Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:53
Trop jeunes pour mourir – Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

Toujours pour vous donner un avant goût de la soirée "femmes pacifistes en 1914 - 1918", animée par Didier Giraud, ce jeudi 18 juin à Vannes, voici deux chroniques (merci à leurs auteur-e-s !) du livre de Guillaume Davranche "Trop jeunes pour mourir – Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)", éditions L'Insomniaque / Libertalia (2015).

 

Blog de l'auteur : http://tropjeunespourmourir.com/

 

Chronique rédigée par Patsy


Certains livres d'histoire se lisent comme des romans, vous happent, littéralement. C'est le cas avec « Trop jeunes pour mourir - Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre » de Guillaume Davranche. Dans ce livre imposant et dense de plus de 500 pages, ce militant libertaire passionné d'histoire nous entraîne avec un beau talent d'écriture dans la France de la Belle Epoque agonisante, de l'année 1909 à l'éclatement du premier conflit mondial, à l'été 1914 ; période courte mais fondamentale pour comprendre comment des militants et des organisations ont pu jeter par dessus bord l'internationalisme prolétarien qu'ils professaient depuis des années et se rallier, queue basse ou verbe haut, à l'Union sacrée.

 

Courte, fondamentale et somme toute assez peu travaillée par les historiens qui ont préféré porter leur regard sur la période allant de la création de la CGT en 1895 à l'adoption de la célèbre Charte d'Amiens de 1906, bref sur les « temps héroïques » du syndicat1, plutôt que sur ces quelques années marquées du stigmate du reflux de la contestation sociale radicale de masse.

(Lire la suite...)

 

-------------------------------------------------------

 

Chronique de Agnès Pavlowsky et Hugues Lenoir, parue dans le Monde libertaire n°1760 (8-14 janvier 2015)

 

L’ouvrage de Guillaume Davranche, bouquin volumineux de plus de 500 pages, relate l’histoire du mouvement ouvrier de 1909 à 1914 et celle du mouvement libertaire de l’époque.


Le lecteur est invité à déambuler dans les espaces militants de l’époque, en y rencontrant des personnages connus ou ignorés aujourd’hui, à travers leur parcours, leurs combats, leurs qualités et leurs travers : nous découvrons certaines figures sous des aspects nouveaux.
Guillaume Davranche, au cours d’un long récit chronologique, nous imprègne des ambiances des réunions, des congrès, des grèves, des échanges entre militants ; nous approchons ainsi des enjeux politiques de ce temps-là.


L’auteur nous propose deux manières d’aborder son ouvrage : « On peut le suivre de façon linéaire, chapitre par chapitre, année après année […]. On peut aussi le lire dans le désordre, le pénétrer à un endroit ou un autre, au gré de ses centres d’intérêts : le syndicalisme, le féminisme, l’anticolonialisme, l’anarchisme, les travailleurs migrants… » (p. 8).


Grâce à un long travail de recherche dans des archives et les journaux, une foule de détails nous est livrée sur les débats, les divergences, les conflits, les passions, les questions qui se posent à tous ces militants. De petites luttes en grandes luttes est croqué un tableau riche en couleurs des personnalités syndicalistes et anarchistes d’alors. De même, sont dessinées les différentes sensibilités des anarchistes impliqués ou non dans le mouvement syndicaliste ; on rapproche les passerelles entre les unes et les autres.

 

(Lire la suite...)

 

Repost 0
Published by anars56
commenter cet article
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 12:48

En prélude à notre soirée de jeudi 18 juin, à Vannes, sur  "les femmes opposées à la guerre en 1914 - 1918", animée par Didier Giraud, voici un texte intéressant repris au blog Entre les lignes, entre les mots.

 

Affinité socialement construite entre masculinité et militarisme

9782843032523Dans sa préface Arielle Denis revient sur les racines des guerres et du militarisme. Elle indique « A ces causes, Cynthia Cockburn propose d’ajouter la dimension de genre. Sa démonstration est particulièrement limpide et a enthousiasmé la militante pacifiste que je suis. J’ai pris un immense plaisir à découvrir ses analyses, à reconnaître mes propres questions et les débats que nous avons eus entre femmes ou avec nos camarades masculins », et parle de la logique violente enraciné dans le patriarcat, de la place des femmes dans les organisations pacifistes, de la syndicaliste Hélène Brion, d’Andrée Michel, de mille visages « Femmes en noir palestiniennes et israéliennes, amies de Belgrade et de Sarajevo, courageuses militantes d’Irak, sœurs d’Algérie, combattantes de la non-violence de Colombie, ou enfants-soldates rescapées des guerre d’Afrique ». Elle ajoute, entre autres, « Dans les guerres d’aujourd’hui, les civils représentent 80% des victimes, et le viol est une arme de guerre généralisée. On viole pour anéantir un peuple au travers du corps des femmes, doublement dépossédées d’elles-mêmes et souvent condamnées ensuite à la répudiation » (Lire sur ce sujet : Sandrine Ricci : Avant de tuer les femmes, vous devez les violer ! Rwanda : rapports de sexe et génocide des Tutsi : lennemi-femme-apparait-toujours-different-de-lennemi-tout-court/)

 

Dans son introduction, Cynthia Cockburn parle des activités des femmes qui ne sont « en rien spécifique à chacune de nous », de point de vue situé (standpoint), du collectif « Femmes contre la guerre du Golfe » devenu « Femmes contre les crimes de guerre » puis « Femmes en Noir contre la guerre », des expériences d’un « patriarcat militarisé », d’analyse féministe singulière et précieuse, d’affinité entre la masculinité et la violence.

 

L’auteure indique à propos des articles composant ce livre : « J’en ai choisi un qui revient sur l’histoire de l’antimilitarisme féministe en Grande-Bretagne, un qui étudie de près un groupe féministe antimilitariste – en particulier en Serbie -, et un qui propose une théorie féministe de la guerre »

 

Dans le premier chapitre « Trouver une voix : les femmes dans l’histoire du militantisme pacifiste en Grande-Bretagne », Cynthia Cockburn parle du réaménagement de la domination des hommes sur les femmes, (voir le livre de Carole Pateman, cité par l’auteure : Le contrat sexuel, le-contrat-sexuel-est-une-dimension-refoulee-de-la-theorie-du-contrat/), de la restructuration de la famille, du recul des droits des femmes au XVIIIème siècle, de l’interdiction des clubs féminins, de conscription et d’engagement de force, des « hommes-citoyens-soldats », de la réduction drastique « des marges de manœuvres » des femmes et des filles (voir le livre de Leonore Davidoff et Catherine Hall, cité par l’auteure : Family Fortunes. Hommes et femmes de la bourgeoisie anglaise 1780-1850, sur-la-grande-scene-de-la-classe-et-du-genre/)…

 

L’auteure souligne les impacts du nationalisme militant et de l’impérialisme économique, des guerres d’autodétermination nationale au sein des empires, de la guerre de Sécession aux Etats-Unis, des incursions de l’Empire Britannique au Proche et Moyen Orient et la faiblesse du mouvement pacifiste…

 

J’ai notamment été intéressé par les analyses de « La Grande Guerre », la centralité de la masculinité dans la définition de la nation, « la masculinité normative dans la propagande nationaliste », les débats dans le mouvement suffragiste, les mobilisations de femmes, le Congrès international des femmes à La Haye, l’engagement des femmes pour la paix…

 

Cynthia Cockburn souligne la volonté des Etats de rétablir la normalité en matière de genre « Seules des femmes redomestiquées seraient effectivement en mesure de repeupler des sociétés que les tueries avaient rendues exsangues ». L’après guerre fut bien un ordre nouveau « dans la mesure où les idées de masculinité d’une part, de nation et de citoyenneté d’autre part, étaient et sont inextricables »

 

Seconde guerre mondiale, armes nucléaires, « le massacre instantané et arbitraire de plus de cent mille civils japonais par les Alliés ». L’auteure parle d’internationalisme, de combats antinucléaires, de combats pour la paix, d’actions directes et de non-mixité, du Campement des femmes pour la paix de Greenham Commun et de ses particularités, « pour saper les rapports de domination liés au genre, le meilleur moyen est que les femmes s’organisent seules et de façon autonome ».

 

L’article se termine sur « Vers une analyse holistique de la guerre ». L’auteure y note, entre autres, la rareté des hommes « à reconnaître l’oppression subie par les femmes, à changer leurs propres pratiques en fonction de cela, à laisser une place aux féministes dans les instances dirigeantes, à soutenir la libération des femmes et à poursuivre cet objectif au même titre que les autres but de l’organisation », constat restant valable pour toutes les organisations mixtes… Elle parle de double militantisme « à la fois avec les hommes et contre eux », des liens entre féminisme et socialisme, de l’importance de la non-mixité, du féminisme, « Car oui, les femmes qui s’organisent dans des groupes anti-guerre non mixtes mettent assurément en avant l’idée, issue de la théorisation féministe du pouvoir patriarcal, qu’il y a une affinité socialement construite entre la masculinité et le militarisme ».

 

Agir contre le militarisme, les violences, la guerre. Les analyses et les exemples donnés dans le second chapitre « Les Femmes en Noir traîtres à la nation et à l’Etat serbes » souligne l’action, entre autres, de Zene u Crnom, après l’écroulement de la Yougoslavie, les projets nationalistes en concurrence des Serbes et des Croates, l’expansionnisme vers la Bosnie-Herzegovine, le projet insensé d’états-nations « ethniquement purs », les viols comme arme au service des nettoyages ethniques…

 

Femmes en Noir contre la guerre ou Zene u Crnom protiv Rata, critique du nationalisme patriarcal et du militarisme, opposition première « aux meurtriers de son propre pays », désobéissance civile et révolte à l’encontre de l’Etat nationaliste… L’auteure parle des « ethnicités réinventées », et pour les groupes ayant subi le nettoyage ethnique, des identités choisies comme source de fierté, « chaque femme entretient une relation singulière avec les marqueurs identitaires que sont la race, la nation, l’ethnicité et la religion », des identités complexes et imprévisibles, des liens entre violences domestiques et viols, « le viol des femmes en temps de guerre n’est qu’un moyen pour un groupe d’hommes de s’adresser à un autre groupe d’hommes pour l’insulter et l’humilier ».

 

Au « le personnel est politique », des femmes soulignent que « le personnel est international » et l’auteure montre l’importance des contacts et des coopérations internationales, des actions transfrontalières, des processus d’enracinement et de déplacement…

 

Cynthia Cockburn parle aussi de culpabilité et de responsabilité, de non hiérarchisation des victimes, de rétablissement de liens et de recherche « des fondements politiques à partir desquels il était possible de concevoir une solidarité renouvelée », ce qui n’est pas la même chose qu’un « se réconcilier », de reconnaissance des crimes commis « en notre nom »…

 

Dans le dernier chapitre « Le genre fait la guerre : un point de vue féministe sur le militarisme », l’auteure résume des analyses féministes de la guerre, « analyses sans pareil en ce qu’elles émanent directement de l’expérience des conflits armés et d’un positionnement social tout à fait spécifique : celui des femmes dont l’engagement militant a été provoqué par la guerre ».

 

Rapports sociaux de sexe à prendre en compte dans l’analyse, savoirs situés, enquête réflexive, vision du pouvoir qui va au-delà de la seule question du travail et des modes de production, lien entre résurgence du militarisme et du nationalisme et résurgence du patriarcat, historicité de la domination masculine, guerre comme culture, complexe militaro-industriel, système et continuum, institutionnalisation de la violence, fabrique de l’autre, masculinité et régime patriarcal…

 

Parler de la guerre sans parler des rapports sociaux de sexe, du système de genre, c’est volontairement se taire sur des réalités qui concernent plus de la moitié de l’humanité, c’est masquer une part de la construction même de violence… Les analyses du militarisme et des guerres doivent être soumises au prisme du genre, c’est ce que fait ici Cynthia Cockburn.

 

En complément possible :

« Aux féministes, aux femmes », appel d’Hélène Brion contre la guerre en juillet 1914, paru dans la Bataille syndicaliste (Cgt) : aux-feministes-aux-femmes-appel-dhelene-brion-contre-la-guerre-en-juillet-1914/

 

Andrée Michel : Féminisme et antimilitarisme : le-systeme-militaro-industriel-pratique-une-politique-de-genre-dynamique/

 

Jules Falquet : Préface au livre de Pinar SELEK, Devenir homme en rampant : jules-falquet-2013-preface-au-livre-de-pinar-selek-devenir-homme-en-rampant-paris-lharmattan/

 

Marieme Helie Lucas : Le Tribunal des Femmes en ex-Yougoslavie : le-tribunal-des-femmes-en-ex-yougoslavie/

 

et des textes de Joelle Palmieri.

Cynthia Cockburn : Des femmes contre le militarisme et la guerre

Traduit de l’anglais par Séverine Denis

La Dispute Legenredumonde, Paris 2015, 170 pages, 14 euros

 

Didier Epsztajn

Repost 0
Published by anars56
commenter cet article
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:24
Vannes "Les femmes opposées à la guerre en 1914-1918"

Les femmes opposées à la guerre en 1914-1918.
Conférence débat et exposition par Didier Giraud.
Jeudi 18 juin, Palais des Arts, 20h00. Vannes.

 

Si la grande boucherie de 1914-1918 a fait des millions de morts et de mutilés, dans chaque camp, peu se sont opposés à cette guerre industrielle. Contaminée par le virus nationaliste, ne voyant plus qu'il s'agissait d'un affrontement entre blocs capitalistes pour redynamiser et redistribuer les marchés, même une trop grande partie des forces révolutionnaires de l'époque (socialistes, syndicalistes, anarchistes...) a rejoint l'Union sacrée. Ce qui a fait dire à Anatole France "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels".


Pourtant, dans chaque pays, il y a eu des résistants et des résistantes à ce grand massacre, à la folie militaire des États. Si aujourd'hui l'Histoire officielle accepte de reconnaître les fusillés pour l'exemple, on ne parle du rôle des femmes que comme travailleuses participant à l'effort de guerre. Or, il y a eu des femmes qui se sont opposées dès le début et qui l'ont payé cher, notamment en perdant leur travail et en se faisant emprisonnées.

 

Cette soirée se propose de présenter ces femmes pacifistes, internationalistes, souvent oubliées de l'Histoire. Quelles ont été leurs actions ? Comment se sont-elles organisées ? Didier Giraud, historien, vient nous présenter leurs combats.

 

Et peut-être leurs luttes peuvent-elles nous éclairer pour relancer aujourd'hui l'opposition à la guerre et au commerce des armes effectués au nom de la lutte contre le terrorisme ? Pour que vive l'idée de paix et de fraternité universelles.

 

Entrée libre.

Organisation : Groupe libertaire Lochu (Vannes)
 

Repost 0
Published by anars56
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:10

Mercredi 10 juin à 13h00

Devant le tribunal de grande instance de Nantes

 

"Je passe pour la troisième fois en procès pour refus de prélèvement ADN. Face au harcèlement de la justice je refuse de faire don de mon A D N. Mon ADN m'appartient il n'est la propriété ni de la science, ni de la police,ni de la justice.

 

Contre le fichage généralisé de la population, je vous invite à venir le mercredi 10 juin à 13h au tribunal de grande instance lors du procès et par là même dire votre refus de fichage ADN.

 

Contre l'aéroport et son monde faisons des pas de côtés." RB, un opposant à l'aéroport de NDDL  et son monde (Pour connaître l'historique, lire Il n'y a pas de bon fichage, il n'y a que de belles résistances... et [Vannes] Lundi 2 décembre 2013. Rassemblement contre le fichage ADN et anti aéroport NDDL)

 

 

La veille, ce sera le procès au Tribunal correctionnel de Nancy de 3 (H)Activist-e-s de anonymous pour leurs actions contre les GPII (grands projets inutiles imposés). Plus d'infos ici

 

Lire aussi le texte suivant d'Isabelle Rimbert, paru sur Reporterre :

Une cyberaction pour protester contre le meurtre de Rémi Fraisse pourrait mener des Anonymous en prison

 

Trois militants du collectif Anonymous sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. En cause : des attaques informatiques contre des sites institutionnels qui entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.

 

(Lire la suite)

Repost 0
Published by anars56
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:53

A Vannes, face le port, sur la même place qu'il y a 2 ans (cf. notre article), nous nous sommes retrouvé-e-s à une bonne quinzaine en mémoire de Clément Méric. Pas de drapeaux cette fois-ci, mais trois prises de parole publiques. Pour notre part, nous avons relu le texte "Noire est notre peine, rouge est notre colère", à quelques aménagements près, rédigé à l'époque, et distribué ce samedi sous forme de tracts. Gardant le cap de la lutte contre le fascisme, nous avions élargi l'appel contre l'autoritarisme et le racisme croissant dans la société, entre autres de la part de la police, en constatant le nombre de blessés et de tués dans les quartiers et les manifestations (Cf. ce site intitulé Urgence notre police assassine qui les recense). A aussi été lue la "Lettre ouverte à la mère de Rémi" (Fraisse) adressée en novembre 2014 par Farid El Yamni, frère de Wissam - assassiné par la police le 1er janvier 2012

 

Des membres de la famille de Clément étaient présentes, ce qui nous a beaucoup touché et nous a confirmé qu'il fallait faire ce rassemblement. Dans le portrait que nous avions rédigé de Clément, il nous a été dit d'ajouter qu'il était aussi très attaché à l'anticolonialisme, que ce sujet l'intéressait fortement, notamment parce qu'un ami proche de la famille était algérien et avec qui il échangeait régulièrement. Sa tante a pris la parole pour rappeler qui était Clément, les idées généreuses pour lesquelles il se battait, mais aussi la violence des groupes fascistes qu'il ne fallait pas laisser se banaliser, et la différence, selon elle, entre l'extrême gauche qui se situe sur le terrain des idées alors que l'extrême droite n'hésite pas à s'en prendre aux personnes.

 

Un site breton de propagande d'extrême-droite, tenu par un militant d'Adsav, nous a fait l'honneur de (tenter de) railler notre initiative... Vaine tentative car nous continuerons à nous opposer aux thèses et aux méthodes de tous les autoritaires et xénophobes !

 

Les compte-rendus de la presse locale :

 

Selon Ouest-France : lire "Vannes. Clément Méric est mort, ils clament la tolérance"

 

Selon le Télégramme : lire "Clément Méric. Sa famille témoigne"

Repost 0
Published by anars56
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:29
Samedi 6 juin, Vannes, en mémoire de Clément Méric

 

En mémoire de Clément Méric, antifasciste, syndicaliste, libertaire et militant de la cause animale, mort sous les coups de membres de l'extrême-droite, mercredi 5 juin 2013, le groupe libertaire Lochu organise un rassemblement samedi 6 juin, à partir de 14h00, porte Saint Vincent, Place Gambetta, au port de Vannes.

 

Si nous dénonçons les agressions et discours fascistes, racistes, sexistes et homophobes, nous n'oublions pas que ceux-ci trouvent leur source dans l'actuelle réorganisation du capitalisme (dite "crise") qui jette un nombre considérable de personnes dans la misère et la précarité... et dans des réponses sans issue (replis nationalistes ou religieux). En ce sens, tant en France qu'en Europe, les gouvernements successifs (dont l'actuel) portent une lourde responsabilité en soutenant les logiques capitalistes et en tenant des discours sécuritaires avec leur mise en pratique, notamment par l'accroissement des violences policières, dans les quartiers et dans les manifestations, et par la surveillance généralisée de la population, renforcée encore par la récente loi sur le Renseignement.

 

Ce rassemblement consistera en des prises de parole publiques. Ainsi, nous, groupe libertaire Lochu de Vannes, clamerons haut et fort que nous poursuivrons nos combats contre l'autoritarisme d'où qu'il vienne ; lesquels combats qui, de fait, étaient ceux de Clément, nous paraissent être le meilleur hommage que nous puissions lui rendre. Les personnes qui se reconnaissent dans ces luttes pour une autre société pourront s'exprimer également à la sono.

 

Plus d'infos sur les mobilisations pour Clément Méric : http://lahorde.samizdat.net/category/pour-clement/medias-pour-clement/

 

Repost 0
Published by anars56
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:01
Pour se débarrasser des OGM, débarrassons-nous du capitalisme

Samedi 23 mai, des manifestations contre la multinationale Monsanto (pesticides, Ogm...) et son monde (ce qui inclut ses consœurs de l'agro-alimentaire) avaient lieu simultanément dans 50 pays, dont 30 dans des villes françaises, sur la base de la plateforme Combat Monsanto. Des membres du groupe Lochu ont défilé parmi les 2 000 manifestant-e-s de Lorient, port de transit pour 660 000 tonnes (annuelles) de soja fourrager à 90 % Ogm, destiné à l'alimentation animale.

 

Voici le texte de notre tract !

 

 

 

Pour se débarrasser des OGM, débarrassons-nous du capitalisme

    

Non, les OGM ne sont pas en mesure de "relever les défis alimentaires et environnementaux". Ils n'ont pas permis de réduire les quantités de pesticides. Mais aurait-il fallu croire Monsanto sensible à l'écologie quand on sait que c'est cette firme qui, dans les années 70, a fourni à l'armée américaine l'Agent Orange qui a permis aux États-Unis de concrétiser leur tactique de la terre brûlée au Vietnam ? Quant au problème de la faim, il faut savoir que l'agriculture mondiale qui fournit aujourd'hui au moins 150 % des besoins de l'humanité, en détourne une grande partie :


   - pour l’alimentation animale puisqu’il faut 7 g de protéines végétales pour produire 1 g de protéine animale ;
  - pour les agro-carburants ;
  - pour la spéculation (constitution de stocks pour faire monter les prix).

 

Il ne s'agit donc pas d'augmenter la production, mais d'en assurer la distribution, c'est-à-dire de sortir du capitalisme fondé sur la concentration !

 

    Les OGM sont à la fois une réponse que l'agriculture capitaliste tente de trouver aux problèmes qu'elle a elle-même créés (pesticides, fragilité des animaux d'élevages industriels...) et qui lui permettra de poursuivre ses pratiques aberrantes, sa fuite en avant, et un nouvel instrument destiné à augmenter la dépendance des agriculteurs et des consommateurs, permettant le contrôle total de la chaîne alimentaire, du laboratoire à notre assiette.

 

    Les firmes biotechnologiques visent en effet le monopole de la production de semences en lançant sur le marché des espèces dont elles détiennent les brevets. C'est la détention de ces brevets qui permet notamment au complexe génético-industriel d'empêcher la souveraineté alimentaire des peuples, d'imposer une technologie dont, visiblement, les populations ne veulent pas. Les OGM ne se justifient que par l'existence des droits de propriété intellectuelle.

 

    Cette course au brevet est l'aboutissement d'un processus qui a débuté il y a cinq siècles, lors de l'appropriation et de la privatisation des grands écosystèmes. De la propriété privée des moyens de production à celle des moyens de reproduction, la boucle est bouclée !

 

    Outre le fait qu'il comporte des risques pour la santé, ce "commerce illégal du colonialisme moderne", cette "biopiraterie", ce "hold-up sur le vivant" a déjà des conséquences dramatiques pour les agriculteurs. En Inde, ce sont 40 000 paysans pauvres qui, ne pouvant payer les royalties réclamés par Monsanto, se sont suicidés. Des économies risquent d'être ruinées du fait du remplacement des produits naturels par des produits fabriqués par des transgéniques. Ces conséquences légitiment totalement les actions de désobéissance civile comme le fauchage de parcelles ensemencées en OGM. Mais ces opérations resteront sans effet (comme d'ailleurs la demande d'un moratoire ou l'étiquetage des produits) si elles ne s'inscrivent pas clairement dans une lutte anticapitaliste.

 

    En éliminant 30 000 exploitations agricoles par an depuis près d'un demi-siècle, le capitalisme reconstitue le même schéma que celui du féodalisme. La seule réponse adaptée est la mise en commun des terres, et leur gestion collective ; c'est ce qu'une partie du peuple espagnol avait osé pendant la Révolution de 1936-39. C'est ainsi que de nombreuses tribus indiennes d'Amérique s'organisent aujourd'hui, notamment les Zapatistes du Chiapas (Mexique), les compagnons et compagnes de la Red Puna (Argentine), etc... En Europe, durant de nombreux siècles il a existé des terres et forêts communales sans titre de propriété et exploitées librement par les paysannes et paysans.

 

Partout dans le monde, cette question de l'accès à la terre et de sa mise en commun est la pierre angulaire d'un changement social profond pour construire l'autonomie et vivre libres entre égaux.

 

Repost 0
Published by anars56
commenter cet article
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 12:18

Rendez-vous pour nous à Hennebont, 10h30, place de la Mairie. En lien avec le Collectif pour une Alternative libertaire de Lorient.

 

Les autres RDV (syndicaux) dans le Morbihan à 10h30 sont : Pontivy (la plaine), Ploërmel (rue du 8 mai 1945), Vannes (centre hospitalier) et à 11h00 au Port de Belle-Ile.

 

L'Histoire locale des luttes ouvrières dans la première moitié du XXème siècle a été marquée par une présence anarcho-syndicaliste indéniable, notamment aux Forges d'Hennebont. Investi dans la Cgt lorientaise avant la Première guerre mondiale, occupant même des postes à responsabilité, l'anarchiste François Le Levé, par exemple, a ensuite été secrétaire général de l'Union départementale de la Cgt entre 1929 et 1939.

Il n'est jamais inutile de le rappeler !

 

Extrait du Monde libertaire du 23 avril 2015

 

Origines anarchistes du 1er mai : une journée internationale de luttes des travailleurs

 
17731erMaiLes années 1880 sont marquées outre-Atlantique par l'essor des luttes ouvrières. Pas étonnant puisque les États-Unis sont mis en coupe réglée par les « robbers barons », les barons voleurs, ces hommes d'affaires comme Vanderbilt, Carnegie, Rockefeller ou J.P. Morgan, qui sont en train de se bâtir des fortunes colossales dans l'industrie, les affaires et les finances. Des barons voleurs qui se fichent comme d'une guigne du droit du travail... et de la vie des travailleurs tout court.

Dans une période de crise économique sévère, les grèves se succèdent, impulsées notamment par des organisations ouvrières de plus en plus puissantes, comme les Chevaliers du travail ou la Fédération américaine du travail. Les migrants européens, allemands notamment, sont légion parmi eux.

Les organisations ouvrières décident de faire du 1er mai 1886 la date à partir de laquelle la revendication des huit heures de travail quotidiennes doit entrer en application. Pour se faire, ils en appellent à la grève générale. À Chicago, ils sont donc 80 000 à se croiser les bras. Chicago est la ville phare du mouvement ouvrier américain : les journaux socialistes et révolutionnaires y sont nombreux, les syndicats y sont puissants et actifs. Le 3 mai, à l'issue d'un rassemblement ouvrier devant l'entreprise MacCormick qui vient de licencier tout son personnel et de le remplacer par des non-grévistes (les jaunes ou « scabs »), la police et son auxiliaire, la célèbre agence Pinkerton qui fournit provocateurs et tueurs à gage au patronat, font feu sur les manifestants, tuant deux d'entre eux. Le lendemain, il est décidé d'organiser en riposte un grand meeting à Haymarket Square. Devant 3 000 personnes, les intervenants se succèdent pour défendre les revendications ouvrières et dénoncer les violences policières. À la fin d'un discours, les forces de police interviennent pour mettre fin au meeting. C'est alors qu'une bombe est lancée dans les rangs policiers. Aussitôt, c'est la panique et l'affrontement. Quand le calme revient sur Haymarket Square, on relève treize cadavres : six ouvriers et sept policiers. Dès le lendemain, la presse, qui est aux mains des industriels, se déchaîne contre les syndicalistes et les anarchistes qu'elle rend responsables de l'attentat. La police effectue une rafle dans les milieux révolutionnaires et emprisonne huit hommes : Oscar Neebe, Louis Lingg, Michael Schwab, Samuel Fielden, August Spies, George Engel, Albert Parsons et Adolf Fischer. Leur particularité : tous sont des militants anarchistes et aucun n'était sur les lieux au moment de l'explosion, hormis Fielden et Parsons, présents à la tribune.

Leur procès se tient en juin de la même année. C'est un procès politique, évidemment truqué, le genre de procès dont sont friandes nos démocraties quand leurs intérêts vitaux sont en jeu : tous les jurés, comme le juge, ont été choisis dans les milieux bourgeois et réactionnaires de la ville. Le procureur, Julius Grinnel, déclare ainsi lors de ses instructions au jury : « Il n'y a qu'un pas de la République à l'anarchie. C'est la loi qui subit ici son procès en même temps que l'anarchisme. Ces huit hommes ont été choisis parce qu'ils sont des meneurs. Ils ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivent. Messieurs du jury : condamnez ces hommes, faites d'eux un exemple, faites-les pendre et vous sauverez nos institutions et notre société. C'est vous qui déciderez si nous allons faire ce pas vers l'anarchie, ou non. »

L'issue du procès ne fait donc aucun doute : seul Neebe échappe à la peine de mort. Durant l'année qui suit, les campagnes internationales de solidarité se succèdent pour essayer d'arracher à la potence les sept anarchistes. Le 10 novembre 1887, l'un d'eux, Louis Lingg, charpentier de son état, âgé de 21 ans, meurt en prison. À l'exécution, il a préféré le suicide. Le même jour, le gouverneur Oglesby confirme les peines de mort pour quatre des prisonniers : Adolf Fischer, George Engel et August Spies et Albert Parsons. Justice de classe, justice expéditive... Vingt-quatre heures plus tard, les quatre anarchistes condamnés sont pendus. Pas moins de 250 000 personnes accompagneront le cortège funéraire de ceux que l'on appelle dès lors les « martyrs de Chicago ».

En 1893, la révision du procès reconnut l'innocence des huit inculpés ainsi que la machination policière et judiciaire mise en place pour criminaliser et casser le mouvement anarchiste et, plus largement, le mouvement ouvrier naissant.

Les suppliciés furent alors réhabilités et les trois emprisonnés purent quitter le bagne. Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui. » En 1889, à Paris le congrès de l'Internationale socialiste décide de consacrer chaque 1er mai journée internationale de lutte des travailleurs.

Depuis, les politiciens de tout bord, conscients du caractère subversif du 1er mai, se sont échinés à détourner de sa signification ouvrière et révolutionnaire la journée du 1er mai. Des bolcheviks aux pétainistes, le 1er mai ne doit plus être un symbole de lutte et d'émancipation, mais la fête des travailleurs et la glorification du travail, de la productivité et de la paix sociale ! En 1920, la Russie bolchevique décide que le 1er mai sera chômé et deviendra la fête du travail (la propagande stalinienne glorifiera ensuite la productivité en inventant le stakhanovisme, du nom du mineur de choc Alekseï Stakhanov qui aurait extrait 102 tonnes de charbon en six heures, soit environ quatorze fois le quota demandé à chaque mineur).

En 1933, en Allemagne, Hitler, parvenu par les urnes au pouvoir aux élections législatives de mars, institue le 1er mai comme jour chômé célébrant la fête du travail. Les manifestations du 1er mai sont interdites, les syndicats sont dissous et déclarés illégaux le lendemain. En 1941, en France, pendant l'occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné par René Belin, ministre du Travail de Pétain, principal rédacteur de la Charte du travail et ancien secrétaire de la CGT, comme la fête du travail et de la concorde sociale et devient chômé.

Depuis, cette fête du travail a été relayée servilement par la majorité du « peuple de gauche » sans plus de protestation chaque année en France. Même les « communistes » du PCF et autres socio-démocrates y distribuent depuis des décennies leur muguet. Et, pourtant, c'est encore sous Pétain que le muguet (blanc comme le lys, symbole de sainteté et de la monarchie) vient remplacer les églantines rouges (symbole révolutionnaire depuis la première commune de 1793 et repris comme symbole des luttes ouvrières) ou l'aubépine (en hommage à la jeune ouvrière Maria Blondeau tuée un bouquet d'aubépine à la main lorsque l'armée tira sur le cortège du 1er mai 1891 à Fourmies faisant 9 morts et 30 blessés) qui étaient alors portées et distribuées le jour du 1er mai avant le régime de Vichy. C'est bien de la responsabilité de certains syndicats, qui n'ont cessé de revendiquer cette « fête du travail », si cette journée est aujourd'hui célébrée selon des rites travaillistes et autoritaires hérités du pétainisme.

En 1947, le 1er mai est inscrit dans le Code du travail comme journée fériée, chômée et payée, le gouvernement reprend et officialise l'année suivante la dénomination vichyste de « fête du travail ».

Plus récemment, la récupération et le détournement du 1er mai ne s'embarrassent d'aucune limite : le Front national organise chaque année une manifestation pour fêter le travail et Jeanne d'Arc. « Travail, famille, patrie », voilà le message que ces politiciens veulent nous imposer ce 1er mai !

Les élections et les partis politiques sont les ennemis de l'émancipation ouvrière. Les revendications des travailleurs, les luttes sociales ne doivent pas céder devant la lutte des politiciens pour la conquête du pouvoir et la lutte des places. Tout ce que nous avons obtenu, nous l'avons obtenu par la lutte, par l'action directe des travailleurs contre le patronat, contre tous les gouvernements et contre les bureaucraties syndicales.

Le 1er mai est donc bien une journée inscrite dans l'histoire du mouvement ouvrier avec le sang de militants anarchistes. Elle appartient à ceux et celles qui se battent pour leur émancipation, pas pour célébrer le salariat, l'exploitation et la souffrance au travail !

Nous devons continuer à nous battre, contre les patrons, contre les bureaucrates politiciens ou syndicaux pour que cette journée demeure une journée de luttes sans jamais perdre à l'esprit qu'« il n'est pas de sauveurs suprêmes : ni dieu, ni césar, ni tribun. Travailleurs, sauvons-nous nous-mêmes » !

Groupe Emma-Goldman de la Fédération anarchiste
 

 

Repost 0
Published by anars56
27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:03

Préparée depuis plusieurs mois à son congrès, rameutant ses militant-e-s de toute la Bretagne, annonçant espérer au moins une centaine de participants, la mobilisation de l'extrême droite bretonne Adsav à Vannes ce samedi 25 avril aura finalement réuni une petite cinquantaine de ses membres. Manifestation hors sol car Adsav n'est pas implantée sur Vannes... Avec des revendications orientées vers l'ultra-sécuritaire et la surveillance généralisée, leur action n'est assurément pas une démarche de santé publique... Elle avait au moins trois buts :


- faire parler de leur organisation politique,


- développer la xénophobie en laissant entendre que le trafic serait l’œuvre de personnes issues de l'immigration, et non de personnes vivant dans des quartiers pauvres, faisant volontairement fi des rapports de classes qui divisent la société,


- renforcer l'idée d'un système de contrôle de l'ensemble de la population, démarche totalitaire... et propre à toute structure visant à imposer un Pouvoir.

 

De notre côté, avec un appel en milieu de semaine, nous fumes une vingtaine à dénoncer l'occupation de la rue par cette extrême-droite. On ne peut pas dire qu'on ait fait le plein non plus et nous remercions toutes les personnes qui se sont mobilisées d'une façon ou d'une autre et qui ont relayé l'appel. Nous avions néanmoins réalisé des pancartes dénonçant la pseudo-argumentation du groupe Adsav.

 

Avant, les fachos, on les appelait "faf" (France aux Français), faut-il appeler aujourd'hui les crânes ras d'Adsav des "bab" (Bretagne aux Bretons) ?! ;-)

 

Loin de nous l'idée d'aller au contact, il fut tout de même assez plaisant de constater qu'à notre petit nombre et nos petits bras, avec cependant détermination, la manifestation viriliste d'Adsav, menée au pas de course, avec moults oriflammes, n'a pu suivre le parcours initialement prévu, limitant sa capacité à déverser sa propagande haineuse dans le centre-ville aux heures d'affluence.


Petit clin d’œil à la première partie de la fable "Le lion et le moucheron" (*)...

 

Évidemment, nous nous sommes interrogés avant d'organiser un contre rassemblement. D'une part, n'est-ce pas leur faire une publicité ? D'autre part, les groupes d'extrême droite ne sont pour nous au final que des forces supplétives pour la police, en tant que milice pouvant agir par delà la légalité dont la mission est de protéger les intérêts du Capital (comme à Sivens où le syndicat agricole productiviste Fdsea a eu l'apport de fascistes locaux pour harceler violemment les opposants au barrage, devant le regard complaisant de la gendarmerie...  donc avec l'accord des autorités supérieures jusqu'au sommet du gouvernement). Que le patronat soit national, français ou breton, ou transnational, ne change rien à sa logique de profit, aux rapports d'exploitation et à la destruction de l'environnement, dès lors qu'il augmente ses marges de profit. Nous n'estimons pas que les partis d'extrême droite sont des partis à part, qu'il y a rupture avec les autres partis politiques : les expulsions, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui les font (tous les gouvernements...). La vidéosurveillance est mise en place dans nombre de collectivités gérées tant par la droite que par la gauche. La différence est que la xénophobie est assumée à l'extrême-droite, alors que pour la droite et la gauche, il s'agit avant tout de lutter contre les pauvres (et non contre la pauvreté), de gérer la société en évitant les remous sociaux à même d'entraver les affaires, la circulation de la marchandise.


De fait, une partie des idées d'extrême-droite est déjà appliquée par les partis actuels. Se mobiliser contre l'extrême droite et ses idées, c'est donc se mobiliser aussi indirectement contre les tendances à l'autoritarisme dans les autres partis administrant la société. Il nous paraissait important de le montrer dans la rue. La prohibition de l'usage des drogues a montré son échec à assurer prévention, information réelle sur les produits et au contraire elle encourage le marché parallèle avec des substances souvent coupées, rendant les produits encore plus dangereux. Elle augmente l'insécurité au final. La question de l'usage des drogues mérite donc une autre réflexion que la répression, notamment sur les causes sociales qui poussent des individus à choisir ce moyen de fuite.


Notre objectif en tant que groupe libertaire, c'est la lutte pour l'autogestion, pour une société d'entraide, métissée (et paf pour Adsav et les autres nationalistes !), dans laquelle il fait bon vivre, donc sans système de pouvoir d'exploitation et de domination : classes, État, patriarcat, religions...

 

Selon Ouest-France :

http://www.ouest-france.fr/manifestation-vannes-cinquante-militants-de-ladsav-contre-la-drogue-3358210


Selon Le Télégramme :
http://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/groupe-lochu-une-quinzaine-de-militants-participent-a-la-contre-manif-26-04-2015-10608106.php

http://www.letelegramme.fr/bretagne/vannes-trafic-de-drogue-les-revendications-d-adsav-divisent-25-04-2015-10607774.php

 

(*) Le lion et le moucheron (extraits)

 

Va-t-en, chétif Insecte, excrément de la terre.
            C'est en ces mots que le Lion
            Parlait un jour au Moucheron.
            L'autre lui déclara la guerre.
Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de Roi
            Me fasse peur ni me soucie ?
            Un Bœuf est plus puissant que toi,
            Je le mène à ma fantaisie.
            À peine il achevait ces mots
            Que lui-même il sonna la charge,
            Fut le Trompette et le Héros.
            Dans l'abord il se met au large,
            Puis prend son temps, fond sur le cou
            Du Lion, qu'il rend presque fou.
Le Quadrupède écume, et son œil étincelle ;
Il rugit, on se cache, on tremble à l'environ ;
            Et cette alarme universelle
            Est l'ouvrage d'un Moucheron.
Un avorton de Mouche en cent lieux le harcèle,
Tantôt pique l'échine, et tantôt le museau,
            Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte montée.
L'invisible ennemi triomphe, et rit de voir
Qu'il n'est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.

Repost 0
Published by anars56
commenter cet article
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 12:43
Rassemblement contre l'extrême droite Adsav à Vannes samedi 25 avril

 

 

Le groupe libertaire Lochu appelle à se mobiliser contre le rassemblement initié par le groupe d'extrême droite bretonne Adsav, samedi 25 avril au port de Vannes.

 

Sous prétexte de dénonciation du trafic de drogue, leur communiqué montre très vite que leur démarche est xénophobe. Mais, au fond, leur revendication vise à accroître la surveillance déjà installée par la mairie UMP de Vannes sur l'ensemble de la population. En ce sens, ils s'inscrivent même dans la continuité de la loi liberticide sur le Renseignement, portée par le gouvernement actuel. Ce contrôle et cette répression montrent que leur projet de société est bien celui d'une dictature.

 

Benjamin Franklin, qui était venu à Auray en 1776, nous a pourtant alerté "Ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de liberté en échange d'un peu de sécurité ne méritent ni l'une ni l'autre." Et ils n'auront aucune des deux...


Pour dire non à l'extrême-droite, rassemblons-nous Place des Lices, à Vannes, dès 13h30.

------------------------------------------------------------------

 

Extrait d'un site proche d'Adsav

 

"Le 25 avril prochain, une manifestation – contre le trafic de drogue et les dealers – se tiendra à l’appel d’Adsav, le parti du peuple Breton. Un cortège ira du port de Vannes à la mairie.  Les riverains et commerçants sont invités à s’y associer. Les principales revendications seront notamment « la généralisation de la vidéo-surveillance dans les zones connues pour le trafic de drogue, mais aussi la mise en avant des associations qui font la promotion des évènements sans drogue ni alcool, ou encore la déchéance de la nationalité française pour les criminels possédant la double-nationalité ».

Se sentant abandonnée par les pouvoirs publics – une partie du peuple compte bien faire valoir le premier de ses droits, celui à la sécurité des biens et des personnes."

 

 

Rassemblement contre l'extrême droite Adsav à Vannes samedi 25 avril
Repost 0
Published by anars56
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de anars 56
  • Le blog de anars 56
  • : Le blog du groupe libertaire René Lochu (Vannes)
  • Contact

groupe.lochu(a)riseup.net

Vous pouvez aussi vous abonner à la feuille d'infos "Anars 56" (par mail, en texte brut, deux ou trois fois par mois).
Il suffit de nous le demander par mail à l'adresse ci-dessus.

Pour nous rencontrer : le 1er jeudi de chaque mois, nous tenons une permanence de 19h15 à 21h00 à la maison des associations, 31 rue Guillaume Le Bartz, à Vannes. Tables de presse, tracts... Attention : pas de permanence durant l'été.

 

Depuis quelques temps, des publicités intempestives (et insupportables par définition) apparaissent sur le blog. Nous vous recommandons de télécharger adblock qui les neutralisera. Adblock, logiciel gratuit, fonctionne pour Mozilla, Internet explorer, etc...

Recherche

Agenda de la semaine

Une bonne partie de ces infos paraît déjà dans les pages "actus anars 56", mais sont aussi retranscrits ici des rendez-vous arrivés entre deux envois. A noter que le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.
 
 

--------------------------------------------------------------------------

Lundi 27 mars - Vannes - Projection du documentaire "Aube dorée, une affaire personnelle" (90 min - sur le parti néo-nazi grec), de la journaliste-réalisatrice grecque Angélique Kourounis, primé et récompensé dans de nombreux festivals. Débat avec la réalisatrice. Au Palais des arts à 20h00. Organisé par Bretagne Grèce Solidarité Santé

--------------------------------------------------------------------------

Du lundi 27 au jeudi 30 mars - Rézé (44) - Forum du film documentaire d'intervention sociale, proposé par l'association Visages. Cinéma St Paul

--------------------------------------------------------------------------

Jeudi 30 mars - Ciné Roch à Guéméné sur Scorff (56) - 20h Soirée ciné-débat "Zéro phyyo, 100 % bio. Des cantines bio et des villes sans pesticides" (87 min), avant-première avec le réalisateur Guillaume Bodin. Entrée gratuite

--------------------------------------------------------------------------

Mardi 4 avril - Rennes (35) - 19h30 "Pourquoi nous n'irons pas voter", réunion publique du groupe la Sociale de la Fédération anarchiste. Campagne pour l’abstention active, contre la résignation et pour la lutte des classes. La campagne présidentielle actuelle démontre l’état avancé de pourrissement de ce système de représentation politique pour le seul bénéfice des classes possédantes. Intervention de Paul Boino, universitaire (prof d'urbanisme et d'aménagement) de Lyon. M.I.R. Maison Internationale de Rennes, 7 Quai Chateaubriand. M° République

--------------------------------------------------------------------------

Mardi 4 Avril - Rennes - 19h « Animaux aquatiques, le grand carnage », conférence organisée par Sentience Rennes (étudiant-e-s pour les animaux), présentée Par Yves Bonnardel. Campus Villejean, amphi L1. Entrée libre

--------------------------------------------------------------------------

Mercredi 5 avril - Rennes - 19h « L'humanisme, idéologie d'égalité ou idéologie de domination ? », conférence organisée par le CRPEA (Collectif rennais pour l'égalité animale), présentée par Yves Bonnardel. Campus Villejean, bâtiment L. Entrée libre

--------------------------------------------------------------------------

Samedi 7 avril - Cléguérec (56) - Fest-noz contre les projets miniers en centre-Bretagne, par le collectif Attention mines (Silfiac). Avec plusieurs groupes. Ouverture des portes de la Salle des fêtes : 19h00. 6 euros (gratuit moins de 12 ans). Restauration crêpes et galettes

--------------------------------------------------------------------------

Du vendredi 7 au samedi 15 avril - Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin, Brest (29) - Festival féministe Clito'rik 2 de l'association GAST. Concerts, théâtre, ateliers consentement, auto-défense, auto-gynéco, lesbobus, moments d'échanges, sexualités invisibilisées des personnes en situation de handicap et des vieillEUx, performances...

--------------------------------------------------------------------------

Dimanche 9 avril - Ploemel (56) - 12h. Pique-nique végétarien et vegan. Chacun apporte un plat végétal, une boisson et partage. Ce pique-nique est ouvert aux curieux et aux personnes déjà végétariennes ou veganes. Table de presse sur les droits des animaux, les dimensions sociales, éthiques et écologiques de l'alimentation. Parc de Mané Bogad. Infos : veg56@net-c.fr

--------------------------------------------------------------------------

Vendredi 21 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 20h30 Discussions autour des contraceptions testiculaires avec le collectif finistérien Thomas Bouloù : projection, discussions en groupes, présentation technique, fin de soirée « sauvage et informelle »

--------------------------------------------------------------------------

Dimanche 23 avril - Rochefort en Terre (56), café de la Pente - 16h Ciné-débat autour de l'éducation populaire. Avec plusieurs courts-métrages ou extraits de conférences autour de la thématique de l'éducation populaire : définition(s ?), enjeux, expérimentations puis goûter popote. Avec le soutien des Cemea Bretagne

--------------------------------------------------------------------------

Jeudi 27 avril - Ciné Roch à Guéméné sur Scorff (56) -19h45 Projection du documentaire sur la transition écologique "Qu'est-ce qu'on attend ?" de Marie-Monique Robin

--------------------------------------------------------------------------

Du vendredi 28 au dimanche 30 avril - Lorient et Ploemeur (56) - Rencontres internationales des résistances aux OGM, avec des représentant-e-s des 5 continents. Ateliers (sur inscription), conférences... Organisées par Ingalan

--------------------------------------------------------------------------

Vendredi 28 avril - Rennes - 19h « La parole des femmes sur la question animale », conférence organisée par Sentience Rennes et le CRPEA (Collectif rennais pour l'égalité animale), présentée par Élise Désaulniers. Campus Villejean, bâtiment L. Entrée libre

--------------------------------------------------------------------------

Samedi 20 Mai - Lorient - Mobilisation contre Bayer-Monsanto de 10h à 21h. Animations, marché de producteurs, stands, pique-nique, restauration bio, marche (départ 14h), prises de paroles, buvettes, musiques. Rdv Quai des Indes

--------------------------------------------------------------------------

Concerts

Autres événements