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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:34
Salut,

1000 excuses, mais on vient d'apprendre que la mairie de Pontivy vient de faire volte face et refuse maintenant d'accorder la salle pour le festival "le rock du bagne" du samedi 5 septembre, organisé par le collectif Ankylose de Rue ! Bien que ce festival à tendance anarcho punk soit prévu depuis plus de deux mois, la mairie (PS) a, semble-t-il, pris peur au dernier moment... sympa !
La soirée est donc ANNULEE et notre débat de l'après-midi sur "la prison en question(s)" aussi du coup !!! Vous pouvez visionner ici le documentaire de l'Observatoire international des Prisons (OIP) que nous comptions projeter : http://video.google.fr/videoplay?docid=-6669173307090932953#

Entre le festival de metal Hellfest à Clisson qui est l'objet d'attaques par les cathos, l'UNI et l'UMP (http://www.lepole.asso.fr/fichiers/file/petition%20hellfest(3).pdf), entre le Motocultor festival de metal qui a été empêché à Arradon, près de Vannes (http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=196685628&blogId=502458471), entre la rave party d'été pour laquelle ce fut la croix et la bannière à la Chapelle Neuve (22) (http://www.nordbretagne.fr/Rave-Party-La-chapelle-Neuve-sous-haute-tension_a285.html)... et maintenant "le rock du bagne" à Pontivy... on dirait que les Pouvoirs n'aiment guère la jeunesse qui organise ses propres activités culturelles... !!!

On se verra donc en chair et en os à une autre occase !!
Sans doute au Café le Billabong à Auray, le jeudi 1er octobre, pour une causerie libertaire sur ... l'AUTOGESTION ! A confirmer...

En attendant voici quelques ajouts au dernier agenda.


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AJOUT A L'AGENDA

Week-end des 4 et 5 septembre 2009 – à la ferme de Bovel (Sud de Rennes) - Festival anarcho punk "On n’est pas la pour faire des mots croisés" + animations + bouffe vegan - Prix libre !

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Dimanche 6 septembre - Rochefort en Terre - café de la Pente - 19h - Vernissage de l'exposition photo sur la forêt équatorienne, les plantes médicinales en milieu tropical. En présence de Chris qui parlera de son voyage

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Mercredi 16 septembre – Questembert – Projection débat de « Nos enfants nous accuseront" à l'Iris - 20h30 – 4 euros - avec Sophie DENIS, animatrice "Restauration Collective et Circuits Courts" et avec Cécile DAGUIN, co-présidente de Manger Bio 56 et paysanne boulangère
http://www.iris-cinema-questembert.com/cinema-questembert/evenements_fiche.php?id=19
Ce film est destiné aux personnes qui débutent à peine dans les problématiques liées à la bio... Perso, j'ai trouvé ça bien court (pas en durée... mais sur le fond !)

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Samedi 19 septembre – Pluvigner (56) : L’ALTER JOURNEE - Art et Ecologie - “Nos choix nous engagent” A partir de 14h, Parc et Chapiteau de la Madeleine. Gratos. Pratiques écologiques et artistiques, causeries… Demander le programme et un bulletin d’inscription à yllanhayat@orange.fr avant le 10 septembre.

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Samedi 19 septembre – Vannes – Semaine de la mobilité : stand de l'association Vélomotive et ateliers de marquage et réparation de vélos - http://www.velomotive.fr/blog/
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:40
Ci-dessous le communiqué adressé à la presse :

« La prison en question(s) » : débat – conférence, samedi 5 septembre, à Pontivy.
Dans le cadre du festival « le rock du bagne » organisé à Pontivy, au Palais des Congrès. 



« Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons », disait Dostoïevski. A lire le récent rapport du Comité européen pour la prévention de la torture, la situation dans les prisons françaises ramène notre pays au Moyen Age ou presque. « Traitements inhumains et dégradants », « abus de placement » en cellule d’isolement, « détenus attachés à leur lit » à quoi s’ajoutent la surpopulation, l’incurie médicale et psychiatrique et le manque de moyens consacrés à la réinsertion : le constat est accablant et pose problème au "pays des Droits de l’homme"…

L’état des lieux étant dressé, les groupes libertaires René Lochu et Francisco Ferrer (fédération anarchiste Vannes-Lorient) organisent, samedi 5 septembre, une réunion publique intitulée « la prison en question(s) ».
Sera projeté le documentaire de l’OIP (Observatoire international des prisons) "Prisons, la honte de la République", suivi d’un débat sur la répression, l’enfermement et la justice.

Palais des Congrès de Pontivy à 15h00. Entrée libre. Contact : fedeanar56@yahoo.fr
Cette réunion-débat s'inscrit dans le cadre du festival « le rock du bagne » en soutien aux prisonniers politiques et au collectif Kalimero de Paris. http://ankylose-de-rue.ophibox.com/Newz
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 16:54
Salut,

Après une pause estivale, une table de presse à un concert de soutien aux luttes écologistes en Bretagne, un passage au camp action climat à ND des Landes, et un peu de droit à la paresse (merci Paul Lafarge !), voici quelques nouvelles infos.
Le blog anars 56 a été enrichi durant cet été de quelques textes un peu anciens mais relativement importants pour nous : sur l'Institut de Locarn, et une nouvelle rubrique "anti nationalisme"... n'hésitez pas à y jeter un oeil : http://anars56.over-blog.org/

Pour les groupes libertaires Lochu & Ferrer (et fédération anarchiste Lorient/Vannes), le prochain RDV a lieu ce samedi 5 septembre à Pontivy, dès 15h00, au Palais des Congrès, pour une discussion autour de « la prison en question(s) », précédée de la projection du documentaire « prisons : une honte pour la République ». Cette causerie s’inscrit dans le cadre du festival/concert « le rock du bagne » en soutien aux prisonniers politiques et au collectif Kalimero de Paris. C’est le collectif Ankylose de Rue qui est organisateur. Il y aura également une expo (peintures, dessins…) « 1984, c’est déjà passé ». Pour connaître les groupes (tendance anarcho punk), c’est ici : http://ankylose-de-rue.ophibox.com/Newz
Les concerts débutent à 18h00, l’entrée est à 7 euros.

Des membres du groupe interviendront aussi sur Plum FM (radio associative basée à Sérent (56)), mercredi 16 septembre de 18h30 à 20h00. On y parlera … d’anarchie, pardi !! http://www.plumfm.net/

Le numéro d’été du journal « la Décroissance » est consacré aux écotartuffes et autres hélicologistes, avec en sous-titre « ils ont vendu l’écologie » (Yann Artus Bertrand, Daniel Cohn Bendit, Nicola Hulot, Serge Orru (WWF), Isabelle Giordano (France Inter), José Bové…), c’est savoureux et riche d’informations ! http://www.ladecroissance.net/?chemin=journal

Et pour se mettre en forme, une courte vidéo du groupe FA Béton armé sur la manif anti répression du 21 juin 2009 à Paris : http://www.youtube.com/v/upwK1rloESw&hl=fr&fs=1&

En fin de message, un lien vers l'Encyclopédie anarchiste, enfin accessible !

Radio libertaire peut toujours être écoutée en direct là : http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3

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Mercredi 2 septembre – Vannes – Cercle de silence « contre les conditions des reconduites à la frontière des demandeurs d'asile comme des personnes en situation irrégulière sur le territoire français ». Au port de Vannes de 18h30 à 19h30.

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Samedi 05 septembre 2009 à Caudan : Après-midi de découverte du maraîchage biologique au biotope de Kergouaran. Visite guidée des cultures en compagnie des professionnels du Groupement des Agriculteurs Biologiques du Morbihan, conseil en jardinage naturel, stand de documentation, goûter bio (dès 14 heures, entrée libre, fléchage à partir du rond-point du Géant de Lanester).

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Week end du 12-13 septembre festival, en pleine nature, à Soulvache (dpt 44 près de chateaubriant). http://lagree.cc/
Le lieu est un collectif d´habitants, sur le site d´un ancien manoir. Les profits sont utilisés pour le projet collectif (rénovation du patrimoine, agriculture bio...)
Spectacles de musique, comiques, marionnettes, du slam, des chasses au trésor pour les enfants,... Restauration maison
Prix : 15 € le week end, camping sur place. Cherchent également des bénévoles.

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Du vendredi 11 au dimanche 13 septembre inclus : festival Ozon le Théâtre à Séné (près de Vannes). C’est en général très chouette ! Programme : http://www.festival-ozon-le-theatre.com/programme.html

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Week-end du 12-13 septembre – Foire bio à Mûr de Bretagne (22) : outre les produits, il y aura des conférences-débats et un fest noz. Programmes : http://www.interbiobretagne.asso.fr/biozone-les-12-et-13-septembre-24eme-foire-regionale-bio-a-mur-de-bretagne-(22)-15-473.html

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Samedi 19 septembre – Locmariaquer (56) : pique-nique végétarien et végétalien en contrebas de la chapelle du Moustoir. Table de presse : droits des animaux, aspects sociaux et environnementaux, recettes… Chacun-e apporte un plat végétal, une boisson et on partage. Organisé par le collectif : veg56@voila.fr

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Week-end des 26 et 27 septembre : Foire Biologique de Muzillac (56)
Il y aura des stands militants et la projection du documentaire sur les nanotechonologies « le silence des nanos » avec la participation du réalisateur, à 15h30 le dimanche 27. http://www.lesilencedesnanos.com/

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Bienvenue sur ce site dédié à l'Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure : http://www.encyclopedie-anarchiste.org/
Ce remarquable ouvrage de 2893 pages édité en 1934 est la plus importante contribution au mouvement libertaire en France. Initialement prévue en cinq volumes, seul le premier fût achevé.
Jusqu'ici extrêmement rare à l'achat comme à la consultation, le voici enfin dans son intégralité à la disposition de chacun-e.
Cette encyclopédie expose le point de vue des anarchistes sur de nombreuses questions, elle permettra donc au néophyte de se documenter sérieusement sur la pensée anarchiste, et donnera matière à débattre à l'anarchiste convaincu-e.
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 23:00
Le 14 juin 2003, le réseau Cohérence, fédération d'associations liées à l'environnement dans l'ouest de la France, organisait un "rassemblement citoyen pour un développement durable" à Redon...
Bien que l'appel fut loin d'être révolutionnaire (!), les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste ont décidé de se mobiliser pour faire connaître leur point de vue dans ce milieu qui est quand même actif et militant. C'était le début de la revendication politique de "décroissance" pour l'Union régionale Bretagne de la fédération anarchiste, thème que nous avions commencé à faire apparaître 2 ou 3 ans auparavant, lors des mobilisations contre les incinérateurs de déchets.
5000 personnes s'étaient mobilisées à l'occasion. Pour notre part, nous avions une banderole fort joyeuse "logique de profit = logique de mort" et ce slogan qui faisait fureur "Ni dieu, nitrates, ni technocrates !".

Voici le texte du tract que nous avions diffusé à l'époque.


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IL N’Y A PAS DE CAPITALISME DURABLE !

 


UN CONCEPT TOXIQUE

 

"Développement durable" pourrait signifier amélioration des relations humaines : égalitaires et sans rapport de domination, ou alors éducation qui favorise l’ouverture aux autres. Mais derrière cette notion de développement durable se cache l’idée d’exploitation durable de la planète : dans notre société capitaliste, une entreprise ne peut survivre dans un contexte concurrentiel sans grandir pour pouvoir augmenter sa productivité et ainsi devenir plus compétitive que ses rivales. Elle doit alors trouver plus de débouchés et vendre de plus en plus de produits de plus en plus loin. C’est ce qu’on appelle la croissance.

Or la croissance économique nécessite une augmentation de la consommation de matières premières (transport de marchandises, construction de machines…). Mais nous vivons sur une planète finie dont les ressources ne sont pas inépuisables. La qualité de l’eau en Bretagne, avec ses nitrates et pesticides, témoigne de façon éclatante des effets désastreux de l’expansion de l’agro-industrie. Pour autant, ce serait une erreur de s’auto-centrer sur son terroir et rêver d’en faire un espace "propre". Partout, les industries s’accroissent et s’approprient les ressources (bois, eau, pétrole…) en exploitant toujours plus le travail des humains, jusqu’aux enfants. Le développement capitaliste ne peut donc être durable.

Il n’est pas besoin d’être expert-e pour savoir que les prochains conflits auront lieu autour de la question du contrôle de l’eau. C’est d’ailleurs déjà le cas de nombreuses guerres, comme en Israël-Palestine.


 

LA PREUVE PAR TCHERNOBYL

 

Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, conduisant à une des plus grandes catastrophes industrielles. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de personnes en subissent les conséquences (nouveaux nés mal formés, cancers…). Pourtant, au nom de la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre, certes inquiétante, le nucléaire nous est présenté comme le remède miracle. Quand on connaît les dangers que représente l’énergie atomique (dont la fabrication de bombes atomiques !), ainsi que les problèmes liés aux déchets qu’elle engendre, on voit mal où se situe la durabilité.


 

POUR LA DÉCROISSANCE ASSOCIÉE AU PARTAGE DES RICHESSES

 

Nous sommes donc de plus en plus nombreuses et nombreux à chercher la réponse ailleurs que dans un quelconque développement, durable ou non. Plutôt que de favoriser la croissance pour créer de l’emploi et soi-disant réduire les inégalités sociales, nous estimons qu’il serait préférable de repenser nos modes de vie dans une optique de décroissance : de quoi avons-nous vraiment besoin ? Que produisons-nous ? Comment ? Pour qui ?

Il ne s’agit pas de freiner la machine mais bien de l’arrêter et de la faire partir dans une autre direction.


Voici quelques axes pour lesquels la décroissance, associée au partage des richesses, constitue une priorité :

 

- Arrêt de toute production militaire et reconversion des personnels vers des activités civiles socialement utiles et écologiquement acceptables.

- Réduire le besoin en pétrole : facturation du coût aux entreprises ou subventionnement des transports collectifs (bus, train, tramway) pour en assurer la gratuité  (Vitré a opté pour le bus gratuit). L’usage de la voiture s’en trouvera limité. Développement du ferroutage. Réduction drastique des déplacements en avion pour circuler sur le territoire français (donc refus de la folie de l’aéroport de Notre-Dame des Landes). La nécessité de la vitesse est liée étroitement au système capitaliste, à cause duquel notre temps est confisqué par le travail.

- Agriculture biologique et réduction massive de la consommation de viande, ce qui libèrerait un surcroît énorme de denrées végétales.

- Opposition à l’incinération, non seulement parce qu’elle génère des rejets polluants, mais parce qu’elle est une porte de sortie apparente trop facile pour les industries génératrices de déchets et un marché bien lucratif… Réduire la production de déchets est indispensable.

 

Inutile de faire un catalogue : c’est à la population d’en débattre, pour déterminer ses choix. Manifester est le premier pas nécessaire pour reprendre la parole que nous confisquent technocrates et élu-e-s…


 

C’est pourquoi nous nous mobilisons pour : affirmer notre refus du nucléaire, le refus du pillage des ressources, du productivisme…etc. Changeons nos modes de production pour changer nos modes de consommation et inversement ! Pour que la population se rende maîtresse de la production et organise la distribution dans un sens écologique et social, il est incontournable d’abolir la propriété privée des moyens de production, pilier du capitalisme et de sa logique de profit. Il s’agit alors de socialiser les moyens de production, d’en assurer l’autogestion par les travailleuses et les travailleurs sur la base de l’égalité économique et sociale, de déterminer la production selon les besoins de la population et d’éduquer à la responsabilité écologique et sociale. Il en est de la responsabilité de chacun-e. Ce n’est pas l’État, défenseur s’il en est des multinationales qui le fera… au contraire !

 

Union Régionale Bretagne de la Fédération Anarchiste





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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 12:20
A Notre Dame des Landes, 12 km au nord de Nantes, entre le 1er et le 9 août 2009, se déroulent simultanément la semaine de résistance contre l'aéroport et le camp action climat 2009.
Une grande manifestation a lieu sur le site ce samedi 8 août 2009. les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste (FA) y seront et distribueront le tract suivant.
En espérant vous y retouver !



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Pour une société libre et autogérée !


 

   Pendant longtemps, ce qui a caractérisé les sociétés traditionnelles, ce fut l'insertion des besoins individuels et collectifs au sein des grands équilibres humains et environnementaux dont elles dépendaient (autoconsommation, autarcie, échanges quotidiens, locaux ou à faible distance). La colonisation et la révolution industrielle, en faisant apparaître la croissance économique, vont bouleverser ces relations. Avec le fordisme et le taylorisme, puis le plan Marshall et la prétendue aide aux pays pauvres, le capitalisme industriel va assurer la sophistication continue de la société dite de consommation. Historiquement, la société capitaliste est la première, et pour l'instant la seule, à viser la croissance des forces "productives" et à en faire le moteur de son développement. C'est bien l'accumulation du capital et la recherche du profit qui en sont la cause.

 

   L'expansion de cette société thermo-industrielle se manifeste selon plusieurs aspects : aménagement du territoire, urbanisation, industrialisation... Mais c'est sans doute le transport qui constitue à la fois la principale aberration et la plus grande source de dilapidation des ressources naturelles.     La deuxième moitié du 20e siècle s'accompagne d'une transformation considérable des systèmes de relation et d'échange, qui se traduit par une croissance importante, en tonnages, mais surtout en distances parcourues par les marchandises et les hommes, et par conséquent en quantités d'énergie et de matières premières consommées. Un prétendu "besoin" de mobilité qui sera consciencieusement entretenu pour satisfaire les seuls intérêts économiques.

 

   Un projet délirant


   Vieux de 40 ans, c'est dans ce contexte que se situe le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-landes. La nature même de la dynamique capitaliste, la mégalomanie des hommes politiques, l'acharnement des technocrates suffisent à le justifier : "développement économique", "région compétitive", "défis du 21e siècle"... Outre le coût élevé (quatre milliards d'euros), les conséquences seraient à la fois sociales et environnementales : disparition de 800 maisons, de 50 exploitations agricoles (2000 ha concernés), étalement urbain, gaspillage du carburant, nuisances sonores pour près de 80 000 personnes, incidences sur le dérèglement climatique...). Alors que nous sommes à quelques années de la fin du pétrole bon marché, alors que l'aviation civile aura probablement disparu dans dix ans, ce projet symbolise jusqu'à la caricature la fuite en avant suicidaire d'un système condamné à une croissance économique illimitée pour surmonter ses propres contradictions.

 

   Une autre société


   Tout le monde ne se résigne pas face à la propagande institutionnelle. Des élus se posent des questions  sur la pertinence du projet dans le contexte actuel. Depuis plusieurs années, de nombreux militants de sensibilités diverses se sont investis dans la lutte contre ce projet, notamment pour empêcher le prélèvement de carottes géologiques réalisé pour étudier le sous-sol. Mais ces luttes resteront stériles (quand bien même l'aéroport ne se construirait pas) si elles ne s'inscrivent pas dans un projet social et politique alternatif cohérent, celui d'une décroissance libertaire. Il ne sert à rien de gesticuler contre le nucléaire, les OGM ou les nanotechnologies si l'on reste dans le cadre du capitalisme industriel, même étiqueté "vert" ! Dénoncer le modèle productiviste, la concentration du pouvoir, la compétition impitoyable, les comportements prédateurs, le mirage de la techno-science ou la marchandisation de toute activité humaine ne suffit pas.

 

   La notion récente d'empreinte écologique montre, en effet, que l'impact de l'humanité sur le milieu dépasse de 30 % les capacités de régénération de la biosphère. Si tous les habitants de la planète adoptaient le mode de vie occidental, les ressources totales ne suffiraient pas ! Il nous faudra bientôt plusieurs planètes. La croissance économique n'est donc plus possible : la décroissance est incontournable. Le capitalisme ayant besoin de cette croissance pour assurer sa propre survie, l'impératif est donc de sortir le plus rapidement possible de ce système.

 

   Or nous n'y parviendrons que par une révolution sociale, c'est-à-dire une ré-appropriation de notre avenir. La construction de cet "autre monde" tant claironnée par certains, ne surviendra pas par un parlementarisme stérile, par les stratégies politiciennes, par la mascarade électorale, mais par la mobilisation et la détermination du plus grand nombre. Les Etats sont définitivement réduits à servir les intérêts des classes possédantes, à jouer les chiens de garde des oligarchies financières, à renflouer des coffres vidés par des spéculations hasardeuses. La résignation et la lâcheté d'aujourd'hui préparent, pour les années qui viennent, les pires conditions que l'humanité ait dû affronter depuis ses origines.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:44

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 10:46
Créé en mai 2009 à l'initiative du groupe libertaire Lochu, le Comité de vigilance contre l'extrême-droite dans le Morbihan est devenu rapidement régional, à la suite de la menace d'intervention des identitaires au cours d'une réunion (qui ne sont même pas venus d'ailleurs !!!! il est vrai qu'il y avait un sympathique comité d'accueil... )
Evidemment, le groupe libertaire Lochu - Ferrer (Fédération Anarchiste 56) est adhérent de ce Comité de vigilance contre l'extrême-droite en Bretagne (CVED Bretagne), dont voici la charte et l'adresse du site.


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http://pagesperso-orange.fr/CVED-BZH/

CVED Bretagne

Comité de Vigilance contre l'Extrême-Droite
en Bretagne

 

cvedbzh@riseup.net

 

 

CHARTE DU COMITÉ DE VIGILANCE

CONTRE L’EXTRÊME-DROITE. BRETAGNE


A partir du constat que tente de s’implanter en Bretagne une nouvelle forme d’extrême-droite plus radicale, des individus, associations, organisations syndicales et politiques ont constitué au niveau régional un Comité de Vigilance contre l’extrême-droite (CVED).


Ce CVED a pour objectif de combattre les idées de l’extrême-droite, quelles qu’en soient leurs formes. Pour ce faire, il convient, dans un premier temps, d’identifier les organisations qui relaient ces idées, leurs implantations, leurs initiatives et leur structure politique, puis dans un deuxième temps, de les dénoncer.


Le CVED prend toutes les initiatives pour combattre également toute forme d’exclusion et de discrimination : le sexisme, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie…


Sachant que la crise actuelle permet à l’extrême-droite de se développer plus rapidement, le CVED s’inscrit dans la dénonciation, sans équivoque, du capitalisme qui, de par son principe d’inégalités, d’exploitation et de paupérisation, sert de terreau au fascisme.


De par sa structure en réseaux sur le territoire breton, le CVED a aussi pour objectif de riposter au plus vite à toute démonstration ou expression publique de l’extrême-droite. Il a pour tâche d’alerter la population, les associations, organisations politiques et syndicales susceptibles d’être infiltrées ou manipulées.


Le CVED peut mettre en relation des individus, associations, comités locaux qui, localement voudront agir en ce sens.


Le CVED encourage la mise en place de comités locaux.


Enfin, le CVED n’est pas un parti et n’admet la priorité d’aucune organisation ni association qui le composent. Il est et doit rester l’expression commune d’un ensemble d’individus, d’associations ou organisations qui n’auront pour seul objectif que de combattre en Bretagne comme partout l’extrême-droite.

 

Organisations membres du CVED- Bretagne ou le soutenant       (début juillet 2009)

Morbihan : CGT Educ'action ; Chômeurs Rebelles CGT ; Sud Education ; CNT 56 ; Groupe Lochu - FA; Section PC Lanester ; NPA 56 ; AL 56; Ingalañ

Ille et Vilaine : Sud Rail 35 ; Collectif antifa rennais ; CBIL ; Comité étudiant Rennes NPA ; AL Rennes

Côtes d'Armor : NPA Lannion ; groupe anarchiste jes futuro ; CBIL

Finistère : Ras l'Front Trégor ; NPA Carhaix ; NPA 29, groupe anarchiste Crabes

Loire Atlantique : CBIL ; Ingalañ Bro Naoned
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Published by anars56 - dans Anti nationalisme
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 18:59

Le texte qui suit est une position adoptée en avril 2002 par les groupes de Bretagne de la fédération anarchiste, réunis au local "la Commune" du groupe de Rennes de la FA.

Anarchisme, cultures, nations...

 

L’anarchisme se fonde sur deux revendications majeures : la liberté des individu-e-s et l'égalité économique et sociale. Le fonctionnement anarchiste d'une société repose donc sur la libre association des individu-e-s qui la composent, l'efficacité étant garantie par la pratique fédéraliste.


C'est à la lumière de ces principes fondateurs de l'anarchisme que nous pouvons aborder clairement les questions culturelles ou identitaires.


D'une part, la libre association contient le droit sans équivoque de chacune et chacun à se reconnaître, partiellement ou complètement, dans des affinités ou des pratiques collectives, qu'elles soient culturelles, politiques, intellectuelles ou autres. Ces affinités et pratiques peuvent s’exercer sur les bases géographiques qu’elles se choisissent.


Cette liberté inclut, comme toutes les libertés, les conditions de son exercice effectif ; cela comprend donc le droit à l'usage des langues quelles qu'elles soient et la possibilité effective d'apprendre ces langues, notamment au sein de l'école publique.

 

Le même principe de liberté individuelle contient aussi le droit de chacun-e à forger sa propre identité, sans être contraint-e par une pseudo-identité collective, qu'elle se pare des oripeaux de la culture ou de la nation.

 

Il est important de développer une ou des langues communes qui ne soient pas une ou des langues de domination qui privilégient un groupe particulier. Cette ou ces langues qui pourraient être l’espéranto ou un langage des signes doivent permettre la compréhension et la solidarité entre tous les groupes humains.

 

D’autre part, au nom de nos principes anarchistes, nous ne pouvons que condamner la politique française de répression des cultures et des langues dites minoritaires, menée pendant des décennies.

 

De même, il est nécessaire de résister à l'instrumentalisation de la culture, de la langue et du sentiment identitaire par les bourgeoisies locales (comme l'Institut de Locarn) et les organisations politiques qui s'en servent pour raviver un consensus interclassiste et finalement maintenir l'oppression de classe.

 

Il faut distinguer les résistances à des oppressions subies par des populations et les tentatives par les mouvements nationalistes de canaliser ces résistances dans une finalité de prise de pouvoir et de construction d’un Etat.

 

De plus, les libertaires sont conscient-e-s que les phénomènes collectifs, les cultures, peuvent être vecteurs d'idées réactionnaires : s'il nous arrive de nous inscrire individuellement, ou collectivement, dans des courants culturels, nous en dénonçons donc les éventuels aspects autoritaires et tâchons d'y promouvoir nos idées, et d'y faire avancer nos luttes pour une société solidaire.


Enfin, nous ne confondons pas culture, nation et Etat. Les anarchistes sont internationalistes ou anationalistes, refusent qu’on leur affuble une nationalité et luttent contre l’Etat. Vouloir, sous prétexte culturel, religieux, ethnique..., créer un territoire autour d’un Etat national ou régional revient nécessairement au niveau politique et économique à reproduire la société de classes et d’oppression, et au niveau culturel à reproduire à moindre échelle le mode de domination que nous dénonçons pour tout Etat, à commencer par l’Etat français.


Nous, anarchistes, défendons  le fédéralisme libertaire qui permettra, en même temps que résister à la mondialisation capitaliste, le développement d'une société égalitaire et émancipée et le libre épanouissement des individus. C'est dans cette perspective que nos différences, notamment culturelles, permettront l'enrichissement mutuel de chacune et chacun d'entre nous.

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Published by anars56 - dans Anti nationalisme
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 17:17

Institut de Locarn

le retour

 

Les lecteurs et lectrices du Monde libertaire se rappellent sans doute que l’Union régionale Bretagne de la Fédération anarchiste avait mené l’an passé une campagne contre le cercle patronal Institut de Locarn. Celle-ci s’était déroulée au moment du sommet de l’OMC au Qatar, partant du principe que la mondialisation capitaliste ne s’organise pas seulement dans les rencontres des maîtres du monde, mais qu’elle émerge tout autant au sein de réseaux locaux.


Dans le Morbihan était né le collectif Dénoncer l’Institut de Locarn, Davos breton, composé d’organisations diverses (Attac, FA, Confédération paysanne, Libre-pensée, CNT, etc.). Nous avons depuis mis en place un dispositif de veille pour récolter toute information à même de nous mobiliser le cas échéant.


Le cas échut donc lors de l’adhésion de la ville de Vannes à l’Institut de Locarn lors du conseil municipal du 4 novembre dernier, malgré notre rassemblement face à la Mairie avec diffusion de tracts rappelant l’aspect réactionnaire et l’idéologie ultralibérale de cet institut. Le maire de Vannes, F. Goulard (Démocratie libérale), qui prend du grade au sein de l’UMP, s’était déjà illustré en septembre par une proposition de loi visant à permettre aux collectivités locales de financer les écoles privées à hauteur de 50 % s’il n’existe pas d’école publique dans le secteur. Face au tollé, cette attaque anti-laïque a fait long feu, mais elle présente néanmoins l’engagement de M. le député-maire…

Si on joue les naïfs et naïves, on ne peut que s’étonner que ce partisan de l’allègement de la « charge fiscale » subventionne pour 17’800 euros (15’500 pour l’adhésion, 2’300 euros pour la cotisation annuelle) un organisme composé de la fine fleur du patronat breton qui a ouvert en avril 2001 une « école de guerre économique ». Ainsi, nous apprend Ouest-France du 8 octobre 2002, l’Institut de Locarn veut « former des dirigeants à l’intelligence économique », « le premier stage, qui coûte 2500 euros sur trois jours (les 26, 27 et 28 novembre), doit initier les patrons à la recherche d’informations, à la sécurité informatique, à la protection des savoir-faire, au lobbying et même, à la désinformation, etc. ».

Ce que dit la majorité au conseil municipal : « L’Institut de Locarn s’adresse aux chefs d’entreprises, aux acteurs économiques et politiques de la Bretagne auxquels il propose de partager son ambition d’un modèle de développement fondé non seulement sur l’économique, mais intégrant aussi les réalités culturelles. »


Ce qui ne vous sera pas dit :
- Le conseil d’administration de l’Institut de Locarn est composé largement par le patronat de l’agroalimentaire (Glon, Hénaff, etc.). Peut-on faire confiance au modèle de développement prôné par ces industriels ? Interrogeons-nous sur la qualité de l’eau et de l’air en Bretagne et sur les conditions de travail dans ces entreprises. Ouest-France du 8 novembre 2002 nous révèle : « En Bretagne, un accident du travail sur quatre a lieu en agroalimentaire. Avec 2’472 cas, les troubles musculo-squelettiques (maladie professionnelle) ont progressé de 24 % » selon une enquête auprès de 84 entreprises de plus de 50 salariés. « Les relations sociales sont mauvaises ou inexistantes dans 47 % des entreprises. »
- Si la concentration de l’agroalimentaire crée bon an mal an, de 5’000 à 10’000 emplois salariés dans l’industrie (souvent des emplois peu qualifiés et sans intérêt), elle élimine chaque année 30’000 petits paysans. L’impact sur l’aménagement du territoire est édifiant.
- Ces industriels sont les premiers à licencier ou à réclamer des subventions dès que ça tourne mal. Ainsi Glon, président de l’Institut de Locarn, deuxième fortune de Bretagne, dont le groupe Glon-Sanders est numéro un de l’alimentation animale en France, licencie 180 personnes à l’abattoir de volailles de Keranna à Guiscriff et touche 700’000 euros du conseil général, autant du conseil régional et 1,3 millions d’euros de l’État pour moderniser le site. Pas mal, pour quelqu’un qui vilipende les assistés ! N’est-ce pas une démonstration de la soumission du politique à l’économique : voter devient alors sans objet vu que c’est le travail en lobbying qui est à l’origine de toutes décisions. La démocratie n’est plus qu’un mot.
- Sous couvert d’intégrer les réalités culturelles, l’Institut de Locarn cherche à développer un sentiment identitaire en Bretagne pour mieux imposer ses idées. L’Institut de Locarn milite pour une Europe des régions à fortes identités dans laquelle la Bretagne serait un fer de lance, « un tigre européen » dans une Europe fédérale.


Et, il ne faut pas se leurrer, sous le masque de la démocratie de proximité, de la prise en compte des réalités locales, la décentralisation-régionalisation du gouvernement Raffarin risque bien d’aboutir aux souhaits de cet Institut :
- Éducation régionale : c’est-à-dire des diplômes à valeur régionale et un mécénat d’entreprises dans les universités qui oriente et permet de trier les « bons étudiants et bonnes étudiantes ». L’Institut pénètre déjà le milieu universitaire : le président du conseil d’administration de l’IUT de Vannes, Serge Capitaine, du groupe TFE, est membre de l’Institut. De même, Alain Glon a parrainé la remise de diplômes de la maîtrise de sciences de gestion de l’IUT de Vannes.
- Code du travail régional avec conventions collectives régionales ou, pire, juste accords d’entreprises. C’est la casse de la protection des salariés, pourtant bien maigre. Les relations patrons/salariés seront soumises au rapport de force local. Vu le faible degré d’organisation des salariés et salariées, c’est la porte ouverte à l’arbitraire patronal, le contrat de travail risquant de se résumer à : « Accepte, tais-toi ou… dégage ! »
- Sécurité sociale régionale, c’est-à-dire inégalité de couverture sociale selon que l’on habite Vannes ou Toulouse, par exemple.
- Fonds de pension régional.
- Remise en cause de la laïcité. À la création de l’Institut de Locarn en 1994, les liens avec l’Opus Dei étaient particulièrement évidents : l’inauguration a eu lieu en présence du député européen Otto de Habsbourg, un « officiel » de cette secte catholique.

Leur but s’apparente alors à la constitution d’une fédération européenne de régions ethniques, c’est-à-dire le retour aux temps des féodalités. Dans Ouest-France du 3 octobre 2001, Yves Rocher, dont le groupe est aussi représenté à l’Institut, entre autres avec Guy Plunier, fondateur de Catholiques pour les libertés économiques, présente son combat : « créer des emplois sur NOS terres, en Bretagne ». Mon seigneur est trop bon !

Les membres de l’Institut de Locarn recherchent les élites qui pourront leur rapporter mais n’ont pas de considération pour la ou le pékin. Le vecteur culturel est le prétexte pour souder toute la population derrière leurs intérêts, une sorte de nationalisme pour la guerre économique, comme si les classes sociales n’existaient plus.


Ces gens-là, quoiqu’ils s’en défendent, sont des militant(e)s politiques avec pour idéologie l’ultralibéralisme, le consensus identitaire à la sauce catholique réactionnaire. Élitistes, donc opposé(e)s à l’égalité, ils cachent leur « racisme » derrière des termes élégants mais pourtant bien puants… L’instigateur originel de l’Institut de Locarn, le professeur en HEC (haute école de commerce) et ex-consultant pour la DGSE (services secrets), Joseph Le Bihan, évoqua ainsi dans une conférence en 1992 « les peuples à culture énergique et les peuples à culture molle ».


Face à cet assaut, le collectif continue à informer la population et prépare une demande d’annulation de l’adhésion de la ville de Vannes auprès du préfet, avant d’entamer une procédure auprès du tribunal administratif.


Pour notre part, anarchistes, nous ne mettons pas en avant la République une, indivisible et laïque comme rempart aux dangereuses extravagances de ces réseaux patronaux et de leurs relais politiques. Opposé(e)s aux frontières et au nationalisme, nous restons de fervents partisans et ferventes partisanes du fédéralisme (liberté), c’est-à-dire l’autonomie d’un groupe humain dans son organisation interne et sa libre association par contrat mutuel avec d’autres groupes, mais nous ne séparons pas le fédéralisme du socialisme (égalité), c’est-à-dire la propriété collective des moyens de production et d’échange dont la règle sera de chacun(e) selon ses moyens à chacun(e) selon ses besoins, en prenant en compte les impacts sociaux et écologiques de toute décision. Il est évident qu’il sera laissé entière liberté aux individus qui ne souhaitent pas du travail associé et autogéré, pour leur permettre de s’organiser en autonomie maximum, à condition qu’ils et qu’elles n’exploitent pas le travail d’autrui. Dès la constitution du mouvement anarchiste, Bakounine constatait que la liberté (le fédéralisme) sans l’égalité, c’était l’exploitation des hommes et des femmes par une minorité et l’égalité (le socialisme) sans la liberté, c’était l’esclavage. C’est pourquoi notre principal objectif est de construire le mouvement et les expériences qui réussissent à lier les deux, et d’empêcher tout projet qui viserait à entraver notre émancipation. Minuscules moustiques face au puissant Institut de Locarn, nous entendons bien lui faire des boutons que nous souhaitons particulièrement irritants… L’idéal étant d’atteindre une allergie généralisée et mortelle !

 

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Cet article rédigé en décembre 2002 ne présente pas l'épilogue heureux (pour une fois !) qui a eu lieu deux ou trois ans plus tard. En effet, les Vannetais et Vannetaises (membres du collectif Dénoncer l'Institut de Locarn), qui avaient saisi le tribunal administratif pour dénoncer l'adhésion de la ville de Vannes à cet Institut... ont GAGNE !!! Le Tribunal administratif a, en effet, estimé que les habitant-e-s de la ville de Vannes n'y avaient pas d'intérêt et il a cassé cette adhésion... Ceci dit, on ne sait toujours pas si l'argent a été reversé par l'institut de Locarn à la ville de Vannes...

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:11
En 2001, à notre initiative, une campagne avait été menée contre l'Institut de Locarn. Elle garde toute sa pertinence ! Voici le texte du 4 pages que nous avions rédigé pour l'occasion.

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La mondialisation*, c’est arrivé près de chez vous

 (* Mondialisation = globalisation capitaliste)


Depuis Seattle en novembre 1999, les sommets internationaux des puissances étatiques et financières (G8, OMC,…) sont perturbés par des manifestations de masse. La résignation face aux Puissants semble s’estomper et des milliers de personnes n’acceptent plus leur logique de course au profit.

Rusés, ces maîtres du monde jouent plusieurs cartes pour désamorcer les mouvements qui osent les remettre en cause :

- Fichage et répression policière gigantesques ;

- Coûts des déplacements en temps et en argent pour les opposant-e-s. Les prochains sommets seront excentrés…

- Tentative d’intégration des forces contestataires les moins radicales pour mieux les absorber et pour éloigner les véritables éléments subversifs.


Mais les sommets ne sont que la partie “ spectacle ” des échanges entre puissants pour se partager le gâteau “ monde ”. Nous ignorons presque tout de leurs réunions secrètes, des tractations entre groupes de pressions (les fameux lobbies) À tel point que les représentants des États ne représentent guère les intérêts de leurs électeurs et électrices, mais bien ceux du monde capitaliste.

Et parfois il ne suffit pas d’aller loin pour trouver où s’organisent les requins. Ainsi, cette fois, nous ne nous épuiserons pas pour aller jusqu’au Qatar, prochain sommet de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). En centre Bretagne, il existe un des éléments clés de cette mondialisation, intitulé “ Institut de Locarn, cultures et stratégies internationales ”. Avançant sous les traits de l’élite des forces vives économiques bretonnes, autoproclamé le “ Davos breton ”, cet organisme de formation idéologique mélange savamment élitisme, ultra-libéralisme, catholicisme intégriste et nationalisme.

C’est pourquoi, manifester à Locarn contre cette institution ne se limite pas à une lutte symbolique et abstraite : il s’agit de montrer comment les thèses réactionnaires de cet institut se traduisent concrètement pour mieux les combattre.

 Son objectif politique étant la constitution d’une Europe des régions dont le lien serait le catholicisme, avec l’entreprise comme famille et le patron comme chef de famille. Locarn voit en effet dans la guerre économique une guerre des cultures. Il ne faut pas sous-estimer la capacité de nuisance des idées que diffuse cet institut : “ la mondialisation unifie, efface les frontières mais en même temps en crée de nouvelles. C’est pourquoi les élites régionales ne sont pas défavorables à la mondialisation ni à l’Europe. ” (Alain Dieckhoff : Directeur de recherche au CNRS, intervenant à Locarn le 23 mars 2001).

 

Des gens souffrent de ce modèle, qui n'est pas particulier à la Bretagne, mais sévit partout dans le monde : conditions salariales dégradées par la précarité, la flexibilité et le chômage, cadre de vie dégradé par diverses pollutions, déstabilisation de la paysannerie par la course à la compétitivité.

Ce patronat breton qui prétend faire de l'emploi sa préoccupation principale est parmi les premiers à licencier dans cette période de reflux économique : hausse du chômage de 4,9% en juillet 2001 en Bretagne, soit plus du double de la hausse moyenne constatée en France, selon la DRTE de Bretagne.



Créé en 1994, à Locarn, près de Carhaix, par Joseph Le Bihan, professeur d’économie à HEC et ex-consultant de la DGSE (services secrets), l’Institut se définit comme un centre de recherche et de prospective pour les patrons bretons. Appelé à “ imaginer la Bretagne du futur , “ à bâtir de nouvelles lignes d’horizon pour la Bretagne de demain ”, Alain Glon, J-P Le Roch (Intermarché), J‑J Hénaff (les pâtés), Patrick Le Lay (TF1) et une soixantaine d’autres patrons bretons ont lâché chacun 100 000 F pour la création de “ lInstitut ”, les collectivités publiques assurant l’autre partie du financement.

Inauguré par l’Archiduc Otto de Habsbourg, membre de l’Opus Dei et par Yvon Bourges (ex-président du Conseil régional de Bretagne), l’Institut de Locarn ambitionne de faire de la Bretagne “ un tigre économique dans une Europe fédérale ”.

L’Institut réunit les représentants du secteur privé industriel, agricole, commercial et médiatique, mais aussi des services publics (EDF, France-Télécom) de sociétés d’économie mixte (Port autonome de Nantes-St-Nazaire) et de coopératives agricoles (Coopagri). Tout ce petit monde se retrouve pour chercher ensemble les moyens de leur expansion.

 

 

Le fonds de commerce de l’Institut de Locarn


“ Les fondements de notre action, de l’action des décideurs et des entrepreneurs sont :

- l’enracinement dans notre culture Bretonne.

- la capacité d’imaginer le futur. À Locarn, on invente le futur ” (propos d’Alain Glon, Président de l’Institut de Locarn).

 


Pourquoi donner tant d’importance au culturel ?

Le stratagème des tenants du pouvoir pour rallier le plus grand nombre à leurs objectifs et éventuellement détourner la contestation consiste à les orienter vers d’autres voies, sous couvert de projet de société. La ficelle classique est le nationalisme (ou sa variante régionaliste). Celui-ci consiste à faire croire et adhérer à des projets communs entre tous les habitant-e-s d’un territoire, peu importe leur situation dans l’échelle sociale. Leur but n’est donc pas tant de soutenir une culture riche de diversité et vivante mais bien de s’en servir comme véhicule pour développer leurs affaires. Sous cet aspect, la culture mâtinée de nationalisme n’est pas un rempart contre la mondialisation mais bien un de ses aspects, sans doute parmi les plus difficiles à combattre. L’Institut l’a bien compris…

Constitué au printemps 2001,  le Parti Breton semble être la “ branche politique ” de Locarn, tant les sujets abordés à Locarn se retrouvent dans les objectifs de ce parti. Dans un courrier à Ouest-France, messieurs Divard et Moisan (ce dernier intervient régulièrement à Locarn sur les bio-technologies) écrivent ceci : “ de nombreuses analyses s’accordent pour dire que l’enracinement et l’identification d’un peuple à son territoire sont des facteurs incontestables de développement économique. L’Ėcosse, l’Irlande, la Catalogne ou la Bavière en sont de brillants exemples ”.

De son côté, Patrick Mareschal, adjoint au maire PS de Nantes qui fut le premier président du CUAB (Comité pour l’Unité Administrative de la Bretagne), partage l’idée que “ le sentiment identitaire joue un rôle dans l’auto développement ”.

Ėvidemment, jamais ces responsables politiques et économiques ne mettent au débat public quoi développer, pourquoi il faut le faire et au bénéfice de qui. Les dés sont dès lors pipés.

 


 

À l’origine de l’Institut de Locarn, de fortes références catholiques…

 

Si le patronat breton est traditionnellement proche de la démocratie chrétienne, on note une radicalisation de ce catholicisme sous l’impulsion d’un certain nombre de participants actifs de l’Institut de Locarn

- Joseph le Bihan, son fondateur, est connu pour ses prises de position ouvertement racistes sur l’Occident chrétien, le déclin démographique, la rechristianisation, etc.

- Guy Plunier (un dirigeant d’Yves ROCHER) qui fut secrétaire général de l’Institut est le cofondateur du Cercle des Nations à Bruxelles, de Catholiques pour les Libertés Ėconomiques (CLE). Le président de CLE est le conseiller économique de Le Pen. CLE organise des conférences mensuelles pour les conseillers économiques des gouvernements catholiques d’Amérique du Sud et d’Europe centrale. Guy Plunier est membre de l’Opus Dei…

- Parmi les financeurs de la venue du Pape en France en 1996, figurent Jean-Pierre Le Roch (président du groupe Intermarché) et ex-président de l’Institut, Yves Rocher, etc… C’est d’ailleurs, depuis l’Institut, qu’a circulé une pétition réclamant un discours du Pape en breton lors de son étape à Sainte Anne d’Auray…

- L’Institut a été béni par le moine bénédictin, et intégriste, “ Dom Le Gall ”.

- Une Europe des régions catholiques offre un cadre éthique et rassurant pour le patronat en mal d’identité et lassé des contraintes sociales. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la genèse de cet Institut. Et, précise Glon (actuel Président de Locarn), si l’Institut s’ouvre désormais sur l’extérieur, c’est en conservant sa vocation.

- L’Opus Dei est une société secrète au sein de l’Ėglise catholique. Née en 1928 en Espagne, elle a pour objet de restaurer les valeurs morales. Soutien de Franco jusqu’à sa mort, elle recrute à travers le monde parmi tous ceux et toutes celles qui peuvent être influents (du monde religieux au monde politique, économique, etc.). Son rôle de lobby au sein des institutions européennes est notoire.



Des médias au diapason


Le sentiment d’identité, comme l’opinion, ça se travaille. L’hebdomadaire “ le Nouvel Ouest ” et TV Breizh, filiale de TF1, sont ainsi largement parrainés par l’Institut de Locarn.

Cependant, ces deux médias peinent à percer : ainsi, TV Breizh, lancée par Patrick Le Lay, PDG de TF1 et membre de Locarn, atteint à peine 0,1 % des parts d’audience.

Ouest-France est, par ses éditorialistes et en particulier son PDG François-Régis Hutin, une chambre à écho des thèses de Locarn (Europe des Régions, défense du catholicisme, anti-syndicalisme, etc.).

Dans le même registre, Ouest-France a publié l’Histoire de Bretagne en bande-dessinée de  Secher et Le Honzec (ex-dessinateur de Minute). Le travail de Secher est l’objet de controverse car celui-ci tente de présenter l’identité bretonne comme victime d’un  perpétuel ethnocide culturel. Secher est membre de Locarn et les mécènes de l’Histoire de Bretagne sont entre autres : Citroën (dont le directeur rennais, Auguste Genovèse, fut président des “ amis de l’Institut ”), Glon, Hénaff…etc.

 


Le modèle prôné par Locarn

 

Au fil des conférences de Locarn se dessine le modèle recherché par ses membres :

- Donner plus de puissance aux régions au détriment de l’Ėtat… (“ gestion autonome des établissements scolaires, régionalisation de la Sécurité Sociale, création d’un fonds de pension régional… ”) ;

- Des petites économies compétitives organisées en réseau, “ nouveaux moteurs de la globalisation ”, l’Ėtat central se consacrant essentiellement à ses fonctions régaliennes (défense, police, justice) ;

- Le modèle pour les institutions européennes est “ le Saint Empire Romain Germanique qui rassemblait les Etats et les villes libres confédérées ” (expression de Sylvain Wicklam, intervenant aux rencontres de Locarn du 19 février 1999).

 


Un changement d’image qui ne vaut pas reniement


En février 2000, les dirigeants de l’Institut de Locarn font leur mea-culpa : ils veulent rompre avec “ unecertaine opacité qui leur a valu une image un peu obscure ” et déclarent favoriser “ le développement d’un modèle qui n’ait pas pour seul fondement l’économique mais intègre également les réalités culturelles et une tradition humaniste ”.

Il s’agit surtout de redresser un déficit d’image dont a eu à souffrir l’Institut, avec des attaques de la part de divers journaux, dont Golias, l’Humanité, Libération, Lettre à Lulu.

En bref, l’Institut de Locarn semble mettre un peu d’eau dans son vin. Les références religieuses se font plus rares. L’Institut deviendrait-il une simple Chambre de Commerce et d’Industrie parallèle ?


 


 

L’Institut de Locarn et l’agro‑alimentaire

 

L’actuel président de l’Institut de Locarn, Alain Glon, dirige le groupe Glon-Sanders, basé près de Pontivy (Morbihan). Depuis l’été, des publicités dans le Télégramme et Ouest-France vantent ce fabricant d’aliment pour l’élevage…

En créant un véritable système destiné à importer des farines britanniques en France jusqu’en 1996, les industriels comme Glon, ses filiales et intermédiaires, ont profité des carences de l’Administration pour accumuler d’énormes profits. On sait aujourd’hui que ce sont ces farines animales qui ont véhiculé l’ESB, responsable de la vache folle.

Glon est devenu un des hommes les plus puissants de la région. Il est désormais n° 1 du secteur. Bien sûr, chez cet ambitieux entrepreneur les syndicats n’ont guère le droit de cité.

Le 16 février 2001, le séminaire mensuel de Locarn visait la défense du modèle agricole breton “ associé à l’industrie et aujourd’hui mis en cause ”. Et, pour ne pas être en reste, l’Amiral Guy Labourie, insiste “ nous devons réussir avec la mer ce que nous avons réussi avec l’agriculture ”. Ca promet.

 


Consensus sur la notion de développement des affaires


Fondamentalement, le but de l’Institut de Locarn reste le même : développer les affaires, d’une part en créant lobbies et réseaux de décideurs, d’autre part en s’appuyant sur un sentiment identitaire régional breton et en tentant d’y greffer des corporatismes de “ pays ”.

Mais délesté en façade de ses caractéristiques les plus réactionnaires, il est plus facile pour l’Institut de Locarn d’obtenir un consensus “ développementiste ” avec les divers courants politiques, de droite ou de gauche.

Lors du séminaire du 7 novembre 2000, Glon proposa “ qu’auprès de chaque élu régional il y ait une équipe composée d’un représentant de l’Institut de Locarn, d’un administratif, d’un représentant du Conseil Ėconomique et Social ”… Proposition à laquelle répondit favorablement Josselin de Rohan, actuel Président du Conseil Régional de Bretagne. On se demande à quoi bon voter si ce sont les patrons qui prennent les décisions !

Application pratique : quelques importants projets de déménagement du territoire, comme l’aéroport international de Notre-Dame des Landes (entre Nantes et Rennes) ou le génopole Ouest (réseau de laboratoires de recherche en génétique), projets qui reçoivent les soutiens aussi bien des mairies social-démocrates de Nantes, Rennes, St-Nazaire et des conseils régionaux de droite de Bretagne et des Pays de la Loire.

 

En clair, et ce n’est pas particulier à la Bretagne, tout ce petit monde communie à l’autel de l’expansion économique sans fin, qui signifie surtout pérennité de leurs pouvoirs économique et politique, mais pour le commun de l’humanité, productivisme, pollution, malbouffe, exploitation, aliénation et soumission à ces soit-disant élites qui seraient seules légitimes à définir et à exprimer nos besoins.


 

Une approche guerrière de l’économie


L’Institut de Locarn aurait-il vraiment mué vers un modèle d’une économie “ humaniste ”, comme l’indiquait ses dirigeants au début de l’année 2000 ? Où est l’humanisme quand l’Institut démarre début 2001 un cycle de formations en lien avec l’Ėcole de Guerre Economique (EGE) ?

L’EGE est liée à la grande école de commerce, l’ESSCAE : “ Rapports de force ”, “ affrontement global ”, “ conquêtes de parts de marchés ”, “ lutte contre la concurrence ”, voilà quelques mots-clés dans la littérature de cette école, qui rejoint les préoccupations de Locarn. 

Sont notamment au programme l’étude “ des campagnes médiatiques orchestrées par des concurrents prédateurs, le détournement de certains thèmes protestataires de la société civile ” ou encore “ l’usage subversif de la connaissance… la communication offensive… la détection des manipulations des thèmes éthiques sur l’échiquier sociétal ” (cf. site internet de l’EGE).

Difficile de trouver quoi que ce soit d’humaniste dans ce programme : nous voici dans le cœur de la mondialisation. Il ne s’agit pas de développer des coopérations pour un mieux-être humain, mais bien d’exacerber et de généraliser la concurrence entre entreprises et pays en se dotant de tous les moyens, y compris des manipulations pour vaincre la concurrence ou démolir de soit-disant alliés objectifs de la concurrence (syndicats, associations, écologistes, etc.).

 


Quel rapport avec L’OMC ?


Créée en 1995, l’Organisation Mondiale du Commerce a pour objectif d’établir les grandes règles du commerce international.

Á ce titre, de nombreux aspects de notre vie quoti­­dienne sont directement concernés par les négociations de l’OMC : agriculture, services publics, culture, alimentation…

 

Le caractère nocif de l’OMC n’est plus à démontrer : disparition des cultures vivrières rendant les peuples dépendant de la production des pays exportateurs, remise en cause des services publics, prépondérance des économies les plus fortes au détriment des pays en développement…

L’OMC est une des structures dont le capitalisme transnational s’est doté avec le FMI et la Banque Mondiale. Ces structures seraient sans objet sans les relais que constituent les Ėtats ou leurs unions (Union Européenne, ALENA en Amérique), et sans les entrepreneurs plus ou moins grands qui s’inscrivent dans ces logiques. Voilà que l’on pense à l’Institut de Locarn ! L’OMC tient son sommet au Qatar du 8 au 12 novembre. Nous manifestons contre le tentacule “ Institut de Locarn ” le samedi 10 novembre.

 


Pour un autre modèle économique et social !


Le “ capitalisme de proximité ” prôné par Locarn est un détournement du “ vivre et travailler au pays ”, revendication légitime de populations souvent amenées à émigrer vers la région parisienne. Mais pour beaucoup, ce système signifie “ trimer et mal vivre au pays ”.

 Des gens luttent contre “ l’avenir radieux ” que nous prépare cette bourgeoisie bretonne alliée aux potentats locaux de droite et de gauche. Luttes des populations des alentours de Notre Dame des Landes, luttes de paysans contre les technologies OGM, luttes de salarié-e-s dans les entreprises, luttes d’habitant-e-s pour la qualité de l’eau.

La réussite de ces mouvements est une étape : l’objectif est pour nous l’égalité économique et sociale et le droit pour les individus de s’associer librement, pour en finir avec toutes les formes d’exploitation et de domination, qu’elles soient étatiques, patronales, religieuses ou patriarcales.

 

 Nous tirons nos informations du site internet de l’Institut de Locarn même, de la revue Golias (n°59), du Réseau Voltaire, de Ouest-France, de l’Humanité, de La Lettre à Lulu, de Marianne, d’un forum de discussion de Breizh Info…



 

MANIFESTONS DEVANT L’INSTITUT DE LOCARN

« LE DAVOS BRETON ! » LE 10 NOVEMBRE 2001 À 15 h PENDANT LE SOMMET DE L’OMC

Locarn est à 8 km au nord de Carhaix, en Bretagne

 

                                                                                  

 

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Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

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Samedi 10 juin - Vannes - 10h30 Rassemblement en mémoire de Clément Méric, antifasciste, tué par des néo-nazis. Clément, Brestois d’origine, militant anti-fasciste, anti-capitaliste et de la cause animale, a été assassiné le 5 juin 2013 par des néo-nazis à Paris. L’actualité nous confirme que ses combats sont toujours nécessaires. Programme : lecture publique de textes et chants de lutte, puis pique-nique. Le Kiosque, esplanade du port, la Rabine. Proposé par le groupe libertaire René Lochu

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Dimanche 11 juin - Augan (56), café Le champ commun - 17h : 150 années de luttes à travers les chants italiens avec "Le chant des grenouilles", "Senti le rane che cantano…" Dans ce spectacle mêlant récits, chants et musique, nous vous ferons entendre d’autres voix : celles, orgueilleuses et enragées, des brigands méridionaux et de leur guerre désespérée contre le nouvel État ; celles des paysans et des ouvriers agricoles, dont les luttes pour une existence meilleures seront sans relâche ; celles des travailleurs des carrières de marbre de Toscane, des mineurs de soufre de Sicile ; les voix fières et impertinentes des mondines ; celles des émigrés qui, après des décennies de défaites, allaient poursuivre leur rêve de justice dans d’autres terres. Entrée libre. Petite restauration sur place

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Mardi 13 juin - Inzinzac-Lochrist (56), cinéma le Vulcain - 20h30 Projection de "Bienvenus", comédie sur un centre d'accueil pour réfugié-e-s en Norvège. Débat avec Amnesty international

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Samedi 8 juillet - Hennebont (56) - 12h Pique-nique végétarien et végétalien. Chacun-e apporte un plat et on partage. Table de presse : droit des animaux, impacts sanitaires, sociaux, éthiques, écologiques de l'alimentation, de la production / consommation carnée et ovo lactée. Rdv à la bergerie, le long du Blavet sur le halage. Organisé par le collectif veg@net-c.fr

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Samedi 8 et dimanche 9 juillet - Notre-dame-des-landes (44) - De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre... Rassemblement annuel organisé par la Coordination des opposant-e-s. Plus d'infos : http://notredamedeslandes2017.org

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