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blog - Vannes & alentours

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Position du groupe libertaire Lochu Ferrer dans la bataille sur les retraites

Il est arrivé à nos oreilles un bruit selon lequel ce seraient les anarchistes qui auraient "détourné" la manifestation du samedi 16 octobre pour le blocage du rond-point Pompidou, alors que cette action avait été décidée par la Coordination morbihannaise pour l'abrogation de la loi de réforme des retraites Résistance 56.

C'est donc bien mal nous connaître. Aussi, précisons :

 

Nous, anarchistes et libertaires du groupe Lochu-Ferrer, prenons part à la lutte contre la déforme des retraites.


Nous participons aux réunions et aux actions du collectif Résistance 56, avec des syndicalistes, des membres et sympathisantEs d'autres groupes politiques et des indépendantEs.


Nous ne cherchons pas à manipuler ou noyauter ce collectif parce que cette pratique est contraire à nos principes et pour la simple raison que nous y sommes tous et toutes d'accord sur le but et les moyens, à savoir étendre et soutenir toutes les formes de lutte contre le projet de déforme des retraites : dans ce collectif, les divergences convergent.


Il en est de même pour les manifestations. Nous avons trop de respect pour les manifestantEs pour ne pas avoir envie de leur imposer quoi que ce soit. De plus, les anarchistes et libertaires du groupe Lochu-Ferrer pensent qu'un affrontement avec les agents répressifs de l'Etat n'est pas souhaitable, tant que l'ensemble de la population ne le décide pas.


Nos camarades des blacks blocks, absentEs dans le département, peuvent avoir une stratégie différente. Ce n'est pas la nôtre.


Mais, la raison fondamentale qui fait que nous ne sommes pas des manipulateurs & manipulatrices, c'est que nous sommes contre les partis d'élites qui veulent diriger les exploitéEs. Et nous mettons en accord nos idées et notre pratique.


L'EMANCIPATION DES TRAVAILLEURS SERA L'OEUVRE DES TRAVAILLEUSES & TRAVAILLEURS EUX-MËMES !
VIVE L'AUTOGESTION GENERALISEE !
A BAS LA SOCIETE SPECTACULAIRE MARCHANDE !

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P
<br /> Le prochain rassemblement contre LOPPSI à Paris aura lieu : le mercredi 5 janvier 2011 de 17H à 23H au CIP (collectif intermittents et précaires) 14 quai de Charente 75019 PARIS - Métro Corentin<br /> Cariou (ligne 7)<br /> <br /> Pour que ce rassemblement ne soit pas vain, il peut être intéressant d’avoir lu ce texte auparavant.<br /> <br /> ================================<br /> <br /> « Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi. » — A. Artaud.<br /> <br /> Là ne s’agit pas de s’en contenter.<br /> <br /> Les lois LOPSSIs sont des lois scélérates, certes, mais elles s’attaquent à quelque chose de plus profond : la mémoire historique.<br /> <br /> Un arrière-goût de tout ce que les régimes autoritaires ont concocté de meilleur.<br /> <br /> Mais nous ne nous arrêterons pas là, ce n’est pas au nom de quelque idéal de liberté républicain ou démocrate que nous désirons nous lever.<br /> <br /> Au nom de rien d’ailleurs.<br /> <br /> La haine totale de ce monde totalitaire suffit à nous accrocher à la moindre intensité de résistance pouvant naître.<br /> <br /> Mais nous ne nous arrêterons pas là non plus.<br /> <br /> Nous combattons sans défendre mais combattons avec certains horizons en tête : celui de voir un jour sans Travail, sans Propriété, sans Misère, bref tout ce qui a dicté les grandes insurrections<br /> ouvrières du siècle dernier…<br /> <br /> Nous sommes une histoire perdue cherchant à se retrouver en ces temps effacés :<br /> <br /> Mieux que partout, la France a réussi à ménager l’oubli chez ses sujets, non seulement l’oubli de ce pourquoi elle règne encore, cette France, mais l’oubli qu’il existe des ailleurs, d’autres<br /> notes, d’autres couleurs que le gris bétonné et le noir fumeux.<br /> <br /> « C’est une époque bien carabinée » disait un camarade et c’est véritablement vrai. Tout a faillit ici, pourtant tout semble encore fonctionner. Là, se dévisage le capitalisme : il n’a besoin que<br /> de notre consentement soumis pour exister. Il ne lui faut même plus inventer quelques bonheurs qui tiennent, des merveilles qui font espérer. Il ne lui faut, désormais, plus que perfectionner ses<br /> outils policiers.<br /> <br /> Lui-même se l’avoue lorsqu’il met en scène sa critique : « Le monde est pourri, vous avec, restez sage » relaye le Spectacle.<br /> <br /> Puisque le monde dérive, pourquoi ne pas dériver lentement avec lui. C’est ce qu’ON voulait nous faire croire.<br /> <br /> Hélas, le meilleur des mondes n’a pas encore triomphé !<br /> <br /> « C’est un beau moment, que celui où se met en mouvement un assaut contre l’ordre du monde […] Voilà donc une civilisation qui brûle, chavire et s’enfonce tout entière. Ah ! Le beau torpillage.<br /> »<br /> <br /> Il nous faut retrouver la mémoire, une mémoire tactile, celle des armes, de l’émeute, de la résistance matérielle. Il nous faut des réflexes, il nous faut se mettre d’accord une bonne fois pour<br /> toute : « faire apparaitre dans la pratique une ligne de partage entre ceux qui veulent encore de ce qui existe, et ceux qui n’en voudront plus ».<br /> <br /> En temps de guerre, ceux qui prétendent échapper à celà sont ceux qui ont déjà choisi un camp : celui de l’engagement le plus total dans le désengagement. Celui de rejouer les mêmes échecs en se<br /> disant que cela fonctionnera un jour.<br /> <br /> Ce sont eux, les véritables amnésiques. L’amnésie est une position bien confortable en ce monde, elle permet de s’ancrer léthargiquement dans un espoir messianique. Un espoir qui n’a pas fini de<br /> faire vivre et de laisser mourir…<br /> <br /> « Diverses époques ont eu ainsi leur grand conflit, qu’elles n’ont pas choisi mais où il faut choisir son camps. C’est l’entreprise d’une génération, par laquelle se balaient les empires et leurs<br /> cultures. Il s’agit de prendre Troie ; ou bien de la défendre. Ils se ressemblent par quelque côté, ces instants où vient se séparer ceux qui combattront dans les camps ennemis, et ne se reverront<br /> plus. » — Guy Debord.<br /> <br /> Dimanche 26 décembre 2010.<br /> <br /> <br />