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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 11:28


« Je ne suis ni un gauchiste autiste, ou un anarchiste bakouniniste ou quelque chose comme ça, mais anarcho-syndicaliste : anarchiste avec l’ordre qui est nécessaire. »

Norman Spinrad

Où trouver le Monde libertaire près de chez vous ? Cliquez ICI

ML-1621-recto.jpgSommaire


Actualité

Salles de shoot, par P. Schindler, page 3

Météo syndicale, par J.-P. Germain, page 5

L’Autruche, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Nostalgie policière, par P. Schindler, page 7

Le procès des anarchistes grecs, par G. Goutte, page 7

Collectifs interpro et lutte sociale, par Daniel, page 8


Arguments

Des souris dans un labyrinthe, par N. Potkine, page 10

Retours sur la révolution tunisienne, par Mohamed, page 11

Crédulité, débilité et béatification, par M. Silberstein, page 14


ML-1621-verso.jpgSciences

Zemmour, un cancre en maths, par P. Huneman, page 16


Histoire

La révolution des oeillets, première partie, par C. Reeve, page 17


Peinture

Matisse prend un coup de froid, par Xavier-Gilles, page 19


Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Le Crade à Concarneau, par Stef, page 21

La plus percutante des radios, page 22

L’agenda vous parle, page 23

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:46
Article repris au site BZH Explorer : http://www.bzh-explorer.com/spip.php?article456 Merci à lui !!
Un "bagne" pour enfants en Bretagne

Autrefois, la Bretagne comptait plusieurs centres de rééducation bretons, publics ou privés. Le plus connu fut l’institution publique de Belle-Île-en-Mer (Morbihan), autour de laquelle s’est forgée la légende noire d’un bagne d’enfants parmi les plus répressifs et répulsifs.

La "notoriété" de ce bagne pour enfants a éclaté dans les années 1930, lors d’une émeute à l’intérieur de cette prison unique. La presse a alors dénoncé les colonies dites “pénitentiaires” ou “correctionnelles” pour mineurs comme étant des bagnes d’enfants.

L’institution belliloise, dite de la "Haute Boulogne", est une ancienne colonie agricole et maritime datant de 1880, située sur un terre-plein derrière la forteresse Vauban, au Palais. Elle est définitivement fermée en 1977.

En août 1934, une révolte éclate sur l’île. Un des enfants, avant de manger sa soupe dans le silence absolu, a ce jour-là osé mordre dans un morceau de fromage. Les surveillants l’ont alors rossé de coups. A la suite de ces mauvais traitements administrés à leur camarade, une émeute éclate au sein de l’institution de Belle-Île-en-Mer, qui provoque l’évasion massive de 55 pupilles. Ce fait divers est suivi d’une campagne de presse très virulente, et va inspirer des intellectuels comme Jacques Prévert, qui écrit son célèbre poème "La Chasse à l’enfant". Il y dénonce la "battue" organisée sur l’île, avec prime de 20 francs offerte aux touristes et aux habitants de Belle-île, pour chaque garçon capturé.

 

Extraits : "Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! Maintenant il s’est sauvé Et comme une bête traquée Il galope dans la nuit Et tous galopent après lui Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! C’est la meute des honnêtes gens Qui fait la chasse à l’enfant..." (Jacques Prévert)


Entourée par un mur d’enceinte, l’institution se composait d’une série de baraquements disposés plus ou moins en quinconce sur le terrain. Y sont détenus les jeunes d’au moins treize ans condamnés à des peines de 6 mois à 2 ans ainsi que des adolescents détenus jusqu’à leurs 16 ans ou à leurs 21 ans.peniten.gif

En 1902 la colonie pénitentiaire de Belle-Ile installée à côté de la Citadelle (Le Palais) est agrandie pour accueillir davantage de détenus (117 hectares sur le domaine de Bruté, à cinq kilomètres à l’intérieur de l’île). Le pénitencier compte jusqu’à 320 pensionnaires.

L’année 1940 marque la fin dans les textes de ce que l’on appelait les bagnes d’enfants. La "maison" de Belle-Ile alors devenue "institut public d’éducation surveillée" (IPES) fonctionnera encore quatre ans. En 1945, l’institut est évacué puis Haute-Boulogne reprend du service en accueillant des mineurs coupables d’avoir appartenus à la Milice installée en France par les nazis pendant l’Occupation.

Fin 1947, l’IPES rouvre ses portes, avec un régime assoupli, plus "éducatif" que "répressif".

 

Qui allait à Belle-île ?

Parce que c’était sur une île, la colonie de Belle-Île s’est retrouvée presque naturellement destinée à accueillir ceux que l’on considérait comme “les plus durs”, les plus insubordonnés. Selon Marie Rouanet, les occupants de ces "prisons" pour enfants étaient le plus souvent coupables de petits délits, ou tout simplement indisciplinés. De 1850 jusqu’au milieu du XXe siècle, des milliers de jeunes sont condamnés à la maison de correction, et y subissent de durs châtiments.

Parmi les délits recensés dans ces institutions françaises, le vol est l’un des plus courants (tuiles d’église, vol de saucisse...). Après une plainte de voisin par exemple, le voyou peut en prendre pour 4 ans !

Autre exemple, cité par Marie Rouanet, que celui d’un garçon de 12 ans contre qui le curé de Cintegabelle porte plainte. Le jeune homme "fume ostensiblement, ne retire pas sa casquette et tient des propos irrévérencieux au passage d’une procession. Coupable de « trouble à l’ordre public sur le parcours d’une procession et pendant l’exercice du culte », celui-ci est condamné à deux ans de maison de correction". Les enfants errants, les mendiants et les petites filles qui se prostituent, sont également enfermés. D’autres encore viennent de l’Assistance publique, après une mauvaise conduite dans leur famille d’accueil par exemple.

 

La vie au quotidien

La journée décrite ci-dessous se déroulait ainsi dans la plupart des institutions pénitentiaires pour enfants en France. On peut donc imaginer qu’elle était semblable à Belle-île. Lever à 6 heures du matin avec des exercices d’hygiène rudimentaires. Pour le petit déjeuner, un simple morceau de pain. Puis ils vont aux ateliers agricoles ou dans leur salle de cours, selon la saison. Les jeunes marchent à pied en rang serré jusqu’aux champs, avec interdiction de se parler pendant les huit à douze heures de travaux quotidiens. Pour le déjeuner, du pain trempé dans du bouillon de légumes, et un plat de légumes (souvent secs). Le soir, de la soupe.

En cas de manquement à la discipline, les punitions sont diverses : régime pain sec, piquet dans la position à genoux pendant les récréations, cachot... En théorie, les coups sont interdits, mais les mauvais traitements sont nombreux (coups de ceinture, coups de trousseau de clefs, sévices sexuels).

Après 1945, une ordonnance sur la protection judiciaire de la jeunesse considère le jeune délinquant comme un individu digne de ce nom. L’enfant est autorisé à sortir le dimanche. L’accent est mis davantage sur l’éducation au détriment de l’apprentissage, lequel a montré ses limites. Des efforts sont fait en matière d’hygiène et d’activités sportives.

L’institution de Belle-île ferme définitivement ses portes en 1977.

 

Biblio :

-  Jean Fayard, "Une enfance en enfer", éditions Le Cherche Midi (2003).

-  Marie Rouanet, "Les enfants du bagne", éditions Pocket (2001). Elle retrace cent ans d’histoire de la délinquance juvénile, à travers la vie dans les pénitenciers pour enfants qu’on appela les "petits bagnes".

-  Yann Le Pennec, "Le bagne des enfants de Belle-île"

 

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Jacques PREVERT : La chasse à l'enfant

 

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu'est-ce que c'est que ces hurlements ?
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Pour chasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous les braves gens s'y sont mis
Qu'est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent ?
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau.

(Jacques Prévert, extrait de Paroles, éditions Gallimard)
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 18:34
De la révolte à la révolution

Communiqué FA. Tunisie, Egypte.

 

REVOLTEAprès avoir chassé le dictateur Ben Ali, la population tunisienne, et particulièrement la jeunesse, continue son combat et sa marche vers la liberté. Une partie de la population, notamment les plus pauvres, rejette le système de partis au pouvoir et refuse de se laisser enfermer dans des joutes électorales. En continuant sa lutte, la population tunisienne peut profiter de cet élan de liberté pour arracher de nouveaux droits : répartition des richesses, sécurité sociale, laïcité affirmée, libertés politiques. L’enjeu essentiel est de construire et renforcer les formes d’auto-organisation et de résistance syndicale, communale, dans les villages et les quartiers.

 

La lutte du peuple tunisien a fait tâche d’huile dans d’autres pays arabes (Algérie, Égypte, Yémen, etc.) même si les circonstances ne sont pas les mêmes. On peut dire que la révolte tunisienne a commencé avec le soulèvement de la population du bassin minier de Gafsa, en 2008, alors qu’il y a peu de luttes syndicales dans les autres pays où les gouvernements ont pris soin de briser tout mouvement d’opposition. En Tunisie, les appels à la grève générale ont permis de donner une assise sociale à la contestation : certains patrons se sont faits virer, des assemblées se tiennent. Il en est ressorti des formes d’auto-organisation pour assurer la vie quotidienne de la population. Ce sont ces formes d’auto-organisation qui ont aussi permis de résister à la répression des milices.

 

Globalement, dans la plupart des pays et notamment en Égypte, c’est une révolte de la jeunesse, contre le régime et contre la hausse des prix. L’armée n’a pas encore fait le choix de lâcher le gouvernement en place, au moins de ne pas intervenir. Pourtant, rien ne laisse présager d’une issue plutôt que d’une autre, même si nous pouvons craindre de nouveaux bains de sang comme c’est le cas aujourd’hui.Egypte.jpg

 

Ce qui motive ces soulèvements ce sont les privations de liberté, la violence, la répression, la dictature mais aussi la hausse des prix, les inégalités sociales, la misère et l’exploitation. On peut dire que cette situation est vécue par l’ensemble des classes populaires de la planète. La révolution a commencé en Tunisie. Où s’arrêtera-t-elle ?

 

Il nous faut dénoncer les discours médiatiques et la complicité des hommes politiques pour qui la solution ne peut être que dans la poursuite du système existant. Pour eux, la vacance de pouvoir est synonyme de chaos. Ils ont peur des capacités d’auto-organisation des populations et de leur capacité de réalisation.

 

Les populations en insurrection aspirent à l’égalité et à la liberté, qui ne seront possibles qu’en rejetant toute forme d’exploitation et d’oppression, quelle soit économique, politique, religieuse, sexuelle, morale.

 

Il est temps de construire une société libre et égalitaire sans se laisser voler sa révolte par les partis politiques et/ou religieux. L’exemple de l’Iran doit, à se titre, être riche d’enseignements. De même, en Algérie, la population avait dû lutter contre la violence du parti toujours en place et contre les islamistes. En Irak, les luttes syndicales et politiques se développent sans se laisser enfermer dans la guerre entre impérialisme américain et islamisme politique. Cette guerre de pouvoir se fait toujours au détriment de la vie, de la liberté des populations qu’ils oppriment ou tentent d’opprimer.

 

L’espoir suscité par la révolution tunisienne offre une troisième voie pour ces pays et leurs populations : bâtir une nouvelle forme d’organisation sociale basée sur la liberté, l’égalité, la solidarité et le refus des systèmes de pouvoir et de domination. Dans ce combat, les populations des pays arabes et du monde trouveront toujours les anarchistes pour leur apporter leur soutien et leur aide.

 

À nous tous et toutes d’apporter tout le soutien nécessaire à ces luttes, à faire pression sur les intérêts des gouvernements et des patrons et de prolonger cette vague de contestation révolutionnaire.

 

Fédération anarchiste

relations-internationales@federation-anarchiste.org

http://federation-anarchiste.org/spip.php?article977

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:01

 

Le groupe libertaire Lochu - Ferrer existe depuis 1993. Il réunit sur Lorient et Vannes des personnes qui se réclament de l'anarchisme. Il existe pour structurer et affirmer au grand jour nos aspirations, nos opinions et nos combats.

 

Notre engagement trouve sa motivation dans la conviction qu'un autre système social doit exister. Notre volonté pour accéder à un monde non autoritaire, non capitaliste, autogestionnaire et solidaire nous renvoie inlassablement aux deux aspects du militantisme.

 

Ce militantisme est d'une part un combat.

 

- Combat contre les expressions du despotisme (d'Etat ou religieux), de l'injustice au quotidien,

- Combat contre la guerre – combat contre la xénophobie – combat pour l'égalité (sexuelle, économique) – combat écologiste. La liste de nos engagements est longue...

 

D'autre part, c'est une réflexion.

 

Réflexion sur un autre modèle de relations sociales, éthiques, économiques... en un mot l'avènement de la révolution sociale !

 

Parallèlement à notre engagement quotidien dans les luttes revendicatives, nous privilégions le débat public. Cette forme de rencontres est la base de toutes réflexions communes.

 

Nous sommes ainsi organiséEs sur les bases de la libre association autour d'un pacte associatif. CertainEs d'entre nous sont aussi membres de la fédération anarchiste, ce qui nous permet de disposer d'un hebdomadaire – le Monde libertaire -, d'un secrétariat aux relations internationales, de matériel militant (affiches, autocollants...), de Radio libertaire (sur Paris et sur internet), d'une structure d'éditions de livres et brochures, etc... Ce pacte fédératif et d'entraide permet aussi à certains groupes de disposer de locaux – bibliothèques et librairies – dans les villes de Rennes, Rouen, Besançon… Enfin, l'acte de se fédérer est un témoignage comme quoi les anarchistes peuvent se coordonner au delà du groupe local.

 

Pour les anarchistes, l'élaboration d'une autre société ne peut pas être imposée de manière autoritaire par de soi-disant spécialistes mais devra être le fruit de la réflexion de toutes et de tous. Personne ne détient de vérité toute faite.

 

Aussi n'avons-nous pas peur de partager voire confronter avec d'autres nos idées et pratiques. C'est en ce sens que nous sommes partie prenante du Forum social de Séné « Pour un autre monde » qui, sans le dire, fonctionne, selon nous, de manière relativement libertaire : prise de décision collective, autogérée, répartition des tâches, principe du prix libre, débats, etc... ainsi que cette volonté de "mettre l'humain avant le profit".

Aussi, même si nous pouvons avoir de profondes divergences avec certaines composantes, nous sommes capables de nous fédérer de manière temporaire, le temps d'un projet commun avec d'autres.

 

Aujourd'hui, nous accueillons Normand Baillargeon, que nous remercions d'emblée d'avoir accepté notre invitation.

 

Normand Baillargeon est professeur en sciences de l'éducation à Montréal où il forme les enseignants à l'histoire de la pédagogie et à la philosophie de l'éducation, essayiste, militant libertaire et collaborateur de revues alternatives, il intervient aussi dans une émission sur Télé-Québec. Au Québec, il a participé à la fondation du « Collectif pour une éducation de qualité ». Son livre sur l'éducation à la pensée critique a remporté le Prix Québec Sceptique 2005 et a acquis une renommée internationale. Il est par ailleurs en relation régulière avec Noam Chomsky et est également l'auteur de : « L'ordre moins le pouvoir- Histoire et actualités de l'anarchisme ».

 

Le thème de l'intervention que nous proposons aujourd'hui est « Apprendre pour résister », c'est-à-dire la nécessité de se cultiver, de développer son esprit critique pour démêler les mots des Pouvoirs qui visent à nous maintenir sous leur joug ! Mais il ne s'agit pas seulement de démêler les mensonges des Puissants mais bien dans un 1er temps de résister, pour envisager dans un 2ème temps de reprendre le contrôle sur nos vies, de nous émanciper de l'emprise capitaliste, étatiste, patriarcale, religieuse... de penser et construire un autre futur. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de recevoir Normand qui n'hésite pas à reprendre à son compte les idées émancipatrices de l'anarchisme pour sortir du cadre institutionnel qui est sans issue, selon nous.

 

L'organisation du débat a un coût, la participation est libre aussi n'hésitez pas à mettre un p'tit quelque chose dans la corbeille qui circule si vous souhaitez que ce type d'événements puisse se renouveler. Merci d'être venuEs !

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 11:21

Salut,

pour des raisons personnelles, Fabrice Nicolino est contraint d'annuler son intervention de vendredi 28 janvier, à Vannes, pour le Forum social  local. Arghhhh !
Mais, ouf, il est remplacé par Isabelle Dudouet-Bercegeay, déléguée  régionale de l'Association Végétarienne de France, qui intervient sur le  même sujet : "l'industrie de la viande menace le monde" (sur les plans  écologiques, sanitaires, éthiques et de solidarité internationale) -  L'intervention d'Isabelle D-B débute par la projection du film (21 minutes) : "La Terre dévorée", suivie d'un diaporama et d'un débat. "Le  contenu de notre assiette participe au réchauffement climatique et à  la dégradation globale de notre environnement, d'une façon que peu de  gens soupçonnent. La conférence présente, images et chiffres à l'appui,  cet aspect malheureusement négligé du débat."

Le groupe libertaire Lochu sera présent tout le week-end du Forum social "pour un autre monde" !

Découvrez l'association "le Crade" qui a ouvert un squat "atelier de  réparation de vélos" sur Concarneau cet automne, au port de pêche. Au  titre de l'occupation illégale, la Chambre de commerce et d'industrie  les poursuit devant les tribunaux. Prochaine audience du procès :  mercredi 9 février, 9h, devant le Tribunal de Grande Instance de Quimpe
http://anars56.over-blog.org/article-le-crade-a-concarneau-egalite-ecologie-velo-65690158.html

Il va sans dire qu'on soutient nos amis écolos squatteurs sans réserve !!

En kiosque, retrouvez l'hebdo édité par la FA, le Monde libertaire.

Peut-être à ce week-end au Forum social de Séné ?
Anarchas salutations,
NB : 1. le groupe libertaire Lochu Ferrer et la fédération anarchiste  Vannes - Lorient qui ne se reconnaît pas obligatoirement et strictement  dans tout ce qui est proposé dans cet agenda.
2. les nouveautés débutent par *

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* Vendredi 28 janvier - 20h30 - IUT Vannes - Fabrice Nicolino est  remplacé par Isabelle Dudouet-Bercegeay : L’Industrie de la viande  menace le monde (Forum social local "Pour un autre monde") - Projection  du film (21 minutes) : "La Terre dévorée" suivi d'un diaporama et enfin  d'un débat. Le contenu de notre assiette participe au réchauffement  climatique et à la dégradation globale de notre environnement, d'une  façon que peu de gens soupçonnent. La conférence présente, images et  chiffres à l'appui, cet aspect malheureusement négligé du débat.

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Samedi 29 janvier - Séné (56) - De 11h à 24h Forum social local "Pour un autre monde" : Films, débats et conférences (dont Normand Baillargeon à  14h). Stands, garderie, restauration (bio). Les clowns du forum et la  "flanfare aux pruneaux". Entrez libres. Programme complet sur ce blog !

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Samedi 29 janvier - Augan (56) - 21H - Concert "Le tour de Fanch"  (rythmes festifs et envoûtants. Discrètement révolutionnaire mais  absolument révolutionnaire, désenchanté mais toujours rêveur...)  - Bar coopératif Le champ commun

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* Dimanche 30 janvier - Séné - Forum social local "Pour un autre monde" : Films, débats et conférences...

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* Dimanche 30 janvier - Nantes - Projection "La domination masculine" -  18h - Local B17, 17 rue Paul Bellamy (petite restauration vegan sur  place) - Organisé par Les embobineuses - Infos :  https://nantes.indymedia.org/article/22869

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* Lundi 31 Janvier - Auray - Conférence débat "Retour de Palestine -  Témoignage de Pierre STAMBUL, parti en novembre 2010 dans les  territoires palestiniens occupés" - PIERRE STAMBUL est membre du bureau  national de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix), militant  antisioniste pour une paix juste entre les deux peuples israéliens et  palestiniens - 20h - Au Petit Théâtre 103 place de la République -  Organisée par l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) 56 Vannes

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* Jeudi 3 février - Inzinzac Lochrist - Cinéma Le Vulcain - projection du documentaire FIX ME (Raed, auteur réalisateur palestinien, a mal à la  tête. Au sens propre comme au sens figuré. Ca l’empêche de travailler.  Il décide de se faire soigner et se rend au service de santé mentale de  Ramallah…) - 20h30 - en présence du réalisateur Raed Andoni - avec le  comité de jumelage avec la Palestine

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* Mardi 8 février - Rennes - Solidarité avec les inculpés contre le projet d'aéroport (de Notre Dame des Landes) - Rassemblement devant la  cour d’appel, Place du parlement de Bretagne. 14 h - Infos :  https://nantes.indymedia.org/article/22806

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* Mercredi 9 février - Ambon (56) - L'aeroport Notre Dame Des Landes  et... vous ? - Conférences diaporama par le collectif Morbihan contre  l'aéroport NDDL - 20h30 - Salle le lenn - Infos : http://fsl56.org/agenda/debut?id=commun:agenda:l_aeroport_notre_dame_des_landes_et..._vous

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* Mercredi 9 Février - Rennes -  Soirée-Débat "l'incinérateur et  nous..." (C’est comment un incinérateur : Intervention d’un  professionnel de la branche // Environnement et risques pour la santé  aujourd’hui : Intervention du Docteur Claude Lesné // Peut-on faire  autrement ? : Intervention de Pénélope Vincent-Sweet (France Nature  Environnement) - 20h - I.R.T.S. 2 avenue du Bois Labbé - Libre  participation aux frais - Organisé par Le CODANIOM (COmité de Défense et  d’Action contre les Nuisances de l’Incinérateur des Ordures Ménagères)  de Rennes Villejean-Beauregard

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* Mercredi 9 février - Rennes - Projection-débat A-Team & B-Movies :  L’hacienda en feu ! John Wayne au milieu ! animée par le groupe des  Amériques de la CNT autour du film "Vamos a matar, compañeros" de Sergio  Corbucci et des luttes dans le Mexique d’aujourd’hui ! - 20h - Papier  Timbré - Organisé par Dr Louarn et Melvin

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* Jeudi 17 février - Rennes - Fest-Noz "Bertaeyn / Breizh Against  Racism" avec Les Ramoneurs de Menhirs + IMG + Disgresk + Duo Thomas  & Jean-Mai (20h - PAF : 5 euros) - Salle de la Cité - Organisé par  General Strike, CNT 35 & IMG

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* Vendredi 18 février - Plescop (56) - L'aeroport Notre Dame Des Landes  et... vous ? - Conférences diaporama par le collectif Morbihan contre  l'aéroport NDDL - 20h30 - Espace Roger Le Studer - Infos :  http://fsl56.org/agenda/debut?id=commun:agenda:l_aeroport_notre_dame_des_landes_et..._vous

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* Samedi 19 Février - N-D des Landes (44) - Rassemblement populaire pour  contrer le projet d'aéroport - A cette occasion sera lancée une action :  un jeûne tournant à durée indéterminée, grâce à une caravane de la  résistance - en face de la mairie de Notre Dame des Landes - 10h

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 11:14

« Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle. »

Pierre Lecomte de Nouÿ



ML-1620-recto.jpgSommaire

Actualité

En une : Tunisie, l’éveil du doute, par Mohamed, page 3

Le Pen, bis repetita, par P. Schindler, page 4

L’Autruche truchonne, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Élèves évalués et débilité ministérielle, par le CNRBE, page 7

Il était une fois la JAPD, par Germinale, page 8


Arguments

Consultants consternés, par N. Potkine, page 9

Fripouille présidentielle, par J. Langlois, page 10

What is WikiLeaks ? par E. Vilain, page 11


ML-1620-verso.jpgMusique et société

En avant le blues féministe, par Pascal, page 13


Histoire

Léon Tolstoï, deuxième partie, par R. Rocker, page 15


Lecture & cinéma

Dadounisation de l’éros, par M. Giraud, page 19

Pour un anarchisme réfléchi, par A. Bernard, page 20


Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Chronique hebdo évolue, par Sophie, page 21

La plus érudite des radios, page 22

L’agenda vous agende, page 23

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:21

fsl-2011-affiche

Vendredi 28/1/2011 20h30 IUT Vannes

nicolino.jpg bidoche.jpg

Fabrice Nicolino : L’Industrie de la viande menace le monde

Après avoir exercé plusieurs métiers, Fabrice Nicolino est devenu journaliste en 1984. Son ouvrage, co-écrit avec François Veillerette, “Pesticides, révélations sur un scandale français”, lui a permis d'animer de nombreuses conférences. Il a ensuite dénoncé les agro-carburants dans “La faim, la bagnole, le blé et nous”. Son dernier livre tente de répondre aux questionnements suivants : Pourquoi les animaux sont-ils devenu des choses, des marchandises ? A la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l'élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d'antibiotiques et d'hormones menacer la santé humaine et détruire la Planète ?

 

ATTENTION : Fabrice Nicolino est remplacé

Pour des raisons personnelles, Fabrice Nicolino est contraint d'annuler son intervention du vendredi 28 janvier.
Il est rempalcé par Isabelle Dudouet-Bercegeay, déléguée régionale de l'Association Végétarienne de France !
L'intervention d'Isabelle D-B reste dans la problématique annoncée : "l'industrie de la viande menace le monde".
Son intervention s'articule de la manière suivante : Projection du film (21 minutes) : "La Terre dévorée" suivi d'un diaporama et enfin d'un débat sur notre consommation.
"Le contenu de notre assiette participe au réchauffement climatique et à la dégradation globale de notre environnement, d'une façon que peu de gens soupçonnent. La conférence présente, images et chiffres à l'appui, cet aspect malheureusement négligé du débat.
Le film "la Terre dévorée", est suivi d'un diaporama revenant sur les points clés qui n'auront pas manqué d'interpeller le public invité au débat. Pourquoi l'alternative végétale est-elle absente dans notre restauration collective, contrairement à ce qui se fait dans bon nombre d'autres pays ?"

 

 

 

 

Samedi 29/1/2011 11h-18h Porto Alegre Séné

Stands des organisations

ACEAP ACIPA AMAPEvel PNR AFPS Attac56 BretagneVivante CBSFVO CC66 CCFD CGTCR LaCimade56 CollectifNDL Cved Ecoopérative ECC E2S Fase56 Fsu56 GrainsDeSable GroupeLochuFerrer Ingalan LAgeDeFaire LDH LesAlternatifs Turlupains Ilelogique PotCommun Malalay MedioTerraque NPA PartiDeGauche PourPolitis Humanite PourquoiPas QuaiDesDunes RESF Rhizomes LePave SelVannes Solidaires VannesFreecycle VPC Veg56 Vélomotive

Samedi 29/1/2011 11h-18h Salle Multimedia Séné

Install Party avec Rhizomes

Démonstration et installation gratuite de Logiciels Libres !

  • Pour l’installation, apportez votre ordinateur et faites votre sauvegarde avant…

Samedi 29/1/2011 11h-18h Dakar Séné

Cinéma Permanent de Quai des Dunes

Présentation de La bande passante : Réseau international de pensées critiques, de pratiques alternatives et de créations contemporaines. Le principe est de réaliser et de diffuser le plus largement possible des entretiens avec des “spécialistes” (universitaires, chercheurs notamment) engagés. Le film projeté sera “La société du précariat” avec Robert Castel.

Robert Castel est sociologue, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), spécialiste de la question sociale. Il est à l'origine de la constitution du Groupe d'analyse du social et de la sociabilité (GRASS). Il est notamment l'auteur de La discrimination négative. Citoyens ou indigènes ? (Seuil, 2007), Les mutations de la société française. Les grandes questions économiques et sociales (La Découverte, 2007), L'insécurité sociale. Qu'est-ce qu'être protégé ? (Le Seuil, 2003), Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi. Entretiens sur la construction de l'individu moderne (Fayard, 2005), Les Métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat (Fayard, 1995), Le psychanalysme, l'ordre psychanalytique et le pouvoir (10-18, 1994) et L'ordre psychiatrique (Editions de Minuit, 1977).

A retrouver sur La bande passante. Achetez, faites découvrir et offrez les DVD de La Bande Passante et ainsi soutenez la production des futurs opus. Le DVD 12 EUR (frais de port inclus) paiement en ligne sur le site ou par chèque à l'ordre de L'Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris (en précisant chacun des titres commandés).

Samedi 29/1/2011 11h Bamako Séné

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Table ronde : Les GASE en bretagne, des groupements d’achats

Le GASE ( Groupement Achat Service Épicerie ) est un service de proximité qui a pour but de créer du lien social, de consommer local et/ou bio, en évitant les grandes surfaces et en diminuant les intermédiaires. C'est une manière expérimentale de s'approvisionner différemment qui a fait ses preuves dans quelques lieux en Bretagne, notamment au Pot Commun à Rochefort-en-Terre où est née l'idée. A ce jour quatre Gase fonctionnent ( et sept en projet ! ), dont celui de Séné, l' Ecoopérative, inauguré lors du FSL 2010.

Samedi 29/1/2011 11h Belèm Séné

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Association Grains De Sable : film et débat « Water Makes Money »

L'eau, élément de base indispensable à la vie, a toujours été un bien public, géré publiquement. Jusqu'à aujourd'hui l'approvisionnement en eau dans le monde entier est à 80% encore public. Un marché privatise malgré tout ce service vital, remplace un monopole public par un monopole privé. Pourtant c'est exactement ce qui se passe actuellement, partout dans le monde, au nom de la concurrence et du marché, lorsque des multinationales de l'eau comme Veolia et Suez, frappent à la porte de communes à court d'argent …

Samedi 29/1/2011 11h Mumbai Séné

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Gilbert Dalgalian : Autogestion

« On produit, on vend, on se paie », ce mot d’ordre des ouvriers de l’usine Lip en autogestion, les auteurs de ce livre le font leur. À l’heure où la gauche est en crise d’alternative, tant dans l’élaboration de perspectives d’émancipation que dans le présent résistant, l’autogestion apparaît comme l’ouverture d’un autre possible, qui refuse et la caricature du socialisme de caserne d’État et le capitalisme de la marchandise et de l’aliénation. L’autogestion surgit comme une réponse immédiate et pratique à la faillite de directions d’entreprise, voire plus largement à celle de l’État lorsque celui-ci abandonne les citoyens. L’autogestion est la plus actuelle des utopies de notre monde d’aujourd’hui. Mais c’est une utopie concrète !

Samedi 29/1/2011 12h30 Porto Alegre Séné

Petite restauration (Participation libre)

Samedi 29/1/2011 14h Bamako Séné

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ACIPA : Financement public du “low cost”

Plusieurs Chambres régionales des Comptes ont publié des rapports assassins épinglant les dépenses somptuaires effectuées par les collectivités locales pour attirer Ryanair sur des aéroports secondaires. Le « business model » de Ryanair suppose une lecture particulière: en réalité, les clients de la compagnie ne sont pas les voyageurs, mais les aéroports. Les voyageurs sont le « produit », calculé en « unités », que le transporteur vend aux collectivités locales en échange de leurs subventions. Ce statut un rien méprisant se vérifie dans les conditions de confort subies par les passagers dans les avions de l’Irlandais. Présenté par L’ACIPA et le Collectif Morbihannais contre l’Aéroport Notre Dame des Landes (44)

Samedi 29/1/2011 14h Belèm Séné

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Normand Baillargeon : Apprendre pour résister

Professeur en sciences de l'éducation à Montréal où il forme les enseignants à l'histoire de la pédagogie et à la philosophie de l'éducation, essayiste, militant libertaire et collaborateur de revues alternatives, il intervient aussi dans une émission sur Télé-Québec. Au Québec, il a participé à la fondation du « Collectif pour une éducation de qualité ». Son livre sur l'éducation à la pensée critique a remporté le Prix Québec Sceptique 2005 et a acquis une renommée internationale. Il est par ailleurs en relation régulière avec Noam Chomsky et est également l'auteur de : « L'ordre moins le pouvoir »

Samedi 29/1/2011 14h Mumbai Séné

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Pierre Stambul : Peut-on critiquer Israel ?

Le sionisme est-il un obstacle à la paix ? Peut-il y avoir une paix juste avec le sionisme ? Pierre Stambul, membre du bureau national de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix), est un militant antisioniste pour une paix juste entre les deux peuples, israéliens et palestiniens.

Samedi 29/1/2011 16h15 Porto Alegre Séné

Petit Goûter Bio des TURLUPAINS

Samedi 29/1/2011 16h30 Belèm Séné

Les Clowns Penseurs Critiques de L'Île Logique

Spectacles et clowns scientifiques : quand le théâtre et la science se rencontrent… L'île logique propose aussi de la vulgarisation par des animations, des déambulations, des conférences ludiques autour des sciences théoriques, des mathématiques, de la logique… Chansons et films scientifiques, défense de la pensée critique, histoire de la science, environnement… Pour tous les âges !

Samedi 29/1/2011 16h45 Bamako Séné

Table ronde : Normand Baillargeon & Scop Le Pavé

La rencontre de l'autodéfense intellectuelle et de l'éducation populaire des conférences gesticulées

Samedi 29/1/2011 16h45 Bamako Séné

Comite Soutien aux Faucheurs Volontaires : Film et Débat « Terres à Taire »

Pour nourrir ses élevages de porcs, de volailles et de bovins, la Bretagne importe chaque année plus de 2 millions de tonnes de soja depuis le Brésil, l'Argentine, le Paraguay. Interpellés par cette dépendance, 8 jeunes Bretons de 21 à 28 ans, pour la plupart enfants d'agriculteurs, sont partis à la rencontre des acteurs de cette filière ici et là-bas et se sont intéressés aux causes et aux conséquences de la culture du soja.

Samedi 29/1/2011 16h45 Mumbai Séné

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Geneviève Azam : Le temps du monde fini

“Le temps du monde fini commence”, écrivait Paul Valéry il y a plus d’un siècle. Pourquoi cet appel n’a-t-il toujours pas été entendu alors que le monde est non seulement fini mais aujourd’hui, en partie, détruit ? Il s’agit de prendre conscience que la crise est d’abord le symptôme d’un effondrement. De renvoyer les prophètes du “toujours plus” à leurs passions tristes. Et d’écouter d’autres voix, du Nord au Sud, souvent celles des vaincus… Et si la transition vers un post-capitalisme civilisé avait déjà commencé ? Un livre qui ré-enchante la politique par l’une des hautes figures d’ATTAC, économiste, collaboratrice à la revue du M.A.U.S.S. et à Politis.

Samedi 29/1/2011 19h Porto Alegre Séné

Repas BIO et local avec “Saveurs Nomades” (sur réservation)

Repas végétarien prix libre (coût de revient 10€).
Réservation à envoyer à repas2011@fsl56.org.

Samedi 29/1/2011 20h30 Porto Alegre Séné

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Théâtre : « Conférence Gesticulée » Une autre histoire du management

Évaluation permanente, productivité accrue, rationalité schizophrène… et la « démarche qualité » comme outil pervers au service de la privatisation. Le management nous a privé de ce qui nous était le plus cher, le sens de notre travail. Nous “participons”, ils profitent.

Dimanche 30/1/2011 11h Belèm Allegre Séné

La C.R.E.M.  : La Congrégation des Réfléchisseurs qui Envisagent le Monde ou « de l'Horizon en Boite »

« La Congrégation des Réfléchisseurs qui Envisagent le Monde semble extrêmement préoccupée par les soucis qui les entourent… »
… Des congrégés, chacun à son poste, bien au-dessus du petit peuple…
« Messieurs, l'heure est grave ! Le vent anarchique de la rebellion souffle sur nos bureaux. Le petit peuple se rebiffe, le petit peuple a des revendications, Messieurs, il s'agit de réfléchir sur la situation, quelles décisions pouvons-nous prendre ? »
… conserver la maîtrise sur ce « petit peuple »…
« J'ai, dans mes heures perdues, inventé un objet, qui pourrait, si on y réfléchissait, apporter sa contribution : le peuple payerai, sans y penser, et même en en redemandant !! »
…Réfléchir, réfléchir, réfléchir…
Une pièce caustique co-écrite avec le groupe d'adolescents d'Arradon et leur metteure en scène Sandrine Metzlé

Dimanche 30/1/2011 12h30 Belèm Séné

Auberge espagnole : Apportez de quoi partager !

Dimanche 30/1/2011 14h Belèm Séné

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Frédéric Pierru : Hippocrate malade des réformes

Docteur en science politique, sociologue, il est chargé de recherche au CNRS, membre de l'IRISSO (Paris IX Dauphine). Ses publications portent sur la réforme des systèmes de santé français et européens et les enjeux politiques de la gestion. Il postule que la santé est un enjeu politique avant d'être un problème économique ou médical. La question sanitaire rejoint alors la question sociale en redevenant un sujet de réflexion et de délibération démocratique. La santé est le terrain privilégié d'interpellation des fondements économiques, sociaux et politiques du nouvel ordre économique.

Dimanche 30/1/2011 14h Palais des Arts Vannes

CCFD Terre Solidaire : Guy Aurenche Solidarite internationale : Entre utopie et réalité

Le président du CCFD Terre Solidaire, Guy Aurenche, avocat et ancien président de l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, est aussi un ardent militant en faveur des droits de l'homme…

Dimanche 30/1/2011 16h45 Belèm Séné

Scop Le Pavé : Atelier de résistance / Du « Ménagement» à la riposte organisée

Personne n’est dupe : comment chacun utilise-t-il son intelligence pratique pour échapper au contrôle ? Quels sont les angles vivants, les brèches ? Comment amplifier ces résistances ou les faire naître ? Cet atelier propose, dans la suite de la conférence, de réfléchir et d'échanger sur les petits et les grands moyens de contrer le management et la démarche qualité. Nous nous attaquerons à une des formes de la domination : l’évaluation. Ça commencera par nos petites histoires, trouver les racines de nos rapports à l’évaluation pour en tirer quelques enseignements : à l’école puis au travail. Parce que les mots sont importants, nous proposons de nous pencher sur leurs usages. Une petite séquence de désintoxication nous amènera, avec des jeux d’écriture et une bonne dose de dérision, à prendre le dessus sur le langage actuel du management. Nous ferons ensemble l’inventaire de toutes les formes de résistance connues et pratiquées : des plus sages aux plus agitées. Sur notre lieu d’atelier, nous expérimenterons ensuite quelques techniques de libération de parole sur les lieux de travail auprès de collègues ou de publics concernés.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:23

« Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions. »

Claude Tillier


ML-1619-recto.jpgSommaire

Actualité

En une : Sous le soleil de la révolte, par Mohamed, page 3

Communiqué de la Fédération anarchiste sur la Tunisie, page 5

L’Autruche truchonne, par F. Ladrisse, page 5

Des brèves, un strip, page 6

Solidarités répressives franco-tunisiennes, par G. Goutte, page 7

Traîtrise sociale à la CGT, par Jean, page 7

Le paradoxe estrosien, par B. Collins, page 8


Arguments

Non-lutte des classes au Ritz, par N. Potkine, page 9

L’écologie sociale de Bookchin, par V. Gerber, page 10


International
ML-1619-verso.jpg
Les athées brésiliens, page 13


Sciences

Les toxiques effets de l’inégalité, par P. Servigne, page 15


Histoire

Léon Tolstoï, par R. Rocker, page 17


Lecture & cinéma

Malatesta selon Daniel Colson, par P. Pelletier, page 19

La guerre pour l’eau, par R. Pino, page 20


Mouvement

C’est pas du cinoche, par Bibo, page 21

Répression savoyarde, par Sophie, page 21

La plus radio des radios, page 22

L’agenda, page 23

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 18:45

Le Centre de Recherche sur l’Avenir des Déplacements Ecologiques (CRADE) est une association créée en septembre 2010 à Concarneau, pour remettre en usage des vélos et pour entamer une réflexion autour des déplacements motorisés et les modes de vie qui y sont associés : gaspillage, perte de temps, isolement, violence routière, pollution.


Initialement intitulée « pignon sur rue », cette association intervenait depuis juillet 2010 sur les marchés locaux de Concarneau pour réparer et apprendre à entretenir les vélos, à prix libre. Il est vrai qu’il était aussi beaucoup débattu autour des questions de déplacements et de leurs enjeux, à Concarneau et ailleurs…


Cet été, l’association a préparé le parcours et l’accueil sur Concarneau de l’Alter tour (Tour de France alternatif à vélo, tout en lenteur, pour dénoncer le dopage dans le sport tout comme dans l'agriculture par apport d'engrais chimique).


Les initiateurs du Crade se sont renommés ainsi d’une part comme un pied de nez aux industries chimiques ou nucléaires qui, dans leur publicité, se présentent comme propres alors que leurs activités sont destructrices de l'environnement, c'est-à-dire à l'exact inverse du Crade ! D’autre part, l’objet du Crade dépasse le cadre (!) strict du vélo pour s’interroger globalement sur les déplacements écologiques et l’aménagement urbain.


Depuis septembre, convaincu que la voiture c’est « no future », le Crade organise chaque mois une vélorution (terme mixte entre vélo et révolution pour désigner une manif cycliste) pour faire la promotion des déplacements doux dans cette ville portuaire de 20 000 habitants.


Le Crade a sollicité en vain la mairie pour obtenir un local permettant l’échange autour du vélo, pour réparer, récupérer, stocker, s’informer, débattre, apprendre. Ne voyant rien venir, les deux porteurs de l’association ont ouvert la recyclerie du Crade, dans un lieu abandonné depuis de nombreuses années qu’il a fallu retaper, du côté du port de pêche industrielle, appartenant à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI).

 

Siège social de l’association, atelier commun de réparation où chacun apprend à être autonome, de recyclage (récupération et stockage de vélos et pièces détachées destinés à tort à la déchetterie) et lieu d’information sur les déplacements (transports en commun, cartographie, guide), de lien social, de débats, et source de documentation  (on y croise l e Monde libertaire !), celui-ci attire chaque jour des personnes d’horizons différents, de toutes générations, de tous métiers et de toutes conditions, intéressées à la fois par l’atelier vélo et tout autant par le plaisir de discuter dans un cadre convivial. C’est que la recherche d’égalité sociale est fondamentale pour le Crade. Même quelques marins-pêcheurs fréquentent le lieu et semblent satisfaits par le retour de cette vie dans un port de pêche qui se déserte.


Evidemment, la CCI a moins goûté le squat et a dépêché un huissier courant novembre pour que cesse l’occupation. Négocier un bail précaire pourrait être une porte de sortie. L’un des membres du Crade habite en effet sur le lieu et y paie ses factures d’électricité. L’eau courante en revanche n’a pas encore été accordée, bien que Concarneau soit en régie municipale. C’est que, jusqu’à présent, la municipalité ne sait pas quelle attitude exacte adopter devant cette initiative. Elle qui a un adjoint « développement durable et économie » (façade écologique ?) se fait largement dépasser sur ce terrain. On notera au passage que la régie municipale n’est pas la panacée, car elle confère à l’élu local un pouvoir à l’encontre des usagers. L’autogestion semblerait plus indiquée et c'est un euphémisme !


Le 5 janvier 2011, assignés en référé par la Chambre de Commerce et d'industrie pour cause d'occupation illégale, les membres du Crade ont dû se présenter au Tribunal de grande instance de Quimper. La partie adverse ne se faisant pas représenter, le Président du Tribunal a à nouveau convoqué les protagonistes pour le mercredi 26 janvier, 9 h.


Les enjeux sociaux de la recyclerie ne sont pas anodins. « Car la route a confisqué la rue, car les déplacements humains et écologiques doivent trouver leur place, car Concarneau s’est vidé au profit de grandes zones commerciales extérieures, car les parkings sont de plus en plus grands et les trottoirs de plus en plus petits, car vivre simplement sans voiture est un droit fondamental, car les impôts payés par les sans-voitures servent aussi à construire des routes », il s’agit de faire vivre ce lieu.


La recyclerie qui se trouve au 8 rue des Thoniers appartient à tous, elle est ouverte tous les jours de 13h à 19h, les prix y sont libres, l’adhésion au Crade est bienvenue. L’ironie de l’histoire veut que ce local servait autrefois pour une revendeur de la multinationale du pétrole BP !


Pour soutenir le Crade, ou être tenu informé des suites du procès, vous pouvez appeler Rémi au 02 98 97 47 57.


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Selon Le Télégramme du 3 janvier 2011 : http://www.letelegramme.com/fil_region/fil_bretagne/concarneau-29-mobilisation-contre-la-menace-d-expulsion-de-l-atelier-de-velos-03-01-2011-1164496.php?xtmc=crade%20concarneau&xtcr=1

 

Concarneau (29). Mobilisation contre la menace d'expulsion de l'atelier de vélos

 

Assigné en référé par la CCI, qui veut obtenir l'expulsion du bâtiment de la rue des Thoniers, l'atelier de vélos, le Crade, se mobilise. Il veut obtenir un bail précaire: occuper le local jusqu'à ce que la CCI trouve un autre projet pour l'utiliser.

Un imposant tas de vélos, des sympathisants présents et une pétition: les membres du Crade (Centre de recherche sur l'avenir des déplacements écologiques) ont voulu marquer les esprits, vendredi matin, sur le marché. Eux qui y interviennent d'habitude pour réparer les vélos voulaient cette fois interpeller les passants sur leurs soucis. La semaine dernière, un huissier leur a en effet déposé de la part de la CCI une assignation en référé devant le tribunal de grande instance de Quimper, mercredi prochain. crade-concarneau-copie-1.jpg

«Quel trouble?»

Concessionnaire des bâtiments du port, la chambre de commerce et d'industrie demande au juge d'ordonner l'expulsion immédiate de l'atelier de vélos associatif, installé dans un local désaffecté de la rue des Thoniers, et la fixation d'une astreinte de 100 € par jour en cas de refus. Cette occupation constitue selon la CCI un «trouble manifestement illicite». «Quel trouble? Des personnes venant réparer leur vélo dans un local réhabilité?», s'interrogent les membres du Crade. Ils défendront cet argument mercredi. Les recycleurs de vélos veulent faire rejeter le référé «pour obtenir une procédure normale, car rien ne justifie une telle procédure d'urgence». Plus concrètement, ils expliquent «vouloir essayer de discuter avec la CCI pour établir un bail précaire, à savoir rester jusqu'à une utilisation réelle du local de sa part». Autre possibilité: trouver un nouveau bâtiment. Selon le Crade, cinglant, «à l'heure où la CCI investit dans un centre régional de ressources en développement durable et les énergies renouvelables nécessitant 4M€, il serait judicieux qu'elle accompagne ou tout du moins qu'elle n'entrave pas les projets associatifs de terrain». Les militants du vélo en ville attendent aussi que la municipalité joue un rôle de médiateur dans ce dossier.

 

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Selon Ouest-France du 6 janvier 2011 : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-Crade-retournera-au-tribunal-le-26-_40852-1644820------29039-aud_actu.Htm

 

Le Crade retournera au tribunal le 26

Le Crade s'est installé dans le paysage concarnois et surtout dans un local désaffecté de la CCI au port. Les deux responsables de l'association étaient convoqués au tribunal ce matin.

Le Crade (Centre de recherche sur l'avenir des déplacements écologiques) est une association qui s'est donnée comme mission de récupérer les vieux vélos, dont les gens ne veulent plus, soit pour les réparer, soit pour en réparer d'autres et les vendre... aux gens qui veulent.

Depuis la fin de l'été, Rémi et Xavier ont posé leurs guidons dans un local désaffecté du port, qui appartient à la CCI. Les deux hommes ont aménagé l'endroit en lui redonnant un petit coup de propre, en bouchant quelques trous sur le toit pour être hors d'eau.

Pas de CCI au tribunal

Mais le propriétaire des lieux n'est pas d'accord avec cette occupation. En décembre, la CCI a assigné l'association devant le tribunal de Quimper. L'audience avait lieu hier, mercredi matin en référé pour demander une expulsion des deux hommes. Une audience qui a tourné court.

Si l'association s'est présentée au tribunal, personne n'est venu défendre les droits de la CCI. Interrogée hier dans l'après-midi, elle n'a pas répondu à notre demande.

Quant à Xavier et Rémi, ils avouent : « être fatigués par cette situation qui crée beaucoup de tensions nerveuses. Depuis six mois, on bosse comme des acharnés. »

La ville en aide

Depuis le début de l'affaire, la ville de Concarneau suit avec attention le dossier et tente d'apporter des solutions. « Leur démarche correspond à la politique qu'on souhaite mettre en place en matière de développement durable » explique le 1er adjoint François Besombes. « Nous les avons incités à faire une demande de subventions à la ville. » Le dossier a été fait et sera examiné prochainement. « Avec cette subvention, ils pourraient éventuellement louer un local à un privé. Nous n'avons malheureusement pas de local vide, ni pour eux ni pour d'autres associations qui nous en réclament depuis longtemps. »

 

Isabelle JÉGOUZO

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:14

A l'appel des collectifs de Pontivy anti loppsi et anti vidéosurveillance, autour de 200 personnes se sont rassemblées Place du Martray, ce samedi 22 janvier, à partir de 11h.


Pancartes, banderole "Pontivy n'est pas loft story" permettaient de ne pas se tromper sur les objectifs visés par les contestataires : abrogation le la loi Loppsi 2 dans son intégralité et refus de l'installation de caméras de vidéosurveillance dans les rues de Pontivy, votée par décision du conseil municipal, classé à "gauche"... qui ne semble pas gêné de gaspiller l'argent public au profit des intérêts privés des entreprises de sécurité.
Une table de presse fort bien pourvue avait été préparée par le  collectif Halem (Habitants de logements et éphémères ou mobiles).
manif-anti-loppsi2-Pontivy-22.01.2011-007.jpgSymboles de l'habitat alternatif "hors norme" visé par la loi Loppsi 2, une armature de yourte a été construite sur la place, tandis qu'une roulotte se posait tranquillement. La chorale révolutionnaire a entonné quelques joyeux et subversifs chants. Nos oreilles ont ainsi été gâtées par "la semaine sanglante" (sur la Commune de Paris de 1871), "les enfants de Cayenne", "Rue de Paname" (Les Ogres de Barback), etc...
Du jus de pomme et des gobelets d'une excellente soupe étaient proposés à prix libre.
Ici et là, une guitare était grattée, un air d'accordéon se baladait et l'inévitable djembé était mis en action.

Niveau forces politiques, on retrouvait les organisateurs membres des collectifs de Pontivy : la Cnt, le collectif antilibéral, la FASE... Le Pcf appelait aussi mais certains se sont rappelés que face à la vidéosurveillance de Pontivy, les cocos se sont abstenus... au lieu de voter contre !
Un drapeau d'Europe Ecologie a pu être obervé.
Mais, indéniablement, les drapeaux les + nombreux étaient les "rouges et noirs" de la Cnt et de l'Alternative libertaire et les "noirs" de la fédération anarchiste. Et, comme à l'accoutumée, un bon p'tit paquet d'anarEs "non organiséEs spécifiquement" (comme on dit) étaient de la partie !

La présence d'organisations politiques ou syndicales ne doit pas masquer celles de personnes "sans étiquettes", de fait majoritaires, tout simplement indignées par les lois décidées en leur nom.


Forts de notre nombre, une déambulation s'est improvisée dans les rues de Pontivy.
Le  forum social local de Séné et Vannes des 28, 29 et 30 janvier prochains a pu être annoncé. Il appartenait aux membres du groupe libertaire Lochu (FA Vannes), de relayer cette annonce. Mission remplie !
Parmi celles et ceux qui avaient fait le déplacement, il y en avait de Lorient, de Vannes... Aussi est-il question d'un collectif départemental anti Loppsi qui pourrait se monter. A suivre donc !

 

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Selon Le Télégramme du 23 janvier 2011 : http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/cameras-a-pontivy-56-la-contestation-s-organise-23-01-2011-1183728.php

 

Caméras à Pontivy (56). La contestation s'organise

Hier, sur la place du Martray, près de 200 personnes ont manifesté contre un projet de loi sécuritaire jugé liberticide, LOPPSI 2. Un mouvement organisé symboliquement à Pontivy, une ville qui va bientôt installer des caméras de vidéosurveillance.

«Lorsqu'un gouvernement viole des droits du peuple, l'insurrection de ce peuple est une nécessité et un devoir». Pour Édouard, cette formule lancée «par nos pères révolutionnaires en 1789, apparaît aujourd'hui encore d'une cruelle actualité». Comme lui, ils étaient près de 200, hier matin, a s'être donné rendez-vous sur la place du Martray, pour s'opposer au projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI 2). Le texte de cette loi qui comporte 48 articles, traite à la fois de la délinquance routière, de la «cyber-pédopornographie», de l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs, de la vidéosurveillance ou encore de l'expulsion d'habitats illicites. Il donne également de nouveaux pouvoirs aux forces de l'ordre et prévoit d'en déléguer aux polices municipales et aux entreprises de sécurité privée. yourte-pontivy.jpg

Pontivy un symbole!

Venus de nombreuses villes de Bretagne, les opposants à cette loi n'avaient pas choisi la cité pontivyenne par hasard! Le conseil municipal vient, en effet, de décider d'installer des caméras de vidéosurveillance dans quatre secteurs de la ville. Si ce mouvement de protestation dépasse largement le débat local opposant les «pros» et les «antis» caméras, le lieu avait tout de même valeur de symbole. Discours, distribution de tracts, discussions, défilé dans les rues ou encore montage provisoire d'une yourte... la manifestation s'est déroulée pendant une partie de la journée, dans une ambiance bon enfant et sans le moindre incident. «Nous avons la désagréable impression que dans ce pays, les lois liberticides s'enchaînent à un rythme inquiétant», regrettait Anne-Marie avant de s'interroger «sur le décalage sans cesse croissant entre le discours qu'on nous sert sur les libertés et le rétrécissement très fort de celles-ci!» De son côté, Gaëtan stigmatise «la résignation des citoyens». Pour lui «après le mouvement de contestation sur les retraites, les gens se demandent si cela sert encore à quelque chose de descendre dans la rue?» Mais qu'importe! En décidant de s'opposer à ce projet de loi liberticide, il affirme adopter «une attitude de résistance et de dignité». À Pontivy, c'est ce que devrait continuer à faire le collectif anti-caméras.

 

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Selon Ouest-France du 23 janvier 2011: http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pres-de-200-personnes-disent-non-a-la-loi-Loppsi-2-_40875-1664864------56121-aud_actu.Htm

 

Près de 200 personnes disent non à la loi Loppsi 2
dimanche 23 janvier 2011

Mise en danger des libertés individuelles, développement de la vidéoprotection, contrôle des habitats mobiles... C'est ce que dénoncent près de 200 militants réunis place du Martray samedi matin.

Jeunes

Ils ont 22 et 24 ans et sont étudiants. Aurélien et Pierre considèrent la loi Loppsi 2 (1) très dangereuse. « Les juristes le disent eux-mêmes, dit Aurélien. La possibilité d'expulser des gens de leur habitat mobile, la mise en place d'un couvre-feu pour les moins de 13 ans, la vidéo-protection que se systématisent » effrayent l'étudiant qui considère que la réponse par les caméras à la délinquance est un problème de fond, de société.

Même sentiment chez son copain Pierre. « Loppsi 2 renforce un peu plus le sentiment de peur de l'autre. Ce qui m'effraie, c'est que les gens n'ont pas connaissance de cette loi. »

Et moins jeunes

Ce rassemblement n'a pas concerné que les plus jeunes. À l'image de Gilbert, 77 ans, et Maryline, 51 ans, présents pour montrer leur hostilité « à une société du tout sécuritaire, résume Gilbert. Les caméras ne font que déplacer la délinquance, si elle existe. »

Maryline est choquée par l'attaque que représente la loi concernant les habitats mobiles. « Que vont devenir les gens qui vivent en roulotte, en camion aménagé ou en yourte ? interroge-t-elle. Pour certains, c'est un choix, mais pour d'autres, c'est parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre autrement. Veut-on les obliger à vivre sous les ponts ? »

Yourte et roulotte

Le rassemblement s'est déroulé en plein centre-ville historique sur la place du Martray. À l'appel notamment des communistes, des anarchistes, du collectif anti-libéral. Il y avait également des représentants locaux d'Europe écologie. Entre une yourte et une roulotte, les 200 personnes ont discuté, dénoncé, débattu autour d'un bol de soupe ou un café.

De l'intérieur

Yann, 25 ans, vit dans une yourte dans le Finistère. « J'ai fait le tour de la loi Loppsi 2, explique-t-il comme pour tordre le cou à l'idée qu'il ne sait pas de quoi il s'agit. Je ne conçois pas que même des politiques de droite puissent appliquer ce qu'elle contient. Elle est hors humanité. »

Flagrant délit

De contradiction. C'est en tout cas ce qu'a dénoncé l'un des participants à la mobilisation. « Je m'étonne de voir des représentants de la majorité municipale qui se sont abstenus lors du vote concernant la vidéoprotection à Pontivy, présents à ce rassemblement. »

Réponse de l'intéressée, Marie-Madeleine Doré-Lucas sur le sujet, « nos positions sont claires là dessus, explique-t-elle. Nous n'avons pas voté pour. Et quand on est élu il faut savoir combattre de l'intérieur. »

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Agenda de la semaine

Le groupe libertaire René Lochu ne se reconnaît pas obligatoirement intégralement dans chacun de ces événements.

 

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Mardi 10 novembre - Vannes, Lorient et Pontivy - Appel unitaire à la grève. Rassemblements (autorisés) des personnels de l’Éducation Nationale (écoles, collèges, lycées) pour l'amélioration des conditions sanitaires, pour l'allègement des effectifs et le recrutement de personnels (ceux des listes complémentaires etc...) . 10h30 Vannes, devant la DSDEN (3, Allée du Général Le Troadec), 10h30 Lorient devant la sous-préfecture, 10h30 à Pontivy à La Plaine. A l'appel des syndicats de l’Éducation Cgt, Fo, Fsu et Sud

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Jeudi 10 décembre - Auray, cinéma Ti Hanok - 20h30 Ciné-débat "Autonomes" (documentaire de François Bégaudeau), en présence de Benjamin Constant, présent dans le film. Tarifs habituels

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