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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:32

On ne cachera pas notre satisfaction même si, à nos yeux, elle et il n'auraient jamais dû être poursuivi-e-s. On constate qu'on permet à la police des choses sans commune mesure avec ce qu'on essaie d'interdire aux manifestants.

 

Selon le site Kamyapoil :

 

VERDICT : Camille à couettes et Camille à barbe sont RELAXEES !!!


Mercredi 7 janvier à Rennes, deux événements indissociables ont eu lieu. Dans les deux cas, il s’agit de défendre la Liberté d’expression. Dans les deux cas, le sang versé émeut. Mais un de ces événements mobilise énormément, et l’autre beaucoup moins.

Ce jour là, l’attaque terroriste du Charlie Hebdo bouleverse et trouve rapidement un écho bien au delà du pays. Très vite, on entend parler de la Liberté d’expression qui doit absolument être respectée, qu’il faut absolument défendre. Déclaration présidentielle de circonstance et pourtant tellement cynique : moins de trois mois se sont écoulés depuis la mort de Rémi Fraisse à Sivens, et moins d’un an après que trois personnes soient éborgnées à Nantes lors d’une manifestation contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L’état français réprime durement les mouvements qui s’opposent à ces projets motivés par l’appât du gain en prétextant l’intérêt général. L’abus de pouvoir et l’incohérence sont évidents, mais pas pour tout le monde. (Lire la suite)

 

Selon Ouest-France : Aéroport NDDL. Relaxe pour les deux zadistes dénudés

Ils s'étaient mis nus face aux forces de l'ordre en 2012, à Notre-Dame-des-Landes. Ils ont été relaxés ce mercredi matin.

Un premier jugement du tribunal de Saint-Nazaire les avait condamnés à quinze jours de prison avec sursis, pour « outrage à personne dépositaire de l'autorité publique »

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 22:40

Photo-pleine-page-001-copie-1.jpg

 

Manif contre les violences policières à Nantes le 22/11/2014. Action pacifiste. Jugement à Rennes le 7 janvier 2015. Kamyapoil.free.fr

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 21:30

Mediapart a révélé hier dans une enquête que, contrairement à ce qu'ils ont laissé entendre, gendarmes et gouvernement, ont su immédiatement que Rémi F. avait bien été tué par une grenade offensive...

 

Lire l'article de Mediapart : Sivens : la faute des gendarmes, le mensonge de l'Etat

 

Lire aussi l'article de Yannis Youlountas (que nous avions reçu à Vannes l'an passé pour son film "Ne vivons plus comme des esclaves !"), paru dans Siné Mensuel : "Qui a peur du grand méchant casseur ?"

 

 

Voici le texte qui sera diffusé demain après-midi par le groupe Lochu au rassemblement de Vannes en mémoire de Rémi Fraisse, opposant au barrage de Sivens (Tarn), contre les violences policières, pour la liberté de manifester et contre la société productiviste.

 

BAM ! T’es faiblement mort !

Rémi, 21 ans, est décédé sur la ZAD du Testet, soufflé par une des armes faiblement létales utilisées couramment par les forces de l’ordre chargées de protéger le peuple les intérêts de ceux pour qui le peuple est un obstacle.

 

Pendant longtemps, les marchands de douleur ont fait la promotion d’armes non létales avant de corriger en faiblement létales, le nombre croissant « d’accidents » révélés ne permettant plus de poursuivre un mensonge aussi obscène.

 

Chaque fois qu’un flic brandit son taser, pointe son flashball ou dégoupille une grenade, il a normalement pleinement conscience qu’il peut faiblement tuer.  Je n’oserais me prononcer sur le fait qu’il l’oublie faiblement ou qu’il l’espère un peu, vu l’emploi décomplexé, massif, violent et systématisé de ces armes dans toutes les répressions de manifestation, et plus largement à la moindre occasion.

 

Est ce que le très faible assassin de Rémi dort bien ? A t-il de faibles remords ?

 

Le gouvernement (enfin, une partie du gouvernement) a, très faiblement et avec quelque retard, exprimé ses condoléances, du bout des lèvres et en les nuançant par d’habiles ajouts de périphrases insinuant qu’après tout, les militants casseurs l’avaient bien cherché.

 

Ça n’a pas duré longtemps : le gouvernement (tout entier, cette fois) est vite retourné pleurer très fortement et sans retenue ni nuances quelqu’un qui le méritait vraiment, lui : un de ces très riches et respectables super-patrons pour la protection desquels il équipe sa police d’armes faiblement létales, ordonne à sa police de s’en servir pour frapper et écraser fortement, permet à sa police de blesser, absout sa police quand elle tue.

 

Est ce que les très faibles assassins de Rémi dorment bien ? Ont-ils de faibles remords ?

 

Toutes nos pensées et notre soutien vont à tous les Zadistes, « casseurs » ou pas : unis dans un même combat, la différence entre les uns et les autres n’est qu’une affaire de degré d’exaspération face à la faiblesse des élites envers l’argent, la faiblesse du pouvoir envers les élites, et la très faible retenue de leurs chiens de garde quant il s’agit d’aller faire taire l’indignation.

 

Tous nos regrets et nos excuses vont à la famille et aux amis de Rémi, nous sommes aujourd’hui plus que jamais tristes et désolés de n’avoir pas encore réussi à changer ce monde où les assassins sont les maîtres.

 

Rest in Fight.

 

Texte repris du Blog "Le noir gAzier" du groupe Béthune-Arras (62) de la Fédération anarchiste

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 21:54

Les médias nous saoulent avec la Coupe du monde, la résistance populaire s'organise au Brésil. Nous sommes solidaires de cet appel :

"São Paulo (Brésil) : Action internationale contre la Coupe du Monde de 2014, le 15 mai

http://juralib.noblogs.org/files/2014/04/0113.jpg

 

Le 15 mai, le Comité Populaire de la Coupe organise une action contre la Coupe du monde à 17h, Place du Cycliste à São Paulo.


La Coupe du monde de 2014 sera la coupe des violations et de la répression. Si certains disent #vaitercopa (la coupe aura lieu), nous affirmons #vaiterrepressão (il y aura de la répression).

 

Voici les dix motifs pour lesquels nous protestons contre la Coupe :

 

1) 250’000 personnes ont été ou seront expulsées de leurs logements au Brésil en raison des chantiers dédiés à la Coupe du monde et aux Jeux olympiques ;

 

2) La Coupe laissera des “éléphants blancs”. En effet, des œuvres hors de prix, gigantesques, mais sous-utilisées. Les stades millionnaires de Natal, Brasília, Cuiabá et Manaus devraient être uniquement remplis lors du méga événement qu’est le mondial de foot. Ensuite, vu la moyenne de public des championnats locaux, on devrait voir voler les mouches ;

 

3) À l’inverse de ce qui a été promis, une grande partie des fonds utilisés pour la construction où la restauration des stades provient des coffres publics : via le financement de la BNDES (banque publique d’investissement) où grâce aux apports financiers des gouvernements d’États (le Brésil étant une république fédérale) ;

 

4) Pour pouvoir recevoir la Coupe du monde, le Brésil a dû signer une clause qui l’engage à changer toutes les lois nécessaires afin d’être en adéquation avec les exigences de la FIFA. Ainsi, le pays a abandonné sa souveraineté pour servir une entité privée ;

 

5) De véritables zones d’exclusion seront créées pendant la Coupe du monde : la FIFA sera responsable d’une zone jusqu’à 2 kilomètres de diamètre autour des stades et autres activités officielles du méga événement, où seuls les personnels autorisés pourront exercer des activités commerciales ;

 

6) Malgré les promesses qui affirmaient que la Coupe offrirait des opportunités de travail aux Brésilien-ne-s. Vendeur-euse-s, marchand-e-s ambulant-e-s, petit-e-s commerçant-e-s et artistes de rue sont interdits de travailler dans les zones de la FIFA et de commercialiser des symboles nationaux reliés à l’événement. Tout ceci sera entre les mains de la FIFA et de ses entreprises partenaires, comme Coca Cola ;

 

7) La FIFA et ses entreprises partenaires auront une exemption fiscale totale de tous les impôts brésiliens, qu’il s’agisse de la sphère municipale, d’État où fédérale, privant ainsi les coffres publics brésiliens d’un milliard de réals (plus de 300 millions d’euros, selon les propres chiffres du gouvernement brésilien) ;

 

8) Pour recevoir la Coupe du monde, les gouvernements et clubs de foot ont été obligés de construire et réformer les stades afin qu’ils obéissent aux normes de qualité de la FIFA. Au premier regard, il s’agit de nouvelles positives mais en apparence seulement. En fait, il y a un effet collatéral tragique en action : l’élitisation des Jeux, qui, désormais, doivent être fréquentés à peine par des classes sociales élevées qui peuvent payer des entrées chères et acheter dans les magasins installés dans les stades ;

 

9) Au nom de la Coupe du monde, l’État brésilien a étendu son appareil répressif : en plus d’avoir dilapidé des milliards de reals en armement et nouveaux groupes policiers, ont été créées de nouvelles spécificités pénales pour encadrer les manifestant-e-s dans le code pénal ;

 

10) Le Ministère de la Défense a publié un document, intitulé « Garantie de la loi et de l’Ordre », document dans lequel les mouvements et organisations sociales sont classifiés comme des forces d’opposition, comme toute personne ou organisation qui entrave les voies d’accès (même de forme pacifique), provoquant où instiguant des actions radicales et violentes. Contre eux/elles, le gouvernement autorise les Forces Armées à agir.


Traduit du portugais (Indymedia-Brésil, 25 avril 2014) par Squat!net"

 

Texte repris du très bon site Le Jura libertaire

 

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Pour compléter, lire aussi cet appel publié sur le blog entre les lignes, entre les mots

Brésil : appel unitaire pour faire du 15 mai une journée nationale de lutte, de protestation et d’indignation

Appel unitaire à l’initiative de l’ANEL (Assemblée Nationale des Etudiant·e·s Libres).


Nous, activistes de mouvements sociaux et de la jeunesse, issus de différentes traditions, régions du Brésil et organisations, adhérons à cette initiative du 15 mai (15M) comme moyen d’élargir les mobilisations de rue, à la veille de la Coupe du monde de football qui commencera le 12 juin.

(Lire la suite)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:06

Communiqué du collectif NDDL de la Presqu'île de Rhuys

 

presqu-ile-de-rhuys-nddl.JPG

 

Aujourd'hui (11 avril 2013), après deux jours de pluie et de tempête, quelques membres du collectif ont décidé d'aller remettre en place les panneaux.


Panneaux bien placés, sur l'axe principal de la Presqu'île que certains d'entre nous ont vu couchés lundi (et qu'on croyait être l'oeuvre de vandales pro-aéroport). Quelle n'a pas été notre mauvaise surprise de constater qu'ils ont été embarqués depuis, à l'aide d'un gros tracteur qui s'est un peu embourbé d'ailleurs, et qui a laissé de grosses traces sur ce terrain privé jouxtant la route (où nous avons eu bien sûr l'autorisation de planter les panneaux !).

Nous sommes alors allés dans un des autres endroits. Là, les panneaux étaient simplement couchés. Nous les avons donc redressés et cloués.


presqu ile de rhuys nddl 2En allant au troisième endroit, on a retrouvé à terre un panneau. Nous avons alors décidé d'aller le planter là où les 2 consécutifs (chaine humaine + panneau texte) ont été enlevés radicalement. Alors que nous finissions de planter le panneau solidement, on a aperçu au loin un policier municipal qui relevait nos plaques d'immatriculation. Pas besoin de faire le guet et chercher qui étaient les cow-boys qui avaient soustrait de la vue les informations concernant la chaine humaine et l'aberration de ce projet ;- ) , on tenait la réponse ! En effet, il nous a alors renseigné(e)s : les 2 panneaux ont été enlevés sur ordre de la Préfecture !!! Ce qui nous semble totalement dénué de sens. Il paraitrait que cela relève de trouble à l'ordre public ?! Le policier municipal (sympa au demeurant), nous a dit que la Préfecture avait le droit d'intervenir même sur les terrains privés. Là, en l'occurrence, les panneaux seraient incitatifs à la rebellion ! Un deuxième est alors arrivé après que le premier l'ait appelé en renfort (puisqu'il n'était pas question qu'on l'enlève nous-même malgré la demande !). Ce dernier, nous a demandé "pourquoi vous faites de la propagande pour une chaine humaine qui se passe à Notre dame des Landes" ? on lui a alors rétorqué que dans toutes la France fleurissent de tels panneaux (reste à espérer qu'ils n'aient pas le même sort que sur la Presqu'île).


presqu ile de rhuys nddl 3  Le Collectif se demande si la Préfecture ne dépasse pas ses prérogatives ? * On aimerait bien connaître les recours possibles. Entre le contrôle au marché (avec de nombreux policiers) plus ces enlèvements de panneaux, nous constatons que notre Collectif dérange en haut lieu... Bien entendu, il doit y avoir un lien avec le fait que M. Ayrault possède une résidence secondaire ici, avec son sympatique combi garé devant chez lui ;- ), garant d'une légende "love peace" non ? Il ne semble pas que les panneaux "chaine humaine", à la connotation si pacifiste pourtant, suscitent ce type d'élan :- )) (le deuxième policier en s'en prenant à notre panneau à coups de pieds l'a démontré ).

 

Les membres du collectif présents, suite à une "réunion" impromptue, ont decidé  d'en remettre dans le même champ,  mais en carton !!! (concernant la chaine humaine),  parce qu'une majorité des panneaux est confisquée pour le moment, et vue  leur vie éphémère ! "On lâche rien !""

 

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* Notamment,  l'article 431-1 du code pénal : "Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de [...] destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice de la liberté d'expression [...] ou de manifestation est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende." 


Note anars 56 :

 

Deux hypothèses pourraient expliquer cette décision arbitraire démesurée, qui ne peut que avoir eu l'aval en haut lieu, c'est-à-dire du cabinet du Premier ministre... :

   - On peut le voir comme un aveu de faiblesse du Pouvoir, une peur de la contagion de la "rébellion"... ce qui est particulièrement encourageant !

   - On peut le voir aussi comme la position d'un baron de retour sur ses terres n'acceptant aucune contestation. Que tout soit lisse pour Monseigneur Ayrault...


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 21:38

Affiche semetaZAD03 A4c-ce728

Samedi 13 avril, RV fourche en main à 10h pour deux cortèges, l'un au départ des Ardillères, l'autre au départ de la Paquelais-Bois Rignoux RV à 10h.


Pour plus d’infos, visuels : zad.nadir.org/semetazad contact : semetazad@riseup.net

Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile :

Le 17 novembre nous étions 40 000 à reconstruire, le 13 avril nous occuperons et cultiverons pour que la zad échappe au béton

Appel

Depuis le 16 octobre, la résistance déterminée à l’opération d’expulsion de la ZAD incarne un espoir : celui que nos vies, nos habitats, nos champs ne soient plus broyés par les logiques marchandes et par les visions stériles de l’aménagement du territoire. Plus de 200 comités locaux de solidarité ont fleuri ces derniers mois, et ici où là, du bocage nantais aux autres zones à défendre, nous voulons de nouveau envisager des victoires.

 

Le 17 novembre, nous avons montré que malgré l’invasion policière, ils ne pourraient pas vider la ZAD de ses habitant-e-s et que nous pouvions être 40 000 à revenir et reconstruire. Début janvier, une assemblée agricole lançait un appel à projets sur les terres de la ZAD expropriées par Vinci pour remettre en place les potagers détruits et les démultiplier avec l’arrivée de nouveaux et nouvelles paysan-ne-s. Vergers, blés, légumineuses, poules et potagers...une dizaines d’initiatives s’élaborent d’ores et déjà.

 

Le début du mois d’avril sera un moment charnière : la fin de la « commission de dialogue » proposée par le gouvernement pour « mieux expliquer la nécessité de l’aéroport » signifiera le retour possible d’opérations d’expulsions de grande ampleur. En face, la dynamique d’occupation de la ZAD, relancée le 17 novembre dernier, se tourne à présent vers des projets agricoles destinés à s’implanter dans la durée. La remise en culture, en masse, des terres expropriées sera notre manière de tirer le trait sur un dialogue fantoche – et de célébrer les quelques mois passés à (re)construire, malgré l’incessante occupation militaire des routes du bocage. Cette manifestation sera aussi une manière de prendre de l’avance sur d’éventuels travaux en allant s’installer sur une partie des terres menacées à court terme.

Cette manifestation sera le fruit de ce qui se compose progressivement entre des paysans et des occupant-e-s venu-e-s s’installer pour défendre la zone : défrichage et occupation des terres maraîchères du Sabot en mai 2011, défense de la ferme du Rosier puis de la Châtaigne à l’aide de plusieurs dizaines de tracteurs enchaînés en novembre, occupation in extremis avant sa destruction de la ferme de Bellevue fin janvier... Au-delà de ces quelques dates emblématiques, la régularité des assemblées agricoles ainsi que les complicités nouées au quotidien, aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade, ne cessent d’invalider les catégories fermées dont use le pouvoir pour qualifier et diviser les opposant-e-s au projet d’aéroport.

 

Ce qui se joue aujourd’hui à NDDL rappelle et renouvelle l’histoire dense de certains mouvements paysans locaux au cours des décennies passées : liens forts avec les grèves et mouvements de 68, actions directes face aux diktats de l’industrie, occupations de terre contre les « cumulards »...

 

Forte de ce terreau, la manifestation du 13 avril, en écho à la journée mondiale des luttes paysannes en appelle à une communisation des terres et des pratiques. Nous entendons par là :

 

- une forme de partage en porte à faux avec les grandes concentrations agricoles et les freins posés à l’accés au foncier pour les projets d’installation paysanne.

- l’entraide, la mutualisation de moyens, d’outils, mais aussi les possibilités d’installations collectives

- un dialogue fécond entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques expérimentales, entre professionnel-le-s et paysan-ne-s hors-cadre.

- des réflexions communes autour de la question alimentaire : sur une production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles, sur les liens possibles avec Nantes et ses habitant-e-s.

- la capacité de relier la question agricole à des formes de vie, d’habitat et à des luttes sociales.

 

En pratique il s’agira, le 13 avril, de partir outils en mains en plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours et de converger sur la ZAD pour se redéployer en direction des différents projets et chantiers agricoles. Au programme et suivant les facteurs hydrométriques : plantation de vergers, de haies et de bosquets aromatiques, pose de ruches, défrichage, repiquage de semis, installation de structures (serres, cabanes à outils...), drainage des terrains, nettoyage des fossés, réparations des clôtures détruites durant les affrontements et balisage des chemins forestiers... Seront aussi prévus des foires aux semences, des expositions de variétés anciennes et aujourd’hui clandestines, des discussions et ateliers autour des pratiques agricoles – et en soirée, des fêtes, bals et banquets.

 

Nous invitons donc à cette occasion tou-te-s les opposant-e-s au projet d’aéroport à se mobiliser. Venez fêter le retour du printemps et montrons-leur qu’ici comme ailleurs, nous ne voulons ni de leur aéroport ni du monde qui va avec. Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 19:47

 

Grèves et manifestations en Bretagne contre l'ANI mardi 9 avril


Vannes 10h30 la rabine (où vous pourrez nous rencontrer !)
Lorient 10h30 maison des syndicats
Belle-Ile 11h00 le port
Pontivy 11h30 la plaine

Brest 11h00 place de la liberté
Quimper 11h00 place de la résistance
Morlaix 11h00 place de la mairie

St Brieuc 11h00 place de la préfecture

St Malo 11h30 devant la sous préfecture
Rennes 11h00 place de la gare
Redon 17h00 devant la sous préfecture

Nantes 10h30 place du Commerce
St-Nazaire 10h30 la gare
Ancenis 10h30 station Esso
Chateaubriant 10h30 Mairie

 

 

 

En avril, ne te démobilise pas d’un fil

 

Nous avons déjà assez largement décortiqué dans des précédents tracts l’accord nauséabond signé le 11 janvier dernier entre les différentes composantes du patronat et 3 directions syndicales (CFDT, CFTC et CGC) dont il faudra bien un jour qu’elles rendent des comptes aux salariés. Notons au passage que miraculeusement, ce qui n’a rien d’étonnant pour la CFTC, le gouvernement vient d’annoncer pour les deux dernières leur représentativité pour les quatre années à venir. A quelques décimales près, elles auraient dépassé en compilant toutes les élections professionnelles dans le privé, les seuils fatidiques, mis en place par la loi liberticide de 2008, de 8 % pour les branches et 10 % pour les accords interprofessionnels.


Miraculeusement encore, le poids « relatif » de ces 3 organisations dépasse légèrement les 50 % ce qui a permis une large opération de propagande médiatique du ministre Sapin, notamment pour expliquer que l’accord du janvier était majoritaire ! Pitoyable mais instructif.


Il reste que désormais la balle est dans le camp du parlement sommé par le chef de l’Etat et le patronat de transposer en loi cet accord de la honte. Accord qui met à bas une partie du code du travail et qui s’inscrit totalement dans la politique d’austérité et de baisse du coût du travail que les marchés imposent partout en Europe, tant ils sont persuadés que le rapport de force penche en leur faveur, eux qui savent précisément ce que lutte de classe signifie. Nul doute (la CFDT le revendique déjà) qu’une version fonction publique (mobilité forcée, baisse des salaires…) de cette loi sera concoctée dans la foulée.


Tout semble donc une fois de plus bien ficelé : un gouvernement de gauche qui va tout faire pour mettre en œuvre une loi dont Sarkozy avait rêvé, 3 syndicats pour faire le sale boulot mais qui en tireront de larges bénéfices, des médias majoritairement aux ordres qui nous expliquent sans rire que plus les patrons peuvent licencier facilement et plus le chômage va baisser, et des patrons qui pensent déjà aux prochaines régressions sociales qu’ils vont exiger au nom de la compétitivité (retraite par exemple).


Il y a juste une petite fausse note, limitée pour l’instant, certes, mais réelle et qui inquiète déjà les observateurs avertis. C’est l’axe CGT-FO qui est en train de se dessiner et qui agrège Solidaires et FSU.


Et c’est cela la bonne nouvelle et le point d’appui pour le mouvement social.Les appareils par définition peuvent être recadrés par le pouvoir mais si d’aventure à la base, dans les boites, les bureaux, les administrations, entre unions locales voire départementales l’unité réelle se construit, tout change et le dispositif qui semblait bien ficelé explose. Il va sans dire que nous avons tout à y gagner. Au-delà du nombre de manifestants, qui n’est pas une garantie de victoire si le fond revendicatif est vérolé, c’est cet axe de résistance qu’il faut renforcer.

 

C’est donc bien à cette unité à la base, de classe au sens strict du terme que des militantes et militants anarchistes et anarchosyndicalistes œuvrent. Nous ne nous payons pas de mots. Nous savons que la besogne est rude, obscure mais aussi potentiellement féconde.

 

Nous appelons tous ceux et toutes celles qui partagent cette analyse et cette volonté à venir discuter, partager idées et actions.

 

(reprise d'un tract du groupe la Sociale de la FA Rennes)

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 10:09

TunisieWEB.jpgEditions du Monde libertaire

Collectif, Le mouvement anarchiste et syndical en Tunisie

150 pages
8 euros

Parution : avril 2013

 

Les révolutions arabes ont offert un nouveau souffle pour les luttes internationales. Elles ont ouvert de nouveaux champs d'espoir.

En Tunisie, les anarchistes continuent leur œuvre de résistance et de construction d'un mouvement libertaire au sein du mouvement révolutionnaire. Ils se structurent au sein du mouvement Désobéissance.

Après avoir participé aux diverses luttes sociales qui ont agité le pays, après avoir chassé Ben Ali en janvier 2011, après avoir organisé une Rencontre des Peuples en lutte, à Tunis, en novembre 2011, ils ont repris le travail quotidien pour l'émancipation et l'égalité sociale. Ils sont en lien avec les organisations syndicales, les organisations de chômeurs, de femmes, etc.

A travers ces textes et interviews, on retrouve la volonté de conserver l'unité des révolutionnaires et de poursuivre ce qui a été entamé dans la lutte contre le système Ben Ali : la liberté, la justice, l'égalité économique et sociale.

 

Fédération anarchiste

secrétariat IFA (Internationale des Fédérations anarchistes)

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:21
Grève et manifestations à l'appel de CGT-FO-FSU-Solidaires contre l'ANI : accord national interprofessionnel, dit aussi "accord de compétitivité et de sécurisation de l'emploi" ou encore "accord de flexisécurité" et même "accord de Wagram"... bref une belle entourloupe régressive pour toutes et tous les salarié-e-s, co-signée par le patronat (petit et grand) et par les syndicats CFDT-CFTC-CGC. (Cf. Tract de la coordination syndicaliste de la FA)
Mobilisation à laquelle se joint le groupe Lochu.

LORIENT : 10h30, Cosmao Dumanoir

LE PALAIS (Belle-Ile) : 11h00, Le port
PONTIVY : 11h00, à la permanence du Député. 24, rue Frédédic de Lourmel

 

Ci-dessous le chouette 4 pages rédigé par le collectif brestois en marche contre l'injustice sociale (cliquer sur l'image pour accéder au document dans son intégralité).

 

wagram050313

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:25

Extrait du site de l'OCL (Organisation communiste libertaire)

 

Égypte

L’autogestion de Port-Saïd et les luttes ouvrières

mercredi 27 février 2013, par XYZ

 

Le mouvement de protestation dans la ville de Port Saïd se poursuit sans interruption. Depuis le dimanche 17 février, il a pris une nouvelle tournure avec le blocage des routes, des accès aux entreprises, des administrations publiques et des écoles puis une grève des travailleurs de la zone portuaire touchant une trentaine d’entreprises.

Derrière l’appel à la désobéissance civile, c’est un début de prise en main de la ville par ses habitants qui semble se mettre en place.


Une réalité sans précédent se déroule dans la ville de Port-Saïd : une autogestion complète, un rejet de tout ce qui représente l’autorité. Une réalité que les protagonistes de la lutte égyptienne en ce moment – les travailleurs – cherchent à reproduire dans d’autres villes.


Port-Saïd est devenu un lieu entièrement entre les mains du peuple. A l’entrée de la ville, si dans le passé, il y avait de nombreux barrages de police, on trouve maintenant un check-point formé par des habitants, surtout des travailleurs en grève, auto-proclamés « police populaire ». Il en va de même pour la circulation : plus de police, mais des jeunes, des étudiants et des travailleurs qui autogèrent la circulation urbaine.

 

Désobéissance civile : ce qui caractérise maintenant la ville est un rejet complet du gouvernement de Morsi sous toutes ses formes, d’où l’expulsion de la police, le refus du travail et du système scolaire gouvernemental.

En ce qui concerne l’aspect « sécurité », avec l’autogestion les rues sont devenues maintenant plus sûres que jamais. La semaine dernière, la police – à la suite des protestations de rue, de la colère populaire consécutive des 21 condamnations à mort liées au massacre de Port-Saïd et des 40 victimes des affrontements ultérieurs –a été contrainte d’accepter de laisser la ville dans les mains du peuple.


Le gouvernement de Morsi a accepté de rappeler la police, à la fois à cause des preuves vidéo irréfutables montrant des policiers du régime tirer et tuer les manifestants de sang-froid, mais aussi parce qu’il était convaincu qu’une ville toute seule ne pouvait pas s’autogérer et que Port Saïd aurait demandé l’intervention du gouvernement pour réprimer les probables révoltes. Mais la réalité est très différente et montre qu’une ville sans « forces de l’ordre » est plus sûre et vit mieux.


Ensuite, il y a un accord tacite qui permet à l’armée (majoritairement respectée par les gens car traditionnellement moins liée au régime que la police, cette dernière étant une émanation du pouvoir et des services secrets) de surveiller les points névralgique de la ville, mais sans pouvoir intervenir.


Donc, la réalité est la suivante : les militaires non armés gardent des endroits tels que le tribunal et le port très important (actuellement en grève) et la « police populaire » s’occupe de la sécurité dans la ville.


Le refus de tout ce qui représente l’autorité se manifeste dans la pratique de ne pas payer les taxes gouvernementales et les factures, en refusant même toute communication avec le gouvernement qu’il soit central ou local.


La fermeture de l’administration centrale et l’auto-organisation des moyens et des modes de production, font de l’expérience de Port-Saïd une réalité sans précédent et l’expérimentation d’un nouveau mode de vivre, de produire, d’exister.


Les usines sont fermées, le trafic maritime est bloqué, il ne se produit que ce qui est utile et ne restent ouverts uniquement que les services nécessaires.

Le pain est fabriqué (dans la photo de droite, un magasin qui vend du pain à des prix populaires, les écriteaux indiquant les raisons de la protestation), les magasins d’alimentation, les hôpitaux et les pharmacies restent ouverts. Dans chaque usine, ce sont les travailleurs qui ont eu à décider de poursuivre ou non la production et la réponse générale est désormais NON. D’abord la justice, d’abord l’achèvement de la révolution et ensuite, au besoin, la production repartira.


Une nouvelle forme d’auto-organisation est en train d’être expérimentée dans les écoles. Celles-ci restent ouvertes, mais les familles de Port-Saïd elles-mêmes refusent d’envoyer leurs enfants dans les écoles du gouvernement. En ce moment même, des enseignants et des comités populaires essaient d’organiser des écoles populaires dans la place centrale, rebaptisée place Tahrir de Port-Saïd, où, en plus des matières scolaires, il y a la volonté d’enseigner la justice sociale et les valeurs de la révolution égyptienne.


Une réalité qui peut sembler impossible. Même dans les pages de ce portail, nous avons raconté dans le passé l’expérience de Port-Saïd avec d’autres yeux. Mais après la mort des 21 accusés pour le massacre du stade, une nouvelle conscience populaire a surgi dans cette ville, probablement très traditionaliste dans le passé. En fait, les 21 à être condamnés sont des jeunes, étudiants pour la plupart, alors que la responsabilité de ce massacre doit être recherchée dans la sphère politique ; la sentence semble avoir été une satisfaction accordée à ceux qui cherchent la justice. Aucun des accusés ne sont issus des rangs de la police ou de l’Etat et de ses services secrets. Port-Saïd l’a bien compris et dès que les condamnations à mort ont été prononcées, des manifestations importantes ont éclaté et ont conduit à la mort d’une quarantaine de manifestants, certains d’entre eux, même lors de l’enterrement des victimes des émeutes. De là a commencé la grève, la désobéissance civile.

 

Une réalité que nous-mêmes, avant de la voir de nos propres yeux, n’aurions jamais imaginé.

Une colère, d’abord née d’un désir de justice pour la peine de mort et pour les 40 victimes consécutives, mais qui a grandi et est devenue politique. Le fort protagonisme ouvrier, la croissante prise de conscience de la population de Port-Saïd ont fait de cette contestation une lutte sans précédent qui fait trembler sérieusement le régime de Morsi. Une lutte qui, si elle s’étendait dans d’autres villes, pourrait vraiment mettre le régime à genoux.

Maintenant, les gens ne demandent plus, comme c’était encore le cas il y a une semaine, de ne pas punir les citoyens de Port-Saïd pour des crimes qui ont été commis par le régime. Maintenant, ce qui est demandé, c’est la justice pour toutes les victimes de la révolution ; maintenant, ce qui est demandé à haute voix c’est la chute du régime.


Dans la journée de lundi [25 février], une grande manifestation a eu lieu dans les rues de Port-Saïd : le syndicat indépendant des travailleurs, les étudiants, le mouvement révolutionnaire, ils sont nombreux à être descendus dans les rues, nombreux à être venus du Caire pour exprimer leur solidarité aux travailleurs et à la ville en lutte. Un grand cortège a envahi les rues de la ville, en appelant à une grève générale dans tout le pays.


Pendant ce temps, au cours des dernières semaines, d’autres villes égyptiennes ont connu de grandes grèves : à Mahalla, à Mansoura, à Suez, les travailleurs dans de nombreuses usines se sont croisés les bras pendant des semaines. De même, par centaines ils sont descendus dans les rues pour appeler à une grève générale dans tout le pays, de nombreuses écoles et universités ont annoncé une prochaine grève générale. Beaucoup de travailleurs et de secteurs sociaux qui sont en grève n’ont pas réussi – pour l’instant – à généraliser la grève et la lutte, comme cela s’est produit à Port-Saïd.


On ne sait pas comment cette expérience, appelée « la Commune de Paris égyptienne » va pouvoir se poursuivre. Il est certainement difficile de poursuivre une lutte de ce genre dans un moment où le gouvernement central pourrait couper l’eau et l’électricité ; pour le moment, s’il ne le fait pas, c’est seulement parce qu’il craint des explosions de rage majeures. En outre, la poursuite ou non de la grève des travailleurs est fortement liée à la possibilité qu’elle se généralise et se reproduise dans d’autres villes.

 

Initialement, les habitants de Port-Saïd avaient annoncé leur intention de poursuivre la grève jusqu’au 9 mars prochain, date où seront confirmées les 21 condamnations à mort. Maintenant, avec l’entrée en mouvement des travailleurs, l’avenir est incertain, mais certainement riche de potentialité.

Les difficultés du moment peuvent sembler nombreuses, mais la prise de conscience de toutes les personnes (et pas seulement les travailleurs), la pratique du refus du régime, l’auto-organisation, sont autant d’éléments qui semblent donner des perspectives positives à ces luttes.

Le correspondant d’Infoaut dans l’aire moyen-orientale

[ Traduction : XYZ pour OCLibertaire ]

[ Source : ici ]

 

Complément d'infos : ici 

 

Et cet article de l'Hebdo Al-Arham : Désobéissance civile en Egypte : Unis contre un Etat qui ne les écoute pas

 

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Notre prochain rendez-vous public :
 
Jeudi 16 novembre - Vannes - Manifestation contre les Ordonnances Macron (cf. appel de l'intersyndicale du Morbihan) et contre l'état d'urgence devenu droit commun. 10h30 la Rabine (esplanade du Port)
 
 
 
 
 

 

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Tout novembre (du 1er au 30 !) - Le mois du documentaire 2017, 17ème édition. 113 séances en Bretagne

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Jeudi 16 novembre - 10h30 Grève et manifestations contre la casse sociale orchestrée par le gouvernement à la solde du patronat - Lorient (Bld Cosmao-Dumanoir), Vannes (esplanade du port), Belle-Ile (port Le Palais).

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Jeudi 7 décembre - Rennes, local "la Commune" - 20h30 Causerie populaire "Migrants. Témoignage de sympathisants sur leur expérience à Calais en soutien à la lutte des migrants", par le groupe la Sociale de la fédération anarchiste (FA)

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