les grévistes des raffineries de Donges : aaaah, ils tiennent bien le piquet les gars : impressionnant de courage, de vitalité, pas dans la demie-mesure, c'est chouette !!!!!!!!! on étaient nombreux à être venu, on sera nombreux à y revenir, c'est sûr ! Pas l'ombre d'un casque bleu depuis 1 semaine ; comme quoi la propagande ... d'ailleurs, il est possible de leur envoyer du courrier, voire du flouz' ... (je me renseigne pour l'adresse d'envoi ...). Et, pour 's'amuser', et pour amplifier les mouvements de solidarité, on est parti bloquer quelques instants une station service de camionneurs pendant 1 petite heure. Mais problème d'orga : pas de tracts et trop d'impro, juste quelques discussions pour prendre la température va-t-on dire ... à repenser ... car ce sera les blocages et les occupations qui permettront de détruire le socle, ô combien déjà ébranlé, de l'autre-là !!!!

Demain, manif l'aprem' et ...

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 05:22

Mardi 19 octobre - Rassemblements pour les manifs contre la réforme anti sociale des retraites, mais bien au service du Capital. Organisons des blocages, stoppons tout ce qui rapporte au Capital. Bloquons les voies de circulation qui permettent les flux de marchandises, les flux des travailleurs & travailleuses, les flux de consommateurs & consommatrices. En + de la grève du travail salarié/exploité, faisons aussi la grève des achats (au moins de ce qui n'est pas alimentaire). Et pour celles et ceux qui sont coincéEs et ne peuvent faire grève, vous pouvez alimenter les caisses de grève, même par un petit don. Vous pouvez aussi ralentir les cadences...

Il faudra néanmoins un jour ou l'autre construire la grève expropriatrice et autogestionnaire.

 

Vannes (10h - La Rabine),

  Lorient (10h - Cosmao),

  Auray (9h30 - Place du Loch),

  Pontivy (10h - la Plaine),

  Ploërmel (10h - Place de la mairie),

  Belle-ile (10h30 - embarcadère Le Palais),

  Groix (13h30 - Les Halles)

 

Aujourd'hui à Lorient, lors du blocage du dépôt pétrolier, les flics ont tiré des grenades lacrymogènes pour permettre à nouveau à la marchandise de circuler...et spécialement à la première d'entre elle, cause de bien des guerres : le carburant à base de pétrole !

Dire que ces flics voient aussi leur durée de "travail" allonger... à croire qu'ils aiment ça ! Ceci dit, il sera curieux de voir leur agilité, passé un certain âge !

Mais la réaction du Pouvoir face à ces blocages confirme que c'est  bien la bonne manière d'agir. Alors n'hésitons pas : bloquons tout !

 

Vidéo extraite de Le Télégramme


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 09:59

Les retraites sans la croissance

(Article extrait du Monde libertaire 1607)

   
Les travailleurs, retraités et chômeurs qui ne se résolvent pas à abdiquer face aux diktats de la finance et de leurs représentants, ont désormais largement démonté le discours des réformateurs sur les retraites (cf ce tract et cette vidéo).

En reprenant les hypothèses des capitalistes, basées sur l’évolution du Produit intérieur brut (PIB), il est en effet facile d’invalider leurs théories alarmistes. Comme le démontre Bernard Friot 1, dont les conclusions sont reprises dans le schéma ci-dessous, l’effort à produire d’ici 2050 est comparable à celui des cinquante dernières années et génère des réserves confortables pour les moins de 60 ans (voir schéma).

Aujourd’hui, beaucoup sont donc convaincus que le seul véritable enjeu du financement des retraites est le partage des richesses. En effet, il s’agit de revenir sur le vol de la valeur ajoutée, réorientée depuis les années 1980 en direction des profits au détriment des salaires, sur lesquels sont assises les cotisations sociales qui financent la prise en charge des risques maladie, invalidité, vieillesse et chômage pour le plus grand nombre.

Pour résoudre la question des retraites, remettre la main sur l’ensemble des richesses créées est évidemment une condition nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. S’il est utile de reprendre les arguments de nos adversaires politiques pour démonter leurs discours, il faut aussi savoir se défaire de leur mode de pensée.

Le partage de quelles richesses ?

À moyen terme, l’enjeu caché de la réforme des retraites et de la période à venir est, au delà du partage des richesses, la notion de richesse elle-même.

En comparant le rythme de prélèvement des ressources (accéléré par la croissance mondiale) avec les réserves disponibles, nous pouvons prévoir que le doublement du PIB en 2050, toutes choses étant égales par ailleurs 2, ne sera pas possible.

Selon Bernard Friot, l’augmentation du PIB passe par des activités prédatrices mais aussi et surtout par la transformation d’activités, auparavant gratuites, en emploi (exemple des bonnes sœurs dans les hôpitaux des années 1960 qui sont devenues des infirmières). Mais c’est malheureusement bien la dimension destructrice du PIB qui est aujourd’hui prédominante (voir les liens entre PIB et empreinte écologique dans le rapport planète vivante du WWF 2008) : l’intensité énergétique par unité de PIB décroît moins vite que le PIB global n’augmente. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond : si les automobiles consomment moins à l’unité, la distance parcourue augmente en même temps que le nombre de véhicules et avec le suréquipement (dont la climatisation), la consommation d’énergie s’accroît globalement.

Il est donc très déraisonnable d’imaginer, comme le fait Bernard Friot, un salaire moyen de 5 000 euros pour tous, quand la soutenabilité écologique (voir l’empreinte écologique des pays riches) imposerait des salaires bien moindres.

Quelques économistes intègrent ces dimensions à leur réflexion sur les retraites. Jean Gadrey pro pose d’abandonner la base des scénarios actuels : la macroéconomie classique quantitativiste. Selon lui, il faudrait partir d’estimations d’emplois ou de volume de travail par secteurs et sous-secteurs en fonction d’évaluations des besoins, de bilans écologiques et sociaux, et de projets de réorientation de la production.

Pour un syndicalisme autogestionnaire et inventif !

A l’image de la manifestation de la Confédération européenne des syndicats du 29 septembre pour « plus de croissance », la plupart des analyses émanant de la gauche et des syndicats évacuent cette contrainte, qui constitue pourtant la nouvelle donne de ce xxie siècle, de leur réflexion : croître pour redistribuer des richesses toxiques n’a aucun sens.

Les militants syndicaux ne peuvent fonder leurs discours sur l’argument classique de la répartition des richesses sans évoquer le fait que cette richesse essentiellement monétaire va devoir changer de nature et au moins passer par : une collectivisation des usages (mutualisation des biens) ; une réduction des besoins (entretenus par la publicité) ; une réduction de la vulnérabilité des individus et des territoires par le renforcement de leur autonomie (plus de temps pour être acteur soi-même dans des circuits économiques courts et locaux, conception de biens facilement réparables par le plus grand nombre, etc.).
Il nous faut voir bien au delà de la notion de gains de productivité (trop souvent synonyme de flexibilité) et de croissance.

En tant que militant d’un syndicat du bâtiment à la CNT, je constate que cette réflexion existe à travers des projets émergents d’habitats collectifs partagés en lien avec un atelier populaire d’architecture et d’urbanisme, de coopératives de construction et de consommation…

Ces solutions privilégient la sobriété, pour travailler moins et vivre mieux : un vrai projet de société !




1. Bernard Friot, L’Enjeu des retraites, La dispute, 2010, dont je recommande la lecture. (Voir l’article de M.-C. Calmus dans le présent ML. NdR.)
2. En excluant toute régulation par la guerre, par exemple.
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:58

« Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres. »
Nicolas de Chanfort


ML-1608-recto.gifML-1608-verso.gifSommaire

Oui, on continue ! par J.-P. Levaray, page 3

La protestation se durcit, par Julien, page 4

Archimerde, par Laurent, page 5

L’Autruche a dit, par F. Ladrisse, page 5

Les brèves, page 6

Le salon de l’auto envahi, par J.-P. Germain, page 7

Les soins interdits aux étrangers pauvres, Pathote, page 7

Enfants fichés, inspecteur zélés, par le CNRBE, page 8

À cheval sur les principes, par Patrice, page 9

No Border, entre le marteau et l’enclume, par V. Benito, page 10

Bons baisers d’Inde, par A. Roy, page 11

J’ai le coeur qui fait boum, par N. Potkine, page 14

Détruisons les préjugés, par Paco, page 15

La fivete du samedi soir, par M. Silberstein, page 16

Austro-Katho, par J. Segal, page 16

L’exil en polémique, par S. Gurucharri et T. Ibañez, page 17

Hors-la-loi presque hors-la-loi, par H. Hurst, page 20

Réappropriation ouvrière à l’écran, par I. Tillou, page 20

Vie du mouvement, page 21

Voix libertaire, page 22

S’instruire, s’amuser, applaudir…, page 23

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:12

Dans le Morbihan, la mobilisation ne faiblit nulle part ! C'était ENORME !

 

A Vannes, 18 000 personnes ont défilé, dont de nombreuses familles, des lycéens et lycéennes. La contestation est même montée d'un cran car une partie du cortège (emmenée par FO et par le collectif interprofessionnel de lutte Résistance 56, par des Sud et des Cgt) est restée bloquer le rond-point du Palais des Arts.

Renforcé par des manifestantEs lasséEs des manifs-promenades, conscientEs qu'il faille bloquer le pays pour faire plier gouvernement et patronat, un cortège s'est formé  pouVannes-16-oct-1.JPGr se diriger vers le rond-point Pompidou (celui qui donne sur les voies express). Autour du mot d'ordre sans ambiguïté : retrait pur et simple du projet retraites du gouvernement (et sûrement d'autres motifs de contestation  vu qu'il y en a à la pelle) ce rond-point a ainsi été bloqué durant 1 heure par plusieurs centaines de manifestantEs... créant une jolie pagaille, au grand désespoir d'automobilistes qui avaient oublié d'aller à la manif ce matin : on pourra dire que ça aura été leur participation ! Evidemment, comme bien d'autres, des militants et militantes du groupe libertaire Lochu Ferrer et Fédération anarchiste 56, partisan de la grève générale et des blocages, était dans cette frange la plus radicale (c-à-d qui s'attaque à la racine du problème en s'en donnant les moyens).

 

 

20 000 manifestantEs à Lorient ont scandé leur refus de la réforme des retraites. A l'initiative de la Cgt Sbfm, près de 300 sont entréEs au Palais des Congrès, où se réunissait l'association des maires du Morbihan, et ont interpellé les éluEs présentEs quant au dossier retraites. EluEs et Police qui semblent ne pas trop goûter les (pourtant sympathiques) surprises, furent un peu tendus...

 

Vidéo issue du Télégramme

 

 

A Pontivy, c'est toujours plus de 3 000 personnes qui ont protesté contre la réforme des retraites.

 

A Ploërmel, c'est à 1 600/1 800 qu'ils et elles se sont retrouvéEs pour clamer leur rejet du projet retraites du gouvernement. Rdv est pris pour le mardi 19 octobre, à 07h30 à la maison des syndicats, pour action de blocage.

 

A Belle ile, 250 personnes ont défilé.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 22:11

Si l'on en croît l'actuel secrétaire général de la CGT, la grève générale n'a, je cite, « jamais été pratiquée dans la pratique sociale de notre pays ». Thibault se trompe, à moins que l'on n'ait pas la même définition de ce qu'est une grève générale, c'est-à-dire une grève interprofessionnelle touchant en principe tous les travailleurs dans un pays ou une grève interprofessionnelle nationale de grande ampleur.

 

Ce que Jaurès, pourtant défavorable à la grève générale, expliquait comme suit : « Pour qu'il y ait grève générale, il n'est point nécessaire que la totalité des corporations entre en ligne, il n'est même pas nécessaire que, dans les corporations qui participent au mouvement, la totalité des ouvriers fasse grève. Il suffit que les corporations où la puissance capitaliste est le plus concentrée, où la puissance ouvrière est le mieux organisée, et qui sont comme le noeud du système économique, décident la suspension du travail, et il suffit qu'elles soient écoutées par un nombre d'ouvriers tel que, pratiquement, le travail de la corporation soit suspendu. » En d'autres termes, le travail de certaines corporations (transports, énergie) est vital à court terme pour le capitalisme et ce sont ces corporations qui sont en mesure d'imposer la grève générale.


Si l'on est d'accord avec cette définition, alors, Bernard Thibault sera d'accord avec moi pour dire que la France a vécu au moins trois grèves générales : en février 1934, en riposte à la manifestation réactionnaire du 6 février ; en 1936, quand la France fut paralysée à la suite de la victoire du Front populaire ; en 1968, enfin, lors de ces beaux mois de mai et juin. Quant au mouvement de 1995, il n'en fut pas une, même s'il a rempli à sa façon la même fonction en paralysant le pays au nom de la défense de la Sécurité sociale et du régime de retraites des fonctionnaires.


Bernard Thibault a déclaré ensuite que la grève générale n'était pas un moyen d'élever un rapport de forces. Ces trois moments historiques ont prouvé exactement le contraire. En 1934, la grève générale permit que s'intensifie le rapprochement entre la CGT réformiste et la CGTU communiste, ce qui allait aboutir à la réunification un an plus tard ; s'en est suivi une vague de syndicalisation des plus remarquables. En 1936, c'est l'aile révolutionnaire de la CGT (trotskystes et anarchistes) qui pousse à l'occupation des usines, et impose au gouvernement de gauche de répondre à ses revendications ; il le fera avec les Accords de Matignon. En 1968, c'est la grève générale qui fait enfin vaciller le gaullisme, donne les Accords de Grenelle, et ouvre la porte à dix années de luttes sociales et sociétales.


Bernard Thibault se trompe ou, plus vraisemblablement, il n'a pas été précis dans sa réponse. Il n'aurait pas dû déclarer : la grève générale « n'a jamais été pratiquée dans la pratique sociale de notre pays », ce qui d'ailleurs n'est pas une bien jolie phrase, même si on en saisit le sens. Il aurait dû dire deux choses intimement liées entre elles. Il aurait dû dire : « Des grèves en se généralisant ont donné des grèves générales », ce qui est historiquement juste puisque les directions confédérales CGT ne furent pas à l'initiative des mouvements de 1936 et 1968.

 

Il aurait dû ajouter : « La CGT, depuis qu'elle a mis en minorité les syndicalistes révolutionnaires à la fin des années 1900, n'a jamais mis en avant l'idée de grève générale. Pourtant l'idée de grève générale était inscrite dans la Charte d'Amiens de 1906 : le syndicat « prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. » Il a jeté aux oubliettes l’idée de grève générale parce qu’elle laisse entendre que le syndicat est l'outil par lequel le prolétariat organisé entend faire la révolution sociale, alors que les marxistes, réformistes puis léninistes, nous ont enseigné que le syndicat était réformiste par nature et que la révolution serait l'oeuvre des partis politiques, notamment du Parti communiste avec lequel nous sommes intimement liés depuis la Libération. Sur la question des retraites, notre modérantisme, qui s’explique en partie par le fait que les salariés n’ont plus le sentiment qu’ils sont une force, va nous mener à la défaite. Mais une défaite provisoire, nous comptons bien que, lors des prochaines présidentielles, la gauche l’emporte et révise cette loi dans un sens plus positif pour les salariés. » Si Bernard Thibault avait dit cela, je n'aurais rien eu à objecter.

 

Chronique extraite du site le monde comme il va

 


Si vous désirez en savoir plus sur l'idée de la grève générale :
Miguel Chueca (Textes rassemblés et présentés par), Déposséder les possédants – La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906), Agone, 2008.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 20:03

Compte-rendu de l'AG du 15 octobre

 Ce jour, s'est tenu la quatrième assemblée générale réunissant tous les secteurs en lutte.
Ce matin, aux côtés de militants syndicaux nous avons distribué des tracts pour appeler à la manifestation de demain, au Rond Point Pompidou.
Nous avons ensuite été devant le conseil général. Puis, en cortège bruyant, nous sommes allés sur le port et ensuite, au contact des cortèges lycéens encore fournis.
Des représentants lycéens nous ont fait part de leur souhait de ne pas vouloir laisser croire à une récupération. Nous avons respecter leur choix, car ils sont très bien organisés et responsables, n'en déplaisent à ceux qui pensent, qu'à 16 ans on peut être responsable pénalement mais, qu'on n'a pas de conscience politique indépendante !

 

Après un état des lieux de la situation, lors de l'AG de midi le débat s'est tourné vers les actions en prévision.

Il a été décidé par l'assemblée générale de fabriquer une banderole "RESISTANCE 56 " pour la manif de demain à Vannes. Nous appelons tous ceux qui veulent lutter jusqu'au retrait du projet de loi sur les retraites pour ensuite réfléchir à un autre partage des richesses ,à venir manifester derrière cette banderole qui sera devant le cortège Solidaires. Rendez-vous demain, samedi 19 octobre , 10H à la Rabine, pour défiler autrement !

Il a été décidé que des caisses de grève pour les salariés en grève reconductible seront mises en place dans la manifestation . L'utilisation des fonds récoltés sera décidée en Assemblée Générale.


De plus, un rendez-vous a été fixé, lundi 18 octobre, à 7H00, au rond point Pompidou, pour organiser des barrages filtrants permettant d'informer la population par la distribution de tracts et d'appeler à la grève et aux manifestations de mardi 19.

Prochaine AG lundi midi, devant le palais des arts avec , nous l'espérons, des enseignants appelés à la grève lundi 18.

Voilà pour les informations du jour. Bon courage et bonne lutte à tous.


A demain , nombreux et résolus !

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 19:00

Par notre envoyé spécial (ex du groupe libertaire Lochu Ferrer)

 

Compte-rendu jeudi 14 octobre

 

Quelques news du côté de Saint-Nazaire :

de nombreux secteurs en reconduction de grève, qu'ils soient du privé et du public, avec aussi la présence de nombreux lycéens, avec des actions pour inviter les gens à se mobiliser, à s'organiser, à imaginer toutes formes de résistance. Nombreux dans la rue mardi dernier (25 000 environ) mais aussi des interpellations : 3 le 23 septembre et une dizaine mardi dernier ; 5 ont eu 2 mois ferme (des syndiqués cheminots et des chantiers et 2 jeunes entre 25-30 ans, tous en comparution immédiate. 1 s'est donc retrouvé en tôle en attendant son procès le 16 novembre), 3 mineurs qui seront jugés on ne sait quand et les autres que l'on pensait jugés ce soir mais les portes du tribunal nous ont été fermées : jugement ou pas on ne le sait ! Et puis, c'est surtout les conditions d'arrestation qui sont honteuses (prise dans la rue bien après les échauffourées devant la sous-pref) mais aussi les absences de preuves (que la parole d'un même flic qui s'était déjà fait remarquer lors d'une autre manif à Rennes il y a quelques années).


Ce matin (jeudi 14 octobre), lycéens, personnels de l'éduc, cheminots ont rejoint les salariés des chantiers pour la convergence, pour montrer les forces. Et cet aprem, on a diffé des tracts appelant à l'organisation et à l'amplification d'ici samedi, en bloquant le premier rond point avant d'entrer à Saint-Nazaire pendant 1 heure.


L'idée d'une caisse de solidarité a été proposée, discutée. Demain, une nouvelle manif avec convergence vers la CCI (Chambre de Commerce et d'Inducrtie) et un possible blocage d'un métanier dans le port demain soir (à quelle heure ? il a été dit peut-être vers minuit ...). D'autres à penser comme le blocage du ravitaillement des camions à Cargill près de la base sous-marine (des routiers nous ont soumis l'idée car ils ne peuvent faire grève sinon on leur retire le permis mais sont près à être empéchés de bosser). Mais aussi, l'écriture de tracts (ou le dessin-BD) à imaginer, des scénettes à créer...

 

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Compte-rendu vendredi 15 octobre

 

Ce jour (vendredi 15 octobre), il y a eu aussi une convergence de différents secteurs en grève reconductible devant la CCI : raffinerie, cheminots, lycéens, personnels éduc, territoriaux de Saint-Nazaire et de la Carène, personnels de la CPAM, les boîtes de la navale (STX et plusieurs sous-traitants), et d'autres sûrement ... au final plus de 500 je pense, sachant que 300 à 400 élèves du lycée Aristide Briand reconduisaient le blocus dans leur cité scolaire, que des salariés de divers boîtes étaient restés à Donges pour bloquer ...


Le message a été 'reconduction', 'amplification', 'tous ensemble', 'sarko démission', 'l'internationale', 'Union, action, autogestion', organisation de la manif de demain en étant tous ensemble mais aussi en appelant les salariés de Donges et l'intersyndicale à être en tête de manif pour éviter que les jeunes se fassent matraquer, les 12 raffineries bloqués, un méthanier resté en mer (avec peut-être une mobilisation à faire durant la nuit ...) ...


Ce matin, c'était vraiment une bouffée d'énergie de voir tous là devant la CCI

La CGT Finances a diffusé un tract sur un autre financement des retraites, en démontant l'argument démographique (à l'image de la vidéo 'Incultures' sur les retraites de la SCOP le pavé).

 

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Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Du vendredi 26 au dimanche 28 mai - Lorient - Festival Unies sont nos cultures (contre-culture autogérée). 8ème édition. Jam Graffiti, concerts, sound-systems, sk8board, tables de presse, expos, performances... Rue Florian Laporte

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Samedi 27 mai - Quimper (29) - 4ème fête de l'autogestion (par la CNT) - De 10h à 20h concerts, discussions, marché gratuit, stands, tables de presse. Entrée libre (sur donation). Esplanade F. Mitterrand

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Jeudi 1er Juin - Rennes (35) - 20h30 Causerie populaire "idéologies et archéologie préhistorique" (en quoi les interprétations des faits archéologiques sont, depuis la naissance de la Préhistoire (concept né au milieu du 19ème siècle), tributaire des idéologies dans lesquelles baignent les archéologues qui les proposent. On parlera de racisme, de patriarcalisme et des grandes idéologies politiques du 20ème siècle qui s'exercent en filigrane dans les interprétations archéologiques). Organisée par le groupe la sociale de la F.A. Local la Commune

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Vendredi 2 juin - Caen (14) - Concert de solidarité internationale pour des camarades anarchistes tchèques. avec Sid et Enfants de la lutte. A la Pétroleuse. 20h. Prix libre. Info : groupesanguin@laposte.net

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Concerts

 

Caen (14)

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